- Speaker #0
Bienvenue dans Balance la vie, le podcast de deux types pétillantes dans lequel on vous partage nos déséquilibres du moment, nos réflexions et nos actions. On le fait en toute légèreté et humilité pour vous inspirer, vous aider à trouver votre propre balance et surtout, kiffer être heureux.
- Speaker #1
Salut Sarah !
- Speaker #0
Salut Lila !
- Speaker #1
Aujourd'hui j'ai envie d'aborder avec toi le sujet des loisirs.
- Speaker #0
Ok, pourquoi c'est un sujet qui t'intéresse particulièrement ?
- Speaker #1
En fait je galère un peu à trouver un loisir qui me convienne. Tu te souviens, j'ai essayé l'impro et j'ai arrêté. C'était vraiment quelque chose que j'attendais avec beaucoup d'impatience, comme si j'allais... recevoir un cadeau.
- Speaker #0
Mais du coup, pourquoi t'arrêtes ?
- Speaker #1
Je ne me l'explique pas vraiment. En fait, je construis une explication rationnelle après coup. Tu sais, comme le cerveau sait bien le faire. Comme quand tu vis quelque chose et puis que tu te dis Mais enfin, ce n'est pas vraiment logique. Et que derrière, tu construis une logique pour essayer de rendre ce que tu fais un peu compréhensible, ne serait-ce que pour toi-même. Mais objectivement, je n'ai pas d'explication. J'avais envie de le faire. J'avais envie de faire de l'impro depuis très longtemps. La coach est vraiment très bien. J'avais besoin qu'elle connaisse son sujet, qu'elle pratique et qu'elle soit pro dans le domaine. Son cours était bien construit, bien structuré. Elle nous emmenait d'un point A à un point Z en deux heures sans que tu nous vois le temps passer. C'était vraiment bien structuré. Elle était très pédagogue. C'était les mardis, les mardis-histoire. Donc c'était très bien dans ma vie privée, ça s'inscrivait à un bon moment. Tu sais, j'avais le temps de récupérer les enfants de l'école, de faire leurs devoirs, de faire le souper avec eux. et de les mettre au lit, et juste au moment où éventuellement l'un ou l'autre allait faire un rappel, moi, je prenais attention, c'était juste le bon moment. Donc ça se mettait bien, je n'ai pas d'excuses par rapport à ça, c'était un mauvais moment. Le groupe était vraiment hyper sympa, des personnes intéressantes, des personnes agréables, des personnes en plus de mon village, et donc c'était chouette parce que j'allais construire un réseau, connaître de nouvelles personnes qui n'habitaient pas loin de chez moi, donc ça avait ce côté sympathique aussi. Bref, si j'analyse la situation, tout était réuni sur papier pour que ce soit vraiment le bon loisir, que la situation soit au top. Mais en fait, je ne sais pas, en essayant de rationaliser, ne serait-ce que pour expliquer mon arrêt à la coach, au groupe, je me suis dit que cette activité était peut-être un peu trop cérébrale pour moi, que ça c'était peut-être une piste. Bon voilà. En fait, en gros, finalement, je me retrouve à la case départ. Je n'ai pas de loisir. Oui,
- Speaker #0
et en même temps, ce que j'entends, c'est que tu as eu envie de faire quelque chose, tu as essayé et tu te rends compte au final que ça ne te correspond pas. Tu as arrêté. C'est OK.
- Speaker #1
Oui, mais je reste quand même avec cette envie, tu vois. Je reste quand même avec le sentiment que je dois trouver un loisir pour avoir du temps pour moi. Et en parlant autour de moi, D'autres personnes m'ont dit qu'elles avaient cette sorte de pression, entre guillemets, d'avoir une activité type loisirs, hobby. Et même certaines ont rajouté qu'elles se devaient d'être originales, intéressantes. Il y a même une personne qui m'a dit, en fait, on te demande très vite quand tu rencontres quelqu'un, tu fais quoi comme travail ? Et qu'est-ce que tu aimes dans la vie ? C'est quoi tes passions ? C'est quoi tes loisirs ? Oui,
- Speaker #0
et c'est même quelque chose d'ailleurs qu'on retrouve encore aujourd'hui dans les CV. Il y a une base loisir, comme si ça disait quelque chose de toi.
- Speaker #1
Oui, c'est ton moi social. Il me manque juste un moi social.
- Speaker #0
C'est exact.
- Speaker #1
Certaines personnes autour de moi, quand j'en ai parlé, ont même identifié clairement qu'elles n'avaient pas besoin de loisirs, qu'elles ont vraiment identifié ça chez elles, qu'elles avaient besoin de lire, de rester chez elles, de regarder la télé, d'écouter des podcasts, et que ça, c'était, pour elles, largement suffisant. Mais qu'en fait, elles avaient le sentiment de ne pas être normales, tu vois, aux yeux de leur entourage, qu'ils leur renvoient que c'est bizarre, qu'elles devraient faire quelque chose pour elles. Certaines m'ont même dit s'occuper intelligemment. Et voilà, je commence à dire, en fait... on est pas mal à être dans la même situation, de rechercher un loisir et de ne pas le trouver. Donc ça pourrait être un sujet que je trouve intéressant à partager.
- Speaker #0
Oui, c'est une bonne idée. Ça me semble effectivement être un sujet qui intéresse et qui va questionner un ensemble d'autres personnes que toi. Moi, je propose qu'on profite du fait que tu es une problématique normale,
- Speaker #1
pour une fois,
- Speaker #0
à partager, pour en fait creuser un peu. T'es ok ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ok, et peut-être d'ailleurs même que les auditeurs qui se retrouvent dans ton questionnement pourraient le faire pour eux-mêmes en même temps qu'on le fait ensemble ici maintenant.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Alors, dis-moi, pourquoi est-ce que toi, perso, tu veux trouver un loisir ? Pourquoi est-ce que, si ce n'est pas l'impro, j'entends que ça doit être autre chose ?
- Speaker #1
Je pense que j'ai envie d'avoir une bulle à moi, un espace-temps pour moi. Et on le sait, à la maison, c'est souvent compliqué. C'est au milieu des habitudes, au milieu des tâches ménagères, au milieu des enfants, j'ai envie de faire de la couture. à côté de ma tonne de vaisselle à faire et de mon balai qui m'appelle et qui me disent tu crois qu'il n'y a pas mieux à faire ? Tu crois qu'il n'y a pas plus utile à faire ? En fait, pour moi, ça devient compliqué.
- Speaker #0
Désolée, je souris, mais la couture. Ah ouais ?
- Speaker #1
Pourquoi ? Moi, la couture, c'est quelque chose que ça te semble bizarre ? Moi, c'est vraiment quelque chose qui m'intéresse, en fait, la couture. Ça a le côté nourrir ma créativité et ça a le côté être utile. Ça rassemble vraiment deux aspects qui sont importants pour moi.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Je te jarris parce que ça fait un petit peu activité d'antan, même si en vrai, moi aussi, j'aimerais être capable de coudre correctement aujourd'hui. Mais voilà, c'est pour ça que je souris. Donc, en fait, ce que je comprends, c'est que quelque part, ça peut être difficile. de prendre ce temps pour soi, surtout quand on en a envie, de se discipliner quand on a la vaisselle, le linge, la paperasse, bref, toutes les autres obligations et routines du quotidien qui sont autour de toi.
- Speaker #1
Il y a donc le prétexte d'avoir ce rendez-vous avec moi et aussi le prétexte du groupe comme levier de motivation. Je m'engage, je ne m'engage pas que moi, je m'engage à rejoindre un groupe, à participer à une activité, à rejoindre les autres. et j'ai aussi le sentiment que ce loisir, comme je te le disais, il doit être productif. Tu vois que je devrais faire quelque chose qui me permette d'apprendre une nouvelle compétence. Typiquement, la couture, c'est clair. Et que ça pourrait aussi me faire du bien au niveau de la santé, m'apporter quelque chose de l'ordre de la meilleure santé. Donc j'ai en tête que c'est important que je prenne du temps pour moi et que ce temps soit dédié à une activité qui soit utile, qui doive... me servir, ne serait-ce qu'à nourrir ma créativité. Oui,
- Speaker #0
et en même temps, quand je t'écoute parler, sans jugement sur ce que tu dis, évidemment, mais il y a quand même pas mal de je dois je devrais il faut Alors que dans ma conception, en tout cas, un loisir, c'est plutôt du plaisir. Tu vois, loisir, plaisir. Il y a quelque chose de l'ordre peut-être de la légèreté, de la simplicité. Là où je t'entends dans la contrainte ou l'obligation, en tout cas dans ce que tu exprimes.
- Speaker #1
En fait, je me rends compte que je n'ai pas vraiment pris le temps de me questionner sur le pourquoi je veux un loisir. Qu'est-ce que je cherche dans ce loisir ? Quel est le besoin que j'aurais envie de nourrir par ce loisir ? Est-ce que je veux plutôt une activité individuelle, une activité collective, une activité corporelle, une activité spirituelle, rationnelle, pratique ? Je pense aussi que je n'ai pas pris conscience que ça pourrait me demander un effort dans un premier temps. J'ai envisagé le côté plaisir, fort, mais avant d'en être un, ça demande des efforts. Et la question, c'est est-ce que je suis à un moment de ma vie où j'ai l'énergie ? d'en créer un changement et de persévérer pour que ce changement devienne une habitude. Je ne me suis pas posé ces questions profondes. Je me suis juste dit grosso modo que je n'avais pas de loisirs et que c'était bon pour la santé. Donc, il fallait que je me mette en mouvement pour ce qui était bon pour ma santé. Oui.
- Speaker #0
quelque part, je pense que c'est assez facile à imaginer qu'on ne se pose pas naturellement des questions profondes sur la question d'un loisir. Pour moi, c'est quand même important de le dire. Et après, ce que tu dis sur la santé, c'est assez juste. C'est vrai qu'il y a un ensemble d'études qui montrent qu'effectivement, il y a des bénéfices au fait d'avoir un hobby, un loisir, un effet bénéfique sur la santé mentale.
- Speaker #1
Et donc, savoir qu'il y a un effet bénéfique sur la santé mentale, moi, ça m'a juste une question.
- Speaker #0
Désolée.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Cela dit, pour moi, c'est aussi important de rappeler que ce loisir et ce hobby, ils ont véritablement une influence positive, significative sur la santé mentale. Quand on a une véritable motivation à faire ces activités, justement, une motivation qui soit intrinsèque ou intégrée.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Au niveau de la couture, ce n'est pas forcément une motivation intrinsèque. Je ne prends pas... Je n'imagine pas prendre du plaisir à l'activité en tant que telle.
- Speaker #0
Oui, à toucher les textures, voir les couleurs, entendre le bruit de la machine.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
tu Par contre,
- Speaker #1
c'est plutôt une utilité intégrée. parce que je vois le bénéfice que ça m'apporterait de pouvoir moi-même retoucher les vêtements de mes enfants, d'être plus écologique dans le sens où quand quelque chose est abîmé, je suis en mesure de le réparer, je ne dois pas forcément racheter quelque chose pour le remplacer. Donc je vois plutôt ces avantages-là et c'est cette motivation plutôt intégrée qui me parle. Et tu sais, toi, concrètement, par quoi, comment, le loisir vient influencer la santé mentale ?
- Speaker #0
Oui, alors, j'ai pas envie d'en rajouter une couche encore sur le il faut parce que c'est bon pour la santé mentale. Cela étant, c'est positif à quand même plein de niveaux. Ça offre la possibilité de s'exprimer à travers une activité particulière. Ça peut être aussi l'occasion d'être stimulé intellectuellement. Aussi, le fait de rencontrer d'autres personnes, d'élargir son réseau, de partager avec d'autres, ça vient nourrir notre besoin d'appartenance, notre besoin d'être en groupe, d'être un être social. Ça permet de sortir de la routine, même si du coup ça demande du changement. Ça permet de réguler, de diminuer le stress, d'aider à réguler les émotions. Le sport en est un bon exemple, même si ce n'est pas le seul. Et en parlant de sport, c'est aussi justement l'occasion de se dépenser. Même dans une activité qui soit plutôt créative, tu parles de l'impro, parce que tu te mobilises, tu bouges, tu sors de chez toi, tu marches, tu te déplaces. Et donc, c'est aussi une forme de lutte contre la sédentarité.
- Speaker #1
Oui, j'ai même lu que ça peut conduire à un sentiment de satisfaction plus grand de sa vie de manière générale. Rien que ça. Là que j'en rajoute tout.
- Speaker #0
C'est ça, tu t'y mets toi-même, attention.
- Speaker #1
Mais donc, plus sérieusement, en fait, tous ces avantages me donnent envie, une envie supplémentaire de vraiment... trouver un loisir qui m'aille et de prendre ce temps pour moi.
- Speaker #0
Tu disais tout à l'heure que ton envie, ton besoin, c'est notamment que ton activité soit utile. Ce sentiment que ça sert à quelque chose. Et en fait, il y a plusieurs éléments qui peuvent pousser, orienter le choix d'un loisir, d'un type de loisir en tout cas. Eh bien, c'est justement le fait que les personnes soient motivées par le fait d'apprendre de nouvelles choses, d'avoir de nouvelles connaissances, par exemple. Des personnes qui vont avoir envie de ressentir des sensations spéciales, d'être dans quelque chose de corporel, par exemple le fait de faire de la piscine, ton corps flotte, il est dans un environnement différent. Il y a des personnes encore qui vont avoir envie d'augmenter leur sentiment d'efficacité et de compétence en apprenant à faire concrètement des choses nouvelles et donc en développant de nouveaux savoir-faire.
- Speaker #1
Oui, là je me reconnais par exemple.
- Speaker #0
Les moteurs peuvent vraiment être différents forcément d'une personne à l'autre. et il s'agit finalement de trouver le sien c'est ça alors certaines personnes,
- Speaker #1
et c'est vraiment ce que moi j'avais aussi avant de faire quelques recherches pour ce podcast imaginent que le loisir, le hobby on le trouve un peu comme on aurait un coup de foudre au rayon chocolaterie je me demandais quel rayon t'avais j'ai pas réfléchi alors j'imagine que ça peut arriver pour certains, mais en fait c'est pas toujours le cas, loin de là, c'est pas mon cas en tout cas Et je trouve que c'est intéressant de se dire que même pour des loisirs, il y a quelque chose de l'ordre de la persévérance à mettre en œuvre parfois.
- Speaker #0
En tout cas, si on a identifié que pour nous, il serait bien, il serait bon d'avoir un loisir, se mettre à la recherche de celui-ci en se disant, bon, ça va être une recherche active, il risque d'y avoir des allers-retours, peut-être que je vais un peu tâtonner, eh bien, ça va contribuer selon moi à le trouver in fine. sans qu'il y ait quelque part une évidence à la base, une passion qui se soit imposée à nous.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
et donc à ce moment là c'est finalement via l'expérience qu'on peut décider de ce que l'on aime ou pas bon du coup oui ça risque de prendre un peu plus de temps mais heureusement dans la plupart des cas on a aussi une ou plusieurs séances d'essais gratuites
- Speaker #1
quelle que soit l'activité dans laquelle on se lance ce qui nous offre un peu cette marge de manoeuvre juste ça je l'ai intégré intellectuellement tu vois je le conçois mais reste à savoir comment est-ce que je l'applique dans la pratique en fait
- Speaker #0
Quoi ? Mes propos ne sont pas si évidents que ça ? Pas pour moi,
- Speaker #1
mais pour les gens qui nous écoutent,
- Speaker #0
oui. Non, tu as raison. On ne peut pas s'arrêter à la réflexion et au constat. Comment est-ce qu'on s'active concrètement ? Alors, il y a évidemment un certain nombre de tips que l'on retrouve au travers des lectures, des recherches, des expériences qu'on peut faire. Mais du coup, j'ai envie de te challenger et de te dire, tiens, là, sur base de notre discussion, est-ce que spontanément, tu n'as pas une première action qui te vient à l'esprit ?
- Speaker #1
Oui. Première action qui me vient à l'esprit, moi c'est d'abord de me... poser la question de ce que je recherche, de ce dont j'ai besoin, ce dont j'ai envie. Et pour ça, tenir compte de mes ressources, c'est important. Le temps dont je dispose à consacrer à ce loisir, concrètement, par jour, par semaine. Est-ce que j'ai un budget à allouer ou pas à cette activité ? Ça va m'orienter vers une activité gratuite ou une activité plus ou moins onéreuse. Est-ce que j'ai besoin de pratiquer quelque chose au niveau physique ? L'envie de me dépenser physiquement, de pratiquer un sport. Ou plutôt un besoin au niveau émotionnel, donc de décharger, d'évacuer un trop-plein. Oui. Est-ce que j'ai besoin de rire ? Oui,
- Speaker #0
voilà.
- Speaker #1
De développer des compétences, de pratiquer quelque chose qui va me permettre de développer de nouveaux savoir-faire, de mieux faire certaines choses, d'acquérir de nouveaux savoirs. Est-ce que j'ai besoin de quelque chose, d'une activité au calme ? Ou plutôt... vivante, avec du bruit. Est-ce que j'ai besoin de créer ? Ou plutôt d'être dans l'observation ? Ou plutôt quelque chose d'intellectuel ? Vraiment ? me questionner sur mon besoin, ce que je recherche.
- Speaker #0
Oui, prendre ce temps de se poser, de se poser ces questions, de voir où est-ce qu'on est, où est-ce qu'on veut aller, où est-ce qu'on peut aller. Tu parles de ressources, effectivement, c'est important de se dire, ok, dans mon quotidien, concrètement, qu'est-ce que je peux installer ? Ça permet quand même de donner plus de chances que ça fonctionne dans la suite. Alors, autre conseil que je voudrais ajouter, c'est qu'à partir du moment où, justement, on a pris ce temps pour y voir plus clair sur le type de loisirs qu'on souhaite, Eh bien, on peut commencer à rechercher ce loisir. C'est-à-dire qu'on peut questionner son réseau, on peut aller voir sur Internet, sur le site de sa ville peut-être aussi, lister un ensemble d'activités qu'on a autour de soi, autour de chez soi. Ça permet de disposer d'une vue d'ensemble sur les loisirs vers lesquels on pourrait se diriger. Et du coup, on va aller des plus évidents vers peut-être les plus surprenants et faire un choix éclairé. En sachant aussi, quelque part, on en a d'autres sous le coude.
- Speaker #1
Troisième conseil que je pourrais partager, c'est, si on se pose la question, si on est en train de chercher un loisir, c'est qu'il n'y a pas d'évidence pour nous. Ce qui est intéressant de faire, c'est justement de lâcher cette illusion qu'il va y avoir un déclic, une évidence, et de se dire qu'on va en fait en quête d'un loisir parce qu'on a identifié qu'on aurait des besoins à remplir par rapport à ça et que ça nous ferait du bien. et qu'on sait le temps qu'on peut y consacrer, les moyens dont on dispose, mais qu'il n'y aura pas forcément de coup de foudre.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Parfois, tu vas au rayon chocolat, tu vois le chocolat aux noisettes, tu te dis que c'est une évidence. La semaine d'après, tu retournes au rayon chocolat et là, d'un coup, il y en a plein qui te font envie de ne pas les choisir. Tu en prends un, soit tu es content, soit tu es déçu, mais ce qui est cool, c'est que la semaine d'après, tu peux reprendre un autre chocolat. Est-ce que j'ai envie de chocolat ?
- Speaker #1
Je pense que tu as envie de chocolat.
- Speaker #0
Peut-être que j'ai envie de chocolat. En tout cas, ce qui est chouette dans ce que tu dis, c'est que ça amène de la légèreté, en fait, d'anticiper qu'il va certainement, en tout cas quand on a ces inconnus, qu'il va y avoir des allers-retours et pas forcément un waouh un coup de foudre évident. On va prendre le temps d'essayer plusieurs activités. Et à ce propos, j'entends des personnes dire alors je n'ose pas m'inscrire dans un groupe et puis ne pas m'engager, ne pas y rester parce que alors ce n'est pas correct, je ne respecte pas mes engagements vis-à-vis de l'organisateur, vis-à-vis du groupe Oui, ce sont des craintes qui s'entendent évidemment. Ça fait partie des éléments dont il faut tenir compte. Et donc quand on est dans ce cas, je pense qu'une des choses que l'on peut faire, c'est en parler. parler du fait qu'on est en phase test dans ce projet de réflexion et de trouver son hobby, dire qu'on est en recherche de se loisir, qu'on souhaite essayer plusieurs choses avant de trouver une activité qui nous motivera plus intrinsèquement, de manière plus intégrée, en tout cas qui nous booste et qu'on a vraiment plaisir à faire.
- Speaker #1
Ça, ça me parle. À partir de ce moment-là, on peut être tout à fait clair avec l'organisateur et avec le groupe sur la possibilité de payer par séance, un certain temps par exemple. pour une période de test qui sera bien déterminée, bien claire, jusqu'à ce que la décision soit prise, en accord évidemment, avec l'organisateur, le groupe. De cette manière, tout le monde est au clair, il n'y a pas de conflit, ni interne ni externe, lié à cette recherche que vous mettez en place. Et comme tu le dis, ça fait baisser la pression autour de ça. Autre conseil, n'ayez pas peur d'essayer de nouvelles choses. Il y a même des gens qui pratiquent du yoga aérien. c'est dire que le champ des possibles est là tu ris de moi c'est très chouette le yoga aérien je vais t'inviter à essayer le lâcher prise et le fun qu'on a donc voilà il ne faut pas hésiter à sortir un peu de ce qu'on connait de ce que les gens autour de nous pratiquent au niveau des loisirs il n'y a pas trop de risques il n'y a pas trop d'enjeux et donc ça peut vraiment être l'occasion de se surprendre soi-même on
- Speaker #0
peut aimer le chocolat ou sinon ce chocolat c'est très chouette Bon, comme tu l'as indiqué dans ton vécu tout à l'heure, lorsqu'on a choisi une activité qui nous intéresse, qui nous motive, soit parce qu'elle nous permet d'obtenir ou d'éviter quelque chose, je pense vraiment qu'on peut garder à l'esprit qu'il va y avoir sans doute une période de persévérance qui est nécessaire. Surtout... si c'est un loisir qu'on n'a jamais fait auparavant, qu'on n'a jamais eu l'occasion de pratiquer, ou si de manière générale, on observe que nos loisirs, on n'a jamais consacré beaucoup de temps à cela.
- Speaker #1
C'est juste, et quand je t'entends parler de ça, moi je me revois à l'impro en train de m'observer fonctionner et de me dire, il va y avoir un spectacle à la fin des séances d'apprentissage et est-ce que je vais être à la hauteur ? Est-ce que je ne vais pas faire baisser le niveau du groupe ? Est-ce que je vais être suffisamment bonne ? Et je me demande maintenant, est-ce que cette pression, qui me ressemble quand même un petit peu, est-ce que cette pression que je me suis mise de vouloir y arriver tout de suite a contribué à ce que je lâche finalement ? assez rapidement, même si je n'en avais pas forcément conscience. Je me dis que ça peut être une des pistes, ça peut être une des raisons.
- Speaker #0
Oui, en fait, j'ai envie de dire que c'est un peu dommage et en même temps, on vit ce qu'on vit, on ressent ce qu'on ressent. On peut s'attendre à ne pas être bon tout de suite, performant tout de suite.
- Speaker #1
Je n'ai pas l'habitude de me faire parfaite tout de suite.
- Speaker #0
Oui, mais tu es la perfection.
- Speaker #1
Ça ne t'est pas venu à l'idée, tu vois.
- Speaker #0
Je comprends, je comprends. on peut ne pas savoir faire directement et peut-être même qu'on pourrait ne pas prendre un plaisir fou dès le début dans l'activité à proprement parler il se peut même plutôt qu'au début le démarrage il soit bof, comme on disait une autre fois qu'il y ait des moments où on a même moins envie de pratiquer, des moments où on aurait peut-être même envie de lâcher donc c'est précieux de s'attendre au fait que ça puisse se passer comme ça on est un peu prévenus et du coup de se fixer des objectifs peut-être dans le temps qui soit aussi un peu plus réaliste, de se dire, ok, je vais essayer d'abord pour deux, trois séances, ou pour le semestre, ou pour une année, en fonction de qui on est, de ce qui nous convient, et puis à ce moment-là, je verrai si je poursuis ou pas. En fait, dès qu'il y a un intérêt de base pour l'activité qui se met en place, qu'elle répond du coup certainement à l'ensemble des critères qu'on avait envisagé dès le début, les questions que tu évoquais tout à l'heure, on peut se lancer dans quelque chose à moyen terme, et donc... on peut se mettre à persévérer. Parce que c'est dans le temps et dans le fait de se voir évoluer forcément qu'on peut trouver aussi du plaisir. Une autre piste, ça pourrait être de se diriger vers des loisirs qui rassemblent certains talents qu'on a déjà. Ou en tout cas, certaines facilités. Comme c'est un talent, on a l'impression que c'est pas... Alors qu'en fait, c'est quelque chose dans lequel on va se sentir plus rapidement à l'aise, dans lequel on se verra certainement plus facilement évoluer. Tout à fait. Par exemple, si je suis plutôt habile de mes mains, je peux me diriger vers des activités créatives ou même des sports de main. Et au contraire, je ne vais pas me plonger dans le théâtre si je suis ultra stressée en public. Enfin, sauf si évidemment c'est un choix conscient. Je ne voudrais pas dire que ce n'est pas une bonne chose. Mais si c'est un choix parce que j'ai un objectif de développement et de dépassement, d'arriver à parler en public, et en étant claire sur le travail et la persévérance... voir peut-être le déplaisir qu'on pourrait avoir à certains moments, c'est OK, puisque là, on est vraiment dans quelque chose qui est décidé.
- Speaker #1
Alors, je te propose qu'on récapitule les tips pour aller vers un loisir qui nous fasse du bien, qui nous procure du plaisir et qu'on choisit librement. La première chose que j'ai envie de dire, c'est être dans l'autoréflexion. Pourquoi je veux une activité ? Est-ce que c'est pour moi ou est-ce que c'est pour avoir quelque chose à dire en société ? ce que j'ai envie de remplir comme besoin en pratiquant une activité, quel type d'activité me convient, et qu'est-ce que j'ai comme moyens, temps, budget, etc., à allouer à cette activité.
- Speaker #0
Oui. Sur cette base, on explore. On essaye d'avoir une vue d'ensemble des possibles. Comme ça, on fait du coup un choix sur une base très concrète. Ensuite, faire preuve d'ouverture. On ne va pas se restreindre à ce qu'on connaît déjà. En tout cas, on vous inviterait plutôt à vous ouvrir à des nouveautés, à des choses qui n'auraient peut-être pas été naturelles à la base pour pouvoir se laisser aller à d'autres choses. Et forcément, ensuite, essayer. C'est-à-dire tester plusieurs activités en étant au clair du coup avec soi, puisqu'on a fait ce travail en amont, mais aussi... avec les organisateurs et peut-être les membres du groupe s'il y en a.
- Speaker #1
Oui. Autre tip, évaluer ses expériences. Réfléchir à ce qui a été apprécié, à ce qui nous a déplu dans chacune des activités qu'on a testées. Et ça, ça va nous aider à affiner nos expériences, à affiner nos choix. Certains préféreront le faire... de tête, entre guillemets. D'autres auront besoin de noter. En fait, l'idée, c'est de trouver le meilleur moyen pour chacun. Dernier conseil, laissez-vous le temps. Je me le répète. Laissez-vous le temps. Faites preuve de persévérance. Laissez-vous le temps de découvrir la pratique. Lâchez le mental qui pourrait vous donner envie d'être performant directement ou de maîtriser directement la pratique que vous découvrez seulement. Ok, donc, je retiens que je peux être patiente, Trouver mon hobby, celui qui me convient vraiment, ce n'est pas une évidence pour moi, c'est clair, même si ça peut l'être pour d'autres. Et c'est OK. Être patient avec moi-même, continuer d'explorer différentes options jusqu'à ce que je trouve ce qui me convient le mieux. Dès lors qu'il s'agit de ma volonté personnelle, c'est une bonne option pour moi.
- Speaker #0
Donc sur celui-là, tu vas te lancer dans le dressage de chat, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On parlera des chats quand on parlera des phobies. Voilà tout de suite. écoute je suis sûr qu'avec un peu de persévérance tu pourrais les tolérer allez à bientôt salut merci d'avoir écouté cet épisode on a à coeur qu'il vous ait inspiré si c'est le cas pensez à le partager autour de vous à déposer vos étoiles et à vous abonner pour ne rien manquer on se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode et d'ici là sur Instagram et sur Youtube à bientôt