Description
Notre système de santé est-il construit à l’envers ? On a appris à rembourser les soins, beaucoup moins à éviter d’en avoir besoin…
Depuis des années, nous généralisons les complémentaires santé, multiplions les garanties et améliorons les remboursements.
C’est une avancée considérable.
Mais en 2026, nous avons encore du mal à encourager l'activité physique, une meilleure alimentation ou des habitudes permettant de prévenir certaines maladies. Donc chaque année, même constat : les dépenses de santé augmentent, les cotisations suivent, et nous cherchons comment financer un système qui coûte toujours plus cher.
Nous en parlons avec Benjamin Proux, agent général Swiss Life et président adjoint d'AGÉA, dans ce nouvel épisode d'Au cœur de la protection sociale.
Benjamin défend une idée intéressante : tant que la prévention restera une ligne secondaire dans les contrats santé, les comportements auront du mal à changer.
Alors, comment intégrer plus de préventif dans un système curatif ?
Faut-il rendre certains parcours de prévention obligatoires ?
Et encourager fiscalement les organismes qui investissent dans la prévention ?
J’ai proposé cette piste : réduire les taxes sur les contrats de complémentaire santé pour les assureurs qui consacrent une partie de leur chiffre d’affaires à des actions concrètes de prévention. À condition de vérifier que ces actions sont réellement mises en œuvre.
Nous avons aussi abordé la protection sociale des micro-entrepreneurs et l'avenir du métier d'agent général d'assurance. Merci Benjamin pour la richesse de cet échange.
Bonne écoute,
Bruno Chrétien
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