- Speaker #0
Soyez les bienvenus dans Bag à part, le podcast qui vous éclaire pour mieux choisir votre bague de fiançailles et tout comprendre sur les pierres qui les ornent. Dans cette série de podcasts, je vous emmène donc écouter des récits de fiancées qui ont trouvé leur bague et auprès des professionnels du monde des pierres et de la joaillerie pour vous permettre d'être informé et inspiré. Je m'appelle Sabrina Pages-Fredge. Et j'associe ici mes deux casquettes de gémologue et communicante. Bonne écoute ! Dans ce nouvel épisode, j'aborde avec mon invité du jour la question de la traçabilité. Ça devient un enjeu majeur pour les marques et auprès des consommateurs dans toutes les industries. Et dans celles mondialisées du diamant, la question se pose avec d'autant plus d'acuité. Quand on parle traçabilité, on parle impact écologique, sociétal, économique, géopolitique même. Donc vous l'aurez compris, avec cet épisode, on va s'éloigner un petit peu du glam, mais on va aller au plus près des mines et surtout au plus près de la matière. Et c'est avec Eric, qui travaille chez Messica Diamonds, qu'on va tenter d'en comprendre les rouages et les enjeux. Alors pour la petite histoire et surtout pour bien clarifier qui est qui, Messica Diamonds, c'est une société de négoce internationale de diamants qui a été fondée par le diamantaire André Messica. Et André Messica, c'est aussi le père de Valérie Messica, dont la marque... Messica Paris est devenue une maison de joaillerie et même de haute joaillerie bien connue. Allez, c'est parti ! Bonjour Eric !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Alors, tu es responsable du département brut et du process de manufacturing chez André Messica. En quoi consiste ton travail ?
- Speaker #1
Alors, mon travail consiste à trouver de nouvelles sources de diamants bruts qui soient 100% légites. parce que là-dessus, on est intransigeant. Et après qu'on achète ce diamant brut, on va passer au processus de manufacturing, c'est-à-dire tailler le diamant, le planning, le certificat GIA jusqu'au client.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu appelles un diamant brut ?
- Speaker #1
Un diamant brut, c'est le diamant tel qu'il sort de la terre ou de la mer. Donc,
- Speaker #0
il n'est pas encore taillé ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
D'accord. Et tu as parlé de diamant legit ?
- Speaker #1
Legit. Legit, c'est-à-dire avoir des sources qui ne sont pas des pays où il y a des conflits, où les droits de l'homme sont respectés et tout ce qui va avec.
- Speaker #0
Ok. Pourquoi la traçabilité des diamants, ça devient un enjeu majeur dans l'industrie ?
- Speaker #1
Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il y a le sujet de transparence. Tout est transparent aujourd'hui, tout le monde a accès à tout. Et le milieu du diamant n'a jamais été comme ça. Et aujourd'hui, il l'est. Les clients finaux et les grandes maisons...
- Speaker #0
Les clients finaux, c'est-à-dire les consommateurs ?
- Speaker #1
Les consommateurs, tout à fait. Et les grandes maisons insistent et exigent d'avoir des diamants qui ont... en processus de traçabilité. La deuxième raison, c'est des sanctions contre la Russie qui veulent booster justement ce processus de traçabilité. Les gens veulent être sûrs qu'ils n'achètent pas de diamants qui proviennent de Russie. Et aujourd'hui, les gens veulent savoir comment ça marche, où est-ce que ça va, qui c'est qui taille les diamants, qui c'est qui a extrait les diamants, parce qu'ils veulent savoir que c'est un diamant qui respecte les droits de l'homme, qui a un impact au niveau...
- Speaker #0
Des communautés locales. Il y a une évolution des mentalités de la part des consommateurs, ça c'est sûr. Et moi, je me demandais aussi dans quelle mesure il n'y avait pas effectivement l'évolution technologique qui jouait, aussi la mise en place d'une régulation qui soit plus contraignante. Est-ce que ça, ça rentre en jeu ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, oui. On est capable de, avec la technologie qu'il y a aujourd'hui, il y a des vraies solutions qui tiennent la route. Les autres niveaux, si tu veux, quand tu as l'information, tu sais d'où il vient et tu peux voir, ok, ce pays, C'est un bon élève, on va dire. Alors moi, je veux acheter un diamant qui vient de là-bas et je ne veux pas acheter un diamant qui vient d'un pays où il n'y a aucune régulation. C'est un peu n'importe quoi.
- Speaker #0
OK, donc on peut dire qu'il y a un coup d'accélérateur en 2024 dû au contexte géopolitique mondial ?
- Speaker #1
Ce coup d'accélérateur a commencé depuis 2022. 2023 a énormément augmenté et il n'est pas prêt de diminuer.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous résumer le trajet classique d'un diamant brut jusqu'à la boutique, quand il est taillé et qu'il est montré au consommateur, brièvement ?
- Speaker #1
Brièvement. Alors, le diamant sort normalement de la terre. Dans certains pays, il sort aussi de la mer, ce qui est très rare. Après ça, ce diamant est vendu à des fabricants comme nous. Ces diamants passent un processus de planning, c'est-à-dire qu'on va décider comment on va tailler chaque diamant. Chaque diamant est étudié. Après le processus de taille, ces diamants vont être envoyés au GIA afin d'être certifiés. Ces diamants, après ça, vont être vendus à des maisons des bijoutiers. Ces bijoutiers vont sortir ces pierres dans leurs bijoux et mettre en vitrine pour les clients finaux.
- Speaker #0
Le GIA, on précise juste que c'est un laboratoire de gémologie qui grade les diamants.
- Speaker #1
Voilà, qui va donner les 4C, ce qu'on appelle la couleur, le poids et la couleur.
- Speaker #0
Du coup, combien d'intermédiaires on trouve le long de la chaîne de vie du diamant ?
- Speaker #1
Il n'y a pas de règle. Tu peux avoir une compagnie qui va aller jusqu'aux bijoux. Tu vas avoir une compagnie qui va vendre le brut. Ce brut va être vendu à des fabricants. Ce fabricant va le vendre à un dealer de diamants taillés qui va le vendre à quelqu'un d'autre, qui va le vendre à quelqu'un d'autre, jusqu'à ce que ça arrive au bijoutier. Et là, on est à la dernière main avant le client.
- Speaker #0
OK. Qu'est-ce qu'on entend quand on parle de traçabilité d'un diamant ?
- Speaker #1
La traçabilité d'un diamant, il y a deux solutions qui tiennent vraiment la route. Ce que je veux dire par qui tiennent vraiment la route, c'est dire que le processus de traçabilité suit la... pierre elle-même. Les autres solutions qui sont des blockchains, en fait, suivent les documents du diamant. Les deux solutions qui suivent vraiment la matière, en fait, le diamant lui-même est scanné. Et chaque diamant est unique. Si tu fais un zoom-in dans un diamant, entre son poids, ses mesures et la superficie de la pierre, tu n'auras pas de diamants qui sont les mêmes. Première chose, c'est le processus de traçabilité. Après ça, il y a un autre scan qui va faire un scan externe et interne de la pierre où on va avoir des fichiers en 3D. On va pouvoir voir toutes les inclusions, l'emplacement exact, la grandeur de ces inclusions. Et basé sur ça, on va prendre la décision comment est-ce qu'on va tailler ce diamant. Est-ce qu'on va le scier en deux ? Quel modèle on va faire ? Après le sillage, chaque partie de ce diamant va être scannée. Les algorithmes vont reconnaître chaque partie et tu vas pouvoir continuer ton processus de traçabilité. Si les algorithmes ne reconnaissent pas une des deux parties, la partie qui n'a pas été reconnue ne va pas passer le processus de traçabilité.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis parce que moi, j'étais persuadée que la traçabilité des diamants, ça s'appuyait exclusivement sur la blockchain. Alors, tu nous dis que non, finalement.
- Speaker #1
La grande majorité des blockchains sont basées sur les documents. Tu ne vois pas la marchandise.
- Speaker #0
C'est-à-dire que ça s'appuie sur une relation de confiance en réalité, c'est ça ?
- Speaker #1
En fait, les solutions de traçabilité qui sont venues se mettre en place, c'était justement pour... oublier cette base de confiance et de déclaration et d'aller sur quelque chose qui est audité, qui est 100% safe.
- Speaker #0
Justement, concrètement, chez vous, chez André Messica, comment vous assurez la traçabilité de vos diamants ?
- Speaker #1
Alors, nous, ce que nous avons fait, c'est en fin 2019, nous avons cherché une vraie solution pour la traçabilité et nous avons décidé d'aller avec une solution qui est... qui a été mise en place par une compagnie qui s'appelle Sarin Technologies, qui est la société la plus impliquée dans le milieu du diamant. Et en fait, le processus avec eux, il est simple. C'est que le premier scan chez nous est effectué dans notre usine. On reçoit le lot de brutes. Un représentant de Sarin ouvre le lot et procède à un scan de chaque pierre dans ce lot. Et comme ça, chaque pierre est enregistrée chez eux. Nous, en tant que propriétaires des pierres, on a... pas accès à cette banque de données. Durant le processus de traçabilité, c'est pas seulement la source d'où vient le diamant. Durant le processus de traçabilité, la solution que nous utilisons va savoir où le diamant est taillé, si c'est taillé dans une usine, si c'est taillé dans plusieurs usines. Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois qu'on utilise leur machine et qu'on uploade des informations, alors ils savent exactement de quelle machine l'information est envoyée. Il y a l'adresse IP et il y a le propriétaire du matériel. Comme chaque diamant est unique, quand tu fais un scan, les algorithmes vont pouvoir vérifier que c'est effectivement la bonne pierre. Si par erreur une pierre a été échangée, tu vas recevoir un message comme quoi il y a un problème et que la pierre n'est pas validée. On ne peut pas tricher. C'est-à-dire qu'il y a une vraie traçabilité maintenant. Qu'est-ce que ça rajoute en plus ? L'usine qui a taillé ce diamant, est-ce qu'elle est RJC ? Est-ce qu'elle n'est pas RJC ?
- Speaker #0
Est-ce que ça impacte certaines normes ?
- Speaker #1
Voilà. Alors, nous, on a choisi cette solution parce que c'est la solution où il y a un vrai tracé du diamant et ça couvre pas seulement la source du diamant, mais tout le pipeline exactement où ce diamant était, quel processus il a fait, etc. La seule chose qu'on fait, on fait un scan et eux, ils ont leur algorithme qui vérifie. que les pierres, à chaque fois, que c'est la même pierre qui est là. Là, on peut prendre les pierres et commencer à travailler avec. Avant que les pierres soient enregistrées, on ne touche pas les pierres.
- Speaker #0
C'est sous-seillé.
- Speaker #1
Oui, ça arrive sous-seillé et c'est le représentant de Sarine qui ouvre.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que la traçabilité a un impact sur le prix des diamants ? Est-ce que ça a un coût pour les consommateurs ?
- Speaker #1
Il peut y avoir un impact, mais cet impact est minime. Aujourd'hui, les diamantaires peuvent augmenter le prix légèrement, mais ça n'a pas un énorme coût. Oui, c'est plus de travail, ça prend plus de temps, surtout la mise en place, parce qu'aujourd'hui, la solution est bien rodée. Quand nous, on a commencé, ce n'était pas le cas. On a dû adapter nos structures par rapport à ces sujets-là. On était la première usine à vendre du diamant avec une traçabilité complète en production de masse. De mettre en place cette procédure, ça nous a pris beaucoup de temps. Ce diamant brut, jusqu'à ce qu'il ait terminé son processus en diamant taillé, ça a pris 50% de plus, 60% de plus, et le temps c'est de l'argent.
- Speaker #0
Je vais reprendre une citation d'André Messica qui a déclaré... Divulguer l'empreinte carbone de notre production éclaire les décisionnaires et les consommateurs. Nous entrons dans une nouvelle ère de transparence. Alors effectivement, derrière la notion de traçabilité, on note bien les notions justement de transparence voire d'authenticité, puisque la traçabilité inclut d'autres responsabilités, et donc je pense notamment aux responsabilités sociales et environnementales.
- Speaker #1
La soutenabilité en fait couvre tous ces sujets. Dans notre usine en Namibie aujourd'hui, on sait chaque diamant, chaque étape durant la taille. quelle est sa consommation exacte en live de chaque diamant dans notre usine. C'est la première usine qui a ça dans le monde. Nous sommes transparents à 100% au niveau de la traçabilité, au niveau du carbon footprint. Au niveau social, dans notre usine, on a plus que 50% du staff, ce sont des femmes. On est le plus grand employeur de personnes handicapées en Namibie. On est la première compagnie qui a pris tout le staff et les a rendus associés dans la compagnie. parce que dans ces pays-là, tu as besoin d'avoir un associé local. De cette position-là, on devient un exemple dans l'industrie du diamant. Et on a eu déjà des preuves que des gens ont commencé à employer des personnes handicapées. Et en fait, aujourd'hui, on veut être les pionniers dans tout ce qu'on fait.
- Speaker #0
Sur l'aspect, justement, environnemental, écologique, en 2023, vous lancez la technologie Carbone Véro. qui calcule la consommation d'énergie et les émissions de CO2 dégagées par chaque diamant, depuis la forme brute jusqu'à la forme taillée. Donc à partir de 0,25 carat, ça ne va pas parler vraiment aux gens, mais c'est une petite taille. Quels sont vos retours là-dessus ?
- Speaker #1
Alors, nos clients étaient très contents. Maintenant, il y a une chose qu'il ne faut pas oublier, c'est que l'impact environnemental le plus important dans la vie d'un diamant, c'est l'extraction, c'est-à-dire au niveau de la mine. C'est là où il y a le plus grand impact. On aurait pu dire, OK, l'impact important est chez la mine, alors non, ça ne sert à rien qu'on commence à mesurer. Mais on a dit que non, on veut quand même mesurer, on veut que notre part, durant le pipeline, il y ait un chiffre d'impact sur l'environnement.
- Speaker #0
Effectivement, c'est intéressant parce que, de fait, vous qui n'avez pas de mine, vous n'êtes pas tenu de calculer, y compris l'extraction de la mine. Et finalement, vous l'avez inclus. dans le processus de carbone verrou, en fait.
- Speaker #1
Voilà. C'est-à-dire qu'on sait, parce que ces chiffres sont publiés, quel est l'impact au niveau de la mine. Et après la mine, jusqu'au produit fini, c'est là qu'on mesure chez nous et on rajoute ça sur l'impact qu'il y a eu à la mine.
- Speaker #0
J'avais une question sur les laboratoires de gémologie et les certificats qu'ils délivrent. On est d'accord qu'eux, ils certifient... les pierres qui sont taillées, donc pas les diamants bruts. Mais du coup, est-ce qu'on peut quand même considérer que c'est un premier traçage des diamants taillés ? En fait, j'ai déjà la réponse à ma question quelque part, parce que si ça intervient une fois que le diamant est taillé et qu'il n'y a pas de traçabilité à la mine, effectivement, on ne peut pas vraiment considérer que le certificat qui est associé à un diamant soit vraiment une preuve de traçabilité.
- Speaker #1
Exactement. À partir du moment où on parle d'un diamant taillé, c'est-à-dire qu'un produit fini qui rentre dans un certificat de gemmologie, il va être gradé, mais ça n'a aucun rapport avec la traçabilité.
- Speaker #0
Je pensais au petit numéro qu'il y a sur les diamants.
- Speaker #1
Alors, ce numéro-là, aujourd'hui, je crois, dans la majeure partie des laboratoires gémologiques, ils mettent une inscription au laser dans un endroit bien spécifique sur le diamant. Et en fait, ce numéro connecte le diamant au certificat. C'est tout.
- Speaker #0
Ce n'est pas du tout un outil de traçabilité, en fait. OK. Est-ce qu'on peut déterminer l'origine géographique des diamants par une analyse en laboratoire ? Parce qu'avec les pierres de couleur, c'est possible de faire ça. Est-ce qu'avec les diamants, on peut dire, ce diamant, il ne vient pas d'Angola, du Canada ?
- Speaker #1
Quand il est taillé ?
- Speaker #0
Quand il est taillé.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Donc, on peut le voir sur un brut ?
- Speaker #1
Sur un brut ? On peut reconnaître d'où il vient, pas tous les diamants bruts, tout dépend de quelle région il vient, mais certains diamants bruts, tu peux dire, ok, ça c'est un diamant angolais, ça c'est un diamant namibien, ça c'est un diamant sud-africain. Est-ce que c'est sûr à 100% ? Non. Mais il y a une typologie, si tu veux, du diamant brut, qui va te dire, normalement, ça vient de cette région.
- Speaker #0
Je m'interrogeais sur cette question de la traçabilité des diamants naturels. Est-ce que c'est aussi un moyen de contrebalancer l'essor des diamants de synthèse, pour lesquels on met souvent en avant d'ailleurs une empreinte carbone moindre et une traçabilité de A à Z ?
- Speaker #1
Alors, si c'est un diamant de synthèse ou un diamant naturel, la traçabilité, le processus de traçabilité va être le même. Maintenant, les autres aspects qui ont été mis en avant dans l'industrie du diamant de synthèse, qui ont été démentis au niveau de l'impact carbone, parce que... Afin de faire grandir un diamant de synthèse, l'énergie qui est utilisée est énorme, de 1. Au niveau de l'impact social, le diamant de synthèse n'a aucun impact social. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que si on prend par exemple des pays africains, par exemple le Botswana, le PIB du Botswana a augmenté d'une façon considérable grâce au diamant. Pour moi, le diamant de synthèse n'est pas... ne peut pas être mis dans la même catégorie qu'un diamant naturel. Ça n'a rien à voir.
- Speaker #0
Ok. Justement, tu parlais juste à l'instant de l'impact social. Combien de personnes dans le monde vivent de l'industrie du diamant naturel ? Moi, j'avais lu environ 10 millions de personnes dans le monde. On parle à la fois des mines jusqu'aux boutiques.
- Speaker #1
Ce chiffre ne m'a pas l'air complètement ridicule parce que si on prend en compte qu'il y a des pays entiers, comme le Botswana, qui dépendent du diamant, Alors les 10 millions, tu arrives vite à ce chiffre. Et tu as plusieurs pays comme le Botswana, tu as des pays qui ont d'autres richesses. Alors la dépendance, on va dire, du diamant est inférieure au niveau du pourcentage par rapport au Botswana, mais tu as l'Angola, tu as le Congo, tu as la Namibie, l'Afrique du Sud. Cette industrie, si tu vas de A à Z, est énorme. Énorme, énorme.
- Speaker #0
Très bien. Merci beaucoup Eric pour tous ces éclaircissements.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Bonne continuation.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Cet épisode est maintenant terminé et j'espère qu'il vous aura informé sur toutes ces questions qui tournent autour de la traçabilité et qui ne sont pas toujours évidentes à saisir, surtout dans une industrie aussi mondiale que celle du diamant. Moi, je vous dis à bientôt. Et pour cet épisode, je ne vais vous laisser sans un son qui parle de diamants. Voici donc Diamond on my wrist. Ciao et à bientôt.