- Speaker #0
Ballet et babillage, le podcast qui vous ménage avec Joanne Guillaume.
- Speaker #1
Bienvenue dans un tout nouveau numéro de Ballet et babillage, le podcast qui vous ménage et qui met en valeur le métier des aides-ménagères et des aides-ménagers. Aujourd'hui, nous avons l'honneur d'accueillir Samuel qui est pompier volontaire et qui va nous partager son expertise sur un sujet particulièrement important et souvent négligé. Ce sont les risques auxquels peuvent être confrontés les aides-ménagères et les aides-ménagers. Dans le cadre de leur travail, il faut savoir que ces professionnels sont parfois exposés à des divers dangers, qu'ils soient physiques, environnementaux ou encore liés à la santé. Et Samuel, avec son expertise de pompier, va nous éclairer sur ces risques et sur ces mesures de prévention qui peuvent être mises en place pour assurer leur sécurité. Alors partons tout de suite à la rencontre de Samuel, notre pompier volontaire et formateur. Bonjour Stéphane.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Peux-tu en fait te présenter et nous parler justement de ton expérience en tant que pompier ?
- Speaker #0
Voilà, donc moi c'est Stéphane, je suis pompier volontaire depuis 1999, donc je suis rentré comme volontaire dans le poste de secours de Bazek à l'époque, il existait encore. Ensuite j'ai fait ma mutation en 2006 au poste de secours de Perrué. J'ai fait ma formation ambulancier en 2010, donc ça c'est en... en tant que volontaire, bien sûr, parce que mon métier principal, c'est conducteur de trac. Donc, je conduis les Eurostars entre Bruxelles et Paris quotidiennement. Et je suis formateur premier secours depuis 2015.
- Speaker #1
Et quelle est l'importance du secourisme, justement, dans ton métier en tant que pompier volontaire ?
- Speaker #0
En fait, l'importance du secourisme, ça s'est déclenché fin des années… C'était justement en 99. J'étais témoin d'un accident de voiture du côté de Bazèque. J'avais vraiment aucune compétence et pour moi, c'est assez frustrant de ne pas savoir ce que je devais faire. Il y avait une personne à l'intérieur qui criait au secours et moi, à part appeler les secours, je ne savais pas ce que je devais faire. Je me dis que je ne pouvais pas le supporter pour moi-même. J'ai suivi le cours de pompier ambulancier et ça m'a servi des centaines de fois, aussi bien dans le cadre de ma vie de tous les jours que dans le cadre de ma vie de pompier ambulancier. C'est vraiment important de pouvoir prodiguer les secours à une personne en détresse parce que ça peut faire toute la différence. dans la chaîne des secours, d'intervenir immédiatement.
- Speaker #1
Ce podcast est dédié aux aides-ménagères et aux aides-ménagers, mais quels sont les accidents domestiques les plus fréquents, justement, dans ce domaine ? Alors,
- Speaker #0
ce qu'on entend parler le plus souvent, ce sont les brûlures, aussi bien à cause des produits chimiques, ou alors des brûlures thermiques, par exemple, avec de la soupe trop chaude ou de l'eau trop chaude. Il y a aussi des intoxications, parce que parfois, les aides-ménagères sont amenées à utiliser des produits en eux-mêmes ne sont pas dangereux, mais si elles font des mélanges, ça peut faire un produit qui cause des brûlures. Alors on a souvent affaire à des chutes aussi, et des cas d'électrisation ou d'électrocution, parce qu'elles sont parfois amenées à travailler avec du matériel électrique qui n'est pas toujours approprié, et c'est un peu là-dessus qu'on met l'accent, quand on a des formations, elles doivent travailler avec du matériel qui est correct.
- Speaker #1
Et quels sont les gestes de premier secours à connaître en cas de chute, de coupure ou encore de brûlure ?
- Speaker #0
Alors... Ce qu'on dit toujours en cas de chute, déjà la première chose, c'est toujours assurer sa sécurité. Dans toutes les interventions, c'est la première règle à suivre. Est-ce qu'il n'y a pas un risque pour moi-même ? S'il y a un risque pour moi-même, je n'interviens pas. Idem pour nous en mission, on doit vraiment faire attention à notre sécurité. Si la sécurité, si l'environnement est correct, alors je peux essayer de porter secours à la victime. Et la première règle, c'est stopper les hémorragies. Donc une victime qui saigne, il faut tout de suite stopper l'hémorragie parce que quand elle perd son sang, on n'a que 4 à 5 clics de sang, c'est vite parti. Ensuite, jamais de déplacement de la victime, sauf s'il y a un danger. Ensuite, on produit l'anamnèse, donc on essaie de comprendre à quoi est dû l'accident, et surtout l'appel des secours, donc pas oublier d'appeler les secours. Et ça, c'est interpellant, parce que j'ai vu un reportage dernièrement, et il y a 40% des gens en Belgique qui ne connaissent pas le numéro des secours, donc c'est quand même assez important à connaître.
- Speaker #1
Oui, qui est le 112 notamment.
- Speaker #0
Qui est le 112, mais malheureusement beaucoup de personnes ne savent Merci. pas le numéro ou ne savent pas à quoi il sert.
- Speaker #1
Et quels sont les signes avant-coureurs d'un accident, notamment vasculaire, cérébral, ou d'une crise cardiaque ?
- Speaker #0
Un AVC, donc un accident vasculaire cérébral, il y a trois caractéristiques qui sont principales. Donc, il y a déjà le visage de la personne qu'on doit garder, et souvent, il y a un côté qui est affaissé. Elle a une difficulté à mouvoir une partie de son corps, donc on lui demande de lever les bras, il n'y en a qu'un qui va se lever, et elle a... des difficultés à parler aussi. Donc nous, on a un protocole qui s'appelle le FAST, F comme la face en anglais, A, arme, les bras, S, le split, on lui demande de dire une phrase, et surtout le facteur temps, depuis combien de temps la personne est-elle comme ça, parce qu'il faut savoir que si on intervient dans les 3 à 4 heures, souvent il y a très peu de séquelles. Par contre, si on intervient beaucoup plus tard, on peut faire un AVC pendant une, deux, trois jours. Et là, par contre, ça peut poser vraiment beaucoup de conséquences qui sont parfois irréversibles. Alors, c'est aussi important de ne jamais prodiguer de diagnostic. Donc, on peut dire qu'il y a une suspicion d'AVC, mais ne pas dire que la personne fait un AVC. C'est peut-être autre chose, mais il faut toujours suspecter le pire et surtout appeler les secours. Maintenant, pour l'arrêt cardiaque, il y a aussi des signes avant-coureurs qui sont Une douleur thoracique intense, une douleur dans le bras gauche qui radie dans la mâchoire. Et là, ce qui est aussi important, c'est d'éviter tout déplacement de la victime, donc de la faire asseoir et d'appeler 112, de la rassurer et de surveiller ses fonctions vitales, mais surtout pas la déplacer pour éviter justement que son cœur, qui est déjà en souffrance, ne fasse un effort trop intense et puis qu'il s'arrête.
- Speaker #1
On va parler maintenant un petit peu des réactions et des gestes de secours. Que faire en cas d'étouffement, notamment si la personne est seule ou âgée ?
- Speaker #0
Alors, la première chose à savoir aussi, c'est qu'en cas d'étouffement, souvent dans les premiers signes d'étouffement, c'est qu'il y a encore un bruit respiratoire. Donc, il faut toujours encourager la toux. Donc, en fait, c'est le fait de tousser qui va pouvoir faire en sorte d'éjecter le morceau de viande, par exemple, qui est coincé dans la gorge. Si par contre, il n'y a plus du tout de bruit respiratoire, si le morceau est vraiment coincé, il faut donner des tapes dorsales assez vigoureuses au niveau du dos de façon à éjecter. éjecter le morceau qui est coincé dans les voies respiratoires. Et si ça ne fonctionne pas, alors on fait ce qu'on appelle des compressions thoraciques, donc cinq compressions à l'avant du thorax pour pouvoir éjecter ce morceau. Et bien sûr, appeler le secours, surtout si c'est arrivé à un enfant, parce qu'il faut savoir que c'est quand même des gestes qui sont quand même assez invasifs. Et puis, il faut toujours faire vérifier s'il n'y a pas un autre morceau qui est coincé.
- Speaker #1
La première chose peut-être à faire aussi quand... On assiste justement à des événements, c'est aussi de garder son calme. Voilà,
- Speaker #0
ça c'est ce qu'on dit toujours aussi aux aides-ménagères. Donc ne pas foncer tête baissée, prendre le temps de réfléchir, prendre une bonne inspiration. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que je vais faire ? Et en fonction de ces compétences, on agit ou pas. Mais ce qui est important, c'est toujours appeler les secours. Derrière, on a des personnes qui sont compétentes et qui vont pouvoir nous guider dans les gestes de premiers secours à faire.
- Speaker #1
Et quand on téléphone justement au 112, quelles sont les informations ? importantes à leur donner.
- Speaker #0
La première chose à dire, c'est toujours où on se trouve. Parce que vous savez comme moi que parfois on utilise son GSM et la batterie est un petit peu faible. Et puis le fait d'appeler les secours peut couper l'énergie restante et la communication se coupe. Alors c'est frustrant pour le centraliste aussi qui sait qu'il y a une urgence vitale quelque part, mais on ne sait pas où parce que la personne n'a pas donné l'adresse. Donc il faut d'abord donner l'adresse exacte où on se trouve, qui on est et ce qu'on fait. Donc ça, c'est vraiment les informations principales à donner. Et ce qu'on conseille aussi, c'est d'installer l'application 112 qui existe depuis quelques années en Belgique et qui permet de déterminer automatiquement où se trouve la personne et ses pathologies médicales, si elle en a.
- Speaker #1
Est-ce qu'il faut toujours pratiquer le bouche-à-bouche en arrêt cardiaque ou le massage cardiaque seul suffit-il ?
- Speaker #0
Alors, dans le temps, on parlait beaucoup du massage cardiaque et du bouche-à-bouche, mais depuis surtout le Covid, on ne le pratique plus pour éviter une contamination éventuelle. Ce qui compte, c'est de faire circuler l'oxygène qui reste dans le corps humain. Donc, il faut savoir que dans l'atmosphère, il y a 21% d'oxygène. Quand moi, j'inspire, je respire donc 21% d'oxygène, mais je n'en utilise que 5. Donc, en fait, il m'en reste 15 qui stagnent. Et le fait de faire ce massage cardiaque, ça va faire circuler les 15% d'oxygène restant vers tous les organes et surtout le cerveau. Et c'est ça qui est le plus important. Maintenant, le bouche-à-bouche, oui. On peut le faire si on connaît la technique et la victime. Et si on ne connaît pas la victime, il faut savoir se protéger de ses voies respiratoires. Donc, c'est quand même une technique qu'on apprend quand vous faites la formation premier secours. Mais toute personne qui n'a pas cette formation-là, on déconseille de le faire et de se reporter uniquement sur le massage cardiaque en attendant les secours.
- Speaker #1
Un tout grand merci, Samuel, d'avoir été avec nous. On aura le plaisir de te retrouver prochainement dans un nouveau podcast de Ballet Babillage. À bientôt.
- Speaker #0
Merci à vous également. Prenez soin de vous et portez-vous bien.
- Speaker #1
Et c'est ici que se clôture ce podcast de Balais et Babillage, le podcast qui vous ménage et qui met en avant le métier des aides-ménagères et des aides-ménagers. On se retrouve très prochainement. Ciao !
- Speaker #0
C'était Balais et Babillage, le podcast qui vous ménage, préparé et réalisé par Forma Service.