- Speaker #0
Alors, on a décidé de consulter avec mon partenaire parce qu'on rencontre une problématique assez récurrente et qui est là, malheureusement, depuis le début de la relation. C'est un petit peu cette danse de lévitant et de l'anxieux. Donc, on est très régulièrement face à des tensions, face à des problèmes de communication et de compréhension, ce qui crée de la distance, du rapprochement, de la distance, du rapprochement. Donc, on est dans ce cycle très répétitif. qui est assez fatigant. Du coup, on aimerait bien justement trouver des outils pour mieux se comprendre et peut-être évoluer sur le sujet.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur Au cœur du couple, le premier podcast qui vous donne la parole sur votre vie de couple. Je suis Swazi Kastelnerak, experte en bien-être amoureux et créatrice du concept Save Your Love Date.
- Speaker #2
Je suis Mary-Lise Richard, psychologue et thérapeute de couple.
- Speaker #1
Ensemble, nous voulons vous écouter, vous interroger, nous interroger sur les difficultés que vous vivez au sein de votre couple.
- Speaker #2
Mais nous souhaitons aussi vous éclairer, vous proposer des pistes de réflexion et des actions concrètes pour que votre couple s'en nourrisse.
- Speaker #1
Notre croyance ? Oui, l'amour peut durer toute une vie et le couple peut être un lieu de bonheur, d'épanouissement et de bonification.
- Speaker #2
Mais rien ne pourra se faire sans vous, sans votre investissement, votre temps et votre volonté. Notre premier conseil sera donc de prendre le temps d'écouter ces épisodes à deux, puis d'en discuter, voire même d'en débattre.
- Speaker #1
Ne reste qu'à vous souhaiter un bon et inspirant moment en notre compagnie. Bonjour et bienvenue à tous dans ce nouvel épisode d'Au cœur du couple. Une fois encore, très heureuse avec Marie-Lise de vous accueillir. Et je réfléchissais un petit peu avant cet épisode. Je me le mettais en tête et je pensais à tous ceux qui allaient nous écouter. Et je me disais, j'ai envie de les féliciter. Donc, j'ai envie de vous féliciter. Parce que je me suis dit qu'en choisissant d'écouter ce podcast, vous faites vraiment quelque chose pour votre couple. C'est que vous acceptez de vous remettre en question. Parce que même si le thème, premier abord, le titre que l'on peut mettre, ne vous parle pas nécessairement, si vous l'écoutez, c'est que vous venez chercher quelque chose et que nous, on va faire en sorte que vous puissiez vous interroger sur votre façon d'être en commun. couple, sur votre façon de vivre votre couple, sur votre façon de vous aimer. Et quelque part, vous prenez un peu un risque parce qu'on se pose la question, mais on ne sait pas la réponse qu'on va apporter. Donc voilà, je voulais prendre le temps vraiment de vous dire bravo d'être des auditeurs de ce podcast et bravo de savoir vous remettre ainsi en question. Voilà, c'était ma petite intro du jour. Maintenant, je vais laisser place d'abord à Marie-Lise. Bonjour Marie-Lise.
- Speaker #2
Bonjour Sazik, on se remet à fond dans les épisodes, je suis hyper heureuse, on enchaîne, c'est plutôt agréable en tout cas, j'ai hâte que ça sorte.
- Speaker #1
Et puis bonjour, alors aujourd'hui on a la joie d'accueillir un couple, bonjour Solène, bonjour Loan, bienvenue.
- Speaker #3
Bonjour !
- Speaker #1
C'est vraiment chouette de vous avoir tous les deux sur cet épisode, je vous le disais en off, on n'a pas beaucoup l'occasion de recevoir des couples parce que c'est pas forcément facile. Vous faites cette démarche, déjà, vous vous êtes dit, on a une problématique. On veut en parler ensemble, mais on veut aussi en parler à d'autres, à des experts, à des professionnels. Et en plus, on veut en faire profiter d'autres couples. Donc, vous êtes vraiment dans une démarche très complète. Et merci de l'exemple que vous donnez à tous nos auditeurs qui peuvent se dire, oui, c'est possible, en fait, on peut venir parler de ce que l'on vit dans notre couple, de ce problème que l'on rencontre à d'autres et venir en témoigner pour que ça nous aide, nous, mais ça aide aussi ceux qui nous écoutent. Donc, bravo pour ça. Est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter, que l'on sache ? avec qui on va avoir plaisir d'échanger pendant cette demi-heure.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #3
Allez.
- Speaker #0
Du coup, moi, c'est Solène. J'ai 28 ans. J'habite en région orléanaise. J'ai ouvert un cabinet de massage là-bas. Donc, je suis indépendante à mon compte depuis 2022. Donc, voilà, je suis assez contente de la région. J'ai vraiment ouvert mon petit business depuis à peu près un an et demi sur la région. Donc, voilà, je suis ravie.
- Speaker #1
Merci, Solène. Loanne, qui es-tu ?
- Speaker #3
Bonjour, alors moi je suis batteur, je joue pour des artistes, des groupes, en studio, sur des tournées, ça dépend. À côté de ça aussi je fais du mannequinat et je suis aussi comédien.
- Speaker #1
D'accord, on est avec un artiste là.
- Speaker #3
Exactement, c'est ça.
- Speaker #1
Loan, est-ce que tu veux bien nous dire quelques mots sur votre couple ? Depuis combien de temps vous êtes ensemble ? Voilà, ce qui caractérise un petit peu votre couple. couple, la vie que vous avez un peu aujourd'hui, ce que vous partagez aujourd'hui dans votre vie de couple.
- Speaker #3
Je serais ravi d'expliquer. Alors, écoutez, ça va faire presque trois ans qu'on est ensemble. On s'est rencontrés sur une appli de rencontre. Au début, il y avait ce petit côté de... Comment dire ? On a discuté. Après, toi, tu m'as dit, Solène, je ne suis pas intéressée. Plus tard, elle est revenue. Elle a dit, tiens, on va réessayer. Et on n'habitait pas dans la même ville déjà. Donc, c'était un peu... est-ce qu'on va continuer ? Et en fait, il y a un jour, on s'est dit, c'était le 31 décembre, on s'est dit, on va finir l'année sur une bonne note et comme ça, pour un nouveau départ, on va se rencontrer. Et le premier jour, on s'est rencontrés. En fait, on ne s'est plus quittés depuis trois ans. C'était le coup de foudre directement et on ne s'est jamais quittés.
- Speaker #1
D'accord. Vraiment, on est sur un coup de foudre là.
- Speaker #3
Oui, c'est ça. Parce qu'en plus, on n'avait aucune...
- Speaker #0
Aucune envie de...
- Speaker #3
Toi, tu n'avais aucune envie et je n'avais aucune envie. On n'avait pas envie de se mettre en couple. Je ne savais pas à quoi tu ressemblais, presque pas. Je ne savais pas du tout parce que tu n'étais pas trop sur les réseaux. Je ne pouvais pas m'agripper sur le profil, on va dire, sur les réseaux, les réseaux soucieux. Et finalement, quand on s'est rencontrés, ça a été le coup de foudre directement. Voilà.
- Speaker #1
On adore. Est-ce que vous vivez ensemble aujourd'hui ?
- Speaker #3
Non. Non, plus Aujourd'hui, je pense qu'on est arrivé à un stade où on a beaucoup évolué, on a fait beaucoup de chemin, on a appris énormément à se découvrir et je dirais aussi à comprendre les mécanismes de l'autre, les peurs de l'autre, les envies de l'autre. Et en plus avec le temps, on a réussi je trouve à renforcer encore plus le couple. Mais il y a quand même un truc, c'est que... Il y a des peurs qui surgissent plus, je trouve, ou en tout cas s'accentuent, et elles sont un peu récurrentes, qui peut-être datent du début, mais peut-être au début c'était un peu le côté lune de miel, j'aime pas trop ce terme, mais le côté un peu c'est merveilleux, c'est super fort, et au fur et à mesure, il y a des petites choses qui sont arrivées, et en fait, ça gangrène un peu la relation.
- Speaker #1
Est-ce que vous pouvez nous dire la façon dont ça se matérialise ? Ça crée de la tension entre vous, ces peurs ? On va un peu après aller sur les peurs, mais déjà, comment vous vivez ça ?
- Speaker #3
Alors, je pense qu'avec le temps, nos peurs se sont accentuées et on est de plus en plus le miroir de l'autre. On fait ressortir les peurs. On décuple les peurs de l'autre.
- Speaker #0
En fait, comment ça se matérialise ? C'est plus dans des micro-tensions quotidiennes. Donc, en fait, on se dispute très, très régulièrement. Et on est toujours un peu dans le même schéma. Donc moi, je suis anxieuse du fait de sa distance. Lui, dès que j'essaye un petit peu de communiquer, par exemple, il va plutôt fuir. Et du coup, c'est un truc qui ne s'arrête pas, c'est une boucle infernale. Et plus le temps passe, plus je pense qu'on prend de la distance aussi. On est moins dans l'amour, on est plus dans la protection constante. Parce qu'en fait, dans les moments comme ça, on se fait un... On a forcément un peu de mal, on est dans le reproche et la critique.
- Speaker #1
Est-ce que vous avez réussi à identifier les peurs dont vous nous parlez ?
- Speaker #0
Oui. Oh,
- Speaker #3
certaine !
- Speaker #0
Moi, pour ma part, c'est que je pense que j'ai peur d'aimer tout court. Je pense que j'ai peur de m'ouvrir et d'être vulnérable. Et toi ? C'est une autre manière aussi. Je pense que c'est pareil, mais d'une autre manière.
- Speaker #3
Sauf qu'on réagit d'une autre manière, parce qu'on a envie que ça se passe bien tous les deux, sinon on ne serait pas ensemble. Et on a envie de s'aimer comme on aimerait, comme on l'imagine et comme on a su faire. Mais je pense qu'on a peur de se blesser parce que quand on s'aime tellement, des fois, on peut se faire mal. Des fois, notre insu, même quand on se dispute, ça fait des petites cicatrices. Et quand ce n'est pas réparé, on est très blessé. On est un peu comme un petit animal blessé.
- Speaker #1
Quand vous dites qu'on aimerait s'aimer comme on l'imagine, comment est-ce que vous imaginez ça ? C'est quoi pour vous l'image du couple parfait ? Parfait, évidemment, entre guillemets, mais quelle est votre image ?
- Speaker #0
Moi, ce serait qu'on arrive à ne plus être dans la peur, déjà sortir de la peur dans la relation, c'est-à-dire ne plus avoir peur d'aimer, de s'ouvrir, ne plus avoir peur d'être vulnérable aux yeux de la personne. Ce serait ça, de pouvoir aimer librement et être soi, parce que j'ai l'impression, moi, par exemple, de ne pas être moi dans la relation que je suis. par mes comportements anxieux, besoin tout le temps d'être rassurée. Et toi, peut-être, dans ton fonctionnement à toi, pareil. Et en fait, du coup, j'ai pas l'impression d'être moi, pas l'impression d'aimer comme je l'aimerais.
- Speaker #3
Je trouve qu'il y aura toujours des disputes. Et ça fait avancer la relation, c'est riche. Normalement, ça devrait être comme ça, dans une bonne relation. Et c'est plutôt aussi le juste après, comment on se rejoint. Et comment on peut réussir à... OK, bon, on s'est disputé. Comment on peut être ensemble face au problème, pas le côté, tu as raison, boum, je te mets un coup de gourdin. Et toi, tu fais, non, mais c'est toi qui as raison, je te mets un coup de gourdin.
- Speaker #1
Quel modèle de couple est-ce que vous avez eu tous les deux ?
- Speaker #3
Waouh ! Déjà, c'est marrant, c'est qu'on n'a pas du tout les mêmes... La même vie.
- Speaker #0
La même vie. Pas du tout la même vie.
- Speaker #3
On est aux opposés. Ah ouais, ouais, moi, pas. les modèles de couple, moi je viens d'une famille où il y a beaucoup d'amour mes parents sont toujours ensemble, ça fait 40 ans qu'ils sont ensemble,
- Speaker #0
ils s'aiment énormément il y a beaucoup de communication déjà il y a ça moi je viens d'une famille dysfonctionnelle sur tous les plans et ça a été très destructeur il y a eu tout tout ce qui... ce qui est pire qui peut arriver dans une relation, je l'ai vu de mes propres yeux, je l'ai même expérimenté. Donc, c'est des relations... J'ai eu en face de moi des relations qu'avec de la tromperie, de la méfiance, des fois de la violence. Voilà, tout ce qu'il ne faut pas. Donc, je n'ai pas du tout une bonne référence en matière de la relation.
- Speaker #1
Donc, vous, Loanne, on peut dire que vous avez eu plutôt un modèle sécurisant, en confiance, qui peut vous donner envie plus facilement de vous projeter et d'avoir confiance en ce que peut être un couple. Alors que vous, Solène, une image plutôt négative, insécurisante, qui effectivement, quand vous le dites, j'ai peur d'aimer, avec le modèle que vous avez eu, je pense qu'on peut tout à fait le comprendre. J'aimerais bien que vous nous disiez un tout petit peu plus, quand vous dites j'ai peur d'aimer, qu'est-ce que vous avez peur ?
- Speaker #0
J'ai peur de m'ouvrir, en fait, et qu'on vienne me trahir. J'ai peur qu'on me dupe. En fait, j'ai peur. Je sens qu'il y a des fois, je n'arrive pas, même moi, à me connecter à l'amour parce que c'est un danger. Et bien que j'ai fait beaucoup de travail sur moi, je sais que ça reste en fait. Et des fois, c'est super dur. Et plus la relation évolue, plus on est dans la profondeur, dans le deep un peu dans la relation, et plus ça m'effraie en fait. Et du coup, je rentre dans des comportements de sabotage, un peu vraiment d'auto-sabotage où je pousse aussi l'autre à soit arrêter la relation. Moi, je peux faire aussi des comportements qui vont amener ça. Bon, même si c'est aujourd'hui un peu cadré, c'est quand même là.
- Speaker #1
Est-ce que vous avez déjà essayé de mettre des choses en place, tous les deux, pour apaiser ces tensions, ce climat de conflit, ces peurs ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #3
beaucoup.
- Speaker #0
On a essayé plein de petites choses. Après, le plus dur, c'est de tenir dans la durée. C'est super dur parce que moi, je l'active et inversement. Donc, en fait, c'est difficile. Moi, quand je flanche, ça lui demande de lui m'extraire ou inversement, quand c'est lui qui flanche, de l'extraire. Et du coup, c'est super dur de tenir. Et en fait, on ne tient pas, je crois. Donc, on est dans cette boucle.
- Speaker #3
Quand il y en a un qui attire l'autre dans ses peurs,
- Speaker #0
on n'arrive pas à maintenir quelque chose de sain presque. Parce que bon, des fois, ce n'est pas très bien, c'est vraiment de la critique.
- Speaker #1
Vous en êtes où aujourd'hui de votre couple ? Comment il va aujourd'hui votre couple ?
- Speaker #0
On a vachement évolué. Je trouve que c'est très positif. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on est plus dans la résolution de problèmes. Donc, on s'est un peu perdu. Des fois, on a du mal à se reconnecter à l'amour. Donc, c'est ça qui nous manque aujourd'hui. On va dire qu'on est plus mature, mais on a du mal à composer avec tout ça, en fait, avec le conflit, avec les potentielles tensions. On n'arrive pas à être en sécurité aussi dans l'amour, en fait. Et je pense que ça, ça nous manque. Donc, ça va, mais c'est un peu pesant au quotidien, quoi.
- Speaker #3
Je trouve, pour apporter, c'est que depuis quelques temps, depuis, on va dire, la rentrée, il y a eu un peu un déclic de... Je pense qu'on a beaucoup, beaucoup suranalysé tout ce qu'on faisait. Et tu es un peu dans la surméfiance de ce qu'allait faire l'autre, des réactions de l'autre. Et depuis, comme tu disais, être dans l'amour. Et en fait, de se dire maintenant, il faut aussi qu'on remette de l'amour dans tout ce qu'on fait. Parce que c'est le pourquoi on est là. Et en fait, on s'était perdu avant.
- Speaker #1
Vous avez déjà quand même une bonne analyse de ce que vous vivez. On sent que vous avez travaillé, que vous en avez parlé. Vous pourriez nous donner juste les deux dernières raisons de vos conflits. Quelles sont les deux dernières raisons pour lesquelles vous vous êtes pris la tête, disputé ?
- Speaker #0
Je pense que c'est quand on reproche quelque chose à l'autre. L'autre rentre dans un mécanisme, toi par exemple, soit dans la fuite, ou moi soit dans l'anxiété et peur de l'abandon direct dès qu'on me dit quelque chose. Ça c'était les deux dernières fois. Et en fait, on rentre dans un mécanisme vraiment de... Dès que l'autre critique en fait, on se sent je pense vulnérable et on rentre dans un système d'auto-sabotage, automatiquement.
- Speaker #3
J'ai l'impression que quand le problème, avant que le problème arrive, il y a une bonne intention de vouloir partager les choses,
- Speaker #0
mais en fait on ne dit pas bien.
- Speaker #3
Soit c'est trop agressif, soit c'est dans le reproche. C'est un peu la loi de Talion. Tu m'attaques, moi j'ai envie de me défendre. Et du coup, c'est un conflit en fait.
- Speaker #1
Je pense qu'on a bien nourri Marie-Lise. pour qu'elle puisse vous apporter son éclairage et certainement peut-être des choses très concrètes que vous pourriez mettre en place pour apaiser, parce qu'on sent quand vous parlez tout l'amour que vous partagez et cette volonté que vous avez d'avoir une relation de couple qui est saine. Donc déjà, si je peux donner mon avis, je trouve qu'on a une bonne base. Je laisse maintenant la parole à Marie-Lise.
- Speaker #2
Merci à vous deux, en tout cas, pour votre témoignage et la richesse de vos retours. C'est d'autant plus difficile pour moi de faire un retour, parce qu'on voit déjà qu'il y a du travail. Donc, ça demande à creuser, ça donne envie de creuser encore plus loin. Moi, déjà, ce que je vous proposerais de faire, et ce que je propose de faire pour chaque couple, c'est ce que vous avez commencé à faire, c'est de noter votre dynamique relationnelle, juste pour déjà un peu décorréler ce qui se joue de vous, pour déjà mettre de la distance. En fait, vous prenez une feuille, un papier, et vous notez, Par exemple, Solène, je me sens en insécurité, du coup je commence à être agressive. Je suis agressive, du coup Loan va mal me répondre ou va fuir. Loan fuit, qu'est-ce que vous vous faites ? Et en fait, c'est juste essayer d'examiner un peu cette danse, on appelle ça un peu une danse relationnelle, pour essayer de se dire, bon bah ok, on voit, il y a ça qui se joue, à quel endroit on pourrait jouer dessus ? En fait, c'est de se dire, bon bah il y a ça qui se passe dans notre relation, c'est cette danse-là. Qu'est-ce qui serait le plus facile ou le moins facile comme élément déjà à couper ? En fait, c'est de se dire, déjà, il y a un élément qui bouge dans la danse relationnelle, forcément, ça va la faire changer. Il y a peut-être des trucs qui sont plus faciles à bouger que d'autres. Donc, vous pouvez déjà ne serait-ce que réfléchir à ça, c'est-à-dire, on voit qu'il y a ce cercle-là qui se répète à l'infini. Vous avez déjà commencé à faire ce travail, ce que je trouve que vous en parlez très bien. C'est de se dire, qu'est-ce qu'on peut couper dans ce cercle pour qu'il arrête de se répéter à l'infini ? Quel est le petit pas que chacun peut faire pour switcher et un peu... changer, en fait, par rapport à ça. Par exemple, ça pourrait déjà être quand vous êtes anxieuse, au lieu de faire une critique, vous lui dites, là, je vais prendre l'air. Ne serait-ce que, par exemple, que ça. Du coup, le han derrière, il ne va pas flamber ou il ne va pas être dans l'évitement. Vous voyez, juste, on essaye de changer des petits trucs dans cette danse-là et on voit ce qui se passe pour essayer de couper la boucle. Après, par rapport à la question de la peur, donc Solène, c'est hyper clair, la façon dont vous parlez des choses, la peur, en fait, d'aimer, je trouve que c'était... hyper bien dit, hyper clair, qui induit une peur de l'engagement. Loan, peut-être que vous aurez l'occasion de nous le dire, je ne sais pas trop de quoi vous avez peur exactement, ou qu'est-ce qui fait que vous, vous avez peur, donc peut-être que dans un second temps, vous pourrez nous le dire. Et vous voyez, en fait, c'est en systémie, en thérapie systémique de couple, on parle un peu de double message. En fait, il y a cette idée, votre message premier que vous annoncez, c'est je veux être amoureuse, je veux être en couple. Et en fait, votre message secondaire, qui est celui qui vous a construit, c'est beaucoup trop dangereux d'aimer. Sauf qu'en fait, c'est ce double schéma qui se bat perpétuellement entre vous. Vous vous dites, mais non, je veux aimer, je veux être en couple. En fait, derrière votre cerveau, il vous dit, non, non, non, c'est hyper dangereux. Tu ne vas pas y arriver, tu vas te brûler les ailes. Et en fait, il y a aussi quelque chose, c'est que parfois, vous venez donner raison à votre cerveau. Vous voyez, en criant aussi les disputes, je ne dis pas que c'est conscient, bien au contraire, parce que vous avez vraiment envie de l'aimer, d'avoir une vie de couple. Mais en fait, en perpétuant ces conflits, et ces disputes, vous venez renforcer cette première image, cette croyance que vous avez profondément à l'intérieur de vous qu'on ne fait que de se disputer, on se fait beaucoup trop mal, c'est vraiment trop dangereux d'aimer, ça ne sert à rien, ce n'est pas bon. Je vous dis ça, ça ne va pas résoudre le problème en premier lieu, mais ça permet de comprendre un peu ce jeu de dupe qui se passe et l'objectif que vous pouvez faire et qu'on peut travailler après en thérapie ou même en individuel, c'est de... déconstruire cette croyance de base. Et c'est là où c'est parfois difficile, c'est parce que c'est un peu, ma superviseuse, elle a cette image-là, elle dit, c'est un peu comme s'il y avait une autoroute qui était tracée, où en fait, vous, vous l'avez très bien décrit en quelques mots, avec tous les modèles que vous avez pu avoir, qui vous dit, l'amour, c'est dangereux. Et l'idée, c'est progressivement de créer des petits chemins de travers où vous vous dites, ah bah non, en fait, l'amour, ça peut être confortable. « Ah l'amour, ça peut être si curieux. » Mais en fait, votre cerveau, il a tellement une autoroute qui est tracée qu'il se dit que c'est beaucoup trop dangereux d'aimer. Et c'est un peu comme si on recablait des nouveaux messages pour se dire « Non, ça peut être si curieux. » Sauf que vous, vous êtes tellement habitué à utiliser cette autoroute qui est bien tracée que ça prend du temps de créer ces petits sillons, ces petits chemins. Donc c'est ça le gros travail individuel qu'on peut faire. Et peut-être que vous pouvez aussi vous le faire individuellement à la fin de la journée, de vous dire « Bah... » En quoi est-ce que c'était sécure, cette relation que j'ai avec Loan ? En quoi ça vient me sécuriser et en quoi ça vient m'apporter ? Vous pouvez faire ça. Par exemple, tous les soirs, vous vous dites ça, un peu toute seule. Si vous voulez en parler aussi à deux, vous pouvez le faire. Vous pouvez aussi essayer de trouver, ça, ça aide beaucoup, je trouve, des couples modèles qui vous donnent une image de l'amour sécure. De vous dire, ces couples-là, ils viennent contredire cette croyance profonde que j'ai et qui viennent vous dire, en fait, ça peut exister. En fait, de pouvoir aussi travailler sur ça. Quel couple modèle je peux avoir ? Est-ce que je peux échanger avec eux ? qu'est-ce qui fait que ça a réussi ? Parce qu'en fait, ça se trouve, il y a tellement cette autoroute-là de « non, la gourde, c'est dangereux » , vous pouvez vous auto-saboter, celui-là encore, en vous racontant « non, mais en fait, ce couple, ils font genre, ils vont me dire « mais en fait, c'est comme tout le monde, ça ne va pas, il y a forcément plein de trucs » . Donc en fait, il faut que vous puissiez y croire vraiment. Donc ça, c'est important. Il y a aussi, par rapport à la proximité et aussi la distance que vous décrivez, parce que vous avez l'impression d'être… très très proche et d'être en même temps vraiment très distant. Vous vous dites, on peut se faire vraiment beaucoup de mal comme on se fait beaucoup de bien. Et donc ça, je trouve que ça a questionné aussi sur c'est quoi l'image de l'amour, c'est quoi, est-ce qu'un couple il est forcément, elle a un peu commencé à vous questionner sur ça, Swazik, est-ce qu'il est forcément dans une espèce de fusion utopique où on est tout collé, ou est-ce que c'est forcément on se démolit et on est mal en fait ? C'est de se dire, qu'est-ce qui est possible comme voie intermédiaire et comment on peut anticiper. En même temps, laisser place à cette joie de se retrouver et se dire qu'on sait tous les deux que quand ça fait trop longtemps qu'on est ensemble, au bout d'un moment, on se prend la tête pour certains trucs. En fait, c'est un petit jeu, c'est d'anticiper la dispute. C'est de se dire qu'en fait, je sais qu'au bout de tant de temps, on commence à être désagréables l'un avec l'autre. Donc comment on peut déjà en amont se dire « là, je sens que je vais vite être gonflée par ça ou par ça, je préfère aller faire mon truc de mon côté » ou « toi, tu fais ton truc de ton côté » . Mais en fait, le fait que vous en... parguer avant ensemble de dire on fait ce protocole-là, ça permet, moi, je me dis, vous, Solène, de vous sécuriser, de se dire, en fait, si Loanne, il fait ça, c'est pas parce que je le gonfle ou qu'il m'aime moins ou qu'il m'aime plus ou qu'il m'aime mal, c'est juste pour une volonté de protéger notre relation et qu'on s'aime au bon niveau. En fait, le fait de mettre des mots sur nos actions, ça évite de se raconter une histoire. Parce que vous l'avez très bien dit aussi, c'est on se fait mal, on prend mal les choses et je crois que ce qu'il faut toujours avoir en tête, c'est que même quand on est agressif avec l'autre, en fait, la première volonté, c'est de se protéger parce qu'on a envie que la relation marche. En fait, vous voyez, Loanne, il fait une critique à Solène. Solène, elle va mal le prendre. Elle dit non, mais ce n'est pas possible. Comment il peut me dire ça ? Et donc, elle surréagit et elle parle mal. Mais en fait, si elle a besoin de se protéger, c'est parce qu'elle tient tellement à cette relation. Elle se dit mais non, mais moi, j'ai tellement envie qu'il m'aime au bon niveau. J'ai tellement envie qu'on soit amoureux, qu'on soit bien, qu'il y a ça qui s'enclenche. Si je vous dis ça, c'est juste pour avoir en tête que derrière chaque volonté de protection et de dispute contre une protection, la volonté première, c'est d'être en lien. Et en fait, c'est juste que c'est une tentative un peu maladroite. Si je vous dis ça, c'est juste pour, même pour les auditeurs qui nous écoutent, c'est de se dire qu'on n'a pas de volonté, en premier lieu en tout cas, malsaine de nuire à l'autre. En fait, c'est une tentative maladroite de rester en lien. Et ça, c'est important de se dire, parce que souvent on se dit « mais il est juste ignoble avec moi » . Et c'est... essayer de recreuser, bah non, en fait, à la base, c'est juste qu'il est profondément inquiet qu'on puisse être déconnecté. En fait, souvent, c'est une tentative de reconnexion. Donc ça, c'est de l'avoir en tête. Et je me dis, dans ces moments-là, toujours, vous avez dit, justement, je crois que c'est vous, Loanne, qui avez dit ça, peut-être qu'on critique ou on dit les choses et on le dit mal. Et je crois que c'est de ne pas hésiter à faire un peu de la programmation. Je veux dire... Là, en fait, si je reviens sur des exemples, là, Loan, il dit quelque chose à Solène. Juste Solène dit « Oh, mais ça me blesse. Enfin, c'est pas agréable ce que tu m'as dit là. » Là, vous voyez qu'elle le prend mal ou de façon excessive, de dire « Bah... » En fait, juste de pouvoir dire « Bah non, pas du tout, je voulais pas te blesser. » Bon, on peut en reparler après de ce sujet-là, il n'y a pas de problème. Mais en fait, c'est que quand il y a une intensité émotionnelle très forte, en fait, là, il y a la peur de l'abandon qui est activée, eh bien, c'est pas le moment de parler. d'expliquer par A plus B le contenu de la dispute, d'être dans un raisonnement purement intellectuel. Parce qu'en fait, Solène, elle est tellement débordée par sa peur de l'abandon, qu'en fait, elle ne va rien entendre et elle ne va rien comprendre du raisonnement intellectuel logique. Donc c'est à ce moment-là qu'on peut décorréler le fait de juste rassurer émotionnellement, de dire « mais non, écoute, je suis là, ce sujet-là, ok, on n'est pas d'accord » . On en reparle quand on n'est plus dans cette intensité émotionnelle tous les deux. C'est de programmer ça pour pas que ça se fasse dans une intensité, parce que là, ça sera délétère. pour la relation tout simplement, parce qu'on n'arrive pas à communiquer correctement. Vous pouvez aussi travailler, je me dis, par rapport à tout ce qui est communication non-violente, on en parle à chaque fois, mais sur les remarques, en fait, d'éviter de dire à l'autre « tu ne fais pas bien ça, tu ne fais pas bien ci » , mais toujours de commencer à pouvoir parler de soi, de dire « là, quand tu fais ça, j'ai l'impression de ne plus avoir de liberté, je ne me sens pas libre, et ça, c'est difficile pour moi, ou ça, quand tu fais ça, j'ai la sensation d'être abandonnée » . En fait, ce n'est pas « tu m'abandonnes » , En fait, parce que l'autre... Moi, on me dit ça. On me dit « Non, mais tu es en train de m'abandonner. » J'ai juste envie de répondre, de dire « Non, pas du tout. Je donne tout pour toi. Je fais tout pour notre couple. » Alors que si l'autre dit « J'ai la sensation d'être abandonné. » On me dit « Ah, ok. Toi, tu as cette sensation-là. Qu'est-ce qui fait que tu as cette sensation-là ? Comment je pourrais faire pour que tu n'aies pas cette sensation-là ? » Tout en ayant, moi, en tout cas, mon espace de liberté. Donc, de travailler sur ça aussi, c'est important. De pouvoir exprimer en premier lieu ce que vous ressentez. plutôt que d'agresser l'autre. Et ça, ça demande peut-être de formuler intérieurement peut-être les choses avant de les sortir brutes. Et le truc un peu drôle que je vous disais, c'était ça aussi, de façon assez ironique, mais c'est de programmer vos disputes. C'est juste que si vous savez que vous vous disputez toujours au bout de trois jours, vous dites « Bon, écoute, Loanne, je sais qu'on n'a pas été d'accord en trois jours, donc tous les jeudis, j'en sais rien, on fait le point sur qu'est-ce qui ne t'a pas plu, qu'est-ce qui ne m'a pas plu. » Et en fait, l'idée, c'est de se dire le fait qu'on programme Comme ça, entre guillemets, le moment où on se lâche et on dit ce qui ne va pas, généralement, ça fait qu'au moment où on programme, on ne se dispute pas du tout. En fait, vu qu'on se dit qu'il y aura un espace pour, parfois ça peut être une technique. Se dire, allez, ce jour-là, on lâche tout, on dit ce qui ne va pas, mais les autres jours, on laisse couler. On se dit que ça n'a pas d'importance et tel jour, on en parle. C'est un peu ironique comme ça, mais ça peut aussi permettre de créer un peu d'espace. Donc voilà, pour les différents points que j'ai pu vous donner. donc la boucle relationnelle à voir, programmer entre guillemets les disputes par rapport à la communication non violente ou comment on exprime les désaccords et comment on peut reprogrammer une dispute pour éviter de monter en escalade, qui est une escalade émotionnelle et la question des croyances qu'on appelle aussi un peu les croyances qui mitent dans cette espèce de double discours où en fait on vient donner raison inconsciemment à son cerveau sur notre première croyance profonde qui est par exemple en tout cas dans votre situation, l'amour est trop dangereux. Il y en a pour d'autres, en fait, ça pourrait être un homme n'est jamais fidèle. J'en ai des patients, ça peut être ça. Donc, en fait, parfois, elles ont un comportement qui amène l'autre à aller voir ailleurs pour, en fait, donner raison à cette première croyance. Vous voyez, on est un peu tordus, parfois, quand même, l'être humain. C'est de déconstruire ce jeu, en fait, qui est en route.
- Speaker #1
C'était très riche, Marie-Lise. Et là, ils ont un petit programme de travail plutôt intense, Solène et Loane. Moi, j'aimerais que chacun de vous nous disiez s'il y avait une chose que vous voulez retenir qui vous a davantage marquée, qui a fait sens particulièrement pour vous. C'est laquelle dans tout ce que vous a dit Marie-Lise ?
- Speaker #3
Moi, déjà, ça me parle beaucoup. Déjà, tout me parle. Il n'y a pas une chose où j'étais là, de quoi on parle. c'est du n'importe quoi ça me touche, je parle, parce que en fait c'est des fois c'est des choses j'ai l'impression on le touche sur le haut, on le frôle du bout des doigts on a l'envie de faire ça et en fait des fois le premier point qui a été dit sur en fait quand ça monte émotionnellement de se faire une réflexion dans la tête je sais plus si c'était le premier point mais l'anticipation de comment... Formuler aussi, ça c'était important, et que le CNV, la communication non-violente, je trouvais ça...
- Speaker #0
Ça aide beaucoup et surtout la croyance de ce qu'on met, de se rappeler que ce qu'on fait, c'est par rapport à des croyances de quand moi je fuis ou je me ferme, ou c'est comme de l'auto-sabotage, c'est parce que j'ai une croyance peut-être de me dire je ne fais pas bien les choses, je suis nul. Et du coup, je confirme en disant voilà, tu vois, j'avais raison. Je ne suis pas ça, je ne suis pas cette croyance, c'est juste une croyance. Eh bien, je pense que ça va apaiser un peu les choses.
- Speaker #1
Merci, Loan.
- Speaker #2
Et pour moi, c'est pareil, ce serait d'écrire. Effectivement, moi, j'ai vraiment ce tempérament très insécure. Du coup, je pense que d'écrire mes ressentis, ça peut être super intéressant pour prendre du recul et laisser un temps que ça redescende avant d'interagir peut-être avec Loan. Plutôt que dans l'agressivité et la colère par peur, en fait. Je pense qu'il me faudrait vraiment ce temps-là, que je me force à prendre ce temps, en fait, pour prendre suffisamment de recul sur la situation.
- Speaker #1
Peut-être moins dans l'impulsivité. Moi, j'avais une question pour vous deux. Quelle est la place du pardon dans votre relation aujourd'hui ?
- Speaker #2
On se dit beaucoup...
- Speaker #0
On a le pardon facile.
- Speaker #2
On a le pardon facile. On est très régulièrement, beaucoup. Plus tard. Même après. Même direct après, des fois. Oui, oui. Bien plus tard, on revient dessus. C'est plus, voilà, c'est la régularité de ces problématiques qui font que ça blesse, mais on s'excuse tant.
- Speaker #0
Oui, on revient.
- Speaker #1
C'est ce qui fait certainement aussi que vous êtes encore là au bout de trois ans d'une relation aussi intense dans les hauts que dans les bas. C'est que vous avez cette démarche du pardon qui permet non pas d'oublier ce qui s'est passé, mais en tout cas d'accepter mieux et de se dire, de remettre un peu les compteurs à zéro à chaque fois en disant bon allez voilà, on a chuté, mais on repart parce qu'on en a envie. Donc bravo pour ça. « Bon, ben voilà, vous avez une… » une petite programmation pour les semaines à venir de choses très concrètes à mettre en place. Peut-être qu'aussi, il y a certainement pour chacun peut-être un travail personnel à initier. C'est quelque chose que vous faites déjà parce qu'on sent qu'il y a quand même des choses qui sont très ancrées. Se dire qu'on a besoin que quelqu'un nous aiguille, nous aide, nous conduise pour faire ce chemin, ça peut être une posture tout à fait intelligente, surtout sur un début de vie de couple. Vous êtes un jeune couple, vous n'avez que trois ans. avec cette envie de s'engager, cette envie d'avancer ensemble, vous donner dès aujourd'hui les clés pour avoir une base qui est stable. Et j'avais envie de dire, c'est vrai qu'on aime penser qu'un début de relation, qu'un jeune couple, il ne doit pas y avoir de problème, il ne doit pas y avoir de conflit, tout doit être fluide. Vous, peut-être que vous avez cette chance de connaître ces difficultés qui ont ressurgi dès le début de votre relation. dès maintenant parce que vous êtes encore assez frais pour avoir l'envie de les prendre en main, tout que quand ça arrive après 5, 10, 15, 20 ans qu'il y a déjà les enfants et que du coup, on a beaucoup moins l'énergie, on a beaucoup moins l'envie et que la porte de sortie est davantage celle de quitter son couple plutôt que de maintenir et de travailler. Donc voilà, peut-être que parfois vous avez l'impression de vous faire voler cette légèreté des débuts, cette intensité très positive des débuts. Mais je vous souhaite que pour l'avenir de votre couple, finalement, vous en sortiez quelque chose de fort et que vous soyez sortis d'affaires et que les années à venir soient beaucoup plus sereines, beaucoup plus épanouies pour vous deux et beaucoup plus équilibrées. Parce qu'on sent, c'est ça que vous cherchez aussi, un équilibre pour être davantage apaisés tous les deux.
- Speaker #3
Je rembondis sur ça. C'est important que tu le redises. Je sais que c'est pour toutes les personnes qui nous écoutent. C'est effectivement aussi là, en tant que thérapeute, Là où ça fonctionne le mieux, c'est quand on vient consulter tôt. Donc n'hésitez pas, pour tous les jeunes couples qui nous écoutent ou qui veulent intervenir, il y a l'enjeu de se mettre en couple et de s'engager. Après, il y a l'enjeu du premier enfant. Et si ça dysfonctionne ou qu'il y a des moments de souffrance, c'est ça qui est de grosse problématique, parce qu'on sent que vous êtes heureux. Mais je vois pour tous les couples que j'accompagne, là où ça fonctionne le mieux et où on a plus d'effets, c'est pour cela. C'est vrai que quand on attend 10-15 ans, il y a toujours des choses possibles, mais c'est toujours beaucoup plus compliqué. Donc bravo à vous. Et puis j'encourage tous les jeunes ou les jeunes couples qui nous écoutent à faire cette démarche. Il n'y a pas besoin qu'il y ait un tsunami pour aller voir quelqu'un ou pour tenter des choses.
- Speaker #1
Solène, est-ce que vous auriez un mot à adresser à Loan pour finir cet épisode, pour finir notre échange ?
- Speaker #0
C'est parfait.
- Speaker #2
Je m'inquiétais, on va dire, s'ils comprennent pas trop mes... comportement, sur ces choses un peu défaillantes, si je peux dire. Donc j'espère que du coup, ça va peut-être... Aider à une meilleure compréhension et que j'ai très envie de l'aimer en fait, je pense que c'est important de le dire. J'ai envie de l'aimer, j'ai envie de l'aimer plus et de faire mieux. Loan ?
- Speaker #0
C'était très touchant déjà ce que tu m'as dit, j'aimerais même rester là-dessus tellement que c'est beau. J'ai envie de dire que moi je suis très fier et très heureux de la relation qu'on a, même si... Nous sommes ici pour parler de problématiques, mais je suis très heureux de tout ce qu'on vit et j'ai de la chance qu'on puisse construire tout ça et d'avancer, se découvrir. Voilà, c'est pas mal. Moi, je trouve que j'ai de la chance de t'avoir dans ma vie parce que j'ai jamais aimé comme ça de ma vie et je me sens grandi tous les jours et ça m'apporte tellement de choses que nos petites disputes,
- Speaker #1
ça en vaut la peine de vivre ça écoutez c'est magnifique voilà merci à tous les deux en tout cas d'être venus au micro docker du couple on vous souhaite une belle continuation et bien évidemment venez nous donner de vos nouvelles on en sera ravis merci à tous pour votre écoute et puis on vous donne vous le savez rendez-vous avec grande joie très bientôt pour un nouvel épisode docker du couple
- Speaker #3
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- Speaker #1
Nous sommes là pour vous. Merci pour votre écoute et n'hésitez pas à vous abonner, à partager et à nous mettre des étoiles. Et n'oubliez pas, vous êtes les premiers acteurs de votre couple.