- Speaker #0
Bienvenue dans Balance la vie, le podcast de deux psy pétillantes dans lequel on vous partage nos déséquilibres du moment, nos réflexions et nos actions. On le fait en toute légèreté et humilité pour vous inspirer, vous aider à trouver votre propre balance et kiffer être vous. Salut Sarah !
- Speaker #1
Et Loli là !
- Speaker #0
Alors aujourd'hui, on va aborder le sujet des émotions. C'est un sujet... qui est de plus en plus traité. Et c'est très bien parce que pendant longtemps, soit il était inconnu, soit il était tabou. Donc moi, en tout cas, je vois d'un très bon oeil le fait que nos enfants, depuis la crèche même, en parlent et que nous, dans les entreprises, on accompagne de plus en plus de managers, d'adultes, à décrypter et à réguler leurs émotions.
- Speaker #1
Et ce n'est pas une mince affaire.
- Speaker #0
Absolument pas. Alors ici, on va, comme toujours dans Balance ta vie, prendre l'axe... pratico-pratiques. On ne va pas vous parler de ce que sont les émotions d'un point de vue biologique ou neurologique. On ne va pas non plus retracer l'évolution de la recherche à ce sujet.
- Speaker #1
Donc tout va bien, vous pouvez rester. C'est ça.
- Speaker #0
Ça ne va pas être trop high level. Oui, bien que tout cela soit très intéressant, notre objectif est ici de mettre en lumière en quoi les émotions sont concrètement utiles au quotidien et comment on peut les décrypter. pour en faire nos alliés, pour en faire des atouts.
- Speaker #1
Oui, on va, dans ce premier épisode sur les émotions, être concrètes et généralistes à la fois. Je m'explique. On va être le plus concrète possible pour aborder le thème des émotions en général. Alors, cela dit, l'épisode serait vraiment trop long si on voulait être concrète, spécifique pour chacune des émotions de base. Donc, dans ce cas-ci, ce qu'on va plutôt faire, c'est dans ce premier épisode, être généraliste au sujet des émotions, avant de proposer des épisodes spécifiques sur chacune des différentes émotions de base.
- Speaker #0
À travers cet épisode, on souhaite partager des pistes concrètes qui vont permettre de faire de nos émotions des alliés, d'en tirer le meilleur profit. Et pourquoi est-ce que ça nous semble important ? Parce qu'on est encore de la génération qui avons appris à taire nos émotions. Il nous reste parfois l'idée qu'une émotion, il faut la dominer, l'écraser pour reprendre le dessus. On a encore une tendance à opposer parfois notre côté rationnel à notre côté émotionnel. Comme si les deux aspects étaient câblés sur des circuits parallèles, sans aucune interférence, et qu'il fallait valoriser à tout prix uniquement la posture rationnelle.
- Speaker #1
Oui, d'ailleurs, dans le langage courant, on parle souvent de faire le choix du cœur où ? Le choix de la raison.
- Speaker #0
Exactement. Oui, tout à fait. Je viens en plus de recevoir à l'instant le message d'une amie qui disait J'ai très envie de vous voir, mais là, si je fais le choix du cœur, je viens. Par contre, je vais faire le choix de la raison, qui est celui de préparer tout ce qu'il faut en cette fin d'année et donc de faire l'impasse de cette rencontre que j'ai envie de faire. Et donc, on est vraiment dans l'opposition entre ce que le cœur dit et ce que la raison dit. Le cœur sous-entendu les émotions. Et quand je forme à la gestion des émotions, Moi, j'aime bien reprendre la phrase de Daniel Goleman, qui est docteur en psychologie et qui est auteur de best-seller sur les émotions. Il dit ceci. Il n'y a que chez l'adulte civilisé qu'on observe la plus grande anomalie du règne animal, des émotions coupées des réactions qu'elles devraient entraîner. Pour moi, cette phrase, elle traduit vraiment très bien la tendance qu'on a à justement débrancher les liens entre les émotions et les réactions.
- Speaker #1
Alors que les études mettent en évidence de multiples avantages à considérer ces émotions. Pour citer quelques exemples, développer son intelligence émotionnelle, concrètement ça revient à identifier, comprendre son émotion, le besoin qui est derrière, et y répondre adéquatement pour soi et les autres. Et bien développer cette intelligence émotionnelle, ça permet d'avoir de meilleures relations, parce qu'elles seront plus authentiques, plus durables, d'être moins malades. Il y a des liens qui sont faits avec les maladies cardiovasculaires notamment. Et d'être globalement plus heureux dans la vie et d'avoir une meilleure confiance en soi. Et il y a encore pas mal d'autres avantages qu'on pourrait investiguer si on le souhaitait.
- Speaker #0
Oui, et voilà, rien que ce que tu viens de dire là, ça vaut quand même la peine de se pencher sur la question de nos émotions.
- Speaker #1
Ça donne envie.
- Speaker #0
Et la bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'on peut développer tout au long de sa vie ses compétences émotionnelles. Comme toute compétence, elle se travaille, elle se développe. Et donc, si on en a l'envie, si on en a l'envie et si on s'exerce...
- Speaker #1
L'envie d'avoir envie !
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'était plus fort que moi.
- Speaker #0
C'était là. Donc, si on en a l'envie et si on s'exerce, eh bien, on peut améliorer justement nos compétences et bénéficier de tous les avantages que tu viens de citer avant, Sarah. Alors, si ça vous intéresse, on va commencer à explorer ce sujet de manière concrète. Les émotions, moi, j'aime bien les représenter comme les indicateurs de notre tableau de bord de voiture. D'ailleurs, en préparant cet épisode, pour l'expérience, j'ai passé deux jours à rouler sans tableau de bord. Tu vois, j'ai mis mon tableau de bord en off, écran noir. Eh bien, c'est extrêmement perturbant. Tu ne sais pas à combien de kilomètres heure tu roules. Tu ne sais pas si tu dois t'arrêter pour faire le plein, si ta voiture a besoin d'huile. Bref, il te manque en fait plein d'informations fondamentales à ta bonne conduite et à ta sérénité. Eh bien, c'est exactement la même chose pour moi quand on avance sans vouloir tenir compte de nos émotions. Il nous manque en fait des éléments essentiels, précieux. à notre bon fonctionnement et à notre sérénité.
- Speaker #1
Alors, pour partir directement sur une approche concrète et pratique de l'émotion, il est donc intéressant de savoir que l'émotion, c'est un indicateur. Mon émotion m'indique que la situation que je vis me convient ou pas, que mon besoin est rempli, satisfait ou pas. À partir de là, on se rend compte à quel point c'est peu pertinent de dire qu'une émotion est une émotion. est négative ou positive. C'est comme le voyant qui indique que ton réservoir est vide. Tu es bien content qu'il soit là. Même si tu n'avais pas envie de faire un détour par la pompe à essence, c'est essentiel de le savoir. Plutôt que négatif ou positif, à la limite, on pourrait dire que c'est désagréable. Parce que voilà, c'est pas cool de voir qu'on manque d'huile, mais on est vraiment content d'avoir cette indication. Avec l'émotion, c'est donc pareil. Si elle nous indique que la situation, elle est OK, elle va être agréable. Et au contraire, si elle nous indique que quelque chose ne va pas, elle sera donc désagréable. Dans les deux cas, c'est toujours positif ou en tout cas utile qu'elle clignote.
- Speaker #0
Exactement. La première invitation, c'est donc de changer son approche des émotions, de se dire qu'elles sont en fait toujours utiles, toujours positives, entre guillemets, puisqu'elles m'éclairent sur des éléments indispensables à ce que ma route soit bonne, même si par ailleurs, elles peuvent être désagréables ou agréables. Ce changement de posture, pour nous, c'est vraiment la première étape qui est utile pour donner place à ces émotions et donc pouvoir les identifier. Quand je prends conscience que mes émotions sont des signaux essentiels, alors je peux décider d'allumer mon tableau de bord pour accéder à mes indicateurs, d'écouter ce qui se passe en moi pour tenir compte de ce qui se passe justement dans mes actions quotidiennes. Par exemple, tu as un ami. qui à chaque fois qu'on se voit te propose d'aller le voir sur Bruxelles. Et rationnellement, tu le comprends parce qu'il a tout un tas de contraintes qui font que c'est logique. Donc rationnellement, c'est ok. Mais en fait, il y a en toi une émotion que tu n'écoutes pas parce que tu n'as pas envie de le blesser et que tu comprends ses émotions, ses raisons de faire ce choix et que ta tête te dit, si tu étais à sa place, tu aimerais que les choses soient ainsi, qu'on s'adapte à toi. Et donc tu ne vas pas... aller écouter ton émotion parce que tu ne lui laisses pas la place, parce que tu la brides. Et donc finalement, tu vas commencer à chercher au fur et à mesure, plus ça va t'ennuyer, des parades, ou à réagir d'une manière disproportionnée à un moment où il y a la goutte d'eau qui va faire déborder le vase. Bref, l'idée, c'est que si tu acceptes ce nœud à l'estomac, tu peux initier un changement avec ton ami, sur base de ton besoin. Au final, vous pouvez décider de réfléchir à la solution qui soit un compromis entre ses contraintes et les tiennes, ses besoins et les tiens. Alors que si tu ravales ton émotion, tu as davantage de chances de créer de la distance ou des tensions entre vous. En écoutant cette émotion qui se manifeste ici par ce nœud à l'estomac, je vais à cette occasion avoir accès à une série d'indicateurs, des réactions physiques, physiologiques, j'ai une boule au ventre, j'ai les cœurs qui palpitent, etc. qui m'indiquent l'émotion que je vis. J'ai peur, je suis en colère. Je suis surpris, je suis triste, je suis content, encore je suis dégoûté, etc. Pour ne citer que les six émotions de base.
- Speaker #1
Alors, ça peut sembler banal comme ça, mais des recherches mettent en évidence qu'un quart d'entre nous éprouve du mal à ressentir et à identifier ces émotions. À mettre le nom d'une émotion sur ses sensations, sur ce qui se passe en nous. Et pourtant, sauf exception, je veux dire pathologique, on ressent tous des émotions. Qu'on se le dise pour éviter de lutter. Exactement. Non seulement c'est utile, mais en plus c'est incontrôlable. On éprouve des émotions qu'on le veuille ou non, et c'est une réaction normale et saine par rapport à notre environnement. Pour s'y adapter en fait, pour faciliter et orienter nos actions, nos comportements.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Bon, alors maintenant que ça s'est posé, que l'émotion soit agréable ou désagréable, comment savoir ce que cet indicateur justement révèle en nous ?
- Speaker #0
Oui, ça c'est un élément très utile au bon fonctionnement. Parfois, il y a des indicateurs très clairs. Typiquement, quand tu vois le signal d'une pompe à essence sur ton tableau de bord, tu sais ce que ça veut dire. Parfois... Par contre, c'est plus mystérieux. Moi, par exemple, la première fois que j'ai eu le symbole d'une clé qui est apparu sur mon tableau de bord, j'ai dû sortir le manuel d'utilisation.
- Speaker #1
Ah, donc toi, tu savais où était ton manuel d'utilisation. C'est cool. Ça, je trouve que c'est vraiment bien.
- Speaker #0
Ça m'en la pède.
- Speaker #1
Alors, effectivement, une fois que j'ai pu accéder à mon émotion, c'est intéressant de savoir ce qu'elle me raconte concrètement, savoir ce qu'elle veut me dire, m'indiquer. Bref, la comprendre. Si l'indicateur sur mon tableau de bord me dit ce dont ma voiture a besoin pour bien rouler, je peux faire le parallèle pour moi en ce qui concerne mes émotions. Les émotions révèlent qu'un besoin chez moi est comblé ou non, qu'une situation est pour moi OK ou pas.
- Speaker #0
Et donc disposer d'un indicateur sur un tableau de bord et ne pas savoir le lire, c'est quand même bien dommage. L'invitation, c'est donc de s'exercer lorsqu'on ressent une émotion, à faire un pas de côté, à s'observer fonctionner et à se demander Qu'est-ce qui déclenche chez moi cette émotion ? Qu'est-ce qui me convient dans la situation actuelle ? Qu'est-ce qui ne me convient pas ? Et de quoi est-ce que j'ai besoin ? Ça, c'est vraiment des questions qui nous permettent, quand on n'a pas l'habitude de décrypter ce qu'on ressent, c'est un exercice qui nous permet de nous habituer à ça et de mieux en mieux développer cette compétence. Et dans les épisodes supplémentaires qu'on va aborder sur chacune des émotions, sur vraiment les différentes émotions de manière plus spécifique, on verra que sous les six émotions de base, il y a souvent des besoins... très spécifiques à chacune d'elles. Donc l'idée, c'est qu'à force de s'entraîner à identifier ces émotions et à comprendre les besoins sous-jacents, on pourra de plus en plus facilement faire le lien entre une émotion, un besoin sous-jacent et donc adéquatement orienter nos actions, nos réactions pour nourrir le besoin sous-jacent, une émotion qu'on décrypte.
- Speaker #1
Alors, quand je sais que l'émotion est bonne pour moi, puisqu'elle m'indique vraiment quelque chose que je peux écouter, quand je sais l'identifier et la mettre en lien avec un besoin chez moi, reste à savoir ce que je fais. Ce que je fais de tout ça. Alors, ce qui nous amène à aborder deux autres compétences. Un, celle de savoir exprimer ses émotions. Oui. Et deux, celle de savoir les réguler.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Alors, on va commencer par, allez, oserais-je dire, la plus simple des deux compétences ? Peut-être pas ? Oui. Ça dépend pour qui, probablement.
- Speaker #0
Disons qu'en tout cas, c'est la prochaine étape pour pouvoir... Pour réguler ces émotions, il faut d'abord passer par l'expression de celle-ci. Oui.
- Speaker #1
Et donc, on va commencer par savoir exprimer nos émotions, ou celles des autres d'ailleurs, parce que c'est un élément pour lequel on nous partage souvent déjà un premier blocage. Oui. Peur de ne pas savoir comment dire les choses, peur de blesser, de ne pas être compris, de passer pour quelqu'un de faible, etc. Exprimer ses émotions, et plus concrètement les besoins, donc sous-jacents. Eh bien, c'est se donner l'opportunité de bien nous faire comprendre, d'éviter les conflits durables, les non-dits, des tensions relationnelles, comme dans l'exemple de tout à l'heure avec l'ami qui habite à Bruxelles. Oui. C'est aussi favoriser notre santé mentale. On sait par exemple que lorsqu'on exprime une réaction qui est à l'opposé de ce qu'on ressent, avec nos émotions, ça peut fonctionner quelques temps, mais en fait, à un moment donné, ça nous épuise. Oui. Et ça va donc avoir un impact. négatifs sur notre estime de nous, nos relations, notre santé. Un peu ce poker face qu'on peut avoir de ne pas montrer ce qu'on ressent, voire au-delà de ne pas le montrer, de faire comme si on ressentait autre chose que ce que l'on ressent.
- Speaker #0
C'est ce qu'on appelle la dissonance émotionnelle et on a déjà parlé de ça dans d'autres épisodes, notamment dans l'épisode 9, Oser prendre sa place et s'exprimer, dans lequel on vous propose un outil très concret pour vous aider à exprimer adéquatement vos émotions. C'est l'outil OSBD, je pense, qu'on avait abordé dans cet épisode-là. Ici, on va vous proposer un autre outil qui a la même fonction, exprimer adéquatement un besoin sous-jacent à une émotion qu'on ressent et qu'on décrypte. Et c'est un outil qui est très connu, c'est le DESC, et qui vise à exprimer ses besoins sans jugement et de manière constructive. L'idée, c'est vraiment d'entrer dans une recherche de solutions mutuellement acceptables dans une situation qui nous est inconfortable.
- Speaker #1
Oui. Alors le DESC, c'est donc quatre lettres. D, le E, le S et le C. Chacune en fait correspondant à une étape de la communication. Alors 1, le D pour décrire. Décrire la situation que je vis de la manière la plus factuelle possible. On dit toujours que c'est un peu ce qu'une caméra aurait pu enregistrer de la situation. En gros, c'est ce qu'on a pu voir, entendre. On va décrire une situation, mais en évitant tout jugement. Parce que le jugement ou l'interprétation, c'est déjà prendre le risque de crisper l'autre et donc de générer une escalade de conflits. Puis le E. Pour exprimer. Par exemple, exprimer en quoi la situation me déplaît, me gêne, m'entrave. En gros, exprimer ce que la situation génère chez nous à ce moment-là.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Trois, le S pour spécifier. Donc le plus clairement possible, spécifier la demande que l'on fait en lien avec le besoin qu'on a identifié et qui n'est pas rempli, qu'on a exprimé justement juste avant.
- Speaker #0
Et cette étape 3, elle est importante parce que c'est vrai que souvent... des personnes viennent avec je ne suis pas ok, je ne me sens pas bien, mais il n'y a pas de demande qui est exprimée. Et donc, on laisse l'opportunité à l'autre d'interpréter ce dont on a besoin. Là, si on vient avec ce troisième point, clairement exprimer ce qu'on a besoin, il y a moins de risque de malentendu.
- Speaker #1
Oui, et puis on se positionne à nouveau en acteur par rapport à notre difficulté. On ne dépose pas chez l'autre la responsabilité de répondre à notre besoin. On se met aussi en position de proposer, en tout cas, à l'autre. Et puis, quatrième lettre, le C. pour conséquences, c'est-à-dire mettre en évidence les avantages, les conséquences positives à répondre à notre demande, conséquences positives pour nous et pour l'autre, évidemment, pour la situation, pour la famille, pour le groupe, pour le travail, peu importe. Ici, on va aller chercher les éléments qu'on a en commun avec notre interlocuteur, ce qui est important pour nous deux et donc avantageux pour nous deux aussi, un peu du win-win en soi.
- Speaker #0
Et à cette dernière étape, moi, j'ai toujours envie de rajouter une porte ouverte à ces quatre étapes qui consistent à demander à l'autre ce qu'il en pense, justement pour lui laisser l'opportunité d'exprimer aussi son point de vue. Alors, exemple concret, au lieu de dire à mon collègue tu arrives toujours en retard aux réunions, tu n'as aucun respect pour le groupe, c'est vraiment un manque de politesse, d'éducation, de savoir-vivre, ou que sais-je encore.
- Speaker #1
Waouh, ça fait mal,
- Speaker #0
quoi. Hyper constructif, pas dans le jugement. Je vais plutôt lui dire…
- Speaker #1
Pour le D, tu vas décrire la situation.
- Speaker #0
Tu arrives à 9h20 alors que la réunion commence à 9h.
- Speaker #1
Pas de jugement, juste un fait, effectivement. Ensuite, tu vas exprimer ce qui pose problème.
- Speaker #0
Ça me met en difficulté car je ne suis pas informée et donc je ne sais pas si je dois t'attendre ou pas. Et lorsque tu arrives, je perds du temps à te donner les informations importantes pour que tu prennes le train en marche. Ce qui fait que l'équipe attend, par exemple.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et qu'on perd du temps.
- Speaker #1
Ensuite, le S, tu vas spécifier, tu vas faire une demande.
- Speaker #0
J'attends de toi, soit que tu arrives à l'heure, et exceptionnellement, si tu dois être en retard, que tu me préviennes.
- Speaker #1
Et enfin, le C, les conséquences, tu vas mettre en évidence les avantages.
- Speaker #0
De cette manière, les réunions seront plus fluides, efficaces, et je serai moins tendue vis-à-vis de toi, notre relation ne sera que plus sereine. Et ça, c'est un exemple. On pourrait à chaque étape être encore plus précis, notamment le fait qu'on attend de lui qu'il arrive à l'heure et exceptionnellement qu'il nous prévienne s'il est en retard. C'est de nous prévenir quand, combien de temps à l'avance. Ça peut être le plus précis possible tant que ça n'est pas jugeant et que ça se veut constructif. C'est ça l'idée de la méthode.
- Speaker #1
Dernière information générale qu'on a envie de partager avec vous ici et qui fait partie intégrante de nos compétences émotionnelles, c'est la régulation de nos émotions. On évoquait tout à l'heure nos compétences exprimées. et réguler, là c'est cette deuxième compétence. C'est-à-dire donner la bonne intensité, en tout cas la juste intensité à nos émotions, leur donner la bonne place en tenant compte de nos besoins, nos intentions et puis évidemment les contextes dans lesquels on est avec nos ressources et nos contrées.
- Speaker #0
Exactement. Lorsque mon tableau de bord m'indique par exemple que mon réservoir est vide, je sais que j'ai besoin de faire le plein d'essence. Et là où la régulation va être intéressante, c'est que je vais pouvoir ajuster ma réponse. En fonction du niveau de la jauge, pour reprendre cette image, je vais soit me précipiter en cherchant la pompe la plus proche, ou alors je vais calmement continuer mon trajet et pouvoir m'arrêter à la pompe à essence où j'ai mes habitudes. Autre régulation possible dans ce cas-ci, en fonction de mon moteur, je vais me rendre à la pompe qui dessert la bonne énergie. Si je suis à l'électrique, pas la peine de m'arrêter à la prochaine pompe à essence, je vais aller à la pompe à essence qui fournit mon carburant. Mettre du carburant en tenant compte de mes ressources et de mes contraintes, aussi l'argent dont je dispose, le temps dont je dispose, les déplacements que j'ai à faire, le niveau de la jauge pour reprendre l'exemple que j'ai cité plus haut, tout ça, ce sont des éléments qui vont me permettre de réguler mes émotions, dont je vais tenir compte pour laisser la bonne place, la bonne intensité à ma réaction.
- Speaker #1
Et en ce sens, Isabelle Roskam et Moïra Mikoladja qui sont... deux chercheuses de l'Université de Louvain-la-Neuve en Belgique et qui sont spécialisées dans le domaine de l'intelligence émotionnelle, nous parlent vraiment très bien de la régulation des émotions. Et ce qu'elles en disent, c'est que réguler mon émotion, en fait, c'est pouvoir les amplifier, les diminuer, les garder à l'intensité ressentie par rapport à ce qui est adéquat dans ma situation. Il s'agit donc de tenir compte de ses besoins et de son environnement pour laisser la juste place, la juste place à son émotion. Par exemple, je raccroche d'un appel qui me dit que j'ai obtenu le job pour lequel j'ai postulé. Je raccroche et je suis en pleine joie. J'ai donc un besoin naturel de partager la joie, de sauter, de sourire, de rire, etc. Cela dit, il s'avère que je suis à l'enterrement de la maman de ma vieille voisine. Je vais donc diminuer mon excitation pour rester à découverte, évidemment, et dire discrètement à mon ami qui est à côté de moi que j'ai le job et qu'on fêtera ça en sortant.
- Speaker #0
Tout à fait. L'idée ici, c'est vraiment faire le parallèle avec quand on disait en début d'épisode, il y a le choix de la raison et le choix du cœur. Quand on entend ça, on a l'impression que celui qui fait le choix du cœur, il fait le choix d'un débordement d'émotions. Évidemment, avec cette régulation, l'idée, c'est de donner la juste place, d'entendre cette émotion et de la réguler de manière à ce qu'elle prenne la place adéquate, mais qu'elle permette de nourrir le besoin sous-jacent. Pour réguler mes émotions, je vais avoir différents moyens. Aucun n'est en fait 100% efficace dans toutes les situations et pour toutes les personnes. C'est pourquoi il est vraiment conseillé, intéressant de s'exercer, d'en exercer plusieurs même, pour pouvoir adopter l'air le plus adéquat pour soi. Voici quelques exemples de techniques de régulation des émotions. Par exemple, la réévaluation cognitive. En fait, ça consiste à changer la façon dont on pense à une situation pour justement modifier son impact émotionnel. Par exemple, voir un événement stressant plutôt comme une opportunité de croissance. Ou encore, je vais anticiper une situation comme étant un défi où j'ai davantage à apprendre qu'à perdre pour oser me lancer. On peut faire le parallèle avec le lancement de ce podcast, par exemple. Je peux me dire qu'avant ce podcast, j'étais dans ma zone de confort, dans mon cocon, et que ça va me fatiguer et me demander beaucoup d'énergie de créer ce podcast. Ça va même m'occasionner... des retours potentiellement négatifs, de la gêne. Et donc, voilà, quelque chose de pas utile. Ou au contraire, je peux me dire que je vais sans doute pas avoir facile, clairement, mais que je vais apprendre sans doute beaucoup. Que l'erreur est humaine et que ce ne sera certainement pas parfait, mais que je vais faire quelque chose qui me plaît et qui va avoir un impact qui est important pour moi. Je vais avoir sans doute des retours positifs et être utile et aussi sans doute des retours négatifs, eux qui me permettront d'évoluer, d'apprendre, etc. La réévaluation cognitive, ça peut aussi consister à travailler sur ses croyances limitantes ou encore à s'appuyer vraiment sur ses croyances aidantes pour oser, pour voir les choses autrement.
- Speaker #1
Oui, j'aime bien cette proposition. Il y a un peu ce côté, je prends, je fais un pas de recul et je réévalue les choses.
- Speaker #0
C'est ça, et je vois... Oui, ce qui me fait peur et derrière, ce qu'il y a comme autre facette de la situation.
- Speaker #1
C'est mettre le et à nouveau.
- Speaker #0
Oui, à la place du ou Le but,
- Speaker #1
ce n'est pas de décraser à nouveau ici les peurs, etc. Ok, elles existent.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui se passe ? Pas les nier.
- Speaker #1
Mais aussi de voir tous les autres possibles à côté. Oui. Alors, on peut aussi travailler à la gestion de l'environnement. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire modifier son environnement pour éviter les déclencheurs émotionnels négatifs. Par exemple, éviter des situations ou des personnes qui, je le sais, me provoquent du stress. Et plutôt, écouter de la musique qui me met en joie.
- Speaker #0
Ou ça peut être aussi écouter de la musique qui me permette de décharger une émotion de tristesse, tu vois. Vraiment, l'idée, c'est pas... On n'a pas envie ici de dire d'être positif à tout prix. C'est vraiment des moyens de réguler son émotion. Donc, c'est d'être en lien et en phase avec une émotion qu'on ressent.
- Speaker #1
De la faire vivre. Et en fait, c'est utiliser son environnement pour faire vivre, servir et réguler son émotion. C'est bien le mot. On peut aussi imaginer que j'ai la phobie. Pour ne pas citer quelqu'un que je connais, ça pourrait être que j'ai la phobie des chats. Pour prendre un exemple complètement fortuit. Eh bien, ce que je pourrais faire, c'est éviter de rendre visite à ma voisine qui a 10 chats sans la prévenir à l'avance pour qu'elle puisse sortir les chats. Ce qu'elle ferait si je la prévenais à l'avance. Ou encore, j'ai besoin de calme. Eh bien, je vais trouver un endroit pour travailler dans lequel il y a la possibilité d'être au calme,
- Speaker #0
de risoler.
- Speaker #1
De calme, effectivement. Ou je peux aussi aller faire une balade seule, etc. Pour rester dans l'exemple du podcast que tu prenais juste avant. Eh bien, j'ai envie de lancer un podcast, mais je suis extrêmement mal à l'aise avec mon image. Eh bien, je ne vais pas filmer le podcast pour le moment, mais uniquement enregistrer l'audio. Décidément, on a pris un tas d'exemples fortuits dans cette stratégie. Et donc, en faisant ça, ça ferait une source majeure de stress en moins et je pourrais avancer.
- Speaker #0
Et un jour, peut-être mettre l'image sur la douche.
- Speaker #1
Bientôt, bientôt.
- Speaker #0
Alors, autre moyen de régulation qu'on peut citer. c'est l'attention sélective. Je choisis de focaliser mon attention sur des aspects moins émotionnels dans une situation pour réduire l'intensité de mon émotion, par exemple. L'émotion a la tendance à focaliser notre attention sur des éléments en particulier. Et pour éviter de ruminer, de finir par tout voir en noir, ou pour éviter de rire, d'exploser de joie à un moment qui est inadéquat, eh bien on va réorienter notre attention sur autre chose, en se distrayant, en faisant preuve. d'empathie par rapport à la situation dans laquelle on est, pour reprendre l'exemple de l'enterrement de la maman de ma vieille voisine par exemple. C'est une bonne solution pour les problèmes mineurs. On fait souvent distraction avec les enfants en crise parce qu'on a coupé la banane en rondelles alors qu'ils la voulaient en lamelles par exemple. Ça m'est arrivé, je l'ai fait. Mais aussi pour les situations qui sortent de notre zone de contrôle. Se distraire ponctuellement et de manière consciente ne veut pas dire qu'on est dans le déni. Pour le podcast, on peut prendre l'exemple du bug informatique qu'on a rencontré et qui ont retardé la diffusion de notre épisode sur certaines plateformes. On peut se ronger les ongles, dire que ça gâche tout, que le lancement n'est pas comme on l'avait prévu, ou arriver à se réjouir que certains auditeurs nous ont informés du fait que notre podcast n'était pas diffusé sur telle ou telle plateforme, ce qui signifie qu'en fait il est attendu et que quelqu'un a cherché notre épisode.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je réoriente. mon regard, mon attention sur une partie de la réalité, effectivement. Celle qui me fait plus de bien que de mal dans ce cas-ci. Alors, si tout encore, par exemple, le partage social des émotions, on sait que parler de ces émotions sous ressenti, c'est un puissant moyen de réguler l'intensité de celle-ci. Quand le podcast n'est pas diffusé comme on le veut, avoir quelqu'un à qui parler et avec qui s'énerver un peu, mais justement faire ce travail de... d'attention sélective, eh bien, c'est fort, c'est puissant, c'est agréable en plus.
- Speaker #0
Et en fait, le cœur même de notre podcast, c'est ce besoin de partage, de partage social. Ça fait partie de nos valeurs de base. C'est l'idée qu'en étant plusieurs, en partageant nos déséquilibres du moment, eh bien, on donne la bonne intensité à nos émotions et ça nous permet de les réguler, de les savoir partager par d'autres.
- Speaker #1
Oui, clairement. Clairement. On peut aussi évoquer peut-être les techniques de relaxation, de respiration, pour diminuer l'intensité de nos émotions. Et ça, ce sont des techniques qui peuvent être proposées par des professionnels, bien sûr, mais aussi avec des livres, avec certaines applications téléphones.
- Speaker #0
On en mettra d'ailleurs quelques-unes probablement au-dessus de l'épisode. Oui, tout à fait. En conclusion, pour développer ses compétences émotionnelles, on peut participer à des ateliers pratiques. Il y a des gens qui font ça très bien. On peut utiliser des applications et ici on vous propose quelques moyens d'action si vous souhaitez vous-même vous exercer à développer vos compétences émotionnelles. Première chose qu'on vous propose de faire, c'est d'allumer votre tableau de bord, avoir accès à vos émotions, les identifier. Ça passe par l'acceptation. Accepter les émotions en reconnaissant qu'elles ont... une utilité, qu'elles sont normales et qu'elles sont utiles.
- Speaker #1
Et ça peut prendre plus ou moins de temps et être plus ou moins facile en fonction de la place qu'on leur a déjà toujours offerte. Si ça fait dix ans qu'on a pris l'habitude de prendre les émotions et de les mettre dans le fond de notre poche, eh bien, c'est plus difficile et c'est OK. Je ne voudrais pas mettre de la pression. Moi, j'ai des émotions, je ne les reconnais pas ou je n'y arrive pas. Plus on a eu l'habitude de les tasser, plus on nous a appris à ne pas les écouter. Plus ça peut être difficile, plus ça peut demander du temps, de la souplesse pour pouvoir justement leur laisser plus de place.
- Speaker #0
C'est ça. Et écouter son corps et écouter comment est-ce qu'elle résonne en nous, c'est par le biais d'exercices et c'est en s'exerçant plusieurs fois, de manière répétée, dans des environnements qui nous le permettent, que ça va devenir de plus en plus accessible. Deuxième proposition, c'est de décrypter le message, le comprendre, comprendre le besoin qui est sous-jacent. Le symbole de la pompe signifie que je suis en réserve d'essence. C'est se dire qu'est-ce que dit mon émotion, quel besoin il y a derrière l'émotion que je ressens.
- Speaker #1
Et justement, quand on les ressent, ces émotions, eh bien, les accueillir.
- Speaker #0
Avec curiosité, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Les accueillir, leur laisser une place et même les questionner. Tiens, quel message m'apporte cette émotion ? Est-ce que c'est agréable ? Ou pas ? Est-ce que c'est une situation connue ? Est-ce que ça ressemble à ce que j'ai peut-être déjà vécu ? Qu'est-ce qui se passe en moi aussi au niveau corporel ? Est-ce que mon cœur va plus vite ? Est-ce que ma respiration change ? Est-ce que j'ai chaud ? Est-ce que j'ai envie de partir ? Est-ce que j'ai envie que ça dure ? Est-ce que j'ai envie d'hurler à la mort ? Voilà, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de moi ?
- Speaker #0
Et les questions que tu mets en évidence ici, c'est vraiment des questions qu'on peut reprendre telles quelles quand justement on n'a pas l'habitude de laisser ces émotions s'exprimer ou... ou de les entendre simplement nous, on peut prendre ces questions et se les poser de façon répétée quand on est dans une situation où on sent qu'il y a quelque chose qui est là, mais qu'on n'accueille pas, qu'on a envie de fuir. On peut se poser ces questions de façon répétée. Et au début, ça va peut-être nous sembler bizarre, et puis ça va s'inscrire dans une routine qui va commencer à être bénéfique pour nous. Alors, après avoir accueilli ces émotions, avec cette curiosité et ces questions, On peut identifier et distinguer le déclencheur et le besoin derrière ce que je ressens. Ça peut passer par des questions très concrètes encore ici. Qu'est-ce qui déclenche mon émotion ? Qu'est-ce qui est vraiment important pour moi dans cette situation ? De quoi ai-je besoin ici et maintenant ? De quoi je dispose pour répondre à ce besoin ? Est-ce que c'est le bon moment pour y répondre ? Est-ce que j'ai maintenant tout le temps nécessaire pour pouvoir y répondre ? Comment je peux me rapprocher de la satisfaction de ce besoin que j'identifie ? Toutes ces questions me permettent plutôt que de me laisser déborder par l'émotion ou au contraire de la mettre dans le fond de ma poche comme tu le décrivais, c'est l'idée d'aller vraiment l'explorer et lui donner du sens. Alors pour pouvoir aider dans cette étape et affiner l'identification, on peut vous proposer un outil, en tout cas que moi je trouve très sympathique, On vous met le lien en fin d'épisode, mais ça se trouve très facilement en passant par les moteurs de recherche. Et il s'agit de la roue des émotions. Elle est déclinée en version pour adultes et pour enfants. Donc ça peut être utilisé par tous les membres de la famille. Ce qui est très appréciable avec cette roue, c'est qu'elle a un côté vraiment très pratique qui permet d'entraîner mon cerveau aux compétences émotionnelles. En fait, elle met le lien entre une sensation corporelle, généralement c'est l'indicateur sur le tableau de bord, avec Elle met en lien cette sensation corporelle avec une émotion et avec le besoin qui va derrière cette émotion. Donc en fait, c'est très concret, très facile à utiliser. Et pour les personnes qui n'ont pas l'habitude de faire le lien entre une sensation et une émotion, qui n'ont pas l'habitude d'écouter leurs émotions, c'est une façon de s'entraîner sans trop de risque de se tromper. C'est vraiment une aide, comme une béquille pour apprendre à se déplacer dans ce chemin. de l'intelligence émotionnelle.
- Speaker #1
Oui, et ce qui est chouette avec ces trous, c'est qu'on peut l'utiliser en famille, même avec les enfants, pour en faire quelque chose qu'on développe ensemble. Ça peut être, je pense, un chouette moyen de l'installer comme une habitude, en tout cas quand on a besoin de ce petit coup de main au début.
- Speaker #0
Oui, et une fois que le petit coup de main sera bien installé, en fait, on n'aura plus besoin de la roue, les liens seront intégrés, et donc quand j'aurai une sensation corporelle, je saurai ce qu'il y a comme émotion, et donc ce qu'il y a comme besoin, et je pourrai aller tout de suite plus... plus rapidement vers... vers le besoin à remplir.
- Speaker #1
Plus besoin du manuel d'utilisation. Donc, quand on a allumé notre tableau de bord, qu'on a accepté ces émotions, qu'on a décrypté le message que ça voulait dire, eh bien, on ne s'arrête pas là,
- Speaker #0
idéalement.
- Speaker #1
On prend en considération cet indicateur pour agir, aller vers la satisfaction de ce besoin, celui qui était nommé, qui était mis en évidence par cette émotion. pour l'écouter, l'exprimer et considérer ce besoin de cause à effet, l'objectif étant de le remplir. Alors ensuite, il s'agira de pouvoir exprimer adéquatement mes émotions et mes besoins dans mes relations aux autres, notamment avec la technique de communication qu'on proposait, cet outil qui est le DESC. Et puis de m'exercer à réguler mes émotions pour avoir les réponses les plus adaptées. à ce que je souhaite, en tenant compte, comme toujours, de mes ressources et de mes contraintes, mieux gérer le stress et prévenir les réponses émotionnelles excessives ou inappropriées qui se présentent quand ça déborde, quand on n'a pas pris le temps, pas pris le temps ou quand on ne s'est pas outillé justement pour réguler ses émotions. Et tout ça, on le fait pour quoi,
- Speaker #0
Lila ? Alors, tout ça, on vous propose de le faire, en tout cas, c'est notre vision. contribuer à une meilleure santé mentale, pour contribuer à des relations interpersonnelles plus harmonieuses, à une vie professionnelle améliorée, à une plus grande confiance en soi. Tous ces éléments sont des éléments qui ont été mis en évidence comme étant les conséquences directes d'une bonne intelligence émotionnelle, d'une bonne régulation de ces émotions. Donc voilà, rien que pour ça, ça vaut la peine.
- Speaker #1
Et ce qui est chouette, c'est qu'on s'arrête là aujourd'hui, mais on se retrouvera ici pour quelques mois avec des sujets dédiés à chacune de ces émotions pour aller voir un peu plus loin, pour comprendre un peu plus quels sont ces indicateurs de manière spécifique cette fois.
- Speaker #0
Tout à fait. Merci Sarah pour cet échange.
- Speaker #1
Merci à toi. A bientôt.
- Speaker #2
Bonne journée. Merci d'avoir écouté cet épisode. On a à cœur que vous êtes inspirés. Si c'est le cas, pensez à le partager autour de vous, à déposer vos étoiles et à vous abonner pour ne rien manquer. On se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode. Et d'ici là... sur Instagram et YouTube. À bientôt ! On va avec, comme toujours, comme toujours, comme toujours, comme toujours ! La la la la !
- Speaker #0
On peut identifier et déclin... et...
- Speaker #2
déclin...
- Speaker #0
déclincher le distingueur de Benoît derrière le...
- Speaker #2
qui est de plus en plus traité,
- Speaker #0
et pour moi,
- Speaker #2
c'est très bien, parce que pendant longtemps,
- Speaker #0
il était connu,
- Speaker #2
ou plutôt inconnu, vraiment.
- Speaker #1
Ah ! Ah ! C'est parce que tu veux le rendre,
- Speaker #2
Connie.