- Speaker #0
Bienvenue dans Balance 5, le podcast de deux psy pétillantes dans lequel on vous partage nos déséquilibres du moment, nos réflexions et nos actions. On le fait en toute légèreté et d'humilité pour vous inspirer, vous aider à trouver votre propre balance et kiffer, être vous. Salut Sarah !
- Speaker #1
Hello !
- Speaker #0
Alors aujourd'hui, on va explorer une émotion en particulier, c'est la tristesse. Dans notre dernier épisode, dans nos derniers épisodes... On a discuté de l'importance de toutes les émotions et de la façon dont elles nous servent de guide dans la vie quotidienne. Et bien aujourd'hui, on va faire un petit focus, on va se pencher de plus près sur la tristesse.
- Speaker #1
Yes, on va tenter ensemble de mieux comprendre ce que c'est la tristesse. Enfin, je veux dire ce qu'elle nous raconte en vrai, ce qu'elle nous dit, pourquoi est-ce qu'on aurait tendance pour certains d'entre nous à la fouillir, ce qui pourrait se passer quand on l'ignore, et puis aussi tout ce que ça peut nous apporter de bien en fait.
- Speaker #0
Oui, et aussi comment lui faire en fait une place, à quel moment s'inquiéter parce qu'elle prend trop de place et comment réagir justement par rapport à la place qu'on lui laisse, à la place qu'elle prend, à la place qu'on voudrait qu'elle ait, etc.
- Speaker #1
Tu me donnes envie avec ce sacré programme que nous avons composé ensemble, donc que je connais en fait.
- Speaker #0
Et voilà !
- Speaker #1
On y va, ok.
- Speaker #0
Alors, la tristesse, c'est une émotion qui est universelle. On la ressent tous, à un moment ou à un autre. Et on la ressent la plupart du temps quand on a perdu quelque chose. auquel on tient. J'entends par là quand on a perdu un espoir, une situation qu'on souhaitait, qu'on souhaitait voir se réaliser, un poste à avoir ou encore quand on a perdu un statut. Elle s'accompagne généralement la tristesse d'une déception ou d'une situation douloureuse.
- Speaker #1
En d'autres mots, en fait, ce qu'elle nous signale, c'est que quelque chose qui est finalement important pour nous n'est plus présent.
- Speaker #0
Oui, il était compromis.
- Speaker #1
C'est ça. Et donc, comme toutes les émotions, je pense qu'on l'a déjà dit, qu'on le redira. encore et encore, elle a vraiment sa raison d'être cette tristesse. On peut quand même rappeler que ça fait partie de ce qui a été identifié fut un temps comme les émotions de base. Universelles. Et que ça joue donc un rôle dans notre survie, dans notre adaptation depuis toujours. Alors aujourd'hui, plus de la même manière, il n'empêche que ça vient de cette époque-là, ce qui n'est pas rien.
- Speaker #0
Tout à fait. Et la tristesse, elle a un message à nous transmettre. Elle nous invite à ralentir. En fait, à prendre le temps. temps de nous ajuster à une nouvelle réalité et à traiter ce qu'on a perdu ou ce qui nous a blessés.
- Speaker #1
En fait, elle nous fait aussi réfléchir sur ce qui s'est passé. Tout à fait. Elle nous projette aujourd'hui sur quelque chose qui n'est plus et donc sur lesquels on peut revenir. Ça veut dire que ça peut nous permettre également de réévaluer nos actions et peut-être même, dans les meilleurs des cas, tirer des leçons de ce qui s'est passé. Dans certains cas, elle peut nous aider à sortir d'une situation qui nous met à mal, parce que ça nous motive à agir pour que ça change, pour ne pas rester dans cet état-là.
- Speaker #0
Oui, et là on est sur les éléments de moi à moi, mais la tristesse, elle a aussi cette particularité d'être visible, et quand elle est visible, de susciter l'empathie et le soutien des autres. Donc elle nous met en relation en fait, quand on la laisse s'exprimer.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi d'ailleurs. Moi, ça fait écho par rapport à la parentalité, comme souvent, ça fait écho, parce que ça fait partie des grandes questions que je me pose. Quand je suis devenue maman, assez vite, j'avais vraiment une espèce de besoin d'empêcher mes enfants de souffrir, d'empêcher, de tout faire pour qu'ils ne souffrent pas, de les protéger de cette souffrance. Et du coup, tu sais, l'expression de la souffrance, c'est justement la tristesse. C'est souvent, en tout cas, la plus classique. C'est le fait de les voir pleurer. Et donc, je faisais tout pour qu'ils ne pleurent pas, quitte à minimiser du coup ce qui se passait. C'est typiquement le c'est pas grave, ça va aller, ne pleure pas, etc. Et bien, j'ai arrêté. J'ai vraiment changé, justement, parce que j'ai compris que cette souffrance, cette tristesse que l'on vit, c'est un élément qui nous permet de devenir empathique. C'est parce qu'on vit ces émotions qu'on peut projeter et comprendre ce qui se passe chez un autre et donc être là pour lui. Et comme tu le disais, cette tristesse... Quand elle est exprimée, elle a ce rôle de rendre les autres empathiques à notre égard. Et donc, tu vois, dans cette boucle de je souffre, donc je ne comprends pas forcément ce que les autres vivent et comment ils le vivent, mais je touche à ce que ça peut me faire ressentir. Et donc, je suis là pour l'autre. Et en même temps, quand la tristesse s'exprime, elle permet à l'autre d'être empathique. Il y a une espèce de boucle comme ça.
- Speaker #0
Et ça me fait vraiment penser à quelque chose que moi, j'ai vécu autour de la tristesse et de la tristesse des enfants, qui m'a marquée. Mais en fait, ça a fait comme... Une onde de choc, je vais être concrète, je suis allée chez le pédiatre avec mon premier quand il était tout petit et il pleurait souvent, beaucoup, beaucoup, beaucoup, surtout la nuit, tout ce qu'on connaît déjà, mais il pleurait beaucoup. Et donc je partage ça au pédiatre et il me dit, ah oui, et vous ? Quand votre enfant pleure, ça vous gêne ? Mais en fait, il me pose cette question. Dans mon esprit, c'était comme s'il venait de me demander si je respirais. C'était tellement évident pour moi qu'en fait, il a ouvert tout un champ. Je me suis dit, ah oui, donc ça peut être une question. Ça peut ne pas gêner les gens que leur enfant pleure. Ça peut être juste considéré comme quelque chose de normal, après l'expression normale, le seul qu'ils ont en fait. pour manifester qu'il y a quelque chose qui les met en inconfort. À partir de ce moment-là, j'ai une relation aux pleurs de mes enfants beaucoup plus saine, en fait, comme étant une expression et pas comme étant quelque chose qu'il fallait à tout prix, à tout prix, à tout prix. Terre.
- Speaker #1
Oui, et l'expression de ce qu'eux vivent et qu'ils ont le droit de vivre n'est pas comme l'expression d'un échec ou d'une erreur de notre part.
- Speaker #0
Exactement, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ce truc qu'on a de toujours tout ramener à nous en tant qu'humains, c'est bien.
- Speaker #0
Et en tant que parent encore plus,
- Speaker #1
son sentiment de toute responsabilité, pour ne pas dire toute puissance.
- Speaker #0
Oui, et ça tombe bien parce que souvent, quand on est triste, on a besoin de réconfort. Et donc, c'est bien justement de pouvoir laisser la place à cette expression de tristesse, peu importe si ça passe par des pleurs ou par d'autres expressions. Et puis aussi, le fait de vivre et d'exprimer sa tristesse, c'est un moyen de réguler ses émotions et de se donner plus de chances, en fait, de revenir à un état sans tristesse, de dépasser, de passer au-delà. de cette émotion. Et en fait, si ça ne vous suffit pas à mesurer, à prendre conscience de l'importance d'exprimer ces émotions, c'est intéressant de savoir que les larmes, elles n'ont pas seulement le pouvoir de créer de l'empathie chez les autres, mais elles ont une propriété bénéfique pour notre bien-être physique et émotionnel. En fait, elles contiennent des hormones du stress et des toxines qu'elles libèrent. Et c'est la même chose que quand on libère de l'endorphine qui procure cette sensation d'apaisement. Après avoir pleuré, elle aide le corps à se détendre et en fait à retrouver un état de calme.
- Speaker #1
Oui, et tu vois, en tout cas quand on a préparé ce sujet et que ça fait partie des apprentissages de mon point de vue, de mon côté en tout cas, le fait que les larmes aient vraiment cet effet physiologique, enfin tu vois c'est chimique, ça a donné vraiment du sens au fait de voir, enfin de voir, non pas une nouvelle injonction mais... l'intérêt pur et dur de pouvoir exprimer ses tristesses physiquement par le fait d'avoir des larmes. Tout le monde ne sait pas pleurer avec des larmes. C'est pour ça. Il y a plein de nuances à mettre là-dedans. Cela dit, voilà. Je trouve aussi que ça a donné du sens à ces moments où, quand tu ne vas pas bien, tu t'auto-alimentes dans le pas bien. Tu mets les musiques les plus tristes du monde. En fait, je me dis... C'est juste un mécanisme qui n'est pas genre tu veux être dans la dépression et tu es indépressif. Il y a quelque chose de l'ordre du Je m'aide à réguler cette émotion. Je la fais vivre et je l'exprime. Elle sort de moi quelque part.
- Speaker #0
C'est ça. Je lui laisse cette place de sortir de moi.
- Speaker #1
Ça, c'est cool. Tellement. J'aime bien ça, vraiment. Surtout que ce n'est pas l'émotion la plus facile à exprimer. D'autant plus qu'on l'évoquait tout à l'heure, c'est le signe d'un deuil.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est une page qui se tourne. Et cette page qui se tourne, ça peut être lié à un choix qu'on a fait, parfois qui était dur, ou parfois c'est quelque chose qui... s'impose vraiment à nous. Parce qu'on n'a pas eu le boulot qu'on voulait. Parce que...
- Speaker #0
Rien d'œil par rapport à la perte d'un étoile.
- Speaker #1
La perte d'un étoile cher. Effectivement, ça peut être tout ça. J'aimerais qu'on prenne quand même juste quelques instants pour s'arrêter sur cette notion de choix. Parce que quelque part, on pourrait croire que parce qu'on a fait un choix, eh bien, on n'aurait pas le droit d'être triste. Enfin, tu vois ? Non, je vois pas. Concrètement, imagine...
- Speaker #0
tu renonces à quelque chose tu fais un choix,
- Speaker #1
je peux dire que je vais renoncer et donc tu ne pourrais pas être triste parce que c'est un choix que tu as posé ou par exemple j'ai mon boulot je le quitte parce que j'ai une belle opportunité qui se présente et qu'elle vaut vraiment la peine et bien parce que j'aurais fait le choix de quitter mon poste on pourrait me dire, tu n'as pas été triste, c'est toi qui l'as choisi alors que non, je peux tout à fait être très contente de l'opportunité et des raisons pour lesquelles je fais ce choix et en même temps vivre cette... Cette tristesse. Ce n'est pas parce que j'ai choisi de faire quelque chose que je n'ai pas le droit d'être triste des conséquences du choix que j'ai fait. Pour moi, c'est important de le dire.
- Speaker #0
Justement, prendre le temps de reconnaître cette tristesse, c'est reconnaître la perte et doucement voir passer à autre chose.
- Speaker #1
Tu la fais exister.
- Speaker #0
Lui donner de la place, c'est un moyen de vivre avec, de passer au-delà, d'en faire une... Un événement dans ta vie, mais pas un événement qui vient définir toute ta vie. Non. Donc ça c'est quand même précieux pour moi de mettre en évidence que... Ça a une fonction et ça nous permet d'aller mieux que de nous connecter à cette tristesse à un moment donné.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est évident que si tu mets quelque chose sous le tapis, tu n'en fais rien.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et non seulement tu n'en fais rien, mais en plus, ça te hante comme ça, ça te reste.
- Speaker #1
Et plus tu en mets sous ton tapis, plus ton tapis finit par te faire trébucher.
- Speaker #0
C'est ça. Eh oui !
- Speaker #1
Eh, canne ! J'aime bien,
- Speaker #0
je garde. Mais du coup, on peut se demander si la tristesse, elle est... elle est si utile, elle a autant d'avantages que ce qu'on vient de mettre en évidence. Pourquoi est-ce qu'on est, nous, en tant qu'êtres humains, aussi habiles, aussi tentés à faire taire cette émotion, à la refouler profondément ou tout simplement à la cacher des autres, à ne pas la partager ?
- Speaker #1
Oui, clairement, parce que c'est a priori l'exact contraire de tout l'intérêt qu'on vient de décrire de cette espèce. Et du coup, on a voulu poser la question à quelques-uns de nos auditeurs. de ce qu'eux pensent de la tristesse et éventuellement de pourquoi est-ce qu'on la refoule.
- Speaker #0
On les écoute.
- Speaker #2
Je pense que la tristesse est un sentiment qui est tout à fait humain, qui est tout à fait normal, qui nous traverse tous à un moment ou à un autre de notre vie et qu'il faut pouvoir vivre et accepter qu'on puisse être triste, que ce soit pour soi-même ou pour d'autres personnes. Et personnellement, je pense que si certaines personnes... refoule ou essaye de refouler ce sentiment, c'est avant tout pour essayer de se protéger. Je crois qu'on essaye de se dire qu'en fait on est plus fort que ça. On n'a peut-être pas envie d'accepter d'être triste parce que dans notre personnalité on est quelqu'un de naturellement joyeux ou de gai, de tellement vivant et de tellement positif que la tristesse ça n'est pas en adéquation avec cette philosophie-là. Donc du coup on a parfois tendance à vouloir la refouler pour qu'on... En fait, on se protège tout simplement pour ne pas être impacté par quelque chose sur lequel on n'a pas de contrôle, parce que la tristesse, en général, quand on lâche tout, on lâche tout. Et c'est une perte de contrôle. Je pense qu'avant tout, c'est un phénomène de protection, de refouler ce genre de sentiments.
- Speaker #0
Moi, ce témoignage, il me parle beaucoup, parce que c'est vraiment quelque chose que j'ai déjà ressenti et quelque chose qu'on partage souvent autour de la tristesse. C'est cette peur de... De se laisser envahir, en fait. Tu vois qu'à un moment donné, parce que tu te laisses aller à la tristesse, il n'y a plus que ça et que ça colore vraiment... Tu perds le goût de la place. Limite que tu sois déprimée parce qu'effectivement, tu lui laisses toute la place. C'est comme si, en fait, si tu ouvrais la porte, tu ne pouvais plus...
- Speaker #1
La boîte de Pandore de la tristesse.
- Speaker #0
La boîte de Pandore de la tristesse.
- Speaker #1
Et je ne sais pas si ça m'a... Je ne sais pas si ça m'a marquée aujourd'hui. Je ne sais pas si ça rejoint ce que tu veux dire, mais je t'ai déjà... entendu me dire que, attends j'essaie de remettre mais je vois la situation mais quelque chose comme quoi tu veux pas le partager parce que tu veux pas déteindre sur les autres ça très fort aussi,
- Speaker #0
ça c'est vrai c'est quelque chose que j'ai souvent c'est j'ai pas envie de plomber l'ambiance quand je suis triste j'ai cette on a tellement appris que le stress la tristesse c'était contagieux qu'en fait je me dis d'abord digère-la de toi à toi Et puis, tu en parleras comme un élément que tu as mis à distance, comme ça, tu vois, comme un événement que tu as mis à distance. Mais dans toute ma tristesse, quand elle m'habite encore et quand elle est vraiment présente, la partager, c'est pour moi comme altérer la réalité de l'autre, tu vois, comme la polluer, en fait.
- Speaker #1
Oui. Et d'un autre côté, on sait aussi à quel point exprimer ce que l'on vit a déjà un effet bénéfique. Et je pense que l'autre, quand il peut t'aider dans la digestion, dans la réflexion, il en retire aussi quelque chose de bénéfique. Voilà. À méditer.
- Speaker #0
À méditer complètement.
- Speaker #1
Là-dessus,
- Speaker #0
on peut écouter le témoignage de notre deuxième auditeur.
- Speaker #1
De Julie, qui nous a aussi laissé un message.
- Speaker #0
À toi, Julie.
- Speaker #3
Alors, pour répondre à la première question, qu'est-ce que je pense de la tristesse ? Je pense que c'est une émotion qui est encore très taboue. Personnellement, c'est une émotion qu'il a fallu du temps et de l'expérience pour pouvoir apprivoiser. Pourquoi ? Parce que moi personnellement j'ai grandi uniquement avec ma maman et ma sœur. Donc ça a été une éducation où on était des femmes fortes, indépendantes. Ceux qui ne nous tuent pas nous rendent plus fortes. Quand on est à terre, on se relève. On n'a pas le temps d'être triste. Il faut mener des actions par rapport aux aléas de la vie pour pouvoir se relever. Donc voilà, moi j'ai eu du mal un petit peu à intégrer ce principe de tristesse. Et puis finalement, j'ai appris évidemment à connaître mon propre fonctionnement et à me dire que la tristesse n'était pas toujours une mauvaise chose parce que mon propre fonctionnement en tout cas, c'est d'avoir besoin d'extérioriser vraiment ce trop plein d'émotions dans un premier temps qui arrive en pleurant. pour ensuite avoir l'esprit plus clair pour pouvoir envisager justement les actions que je pourrais mettre en place pour améliorer la situation qui visiblement ne me convient pas à un instant T.
- Speaker #0
Il y a encore un témoignage qui illustre vraiment ce que l'émotion de tristesse évoque chez les personnes. Moi, ce qui m'a beaucoup parlé, c'est ce lien avec le sois fort ce qui nous tue pas nous rend plus fort on y va quoi ça me parle très fort et à la fois cette phrase ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort je la trouve tellement pas juste et pourtant elle est là elle est vraiment présente elle fait partie des
- Speaker #1
injonctions qui nous empêchent parfois de nous autoriser à être triste en fait c'est vrai qu'il y a ce temps là même si c'est pour éventuellement devenir plus fort après ça fait partie de enfin D'ailleurs, moi, je pense que c'est une force de pouvoir être vulnérable. C'est une force de pouvoir traverser les choses difficiles en conscience. La preuve en est, c'est que c'est tellement difficile à faire.
- Speaker #0
Que la plupart des gens ne le font pas. Oui, clairement.
- Speaker #1
Dans ce que dit Julie, je pense qu'on entend le fait qu'elle met en évidence le culte du bonheur. Ce truc du il faut être heureux La peur de paraître faible ou vulnérable, c'est ce que tu mettais en évidence avec le sois fort L'inconfort qu'on peut ressentir. à vivre cette émotion désagréable et de manière peut-être très intense.
- Speaker #0
Oui, la peur de rester aussi dans cet état, en fait, comme on peut faire le lien aussi avec ce que Max disait, la peur de perdre le contrôle et de s'enfoncer dans cet état de dépression. Et la peur aussi d'incommoder les autres, comme je le disais tout à l'heure, de polluer leur propre réalité, leur propre vécu. Alors, moi, ce que j'aime bien aussi dans ce que dit Julie, en tout cas, ce que j'ai envie de garder, c'est qu'elle l'inscrit bien dans un processus, comme une étape dont elle a pris conscience dans son fonctionnement. Elle prend vraiment bien conscience que c'est une étape nécessaire pour elle pour après y voir plus clair et en faire quelque chose. Oui,
- Speaker #1
et ce que je trouve aussi très appréciable dans ce qu'elle nous dit, c'est que ce n'était pas son état naturel. Ça a été un travail qu'elle a traversé et dont elle voit certainement... imaginé ou compris les bénéfices et donc elle a continué à le faire et là elle le ressent vraiment.
- Speaker #0
C'est ça et elle l'a intégré. Ça c'est vraiment quelque chose d'important quand on aborde les émotions, c'est que l'intelligence émotionnelle c'est une vraie compétence qui se travaille. J'ai à cœur de dire ça parce qu'il y a des gens qui nous disent moi je ne sais pas gérer mes émotions, je n'ai jamais appris donc ce n'est pas pour moi Et en fait ce n'est pas tu l'as reçu à la naissance ou pas, tu l'as appris à la naissance ou pas, c'est vraiment quelque chose que tu peux développer, travailler.
- Speaker #1
Exercer parce qu'il ne suffit pas de suivre une formation. c'est comme ça pour tout ce regard c'est pour tout c'est dans la pratique dans les essais erreurs dans la découverte de soi et de ses propres fonctionnements et de sa relation aux autres comment ça se passe avec ses émotions qu'on se développe et on n'a pas assez d'une vie j'en suis sûre pour
- Speaker #0
devenir parfait Sarah,
- Speaker #1
ça n'est pas possible j'ai compris, je sais que je suis déjà parfaite et que je n'ai plus besoin de le devenir non, tu peux mourir là-bas tout de suite ciao
- Speaker #0
On va juste arrêter l'épisode.
- Speaker #1
Non, non. On a encore un peu besoin de moi. On reviendra dans l'épisode qui suit pour continuer sur la sujet.
- Speaker #0
Sur la sujet.
- Speaker #1
Sur la preuve qu'il faut arrêter.
- Speaker #0
Sur la tristesse.
- Speaker #1
Maintenant. Les mots qu'on ne peut plus sortir. Un, deux. Sur des sujets. Terminé, je n'ai pas y arrivé. Je peux y arriver. On poursuivra dans l'épisode qui suit. Toujours sur la tristesse. On ira. un peu plus loin, on va repartir de ce que Julie et Max nous ont partagé pour se dire, ok, si je ne l'écoute pas, finalement, quelles sont les conséquences ? Histoire de nourrir l'intérêt de faire les choses différemment. Et faire les choses différemment pour celles et ceux qui ne le font pas déjà, c'est de lui offrir une place. Laquelle ? Ça, ce sera la semaine prochaine.
- Speaker #0
Exactement. Merci Sarah pour cet épisode.
- Speaker #1
Écoute, je suis toujours avec toi avec plaisir. Continue de me remercier. Je t'en prie. À bientôt. Salut ! Merci d'avoir écouté cet épisode. On a à cœur qu'ils vous aient inspirés. Si c'est le cas, pensez à le partager autour de vous, à déposer vos étoiles et à vous abonner pour ne rien manquer. On se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode et d'ici là, sur Instagram et YouTube. À bientôt ! Je me suis perdu dans cette page ! Genre quoi ? Genre j'ai envie de faire la parisienne. On peut pas passer ça l'image. Je vais taper tout les parisiens sur le dos en blanc. Pourquoi ? Le fait d'avoir employé un ton un peu que je ne devais pas qualifier du coup. Je sais que tu vas m'excuser.
- Speaker #0
Salut Sarah !
- Speaker #1
Je ne sais plus comment commencer, ce n'est pas grave. Je suis bien, merci. Ton anglais est tellement bon.
- Speaker #0
Oui, je suis... Salut Sarah !
- Speaker #1
Ah tu recommences vraiment ? Salut Lila ! De quoi on va parler aujourd'hui Lila ?
- Speaker #0
Salut Sarah !
- Speaker #1
Bah j'ai dit hello Lila ! Ah mais t'avais mangé des trucs de tu recommences vraiment ! Dans notre... Non vas-y on va recommencer. T'as des fonds d'argument ! On s'est laissé tout depuis le début, je comptais pas couper, je comptais enchaîner.
- Speaker #0
Bon y'a ce que tu voudras au montage. Salut Sarah !
- Speaker #1
Salut Lila ! C'est le complet !
- Speaker #0
Et j'ai dit quoi ?
- Speaker #1
Non, t'as pas dit ça, t'as dit un truc bien.
- Speaker #0
Par du principe que 1, j'ai toujours raison, 2, ce que je dis est toujours bien.
- Speaker #1
Bien, d'accord. C'était très long, j'ai trouvé ça vraiment long.