- Speaker #0
Bienvenue dans Balance la vie, le podcast de deux types pétillantes dans lequel on vous partage nos déséquilibres du moment, nos réflexions et nos actions. On le fait en toute légèreté et humilité pour vous inspirer, vous aider à trouver votre propre balance et surtout, kiffer être homme.
- Speaker #1
Et le lilas ! Salut Sarah ! Dans cet épisode de podcast, nous allons aborder la fatigue.
- Speaker #0
Oh, exact ! Non, c'était pas une bonne vanne. Non mais vas-y, je t'en prie, continue.
- Speaker #1
Et généralement, on considère bien la fatigue physique, tu vois. On voit clairement de quoi on parle parce qu'elle est en fait visible, concrète. J'ai couru un marathon, c'est évident que je suis fatiguée. J'ai tendu la pelouse, j'ai nettoyé la maison, j'ai monté un mur. Dans tous ces exemples, dans toutes ces situations, on imagine très bien que la personne qui a réalisé ces actions a dépensé de l'énergie et est donc fatiguée. Oui,
- Speaker #0
on lui demandera même de s'arrêter pour pouvoir se reposer, boire un verre d'eau frais, effectivement.
- Speaker #1
Exactement. Le fait que ce soit concret, visible, ça rend cette fatigue plus évidente. Et il semble donc plus acceptable qu'après une dépense importante d'énergie au niveau physique, on doive se reposer.
- Speaker #0
Et il y a d'autres types de fatigues qui sont elles moins concrètes, moins visibles. et pour le coup peut être moins acceptable et donc moins facile à gérer. On pense à la fatigue dite cognitive et la fatigue émotionnelle. Quand on parle de fatigue, on aime bien utiliser l'image de la balance, cette image vraiment...
- Speaker #1
Qui nous colle à la peau.
- Speaker #0
Effectivement. Une balance avec d'un côté les ressources et de l'autre les dépenses, les contraintes. Les ressources, j'entends par là, ce qui me recharge, me nourrit, me fait du bien. et les contraintes, c'est plutôt ce qui me coûte, ce qui me vide de mon énergie.
- Speaker #1
La fatigue, elle représente un indicateur sur le tableau de bord. On n'imagine pas une personne regarder son voyant orange qui indique que le réservoir de son véhicule est presque vide et se dire bah, inutile d'aller à la pompe, ça va aller Pourtant, c'est vraiment ce qu'on a tendance à faire avec la fatigue cognitive et la fatigue émotionnelle. On va aborder la fatigue mentale dans cet épisode et on parlera de la fatigue émotionnelle dans un autre. Alors l'objectif qu'on va viser, c'est vraiment d'essayer de bien appréhender chacune d'elles. Cela dit, on est conscient qu'elles sont liées et qu'elles s'influencent mutuellement. En fait, ce qu'on va faire, c'est même deux épisodes qui sont dédiés à la fatigue mentale. Parce qu'on a vraiment envie de prendre d'abord un temps de comprendre ce qu'est concrètement cette fatigue, ce qui la génère, avant de passer à un deuxième épisode qui sera consacré à nos conseils pratiques concrets à mettre en œuvre en cas de fatigue cognitive, mentale.
- Speaker #0
Tout à fait. Cette fatigue mentale, on l'appelle aussi fatigue cognit...
- Speaker #1
Cognitive. Cognitive.
- Speaker #0
Et donc, c'est pour ça qu'on ne dira pas nous. Cognitive, parce que c'est trop dur à dire pour moi. Et on parlera donc de fatigue mentale. Mais on l'appelle fatigue cognitive parce qu'elle fait référence à notre cognition. Ça ne nous aide pas. En fait, c'est tout ce qui se passe dans notre cerveau et qui nous permet de mémoriser les choses, de parler, d'apprendre, de prendre des décisions ou encore, par exemple, de mettre notre attention sur quelque chose en particulier. Donc, cette fatigue cognitive, celle qui est liée... au travail que notre cerveau fait, elle est là tous les jours, plus ou moins forte, en fonction du type de métier que l'on a, de la vie de famille, des activités qu'on a dans notre vie privée. Ça passe par la gestion des repas. la gestion des repas.
- Speaker #1
Toutes les stades.
- Speaker #0
Plus pour toi, grâce à ton organisation dont on parle dans l'épisode dédié. Mais donc il y a aussi les rendez-vous médicaux, toute la paperasse administrative qu'on doit rentrer, la liste des courses, etc. On en a une pile de choses comme celle-là. Et cette fatigue, sa particularité, comme pour la fatigue émotionnelle en fait, dont on parlera donc plus tard, c'est qu'elle est moins facilement reconnue et acceptée que la fatigue physique, comme tu le disais tout à l'heure.
- Speaker #1
On aura donc parfois, par rapport à cette fatigue mentale, moins de support, moins d'écoute, moins d'aide à ce niveau-là. On sera peut-être soi-même moins vigilant à se reposer mentalement, voire même à accepter qu'on ne voit pas forcément les effets de cette fatigue et pourtant qu'elle est bien présente. Parce qu'en fait, on peut la repousser plus facilement, plus longtemps que la fatigue physique.
- Speaker #0
Oui, clairement, on a plus facilement la possibilité de la minimiser.
- Speaker #1
Elle n'est pas tangible.
- Speaker #0
Exactement, exactement. C'est un peu comme quand tu te remets au sport.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu te souviens de ces moments où tu te remets au sport après une longue pause ?
- Speaker #1
J'aimerais bien m'en souvenir, mais là, c'est un lointain souvenir.
- Speaker #0
Alors, écoute. Pour moi, ça date aussi un peu, mais je m'en souviens quand même assez bien parce que c'est quand même assez violent. Quand tu te remets au sport après un certain temps, le lendemain, tu galères ta vie. Le surlendemain, tu galères encore plus ta vie parce qu'en fait, tu as mal partout. tellement mal que tu hésites même à aller aux toilettes parce que l'idée de t'asseoir et de te relever en poussant sur tes jambes, ça te semble inhumain. Donc cette notion physique, elle est tellement vive qu'elle se rappelle à nous. Alors là, je prends un exemple un petit peu fort. Je ne dis pas que c'est comme ça tous les jours, cette fatigue physique, mais on la sent, on la vit de l'intérieur. Elle est vraiment là pour se rappeler à nous. Là où cette fatigue mentale, on peut l'apercevoir et on va en parler plus tard, mais on peut la balayer du revers de la main. C'est ça.
- Speaker #1
Ça peut être le cas aussi dans certaines familles ou encore dans certains milieux où la charge physique est tout à fait reconnue, elle est valorisée, alors que les tâches plutôt mentales, cognitives, elles sont considérées comme étant peu énergivores et comme n'occasionnant en fait du coup pas de fatigue. J'ai par exemple déjà entendu des parents dire à leur enfant en période d'examen, en période de blocus, mais enfin ne te plains pas, tu dois juste étudier, tu es assis sur une chaise et toute la journée, la seule chose que tu as à faire, c'est de te concentrer, ce n'est quand même pas difficile. Dans la pratique, en fait, cette fatigue, elle est générée quand on réalise des activités qui sollicitent notre cerveau. Comme on l'a déjà évoqué, lorsqu'on doit par exemple traiter un nombre d'informations importantes pour réaliser un rapport d'analyse, ou quand on doit se concentrer longuement, ça peut être en réunion, ça peut être lorsqu'on est dans un entretien d'écoute, d'accompagnement, d'aide, ou encore quand on doit retenir et faire appel à une masse importante d'informations. Cette fatigue cognitive est aussi alimentée très fort dans notre société de l'hyperconnexion. Toute l'information qu'on absorbe, information utile ou pas, information dont on sait faire quelque chose, dont on ne sait rien faire, qui quotidiennement vient nous envahir. Mais bon, ça pourrait faire l'objet d'un sujet à part entière, cette hyperconnexion et cette infobésité.
- Speaker #0
Oui, clairement, cet effet de saturation en fait. qui est nourrie par ces informations constantes que tu évoques. Oui. Bon, la fatigue mentale, c'est notamment la conséquence d'une charge mentale importante, d'un effort mental, comme on le souligne avec ce traitement d'informations. Cette charge mentale est à elle seule source de fatigue, notamment lorsqu'elle est conséquente, parce qu'il y a beaucoup de choses à traiter dans notre quotidien, des choses parfois très différentes à faire, à traiter, à gérer. Mais la fatigue va également dépendre de la quantité d'efforts que l'on va devoir fournir tout au long de la journée sur ce type de tâches que l'on réalise. Et cet effort va être plus ou moins important selon les ressources dont on dispose et aussi selon l'activité elle-même. Il y a d'une part les ressources personnelles, comme notre capacité de concentration. Évidemment, on n'est pas tous égaux par rapport à ça. Notre capacité... Je ne pensais pas forcément à quelqu'un en particulier. Non, je te promets. Je ne sais pas,
- Speaker #1
cet exemple m'a parlé.
- Speaker #0
Notre capacité de mémorisation, le degré de familiarité qu'on a avec la tâche que l'on a à réaliser, les compétences que l'on a sur le sujet. Et puis, il y a aussi toutes les ressources externes. Par exemple, les outils que l'on va utiliser, l'environnement dont on dispose et qui peut être plus ou moins aidant, facilitant pour réaliser l'activité, justement les activités qu'on a à accomplir.
- Speaker #1
Oui, typiquement, je pense à nous dans la conception de ce podcast. Si on n'avait pas tous les outils pour référencer nos épisodes, pour noter la date de diffusion qu'on avait prévue, c'est une masse d'informations. qu'on serait incapable de gérer et donc qui rendrait cet exercice bien plus compliqué, bien plus difficile et qui occasionnerait une charge mentale bien plus importante.
- Speaker #0
Sans compter le lot d'erreurs et d'oublis, parce qu'on n'a pas la capacité de retenir autant d'informations. Et donc l'autre élément, c'est le type d'activité qui va aussi influencer ces dépenses d'énergie, je l'évoquais. Quand on réalise une tâche automatique, par exemple celle de conduire...
- Speaker #1
Ou de rouler un vélo, oui.
- Speaker #0
Effectivement. Eh bien, ça coûte moins d'énergie au cerveau qu'une activité plus complexe comme celle d'analyser, de se concentrer, de mémoriser. Parce qu'on a pris l'habitude, on ne doit même plus réfléchir pour le faire. On a enregistré les mouvements, les actions, la méthode et donc elle ne fait plus appel à notre cerveau de la même manière, en tout cas de manière aussi poussée.
- Speaker #1
Intense, oui. Nos ressources et le type d'activité vont avoir une influence sur notre fatigue mentale. Et on a aussi toute une série de pratiques liées à des croyances assez répandues qui peuvent augmenter notre charge mentale. Le fait de croire qu'on est capable de faire plusieurs choses en même temps est une idée très fort répandue alors qu'elle est juste impossible. Notre cerveau n'est pas en mesure de réaliser plusieurs tâches en même temps. Hein ?
- Speaker #0
Attends, là tu viens de retirer un super pouvoir à plein de femmes !
- Speaker #1
Oui, mais il nous en reste plein d'autres qui, eux, sont bien plus réels que celui-là.
- Speaker #0
Allez, ça va, alors.
- Speaker #1
C'est clair que... On ne pourra plus se servir de cette croyance qu'on sait faire plusieurs choses en même temps pour nous en demander davantage. Parce que, on est vraiment nombreux, hommes et femmes d'ailleurs, si on arrête de plaisanter là-dessus, à faire plein de tâches simultanément et à penser qu'on y arrive. Et même qu'on gagne du temps à le faire. Typiquement, en réunion, on va traiter nos mails et écouter l'intervenant. En même temps évidemment. Ou comme on l'entend de plus en plus souvent avec l'augmentation du télétravail, on va être en cool. pour le travail et en même temps, on va classer notre courrier, lancer le repas, etc.
- Speaker #0
Il faut bien avoir conscience qu'en réalité, il n'est possible de faire deux tâches en même temps que si une des deux tâches est automatique. Par exemple, je peux conduire et avoir une discussion avec un ami. En tout cas, si ce n'est pas mon premier trajet en voiture quand je viens d'avoir mon permis, mais bien quand c'est donc devenu une tâche automatique.
- Speaker #1
Et dès que tu devras faire un créneau. tu vas ne plus écouter ton ami et tu vas te concentrer sur ton créneau.
- Speaker #0
D'ailleurs, typiquement, si on écoute la radio, on diminue le son dès qu'on doit se concentrer sur une tâche en voiture. Sans cet aspect automatique, non seulement la dépense d'énergie est plus importante, mais en plus, on met davantage de temps à faire ces deux tâches que si on réalisait chacune de ces tâches l'une après l'autre. En outre, je risque de faire des erreurs et de perdre une partie de l'information. Par exemple, si je cuisine en même temps que j'écoute un message vocal que j'ai reçu d'une amie. Ça marche tant que je suis sur des tâches automatiques, faciles, qui ne me demandent pas de réfléchir dans la préparation de ce repas qui est un repas routinier. Dès que je dois me mettre à réfléchir, par exemple, je changerai bien d'épices, qu'est-ce que je vais mettre dans ma sauce bolognaise ?
- Speaker #1
Un peu de nouveauté !
- Speaker #0
Hop, je perds l'info que j'étais en train d'écouter dans le vocal de mon ami parce qu'en fait, je ne sais pas, enfin c'est pas moi, c'est mon cerveau, moi j'en peux rien, il ne peut pas traiter ces deux informations. En même temps, à la fois écouter le vocal et à la fois réfléchir à ce que je fais, no way, en fait, ça ne marche pas. Donc, deux options. Soit j'accepte que j'ai loupé une partie de l'info, et c'est OK parce qu'en plus le cerveau, il fait quand même des liens, même s'il a loupé quelques mots. soit en fait je me rends compte que non j'ai pas capté l'idée que je voulais la capter et donc qu'est-ce que je vais faire je vais retourner près de mon téléphone je vais faire marche arrière pour pouvoir réécouter donc non seulement je n'ai pas gagné du temps mais en plus j'en ai perdu parce que j'ai arrêté ce que je faisais peut-être que ma bolo elle crame que t'as mis plein de sauce bolo sur ton écran voilà effectivement ça ça sent le vécu et donc du coup et du coup je vais retourner faire marche arrière. Donc, je perds le temps de cette action-là et je réécoute. Donc, voilà. Bref, j'y gagne rien.
- Speaker #1
Donc, tu perds, vraiment.
- Speaker #0
Effectivement. Je suis vraiment désolée. Vraiment, vraiment désolée pour moi, d'abord, mais aussi, évidemment, pour tous les autres. Mais donc, je suis désolée de vous dire que quand vous faites plusieurs choses en même temps, en fait, vous prenez plus de temps et dépensez plus d'énergie alors même qu'en fait, vous le faites pour en gagner.
- Speaker #1
Quand vous faites plusieurs choses en même temps, vous prenez plus de temps et dépensez plus d'énergie, alors même que vous faites ça pour en gagner. J'ai envie d'écrire cette phrase en grand devant le mur qui fait face à mon bureau. Alors, moi, j'ai envie de partager une deuxième croyance qui a tendance à augmenter la charge mentale. Cette croyance qui est un piège assez répandu et qui nous dessert au final. C'est celle de ne pas avoir besoin de pause. ce sentiment que non, on n'en a pas besoin. Le fameux si je m'arrête, je vais soit me décourager, soit je n'aurai plus l'énergie, l'envie pour m'y remettre Typiquement, ça arrive quand on fait une activité qu'on n'aime pas trop ou alors quand on se sent vraiment fatigué et on va avoir tendance à se dire allez, je donne tout, je vais jusqu'au bout, je donne toutes mes forces et comme ça je me débarrasse vite de cette activité, je la termine, je clôture Pourtant, on sait qu'avec une pause, même une toute petite pause en fait, pas la peine d'aller launcher une heure toutes les 40 minutes, mais juste avec quelques minutes, cette pause de quelques minutes suffit à ce que notre cerveau se recharge, se remette en route et de nouveau fonctionne de manière efficace. Beaucoup plus efficace en fait que si on tire sur la corde.
- Speaker #0
Troisième croyance qu'on peut avoir, c'est celle de penser que lorsqu'on a beaucoup d'activités mentales, mais que ce sont des activités choisies et du coup plaisantes, et bien elles ne nous fatiguent pas. Soit on se dit vraiment que ça devrait nous énergiser parce qu'on adore ce qu'on fait, soit on se dit, consciemment ou non d'ailleurs, qu'on n'a pas le droit en fait de se plaindre, d'être fatigué de quelque chose qui est en fait positif et qu'on a choisi.
- Speaker #1
Concrètement, Sarah, c'est toi, quand tu dis que tu es fatiguée et que tu ne comprends pas pourquoi, et que tu n'arrives pas à récupérer, et que ton mari vient te dire, même quand tu te reposes, tu fais des activités qui sollicitent ton cerveau. Il y a quelque chose de logique dans ses yeux, dans le fait que tu sois fatiguée.
- Speaker #0
Mais tu sais, quand il me dit ça, je ne comprends pas tout de suite. Il a besoin de me donner des exemples. Et c'est vrai. C'est-à-dire que, par exemple, quand je fais un trajet en voiture, je profite de ce temps, je rentabilise ce temps pour faire quelque chose. passer des appels pour le boulot, écouter des podcasts parce que j'ai envie d'apprendre des choses, réfléchir à des idées pour l'un ou l'autre épisode que nous, on tourne. Mais donc, je suis en réflexion constamment. Je ne suis pas vraiment en pilote automatique. Enfin oui, sur ma partie conduite, ce qui fait que je peux faire ça en parallèle, mais donc, je le nourris. Le soir, ça va être par exemple lire un livre, être en relation avec d'autres. Tu vois, avoir une activité loisir, c'est être en relation, donc c'est quand même être dans l'échange. dans la présence à l'eau, dans l'écoute, etc. Donc c'est de la sollicitation de ce cerveau constamment.
- Speaker #1
Oui, cet exemple, il est parlant. Le fait de faire beaucoup de choses, d'avoir beaucoup de sollicitations mentales, mais avec plein d'activités qu'on aime, qu'on a choisies, pour lesquelles on est investi, engagé, fait qu'on aura vraiment une tendance à minimiser la fatigue cognitive que ça va générer. Alors que même les activités qui nous plaisent et durant lesquelles on ne bouge pas physiquement, nécessitent de l'énergie, une vraie dépense énergétique de notre cerveau et donc vont générer de la fatigue.
- Speaker #0
Et oui, c'est peut-être même là le plus vicieux, en fait, Lila, parce que quand on aime, on ne compte pas. On donne, on donne sans compter. Et comme on kiffe, on ne voit pas l'intérêt de faire autrement. On ne voit pas l'intérêt de faire autre chose.
- Speaker #1
Oui, de priver de quelque chose qu'on aime.
- Speaker #0
Clairement, on prend le risque de se consumer, en fait, presque. volontairement, ce qui rend l'arrêt, les pauses encore plus difficiles parce qu'on l'a choisi quelque part, cette situation.
- Speaker #1
Alors que pourtant, on peut vraiment, clairement se sentir fatigué suite à un ensemble d'activités mentales, aussi plaisantes soient-elles ou non, choisies ou non, et il y a de quoi l'être. Le cerveau, à lui tout seul, utilise environ 20% de notre énergie. Et il s'avère que les parties de notre cerveau qui consomment le plus d'énergie justement, sont celles qu'on utilise pour raisonner, pour décider, pour réfléchir en somme.
- Speaker #0
C'est dingue parce que quand tu penses, le cerveau c'est 2% du corps humain, et il consomme à lui tout seul 20% de l'énergie. C'est pas juste ?
- Speaker #1
C'est pas juste, c'est pas équilibré en tout cas.
- Speaker #0
Bon, ok, on a fait le point sur quelques éléments qui peuvent nous conduire à ne pas écouter, à ne pas considérer cette charge mentale et donc la fatigue qui en découle, qu'on va alimenter potentiellement nous-mêmes en pleine conscience, parce qu'en fait, on ne se repose pas à ce niveau-là.
- Speaker #1
On a vu le fait qu'elle n'est pas tangible, qu'on croit pouvoir faire plusieurs tâches en même temps et qu'on néglige les pauses en dépassant nos limites. Et en pensant aussi que ça nous sera bénéfique ou encore que lorsqu'on fait des activités qui nous plaisent, on s'autorise plus difficilement à accepter qu'elles puissent nous fatiguer.
- Speaker #0
Et ce qu'on tient aussi vraiment à rappeler, c'est que cette fatigue mentale, si on ne veille pas à la reposer, elle va avoir des conséquences sur la qualité de ce que l'on va faire, sur la quantité aussi. mais surtout sur notre santé mentale de manière globale, si on n'écoute pas cette fatigue, si on n'en fait rien. Le risque, c'est de se voir faire de plus en plus d'erreurs, d'avoir des oublis ou de la difficulté à se rappeler quelque chose, à se remémorer quelque chose qu'on sait, qu'on connaît.
- Speaker #1
Le nom de famille d'une amie, par exemple.
- Speaker #0
Par exemple, merci. L'esprit critique que l'on a, qui peut être également minimisé. Notre créativité, qui peut être en berne. On peut avoir aussi de plus en plus de mal à se concentrer. Et on peut même ressentir une sensibilité accrue, cette frustration qu'on a déjà évoquée dans d'autres épisodes, qui est en fait l'expression d'un trop plein ou d'un trop peu dans ce cas-ci.
- Speaker #1
Et tout ce que tu viens de citer comme exemple, on peut très bien s'imaginer que ça aura une répercussion sur la confiance en soi, sur l'estime de l'homme. Parce qu'on va se retrouver dans ce cercle vicieux d'avoir envie d'y arriver et puis finalement, à cause de la fatigue, de ne pas y arriver, de donner de plus en plus. d'énergie plutôt que de prendre ses pauses, de se reposer pour justement se remettre en marche.
- Speaker #0
Oui, oui. D'en faire plus pour compenser ce qui est déjà l'expression du trop.
- Speaker #1
Du trop, exactement. En faire plus pour compenser ce qui est l'expression du trop. Même bien. Et pour veiller à prendre en considération cette fatigue et surtout à se ressourcer, on se retrouve la semaine prochaine pour l'épisode qui est consacré au conseil pratique, au conseil concret. Ça te va, Sarah ?
- Speaker #0
Ça me va à fond. J'adore.
- Speaker #1
Allons-y alors. À bientôt.
- Speaker #0
Salut.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. On a à cœur qu'il vous ait inspiré. Si c'est le cas, pensez à le partager autour de vous, à déposer vos étoiles et à vous abonner pour ne rien manquer. On se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode. Et d'ici là, sur Instagram et sur YouTube. A bientôt !