- Speaker #0
Bonjour ! Aujourd'hui, nous nous retrouvons pour un épisode « Créer son lieu de soin entre passion, doute et persévérance » . J'ai le plaisir aujourd'hui d'accueillir Alicia. Bonjour Alicia.
- Speaker #1
Bonjour Hélène.
- Speaker #0
Alicia qui aujourd'hui vient d'ouvrir sa maison de bien-être. Est-ce que tu peux nous dire le nom de cette maison ?
- Speaker #1
Eh bien, elle s'appelle Maison Splendora.
- Speaker #0
Je connais Alicia maintenant depuis plusieurs années puisqu'on a travaillé ensemble lors d'une expérience dans un hôtel 5 étoiles au spa du Castelet. Dans cet épisode, on va parler de création, de passion, mais aussi de doute, de peur et de persévérance. Tout ce qu'il y a derrière l'ouverture d'un centre de bien-être. Alors pour commencer, est-ce que tu peux déjà te présenter en quelques mots ? Oui. Alors, je m'appelle Alicia Bourgoin,
- Speaker #1
je suis esthéticienne de métier depuis maintenant 14 ans. J'ai travaillé dans des instituts ainsi que dans des spas d'hôtels, nous, le Castellet, on a travaillé ensemble. Et aujourd'hui, j'ai créé Maisons Pleines d'Aura. qui est une maison de bien-être située à Cognac, spécialisée en soins du visage, massage et soins du corps, qui sont vraiment les prestations de cœur du monde de l'esthétique que j'avais depuis toujours, quand j'ai commencé mes études. Donc j'ai vraiment voulu me spécialiser dans le bien-être et écarter du coup un petit peu les prestations plus esthétiques que l'on retrouve.
- Speaker #0
Et c'est quoi l'univers que tu proposes ici ? par rapport à toutes tes expériences passées justement ?
- Speaker #1
Ici, j'ai vraiment voulu créer un lieu. J'aime bien dire l'alliance parfaite entre l'institut et l'hôtellerie, entre l'exigence et la passion, puisque c'est un métier vraiment passion que j'ai depuis de nombreuses années maintenant. Et j'ai commencé dans les instituts de villages, de villes, où on a le côté très chaleureux, très convivial, très familial, et parfois un petit peu moins le côté exigence. Et au contraire, l'hôtellerie m'a appris toute la rigueur, l'exigence et l'expérience client. Mais des fois, manque un petit peu de convivialité, de chaleurosité. Et pour moi, l'un ne va pas forcément sans l'autre et peut totalement se combiner. Donc j'ai voulu chez Maisons Pleines de Raves vraiment faire l'alliance de ces deux mondes et associer l'exigence, la technicité, la convivialité et la passion. C'est comme ça qu'est née Maisons Pleines de Raves.
- Speaker #0
Très bien. et un très beau projet et magnifique lieu. Si vous avez l'occasion de venir à Cognac, je vous invite vraiment à visiter ce lieu. Mais avant d'en arriver là, il y a eu tout un parcours.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
voilà. Alors, à quel moment l'idée d'ouvrir ton propre lieu est née ?
- Speaker #1
Alors, ça a toujours été un rêve dans un coin de ma tête, qui était très présent quand j'ai commencé mes études d'esthétique. J'avais vraiment ce souhait un jour d'ouvrir mon centre. J'avais fait des photos où même à l'époque c'était la mode du chocolat, veraniste, bleu turquoise, j'en avais mis partout. Et puis ce rêve il s'est un peu estompé au fil des années parce que j'ai été manager, j'ai trouvé que c'était dur, j'ai eu des responsables qui n'étaient pas forcément très bienveillantes. Donc j'ai un peu mis ce rêve de côté en me disant que je ne le ferai jamais et que finalement... Être manager ou responsable, c'était déjà très bien. Et il y a un petit peu plus d'un an, mon conjoint qui est charentais a voulu retourner dans sa terre natale. Et je me suis dit, il faudra que je trouve un travail dans cette région. Sauf que depuis, en étant manager, j'ai créé ma façon de travailler, ma vision. Et je me disais que ça allait être compliqué de trouver un lieu qui répondrait parfaitement aux attentes et à la façon dont j'avais envie de travailler. Et ce rêve, il est un peu revenu dans ma tête et a pris de plus en plus de place. Et je me suis dit, quitte à devoir recommencer ma vie dans une nouvelle ville, pourquoi pas me lancer et réaliser ce rêve que j'avais enfant il y a 13 ans et d'ouvrir mon centre pour vraiment avoir un lieu à mon image, travailler comme je l'ai toujours eu envie de faire et d'accompagner les clients à ma façon.
- Speaker #0
Qui correspondent aussi à tes valeurs.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est quoi du coup tes valeurs ?
- Speaker #1
Alors mes valeurs, j'ai cinq valeurs stars que j'appelle, qui sont des piliers de mes ans pleines d'aura. C'est la passion, l'exigence, la technicité, la convivialité et l'authenticité.
- Speaker #0
Ce projet est très beau, explique-nous toutes les étapes par lesquelles tu es passée pour en arriver jusque là pour créer ta propre maison de bien-être.
- Speaker #1
Alors ça a été un long chemin.
- Speaker #0
Combien de temps ça a duré là du coup depuis vraiment ton déménagement en Charente jusqu'à maintenant, jusqu'à aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors ça a même commencé avant le déménagement. au final parce que j'ai déménagé en Charente début août 2024 mais le projet j'ai réellement décidé de le concrétiser en avril 2024 avec le début du projet concret où je me suis lancée en mai donc ça fait maintenant un an et demi qu'on est sur le projet, ça a mis longtemps parce qu'il y a eu plusieurs épisodes compliqué entre guillemets si on peut dire ça
- Speaker #0
Donc on va parler juste après.
- Speaker #1
Donc ça fait maintenant plus d'un an et demi que le rêve, le projet se peaufine, se crée en tête. Donc c'était un long chemin périlleux, mais qui termine merveilleusement bien, puisque aujourd'hui on est chez Maisons Pleines d'Aura, et c'est beau, et on a reçu beaucoup de monde ces deux derniers jours, donc tout peut arriver.
- Speaker #0
Très bien, alors raconte-nous... Vraiment toutes les galères que tu as eues. Dès le début, quelles sont les étapes ? Par quoi tu as commencé quand tu t'es dit en mai je me lance vraiment dedans ? Par quoi tu as démarré déjà ?
- Speaker #1
Déjà au tout début ça a été compliqué parce que finalement on se dit ok je me lance, je crée mon entreprise. Mais on ne nous apprend pas à créer son entreprise, on ne nous apprend pas à être chef d'entreprise. Et c'est clairement un métier à part entière. Et ça fait très peur parce qu'on se dit « Ok, je me lance » , mais en fait, on ne sait pas du tout par quoi commencer. On a l'impression qu'il faut tout en même temps. Et c'est un peu vrai parce que finalement, tout est lié. Donc moi, j'ai fait le choix de me faire accompagner par une entreprise spécialisée dans l'accompagnement de chefs d'entreprise du milieu du spa qui a permis vraiment de m'accompagner de l'idée à la création. Donc ça a été un véritable soutien, mais ça n'a pas empêché toutes les galères qui sont arrivées par la suite. Parce que le premier, c'est de trouver un local et c'est très compliqué.
- Speaker #0
Donc là, tu as commencé à rechercher du coup des locaux ?
- Speaker #1
Oui, vraiment. Une fois en fait que j'avais défini un peu ma vision, ma stratégie de marque, ma stratégie client, il fallait que je trouve le lieu où créer ce projet. donc j'ai cherché Moi, je voulais vraiment être dans le centre-ville de Cognac pour être en plein cœur. Pour moi, faire vivre les commerçants et faire vivre le centre-ville est très important. Mais c'est très dur de trouver un local. En fait, on vacille entre des locaux qui sont beaux mais extrêmement chers, des locaux qui ne sont pas forcément très bien entretenus, donc avec des travaux à un coût très élevé. Donc c'est assez compliqué de trouver un peu la perle rare. Donc j'ai été un peu sur déception sur déception au départ. J'ai remis en cause plusieurs fois le projet. J'avais notamment trouvé un local en décembre
- Speaker #0
2024. Donc ça fait un an. Ça fait un an. J'avais une vue en fait sur un local du coup.
- Speaker #1
Ou avec un super bon feeling. Où vraiment je me projetais totalement dedans parce que le local était magnifique. à l'image du prestige et du positionnement que je voulais donner à Maisons Pleines d'Aura. Donc on a fait les démarches, le propriétaire n'était pas spécialement pressé de louer, donc ça me laissait le temps de peaufiner, de finaliser mon business plan, de faire mon prévisionnel, d'avoir les fonds. Et finalement, ça a été un peu un coup de théâtre au printemps, puisque d'un coup, il était très pressé de louer le local. Et au final, il m'a appelée un matin en me disant que ça faisait plusieurs fois qu'il refusait des clients pour le local, qu'il fallait que je me dépêche. Sauf que moi, je n'avais pas encore tous les éléments. Et puis, je trouvais ça bizarre que d'un coup...
- Speaker #0
Quels éléments, du coup, tu n'avais pas... Enfin, qu'est-ce qui, du coup, a pris plus de temps pour se décider par rapport à ce local-là ?
- Speaker #1
Alors il y avait le prévisionnel budgétaire qui n'était pas totalement fini. En fait, il fallait faire venir l'entreprise pour les travaux, définir les travaux, donc le budget, voir si ça rentrerait, si les banques pourraient me suivre. C'est vrai que ça a mis du temps et le fait qu'il ne soit pas pressé, peut-être que j'ai mis plus de temps aussi et que je me suis moins pressée, c'est vrai. Mais il manquait ça et d'un coup d'avoir cette pression un peu de vite-vite, il faut louer le local, ça m'a un peu fait peur. Au final, on a réussi à s'arranger en quelque sorte où il était OK de m'attendre. Il m'a envoyé le projet de bail. Il fallait quand même que je prenne le local trois mois avant le début des travaux pour que je paye les loyers. Donc c'était un équivalent de 15 000 euros à sortir entre les loyers, l'électricité, l'assurance, avant de faire les travaux et de commencer. Donc c'est une somme vraiment énorme quand on n'a pas de rentrée d'argent en face. Et en fait, le bail était assez particulier.
- Speaker #0
Oui, en plus, il y avait des conditions qui étaient un peu bancales.
- Speaker #1
C'était un peu flou, c'était très bien écrit pour le coup. Mais j'ai appelé une ancienne cliente qui était notaire et qui m'a clairement dit « Alicia, si tu signes, tu fais un chèque en blanc et tu t'endets toute ta vie. » Donc j'ai pris la décision de laisser tomber ce local. Ça a été un énorme coup dur parce que je m'étais totalement projetée dans ce local. J'avais commencé à faire mon menu de soins, mes plans. Donc là, on se retrouve juin 2025 pour une ouverture prévue en octobre. Tout tombe à l'eau. Il faut tout recommencer. Rechercher un local, trouver un local, refaire des plans, tout remanier. Donc grosse déception sur ce coup-là. Oui,
- Speaker #0
parce qu'en plus, que ce soit un peu le... Alors pas forcément la vision, le concept, etc. Mais par exemple... menu de soins ou même, enfin, peut-être certains éléments que j'ai pas tout en tête, peut-être varient en fonction du local aussi.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
peut-être le positionnement aussi, s'il y a une vitrine, s'il n'y a pas de vitrine, enfin...
- Speaker #1
C'est ça, là on était sur un lieu qui était, je trouvais bien positionné, puisqu'on était à côté d'une grande maison de négoces, de cognac. On était à côté d'un parking gratuit, donc parfait pour la clientèle, un très beau lieu avec des moulures, du vrai parquet. Donc ça répondait aux critères haut de gamme que je voulais donner à Maisons pleines d'auras. Et finalement, oui, d'avoir ce projet qui tombe à l'eau a été quand même compliqué, donc il a fallu rebondir.
- Speaker #0
Mais avant de rebondir, du coup, quelles sont les questions que tu t'es posées ou qu'est-ce que tu t'es dit et combien de temps ? T'as eu ces doutes, ces peurs ? Raconte-nous un petit peu vraiment dans quel état réellement tu étais à ce moment-là.
- Speaker #1
C'était horrible. J'ai raccroché le téléphone en pleurs. J'ai fait une crise de panique, je pense, pendant deux heures.
- Speaker #0
On va reprendre le moral. Je préfère le préciser au cas où ça fait une telle odeur un peu blague.
- Speaker #1
Alors, reprenons.
- Speaker #0
Donc, tu disais que j'ai une personne très certaine, qui est parfaite là-dedans et qui a trouvé les bons mots et en ressort plus fort. Et je savais que c'était la seule façon de se faire. Mais après, à ce moment-là, j'y arrivais. Je n'arrivais plus mal. Je me suis dit que j'allais pleurer. Il fallait que quelqu'un se prouve.
- Speaker #1
projet et qui arrive à me calmer et à me remettre un peu les lignes en place. Plein de hauts et de bas, de doutes. Appeler cette amie qui a été parfaite à ce moment-là. Mais ça a été dur, un doute de bien deux heures et pas. C'était comme ça. Les jours qu'on suivit étaient très durs. Je vacillais entre des pleurs, des remises en doute. J'ai plusieurs fois dit que j'arrêtais tout, que de toute façon ça ne marcherait pas, que ce n'était pas une bonne idée. que j'étais pas prête, que c'était pas le moment. Et puis, finalement, on s'en remet, on trouve des solutions.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui t'a fait ne pas abandonner, justement, après cette nouvelle ?
- Speaker #1
Je pense que c'est mes proches. Ça a été toi, ça a été mon conjoint, mes parents, qui m'ont dit qu'il fallait pas que je lâche. que le projet était top, que j'allais y arriver, que j'avais les capacités, que s'il fallait, il m'aiderait, et en fait, de me sentir soutenue et entourée, ça a aidé, même s'il y a des moments où on n'a pas envie d'écouter ce que nous disent les autres, et qu'on est un peu dans notre bulle, à des moments où on accepte de les écouter, de les entendre, on se rend compte que oui, ce serait trop dommage, quand ça fait déjà plus de six mois qu'on est en train de bosser ce projet. de tout abandonner. Donc ça m'a beaucoup aidée à ce moment-là, à me dire bon allez, je lâche pas, j'y vais. Et finalement, J'avais eu un peu, je dirais maintenant, à l'heure d'aujourd'hui, ma bonne étoile et un bel instinct, parce que début 2025, j'avais une dame qui m'a contactée de territoire charente, par rapport à un local que j'avais visité fin 2024. C'était un ancien établissement qui était complètement refait, qui était du coup... totalement en travaux, c'était du béton, sol, mur, plafond, il y avait tout à refaire. Le projet m'avait bien tentée, mais on m'avait dit que c'était une ouverture plus tard, j'ai eu un peu des soucis avec les personnes que j'avais en contact, donc j'avais laissé tomber ce projet. Et en fait, cette dame de Territoire Charande m'a recontactée début 2025, pour me demander si j'étais toujours intéressée par le local. Et à ce moment-là, j'avais donc le local en vue, le premier, avec les moulures, le... Le parquet, donc je lui avais dit que non, j'avais trouvé un local que je ne cherchais plus, donc elle pouvait le louer à quelqu'un d'autre sans problème. Et à ce moment-là, quand elle m'a appelée, c'était en mars ou en avril, je crois, je ne sais pas pourquoi, quand on a raccroché, je me suis dit je vais enregistrer son numéro. On ne sait jamais, peut-être que plus tard ça peut servir. Et au mois de juillet, une fois que je me suis remise des émotions de la perte du premier local, je me suis dit je ne peux pas perdre de temps. si je veux ouvrir absolument cette fin d'année, avant Noël, ça fait déjà un an que je travaille plus, j'en peux plus, j'ai envie, faut pas que je perde de temps, j'y vais. Et je me suis un peu donné un coup de pied aux fesses, et je me suis dit, j'ai ce numéro, j'ai ce local, je sais pas ce qu'il est devenu, je sais pas s'ils l'ont loué, au pire je peux appeler, au pire ils diront qu'ils l'ont loué, je perds rien à leur contacter, donc je l'appelle, et là, bingo en fait, ils avaient personne. Donc ils m'ont dit on peut organiser une visite. Le lendemain je visitais le local avec un peu plus de travaux de la première fois où je l'avais vu où il n'y avait pas de toit. Et en fait un peu un coup de coeur. Alors un peu drôle de dire un coup de coeur parce que c'était totalement un peu en ruine. T'as vu les photos ? Pour le coup il n'y avait rien. Donc c'était vraiment de l'imagination et de la projection qu'il fallait avoir. Et j'ai été super bien entourée avec un archi où en fait j'ai dit tout ce que je voulais. Et il a... complètement réussi à cerner mes envies, mes besoins. Typiquement, de mettre que des cloisons et des portes phoniques, alors que je n'ai même pas eu à le demander, parce qu'au vu du projet, comment je l'ai lancé, ça lui paraissait logique. Ce qui, en soi, est logique dans un centre de bien-être, d'avoir des cloisons phoniques.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de centres, je pense que c'est très bien, que ce soit instituts jusqu'à hôtels 5 étoiles, qui ne sont pas forcément bien isolés. ou bien fait au niveau de l'architecture.
- Speaker #1
Donc, j'ai eu beaucoup de chance sur ce coup-là. Et du coup, ça m'a fait complètement remonter la pente.
- Speaker #0
Très bien. Donc, ce laps de temps, c'était de quand à quand, du coup ? Le moment où, oui, du coup, tu as eu le refus ?
- Speaker #1
Un petit mois, je pense. Même un peu moins d'un mois de mémoire. Oui, ça devait être ça. Deux, trois semaines, je pense.
- Speaker #0
Ils ont accepté tout de suite ?
- Speaker #1
Comment ça s'est passé ? J'ai visité le local. Ensuite, j'ai eu un rendez-vous avec un peu... Pas propriétaire du lieu, mais celui qui s'en charge, l'architecte et également l'assistante propriétaire du local. J'ai exposé tous mes besoins. On a fait les plans. J'ai finalisé mon prévisionnel budgétaire avec ma comptable. qui en soit était presque prêt pour l'ancien local. Et du coup, il a fallu refaire parce que pas le même loyer, pas les mêmes travaux, pas les mêmes besoins. Donc il a fallu recommencer, revérifier que ça coïncidait bien dans le prévisionnel, dans les charges, qu'on faisait quand même de la marge. Donc on a fait ce rendez-vous-là, j'ai tout travaillé de mon côté. Et il fallait que je monte tout mon dossier, donc je termine mon business plan pour leur transmettre. que ça passe en commission, qu'ils acceptent ou non nos dossiers, parce que comme ça appartient en quelque sorte à la ville, au territoire de la Charente, ça passe en commission pour savoir s'ils sont ok ou pas de louer cette cellule à tel commerçant. Donc j'ai eu beaucoup de chance. On a laissé passer l'été, parce que le temps de terminer tous les papiers, et tout le monde était en vacances. Et le 18 septembre, donc la veille de mon anniversaire, j'ai appris que c'était sûr, j'avais le local à l'unanimité. Donc très beau cadeau d'anniversaire en avance. Et entre-temps, moi j'avais été voir les banques pour être sûre qu'au moment où j'ai le local, je puisse dire ok, la banque me suit, on peut signer. Et j'ai eu la réponse de trois banques qui étaient favorables, dont une avec qui j'ai signé qui m'a appelée le jour de mon anniversaire. Donc,
- Speaker #0
petite année claire. Je n'en souvenais plus en tout cas.
- Speaker #1
J'ai eu du coup la réponse du local la veille et la banque le jour même. Et c'est cette banque-là finalement que j'ai choisie de suivre dans le projet. Donc là, c'est aligné.
- Speaker #0
Oui, parce que je sais que des fois aussi, tu avais du mal à en parler à tes proches. Je pense que c'est peut-être un point aussi à mettre au premier. Parce que souvent, quand on a un peu des échecs aussi, on peut dire comme ça. on n'a pas envie de décevoir. C'est un peu ça peut-être. Comment tu le ressentais ?
- Speaker #1
En fait, c'est très paradoxal parce qu'on a envie un peu de le créer sur tous les toits, d'en parler à tout le monde. Parce qu'on vit un projet fou, on y met tout son cœur, donc on a envie d'en parler. Et en même temps, quand il y a une mauvaise nouvelle, on n'a pas envie de devoir rappeler tout le monde pour le dire. Donc on se dit, bah vaut mieux ne pas en parler pour pas avoir à dire, bah non, ça c'est pas fait. Et j'ai un peu ce côté superstitieuse où j'ai toujours mes grigres avec moi quand j'ai des rendez-vous importants. Et j'ai eu ce truc où quand j'en parle pas, ça marche. Et à chaque fois que je parlais, ça n'a pas marché. Et en fait, le premier local que j'avais vu, j'avais gardé ça pour moi. Et comme ça devait se faire... Enfin, dans les quelques semaines. Là, c'était sûr, il me bloquait le local. Pour moi, c'était sûr que je l'avais. J'avais commencé à en parler. Et en fait, j'ai eu cette dégringolade, je pense, deux semaines après en avoir parlé. Et là, je me suis dit, ben voilà, j'en ai parlé, ça a foiré. Donc, j'ai appelé mes parents, mes amis, et je leur ai dit, écoutez, ne me posez plus de questions, à savoir comment ça avance. Je ne vous dirai rien tant que je n'ai pas quelque chose. de signer de sûr. Donc les seules personnes qui étaient au courant de ce qui se passait c'était mon conjoint, la comptable, la banquière, ma coach business et Emeline. C'était les seules personnes qui étaient dans la confidence parce que j'avais déjà mon comptable, le banquier, ils sont obligés et ces deux personnes de confiance où Emeline parce que t'es du métier donc tu comprenais aussi un peu ce que je pouvais ressentir mon conjoint évidemment. Mais j'avais besoin de ne pas en parler parce que j'avais peur que ça me porte la poisse. Je me dis si j'en parle, je sais pas, ça va me porter la choumoune et du coup ça n'a pas marché. Donc j'ai vraiment pu se garder pour moi.
- Speaker #0
Très bien. Dites-nous si vous aussi c'est pareil de votre côté, si vous avez des grippes en bonheur ou si effectivement vous avez peur d'en parler par superstition comme ça. Je pense que ça serait pareil pour moi aussi. Est-ce que tu as envie de nous partager autre chose par rapport à des doutes, des peurs, peut-être des choses qui ont tourné un peu en boucle dans ta tête ? Il y en a eu tellement !
- Speaker #1
Il y en a toujours, de se dire... Là,
- Speaker #0
ce n'est pas effectivement... C'est que dès en tout cas, on est sur l'avant-ouverture, effectivement, et toute la préparation du projet.
- Speaker #1
Non, il y a toujours beaucoup de doutes, de peurs. Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que j'ai fait le bon choix ? Est-ce que j'ai eu raison de me lancer ? Est-ce qu'il y aura des clients ? Est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça aussi ? Ça m'arrive de me poser encore la question. J'ai un peu ce truc, moi, de... Pas réussir à réaliser les choses, de ne pas profiter. Là, ça fait deux jours que c'est ouvert et je ne réalise toujours pas tellement. Et j'ai du mal à me dire que ça fait maintenant un an et demi que je ne travaille plus. De me dire, ça y est en fait, à partir de mardi, je travaille tous les jours, j'ai des horaires. Il faut que j'arrive à l'heure, je ne peux plus me lever à l'heure que je veux, faire ce que je veux. Et en vrai, c'est un peu bizarre. Et du coup, de se dire, est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ? Est-ce que ça va vraiment marcher ? Et en même temps, de se dire, j'ai trop envie, c'est trop bien, mais oui, ça va marcher. Et je pense que c'est un peu les montagnes russes. Et en en parlant avec d'autres personnes, j'ai l'impression que de toute façon, être chef d'entreprise, c'est ça. C'est les montagnes russes, être super content et puis avoir super peur.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est un mélange entre excitation et peur en même temps.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est tout le temps ça. Des fois en même temps, des fois séparés. Je disais, tout le monde me demandait, alors, pas trop stressée pour l'ouverture ? Je disais, en fait, c'était un peu le « waouh, putain, ça arrive ! » et le « oh, putain, ça arrive ! » qui se mélangeaient en même temps, de se dire « c'est trop génial, mais en même temps, mon Dieu, j'ai un milliard de trucs à faire, j'ai l'impression que je ne vais jamais réussir à tout faire dans les temps. » Et au final, on y arrive parce qu'on est très bien ensemble. qu'on a tous nos proches, nos amis, nos familles qui sont là, qui ont envie de nous soutenir et qui nous aident. Donc c'est génial.
- Speaker #0
Justement, j'ai envie de revenir sur un point par rapport aux proches à la famille. Tu peux en venir, voilà. Qui justement, ce côté paradoxal où en même temps, tu as eu besoin d'eux pour vraiment créer ton projet, je t'ai sentie accompagnée et en même temps Ce côté où, justement, je pense que tu vas peut-être pouvoir en parler, où forcément, en partageant tout, l'ouverture et tout l'avant, finalement, tout le monde donne un petit peu son avis. Qu'est-ce que tu as envie de nous dire par rapport à ça ?
- Speaker #1
Ouais, en fait, j'avais besoin que mes proches soient là, et notamment... Mon frère et surtout mes parents, parce que c'est eux qui m'ont permis d'en être là aujourd'hui. Parce que s'ils avaient refusé que je fasse un cursus professionnel, comme malheureusement beaucoup de parents le font, je n'aurais pas pu faire mon école d'esthétique. J'étais en école privée, donc ils ont payé mes études quand même. C'était un coût pour eux de financer ces études, donc je leur en dois beaucoup. C'est important qu'il soit là dans tous ces moments un peu charnières de la vie. Et puis en plus de ça, j'ai mes grands-parents paternels qui sont décédés. C'est malheureux, mais en même temps, c'est une bonne chose parce que j'ai eu un héritage. C'est grâce à cet héritage aussi que j'ai pu ouvrir Maisons pleines d'auras. Donc ça me tient à cœur, vraiment, que ma famille... partagent ça et en même temps en effet c'est paradoxal parce que ça reste des parents donc ils ont peur ils ont peur que ça marche pas ils voient tout ce que je fais et oui quand ça commence on sait pas si on aura des clients, on sait pas si on pourra se payer et pour des parents c'est compliqué d'envisager son enfant on a pas de salaire est-ce que ça va marcher et du coup ils sont derrière et pour eux ils font bien les choses Maman ! et en fait de mon côté ça me stresse et donc c'est hyper hyper compliqué de gérer ça et c'est un peu comme tout le monde en fait c'est on donne son avis même si on ne l'a pas sollicité donc je pense que quand on est la personne qui donne son avis c'est compliqué de se retenir et quand on est la personne qui reçoit l'avis des autres c'est compliqué parfois de le prendre et de pas le prendre mal Parce que oui, quand on ouvre son centre, on a énormément de choses à faire, énormément de choses à penser, en plus de toute notre vie perso. Et en fait, on ne peut pas tout faire parce qu'il n'y a que 24 heures dans une journée, qu'à un moment il faut dormir, il faut aussi se reposer, sinon on ne peut plus avancer. Et oui, et puis il y a la limite aussi financière, à un moment donné on s'est fixé un budget, on a le prêt manquaire, on ne peut pas dépasser ça, malgré que... Je pense dans tous les cas qu'on dépense toujours un peu plus que ce qui est prévu. Parce qu'il y a toujours les imprévus, les choses qu'on n'a pas pensées. Typiquement, moi j'ai fait mon prévisionnel budgétaire en oubliant complètement qu'il me fallait une enseigne. Donc dans mon prévis, je n'avais pas le devis d'enseigne. Je n'avais pas le devis de tous les luminaires. C'est un coup. Donc finalement, j'ai eu une galère qui m'a permis de rentrer dans mes prêts là-dedans. Mais c'est vrai que quand on nous dit oui... il faudrait que tu aies une ancienne pour que tu sois vue de l'extérieur, oui, il faut que tu aies des lumières pour que tu sois vue de l'extérieur, tu n'as pas changé ton numéro de téléphone. Et en fait, on a juste envie de dire, oui, je sais, je sais, mais là, en fait, je n'ai pas le temps, je suis dans le rush, je viens d'ouvrir. C'est hyper compliqué et c'est ce qui est pas un de ces. On est trop contents qu'ils soient avec nous.
- Speaker #0
Et en même temps,
- Speaker #1
ce n'est pas toujours facile quand on est là. C'est un peu à chaud aussi.
- Speaker #0
Oui, parce que voilà, c'est... C'était il y a quelques heures. L'ouverture était aujourd'hui. En tout cas, la journée porte ouverte. Très bien. Merci pour tes explications.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Ok, donc là, tu es en train de nous dire finalement que ça ne peut pas être parfait. Non.
- Speaker #1
Très bien. Parce que c'est vrai que, en fait, est-ce que c'est pas un peu frustrant justement d'ouvrir et que ça soit pas parfait ?
- Speaker #0
Alors, pour moi, c'est extrêmement frustrant. Parce que je... Pour toutes les personnes qui connaissent, savent que je veux que tout soit parfait. Donc j'apprends qu'on ne peut pas être parfaite, que rien n'est parfait.
- Speaker #1
Que tu es humaine.
- Speaker #0
Voilà. Que tu peux aussi oublier des choses. J'apprends tous les jours que la perfection n'existe pas et qu'il faut faire autrement. Toutes les galères qu'on a au quotidien, surtout quand on crée une entreprise, il faut nous rendre compte qu'il faut oublier la perfection.
- Speaker #1
En un épisode de podcast, on ne pourra pas raconter toutes les galères que tu as eues, mais c'était globalement savoir le ressenti. Est-ce que tu peux juste nous dire les 2-3 petites galères avant l'ouverture que tu as eues ?
- Speaker #0
Oui, alors déjà, j'ai eu un retard de travaux. Alors, je m'estime heureuse parce que c'était qu'une semaine et qu'ils ont quand même bossé très vite. Mais moi qui voulais ouvrir avant les fêtes de Noël, j'aurais bien voulu être ouverte une semaine avant les fêtes de Noël. Donc plutôt le 12 décembre. C'est ça, le 12. Et au final, j'ouvre le 19. Ça, c'était un peu la première petite galère qui m'a un petit peu saoulée sur le moment. J'étais aussi censée récupérer les clés le 12 décembre. Et au final, trop de détails à peaufiner. Ils n'ont pas voulu me faire l'état des lieux alors qu'il y avait trop de détails à refaire. Ce qui n'est pas plus mal. Mais au final, j'ai récupéré les clés jeudi, le 18, à Pazza, pour ouvrir vendredi 19 à 17h. Donc 24 heures pour tout installer, tout décorer, tout mettre en place, au lieu de 3 jours. C'est chaud.
- Speaker #1
Même 3 jours déjà, c'est quand même un peu tendu. Mais là effectivement, 24 heures, c'était quand même... C'était tâchant que l'inauguration était en fait le 19 au soir.
- Speaker #0
À 17 heures, ouais. Et en fait, 3 jours, c'était chaud, mais pour moi c'était bien. Je m'étais dit, je peux me faire des petites journées, 10h, 18h. J'ai le temps de m'imprégner du lieu, de prendre possession des lieux, de réaliser la chose qui arrive, de le faire tranquille. En 24 heures, on n'a pas le temps. En 24 heures, on court, on stresse, on ne réalise pas du tout que c'est notre lieu, on ne réalise pas qu'on va ouvrir 24 heures après. On est juste dans le speed de dire « Ok, où c'est que je mets ça ? » Et puis, du coup, on a tout le monde qui vient nous aider et tout le monde qui nous dit… « Alicia, ça tu veux le mettre où ? Alicia, tu veux ranger ça où ? » Et en fait, on n'a même pas réfléchi à où on voulait le mettre, donc ça nous stresse. C'est vraiment un mélange de stress. J'ai eu la galère du téléphone. Pour moi, je faisais mon contrat téléphonique, box et téléphone, j'avais mon numéro de téléphone fixe. En fait, non. Comme c'est une création de ligne, j'avais le numéro de téléphone le jour où ils installaient la box. Donc le 17 décembre, deux jours avant d'ouvrir. Sauf que... Moi, il me le fallait plus tôt pour tous les outils marketing, les cartes de visite, les bons cadeaux, le site internet.
- Speaker #1
Oui, parce que du coup, tu ne connaissais pas le numéro que tu allais avoir. Je ne pouvais pas créer, commencer à créer, tout écrire. Enfin,
- Speaker #0
je l'ai collé. Tout à fait, les 7,
- Speaker #1
les imprimer, etc.
- Speaker #0
Donc là, ça a été un peu à dégrader. Comment je vais faire ? Je ne peux pas tout imprimer sans numéro de téléphone. Si j'écris à la main, ça ne fait pas cahier. Je suis quand même sur un positionnement de gamme. Donc, je ne peux pas écrire au stylo sur toutes les cartes un numéro de téléphone. Je ne peux pas mettre mon numéro de portable perso parce que du coup, quand je décroche, je ne peux pas juste dire allô. Donc, il faut que je décroche tout le temps en Maisons Splendoras. Mais si ça n'a rien à voir avec Maisons Splendoras, ça ne fait pas pro. Donc là, à chercher une solution, au final, j'ai pris un téléphone portable pro pour avoir une ligne, pour mettre sur tous les flyers. Et maintenant, je change sur…
- Speaker #1
Tu dois faire le transfert. C'est ça,
- Speaker #0
le transfert d'appel, rechanger sur le site internet, sur les flyers pour la prochaine impression. C'est pas des grosses galères, mais sur le coup...
- Speaker #1
C'est des petites choses auxquelles t'avais pas pensé et qui viennent rajouter un peu de charge mentale.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis c'est un peu le truc où quand il y a une galère, elles s'enchaînent les unes derrière les autres en très peu de temps. Donc voilà, après, c'est la vie, on s'est fait de galères. Et de joie.
- Speaker #1
Faut pas l'oublier. J'ai une question avant de conclure. cet épisode quand justement pour rester sur le thème autour du bien-être quand justement tu as eu tous ces épisodes un petit peu voilà perturbant. Comment fais-tu pour te ressourcer quand ça devient un peu lourd ? Est-ce que déjà tu arrives à justement prendre ce temps pour toi quand même pour te ressourcer pour ton bien-être personnel ? Ou pas du tout, hein ? Faut être honnête !
- Speaker #0
J'avoue que pas du tout ces derniers temps. Je pense que la dernière fois que j'ai fait un massage, c'était il y a deux ans. Un soin du visage, je sais même pas quand la dernière. fois que j'ai fait un soin visuel. J'avais repris le sport, mais au final, tellement de choses à gérer à fond, plein de choses dans la tête que j'ai laissé tomber parce que je ne dormais pas. J'ai repris le sport, je me suis fait mal. J'ai dit, c'est bon, en fait, mon corps est fatigué, je ne vais pas me blesser avant d'ouvrir. Je n'ai pas du tout eu le temps. Je dirais, ce qui m'a ressourcée, ce n'est pas tant de bien-être dans le sens où on l'entend. du spa, mais plus juste de ces moments où je me pose sur mon canapé avec mon conjoint devant un film, une série ou en faisant un peu de peinture devant Desperate Housewife. C'était ces moments-là où j'arrivais un peu à déconnecter. Et je dirais que c'est vraiment mes copines et mon conjoint surtout qui arrivent à me déconnecter.
- Speaker #1
Donc tu as quand même réussi, même si c'est... effectivement pas massage, etc. Mais tu as quand même réussi à avoir des moments de déconnexion, je dirais.
- Speaker #0
Ouais, pas à 100%. Parce qu'il y a toujours un peu le cerveau qui travaille. Et puis, moi, je suis quelqu'un où j'ai le cerveau qui bouillonne un peu tout le temps. Donc, le soir, je vais me coucher. Je repense à toute ma journée, mes conversations, à ce que je dois faire le lendemain. Donc, ça fait quand même plusieurs semaines que je dors très peu parce que j'ai beaucoup de choses à penser. Mais les moments où Oui, je suis avec mes proches, mes collègues. J'essaye au maximum de ne pas y penser et de profiter du moment. Très bien.
- Speaker #1
Pour conclure, j'ai quelques questions. Déjà, j'imagine qu'il y a peut-être d'autres personnes qui envisagent d'ouvrir son centre, soit peut-être qui sont en cours. Quel conseil tu donnerais avec le recul que tu as aujourd'hui, même si ce n'est que le début de l'aventure ?
- Speaker #0
Je dirais que c'est un peu bateau, mais qu'il faut croire en ses rêves et ne pas lâcher. Moi, ce qui m'a vraiment aidée, c'est d'être très bien entourée. Et je pense qu'avant de commencer, il faut être bien entourée et je dirais choisir une à deux personnes sur qui on peut réellement compter, tout dire, qui seront dans l'écoute, se confier et de savoir que... on peut tout leur dire et que même quand ça va pas, ils sauront nous rebooster, nous donner envie et faire en sorte qu'on lâche pas. Parce que si on est seul, même avec l'envie et toute la passion du monde, quand c'est dur, c'est vraiment dur de ne pas vouloir tout arrêter. Croire en ses rêves, être passionné. Pour moi, c'est un métier qui peut être fait qu'avec passion. Donc si on n'est pas passionné, j'ai du mal à croire que ça peut marcher. Donc s'écouter. et y aller et puis quand il y a des galères ne pas baisser les bras et quand il y a une galère c'est si on a besoin se mettre dans son coin pleurer, faire sa crise de panique pendant deux heures appeler sa copine, son mec et puis ça va le faire quand on a vraiment envie qu'on se donne les moyens ça ne peut que fonctionner j'espère parce que ça fait que deux jours que je suis là je le pense sincèrement et c'est souvent ce que je dis C'est... Si on le fait avec passion et qu'on en a envie, pourquoi ça ne marcherait pas ? Le soleil se lève pour tout le monde, donc il faut tenter l'expérience.
- Speaker #1
Très bien. Et une question plutôt tournée vers toi. Si tu parlais à la petite Alicia, ou en tout cas à la Alicia qui débutait ses études en esthétique, qu'est-ce que tu lui dirais aujourd'hui ?
- Speaker #0
C'est fou parce que j'ai pensé à ça. Il y a quelques jours, quand j'ai distribué les flyers chez les commerçants, et bien je pense que c'est une des rares fois où je suis fière de moi et où j'ose le dire parce que si je pense que si la petite Alicia de 6 ans et de 11 ans qui était timide maladif qui n'arrivait même pas à aller acheter une baguette de pain ça m'émeut un peu verrait ce qu'elle est devenue et cette facilité qu'elle a À parler aux gens, à parler aux maires, à être passionnée et à ouvrir son centre, je pense qu'elles ne le croiraient pas.
- Speaker #1
Ça, c'est sûr. Parce que vu comment je t'ai vu parler au maire avec la petite coupe de champagne, tout ça, franchement, vraiment, tu peux être fière de toi. Bravo, en tout cas. C'est assez étonnant ce que tu me dis sur le fait que tu n'arrivais pas à aller à la boulangerie pour demander du pain. C'est exactement pareil pour moi. Et puis au final, on grandit, on se retrouve à faire des projets. où on libère la parole, où on monte son propre centre, et on réalise nos rêves et on suit ce qui nous fait vraiment envie aussi. Donc je pense que c'est ça le principal.
- Speaker #0
S'écouter, c'est battre, mais croire en ses rêves et y aller.
- Speaker #1
Et pour finir sur ça, on va rappeler où est-ce qu'on peut te retrouver.
- Speaker #0
à Cognac aux 25 rues du canton sur les réseaux sociaux à maisonsplaine.com et sur le site internet pour les réservations et l'achat de bons cadeaux très bien,
- Speaker #1
allez vous abonner lui donner de la force lui faire des petits mots d'encouragement si vous y avez envie et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode merci beaucoup Emile merci
- Speaker #0
Le fait d'avoir des managers un peu toxiques, qui ne sont pas du tout bienveillantes, nous pousse à aller plus loin. Parce que moi, j'ai eu des profs qui m'ont dit « ne fais pas de BP, c'est pas pour toi » . J'ai eu des managers qui m'ont dit « non, mais c'est impossible que tu fasses un BP, reste en bac, personne ne voudra de toi » .