- Speaker #0
Bienvenue sur Autour du bien-être, je suis Emeline et cela fait plus de 15 ans que j'évolue dans le monde du bien-être et du spa. Autour du bien-être est une invitation à explorer cet univers à travers des rencontres, mes expériences et des rituels venus d'ailleurs. Bonne écoute ! Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui j'accueille Raymond, bienvenue Raymond.
- Speaker #1
Bonjour Emeline, bonjour à tous.
- Speaker #0
Je vous avais parlé dans un épisode de Raymond, dans l'épisode les massages surprenants autour du monde. Raymond est un praticien et formateur en massage thaïlandais. Il avait fait un post sur LinkedIn qui mettait en avant les massages par des personnes prisonnières en Thaïlande. Et donc, j'avais découvert ça à travers lui et j'ai pu l'expérimenter en vrai. Et puis, voilà, ton expertise aussi. Alors, je crois que tu l'appelles, j'ai un doute sur le nom, c'est l'art thaïlandais ou c'est l'art du massage thaïlandais ? C'est quoi le nom que tu nommes exactement ? Oui,
- Speaker #1
c'est l'art traditionnel du massage thaïlandais, ou l'art du nuad boran, si on prend l'étymologie un peu nuad étant massage boran traditionnel.
- Speaker #0
Ok, très bien. Donc c'est vrai que ton univers m'intéressait et donc écoute, je vais te laisser te présenter.
- Speaker #1
Merci, merci à toi. Alors moi c'est Raymond Ola, praticien et enseignant en massage traditionnel thaïlandais, que j'appelle aussi acupression thaï, parce que ça rappelle un peu la pression des points. On reviendra de toute façon un peu en détail sur le concept. où le massage Thaï et l'acupression, la différence qu'on peut y voir. Donc moi, j'ai travaillé d'abord 20 ans dans l'hôtellerie de luxe, du côté de la restauration en service, en France et en Angleterre. Et ensuite, en 2008 et bien auparavant, je suis parti en Asie pour découvrir un peu l'art du massage thaïlandais. Et donc, je recherchais en fait une pratique. pratique qui soit ouverte à tous, qu'on puisse faire ça un peu partout, que ce soit en extérieur ou en intérieur. Et voilà, j'ai découvert le taille au fil de mes enseignements, de mes expériences.
- Speaker #0
Ça fait combien de temps là ?
- Speaker #1
Donc là, je rentre en Angleterre, ça fait 18 ans. 18 ans de pratiques, d'échanges, d'expériences en France et à l'international, notamment J'ai pu donner des séances en Inde, en Portugal, en Thaïlande, en Autriche, en Belgique. Voilà.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
C'est assez varié.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, qu'est-ce qui t'a fait basculer du côté hôtellerie de luxe dans la restauration à massage thaïlandais ? Comment tu as découvert cette pratique ?
- Speaker #1
En fait, ça a été un cheminement, j'allais dire logique ou pas, mais j'ai toujours été intéressé par le bien-être du corps et de l'esprit. Étant moi-même auparavant coureur de longue distance, j'ai pratiqué ça pendant 30 ans, donc j'ai fait de la compétition et je sais que dans l'hôtellerie, pour tenir un peu debout pendant toutes ces heures, et le stress surtout, Merci. Donc, j'allais assez régulièrement courir. Et donc, j'étais accro à ça. Et en fait, à la récupération, surtout. Donc, dans ces hôtels dans lesquels je pouvais travailler, il y avait souvent des lieux dédiés au ressourcement, au spa, au bien-être. Et donc, c'est un univers qui me fascinait. Donc, j'allais régulièrement poser des questions. Et puis, au fil du temps... avec les collègues, tout ça, je donnais parfois des massages, mais je n'avais pas de technique particulière. Mais on me disait, tu as quelque chose dans le toucher. Donc, ça a fait un peu tilt dans ma tête. Et ensuite, par la suite, j'ai décidé, parallèlement, sur la fin, je faisais des saisons dans l'hôtellerie de Nuxe pour me dégager du temps, souvent en hiver, pour aller me former en Asie.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Donc tu t'es formée principalement en Thaïlande du coup ?
- Speaker #1
exclusivement en Thaïlande à Chiang Mai au nord de la Thaïlande pour ceux qui connaissent un peu très bien est-ce que du coup tu peux nous expliquer qu'est-ce que c'est le massage thaïlandais alors le massage thaïlandais qu'on appelle aussi le nuat borane je l'expliquais un peu tout à l'heure le nuat est un massage borane traditionnel on trouve le nuat tao qui est le massage des pieds ou la réflexologie plantaire euh Le massage Thaï est issu du yoga indien. On a souvent cette perception-là, un peu erronée, que c'est né en Thaïlande, mais non, c'est d'abord né en Inde et c'est issu du yoga indien. C'est donc le docteur Shivako Komarapath, qui est aussi le père fondateur de la médecine Thaï, qui l'a importé ou exporté ensuite dans le reste de l'Asie, et notamment en Thaïlande. Donc les Thaïlandais l'ont repris. Ok,
- Speaker #0
je ne savais pas ça. C'est intéressant.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'on l'appelle aussi le Thai Yoga Massage, je sais, en Occident, même quand on voyage. Donc, il y a cette notion-là de yoga. Bien qu'aussi, on retrouve un yoga traditionnel Thai qu'on appelle le Rutsi Dhaton. Rutsi, c'était les ermites, un peu les sages. qui allaient se réfugier dans les montagnes pour la méditation et qui pratiquaient des exercices traditionnels qui ressemblent un peu, si on va au temple de Bangkok, au Wat Pho mondialement connu on voit dans les jardins des statuettes qui reprennent un peu des postures de yoga ou le ritsidaton donc c'est aussi d'abord un yoga thaï ces correspondances là, on les retrouve aujourd'hui quand on pratique le yoga ou le massage Merci. ou le Thai yoga massage. Donc, il y a des étirements, il y a des mobilisations articulaires. Mais, j'allais dire, la différence, on trouvera plus d'étirements dans le nord de la Thaïlande, à Chiang Mai, qu'à Bangkok. À Bangkok, le Wat Pho, ça va être plus des pratiques où on va faire usage des pouces, des coudes et des genoux. C'est très rare qu'on va utiliser les pieds parce que ça ne... Ça peut être vu comme impropre. Quand on utilise les pieds, surtout en Thaïlande, quand on va dans un temple, on ne va pas venir s'asseoir et mettre les pieds en direction du Bouddha. Donc on met toujours les pieds derrière soi. Et quand on sort, pareil. Mais voilà, c'est ce qui fait un peu la différence. Ok,
- Speaker #0
donc... Toi, tu vas être plus spécialisé dans les techniques du nord avec principalement des étirements, du coup, où tu t'adaptes. Oui, beaucoup.
- Speaker #1
Après, pour quelqu'un qui est très souple, j'allais dire le massage Thaï, ça peut aider. Enfin, ça aide. Mais peut-être, ce qui est intéressant aussi, c'est de travailler peut-être les compressions lentes qu'on retrouve ou les mobilisations. parce que l'idée d'une compression lente, ce qui est génial dans le massage Thaïs, c'est qu'en travaillant sur les ligaments, sur les muscles, en amenant des pressions lentes et profondes, on amène un apport d'oxygène au niveau du muscle et des ligaments qui sont peut-être en souffrance ou des tendons. Donc un muscle qui est un peu courbaturé ou douloureux, où il y a une inflammation, c'est que peut-être le muscle, Il est... On dit qu'il s'est asséché un peu. Donc, l'idée de ces compressions-là, c'est d'amener cet accu d'oxygène dans ce muscle-là pour le régénérer un peu.
- Speaker #0
Ok, d'accord, très bien. Et tu parlais tout à l'heure d'acupression. Du coup, tu suis des lignes spécifiques,
- Speaker #1
c'est ça ? Oui, dans le massage Thaï, il y a 10 lignes principales qu'on appelle les SEN, S-E-N, les SENSIB, donc 10 pour le nombre. Après, le parcours, il diffère d'une école à une autre. Il a même changé aussi au fil des années. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, quand on va dans les écoles de massage Thaï traditionnelles, il y a encore des écoles qui maintiennent encore ce tracé des lignes en expliquant ou en les nommant. Alors que quand on va dans des villages apprendre, ou des professeurs qui n'ont pas forcément fait des écoles, qui ont appris de génération en génération, de par leur famille ou autre, ils ne connaissent pas le nom des lignes. Eux, ce qu'ils savent, c'est le tracé. Alors, ce qu'on retrouve maintenant dans ces écoles-là, quand on apprend, ou moi quand j'enseigne, c'est plutôt que de les nommer, c'est plutôt de voir un peu où elles se trouvent. Mais c'est assez, je vais dire, conceptuel. Dans nos esprits occidentaux, nommer les lignes, c'est des lignes invisibles. C'est où l'énergie circule. Après, l'énergie, ce qu'on appelle chez les Thaïs le Lam Pran, Le lom, c'est le vent, pran, qui vient de prana. On retrouve le côté indien, le prana qui est l'énergie vitale et qui est souvent altéré par le stress, une mauvaise respiration, un manque de sommeil, l'alimentation, tout ça. Donc, dans le concept du massage traditionnel Thaï, c'est par ces compressions lentes et profondes, faire bouger ce lom, ce vent vital à travers le corps. Et on dit souvent qu'il est stocké via... au niveau des articulations. Donc c'est vrai, la première chose que l'on ressent quand on se lève d'un massage traditionnel Thaï, c'est une légèreté. On a l'impression de marcher sur un petit nuage. Pourquoi ? Parce qu'on a travaillé sur ces lignes, on a travaillé sur le côté lymphatique, les systèmes nerveux sympathiques et parasympathiques. Donc il y a ce côté vraiment léger. Moi je suis tout le temps bluffé de voir des... des personnes qui sont un peu, on sent qu'ils sont un peu réticents et qui n'ont jamais reçu de massage ou autre. Mais je leur dis souvent, comparez quand vous êtes arrivé et quand vous êtes levé. Déjà, levez-vous doucement parce que ça peut tourner au niveau de la tête parce qu'on reste allongé parfois une heure et demie. Mais il y a déjà cet effet de légèreté au niveau du corps et forcément, ça va aussi au niveau de l'esprit. Quelqu'un qui est venu encombré, peut-être, ça dit, tiens, je me sens bien. Et ça, c'est magique.
- Speaker #0
Ok, c'est vraiment une belle pratique. Qu'est-ce qui t'a marqué le plus dans ton apprentissage là-bas, donc en Thaïlande ?
- Speaker #1
Je pense le côté, bien que ça se perde, le côté traditionnel, même si aujourd'hui, c'est peut-être un mot un peu galvaudé, un objectif un peu galvaudé. ce côté un peu rituel, donc la prière du matin quand on arrive dans les écoles. C'est bien que moi, il m'arrive encore aujourd'hui avec mes élèves de chanter ou de prier. Donc, il y a la prière au docteur Shivakoko Marapat ou au Bouddha, parce que c'est une pratique fortement ancrée dans le bouddhisme. Donc, j'aime bien ce côté-là. ce côté on appelle on fait un peu appel à nos guides qui sont intérieurs ou extérieurs mais oui ce côté là rituel et traditionnel que la Thaïlande a su
- Speaker #0
garder au fil des années est-ce que ça a été une sorte de guérison entre guillemets aussi pour toi personnellement bon
- Speaker #1
alors j'allais dire oui et non enfin c'est j'ai eu un parcours un peu particulier on dit souvent qu'on n'arrive pas forcément dans ces pratiques là par hasard j'ai expliqué un peu comment j'étais arrivé à cet intérêt du massage traditionnel Thaï, je ne vais pas rentrer dans les détails pourquoi ensuite je suis allé dans cette voie là mais ou... Oui, il y a quelque chose de très intime et de très personnel. Aujourd'hui, je dis souvent que ce n'est pas anodin de poser la main sur quelqu'un parce qu'il y a la main qui tue et il y a la main qui rassure et qui apaise. Donc, personnellement, je ne laisse pas n'importe qui m'approcher ou me toucher sans conscience. et donc j'ai cette même approche avec mes clients et mes clients c'est pour ça que j'ai appelé ça la voie du taille parce que pour moi c'est une voie c'est une voie aussi, une reconnexion avec soi de ce qu'on a de bien ou pas bien mais surtout c'est un chemin et c'est pas toujours le public que je reçois c'est pas des publics instagrammables c'est pas des gens qu'on pourrait voir qui sont hyper flexibles pour des vidéos, tout ça Moi, les personnes que j'ai parfois, elles sont passées par des maladies telles que le cancer, des reconstructions. Toutes les parcours, les deuils, sont déjà impactés mentalement. Et ça, j'en vois beaucoup. Tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime dans le corps. Donc, on fait avec. On reçoit des personnes... Personnellement, c'est le plus difficile à gérer.
- Speaker #0
Après ces années aussi, ce que tu apprends encore par rapport au massage thaïlandais ?
- Speaker #1
Oui, avec cette notion-là, parce que forcément c'est humain, on a tendance à regarder, à comparer ce que font les autres praticiens ou être à l'affût de la dernière technique ou tant d'en soit. Ce que je vois, moi, c'est que c'est un peu comme le yoga, que je suis depuis une dizaine d'années avec mon professeur en Inde du Sud. Et ce qu'on voit dans les classes, ce n'est pas ce qu'on peut faire nous en pratique seul. Et donc, moi, ce que je vois dans la classe quand j'apprends en Thaïlande ou ailleurs, avec mes collègues ou autres, ce n'est pas ce que je peux reproduire avec mes clients. On a une boîte à outils, mais il y a mille et une techniques. que j'ai dû laisser parce que ce n'était pas approprié au corps occidental. Tout simplement. Donc, de là, oui, on apprend. On apprend tous les jours. Je serais plutôt dans cette logique-là en faisant moins, en en faisant plus. On en fait plus. L'assise-mort. Je pense que c'est ça. Au fil des années, c'est... Oui. La technique s'affine. Parfois, il suffit juste de poser une main sur un thorax ou le sternum pour que la personne ait l'impression de lui avoir enlevé un poids. C'est fou.
- Speaker #0
Tu pratiques le yoga quotidiennement, tu m'avais dit.
- Speaker #1
Oui, j'allais dire quotidiennement quand je suis en Inde. Parce que la pratique, c'est comme dans une bulle. que ça va faire, j'allais dire. Ici, quand je suis de retour en France, c'était quotidiennement encore il y a 3-4 ans. Là, j'avoue, j'oscille entre 4 et 5 pratiques par semaine, ce qui est déjà pas mal parce que j'ai d'autres activités aussi à côté. Mais l'idée, c'est de continuer à pratiquer.
- Speaker #0
En quoi ça t'influence dans ta manière de vivre et de travailler aussi le yoga ?
- Speaker #1
Le yoga, je reviens un peu au souffle, pour un coureur ou un ancien coureur comme moi de longue distance, qui pensait bien respirer ou savoir respirer, je me rends compte que le yoga m'a permis d'avoir une respiration plus apaisée. C'est-à-dire que quand je travaille, si je dois faire une technique, je prends une inspiration, mais cette inspiration-là, elle est consciente, alors que quand je courais, elle était forcément... Elle était plutôt inconsciente parce que je regarde ici à droite à gauche, où j'avais de la musique sur les oreilles et tout ça. Donc, mon mental n'était pas forcément là. Mais là, quand j'inspire et je pose ma main, à l'expiration, la main ne va pas descendre. Donc, j'accompagne le souffle et le geste. Donc, le yoga, ça m'a ramené à ça, à mettre plus d'intensité, plus de présence et de conscience dans ce que je fais.
- Speaker #0
Ok. Et la dernière fois, on avait parlé, quand on s'était eu au téléphone, de discipline. Oui. Est-ce que tu penses que le bien-être passe par la discipline ?
- Speaker #1
Le bien-être, c'est comment on se sent au jour le jour, quand on se lève. Mais bien-être et discipline, oui, parfois, est-ce que ça va ensemble ? Pour moi, oui, ça va ensemble. Mais ce que j'ai peur, moi, c'est que quand on parle de discipline, les personnes entendent aussi cette injonction-là, ou même le bien-être, cette injonction à être bien. Donc, ça veut dire, quelque part, se renvoyer à l'autre qu'on est mal. Et donc, venir combler un vide avec une technique. Tiens, peut-être pour toi, la méditation. Tiens, pour toi, le pilates. Pour toi, le yoga ou la méditation. Et ça, ça ne peut pas forcément marcher pour tout le monde. La discipline, ce qui ferait la différence entre une habitude et une discipline, l'habitude, tu vas le faire de temps en temps. La discipline, même quand tu n'as pas envie, tu y vas ou tu y reviens. C'est ce qui fait que tu t'es posé un cadre et là, tu te dis, j'y retourne. C'est un peu comme moi, je l'avais dans la course à pied. Je regardais le ciel aujourd'hui, il pleut. En plus, je vis. où je vivais dans le nord de la France, j'en suis revenu aussi, j'y suis aujourd'hui, si on attend le soleil, on ne sort jamais. Donc en hiver, je me souviens quand on faisait des entraînements, il faisait moins deux, moins trois, on n'est pas sous la chaleur d'un dojo ou d'une salle sportive. Donc ça, ça forge le mental aussi. Après, les gens diront, c'est dur. Oui, c'est dur, mais quand on a été habitué aussi à ce type de pratique, je ne trouve pas ça dur. Je pense qu'il faut se détacher un peu de penser que la discipline, c'est quelque chose de contraignant. Moi, je pense que ça peut aider dans un monde qui va un peu…
- Speaker #0
Non, mais tout à fait. Je suis d'accord aussi. Après, tout est nuancé.
- Speaker #1
Mais après, il faut aussi, j'allais dire, s'écouter. Oui, mais là, par exemple, hier soir, je me suis dit, en arrivant sur mon tapis, je ne ferais plus cours. Pourquoi ? Parce que la veille, j'avais fait plus long. Donc, tu vois, même si j'ai une structure avec un nombre de postures à réaliser, je me suis dit, pourquoi aller plus loin, faire plus longtemps, alors que ce week-end, j'ai un week-end chargé aussi. Demain, je vais passer une journée. en extérieur, avec des exposants, tout ça, il y a une fatigue physique, mentale, je vais masser, je vais donner des séances, tout ça. Donc, il faut aussi se préserver. Aujourd'hui, j'ai 52 ans, les personnes que je rencontre, moi, dans les cours de yoga en Inde, chez mon prof, la moyenne d'âge, c'est une trentaine d'années, 25-30 ans. Donc, j'allais dire, il n'y a pas d'âge pour faire du yoga, mais le fait que je cherche... plus côté performatif quand je fais une pratique. Ça, ça ne m'intéresse pas. Que ce soit dans les massages ou autre, je ne cherche pas la performance. Oui,
- Speaker #0
je comprends.
- Speaker #1
Parce que j'ai donné, j'ai fait ça avant.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Est-ce que dans tes enseignements, il y a des phrases d'un maître ou de tes maîtres qui t'ont marqué ? t'accompagne encore aujourd'hui et que tu veux nous partager ?
- Speaker #1
Moi j'avais lu quelque part, et je le rappelle parfois à mes élèves, c'était plutôt un auteur japonais en shiatsu, un auteur plutôt aussi un praticien et un enseignant en shiatsu japonais, qui disait vous pouvez avoir mille et une techniques mais aucune ne vous servira si vous ne mettez pas votre esprit et votre cœur dans le cœur de vos mains. Donc, c'est un peu ça. Je pense que quand on pratique, c'est bien parfois, je veux dire, le plus souvent, lâcher son mental et d'écouter un peu son cœur. J'allais dire, c'est le guide principal. C'est celui qui devrait nous guider.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Effectivement, intéressant. Est-ce que tu as d'autres phrases ? Oui,
- Speaker #1
j'en ai. Ça, je le dis plutôt à mes clients en expliquant que... Parce qu'aujourd'hui, je fais une différenciation quand je reçois, c'est-à-dire que je parle de gestion de la douleur en acupression et un massage, on va dire, d'irrelaxant. Pourquoi ? Parce qu'il y a plusieurs années, quand j'ai rencontré un enseignant, il m'avait dit, quand un client vient vous voir, il va vous exposer par exemple une problématique de sciatique ou d'épaule, vous avez une séance d'une heure, vous allez faire certainement 50 minutes, un massage relaxant. et vous allez lui accorder 10 minutes sur son problème de sciatique ou de tendinite. Donc au final, il va vous dire... Le massage, c'était génial, mais j'aurais aimé que vous passiez un peu plus de temps sur mon problème. Donc, finalité, ou ce que moi, j'en retire de ça, c'est que quand moi, je reçois quelqu'un pour une séance, je leur demande déjà comment ils vont, qu'est-ce qui les amène, et ensuite, s'il y a des tensions particulières. Et de là, je dessine. en fait dans ma tête la trame de ma séance parce que je sais jamais ce que je vais faire mais tout en gardant que ils sont venus certainement avec une problématique donc peut-être ils sont déjà allés voir un ostéo, un kiné donc ils recherchent en complément une pratique qui pourrait les soulager et ça ça change toute la physionomie du massage on se met à la place de la personne qu'on reçoit voilà bien sûr c'est important et ça l'écoute Voilà, c'est 90% de notre travail, voire plus. Donc oui, il y a l'ego. On veut faire, on veut bien faire, on veut faire mille et une techniques. Mais est-ce qu'au final, la personne est satisfaite ou pas ? Bien que, là aussi, je rajoute un petit truc, c'est qu'au fil des années, enfin, je n'ai jamais eu ce côté un peu comme j'aurais pu avoir dans le métier où je travaillais, l'hôtellerie de luxe, où on était... constamment sous pression, je pense que tu le sais un peu. Donc, aujourd'hui, moi, quand on vient de moi, on ne me voit, il n'y a aucune pression. Je ne me mets pas de pression ou d'attente. C'est-à-dire que je ne mets pas d'injonction en me disant qu'il faut que je réussisse absolument. Et d'où cette notion-là, cet intérêt que j'ai pour faire des séances dans... dans des festivals ou des événements comme demain, c'est que c'est du tout venant. Les gens passent au stand, ils s'arrêtent, ils viennent découvrir une technique, un toucher, et de là, c'est souvent que ça se convertit en séance longue, parce que c'est ma meilleure carte de visite. Ils ont essayé, 15-20 minutes, ils se disent « Waouh, où est-ce qu'on peut vous trouver ? » Là, ça ne ment pas. C'est-à-dire que voilà. on n'est pas à coup de renfort marketing c'est vous venez tester, ça vous plaît vous prenez une séance tout simplement et pour ça c'est vrai que je suis pas j'ai pas ce côté là j'ai jamais eu ce côté là vendeur j'ai du mal à me vendre ou à vendre ce que je fais parce que ça m'intéresse pas si les gens viennent me voir c'est parce qu'ils ont peut-être entendu parler de moi ou on s'est rencontré sur un festival, un événement un salon et voilà quoi
- Speaker #0
Oui, mais en même temps, ça marche. Donc, c'est bien aussi si c'est ça qui te correspond. Est-ce que tu as vécu, j'imagine, mais peut-être des expériences ou des anecdotes plus marquantes avec des clients qui t'ont particulièrement touché ou fait évoluer ?
- Speaker #1
Il y en a beaucoup, je pourrais en sortir pas mal d'histoires, mais il y en a une qui m'a marqué, je pense qui a changé la façon dont je voyais un peu mon travail, pour plusieurs raisons. Ça c'était au temps où j'étais installé à Nîmes, parce que j'étais installé à Nîmes pendant dix ans, où j'avais mon cabinet, et j'intervenais à Montpellier, dans un centre de yoga. Et un jour, j'ai vu cette dame arriver, Cécile, qui faisait beaucoup de courses à pied comme moi. Moi, à cette époque-là, j'en faisais aussi. Donc, on avait un point commun, tout ça. Donc, je reconnaissais un peu ses tensions. Donc, il se trouve que Cécile est venue plusieurs fois me voir. Elle était ravie, ravie. Et j'ai appris aussi. au fil des discussions qu'elle était chirurgien du cancer du sein à Montpellier. Donc elle m'avait parlé un peu des patients, tout ça. Et un jour, je suis reparti en Asie. Et quand je suis rentré, on a repris rendez-vous. Et là, j'ai vu arriver Cécile avec une canne. Et je n'ai pas compris. Je me suis dit, est-ce que vous êtes tombée ? Vous avez fait une fin de chute, tout ça.
- Speaker #0
une opération, elle m'a dit non, non, j'ai fait un AVC. Voilà, ça m'a déjà mis un peu... Et donc, on a fait la séance et à cette époque-là, enfin, pendant la séance, elle a saisi ma main et elle l'a serrée très fortement. Et en fait, je me suis dit ça va être dur, ça va être compliqué cette séance. Et ça a été compliqué dans le sens où... Elle était chef de service dans cet hôpital-là. Elle se donnait corps et âme pour ses patients, tout ça. Et elle se rendait compte aussi que c'était du temps, beaucoup de temps, au détriment de sa famille. Et quelques mois plus tard, elle a fait un cancer du cerveau et elle est partie. Et donc, elle a mon âge aujourd'hui. J'ai 52 ans, elle est partie à 52 ans. ça m'a fait tout drôle ça m'a touché parce qu'on parle du monde soignant moi quand je venais la voir parce que les dernières séances j'allais chez elle à Montpellier plutôt qu'elle venait chez moi au centre et donc c'était dur de l'accompagner dans ces séances là oui vraiment Tout peut basculer.
- Speaker #1
Oui, c'est là qu'on se rend compte aussi que ce n'est pas facile aussi, en tant que praticien ou praticienne, d'accompagner dans ces moments de vie aussi, avec des clients qu'on suit et qu'on a l'habitude de voir. Je comprends que ça t'ait marqué, du coup.
- Speaker #0
Oui, je pense que pour moi, j'ai déjà une histoire avec la vie et la mort, comme tous. On a toujours des êtres autour de nous qui disparaissent, mais c'est comme ça, soudainement, c'est jeune. Ça remet les choses dans leur contexte. Donc, le massage, c'est un outil... merveilleux pour accompagner, pour soulager, mais on n'est pas des magiciens. On n'est que des simples terriens, des simples humains. Et moi, c'est ce que j'ai en tête quand je reçois des personnes, avec toute leur humanité. comprendre sans juger, sans pas leur donner forcément des conseils. J'en donne, j'en distille comme tout le monde, mais parfois ils ne sont pas suivis, et puis ça, ce n'est pas grave. Mais essayez de ne pas avoir ce côté moralisateur quand on reçoit des personnes en leur disant « il faut absolument que vous fassiez ça » . Je pense que déjà d'être présent avec quelqu'un, une écoute, ça vaut tout.
- Speaker #1
déjà l'écoute et la présence que t'as et que les praticiens ont c'est déjà hyper important, le temps aussi que la personne s'accorde pour elle, donc c'est sûr de pas mettre encore ce côté comme tu dis moralisateur en plus mais je pense qu'on en avait parlé un peu au préalable,
- Speaker #0
moi je sais que quand je reçois quelqu'un ou si je dois avoir un rendez-vous ou autre, toute ma journée tourne autour de ça. C'est-à-dire que je me prépare mentalement la façon dont je reçois le message, que ce soit par SMS ou un mail ou quelqu'un que je rencontre dans la rue qui me dit « je vais prendre une séance avec toi ou autre » . Pour moi, la séance commence à partir de ce moment-là. C'est un nom ou un prénom. quelqu'un qui habite là, parfois qui va prendre sa voiture d'une demi-heure, une heure ou plus. Donc tout ça, c'est important. C'est des moments uniques, c'est unique parce que ce moment-là ne revient pas. C'est-à-dire que c'est le moment à l'instant T quand je les reçois. Si bien que les gens, quand ils viennent, ils ont du mal à partir. C'est assez drôle. Ils viennent pour une séance d'une heure et demie, trois heures après, ils sont encore là.
- Speaker #1
mais ça c'est autre chose parce que tu échanges avec eux après la séance ?
- Speaker #0
oui Oui, autour d'un thé. Je le vois sur leur visage, comment ils se sentent. Je n'ai pas besoin de leur bombarder. Pour moi, c'est pour le coup assez ritualisé. Je leur demande de se lever tout doucement, je leur apporte un petit verre d'eau et je ne parle pas. Je viens prendre mon thé, je prépare les tasses, je les laisse s'asseoir, se rhabiller face à soi. Je vais m'asseoir en face d'eux et je vais verser mon thé. S'ils disent quelque chose, on dit quelque chose. Si pas, on a des bustes lotées. Je le vois sur le visage quand il se lève. Il y a quelque chose d'avant et d'après. C'est génial à voir.
- Speaker #1
Oui, ça va au-delà du corps physique. Quel conseil tu pourrais donner à des clients ? Un rituel peut-être au quotidien intégré pour leur bien-être, peut-être en lien avec ta pratique ou le yoga ou autre. D'abord pour le client et pour les praticiens ou praticiennes aussi.
- Speaker #0
Ce n'est pas évident. Un truc que je distille assez régulièrement, même à mes proches. c'est que si dans la journée, on peut juste une fois se poser, s'allonger au sol, sans coussin, sans tapis, juste poser son squelette au sol et ressentir un peu la gravité. Et ça, moi, je le fais une fois dans la journée. On coupe tout, la musique, le téléphone, tout ça. Et là, j'ai l'impression, pour moi, comme si on avait… On peut se régénérer comme si on avait fait une sieste d'une demi-heure, juste en se posant le corps sur le sol. Ça, c'est régénérateur. C'est quelque chose que je peux recommander. Après, si on est au travail, c'est peut-être assez délicat, mais quoi qu'aujourd'hui, il y a des salles où on peut se poser. Mais ouais, ça serait mon conseil.
- Speaker #1
Ah tiens, c'était effectivement. C'est un numéro un.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
ok.
- Speaker #0
On n'a pas souvent l'occasion de se poser comme ça.
- Speaker #1
À part le soir quand on est dans le lit.
- Speaker #0
Voilà, exactement. Bien qu'aujourd'hui, il y a des entreprises qui initient ce côté sieste ou autre, des siestes réparatrices d'un quart d'heure à 20 minutes. Mais là, je sais que pour moi, ça marche. C'est-à-dire que je m'allonge. 3-4 minutes, plus rien. Et puis, je me relève tout doucement. J'ai l'impression que c'est exactement ce que j'avais besoin. Oui,
- Speaker #1
c'est à régénérer. Oui.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et après, pour les praticiens, là aussi, c'est un moment, je pense, dans la journée, avant de recevoir peut-être, oui, se couper de tout, des réseaux, de tout. alors moi personnellement je marche beaucoup beaucoup beaucoup j'ai pour moi une journée où je n'ai pas mis le nez dehors c'est une journée de perdu donc je vais sortir même si ça doit être cinq dix minutes j'ai besoin de marcher et ça c'est je le fais sans musique ça me permet d'écouter un peu le pas les sons qui en ce moment c'est le printemps ça gazouille de partout regardez un peu les verts des arbres, tout ça. Comme dirait les Anglais, c'est colorful, il y a plein de couleurs. Donc, c'est peut-être ça. Je pense, dans sa journée, prendre un peu d'air, ça irait. Ça irait. De l'endroit où on travaille.
- Speaker #1
Oui, contempler et puis prendre l'air. Oui,
- Speaker #0
ce côté contemplatif. Chose qu'on a peu ou pas toujours le temps de faire. Parce qu'on est rattrapé par une multitude de choses. Mais c'est vrai que...
- Speaker #1
Moi, c'est vrai que c'est quelque chose que j'intègre vraiment, naturellement dans mon quotidien, de prendre le temps d'observer les arbres, les oiseaux qui chantent. C'est contemplatif, c'est apaisant pour moi aussi.
- Speaker #0
Chaque changement de saison, c'est vrai qu'on a tendance à... à râler quand il fait froid, mais bon, râler quand il fait froid, quand c'est l'hiver, voilà, c'est l'hiver. Râler quand il fait chaud, quand c'est l'été, ben c'est l'été. Donc, je pense qu'il faut accepter, oui, une forme d'acceptation, tu vois. Donc une fois qu'on se dit qu'on ne peut pas faire grand-chose, c'est le temps. C'est quelque chose de... Il n'y a pas trop d'impact sur ça. Je pense que le changement, tout ce qu'on génère, ça vient d'abord de soi. Quand on se lève le matin, c'est un peu comme on veut peindre le monde. On le peint en noir tous les jours, c'est clair. Dès qu'on se lève, on ne voit que du noir. C'est clair que les personnes qu'on va rencontrer ne vont pas être... agréable quoi, mais je pense que tout part de nous et pour revenir un peu ou faire écho à un peu ce que tu as tes questions enfin au niveau du yoga tout ça c'est vrai que le yoga nous amène une acuité dans les sens profondeur de présence et aussi cette façon là de regarder les choses avec un peu plus de surtout s'observer soi c'est une pratique où on arrive à Voilà Une interrogation de comment on peut se voir nous. Une étude de soi. Donc ça, c'est intéressant pour ce qu'on fait tous les jours. Comment je me sens aujourd'hui et comment je vais me présenter au monde.
- Speaker #1
Oui, tu disais aussi se recentrer avant d'accueillir un client.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu prends combien de temps, toi, avant ? Un petit temps avant d'accueillir le client, justement pour trop s'entrer ?
- Speaker #0
J'aime bien une petite demi-heure, moi. Une petite demi-heure, en fait. Une demi-heure avant que la personne arrive, je prépare le thé, j'allume un encens, je répète quelques mantras, ou notamment les prières au Bouddha, au Dr Shivakot, au Marapath. Et voilà, donc je me prépare, en fait. à recevoir la personne. C'est la dernière demi-heure qui est pour moi importante, avant de recevoir. C'est des gestes ritualisés. Automatiquement, je sais qu'il faut allumer la bouloir à 30 minutes, donc allumer un encens. J'ai ce temps-là. Malin, si la personne arrive avant les 30 minutes. Là, ça m'est arrivé. Ce n'est pas la panique. Au moins, je prends le temps de la recevoir.
- Speaker #1
C'est bien. Mais quand on est à son compte comme toi, le temps est compté un petit peu. pour rentabiliser aussi et pour vivre de son business.
- Speaker #0
Là, tu soulèves quelque chose d'assez intéressant, côté rentabilité ou le temps et autres. Pour moi, le temps, même de parler quand on est en entreprise, que ce soit dans un spa au centre ou autre, c'est de l'énergie. Donc, demain, moi, il m'est arrivé de travailler sur des gros festivals. où ça s'enchaîne, c'est-à-dire que c'est une file, voilà, j'enchaîne, je ne sais pas, les gens, ils arrivent, tu les attires, enfin voilà, ils regardent un peu ce que tu fais, et moi, je me souviens, il y a des personnes qui me disaient, la façon dont vous bougez vos mains, vous travaillez, j'avais envie d'avoir un massage avec vous, je ne connais pas votre technique, mais voilà. Donc là, tu vois, tu dégages aussi une énergie, mais ce qui se passe avec nous aussi, dans ce genre de pratiques, enfin, longues, sur le temps, toute une journée, je parle de moins en moins. C'est-à-dire que c'est plus un contact avec les yeux ou la tête. Moi, j'ai trois, quatre personnes qui attendent. La personne vient se lever, je fais ça avec la tête. Les personnes viennent s'asseoir, je pose la main sur le dos, j'écoute. Je dis, vous prenez une grande inspiration, voilà, et on commence. Donc ça, c'est une question, voilà, c'est où je mets mon énergie. Et à un moment dans la journée où je vais regarder la personne qui va arriver devant moi, je vais lui dire, désolé, vous étiez la dernière personne. Je n'ai plus d'énergie.
- Speaker #1
Tu le sens, quoi.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Je crois que de mon côté, j'ai fait le tour de mes questions. Est-ce que tu aurais peut-être quelque chose à ajouter, que ce soit, je ne sais pas, sur toi, pour les prêts de siens ou les clients ?
- Speaker #0
D'une manière générale, je vais dire déjà te remercier toi pour ta bienveillance et puis cette opportunité que tu m'as donnée de parler un peu de cette art traditionnelle. C'est-à-dire qu'il est peu ou mal connu encore, bien que le taille soit reconnue au patrimoine de l'UNESCO depuis 2019. C'est une pratique très vivante. colorée, joyeuse après voilà c'est à chacun de peut-être franchir le pas d'un salon de rencontrer un praticien ou une praticienne et puis de tester tout simplement et je pense que j'ai souvent entendu dans mes des expériences des personnes qui ont reçu des Thaïs à l'autre bout du monde, parce qu'ils ont voyagé un peu comme moi, et qui m'ont dit, après coup, vous m'avez réconcilié avec le massage Thaï. Pourquoi ? Parce que parfois, il y a encore cette notion de le massage Thaï, c'est douloureux. Oui, si on me tombait un peu en Thaïlande, en coin de la rue, oui, vous allez tomber sur le pire comme le meilleur. Oui. Moi, au fil des années, j'ai essayé d'enlever pas mal de choses brusques qui ne sont pas forcément adaptées à ce qu'on pourrait voir en Occident. On adapte, donc n'ayez pas peur. Mon conseil, n'ayez pas peur de franchir les portes et d'aller voir d'excellents praticiens et praticiennes qui sont formés à l'autre bout du monde pour des pratiques telles que le Thai Massage.
- Speaker #1
Super ! effectivement, c'est hautement recommandé, si ça vous intéresse et si ça vous tente. Où est-ce qu'on peut te retrouver du coup maintenant, si une personne veut faire un massage avec toi ?
- Speaker #0
Alors, je me situe actuellement à Anzin, près de Valenciennes, donc dans les Hauts-de-France, c'est à une demi-heure de l'île. Donc là, j'y suis depuis deux ans. J'étais resté pendant dix années à Nîmes. Donc voilà, j'ai réintégré ma région de cœur où je suis né. Et aussi, je travaille donc à Ornus, qui est à une quinzaine de kilomètres avant Mons, pour ceux qui connaissent un peu. Donc là, c'est en Belgique.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et là, je travaille plutôt les samedis et parfois en semaine. Et là, c'est sur rendez-vous.
- Speaker #1
Comment on peut te retrouver ? Je veux dire, pour prendre rendez-vous, c'est plutôt sur les réseaux ou tu as un site internet ?
- Speaker #0
Alors, j'ai cette... J'ai ma page Facebook pro Just Relax, la voix du taille. Alors Just, J-U-S-T, Relax pour Raymond, R-A-Y-L-A-X, la voix du taille. Et donc aussi Instagram, c'est le même nom. Et après, j'ai mon site Internet sur lequel il y a une fiche contact ou le numéro de téléphone pour lequel on peut me contacter. Je n'ai pas d'agenda en ligne parce que je ne sais jamais comment je vais travailler d'une semaine sur l'autre. donc c'est plus facile de me contacter par SMS ou me laisser un message sur Reporder ou par Messenger je reviens assez rapidement vers les personnes super,
- Speaker #1
très bien merci beaucoup Raymond pour tous ces partages connaissances, c'était super enrichissant, je vous dis à très vite, autour du bien-être