Speaker #0Hello tout le monde, aujourd'hui j'ai envie d'aborder un sujet un peu touchy pour moi, mais qui pour autant est un vrai sujet de fond moral, éthique, vous allez comprendre. Dans notre société, il y a une vraie question de la place des personnes âgées, de qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour leur rendre... La vie fluide, facile, confortable, de ce qui existe aujourd'hui, de ce qu'on aimerait voir. Je ne sais pas si j'y arriverai dans ma vie, mais l'idée de faire fonctionner un EHPAD un peu différent me fait complètement rêver. Je ne sais pas d'où ça me vient. Donc j'espère que la vie est longue et que je pourrai. Et voilà, les jeunes qui aident les personnes plus âgées, les choses un peu coopératives qu'on peut mettre en place me font complètement rêver. Aujourd'hui, la loi et les réglementations freinent beaucoup parce qu'il faut pouvoir avoir tout un tas de validations pour mettre ce genre de choses en place. Par exemple, les personnes âgées qui puissent contribuer au sein de l'établissement au bon fonctionnement de celui-ci. Ce sont des choses qui, moi, m'animent. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que cette question sociétale est aussi visible. dans notre monde du cheval. Il y a un sujet que j'aimerais amener, c'est que j'ai vécu un truc vraiment pas très cool. Il a fallu que je me pardonne pour pouvoir en parler. C'était il y a un moment déjà. Je vais essayer de vous le faire largement. J'ai promis que je ne donnerai pas de nom. Je vais essayer de vous le faire largement. La première poulinière que j'ai... Comment je vais vous le dire ? C'est-à-dire que quand on est professionnel, Il y a une notion de réalité économique. Quand vous coulez, j'ai une personne que j'aime beaucoup qui m'a écrit récemment et qui me dit, dans mes activités, je n'arrive pas à poser mes limites. Actuellement, je ne gagne pas ma vie pour telle et telle raison. Du coup, je ne sais pas quoi dire à telle et telle personne qui ne se rend pas compte de telle et telle contrainte. Je lui ai dit que c'est simple, c'est hyper important que tu comprennes que si tu ne mets pas les choses en place pour pouvoir fonctionner, tu prives les gens qui ont. qui ont besoin de toi et de ton professionnalisme et de tes connaissances, de ta réussite. C'est-à-dire que de réussir vous permet de contribuer. De réussir vous permet de continuer de faire ce que vous faites. Ça, c'est une première chose. Dans toute réussite professionnelle, il y a une réalité économique, il y a une réalité d'où on vient, qu'est-ce qu'il est possible ou non. Dans mes rêves, ici on est à 6-7 hectares sur des terres très humides. Je dirais qu'il y a 6 utilisables en prairie et j'essaye de respecter un maximum le bien-être de mes chevaux, donc de ne pas saturer le rapport cheval par hectare. C'est ma vision, à Paris on ne peut pas faire comme ça, j'en ai déjà parlé. Moi ici, à Vieux-Condé, j'essaye de tendre à un équilibre qui me permette d'avoir les chevaux dehors, tout en complémentant avec du foin, un maximum, même si c'est parfaitement imparfait. Aujourd'hui, je ne peux pas me financer et mettre en place, de manière réaliste, je ne peux pas financer et mettre en place la prairie où j'ai mes jeunes chevaux qui vieillissent paisiblement. J'adorerais ça. J'aspire un jour à mettre ça en place. Et alors, évidemment, je vois ça attenant parce que du coup, tous les jours, de faire un aller-retour, enfin voilà, c'est pareil. C'est ce qui est éthique. Quel est le mieux ? Si le cheval que vous avez tant aimé, finalement, il finit très loin tout seul, vous n'allez jamais trop le voir, il n'y a pas d'interaction. Je pense qu'il y a un moment, c'est qu'est-ce qui est vraiment bien pour le cheval ? Qu'est-ce qui est vraiment bien pour nous ? Quel est le compromis ? Et je pense que c'est des questions qu'on n'aime pas se poser parce que ça pique. J, qu'est-ce qui était le meilleur pour lui ? Je n'aime pas me poser cette question parce que ça pique. Une chose est sûre, c'est qu'au quotidien, il s'ennuyait et qu'il était triste quand je montais d'autres chevaux. C'est difficile quand on est pro de... de trouver la bonne voie et puis on vient pas tous du même endroit c'est à dire que financièrement on peut pas tous quand on commence encaisser les mêmes contraintes les mêmes frais donc bien sûr que le but c'est d'évoluer bien sûr que le but c'est de pouvoir mettre ce type de choses en place parce qu'en plus alors On va parler de Mme Coco. Mme Coco, elle, le troupeau, elle en avait sa soupe. Elle me l'a dit, clairement, elle avait vécu en troupeau toute sa vie. C'est un cheval qui portait beaucoup. C'était vraiment une encre. Et de faire l'encre, c'était bon pour elle. Donc, elle-même, de rester là, mais de continuer d'être entourée des petits poulains, etc., ce n'était pas son truc. Elle avait envie d'autre chose. Moi, j'ai ressenti que, on peut dire, l'équipe au complet a compris de son comportement et de sa communication. Ça. Sachant que moi, je discute avec mes chevaux depuis un an des années. Donc, qu'est-ce qui est le vrai juste ? Et de nouveau, pour chaque cheval, avec individualisation, qu'est-ce qu'on aimerait mettre en place ? Qu'est-ce qu'il est possible de mettre en place avec la réalité de terrain, logistique, environnementale et économique ? Et quelle est la place des chevaux âgés dans notre monde ? Et on pourrait même aller jusqu'à quelle est la place des chevaux dans notre monde ? Parce qu'il y a aussi la question de, il y a certaines personnes, une ostéo, qui avait dit, ah non, moi, je ne soigne plus du tout les chevaux montés. Pour moi, de monter sur les chevaux, c'est... Je n'ai pas du tout le mot par rapport à ça. Pour moi, monter sur les chevaux, c'est absurde. Et donc, de soigner des chevaux sur lesquels on a monté, c'est absurde. On ne devrait pas monter sur les chevaux. OK, mais je vous le demande. Aujourd'hui, sans la partie sportive, déjà, l'histoire et l'évolution de l'histoire du cheval dans notre monde, il nous a permis d'apporter du courrier, il nous a apporté... permis de transporter des gens, il nous a permis de faire des guerres. Quelle est son histoire ? Qu'est-ce qui fait qu'il a cette présence auprès de nous ? Ce rôle ? Et alors, quelle sera sa place demain en fonction des différentes possibilités ? C'est une question qui me passionne. Aujourd'hui, finalement, qu'est-ce que le sport apporte ? Quels sont les bénéfices-risques de chaque situation ? Si tout le monde s'écarte de la notion de sport ou de loisirs, quelle sera la place du cheval ? Je pourrais vous tenir pendant des heures avec ça. Sachant qu'aujourd'hui, il y a un très grand marché qui est la viande de cheval à l'étranger. En l'occurrence, au Japon, ils sont très friands d'acheter des chevaux de trait ici. C'est une viande qui vaut beaucoup d'argent. Donc, ils achètent des chevaux de trait au prix de vente ici. Ils leur font prendre l'avion et puis ils le consomment là-bas. C'est aussi une... place qu'a le cheval dans le monde. Et encore une fois, je n'ai pas de jugement parce qu'après, il y a est-ce qu'on considère qu'un être a plus quelles sont les raisons qui font qu'un être a plus le droit d'être mangé qu'un autre ? Enfin, voilà, pour quand on consomme de la viande, c'est des questions qui n'ont pas de réponse. Et donc, ça m'importe qu'on puisse tous ensemble aborder ce type de sujet avec beaucoup de tolérance du point de vue de chacun. Et après, ce qu'il faut, c'est savoir ce que vous avez dans le ventre, ce qui est juste pour vous. Moi, personnellement, je mange assez peu de viande, mais j'en mange très lâchement. Je ne saurais pas tuer l'animal que je mange. À un moment, je n'en mangeais plus du tout. Pendant des années, je n'en ai plus mangé du tout. Et là, dernièrement, un peu par lâcheté, ça ne s'est pas mis sur pour moi de bien cuisiner les trucs. Donc, de temps en temps, ça m'arrive de manger de la viande. Est-ce qu'une espèce vaut plus d'être mangée qu'une autre ? Dans mon éthique, non. Par contre, personnellement, je ne sais déjà pas manger beaucoup de viande. Donc, il y a très peu de choses que j'arrive à manger. Voilà. Mais ça, c'est moi. C'est mon avis. Donc, est-ce que je considère qu'une espèce a plus le droit d'être mangée ? Non. Est-ce que pour autant, je mange tout un tas d'espèces ? Non. Je ne suis pas du tout... Voilà. Est-ce que je mange du poulet alors que j'adore les poules ? Que je considère qu'on peut avoir une vraie relation avec une poule ? Oui. C'est des vraies questions. la place du cheval dans le monde, la place des personnes âgées dans notre monde, quelle peuvent être leur contribution. Et du coup aussi, avoir encore une contribution active, ça peut être de par une simple présence, ça peut être de par du conseil, ça peut être de par une activité, permet une forme de longévité et se permet de trouver une place, de trouver son rôle, d'être dans un bien-être. Tout ça pour dire que dans mes rêves, les chevaux plus âgés accompagnent les plus jeunes. et ont une place dans les écuries, et il y a la place logistique et financière de pouvoir garder des plus vieux chevaux, qui élèvent les plus jeunes, etc. Aujourd'hui, dans ma réalité ici, ça n'était pas possible, ni financièrement, parce que j'ai lancé mes activités fixes il y a huit ans, pour rentabiliser des investissements colossaux comme ça. C'est chacun sa contrainte. Est-ce que vous avez... plein de terres parce que vous êtes fille ou fils d'agriculteur, ou que vous avez pu racheter, chacun de sa contrainte. Mais aujourd'hui, chaque place est importante et il s'agit de trouver comment maintenir un équilibre. que tous puissent s'épanouir et que l'activité puisse fonctionner. Et donc, observer quel est le bon moment, pourquoi, comment. Bon, donc pour revenir à cette Madame Coco, que j'adore, c'est une jument qui m'a appris mon métier d'éleveur, que j'ai acheté. Du coup, l'élevage auquel je l'ai acheté a fait ce truc très bien, de vendre une jument pas très chère et pleine assez tôt. Parce qu'en fait, dans ce cas-là... Ils vendent à un plus jeune éleveur ou un éleveur qui s'exarme, une jument qui sait déjà faire, qui pourra, en espérant que la personne en prenne le plus grand soin, mais eux, ils favorisent un châtel pas trop âgé pour justement éviter les problèmes de santé. En fait, ce qu'il faut éviter, c'est d'avoir un cheval à placer qui n'est plus en santé, qui n'a plus de valeur marchande. Je suis désolée pour l'expression, je vais éternuer. Pardon, j'ai secoué de la poussière. Tu perds donc, j'aurais du mal à couper ça. Vous aurez mon discernement. Donc, ils m'ont vendue Madame Coco à ce moment-là, qui avait une valeur qui a été incroyable pour moi. C'est du moins, elle a été incroyable. On a fait plusieurs poulains ensemble, elle m'a tout appris. Elle a fait son rôle incroyablement. Et alors que je pouvais encore faire des poulains, je pense que quand j'ai commencé à me dire, là, il faut que je trouve une suite qui soit OK pour moi, bien maladroitement. Elle avait 18 ans, pas de problèmes locaux, pas de problèmes de santé. On aurait pu refaire un poulain, parce qu'il n'y a toujours que faire des poulains, jusque très tard. Mais par contre, elle en avait soupé, elle a fait des poulains toute sa vie, du coup pour l'élevage précédent et pour moi. Et elle avait très envie qu'on s'occupe un peu d'elle, poupouning. Il y a des gens qui n'ont pas envie de ça, mais elle, voilà, on l'emmène promener à pied, qu'on fasse un peu de travail en liberté. Elle pouvait aussi faire une balade montée. C'est plus ce à quoi elle tombait maintenant. Je vous dirais quelque chose de complètement différent pour un autre cheval. Et donc, je me dis, OK, elle a encore une valeur. Je vais essayer de trouver quelqu'un qui peut lui proposer ça. Et du coup, mon projet, parce que techniquement, je perds... Je suis désolée pour cette conversation, les gars, mais je perds de l'argent. Si je veux poncer et gagner des sous jusqu'au bout, j'emmène cette jument encore à faire 4 ou 5 poulains, les lessiver, et après, je vais aller... Enfin, voilà. L'idée, c'est... Moi, je suis toujours d'accord de perdre des sous. Je ne peux pas, c'est-à-dire la garder jusqu'à ses 35 ans dans mes terres aujourd'hui, ça n'était pas possible d'un point de vue logistique, parce qu'en fait, j'ai plusieurs jumeaux en pollinière, j'ai plusieurs chevaux de sport, et déjà là, le nombre est vite acquis. Aujourd'hui, par contre, on ne sait pas, je l'aurais peut-être gardé, j'aurais racheté des terres après. Dans ma réalité aujourd'hui, chaque cheval supplémentaire, comme je les gérais seul, je les gère en partie toujours seul, ça n'était pas possible, sinon on allait me perdre moins. Et si on me perd moins, que ce soit mon activité qui coule financièrement ou moi qui tiens plus sur mes deux jambes parce que je me mets trop de travail, c'est tous les autres chevaux qui n'ont plus ce qu'il faut. Donc je me dis, tant qu'elle a encore une valeur, je ne vais pas faire un poulain supplémentaire, je vais essayer de lui trouver quelque chose qui lui convient. Et là, je me lance dans un truc que ni jamais fait. Vu qu'en fait, j'ai toujours vendu des chevaux. qui avait une valeur plus importante. Je me suis amertru dans une situation où on est sur des valeurs assez basses. Et là vient un risque. J'espère que ça sera bien tourné. Je ne sais pas comment je vous retournerai ça pour vous expliquer ça différemment. Là vient un risque, mais je ne le vois pas tellement venir. Je mets mon annonce et je me dis, moi, d'avoir des sous de 7 juments, je m'en fous. Donc en fait, j'annonce un petit prix. en me disant je vais trier les personnes qui viendront ici, je me rendrai compte à qui j'ai affaire, j'irai voir le pré. Je lui mets mes annonces, il y a eu plusieurs personnes intéressées en disant voilà, là je me rends avec en parfaite santé, je voudrais qu'elle n'élève plus. Elle a fait ça toute sa vie par contre, elle peut être un chouette cheval de famille, elle peut faire ceci cela, elle n'a pas de problème locomoteur, elle est en ordre de tout. Moi j'ai encore fait voir le dentiste avant de partir de l'ostéo etc. Donc tout nickel. En échange par contre je veux qu'elle soit dans une maison contre bon soin pour le plus longtemps possible. C'est là où c'est important de comprendre que vous ne pouvez jamais protéger complètement votre cheval. Tout le message, c'est là. Vous ne pouvez jamais protéger complètement votre cheval dans la vente. Parce qu'en fait, on a, et moi très naïve, on a ce petit carnet où on dit qu'on exclut le cheval de la consommation. Sachez qu'il y a des pays qui viennent racheter des camions, qui retirent la microchip ou qui se débrouillent sans papier et que ça peut mal tourner. Ça ne protège pas. aujourd'hui complètement le cheval. C'est malheureux mais il y a des gens pas bien qui font des trucs comme ça. Vous n'êtes pas à l'abri que la personne auquel vous confiez votre cheval décède et que son fils est en plein divorce, qu'il se récupère avec un cheval sous les bras et que lui fasse confiance à une personne mal intentionnée comme ça m'est arrivé moi. Et que ça finisse mal pour le cheval. C'est à dire que de complètement protéger le cheval est extrêmement difficile. Et puis il faut savoir qu'à l'échelle mondiale, il y a des fonctionnements différents partout. C'est-à-dire, nous, quand on envoie des chevaux à l'étranger, on le sait, il y a des pays, une fois que le cheval ne sert plus, c'est l'euthanasie. Il y a des pays, par contre, où ils doivent payer. Il me semble qu'à Hong Kong, alors je ne dis peut-être pas que des vérités, mais c'est des choses que des transporteurs, je n'ai pas été voir par moi-même, ont dit, à Hong Kong, ils doivent payer dans une très grosse écurie. Le prix de la retraite du cheval fait partie du prix qu'ils payent mensuellement. Il y a un truc un peu comme ça. Là, c'est... Par contre, je ne sais pas quel type de retraite c'est. Chaque pays a un petit peu sa philosophie. Et ce n'est pas ce que moi, personnellement, j'ai envie de voir partout. Bref, je me lance dans cette aventure. Une personne m'appelle, deux personnes m'appellent. Je me rends compte que ce n'est pas si simple. Pourtant, je me sens... Je me dis, j'ai un super chouette cheval qui peut aller balader, qui peut sauter, qui peut marcher, longer avec quelqu'un, en pleine santé, en ordre de tout. Ce n'est pas si simple. Et arrive un gars. Et moi, je suis dans une période un peu critique pour la boîte. Il y a plein de choses à faire. Je vais être trop de chevaux, je suis épuisée. Je regarde le gars, il a l'air correct, je ne me méfie pas. Arrive un gars, oui, bonjour, il vient au scooter. J'aurais dû faire un mot-là. Je me sens très bête de vous raconter ça, mais c'est quand même ce qui s'est passé. Il dit, voilà, moi, ça me détend les chevaux, j'ai un prix là-bas que je loue depuis toujours, j'ai un gris de chevaux, ma petite gris de chevaux, il me montre les photos, il est amoureux de son gris de chevaux, ma compagne s'occupe des chevaux, ça lui fait beaucoup de bien aussi. Moi, ça me plairait de récupérer ses duments, est-ce qu'elle vous va ? Et je vois bien ! Je vois bien qu'il se connecte pas de ouf à la jument. Par contre, il a quand même un peu de feeling avec les chevaux. Oui, c'est la même... Voilà. Bon. Voilà, moi, ça s'arrête pas là. Je fais mon enquête, je suis fidèle à moi-même. On sait que quand j'ai un cheval, c'est quelque chose. Donc, je lui dis, OK, où est-ce que c'est votre prêt ? Est-ce que je peux venir visiter ? Et heureusement, c'est ce qui a sauvé la jument. Enfin, sauvé. Je vais essayer de vous faire l'histoire. Ça va être long, je vous préviens. Est-ce que je peux venir visiter le pré ? Comment est-ce que vous vous en occupez ? Quels sont vos vétérinaires ? J'appelle tous les vétérinaires que la mecque connaît, savoir s'il a des impayés, s'il prend soin des chevaux, quelle est sa réputation. Je fouille tout. Il n'y a rien vraiment carte verte, il n'y a rien de red flag, il n'y a rien de drapeau vert de ouf. Et puis il me dit oui, alors ce serait bien que je l'ai assez rapidement. Dans tous les cas, je veux transporter ma jument moi-même. Et je dis oui. Je dis oui. J'emmène la jument. Et ça se fait un peu vite. C'est jamais bon quand ça se fait trop vite. Mais ça, c'est ma croyance. Ça se fait un peu vite. Je vais vérifier sans le cheval la prairie. Ça me semble tout à fait correct. Les vétos, il n'y a rien. Le type, il est là au rendez-vous. Je le trouve un peu chelou quand même. J'écoute pas mon ventre. Je fais un petit déni, quoi. Il y a un arc-en-ciel sur la route, je suis un peu superficieuse, mais super, l'arc-en-ciel, c'est bon signe, je parle. Voilà, bref, je reviens plus tard, j'apporte la jument, je dessins la jument, je mets la jument. Ça se passe correctement avec l'autre cheval, de toute façon, elle a un tel leadership, elle est tellement ancrée que je suis pas inquiète pour elle sur ce côté-là. Il y a à boire, il y a à manger, il y a tout, puis surtout, j'ai l'adresse. Donc je me dis, je ferai des allers-retours le temps qu'il faut pour bien vérifier que tout va bien. Et on verra comment il va gérer quand il y aura moins d'herbe. Il y a un truc bizarre aussi, il y avait un autre cheval, il attendait quelqu'un pour récupérer l'autre cheval. Il y avait quand même plusieurs trucs bizarres, mais je ne sais pas, déni quoi. Déni. Voilà, j'apporte la jument, je demande des nouvelles du type, est-ce que tu l'aimes bien ? Est-ce que ça se passe bien ? Oui, oui. Et aussi quand je lui serre la main et que je laisse la jument, je n'ai jamais fait ça avec personne. Je lui serre la main et du coup... Il devait me donner un petit montant, je sais plus quoi, j'écoute. Le montant, garde-le. Je préfère que tu lui achètes un vrai gros vermifuge quand ça sera nécessaire. Je préfère que tu payes ce qu'elle a vraiment besoin. Si à un moment, tu as besoin d'argent, tu m'appelles. Tu as mon numéro. Si elle a besoin de quoi que ce soit, si tu as une question santé, tu m'appelles. Enfin voilà, tu me tiens au courant et je lui veux des nouvelles. Et alors, je lui serre la main et je lui dis, si j'apprends. que tu fais du mal à cette jument, qu'il y a quelque chose qui va pas, je te retrouverai, je te tuerai. Bon, je vous jure que c'est ce que j'ai dit. Je n'ai jamais tué personne, c'était officiellement une menace de mort, c'est parfaitement interdit. Je sais pas, je pense que tout mon être avait senti que quelque chose n'allait pas. Et je ne me suis pas écoutée. Et je regarde ce type dans les yeux qui baisse un peu les yeux et je ne respecte pas mon intuition. Vous verrez, l'histoire finit bien. Bref, cette jument est là-bas, je lui écris, ça va, oui, ça va. Un mois, deux mois, trois mois, j'ai plus de nouvelles. Régulièrement, je passe dans la prairie. La jument va bien. Tout va bien. Trois mois, j'ai plus de nouvelles. Entre-temps, j'ai appris qu'il y avait eu des trucs avec une véto qui ne m'a pas contactée. Bon, après, il ne pouvait pas tout savoir. Il y a une véto, en fait, il a voulu remplir la jument entre-temps, alors que je n'avais ni plus de poulain. Il y a une véto qui a dit, Audrey ne serait pas d'accord que tu fasses ça. Avant que je n'accepte ça, tu lui demandes. Mais par contre, elle ne m'a pas contactée. Mais ça, c'est l'avantage d'avoir quand même une réputation qui est faite. Où, ben voilà, je suis... Je suis moi, je sors un peu de la norme, mais par contre, je suis assez droite. Donc normalement, c'est un peu... Et bref, je retourne au pré. Je n'ai pas de nouvelle de ce mec. Je trouve que ça pue. Je me fais réveiller la nuit par la jument. Il y a quelque chose qui ne va pas. Je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Je vais au pré, il n'y a plus de jument. J'appelle le mec qui répond pas, j'appelle le mec qui répond toujours pas, j'appelle le mec qui répond toujours pas. Je perds la jument de vue. Et je sens que ça va pas. Et je dors pas. Et je sens que ça va pas. Je sais plus dans quel ordre quoi. Mais il s'avère que j'aurais réuni tous les copains, alors qu'on est franchement pas des foudres de guerre de l'énervement, je vous le dis. Y'en a jamais un qui a tapé une mouche quoi. J'ai dit écoutez ça va pas du tout, la jument on a pas de nouvelles, il faut retrouver la jument, je sens qu'il y a quelque chose qui va pas. Il s'avère que tous ensemble, on s'organise. Je ne sais plus où j'étais, mais j'étais barrée. Ils vont à la prairie. Ils interrogent le propriétaire de la prairie qui dit « Oui, le gars est parti. » On apprend qu'il a essayé de lâcher un étalon pour faire saillir l'égeument. Qu'ensuite, le gars l'a viré parce qu'il trouvait ça bizarre. Que systématiquement, il prenait des chevaux qui pertaient et il nous décrit un gars tatoué avec un van. On comprend qu'il y a un circuit. On comprend qu'il y a un circuit, on comprend qu'il revend les chevaux, on comprend qu'il revend les chevaux quand ils ont une valeur à d'autres maquillons et quand ils n'ont pas de valeur à la boucherie. Je vous le dis simplement. Bon, panique, panique, on comprend le truc. Moi, je me dis, s'il a du moins eu arrivé quelque chose, jamais je ne me pardonnerai ça, j'arrête mes activités. Je ne m'en remettrai pas. Je vais m'en vouloir toute ma vie. Alors que j'ai voulu bien faire, voilà. On commence l'enquête, on récupère l'adresse du gars. Heureusement, j'avais tout demandé. J'avais demandé les cartes d'identité quand vous vendez vos chevaux. Mettez un prix qui est au-dessus et vendez alors qu'ils ont encore un prix. Mettez un prix qui est au-dessus d'une valeur marchande de ce type-là. Bref, on a l'adresse. J'envoie des copains. C'est véridique. J'envoie des copains. Vous y allez, vous interrogez. Vous dites que dans tous les... Vous menacez. Vous faites ce que vous voulez. Mais ce type, je veux savoir où est la jument. Voilà. Ils y vont, alors que je vous dis, on ne sait pas faire mal à un demi-moustique. Ils interrogent la nana, elle finit par lâcher des infos. Le gars, du coup, a peur, me rappelle. Et là, je me dis, ok, s'il raccroche, je suis foutue. J'écoute Maxime, il s'appelle Maxime. Alors, j'ai lâché le prénom, c'est pas grave. On ne sait pas quel est son nom. Dans la vie, de prendre de mauvaises décisions, ça arrive. Ça nous est tous arrivé. Tu as peut-être eu besoin d'argent. Je t'avais dit que si tu avais besoin d'argent, il fallait m'appeler. Si il y avait un problème, il fallait m'appeler. Voilà, tu ne m'as pas cru sur le fait que j'arriverais à te retrouver. Là, je sais que tu travailles avec un tel, que vous faites un truc parfaitement illégal. Ça va se passer de manière très simple. C'est soit tu me dis où est la jument, maintenant, et je peux retrouver la jument d'une manière ou d'une autre. Soit par contre, je trouve une solution pour que tout le monde ait des emmerdes. Il panique, il me dit oui, oui, non, non, mais oui, je suis désolée. Il dit je dois passer un coup de fil, donc il demande à son collaborateur qui est le cerveau de l'affaire, et puis tout le petit schéma des gens qui travaillent ensemble dans ce petit système, où du coup si un cheval a de la valeur, il y a d'autres maquillons qui rachètent, qui margent et qui revendent plus cher. Et si un cheval n'a pas de valeur, dans tous les cas, comme ils l'ont eu, de nez, pas cher, de gentil gens. ils l'envoient à la boucherie et ils ont fait un chèque. Ils ont gagné un chèque. On le fait un peu simplement. Et du coup, chacun a une partie du chèque. Le gars panique. Le fait que je dise des noms, il pense que machin, et ces trucs qu'il vous a dit, je ne dirai pas mes sources, je te retrouverai toujours. Tu me retrouves lâchement. Et après, je t'oublie, je ne parle plus de toi. Ça se sent que je savais qu'un jour, je parlerais de l'histoire, mais pas de ce prénom précisément. Enfin voilà. Les noms pour moi sont... Dans tous les cas, ils ont tous eu des soucis sans moi, la vie a fait son boulot. Mais par contre, c'est un marché qui existe, qui sera repris même si eux arrêtent. C'est un marché qui existe et qui est repris par d'autres. Vu que l'argent facile fait toujours... Il y a toujours un mec qui a besoin d'argent facilement, il y a toujours un type qui refait des conneries. C'est comme ça quoi. C'est le principe de la vie. C'est un peu triste mais c'est comme ça. Bref, il me dit, la jument est chez untel. où je l'ai vu revu à vendre, je ne sais plus bien comment ça se passe. Je retrouve le prénom. D'abord, elle était entre les mains d'un jeune gars. L'histoire, c'est que lui l'a revendue au tatoué, qui lui trie. Le tatoué l'a revendue à une marchande. Ils se sont dit, on va élever. Elle avait un super papier, elle était encore en pleine forme, elle pouvait faire plein de poulains. C'est ce qui l'a sauvée, c'est qu'elle pouvait encore faire plein de trucs. Et d'ailleurs, à un moment, elle était enceinte. Ça, c'est l'histoire triste, par contre, c'est qu'elle a été enceinte et que du coup, après, ils l'ont fait aborter. Donc, elle a quand même vécu ce truc-là pas cool. Enfin, bon, moi, là, j'ai m'en finie d'enceinte. C'est super, la fin, donc voilà. finalement, cette nana, cette revendeuse qui s'était dit je vais élever avec cet jugement-là, a un souci parce qu'elle a vendu un cheval drogué à une autre petite très gentille personne qui a un rôle important dans cette histoire, à une cliente qui a payé 3 500 euros, ou si je me trompe, 500 euros près, un cheval complètement pété à taxique, sous drogue, et qui une fois arrivé chez elle, s'est rendu compte que le cheval était complètement pété à taxique et du coup est allé se plaindre. La nana a dit... Je ne peux pas vous rembourser. Elle avait signé tous les papiers. Elle était bloquée dans la vente. Évidemment, sur cette petite somme-là, ils n'ont pas des avocats et des trucs. Ils ont dit, ce que je peux faire, c'est vous les changer. Il y a celle de moi qui est arrivée. C'était Madame Coco. Cette nana-là, que je remercie encore si un jour elle écoute ça, se rend bien compte que les chevaux, ça ne va pas. Elle se rend compte qu'elle ne récupérera pas ses sous. Elle s'est dit, accepte et récupère Madame Coco. Pareil, la jument change d'écurie. Elle, elle se dit, avec une jument de 18 ans, moi, j'ai pas d'intention. Je voulais faire un peu de dressage. C'était acheter un jeune cheval. Pareil, on en revient sur le prix d'achat, les gars. Mais c'était acheter un jeune cheval, machin. Elle sentait que cette jument-là, elle promène un peu avec. Forcément, la jument n'avait pas été nourrie depuis qu'elle était dans un box. Et droguée pour pouvoir la promener à pied sans danger. Ça, c'est un autre truc que je ferai, un podcast sur... sur les fous qu'on endort, qu'on sédate pour les visites. Et elle récupère la jumeau. Elle se rend compte qu'elle ne veut plus faire de sport, que la jumeau, ce n'est pas adéquat. Elle trouve un petit gars qui prend un genre de demi-pension et achète la jumeau plusieurs fois. C'est là que je retrouve tout le monde. C'est là que je retrouve tout le monde, que je retrace le tout. En très peu de mois, c'est-à-dire que je pense que j'ai déposé la jumeau en mars. février-mars, en juin ou juillet, je récupère la trace. Je me trompe, les gars, mais dans l'idée. Sachant que j'ai surveillé la jument quelques mois, j'ai dû perdre deux mois de son histoire. Je retrouve le petit gars qui est très sympa. Franchement, il prend soin de la jument, il saute, il monte. Voilà, c'est pas une équitation que j'aime pratiquer. Je dis trop rien, je retrouve le droit d'aller un peu la voir. Il a su qu'elle était enceinte, il a pris la décision de la faire avorter lorsque lui il a travaillé. Lui a touché un cheval 3 francs 6 sous, étant en train d'essayer de les payer, sauf que ce type n'a pas d'argent. C'est-à-dire qu'il est en train de la payer 1000 euros en 14 fois, il est en train d'essayer de payer une pension avec des ferrures dans un endroit qui coûte très cher alors qu'il n'a pas un bal. Et l'autre nana n'est pas très contente parce que du coup il lui doit des sous et qu'il ne finit pas de la payer. Sachant que moi elle n'est pas pliée, je ne sais plus... Je sais plus qui avait les papiers dans cette histoire et la propriété c'était la facture, c'était à la nana. Le nom de la jument était toujours à cette nana. Voilà donc moi je retrouve cette jument, je vais la voir une fois, deux fois, je vois qu'elle a vécu des trucs pas cool mais elle est sur ses quatre pieds. Pas de problème de locomotion, elle me voit, elle est assez contente de me voir. Elle aime ! Elle n'aime pas ce qu'elle a vécu pendant les deux mois, par contre elle aime bien que le mec s'occupe d'elle, elle aime bien aller promener, elle aime bien travailler un peu, ça elle aime bien. Bon, elle n'est pas en état, mais c'est pas si mal. Elle est dans un poney club très connu, tenu par un gars grosse carrière en compétition. Pareil qu'on ne citera pas, mais ça ne m'amuse pas non plus de raconter ça. Et il s'avère que du coup... ce gars, ce petit jeune, ne paye plus. Et donc ce petit jeune ne paye plus, le type, donc l'ananas qui a un petit coco, veut la récupérer. Sauf que le type du Poney Club n'a pas été payé. Ce que je comprends, les impayés difficiles à gérer, on pourrait aussi en faire un podcast. Et du coup, ne veut pas rendre la jument. Et lui, quand il n'a pas d'impayé, qu'est-ce qu'il fait ? Que le cheval est 18 ou 19 ans. D'après ce que j'ai compris, je n'en ai pas de preuves. Enfin, dans tous les cas, je n'ai pas passé un très bon moment avec lui. C'est que du coup, les chevaux passent au Poney Club. Et puis quand ils ne servent plus, hop, pareil, bizarrement, ils disparaissent. Et ça... C'est la réalité dans beaucoup d'endroits. Il y a une réalité économique, il y a une réalité environnementale, il y a une réalité logistique. Personnellement, je m'étais toujours très fort isolée de toutes ces questions. Il y a aussi à partir de quand on considère que vraiment le cheval, c'est la fin de sa vie, on l'accompagne, à partir de quand on maintient, à partir de quand on s'acharne. Ce sont des questions auxquelles je n'ai pas de réponse parfaite. J'ai des idées, on pourra en parler. Mais la réponse parfaite est difficile à trouver, je pense, parce qu'on est sur de la morale et sur de l'éthique et la sensibilité de chacun. Sachant que même pour nous-mêmes, moi personnellement, dans certaines situations, j'ai envie d'un acharnement thérapeutique, dans d'autres, non, ça n'appartient qu'à moi et pour autant, ça peut offenser mes proches. Donc déjà, pour nous-mêmes, c'est un sujet un peu galère. Pour un être qui ne parle pas. Donc, se gaine de parents de l'âgement. Pareil, là, du coup, moi, je trouve le moyen de menacer. de dire on va pas faire comme ça. Je lui propose de l'argent. La nana m'aide. Ensemble, on lui dit écoutez, c'est pas comme ça qu'on traite les chevaux. Je comprends, vous avez été payés. Moi, ce que je vous propose, c'est de vous rembourser autant pour récupérer la jument. Je lui propose du fric. De toute façon, il voulait rien lâcher. Je lui propose du pognon. Donc moi, j'ai donné la jument. Je suis en train d'aller racheter ma jument. Tant pis, je paye ma connerie. Je veux dire, j'ai fait une erreur énorme. qui m'a fallu très longtemps pour me pardonner. Ma jument est là, je ne veux pas prendre le risque de la reperdre de vue. Je vais la rechercher. J'arrive, sachant que j'avais été très désagréable avec lui, parce que j'avais fait une petite leçon de morale sur le bien-être du cheval, selon mes convictions, sur le fait qu'on ne met pas un cheval de 18 ans au club. Je comprends pour ces impayés, mais on ne séquestre pas un cheval pour autant, d'autant que cette jument n'appartenait pas aux petits jeunes. Donc je pense qu'il y a moyen de se protéger des impayés d'une manière différente. Après, c'est un sujet aussi pareil qu'on peut aborder ensemble parce que je comprends. Par contre, sa manière de travailler, non, je la cautionne pas. J'y retourne, je pose le pognon sur la table. Parfaitement illégal, ce fric, parce que du coup, j'ai pas de facture pour récupérer. Je suis pas sûre que ça a effacé les dettes du petit jeune qui, dans tous les cas, ne pourra jamais rien payer. Je dépose ses sous, je récupère ma jument, je la ramène ici. La jument me voit. Alors, je vous prie de croire qu'elle a bondi dans le camion. Il n'y a pas eu de débat. On était de retour, fin de l'histoire. Et entre-temps, cette nana a accepté de me laisser. C'est moi qui ai payé pour récupérer la jument, mais elle a accepté parce qu'au final, c'est une jument qu'elle a achetée. Vu que ce cheval qu'elle avait échangé, qui était à 3 500 euros, elle a eu Madame Coco en échange. Elle a perdu 3 500 euros qu'elle n'aura jamais récupéré. Elle a accepté de me relaisser le droit et de me signer un papier pour que je récupère les droits de la jument pour la jument. Donc cette nana, big up. Big up. Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire. Big up. Par contre, on en revient à quand on achète un cheval, tout ce qu'on peut mettre en place, et ça j'aimerais vous aborder ça dans un autre podcast, pour éviter ce genre de trucs, mais même moi j'ai encore acheté un cheval qui avait été sédaté. Je vous raconterai. Donc, je récupère la jeunesse, elle arrive ici, je prends le temps en tant qu'entrepreneur. La perte, je vous en parle parce que c'est important de le dire. Et pour les personnes qui sont vraiment animées par le gain, ce sont des choses freinantes. Voilà, je m'en reviens ici, elle me recoute, j'ai été la racheter. Pour moi, c'était hyper OK. C'est un sujet, mais c'est quand même des choses que tout le monde ne peut pas se permettre. J'ai eu la chance de pouvoir me permettre ça, de pouvoir aller la racheter, d'avoir le camion pour la charger. J'avais les moyens de me payer l'ajument qui, du coup, était de retour ici, d'en reprendre soin, de la rassurer. Et ensuite, c'est grâce... Donc voilà, cette jument, je me dis ok J'ai vu qu'elle aimait le travail Je me suis pas trompée, le lien avec le petit jeune Elle aimait le lien avec le petit jeune Par contre, on a un problème de protéger De cette mafia, comment je vais m'y prendre Et il s'avère que du coup Dans les contacts, dans l'équipe, Dorian est arrivé Dorian c'est la personne qui s'occupe des pieds Et qui m'a dit écoute Moi j'ai replacé une jument Qui a vécu 34 ans, ou un petit âne Et ils avaient une jument qui a vécu 34 ans Chez des gens adorables Merci. si tu veux, je leur en parle. Il s'avère que du coup cette famille est venue, mais plus tard, enfin il y a eu quelques mois, parce que bon moi j'ai pris soin de madame Coco, je voulais pas me presser, je me suis dit comment je vais trouver la bonne personne pour replacer les chevaux, et c'est une vraie question. Comment est-ce qu'on replace correctement les chevaux ? Il faut accepter de perdre des sous, il faut accepter de pas donner le carnet tout de suite, il faut accepter de garder des frais ou une participation, certains frais éventuellement, enfin il y a des choses à mettre en place, la solution parfaite je ne l'ai pas, parce que regardez moi j'ai failli le drame. Il faut prendre le temps de découvrir les gens, il faut continuer de surveiller. Enfin bref, donc arrive toute cette petite famille, X mois plus tard, qui avait perdu leur cheval de cœur à 34 ou 35 ans. Autant dire qu'ils en avaient pris soin. Rebelote, je retourne là-bas, je pose 10 000 questions. Je leur dis écoutez, on fait un essai, mais je reste propriétaire de l'agément. J'avais récupéré la propriété de l'agément. Si ça ne va pas, vous me la ramenez. Si vous avez besoin d'argent, vous me le dites. S'il y a un souci, je rebalise à fond. mais plus confiante parce que Dorian continue d'aller là-bas régulièrement et connaît ces personnes depuis des années. Bon, il s'avère que c'est des gens super. La jument est à 10 minutes d'ici, dans un pré avec deux poneys, un âne, chérie par le mari qui en est fou, qui la papouille. Elle est dans leur jardin, limite elle arrive dans leur salon. L'histoire finit en happy end de fou. Ça m'a appris. On ne peut jamais protéger à 100% un cheval, mais qu'on peut mettre des choses en place pour éviter les drames. Ça m'a appris que quand mon maître, quelque part, me dit non et qu'il y a des choses qui ne vont pas, il faut l'écouter, freiner. On ne peut pas refaire la vie. Et puis sans doute que c'est du mort, on a rendu service à plein de gens. Je me suis dit un jour, depuis le début, j'ai récupéré le cheval. Je me suis dit, un jour je ferai le podcast et ça aidera plein d'autres chevaux. Elle aidera plein d'autres chevaux que je puisse dire que moi. professionnel à 35 ans, enfin j'en avais 34, je me suis faite avoir. J'ai pris une mauvaise décision. J'ai pris une mauvaise décision, j'ai mal placé un cheval. Ce cheval a vécu des trucs pas chouettes entre temps parce qu'il s'est fait baloter d'un point A à un point B. Les mecs, bah du coup, ils l'avaient touché zéro parce qu'ils l'ont revendu 600 à son tatoué. Le tatoué, il l'a revendu, je sais pas, 1000 à la chien qui, elle, l'a revendu 3500. Enfin voilà, ils se sont tous fait de l'argent sur le dos de la jument. Elle est arrivée dans ce poney club, le gars... voir comment il gérait son poney club. Mais c'est des vraies questions. Pour moi, je n'aime pas aimer le contact de cette personne. Je n'aime pas sa vision du cheval. Je ne suis pas contente qu'un type de cette envergure sportive avec telle réputation puisse travailler de cette manière-là. Par contre, il y a une réalité. Comment on se protège des impayés ? Pour les pensions. Et on sait que les pensions, ça ne rapporte rien. J'ai encore eu une conversation avec une experte comptable. Les pensions un peu à bas prix comme ça, ça ne rapporte rien. Financièrement, ça n'est pas viable, confortable. temps n'est jamais payé à hauteur de ce que vous faites. Ce sont des vraies questions sociétales, ce sont des vraies questions à soulever. Et donc comment est-ce qu'on fait pour que tout le monde soit respecté ? Comment est-ce qu'on fait pour trouver la bonne place pour les chevaux ? Comment est-ce qu'on fait pour les protéger et leur trouver une suite ? Ah oui mais alors il faut tous les garder jusqu'à la fin de leur jour. Bien sûr, j'aimerais. Ok, c'est fantastique. Quand vous êtes pro, que vous élevez, que vous avez x juments, x chevaux de sport, j'en sais rien, vous divorcer votre vous péter les deux jambes vous Il y a des mais. Et celui qui prétend avoir la réponse parfaite, je veux bien entendre qu'il pense avoir la réponse parfaite, mais la vie est faite de nuances. Et je pense que c'est dans la nuance qu'on trouvera le meilleur moyen de mettre des choses intelligentes en place. Donc voilà, Madame Coco, je l'ai mal placée. Je l'ai donnée. Je ne pense pas qu'il ne faille pas donner des choses, mais c'est vraiment à des personnes que l'on connaît. Parce qu'en fait, il y a ce risque. C'est que quand vous donnez, du coup, la personne peut faire de l'argent derrière. Donc, l'idée, c'est quand même de vendre des chevaux qui ont encore une valeur ou d'avoir vraiment un circuit de personnes que vous connaissez ou de mettre en place des comptes. Alors, les contrats, les papiers ne protègent pas de ça. Mais par contre, que vous ayez encore toujours une action sur les frais, un droit de visite. Moi, ce que j'avais mis en place pour la protéger m'a permis de la retrouver et d'aller la racheter, d'aller payer son droit de... de liberté. Voilà, quand elle est arrivée, du coup, j'ai fait une petite zone de quarantaine parce que je ne savais pas tout ce qu'elle avait reniflé, il ne fallait pas prendre le risque, c'était des grands endroits où il y avait beaucoup de... Mais bon, à partir du moment où elle était ici, elle était descendue, elle avait senti toutes ses copines. Voilà, elle a fait sa petite zone de quarantaine, ensuite, elle était de retour avec ses copines, elle était toute contente. Et là où elle est maintenant, elle est vraiment bien, je passe régulièrement devant la prairie, ça se passe super. Quand ils ont une question, ils m'appellent. Quand ils ont besoin d'un conseil véto, ils m'appellent parce que forcément, ils n'ont pas les compétences. C'est normal. Quand on est amateur, on est amateur. Ils peuvent compter sur moi. Et donc, il y a ce win-win qui se met en place où ils ont une chouette jument avec lequel ils peuvent développer une chouette relation. Ils connaissent toute l'histoire parce que je leur ai dit ce qu'ils étaient passés. Ils ont eu toutes les photos. L'histoire finit super et je suis très fière de ce qu'on a mis en place, moi et mes proches, pour récupérer cette jument. Par contre, je ne suis pas fière de m'être trompée. En revanche, ça peut vous arriver. Ça existe. Il y a vraiment des mecs qui viennent vous raconter la messe et derrière, ils revendent le cheval à la boucherie. Il y a vraiment des mecs dont c'est le business, puisque du coup, il y en a un autre qui avait une association en soi-disant blablabla. Pareil, en fait, c'est tout un business qui est caché et derrière, ils revendent, ils margent. Mais voilà, avec tout un système un peu malhonnête. Il y a des gens comme ça. Mettez en place des choses pour protéger vos chevaux de ça. Pensez à leur vieux jour. C'est pareil, moi, dans le choix des ventes des chevaux de sport. Si j'ai le choix, je vous donne un exemple, entre vendre 55 000 euros, un très bon cheval de sport, à une personne où je ne sais pas très bien si elle va pouvoir le garder jusqu'au bout, et que pour 50 000 euros, c'est une personne qui a des pierres à foison, qui a déjà trois chevaux à la retraite. qui peut se permettre ça, sachant que moi je sais qu'aujourd'hui, je ne peux pas, au vu de mon parcours, au vu de mon vécu, je ne peux pas. Un jour, je pourrai. Ou un jour, je mettrai un autre truc en place, parce qu'on a déjà parlé de créer une asso avec d'autres... Je ne sais pas ce que je mettrai en place. C'est une vraie question pour moi, et c'est quelque chose auquel je pense dans mon évolution. Tant considérant par contre que si je suis un Fidji par exemple, la retraite, loin de tout, juste en propos pour... Pour plein de chevaux, ça leur plaît. Pour d'autres, c'est moins leur truc. Ils vont aimer qu'une petite nana continue de les monter. Moi, les chevaux à la retraite les plus heureux que j'ai vus, qui étaient encore en forme financière, physiquement, c'est la petite demi-pension qui, pour pas très cher, vient trois fois par semaine promener en forêt. Ça, c'est génialissime, quoi. C'est génialissime qu'ils continuent de travailler à pied, qu'ils les poupounent. Ça, c'est pour moi le top. Mais ça dépend des chevaux. Il y en a qui vont aimer être en troupeau, dans un très grand lancier, des hectares, tous ensemble, à manger du foin, de l'eau. et d'avoir ce type de retraite-là. Il n'y a pas qu'une réponse. Mais qu'est-ce qu'on met en place ? Moi, le rôle de ce podcast, c'est de soulever ces questions. Comment est-ce qu'on peut protéger les chevaux ? Quand vous vendez ou que vous vous séparez d'un ami, déjà, ça arrive. Je pensais, après, le père de Jean est venu en vacances ici et il veut trouver un chien. On a été à la SPA et à la SPA, ils sont fâchés contre les gens parce que... parce qu'ils voient des trucs pas cool, des chiens abandonnés, des malinois à foison qui sont adoptés, puis c'est pas assumé. Je le comprends, je comprends. Tous ces malinois, je comprends que les gens ne savent pas assumer parce qu'ils ne se rendent pas compte et puis qu'ils sont abandonnés. C'est très triste, je le comprends. Je pense qu'une chose à mettre en place, c'est la communication. Je pense que c'est de parler de ça. Je pense que c'est d'apporter de la connaissance. Je pense que c'est de dire, voilà. Quand vous avez, je ne sais pas moi, un certain âge et que vous n'avez plus beaucoup de force et que vous n'avez pas un très grand jardin, peut-être que ce tout petit chien ne sera plus d'approprié pour vous parce qu'il est plus calme, parce que ça va assez plus relax. Et c'est chouette que vous ayez une présence parce que ça va vous faire du bien physiquement, intellectuellement, mentalement. Mais peut-être qu'un grand chien comme ça, ça sera inadapté parce qu'en fait, il a besoin de sollicitation tout le temps parce que c'est un effet génétique. Et ça, on n'ira pas contre. Et donc, vous allez vous faire peur, vous allez vous faire mal, vous n'allez pas savoir assumer. Et donc, vous allez sans doute devoir prendre une décision triste. Et il pourrait y avoir un accident qui mène. Et je pense que la chose première dans la prévention, c'est la communication. Moi, en tant qu'éleveur, c'est de dire écoutez, voilà, par contre, là, c'est un cheval de sport. C'est des choses que je sélectionne pour aller faire le Grand Prix en dressage. Donc, forcément, même Madame Coco à 18 ans, 19 ans maintenant. peut-être 20 parce qu'on a passé janvier elle va aller what en fait elle a besoin d'espace elle a besoin de bouger et elle aura pas le même comportement qu'un afflingueur c'est évident, bien qu'un afflingueur puisse être un très chouette cheval de sport mais enfin voilà ça doit faire partie de la communication et les personnes qui viennent m'acheter un poulain, même quand j'ai vraiment besoin d'argent, ce qui arrive dans une carrière d'avoir besoin de sous, d'avoir besoin de faire une vente parce qu'on a mis d'autres choses en place c'est la vie et c'est ok Merci. de dire non, là, je pense que vraiment, vous allez vous faire peur, vous avez besoin d'un cheval peut-être un peu plus confortable, peut-être qui a plus de maturité, peut-être... Voilà, pour moi, là, le choix, ou alors, il faut être vraiment très accompagné, mais qu'est-ce que vous allez mettre en place ? Et malgré le fait de faire tout ça, on peut faire des erreurs. Je vais encore citer une autre erreur que j'avais faite par le passé, je suis désolée, c'est un peu long. Donc, dans notre métier, quand on est coach, on est parfois intermédiaire. C'est-à-dire que c'est un peu comme pour une maison, agent immobilier. Nous, on a les contacts et c'est normal. C'est quelque chose qui doit être dit, mais c'est normal que quand on a développé tout un carnet d'adresses et qu'on a beaucoup de connaissances et qu'on connaît tous les élevages et qu'on connaît tous les professionnels et que forcément, à un moment, on est payé pour notre carnet d'adresses. Les apporteurs d'affaires dans le monde du business, c'est payé pour le carnet d'adresses. C'est normal, l'agent immobilier. et Mais par contre, il s'agit que tout soit transparent et honnête. Moi, c'est à ça que ce vers quoi je vais tendre, je voudrais tendre. Moi, je fais déjà ça, mais je voudrais tendre dans le monde du chum. Bref, tout ça pour dire que dans mon carnet de chevaux que je savais à vendre, il y avait un super Louis Y que j'adorais, que je montais un peu. Je ne sais pas si je le montais à vendre. Et une petite nana me contacte. Moi, je rêve d'un cheval de dressage. Voilà, très aisé. Très poli de personne aisée, ça soit... Je place la situation. C'est au bout de 18 ans, je pense. L'histoire finit bien, pareil. Elle est toujours dans les chevaux, cette nana. Voilà, je lui fais rencontrer le cheval en deux jours. Et paf, c'est le cheval de mes rêves. Elle achète le cheval, son papa suit. Je l'entraîne un peu. Au bout de 3-4 semaines, 1 mois, 2 mois, j'en sais rien. Non, mais le dressage, c'est pas pour moi. Je veux faire du western, elle veut vraiment de l'eau cheval. Moi, j'avais pris une commission. C'est quelque chose de dit. Ou en tout cas, il me semble qu'à l'époque, c'était clair pour tout le monde. Et une petite. J'avais divisé la commission pour que la vente puisse se faire. Du coup, il s'avère que j'ai reçu le cheval. Je me suis dit, là, je n'ai pas fait assez attention. Alors, on ne peut pas se protéger de tout. Mais je m'en suis voulue. Elle m'a dit, est-ce que tu connais quelqu'un pour racheter ce cheval ? Heureusement, j'avais un élève à l'époque qui était déjà intéressé par le cheval, mais le cheval était un peu hors prix pour lui, pour ses moyens de ce moment-là. Parce qu'en fait, les chevaux peuvent être à tous les prix. C'est juste, est-ce qu'on a les moyens à ce moment-là de tel cheval ? Et il s'avère que du coup, cette nana étant pressée de vendre, a accepté de baisser le prix et donc c'est mon élève qui a récupéré le cheval et hop, j'ai revendu, j'ai repris une micro-commission. Je n'étais pas fière. Je n'étais pas fière. Après, moi, ça m'a fait gagner ma vie, mais moi, j'étais plus inquiète pour le cheval. Et il s'avère qu'il est toujours X années plus tard, mais plus de 10 ans, peut-être 15 ans plus tard, avec... 10 ans, parce que ça devait être mon retour en Belgique, avec la même personne, où ça se passe super bien, où les autres travaillent après, etc. Enfin, l'histoire finit bien, mais... Je m'étais dit, bah là, j'ai... Voilà. La nana, en deux mois, finalement, le dressage, c'est trop compliqué, je vais faire du western. Et l'histoire finit bien pour elle aussi, parce que du coup, sur le coup, je pense que j'avais... Voilà. J'avais eu une ou deux pensées un peu comme ça, et finalement, c'est une nana qui a fait carrière. Elle élève des chevaux spécifiques western, elle est toujours dans les chevaux, donc en fait, elle a vraiment mordu. Mais pas pour le dressage, quoi. Marrant. Donc ça, je ne manquais pas. Enfin voilà, ça finit aussi super bien. Qu'il y ait des intermédiaires, ça permet, moi, les intermédiaires, par exemple, sur des gros chevaux de sport, ça permet qu'il y ait une clientèle internationale qui ne va pas forcément penser à appeler Audrey Lowe en Belgique et qui va me trouver un super client pour tel ou tel cheval. Moi, ce qui m'importe derrière, c'est d'avoir le choix. C'est qu'on attente les personnes et je dis, voilà, oui, ça, ça peut aller pour ce cheval-là, ça, ça peut moins aller pour ce cheval-là et qu'il y ait une forme de transparence. Il y a des intermédiaires à tous les prix. Au début, moi, j'étais un petit peu... Moi, ma règle, c'était 10%. C'était 10%. revue à la baisse pour qu'une vente se fasse, s'il y a deux professionnels c'était 5-5. La réalité a été différente, c'est qu'il y a des professionnels qui prennent beaucoup plus. Mais en réalité aujourd'hui, et je comprends, ça embête plein de gens, en plus les clients la plupart du temps ne le savent pas, en réalité aujourd'hui, qu'un intermédiaire prenne un peu plus, si moi il m'apporte vraiment la bonne personne, que je n'aurais pas trouvé sans ça, la personne n'aurait pas trouvé ce cheval-là sans ça, et derrière on me laisse le choix, on me laisse communiquer, Il y a un vrai échange. L'intermédiaire, c'est OK. Tant que les choses sont dites. Parce que par contre, ce qui ne va pas, c'est on prend 10 et puis finalement à l'avantage, finalement c'est 15. On a de tout dans le milieu. Vu que c'est assez difficile de se protéger de toutes ces choses-là. Les commissions, c'est sur facture. Ça doit pouvoir être carrément clair et transparent. Moi, ce que j'aimerais voir évoluer dans ce milieu, c'est plus de transparence. C'est OK qu'il y ait besoin d'intermédiaires. Ils sont utiles et nécessaires. C'est normal qu'au bout de X... tant dans ce milieu, on soit rémunéré pour nos contacts, pour notre capacité de recherche, pour notre capacité d'observation, pour comprendre ce que quelqu'un a besoin. Tout ça est normal. Par contre, ce qui compte, c'est que tout soit transparent, clair, dit, correct. Voilà. Je vous laisse avec ça. C'est pas très structuré. Moi, il a fallu que je me pardonne cette histoire pour pouvoir en parler. J'espère qu'elle va aider plein de gens. La question est, quand vous avez un petit budget, déjà quand vous avez un petit budget, il est important de savoir que de prendre soin d'un cheval coûte cher et que le moindre problème de santé peut vous coûter très cher. Et c'est important que vous puissiez faire face à ça si besoin parce que vous avez la responsabilité d'un être vivant. Alors vous pouvez choisir d'étaler le paiement d'un problème en prenant une assurance. Vous pouvez choisir d'avoir une pension un peu moins chère mais en veillant à ce qu'elle ne soit pas moins chère en mettant votre cheval en danger. en veillant qu'il y ait des personnes compétentes autour de vous. Vous pouvez ne pas avoir de moyens de transport pour votre cheval parce que vous ne savez pas le financer, mais en veillant que vous puissiez emprunter tel moyen de transport s'il y a un problème. Il y a des choses à mettre en place pour vous protéger et protéger le cheval. Et je pense qu'avec moins de moyens, on peut faire des choses très bien aussi. Mais en conscience, en conscience. Sachez que quand vous achetez un jeune cheval de 6 ans, 3 500 euros chez quelqu'un qui ne fait que du commerce, il a margé. C'est évident. Le cheval a mangé pendant quelques mois avant de vous trouver. On n'a pas un cheval pour moins de 200-250 euros par mois dans un environnement. Donc forcément, et plus la marge de la personne, elle a dû vous toucher 1000, 1500, 2000, comme les chevaux achetés en camion en Espagne. Pourquoi est-ce que ce cheval valait à cet âge-là, à ce prix-là ? Je vous le demande. Et il y a forcément une raison. Si ce cheval est arrivé là, il y a une raison. Et un cheval en mauvaise santé va vous coûter des sous. On peut décider, à la SPIA, il y avait un petit chien, moi j'aimais bien, qui avait plein de problèmes de peau. On peut décider de prendre ce chien-là, qui a l'air génialissime, qui a quelques problèmes de peau, et d'accepter. C'est ça une visite vétérinaire, c'est faire un point sur quelles sont les choses avec lesquelles il va falloir dealer. Moi, un chien qui a des problèmes de peau, c'est un truc... J'ai trois chiens, on n'allait pas pour moi, mais c'est un truc avec lequel j'aurais pu dealer. C'était ok pour moi. C'est un truc que j'aurais pu tenter. Voilà, celui-là, non, il va falloir passer beaucoup trop de temps. Je ne suis pas dresseuse de chien. C'est un truc que je n'aurais pas fait. Celui-là, non, il avait... En conscience, ce cheval-là, il vaut 2500 euros. Pourquoi ? Ah ben là, c'est deux personnes qui se séparent. La personne veut absolument que le cheval soit bien. J'ai tout le passif en photo-vidéo. Je sais où a été le cheval. On a des contacts en commun. Je connais toutes son... Voilà, je sais qu'il ne vaut pas tellement d'argent parce que je n'en sais rien. Il a un certain âge. Parce qu'il est ONC, il n'a pas de papier, j'en sais rien. Mais du coup, j'ai tout balisé. Allez voir les chevaux plusieurs fois. Allez voir les chevaux plusieurs fois. Retournez sans forcément prévenir, ou en tout cas pas exactement à l'heure. Ça, on en parlera dans un autre podcast. Balisez. Et quand vous vendez, c'est carte d'identité. Ou quand vous vous confiez, vous allez voir sur place, vous enquêtez. C'est carte d'identité, contrat, là. totale pour que s'il y ait quelque chose, vous puissiez retrouver le cheval, comme j'ai pu le faire finalement. Ce que j'avais mis en place était insuffisant, je ne me suis pas assez écoutée, mais j'ai pu aller rechercher la jumeau parce que j'avais l'adresse du prêt qu'on a pu... Mais il a fallu mener une enquête, on a interrogé, ils ont interrogé tout le monde les copains. Vraiment on a eu beaucoup de chance. Voilà l'histoire de ma madame Coco qui est dans son pré avec un mâne et deux poneys en train de vivre des vieux jours. dans 3 ou 4 hectares, qui donne dans le salon de la personne avec laquelle elle est, enfin de la petite famille avec laquelle elle est en lien. Du coup, cette version-là me remplit de joie. Je pense qu'ils ne font pas tellement de travail à pied ou de toute chose, ou de balade avec elle, parce qu'ils ont du mal à la séparer des poneys et des ânes. Ils apprennent les chevaux. Mais par contre, tous les jours, ils vont la voir, tous les jours, ils passent du temps avec elle. Elle est compagnée, elle est soignée. Et vraiment, je suis très contente pour elle. elle ne fait plus de bébés parce qu'elle en avait vraiment eu beaucoup et que même les garder, ça commence à être bon pour elle. De porter le troupeau, ça commence à être bon pour elle, pour son profil à elle, pour cette jument-là. Voilà. Je vous laisse avec ça, vous me direz si c'était clair. Ce qui m'importe, c'est que ça laisse des questions en suspens et que ça permette peut-être, déjà entre professionnels, de trouver des choses à mettre en place pour pouvoir replacer les chevaux. que ça permette entre particuliers que quand vous avez peu de moyens, il y a plein de choses à faire quand on a peu de moyens. Alors là, pas de moyens du tout, non, on prend une demi-pension, on ne prend pas à charge un être qu'on ne pourra pas assumer s'il a un vrai problème. Par contre, avec peu de moyens, on peut déjà faire des choses incroyables. Il y a des réformes et courses qui sont remises dans le travail par des gens fantastiques et qui peuvent être des choses incroyables avec lesquelles on apprend plein de choses. Il y a plein de possibilités, mais en conscience. Et entourez-vous de professionnels, d'inéquipes de professionnels qui veulent vraiment du bien, qui aiment vraiment les chevaux, qui vont faire en sorte d'accompagner, payer du conseil, écouter, formez-vous de la connaissance. C'est la connaissance qui protège le plus. Moi, je ne savais pas que quand je signe... C'est con, je suis honteuse de le déposer là, mais je ne savais pas que quand je signe exclusion de la viande dans le carnet, mon cheval peut être vendu dans un autre pays pour de la viande. Et qu'il y a des gens qui trafiquent ça. Maintenant que je le dis, ça me paraît logique parce qu'en fait, il y a toujours un trafic à prendre et des gens... Mais en réalité, je ne le savais pas. Je ne me suis pas dit que ça pouvait m'arriver à moi. Et ça aurait pu. Si la maman avait été plus en problème de santé, moins en forme et avec une valeur inférieure, elle n'aurait pas été revendue 3 500. Elle aurait été revendue... Je n'ose même pas imaginer. Posez-vous ces questions-là. Et voilà, étant en temps de payer 50 euros pour du conseil auprès de quelqu'un. Ça vous fera économiser bien des soucis. Je vous embrasse.