- Speaker #0
Quelqu'un a inventé qu'on devait bosser 42 ans dans sa vie et avoir 5 semaines de congé payé. Et pour moi, rien que de penser à ça, je trouve ça terrible. Et puis, il y a quand même aussi un moment où on se dit, mais et moi dans tout ça ? J'avais besoin de faire cette pause, mais moi, c'est cette pause qui a été ce déclencheur.
- Speaker #1
Parce qu'aujourd'hui est le premier jour du reste de notre vie. Au revoir Président et le podcast qui part à la rencontre de ces anciens quatre dirigeants qui ont décidé de sortir de l'arène. Je suis Laurent Pelé. cadre dirigeant d'un grand groupe français, parti 22 ans faire le tour du monde comme expat. Aujourd'hui, j'ai décidé d'appuyer sur pause et de faire un break. Pendant ces 11 mois, je pars à la rencontre d'hommes et de femmes à la vie professionnelle trépidante et qui, un jour, ont décidé de dire au revoir président et démarrer une nouvelle vie. Qui sont ces personnes ? Quelles étaient leurs vies d'avant ? Comment ont-elles mûri leurs décisions ? Comment ont-elles géré ce moment avec leur boîte, leur famille ou avec elles-mêmes ? Quelle stratégie financière ont-elles mis en place ? Autant de questions et beaucoup d'autres pour décortiquer ces trajectoires de vie afin d'inspirer toutes celles et ceux qui sont encore dans l'arène et veulent changer de vie. Alors voilà, je suis avec Gilles, qui est mon premier invité pour cet épisode numéro 1. Donc Gilles Poirieux. que je vais laisser se présenter dans un instant, mais d'abord ce que j'aimerais c'est expliquer un petit peu dans quel contexte on s'est rencontrés, Gilles et moi. Alors aujourd'hui c'est la première fois qu'on se rencontre physiquement et donc ça c'était un grand plaisir parce qu'on vient de se retrouver. On s'était vu qu'en virtuel. Et donc en fait Gilles et moi on a un ami en commun qui s'appelle Bertrand. Et en fait Bertrand est un copain qui m'a fait rêver avec ses histoires de... de congés sabbatiques, de voiles, etc. Donc il m'a fortement inspiré, comme je vous l'ai dit dans l'épisode 0, pour le voyage que je souhaite entreprendre pendant ce congé sabbatique. Et rapidement, en discutant avec Bertrand, il m'a dit « Il y a un gars qu'il faut vraiment que je te présente, il s'appelle Gilles. Et contacte-le et je suis sûr que de cette discussion que vous allez avoir tous les deux, il va sortir quelque chose de fantastique. » Et donc moi, je fais confiance à Bertrand. Donc je me retrouve en visio avec Gilles. Et quand j'ai eu cette idée de podcast, je me suis dit, mais en fait, c'est des conversations comme celles que j'ai eues avec Gilles que j'ai envie de partager avec les gens qui vont écouter ce podcast. Et donc, très naturellement, quand je me suis dit qui va être mon invité pour mon premier épisode, j'ai pensé à toi, Gilles. Donc, Gilles, je te laisse te présenter à nos auditeurs et ensuite, on démarre pour ce premier épisode.
- Speaker #0
Écoute, merci Laurent. Également de mon côté, un grand, grand plaisir de te rencontrer. en chair et en os. Je suis Gilles Noël Poirieux. Je précise mon prénom de baptême, parce que Gilles Noël, il n'y en a qu'un au monde. Je n'en ai pas rencontré d'autres. Alors je me fais appeler Gilles parce que je suis un international. Je suis un citoyen du monde au passeport français. Je suis épris de liberté. Je me demandais de me présenter, donc je dis d'abord qui je suis, puis après je dirai ce que je fais. Je suis épris de liberté. J'aime aller là où les autres ne vont pas. J'aime tester des choses nouvelles. Je suis dans une phase pré-retraite, mais à l'espagnol. En espagnol, le mot retraite se dit jubilation, la jubilation. Je suis dans un état jubilatoire, comme je l'ai souvent été dans ma vie, mais encore plus maintenant où j'ai pris beaucoup de liberté dans ce que je fais. Je suis père de trois enfants, un beau-père d'un autre. et parrain de cinq autres. J'adore la jeunesse. J'accompagne mes enfants. On a une immense connivence avec mes enfants et tous leurs amis. Donc j'aime, malgré mes 61 ans, j'aime être avec les jeunes. Je m'inspire énormément des jeunes. Je ne fais pas partie de ceux qui disent on va laisser une planète comme ceci ou comme cela à nos enfants. Moi, c'est avec mes enfants que je veux faire bouger les choses. Je suis... Donc j'ai fait un au revoir président puisque c'est le thème. Il y a maintenant cinq ans, d'un groupe merveilleux qui est le groupe Sodexo, j'ai été patron, j'étais d'abord négociateur. En Asie centrale, je suis allé ouvrir des marchés exotiques, au Turkménistan, au Kazakhstan, en Géorgie, en Sibérie, des contrats de service dans les bases-vies. Puis j'ai été 20 ans patron en Pologne, en Russie, qui est un pays que j'adore, et ensuite patron des marchés émergents, donc patron de patron. puis patron d'une entité importante en France, France Entreprises. Et puis après ça, patron de l'Institut du Management de Sodexo, donc l'accompagnement des leaders. Et puis après, j'ai quitté Sodexo et je suis désormais slasher.
- Speaker #1
Donc ce que j'aimerais avant que tu passes à ton époque slasher, c'est que tu décris un petit peu justement cette fin de carrière où tu arrives et puis le moment, c'est vraiment ça que j'aimerais décortiquer, c'est le moment où justement tu te dis, parce que j'imagine avec la carrière comme tu as, Sans doute, tu aurais pu à un moment donné, tu étais à un carrefour où tu aurais pu continuer à aller plus haut chez Sodexo. Et donc, comprendre un petit peu ce moment où tu t'es posé la première fois des questions en disant carrière chez Sodexo versus autre chose. Et donc, comment s'est passée cette réflexion chez toi ?
- Speaker #0
Alors, chez Sodexo, moi, j'ai eu la grande chance d'être appelé pratiquement à tous les postes qu'on m'a confiés. Et un jour... Je me suis dit, d'ailleurs, un sujet piré entre autres par Bertrand Rousseau, mais également par d'autres amis. Un jour, je me suis dit break sabbatique. J'avais 50 ans. Je n'avais pas 50 ans, j'avais 45 ans, mais je l'ai fait à 50 ans. Et j'étais le premier chez Solexo à faire un break sabbatique en poste. Je n'étais pas 30 zones. Donc, j'avais 11 DG sous moi, 18 000 personnes. Et j'ai dit, c'est le moment.
- Speaker #1
Alors ça, comment vient cette idée ? Parce que j'imagine que tu étais dans le feu de l'action, puisque tu étais opérationnel. Quel a été l'élément déclencheur ? Tu as dit j'ai besoin d'un congé sabbatique.
- Speaker #0
Moi c'est une conviction intime que j'ai au fond de moi depuis toujours. C'est que quelqu'un a inventé qu'on devait bosser 42 ans dans sa vie, avoir 5 semaines de congé payé. Et pour moi, rien que de penser à ça, je trouve ça terrible. Et se dire qu'on peut avoir dans sa vie besoin de prendre des temps. Moi c'était suite à mon divorce, qui a été très difficile pour moi à vivre. Je voulais avoir un temps de respiration. Je voulais avoir un temps sans agenda. Un de mes amis qui venait de vendre sa boîte, une boîte immobilière à Paris, en a profité pour faire Saint-Jacques-de-Compostelle et faire un break sabbatique avant de rejoindre un autre groupe immobilier. Il m'a dit que c'est une chose à faire dans sa vie et surtout pas à la retraite. N'attends pas ta retraite, fais-le dans ta vie, va te régénérer, consacre 70 jours à Dieu. On est sur Terre, on se pose des tas de questions. Moi, j'ai une spiritualité, j'ai étudié beaucoup de religions, j'ai une spiritualité forte, je crois en Dieu. Et de me dire pendant 70 jours, je consacre ce temps à Dieu, à moi-même, je suis devenu mon meilleur ami, puisque je suis parti seul, je me suis rendu compte, mais waouh, waouh. Voilà, donc un temps de découverte. Un temps aussi familial après, puisqu'on a fait un petit tour du monde, on a planté des fléchettes sur les pays où les enfants ont envie d'aller, et donc on s'est régalé après. Mais j'ai eu ce temps d'égoïsme réparateur. C'est venu par des hommes qui ont fait ça, et qui en sont ressortis transformés heureux. Alors que moi-même, à l'époque, président d'une association de dirigeants en France, je voyais beaucoup de dirigeants qui partaient à la retraite, et qui disaient « je vais faire Saint-Jacques, je vais faire ceci, je vais faire cela » . Et puis qui était rattrapé par la patrouille et qui instantanément, six mois après la retraite, avait déjà pris un poste de trésorier dans une assos, un autre truc, les petits-enfants, l'épouse, et ne faisait pas ce qu'il s'était promis de faire. Et moi, j'avais besoin d'une pause parce que ça allait trop vite. J'ai adoré ma période de l'époque, mais j'étais, comme dans les grands groupes, j'étais un joueur d'échecs qui jouait 12, 13, 14 parties simultanées. Et chaque année, on m'en collait une de plus. Et je jubilais. J'étais heureux de me dire « Ouais, je suis capable d'avoir encore un pays de plus » . Et puis, je prends la plateforme mondiale de maintenance technique aussi parce qu'on me le confie, parce que je suis un fédérateur et le groupe me fait confiance. Donc, je prends aussi ça. Et voilà. Et on en prend, on en prend. Donc, il y a une jouissance à se dire « Je suis capable de faire tout ça » . Et puis, il y a quand même aussi un moment où on se dit « Mais et moi dans tout ça ? » . Et donc, j'avais besoin de faire cette pause. Et moi, c'est cette pause qui a été ce déclencheur. C'est ce break sabbatique qui a été le déclencheur, où j'en suis sorti en me disant, mais je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie, et pourtant je suis un homme heureux, j'ai vraiment eu un parcours et je me régale dans la vie, et me dire, mais comment j'ai pu être aussi heureux pendant ce temps-là ? J'ai envie de ralentir.
- Speaker #1
Alors ça, il y a deux questions qui me viennent quand je t'entends, c'est vrai que quand on a l'habitude comme ça d'être à fond tout le temps, et moi c'est quelque chose que je partage tout à fait, je pense que c'est vraiment le propre, je pense, des cadres dirigeants qui arrivent à un niveau très élevé, c'est qu'on est tout le temps à fond. Je ne sais pas si tu as entendu, mais je compare ça à des gladiateurs qui sont dans l'arène et c'est vrai qu'on enchaîne les batailles. Il y a quelque chose de très grisant. période où tout d'un coup on s'arrête et tu te retrouves tout seul sur les chemins de Compostelle, il y a une espèce de rupture de vitesse, c'est ça, comment est-ce qu'on le vit ? Il ne reste qu'à un moment, il n'y a pas une espèce de sentiment de vide. Alors toi, la manière dont tu l'as expliqué, tu l'as bien vécu, mais il doit y avoir quelque chose de déstabilisant. Les premiers jours vraiment où tu étais à l'arrêt comme ça, après avoir été tout le temps à fond, c'est un peu comme une voiture qui est tout le temps à fond, tout d'un coup tu l'arrêtes, tu as abandonné, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que tu te souviens un peu de ces... Des premiers sentiments, des premières sensations, même au niveau du corps, que tu as ressenti quand tu t'es arrêté comme ça ?
- Speaker #0
Moi, ça a été une joie, mais immense. Il pleuvait, je me souviens, et les marcheurs parlaient de la météo. Moi, avec les pèlerins, on parlait de notre météo intérieure, mais qui était rayonnante. Moi, je suis un gestionnaire, donc j'avais bien tout prévu. J'avais dit, vous m'appellerez, parce que j'avais un collaborateur qui avait un cancer, donc je voulais quand même être informé. Donc j'avais tout prévu. Et mes équipes avaient un droit d'appel le soir, s'ils m'ont appelé deux fois. Il y avait une acquisition et un décès. Donc je leur avais dit, surtout vous m'appelez, que j'appelle la famille. Et donc tout était bien géré, et moi j'avais prévu cette parenthèse comme ce que j'appelle une parenthèse d'égoïsme réparateur. Je vais me réparer. dans l'égoïsme, être plus fort, je vais me reposer des autres. Parce que quand on est patron, tu sais ce que c'est, quand on est patron, on passe quand même beaucoup de temps à soutenir ses équipes, à leur donner de la puissance, etc. Moi, j'adore le développement des hommes et des business. Mais avoir un temps pour soi et se dire, mais attends, je vaux la peine de me régénérer, de me remuscler pour être encore plus fort après. Moi, mon idée à l'époque, au début, c'était je serai encore plus fort après. Mais j'ai besoin de ce temps. Et c'est intéressant parce que tout le comex du groupe Sodexo, que je participais à une réunion avec eux à l'époque, ils m'ont tous dit, mais qu'est-ce qu'on t'envie ? On aimerait partir, tous, même le DG. Ils m'ont tous dit, mais on aimerait partir. Les choses nous retiennent. Bravo pour ta liberté d'être.
- Speaker #1
Donc, tu as été encouragé par ta boîte ?
- Speaker #0
Moi, j'étais encouragé. Alors, j'étais encouragé plus que ceux qui l'avaient fait avant moi. J'étais encouragé parce que... J'avais... Voilà, ça faisait 5-6 ans que j'en parlais. J'avais dit à l'époque, j'avais pris la Russie et gardé la Pologne. J'aurais dit à l'issue de la Russie, je ferais un break entre deux postes. Ça, c'est pas fait, puisqu'après, j'ai pris les marchés émergents. Mais voilà, il y avait ça dans l'air. Et il y avait pour moi... Je vais expliquer. C'est un besoin. Même si à l'époque, Pierre Bellon m'a dit « Gilles, vous n'allez quand même pas devenir mystique. On a besoin de vous » . Mais moi, ça a été une joie instantanée. C'était ça y est, j'ai plié, j'ai totale confiance dans mes équipes. J'étais patron de patron, donc j'étais patron autonome. Comme dans les grands groupes, les patrons sont en général assez autonomes. Donc c'était plus simple que d'être soi-même DG d'un pays. Les choses avaient été mises en place. Quatre personnes m'ont remplacé en prenant chacun un ou deux pays. Et c'était des gens qui, au passage, se sont bonifiés. Mes collaborateurs se sont bonifiés. Donc c'était vraiment la martagale. Ça a été super bien organisé.
- Speaker #1
Et du coup, quand tu es revenu, tu étais attendu, tu as repris le même job et tu es reparti en fait ?
- Speaker #0
Alors, non. Non, parce qu'il s'est passé quelque chose d'un peu particulier. J'avais promis que je reviendrais. Je rêvais de revenir. Et j'ai reçu un appel du DG du groupe qui m'a dit, Gilles, je vais te confier une mission que tu ne peux pas refuser. Et je l'ai refusé trois fois. c'était de remplacer Sophie Bellon, qui devait se préparer à remplacer Pierre Bellon. Et donc, il fallait que je remplace Sophie, plus un autre dirigeant, et mettre ensemble six entités en France. J'ai dit trois fois non, et après j'ai dit oui, par loyauté, je l'ai fait. Alors que j'étais moi vraiment un homme commando, plutôt un samouraï d'Europe de l'Est, et je n'avais pas envie de revenir en France, je n'ai jamais travaillé en France de ma vie. C'était la première fois, à 51 ans, de revenir travailler en France. Enfin, sur un... Sur un périmètre France. J'ai parfois été basé en France, mais j'ai fait toute ma carrière en international, en expat ou en exportation de produits. Voilà. Donc je suis rentré sachant que je devrais rapidement repartir en France. Et pour moi, j'ai vu un signe puisque je venais de décider de m'installer avec ma compagne qui était française. Et puis je prenais la présidence d'une association de dirigeants en France, d'où je venais de Russie et de Pologne tous les trois mois. Bon, voilà, donc j'ai vu un clin d'œil et je l'ai fait. Et en fait, je ne me suis pas écouté, surtout dans le rythme qu'il a fallu vivre en France avec six entités, les soucis opérationnels, enfin beaucoup de choses. Je ne me suis pas écouté parce que vraiment, moi, quand je suis rentré, je me suis dit, bon, je vais essayer de trouver quelque chose de plus calme, de plus doux.
- Speaker #1
Et là, justement, en prenant ce job qui était très demanding, j'imagine, après avoir vécu ce break, comment ça s'est passé ? Comment tu t'es senti ? Combien de temps tu es resté dans ce job-là ? Et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Puisque quelque part, ce que je comprends, c'est que tu l'as accepté, mais par loyauté, et que ça ne correspondait pas exactement à ce qu'au fond de toi, tu aurais voulu faire.
- Speaker #0
Oui, je suis plutôt un développeur et là c'était à faire de la gestion et serrer les coups et faire des choses que je n'étais pas habitué à faire et que je n'avais plus envie de faire non plus. Donc ça a duré deux ans et demi et je n'étais pas bien, je n'étais pas heureux. Vraiment, je n'étais pas heureux, surtout après cette expérience, après ce break et surtout après l'élan des marchés émergents avec les fortes croissances, beaucoup d'innovation, loin du siège, beaucoup d'autonomie. Voilà, et donc ça a duré deux ans et demi. Et ensuite, ma boss m'a dit, on te remplace parce qu'il nous faut quelqu'un d'encore plus tranchant que toi. Et on te propose un poste de développement international et que j'ai refusé.
- Speaker #1
Et ça, les raisons de ton refus ?
- Speaker #0
C'était un manque d'intérêt complet à repartir, à voyager dans le monde entier et à négocier avec des grands comptes. des niveaux de rémunération si faibles qu'on ne sait plus faire des métiers. Il faut couper, Moi, je ne voyais pas l'intérêt. J'adore l'innovation, j'adore être créatif. Et en fait, je n'étais pas heureux. Et voilà. Donc, étant président d'EVH, d'une association de dirigeants d'entreprises vivantes...
- Speaker #1
Qui était en parallèle de...
- Speaker #0
Qui était en parallèle, j'ai accepté. On a discuté avec la direction du groupe. Je lui ai dit, vous m'avez mis dans un truc. Moi, j'ai accepté par loyauté. laissez-moi plus de temps, c'est maintenant que je commence à tenir des choses, à comprendre. Non, non, notre décision est déjà prise, mais qu'est-ce que tu aimerais faire ? Moi, si l'Institut du Management est disponible, j'ai très envie de travailler. Et puis Pierre Bellon, c'était son dada. Moi, c'est un homme que je respecte infiniment. Et donc me dire, je peux travailler avec lui pendant un moment, apporter des idées, ou pas, ou surtout l'écouter. Voilà, donc j'ai fait ça pendant 18 mois. Et j'ai proposé un certain nombre de programmes pour nos 4, pour nos 1 200 leaders. J'ai eu beaucoup de difficultés à faire passer des idées que j'avais, une certaine responsabilisation. Pierre Bellon faisait dans ses conseils d'administration, enfin pardon, dans les assemblées générales publiques, parler de plus en plus d'entreprises libérées, de responsabilisation, etc. Et donc moi, je me suis engouffré là-dedans. Tout le monde n'était pas encore prêt au niveau du groupe à le faire. J'ai eu beaucoup, beaucoup de barrages. Voilà, des hommes et des femmes qui sont plus commandes and control. Donc ça, voilà. Ça,
- Speaker #1
c'était ton dernier job chez Sodexo ? Ça,
- Speaker #0
c'était mon dernier job. Donc, je l'ai fait pendant 18 mois. Et puis, on a eu une discussion et moi, je n'étais pas heureux. Et je n'avançais plus. Donc finalement, après, tu es absolument passionné par ce que je faisais en dehors de Sodexo. J'avais déjà pris un 4-5ème pour donner un 5ème à cette association.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
J'étais le président et aussi le délégué général. J'étais hyper heureux de ce que je faisais à côté. J'étais rentré en politique aussi où j'organisais des réunions d'intelligence collective où on remontait de l'intelligence. C'était le début d'En Marche. On remontait de l'intelligence. Il y avait des gens absolument passionnants avec qui on... jusqu'à ce qu'on ne rende compte qu'on n'était finalement pas si écouté que ça. Mais voilà, je me régalais en dehors de la société et plus du tout dans l'entreprise.
- Speaker #1
Ok, donc là, tu t'es dit, il y a quelque chose, il y a une bascule à faire. À un moment donné, tu as été toute ta vie dans ce groupe. J'imagine qu'il y a un lien affectif très fort. Donc, à quel moment, la première fois, tu as traversé l'esprit de dire, bon, il faudrait peut-être que je sorte du groupe ?
- Speaker #0
En fait, j'avais déjà fait sept ans dans une société où mon cœur était resté. qui était le groupe Even, un groupe laitier, et ensuite 25 ans chez Sodexo. Et après, je me suis dit, mais il y avait aussi le break sabbatique au milieu, de me dire, mais je serais tellement plus heureux à faire plusieurs choses qui m'intéressent. Et en fait, c'était le pari de se dire, et en plus, moi, j'avais appris la sobriété. C'est-à-dire que j'ai été pendant très longtemps, surtout autour de 40 ans, très attiré par la gloire, mon égo était content de montrer que... On était la terre d'innovation en Pologne, on lançait des produits géniaux. Et puis on se régalait, quoi. L'équipe, on se régalait. Donc ça me nourrissait beaucoup. Mais j'avais un besoin de sobriété. Et je savais que je pouvais aussi faire plusieurs métiers, ce que je fais aujourd'hui. J'ai quand même beaucoup de copains qui me disaient, tiens, si un jour tu n'es plus là, on te prend dans notre conseil d'administration. Tiens, si tu peux intervenir là. Tiens, j'ai besoin de racheter des boîtes dans tel pays, ça ne t'intéresserait pas. Donc j'avais quand même de temps en temps des propositions. Donc je ne pars pas avec une psychologie de français qui est en CDI, qui à l'époque j'avais 56, et qui se dit, jamais je ne retrouverai rien. Je me suis créé. Mon entité, j'avais envie de développer de la médiation, je suis allé me former pour devenir médiateur. J'ai fait beaucoup de choses à côté, mais j'étais libre, parce que sobre, j'ai même décidé de ne plus avoir de voiture. J'habite en région parisienne, le métro c'est bon, le RER, je me déplace, et Uber si c'est trop tard. Donc c'était une vraie envie de donner une partie de mon temps à l'autre, de me dire... Allez, 70 jours de... Moi, je bosse 70 jours par an à peu près, rémunéré. Donc 70 jours, c'est vraiment ça.
- Speaker #1
C'est toi qui le choisis, en fait. Ah oui ? D'accord.
- Speaker #0
Moi, je me suis dit, j'ai besoin de temps pour vivre.
- Speaker #1
Donc ça, c'est intéressant. Donc ça, c'est-à-dire qu'à un moment donné, au moment où tu as décidé de quitter... Parce qu'en fait, quitter un grand groupe comme ça, c'est quitter des avantages, un statut, un revenu fixe, régulier, etc. Avec des niveaux de salaire et des revenus qui sont quand même assez élevés. Donc toi, si je comprends bien ce que tu dis, c'est que finalement, mon niveau de sobriété me permet... de moins travailler et donc de faire autre chose que uniquement faire un boulot pour être rémunéré. Et donc, tu t'es déterminé quel était le niveau dont tu as besoin, c'est ça ? Et du coup, tu as adapté l'activité rémunérée en fonction de ce besoin, c'est ça ?
- Speaker #0
Voilà. Donc, je peux être très transparent, c'était quatre fois plus bas.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Mais si tu veux, moi, tous mes enfants étaient grands, travaillaient. Bon, il y avait des besoins de donner des petits coups de main à droite et à gauche. Il n'y avait plus d'enfants en études. Donc, c'est quand même plus facile. Moi, c'était à 56. Donc, c'est quand même plus facile à cet âge-là.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc je n'ai pas eu un souci financier. Et pour moi, l'argent, ça doit circuler. J'ai toujours donné beaucoup d'argent à beaucoup d'associations et du temps gratuit. Et j'avais envie d'avoir un tiers temps où je donne. Je donne beaucoup de temps à des associations, à des think tanks. J'ai besoin de donner et me dire... Je ne me mettais pas dans la tête de me dire... J'ai été bien payé chez Sodexo, mais avec tous les systèmes de stock option et autres dans un groupe qui avance à fond, j'avais suffisamment de moyens, même en vivant très simplement, pour ne plus jamais travailler. Mais je voulais continuer à travailler. Je voulais rester dans le business. C'est ce que je fais aujourd'hui. J'adore le business. J'adore les entreprises. Voilà, je voulais avoir... Et j'avais des sous également pour investir dans quelques sociétés. J'ai un temps hésité. Est-ce que je redeviens DG ? Est-ce que je crée mon entreprise ? Je me suis quand même posé beaucoup de questions. Mais je me suis dit non, finalement. Avoir des agendas remplis 18 mois d'avance, avoir énormément de gens qui rentrent dans mon agenda, je ne pouvais plus. Je n'avais plus envie que les gens rentrent dans mon agenda. Donc j'avais envie de maîtriser mon agenda. Et de dire, cette semaine, j'ai des journées qui sont extraordinaires. J'ai des rendez-vous, des rencontres avec des personnes qui sont merveilleuses. Après, je bosse un peu. Après, je passe à un autre sujet. J'avais envie d'avoir une vie très riche, mais aussi très libre. De dire oui ou non. En entreprise, on ne dit pas souvent non à sa hiérarchie. Mais d'être en capacité de dire, je choisis.
- Speaker #1
OK. Donc,
- Speaker #0
la semaine.
- Speaker #1
Et donc tout ça, en fait, tu l'as élaboré avant, jusqu'au moment où tu as dit bon maintenant, je switch. Donc j'essaie en fait de voir comment était ce que tu racontes. Donc c'est ta vie d'aujourd'hui, en fait. Est-ce que ça s'est structuré petit à petit ? Ou est-ce que tu avais juste, ou tu avais vraiment avant réfléchi en disant c'est ça mon nouveau modèle de vie ? Et à un moment donné, je prends la décision, je vais voir mon président et puis je dis bon ben voilà, je switch. Donc juste pour comprendre un peu le... Comment s'est mûrée cette décision pour arriver à cette vie que tu décris maintenant ?
- Speaker #0
En fait, j'étais impacté par des gens qui ont organisé leur vie, plus autour du travail et de la famille, mais autour d'autre chose. Et moi, je me suis dit, ma vie, c'est un tiers pèlerin, parce que je suis un pèlerin, un tiers pèlerin, retraite, rencontre de gens passionnants, un tiers associatif et un tiers business. Et je me suis dit, c'est ça qui m'intéresse de faire. J'ai vu mon break sabbatique, comment il a impacté mes enfants, comment il a impacté d'autres personnes en disant « waouh, quelle liberté d'être ! » Et je me suis dit, à 56 ans... Il me reste, moi j'ai envie de bosser jusqu'à 70 ans, alors je prendrai ma retraite avant, mais enfin la retraite technique, mais avoir ma boîte et pouvoir proposer des services, voilà, moi j'ai envie d'y aller jusqu'à 70 ans. Mais je ne veux pas être un vieux con qui, parce qu'il a été DG, sait tout et qui va juste faire du conseil d'administration. Je veux aussi faire d'autres métiers à côté. Et ça, ça a été élaboré au fur et à mesure. Moi, je crois beaucoup aux appels dans la vie. Donc en quittant Sodexo... J'avais au moins déjà une journée par semaine de VH. Je suis devenu délégué général, donc ça m'a déjà assuré la moitié de la paye dont j'avais besoin, en bossant un jour par semaine. Et puis après, des copains m'ont appelé en disant « Est-ce que tu veux rentrer dans mon conseil d'administration ? » Donc je tourne présence. Pour 15 jours par an, c'est quand même des montants élevés d'être dans des conseils d'administration.
- Speaker #1
Alors en t'écoutant, on a vraiment l'impression que tu es capable de faire… plein de choses et que les choses arrivent assez facilement à toi. Et du coup, comment tu fais pour protéger ? Parce que tu parlais de un tiers, Ça a l'air vraiment très structuré. Donc, en fait, comment tu te protèges pour ne pas retomber ? Tu l'as dit tout à l'heure, quand on te dit, si on fait ça en partant à la retraite, finalement, on se retrouve rattrapé par la patrouille, comme tu as dit. Donc là, comment tu fais, toi, pour ne pas être rattrapé par la patrouille ? Et comment tu fais, en fait, pour te trouver une hygiène de vie ou une écologie personnelle qui fait que ça y est, tu as un modèle et tu dis, là, c'est maintenant jusqu'à mes 70 ans. puisqu'a priori, c'est ton âge cible. Là, jusqu'à ses 70 ans, ça roule et j'ai trouvé mon équilibre.
- Speaker #0
Alors, juste pour rectifier, je veux être centenaire.
- Speaker #1
Ah, d'accord. J'ai prévu d'être centenaire. C'est un objectif.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que je veux donner une possibilité à 70 ans.
- Speaker #1
Tu nous diras ce qui se passe entre 70 et 100, alors.
- Speaker #0
Eh bien, c'est la capacité de dire non.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Moi, j'ai dit une seule présidence d'association. Parce que j'ai des tas d'associations qui me demandent ou des tas de gens qui me demandent dans leur gouvernance. J'ai dit une. Et de temps en temps, je prends un comité stratégique. Si il faut se réunir trois fois par an, pendant trois déjeuners ou trois heures, voilà, ça, je peux prendre. Mais je dis non, je ne fais qu'une chose. Donc, j'étais que président de VH. Là, je ne suis que président de TADAM, qui est une association pour les jeunes les plus fragiles. Et je me régale là-dedans. Mais c'est une. Conseil d'administration, je ne dis pas plus que trois. Conseil ou autre. Voilà, certains se sont terminés. Voilà, j'ai un peu de temps. Peut-être que je vais en reprendre un autre. Donc ça, c'est la capacité de dire non et de dire moi, je respecte les 70 jours business. Puis ça rapporte ou ça rapporte moins. Ce n'est pas grave. J'ai la chance de ne pas être dépendant d'une rémunération pour pouvoir vivre. Je peux aussi vivre sans ça. Après, je fais un long pèlerinage tous les cinq ans. J'ai fait Shikoku au Japon. Là, je vais partir sur Assise. Voilà, j'ai besoin de partir. Pour me respecter, je fais au moins deux retraites par an. Voilà, donc c'est je dis oui à quoi, je dis non à quoi. Et de temps en temps, quand un truc, c'est plus ça, je l'arrête et puis je prends autre chose.
- Speaker #1
OK, très intéressant. Et la famille, dans tout ça, comment elle a vécu ? C'est justement le moment où tu as fait ton break sabbatique. Donc j'imagine que la famille a été assez heureuse de pouvoir avoir le papa qui était tout le temps en voyage, tout le temps au boulot. Ensuite, comment s'est passé le moment où tu leur as dit finalement, je vais quitter Sodexo ? Est-ce qu'il n'y a pas eu un moment en disant un petit peu d'inquiétude, en disant qu'est-ce qui va se passer après ? Comment est-ce que tu as leur point de vue ? Comment ils ont vécu tout ça ?
- Speaker #0
Écoute, c'est très intéressant parce que quand j'ai fait mon break sabbatique, les enfants après m'ont dit mais c'est génial ce que tu as fait. Parce que les parents de leurs copains... À qui ils en ont parlé, on dit « mais c'est génial qu'il ait osé faire ça, nous on n'ose pas, on aurait peur de se retrouver dans un placard en rentrant, on aurait peur que ceci, cela » . Et ça a donné une énorme liberté. Mon fils Alexandre a déjà deux enfants et il prend huit mois sabbatiques à chaque naissance. Et il se démerde, il se démerde très bien. Et moi ce que je trouve génial, c'est que ça a libéré mes enfants et ça a libéré énormément de gens autour de moi. Et quand j'ai dit « je quitte Sodexo » , beaucoup de gens m'ont dit, mais un peu comme quand j'ai divorcé, enfin, nous on te voyait de loin, mais enfin, tu retrouves, tu vas faire ce que tu n'étais plus toi depuis 2-3 ans, ce n'était plus toi, tu n'étais pas heureux, ça se voyait, j'ai besoin d'être heureux, donc bravo et très bien, et puis confiance, confiance.
- Speaker #1
Et à ton avis, quelles sont les principales peurs qu'il peut y avoir, parce que j'imagine que tu as discuté avec pas mal de gens quand tu leur as annoncé que tu faisais ça. Quelles sont les principales peurs que tu entendais des personnes qui en fait disaient c'est bien mais, mais, c'est le fameux mais, oui mais, et qu'est-ce que tu pourrais dire justement aux personnes qui auraient des peurs qui sont celles que tu as observées ? pour pouvoir franchir le pas en fait.
- Speaker #0
On peut avoir peur de changer de job en se disant, si je me remets sur le marché, je vais être moins bien payé qu'aujourd'hui, j'ai mon CDI, j'ai ceci, j'ai mon crédit, j'ai mes enfants. Et j'ai eu moi-même le même parcours. Je n'ai pas eu un parcours simple. Quand on a trois enfants et que tu veux avoir un bien immobilier, tu t'endettes. Donc tu as besoin d'être en croissance tout le temps. Pour moi, c'est la confiance dans la vie. C'est de voir, c'est pour ça que je témoigne aussi aujourd'hui, c'est de voir que c'est possible. Moi je suis effaré, mais bon, je suis plutôt un citoyen du monde, un international, je suis effaré de ce que j'entends en France sur les plus de 50. Il n'y a plus de boulot, il n'y a plus rien. Enfin moi je suis désolé, j'ai déjà embauché des gens de 60 ans en France et j'ai des tas de copains qui ont perdu leurs jobs et qui en ont retrouvé un. Mais on se fait des fixettes en se disant que c'est impossible parce qu'on connaît un ou deux gars qui n'ont pas réussi. Donc moi, ma chance, c'est que j'ai vécu... Je ne regrette rien, mais vraiment rien, chez Even et Sodexo. Mais ça n'a été que du bonheur. Un peu la fin chez Sodexo. Quand tu n'es plus en joie, il vaut mieux t'en aller. Sinon, tu t'assèches. Si tu n'es pas en joie pour toujours, c'est terrible.
- Speaker #1
En tout cas, Gilles, en t'écoutant, on sent vraiment que le break sabbatique, que le congé sabbatique, ou plutôt le break, est vraiment quelque chose dans lequel tu crois beaucoup et les bienfaits. Vraiment, en tout cas sur toi, se démontre clairement. Et je pense que, moi personnellement, je retrouve effectivement cette inspiration que j'ai eue la première fois qu'on a discuté. Super, je crois qu'on a fait un bon tour. Et vraiment, encore une fois, merci pour être venu jusqu'ici et pour nous avoir partagé cette vie trépidante et inspirante que tu as eue jusqu'à maintenant. Et donc, longue vie à toi. jusqu'à tes 70 ans et ensuite jusqu'à 100 ans. Alors, la partie 70-100, on n'a pas trop discuté sur comment tu la vois.
- Speaker #0
Comme les centenaires d'Okinawa.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #0
Il y a quatre choses pour être centenaire. Il faut quatre choses. Il faut être au bord de la mer. Bon, ça, je ne l'ai pas. Il faut manger à 80% de sa satiété. Je ne suis pas encore très bon là-dedans. Il faut mettre les mains dans la terre tous les jours.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ça, je vais le faire. Et je le fais déjà, d'ailleurs, parce que je suis bénévole au potager du roi. Mais enfin, ce n'est pas chaque jour. Et puis, pouvoir compter sur les gens autour de soi et être utile aux autres.
- Speaker #1
Ça, c'est le fameux ikigai, non ? C'est l'ikigai. C'est l'ikigai, c'est ça, oui.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
OK, c'est super. Écoute, cette fois-ci, vraiment, je te laisse y aller. Merci beaucoup. Et voilà, je dis à tout le monde, merci de nous avoir écoutés jusqu'au bout. Et donc, à très bientôt pour le deuxième épisode avec un nouvel invité. Merci, bye bye. Merci Laurent. Au revoir. Alors voilà, j'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, alors maintenant, c'est vraiment à vous de jouer. Comme je vous le disais dans mon épisode 0, ceux d'entre vous qui veulent m'encourager à continuer peuvent m'aider très concrètement en faisant trois choses hyper simples. Le plan se résume en trois lettres. CNP. Commenter, noter, partager. En effet, quand vous me laissez un commentaire, que vous mettez 5 étoiles, que vous partagez à tout votre réseau, Alors les algos de plateforme vont me faire remonter en flèche dans les classements et mon podcast sera proposé à un plus grand nombre d'auditeurs. Bon, je compte sur vous et n'oubliez pas, si vous ne voulez pas louper le prochain épisode, enregistrez-vous vite sur auroreprésident.com pour être averti dès qu'il sort. Allez, c'est tout pour aujourd'hui. A très vite et prenez bien soin de vous. Bye bye.