- Speaker #0
Bienvenue dans Balance à vie, le podcast de deux psy pétillantes dans lequel on vous partage le déséquilibre du moment, nos réflexions et nos actions. On le fait en toute légèreté et humilité pour vous inspirer, vous aider à trouver votre propre balance et kiffer être vrai.
- Speaker #1
Hello Lila !
- Speaker #0
Salut Sarah !
- Speaker #1
J'ai envie de te parler de ce moment où tes collègues et tes amis te souhaitent de bonnes vacances. Et où toi, à l'intérieur, tu t'abstiens de répondre que pour toi ce sont des congés, certes, mais vraiment pas des vacances.
- Speaker #0
Ok, parce que tu distingues les deux.
- Speaker #1
Oui, sortir de la routine, boîte à tartines, brosse à dents, embouteillage, boulot, course, bain, repas, histoire, dodo, oui. Ça fait du bien. C'est clair, ça allait. Ça fait du bien. Mais depuis plusieurs années, en fait, depuis que je suis parent, je ne considère plus que les vacances, ce sont des moments de repos. Alors qu'en fait, je suis au moment de ma vie où j'en ai le plus besoin. Pour moi, et c'est pour ça que je fais une différence, il s'agit d'une période durant laquelle je ne suis pas dans l'obligation de travailler.
- Speaker #0
Quand tout va bien.
- Speaker #1
Et où je vais pouvoir me consacrer du coup pleinement à la vie de famille. Avec du coup son lot de bons moments, parce qu'il y en a plein, forcément. Je sais que des gens que j'aime. Mais il y a aussi ce dont on parle en fait beaucoup moins, c'est tout le lot des frustrations qui s'accompagnent.
- Speaker #0
Ok, toi tu es frustrée en vacances.
- Speaker #1
Mais pas en vacances Lila, mais en congés, en famille. Pour être honnête, ouais. Franchement, oui. Je suis un peu gênée de le dire, mais c'est vrai. Et c'est d'autant plus vrai qu'il y a vraiment un delta entre le repos que j'attends, qui est nécessaire, même que j'espère en fait. Et puis paf ! c'est ça c'est la réalité qui t'a fait mal j'ai pas l'impression d'être en vacances pour moi mais en fait de l'être pour eux je me lève, je me bouge et je m'active essentiellement en tout cas pour eux pour leur faire vivre des chouettes moments leur créer des bons souvenirs qui se sentent bien les enfants mon mari aussi mais oui c'est vraiment pour les enfants et ça c'est censé me procurer du plaisir aussi et c'est le cas en partie en tout cas mais ça répond pas à mes envies à mes besoins à moi j'entends par là lézarder le matin tu sais ne pas être levé par des cris je sais plus mais je l'ai imaginé imagine avec moi prenons deux secondes tous ensemble pour imaginer ce moment et si ce moment existe pour vous et bien savourez-le pour pouvoir boire un café chaud pour pouvoir lire un livre du début à la fin. Moi, j'ai plein de livres entamés. Il y a son livre des vacances.
- Speaker #0
C'est ça, ceux que tu vas lire en vacances.
- Speaker #1
Il y a ceux que je vais lire, ceux que j'ai commencé et que je n'ai pas fini. Mais comme je ne me souviens pas, je n'ai pas envie de les reprendre. Je recommence d'autres, clairement. J'ai aussi envie de prendre un bain de soleil, de prendre des douches à rallonge. Et tout ça, il n'a pas sur un dent, mais sur la même semelle.
- Speaker #0
Quelle ambition !
- Speaker #1
Oui, c'est mission impossible, en fait. Enfin, en tout cas pour moi. Parce que j'ai l'impression que je dois choisir entre eux et moi. Mais en vrai, le choix, il est vite fait. Et quelque part, il est fait avec culpabilité en plus. Parce que moi, j'aimerais simplement kiffer ma life, de faire une tour en Lego ou de visiter pour la troisième fois de la semaine la piscine du coin. Oui, j'aimerais. Mais dans les faits, ce n'est pas le cas. Et ça, je ne peux pas vraiment le choisir, mais je le vis comme ça. Et en plus, il y a aussi l'énergie. L'énergie qui n'est pas là au moment où moi, je voudrais qu'elle soit là. Pour faire tout ce que je viens de dire avant. Pas les Ardéens. les activités, notamment pour les enfants. Parfois, même ma tête, elle en a envie. Oui, oui, aller à la piscine, qui fait ma life, il y a des fois où j'en ai envie. Mais alors là, c'est l'énergie qui n'est pas. Frustration. Parce qu'en vacances, en famille, on a besoin d'énergie. Alors que moi, j'ai plus de jus, et que j'aimerais que les vacances soient juste l'occasion de me recharger les batteries. Je discutais il n'y a pas très longtemps, pendant les vacances d'avant, celles de carnaval, avec un papa, qui m'a dit Tu sais quoi, j'ai trop hâte dès le lundi. Le jour de reprise de boulot. Il m'a dit J'ai trop hâte dès le lundi pour me reposer.
- Speaker #0
C'est de dire comment les vacances sont challengées.
- Speaker #1
Mais à fond, et ce n'est pas quelqu'un qui n'a pas un boulot qui est aussi challengeant. Donc, ce n'est pas dire.
- Speaker #0
Je comprends ce que tu veux dire. C'est que malgré le fait que ces moments soient plutôt enrichissants sur le plan humain et sur le plan familial, ils sont aussi très exigeants, trop exigeants par rapport aux ressources dont tu disposes. Tu penses aux activités à faire, il faut les organiser, puis les gérer. Sur le moment, tu réponds aux besoins quotidiens et tu donnes de l'attention presque constante, ce qui rend compliqué le repos et la détente dont tu dis avoir... particulièrement besoin le temps passant.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ce qui devrait être cool dans mon esprit, en fait, dans les faits, ça génère de la frustration, voire clairement, dans certains cas, d'irritabilité et de la mauvaise humeur que je n'arrive même pas vraiment... à justifier. Et puis aussi, je me retrouve coincée avec des sentiments ambivalents, parce que... À la fois, j'aimerais avoir l'énergie et l'allant pour vivre ça autrement, vivre ces beaux moments de vie de manière ultra agréable, alors que franchement, moi, je me sens dépassée. Et à un moment de vie, dans une sphère de vie où franchement, c'est bof de me sentir dépassée là. Et puis en plus, quand j'y réfléchis, et c'est peut-être ce qui fait que je n'en parle pas trop, c'est franchement pas non plus très grave.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et pourtant, ça peut donner lieu à des accrochages. quelque part, à une baisse de l'estime de soi et en fait, à encore plus de stress.
- Speaker #0
Ok, mais des vacances congées, il y en aura encore et encore. Et toi, ta fatigue et ton besoin de te reposer, ils ne risquent pas de disparaître demain. Je connais un peu les coulisses de ta vie. C'est pas pour demain. De quoi tu as besoin ? Qu'est-ce que tu aimerais voir changer ?
- Speaker #1
Concrètement, je me demande comment est-ce que je peux faire pour apprécier pleinement ces moments. Qu'est-ce qui fait d'ailleurs que ces moments qui sont appréciables sur le papier... ils ne le sont pas suffisamment dans les faits. Je me dis que c'est... Oui, probablement parce que je ne m'écoute pas moi, je n'écoute pas mes besoins, que ce soit mes besoins de l'esprit ou mes besoins du corps qui parfois crient au repos.
- Speaker #0
Un peu comme si en fait, tu écoutais ce que tu penses devoir faire pour faire bien, pour être un bon parent.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je suis coincée dans un conflit de valeurs. D'un côté, je ressens le besoin de prendre du temps pour moi, de poursuivre... mes passions, de prendre soin de mon bien-être personnel. Et d'un autre côté, je me sens également investie du devoir de répondre aux besoins de ma famille, de les soutenir et de leur consacrer du temps et de l'énergie. Et entre les deux, en fait, je ne trouve pas le juste milieu. Tout ce que je prends pour moi, j'ai vraiment l'impression de le voler aux autres. Et au final, ce que je me dis, c'est que si finalement, je suis pleinement là, ni pour moi, ni pour les autres, où est-ce que je me trouve ? Est-ce que je suis coincée dans une espèce de zone de frustration ? Franchement, peur, quoi. C'est pas ça dont j'ai envie. Je me rends compte que je ne suis pas d'accord avec moi-même, à l'intérieur, quoi. Une dinguerie.
- Speaker #0
Mais du coup, c'est fou parce que tu me dis qu'en même temps, tu dois faire et qu'en même temps, cela ne te convient pas du tout. C'est une vraie ambivalence. alors pourquoi tu t'obliges à faire quelque chose qui ne te fait pas te sentir bien
- Speaker #1
C'est là toute la subtilité de la chose, Lila. Bien sûr que ça me fait du bien. Quand on met tout son temps, toute son énergie au service de sa famille, on répond et on s'aligne plus que certainement à nos représentations du rôle de parent, à la représentation mentale de ce que c'est qu'être un bon parent. Et ces représentations se sont créées dans le temps, au travers de notre histoire familiale, des expériences positives qu'on a vécues dans ce cadre-là. de nos attentes, de l'identification qui se fait au travers des réseaux sociaux, où on voit chez les autres comment ça se passe merveilleusement bien et qui alimente notre vision du parent et de la famille d'aujourd'hui.
- Speaker #0
Et heureusement que tout ça change, parce que depuis quelques temps, c'est probablement ce qui nous permet d'en parler aujourd'hui. On se rend compte que tout ça est fait et qu'en fait...
- Speaker #1
Oui, clairement. Ces représentations, elles jouent un rôle tout de même important dans notre façon de percevoir... et de vivre, dans ce cas-ci, les vacances en famille. Elles influencent notre manière de faire, notre manière d'être, ce qu'on pense devoir faire et ce que l'on pense ne pas être en droit de faire pour coller à ces représentations qui sont donc souvent, la plupart du temps, inconscientes. Et dans la même idée, en parallèle, les vacances en famille telles qu'elles se passent viennent se heurter à une autre représentation, imaginaire donc toujours, que l'on a de la famille et de comment les moments ensemble devraient se passer.
- Speaker #0
Un peu comme dans une pub de pâte à tartiner, où tout le monde est content de manger un bout de pain. Tout le monde est heureux.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça. Là, c'est une famille fonctionnelle, où on a réussi en tant que parents, où tout le monde est content. Pourquoi dans ma famille à moi, on se dispute pour ne pas manger les croûtes, pour celui qui aura la première tartine ou la dernière tartine, pour la tasse verte, que personne ne voulait la tarte. Et pourquoi est-ce qu'il y a autant à manger sous la table que sous la table à la fin ? C'est pas comme ça dans la pub ? Non, non, non, non, non. Alors ouais, bon, je suis pas complètement à l'ouest. Quand je vois ces pubs, et c'est encore plus vrai comme tu le dis ces dernières années, je me doute bien que c'est un peu surfait pour vendre. idem quand je vois toutes les belles photos sur Instagram je conscientise de plus en plus que c'est une partie toute toute petite d'une réalité à un moment donné mais si on est tout à fait honnête on n'est pas sûr à 100% que c'est pas vraiment une réalité quelque part chez quelqu'un qui lui y arrive et
- Speaker #0
en attendant notre cerveau lui il a vu et a enregistré ces images elles sont donc intégrées dans notre registre mental c'est comme quand on te fait l'exercice de l'éléphant rose auquel tu ne dois pas penser pour te prouver qu'en fait tu ne sais pas faire autrement qu'y penser oui T'as beau le savoir, t'as beau connaître l'exercice, t'y penses quand même. même si tu le connais, même si tu l'as déjà fait mille fois. C'est un peu cette idée, en fait.
- Speaker #1
Oui, savoir qu'il y a quelque chose potentiellement de pas tout à fait juste ne suffit pas. Ça contribue, mais ça suffit pas du tout. Et à côté de ces représentations mentales, il peut aussi y avoir notre besoin plus ou moins important de contrôle.
- Speaker #0
Besoin de contrôle chez toi ?
- Speaker #1
Moi ? Jamais. Je vois pas de quoi tu parles. Tu sais, le besoin que les choses se passent comme prévu, comme souhaité, comme planifié. C'est sous-entendu quelque part ? pour coller à cet imaginaire inconscient que j'évoquais tout à l'heure, parce qu'on a organisé, planifié, pour coller à cet inconscient, à ces représentations que l'on a.
- Speaker #0
Et les incarner, oui.
- Speaker #1
Et là, à nouveau...
- Speaker #0
Ça rate deux fois que tu me frappes sur cet épisode.
- Speaker #1
C'est pas moi, c'est le quotidien. Tu vois ? Pour toi, c'est la réalité, là, c'est le quotidien. Ce besoin éventuel, en tout cas, de contrôle, il est mis à rude épreuve, quand on est âge 24, ou presque, heureusement, il dorme, avec les enfants. Et ils vont à l'école. Oui, heureusement. Mais pas quand on est forgé. Parce que mettre le contrôle et les enfants dans la même phrase, c'est dur, en fait. Ça ne marche pas.
- Speaker #0
L'équation ne peut pas fonctionner. Plus le besoin de contrôler est fort, plus en fait il nous rigidifie mentalement. Il n'y a qu'à réécouter, on peut faire le lien avec l'épisode qu'on a déjà posté sur le déséquilibre. Moi, on accepte en fait les aléas, les imprévus et tout ce qui nous éloigne de notre état recherché. Plus on est mis sous tension, et quand on y pense, par nous-mêmes quelque part, c'est nous-mêmes qui nous mettons dans cet état de tension. Et cet état recherché, en lien avec tout ce que l'on a dit précédemment, il peut être en plus complètement paradoxal. vacances d'amour, de rire, de fun en famille d'une part, et repos dans un hamac sur une île au bord de la mer d'autre part. Deux situations assez éloignées. Oui,
- Speaker #1
et surtout, assez peu probables. Exact.
- Speaker #0
Dans nos vies,
- Speaker #1
en tout cas. Mais oui, je suis dans le brun, dès le départ.
- Speaker #0
Et tu y vas quand même, tu le prends, ce billet d'avion.
- Speaker #1
Je fonce droit devant, quoi.
- Speaker #0
Et puis, le plaisir dans tout ça, il est où ? un plaisir qu'on peut perdre parfois tout doucement parce qu'il y a des responsabilités parentales, les valeurs familiales, les attentes sociales qui l'influencent. Il peut devenir difficile de profiter pleinement de certains plaisirs quand, mentalement, nous sommes envahis par des emplois du temps chargés, par des to-do listes à rallonge. D'ailleurs, le stress chronique peut entraîner des changements dans les circuits de récompense du cerveau, ce qui diminue dans le temps notre capacité à ressentir du plaisir. Aussi, les sentiments de honte, de culpabilité pèsent et viennent parasiter notre capacité à ressentir ce plaisir, à le ressentir.
- Speaker #1
À le vivre pleinement.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Bon, alors, si on résume. Les vacances en famille, ça peut être compliqué selon le moment de vie dans lequel on se trouve, notre santé physique et mentale à ce moment-là, notre besoin de récupération, notre configuration familiale, etc. Ce qui les rend compliqués, au-delà du simple fait que vivre en communauté est déjà un challenge en soi. quelle que soit la configuration dans laquelle on se trouve, c'est 1. l'écart ressenti entre notre représentation de la famille et de la vie de famille, et paf, cette réalité. 2. l'écart toujours... qu'on veut éviter au max, en fait, qu'on essaie de réduire entre cette vision qu'on a du parent que je dois être et celui que je réussis à être vraiment dans la vraie vie. Et trois, c'est également l'écart entre ce que je mets en place, ce que j'attends, et la réalité, parce que je ne contrôle pas tout. Du coup... C'est bien, ok, mais qu'est-ce qu'on peut proposer comme action pour éviter le grand écart et le claquage qui fait bien mal en bout de course ?
- Speaker #0
Alors tout d'abord, je pense qu'il est important d'être honnête avec soi-même sur ses besoins réels et sur ses freins, les raisons qui nous empêchent de les prendre en considération ou de leur donner une place à un moment donné. Est-ce que je me suis déjà questionnée sur la façon dont j'imagine qu'une famille doit fonctionner ? À quoi elle doit ressembler ? Comment les interactions doivent être ? Est-ce qu'être une bonne mère pour moi, une mère aimante pour moi, j'ai une vision claire de ce que c'est ? Et puis, est-ce que j'ai déjà pris le temps d'observer que ces représentations de la famille, de la mère, et de cause à effet des vacances en famille, à savoir un moment de vie où se jouent ces représentations, m'appartiennent ? Elles se sont construites au travers de mes expériences, de ce que j'ai observé comme étant des normes passées ou présentes. J'ai rassemblé tout ce qui m'a permis de créer ces représentations. Il ne s'agit donc pas d'une réalité universelle pour tout le monde qui est partagée.
- Speaker #1
Et cette prise de conscience entamée, je peux aller questionner. challenger cette vision avec moi-même, déjà, et parfois aussi auprès d'amis proches, de nos partenaires de vie et même de nos enfants. Et on serait surpris d'entendre le résultat. Oui. Et ça, ça contribuera à m'expliquer pourquoi j'ai tant besoin que tout se passe bien, pourquoi je ne me laisse pas ou pas assez de place.
- Speaker #0
Que tout se passe bien, que tout se passe comme je voudrais que ça se passe. Oui, Au-delà du bien, oui. Oui,
- Speaker #1
ça me donne en tout cas des perspectives sur ce qui se passe.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Le fait de mettre en évidence cette vie imaginaire, ces représentations de la famille, du parent idéal, ça nous permet quelque part, tout doucement, de se décaler un peu. Parce qu'on s'offre plus de place pour... Oser voir. oser reconnaître et aussi oser dire ses propres limites. Ça nous permet de mieux comprendre ce que nous pouvons réellement faire et ce qui est au-delà de nos capacités, voire au-delà du possible. Ça nous permet également de reconnaître nos besoins personnels et de prendre conscience peut-être des freins, quels qu'ils soient et où qu'ils se trouvent, qui nous empêchent de leur accorder de la place. à ses besoins, la place qu'il mérite. Peut-être qu'on a du mal à déléguer des tâches, peut-être qu'on a du mal à demander de l'aide, par crainte de paraître comme une personne, un parent, incapable, voire de décevoir.
- Speaker #0
En identifiant ces freins, on peut commencer à travailler sur des stratégies pour les dépasser et prendre soin de nous-mêmes. C'est s'autoriser à prendre des actions, quelles qu'elles soient, qui nous correspondent, qui vont un peu plus dans le sens de nos besoins et surtout du champ des possibles. Plus que dans le sens du devoir à accomplir et de la norme à incarner. communiquer, discuter de ce que l'on ressent avec son partenaire est aussi une piste. Si on a un partenaire, une famille, des amis proches, des voisins, des personnes dans la même situation que nous, rien que le fait d'en parler nous permet parfois de mieux comprendre ce que l'on vit, car on pose des mots dessus, on structure notre pensée autour de notre vécu et on l'exprime. Ensemble, on peut aussi trouver des solutions créatives pour que tout le monde puisse profiter au mieux de ses moments de repos et de détente. En tout cas... Injectez des moments de repos et de détente dans ces congés. On peut même investir toute la famille dans l'organisation de la semaine de congé avec des moments de famille, des moments de couple et des moments solo.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Ça pourrait même se faire d'une manière qui soit fun.
- Speaker #0
Oui, ludique.
- Speaker #1
J'imagine que chacun autour de la table pourrait proposer deux activités solo, par exemple. Même les enfants, pourquoi pas ? Et deux activités en famille. Et ensuite, sur cette base-là, on prend un peu, j'imagine que c'est tout un tas de post-it, je ne sais pas, de couleurs différentes sur la table. Eh bien, on agence une... tentative, une ébauche en tout cas de planning, parce que je ne voudrais pas non plus dire qu'il faut tout rigidifier, tout bloquer, mais avoir en tout cas quelque chose qui s'est dessiné. Et le fait que ce soit discuté à ce moment-là et agencé en famille, probablement que ça va permettre de limiter la culpabilité qu'on peut ressentir, mais aussi que tout le monde soit au fait, le moment venu, de comment les choses vont se passer. On pourra, les uns et les autres, profiter pleinement de chaque situation, car on sait que chacun aura des moments qui lui conviendront.
- Speaker #0
et qui sont planifiées, on a une vision globale de la situation. En plus, on limite le risque de conflit de valeurs. On passe de c'est les enfants, la famille ou moi à c'est les enfants, la famille et moi Plus tôt on commence à le faire, mieux c'est. On évite l'accumulation des frustrations, le stress chronique qui s'installe et la fatigue qu'on arrive de moins en moins facilement à récupérer.
- Speaker #1
Un autre conseil qui peut aider, même si ça ne modifie pas concrètement la situation des congés telles que je l'ai évoquées, c'est d'ajuster ses attentes et sa vision des vacances idéales. Identifier aussi son besoin plus ou moins fort de contrôler les choses. En fait, parfois, le chaos et les frustrations, même si ce n'est pas agréable, c'est assez réaliste. Les vacances en famille ne doivent pas être parfaites pour être appréciées. Ça peut même être un peu compliqué, mais parce que c'est assumé, connu, ça peut être moins difficile.
- Speaker #0
On apporte de la légèreté et de la prévisibilité, ce qui fait changer de perception. Même si tout ne se déroule pas comme prévu, il y a toujours des moments de joie, des moments de bonheur à savourer ensemble. On peut se fixer aussi là-dessus et apprendre à les mettre en exergue, à les regarder. On peut aussi se rappeler tous les trucs un peu chiants qu'on évite. en étant en congé, mais ce n'est pas des vacances, comme je pense aux trajets, aux embouteillages, aux collègues désagréables, pour ceux qui en ont.
- Speaker #1
Nous, on n'en a pas. Heureusement pour nous,
- Speaker #0
on n'en a pas. Les devoirs, enfin voilà, toutes les choses qu'on ne doit pas faire en congé. On peut aussi penser à demander de l'aide. Ce n'est pas évident pour tout le monde. Faire garder les enfants un ou plusieurs jours si possible, se faire accompagner en vacances si c'est possible, bien sûr, des grands-parents, parrains-marraines, une tata, tonton. si on en a la possibilité, pourquoi pas ?
- Speaker #1
Pourquoi pas, c'est une option. Et puis, j'aimerais... ajouter une image qui me tient à cœur, même si j'ai parfois du mal visiblement à me l'appliquer, je pense qu'elle est vraiment parlante et qu'on peut se la rappeler. C'est celle du message que l'hôtesse de l'air fait passer dans l'avion quand elle fait l'état un peu, tu sais, des prescriptions en cas de problème, si jamais il y a un crash à l'avion. Oui, c'est ça. Ce qu'on adore entendre d'ailleurs quand on décolle en avion. Il n'empêche que dans ce moment-là, à ce moment-là, pardon, elle parle du masque à oxygène. Et elle explique, moi la première fois ça m'a choqué de dingue, elle explique que le masque à oxygène, il faut d'abord se le mettre à soi et puis aux enfants.
- Speaker #0
C'est révélateur que ça t'ai choqué.
- Speaker #1
Ça m'a choqué parce que je me suis dit, attends c'est une blague, on prend soin de ses enfants avant de prendre soin de soi. Pourtant le message il est d'une évidence et d'une logique implacable, c'est que pour pouvoir prendre soin de ton enfant dans cette situation-là tout le moins, mais dans la vraie vie c'est pareil. tu dois d'abord prendre soin de toi. Si tu mets le masque à ton enfant et qu'après toi, tu meurs parce que tu n'as pas d'oxygène, tu sais de toute façon pas l'aider. Oui, on a tous les villages de l'avion. C'était pas le but. Le but, c'est de se dire dans une situation très concrète, la logique qui en découle, elle s'applique dans la vie. Si toi,
- Speaker #0
tu es tout fait,
- Speaker #1
tu n'es pas respiré, comment est-ce que tu fais pour quelque part prendre soin des autres quand c'est une valeur qui est aussi importante pour toi ?
- Speaker #0
Tout à fait. Accorder du temps pour soi est essentiel pour renouveler notre énergie. Alors pour conclure cet épisode, Sarah, on peut rappeler que pendant les vacances en famille, le stress, les responsabilités parentales, elles peuvent diminuer notre capacité à ressentir le plaisir, à le voir, entraîner une baisse de l'estime de soi et accroître notre fatigue. En parler, c'est contribuer à lever un tabou un peu délicat, car on peut penser qu'un bon parent doit simplement prendre du plaisir à être avec ses enfants, à pouvoir... Passer des moments de congés, de vacances avec eux. Les réseaux sociaux, les photos de famille contribuent à diffuser cette image de la famille tout beau, tout flamme. Et c'est sûr qu'il y a plein de chouettes moments. mais il y a aussi tout un tas de moments de tension, un peu d'usure à régler la millième dispute de la semaine, et toute l'intendance qui se multiplie sur la journée, sur la période de congé.
- Speaker #1
S'il vous arrive d'être essoufflé, d'être frustré, et perdu quelque part entre votre envie d'être en famille et votre besoin de repos, de calme, j'ai envie de dire bienvenue au club, vous l'aurez compris. La base... c'est peut-être d'entendre qu'on n'est pas une horrible personne parce que l'on a besoin de temps pour soi. C'est vrai, je ne suis pas une horrible personne, Nila.
- Speaker #0
Ne me pose pas cette question à moi, je ne vais pas t'aider.
- Speaker #1
Je suis pas une horrible personne parce que j'ai besoin de temps pour moi.
- Speaker #0
Certainement pas.
- Speaker #1
Et parce qu'en fait, c'est clairement audible, la suite, c'est aussi de pouvoir communiquer là-dessus de manière la plus ouverte possible, avec sa famille, avec ses amis, mais probablement avec sa famille d'abord. en commençant à le faire, à en parler, à le dire tout, à reconnaître cette situation comme étant acceptable, que ça arrive et qu'on n'est pas des monstres pour ça. quelque part, je pense que ça permet aussi à nos enfants qui sont peut-être les parents de demain de trouver ça aussi normal. En ajustant quelque part nos attentes et en trouvant un équilibre entre nos besoins personnels et familieux, on peut mieux profiter des moments en famille. En tout cas, c'est l'espoir et c'est un peu l'objectif que je me donne. On limite les frustrations de part et d'autre. J'ai dit on limite, je n'ai pas dit qu'on était des magiciens. On s'entend. Et de toute façon,
- Speaker #0
d'ici quoi dans mon cas quelques années il va falloir pleurer pour qu'il veuille passer un moment avec nous qu'il vienne avec toi en vacances ça ça fera l'objet d'un autre épisode on pleurera après allez sur ce à bientôt à bientôt Sarah salut
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. On a à cœur qu'il vous ait inspiré. Si c'est le cas, pensez à partager autour de vous, à déposer vos étoiles et à vous abonner pour ne rien manquer. On se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode et d'ici là, sur Instagram et YouTube. A bientôt !