Speaker #0Salut, je m'appelle Nadine. J'accompagne les cavaliers et cavalières à mieux se comprendre, pour mieux comprendre leur cheval. Si tu as déjà ressenti le doute, la peur, le stress ou la sensation de ne pas être à la hauteur, sache une chose, tu n'es pas seul. À travers la sophrologie, l'équitation de légèreté et l'éthologie, j'ai appris que la relation ne se force pas, elle se construit avec présence, patience et persévérance. Dans ce podcast, chaque épisode est une invitation à explorer comment ton savoir-être transforme la relation avec ton cheval. Si ce chemin résonne en toi, abonne-toi et avançons ensemble ! Et toi, t'as déjà eu une rencontre qui a marqué ta vie ? Eh bien la mienne, elle s'appelle Goliath et c'est le personnage clé de ma vie de cavalière. J'ai eu un gros coup de cœur et la chance de pouvoir élever des chevaux portugais. J'ai commencé à faire de l'élevage chez mon frère qui était exploitant agricole. Lui c'était les vaches d'airain qu'il passionnait et moi je faisais pension pour les chevaux à l'époque. Du coup ça sonnait un peu comme une évidence chez moi. Je suis quelqu'un de profondément terrien, j'ai des parents agriculteurs et du coup je ressentais le besoin de pouvoir les faire naître chez moi, de les voir grandir, de les accompagner. A l'époque ça sonnait juste pour moi. Le hasard a mis le cheval lusiternien sur ma route Je dirais plutôt qu'ils se sont un peu usés à moi, car ce sont des chevaux avec une sensibilité particulière, tout comme la mienne. Du coup, je commence mon élevage en apportant plusieurs juments du Portugal, et mon mari, bien intentionné, me fait cadeau à mon anniversaire d'un étalon noir. Bref, j'avais encore jamais manipulé d'étalon, j'avais ni d'endroit pour pouvoir l'accueillir, ni les installations nécessaires adaptées, ni surtout... les connaissances. Et bien du coup, Goliath arrive, il venait de faire ses trois ans, il était fraîchement débourré, et bien du coup, j'ai un peu improvisé, parce que bon, c'était un petit peu avant que je possède le cendre. Et débute alors le travail avec lui. Fallait voir ça. Merci mon chéri pour ce magnifique cadeau. Toutes les filles en rêveraient, mais bon, pour poser le décor, le premier jour où Goliath est arrivé du Portugal, Je pense que le manège fait un peu plus de 40 mètres de long. Il a dû pointer, donc cabrer, plus d'une quarantaine de fois, le temps d'arriver à son box de l'autre côté. Donc là, je me suis dit, ça va être très compliqué. Pour vous faire le casting, je m'étais faite à l'idée que j'allais pouvoir jouer à la princesse cavalière qui allait pouvoir briller avec son bel étalon noir. Résultat, Goliath, lui, il jouait pas dans le même film que moi. Il avait plutôt regardé les films de Zorro, lui. Il voulait sauver la veuve, l'orphelin, faire de grandes galopades. Sauf qu'il s'est retrouvé avec Bernardo, du coup. En fait, il y avait plein de qualités que je ne possédais pas encore. Parce qu'on va pas se mentir, il était pas très conciliant sur mon amateurisme. Il était jeune, vif, plein de fougue. il avait plutôt besoin de quelqu'un qui avait de l'expérience, ce que moi, je n'avais pas. Bref, j'essaye d'apprendre sur le tas et surtout, pour moi, il a une grande qualité qu'aujourd'hui, j'arrive à voir, mais qu'à l'époque, en fait, elle m'a beaucoup fait défaut, c'est qu'il est très sensible et surtout, il est très vindicatif si on lui demande les choses par la force. Donc, comme on dit dans le jargon, j'ai un petit peu appris à voler. C'est-à-dire, j'ai bien essayé de me faire épauler, mais bon, c'est-à-dire qu'autour de moi, les enseignements en équitation, ce qu'on me proposait, c'était, je suis obligée de le dire, de la coercition. Bon, vous imaginez bien que la coercition, pour moi, elle commence par la détention. Il fallait qu'il reste absolument en boxe, il ne fallait pas qu'il y ait de contacts sociaux, de comportement des talons. Tout à l'heure, je vous l'ai comparé à Tornado. Mais je peux aussi le comparer à Croque-Moule Dragon. Plus on faisait ça, du coup, plus il devenait rouge de colère. Donc, j'ai commencé à déconstruire ce que je pouvais. Je voyais bien que ce n'était pas le chemin qu'il nous fallait, que ça ne lui convenait pas du tout. On dit souvent qu'il y a deux méthodes. Ou c'est lui qui commande, ou c'est toi. Eh bien, on ne va pas se mentir, c'était plutôt lui niveau force. Plus j'avançais, plus il devenait intolérant à mes déséquilibres, autant émotionnels, mais en sel aussi. Si j'avais le malheur de le faire trébucher, il me catapultait aussi sec. On ne va pas se mentir, j'étais loin d'être le leader idéal. Je n'arrivais pas à garder mon calme et dès que je m'énervais ou que j'avais peur, ça le refaisait flamber. Je pourrais vous parler de ces phrases qui ont été de mes maladroits de test longtemps, mais tout ça pour vous dire que pour créer notre relation si spéciale, je suis passée par trois méthodes qui m'accompagnent encore aujourd'hui. En un, la sophrologie. C'est une méthode de relaxation et de développement personnel. qui combinent des techniques de respiration et de visualisation pour favoriser le bien-être. En deux, l'équitation de légèreté, une approche qui privilégie l'harmonie entre le cavalier et le cheval, évidemment en mettant l'accent sur la communication et le respect. Et en trois, l'éthologie, afin d'étudier le comportement du cheval pour améliorer leur bien-être et optimiser encore une fois les relations homme-cheval. Évidemment, je vous parlerai plus en détail lors de mes prochains podcasts d'Au cœur de la relation avec le cheval. Rappelons-nous que les clés du bonheur et de l'harmonie sont déjà en nous. Le cheval nous apprend juste au regarder. Alors abonnez-vous pour continuer cette aventure avec moi. A très vite !