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BEAUCIETY

24 - L’expertise du luxe au service des cheveux texturés avec Daba de Dioka

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1h13 |09/07/2025
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Description

Helloooooo


Aujourd'hui j'accueille Daba pour une interview criant de vérité quant à l'injustice que vivent les femmes aux cheveux bouclés frisés à crépus !


Il n'y a aujourd'hui que 1% des salons de coiffures en France qui sont apte à accueillir cette clientèle dans de bonnes conditions avec une réelle expertise client !


Après avoir travaillé auprès de grande marque telles que Hermès et Louis Vuitton, Daba est aujourd'hui empli d'une mission noble qui est d'éradiquer cette injustice faite à 30-45% de la clientèle !


👥 Mon invitée du jour : Daba DIOKHANE


Son Instagram : @dioka.fr

Son site internet : https://dioka.fr/formations-professionnelles/

Son cadeau (si tu en as un) : je peux proposer -10% à toutes les auditrices de ton podcast qui voudraient se former auprès de notre academie pour les formations de Septembre.

Le lien direct vers votre offre : https://dioka.fr/formations-professionnelles/


La crème dont nous avons parlé : La Pépite de Niir


Créons l'unique ensemble 🖤


🔔 Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode 🤗

__________


Les supports :


🎓 Réouverture de mon programme BETA en Janvier 2026 : BEAUTY EMPIRE



📩 Mon guide gratuit pour un appel découverte réussi : Guide Call Secrets

✅ Ma check-list gratuite pour ne plus jamais avoir peur des périodes creuses : Check-list


La Communauté :


👉 Me rejoindre sur Instagram : @valentinadenisbeauty

💌 Rejoindre ma Newsletter : NEWSLETTER

__________


✨ Le matériel que j'utilise :

Le micro : https://amzn.to/4auyN1v

Montage : GarageBand

__________


🎶 Musique:

Jingle:

So Smooth - Cantroll

https://icones8.fr/music/track/so-smooth--1

Fugue :

https://icones8.fr/music


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Boss IT, le podcast dédié aux coiffeuses et maquilleuses professionnelles et entrepreneuses. Je suis Valentina, moi-même coiffeuse maquilleuse spécialisée dans la mise en beauté de mariage. À travers ce podcast, je vous partage des ressources pour exploiter tous vos atouts, mais aussi comment maintenir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Let's talk the real talk. Belle écoute ! Bonjour et bienvenue dans l'épisode 24 du podcast Bossa IT. Aujourd'hui, nous accueillons Daba Diokane, plus connu sous le nom de Dioka, qui est son label de qualité auprès de femmes aux cheveux ondulés, bouclés, frisés et accrépus, qui est une gage de qualité pour les personnes ayant les cheveux texturés. Dans cet épisode, nous décortiquons un peu les idées reçues sur les cheveux texturés, à... Pourquoi on a du mal à trouver un salon qui sache travailler sur les cheveux texturés. Et dans cet épisode, vous allez vous rendre compte que finalement, la plupart des coiffeurs oublient 30 à 45% de la population de clientèle potentielle dans les salons. 30 à 45% de la population, c'est énorme. Et c'est une vraie injustice que Dabba a à cœur d'éradiquer. Je vous laisse écouter cet épisode, mais avant toute chose, je vous rappelle que vous retrouverez toutes les informations de Daba Diokane dans les notes de cet épisode, ainsi que toutes mes ressources que je mets à votre disposition. Je ne vous retiens pas plus, je vous dis enjoy ! Hello Daba, comment tu vas ? Hello,

  • Speaker #1

    ça va et toi Valentina ? Ça va,

  • Speaker #0

    merci. Je te remercie d'avoir accepté de prendre du temps pour venir discuter avec moi pour mon audience et notre audience en commun. Aujourd'hui, je suis hyper contente parce que du coup, tu es experte pour cheveux texturés. Donc, tu travailles sur les cheveux texturés. Mais juste avant en off, tu m'as dit qu'à la base, tu n'étais pas coiffeuse de base. Donc, ça m'intrigue et j'aimerais savoir un peu plus sur toi. Qui était d'abat avant ? Comment est-ce que tu as fait pour te retrouver justement à devenir experte pour cheveux texturés sans être coiffeuse ?

  • Speaker #1

    Oui, alors déjà, merci pour l'invitation. Je suis ravie du coup de pouvoir échanger avec toi. Alors moi, en effet, aujourd'hui, je travaille dans le secteur des cheveux texturés, mais ce n'est pas du tout mon domaine initial. Moi, en fait, j'ai fait une école de commerce. Ensuite, j'ai travaillé en marketing dans le secteur du luxe pendant près de dix ans. J'ai travaillé chez Hermès, chez Viton, et j'étais en charge de tout ce qui était développement produit, notamment sur la maroquinerie et les accessoires. et... Et en fait, moi, je travaille avec les designers pour développer une nouvelle collection et assurer toute l'industrialisation, la production, le marketing jusqu'à la vente. Donc, j'ai adoré faire ce métier-là. C'était vraiment mon rêve, en fait, quand j'étais en école de commerce. Et au final, j'ai fini un petit peu par m'ennuyer. Et j'avais un peu envie de me challenger. Et en fait, c'est tombé au même moment, plus ou moins, où je suis passée au naturel avec mes cheveux. En fait, donc moi je me défrisais les cheveux pendant toute ma jeunesse, mon adolescence, etc. J'ai arrêté de me défriser les cheveux lorsque j'avais autour du début de la vingtaine. Et j'ai décidé d'apprendre à m'occuper de mes cheveux au naturel. Sauf que c'était hyper compliqué, j'ai passé des heures et des heures sur YouTube à regarder les youtubeuses américaines. Sauf que tout ce qu'elles faisaient, ça ne marchait pas, parce qu'en fait j'avais fallu un peu vocal tout simplement. vu que je connaissais pas mes cheveux je pensais que ce que je voyais à l'écran c'était la même chose que moi j'avais sur la tête alors que pas du tout et à force d'avoir essayé mille et un produits mille et une routines à rallonge faites de bain d'huile, de shampoing de masque, d'après shampoing des routines à dix mille produits on les connait je me suis dit bah j'aimerais bien trouver en fait un coiffeur un salon qui va me donner des conseils pour moi pour mes cheveux, pour ma texture, pour mes problématiques hum Et c'est là que je me suis rendue compte de l'autre galère dans laquelle je m'étais embarquée. C'est là que je n'ai trouvé personne, en fait, pour s'occuper de moi. Moi, en fait, je voulais... J'avais passé pas mal de temps à Châteaurouge parce que je faisais des tresses là-bas. Sauf que moi, je ne voulais pas des tresses. Je voulais avoir des conseils pour savoir comment m'occuper de mes cheveux au naturel. Et je voulais aussi un endroit qui soit propre, qui soit agréable, où je passe un beau moment avec quelqu'un qui ait une expertise du cheveu naturel. Et là, ça a été... Et j'habite à Paris.

  • Speaker #0

    On te demande beaucoup.

  • Speaker #1

    Ah ouais, je me suis rendue compte que j'en demandais trop. Heureusement pour moi, j'ai rencontré un salon, un coiffeur qui m'a réconciliée avec les coiffeurs. et qui m'a réconciliée avec mes cheveux. Il a passé deux heures, on a eu un rendez-vous pendant deux heures, où il m'a fait un shampoing, un masque, il m'a démêlé les cheveux, à la fin, il m'a fait un brushing, etc. Mais il m'a donné plein de conseils, et je suis sortie de là, je me suis dit, ah, mais en fait, aller chez le coiffeur, c'est cool, en fait, c'est sympa, ça peut être un moment de détente, et surtout, j'ai eu tous les conseils qui me manquaient, en fait, pour apprécier mes cheveux naturels. Et c'est là, en fait... La coïncidence entre mon ennui dans mon ancien boulot et le fait que j'ai cette période de transition capillaire, je me suis rendue compte que je n'étais pas la seule dans ce cas-là. Clairement, il y a des millions de femmes en France qui ont les cheveux crépus et pas seulement un frisé bouclé qui ont du mal, qui ont les mêmes problématiques. Et c'est là que je me suis dit, allez, je me lance dans l'entrepreneuriat et j'essaye de répondre à cette problématique de comment aller se faire coiffer en toute confiance. sans avoir peur. Et c'est comme ça, en fait, que mon aventure entrepreneuriale a démarré dans la coiffure et que j'ai découvert, du coup, cet univers qui m'était totalement inconnu, sauf en tant que cliente moi-même.

  • Speaker #0

    D'accord. Et là, ça fait combien de temps, du coup, que tu as lancé cette entreprise ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai lancé Duoka en

  • Speaker #0

    2020.

  • Speaker #1

    OK. Pour répondre à cette question. Ouais, en plein Covid, j'ai eu une épreuve, moi. Je me souviens, j'ai démissionné, j'ai quitté mon emploi en octobre 2019.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et je me suis dit, en fait, j'avais une clause de non-concurrence à mon ancien boulot. Je ne sais pas si tu sais ce que c'est, mais en fait, c'est un contrat qui permet de pouvoir continuer à être rémunéré et en contrepartie, tu as interdiction de travailler pour la concurrence. C'est quelque chose que tu fais de façon assez récurrente dans le secteur du luxe. Surtout que moi, je travaille sur les nouvelles collections. Donc en fait, j'avais neuf mois pour développer ce concept-là. Et en fait, c'est tombé pendant le Covid. Donc je l'ai pris un peu comme une opportunité. Je me suis dit, bon, ce n'est pas grave, ça tombe pas si mal que ça. Et en gros, en 2020, j'ai créé un label de qualité pour répondre à cette problématique de où aller se faire coiffer en toute confiance quand on a les cheveux texturés. Et c'est un label qui référence toutes les bonnes adresses en France de professionnels de la coiffure. Et c'est des professionnels qui sont testés et approuvés par des clientes mystères. Et ça, c'est une pratique dont je me suis inspirée du secteur du luxe. C'est quelque chose qui se fait souvent dans les boutiques de luxe. D'abord, ce qu'on appelle du mystery shopping pour noter un peu le service client, tout ça. Et je me suis dit, c'est intéressant d'avoir la même chose dans la coiffure pour nous, vu qu'on galère et qu'on a souvent peur d'être chez coiffeur. et pendant trois ans J'ai visité quasiment 250 coiffures en toute la France. Waouh ! J'ai eu prise de passion pour ce secteur. J'ai adoré rencontrer les coiffeurs de différentes villes, de différentes origines, de comprendre quelles étaient leurs problématiques. Et en parallèle, j'ai construit du coup cette communauté sur Instagram. Et au fur et à mesure que tout ça s'est développé, il y avait de plus en plus de femmes qui m'envoyaient des messages sur Instagram en me disant, mais... Merci pour ce que vous faites, en revanche moi j'habite dans telle ville et sur votre site je vois aucun salon pour moi, enfin il n'y a aucun salon qui est référencé. Et j'étais là, bah ouais parce qu'en fait chez vous je sais qu'il n'y a rien, il n'y a personne. Moi je viens du marketing donc j'ai fait cette étude de marché à grande échelle et je me suis rendu compte que sur les 100 000 centres de coiffure qui existent en France, il n'y en a qu'une centaine qui savent véritablement s'occuper au naturel des cheveux bouclés, frisés, crépus, lisses, de façon qualitative avec une expérience client qualitative. Sachant que on est entre 20 à 30 millions de personnes en France qui ont les cheveux texturés.

  • Speaker #0

    Il y a un gros gap, quoi.

  • Speaker #1

    Il y a un super gros gap. Il y a un super gros gap. Et ça, je me suis rendue compte, en fait... il faut que j'aille plus loin, le label ça ne suffit pas, référence et bonne adresse, en fait je vais vite faire le tour. C'est clair. Et du coup je me suis posé la question de comment répondre à cette demande encore de ces millions de femmes qui galèrent encore à trouver des salons de coiffure et j'ai compris que c'était un problème de formation. Que lors de la formation du CAP coiffure et du brevet professionnel de coiffure, que le seul enseignement était sur les cheveux lisses. Oui, que la seule chose que vous appreniez, c'était les défrisages, les permanentes, etc. Et que le programme n'était pas adapté aux réalités actuelles et aux attentes des clientes actuelles.

  • Speaker #0

    Sur le programme, on a juste genre, c'est même pas un chapitre, on a genre juste, tu sais, un paragraphe qui dit cheveux caucasiens, cheveux négroïdes et cheveux asiatiques.

  • Speaker #1

    C'est tout ce qu'il y a. Et ça s'arrête là. Ça s'arrête là. Forcément, c'est compliqué. Et donc, je me suis dit, donc du coup, pour répondre à cette demande, dans ce cas-là, il y a deux options. Soit je me forme. et j'ouvre potentiellement un centre coiffure si je me motive ou j'essaie de trouver un ou une associée experte en coiffure pour monter ça à deux ou soit je forme des coiffeurs qui existent déjà, qui ont déjà leur salon qui ont déjà leurs adresses, qui ont déjà leur activité tout simplement pour qu'eux, ils développent leurs compétences sur cette nouvelle type de clientèle et du coup j'ai choisi la deuxième option

  • Speaker #0

    Au final, tu ne fais que de la formation, tu ne coiffes pas de la clientèle finalement.

  • Speaker #1

    Non,

  • Speaker #0

    je ne fais pas de la clientèle.

  • Speaker #1

    Moi, je pars du principe que chacun son métier malgré tout. Moi, j'ai eu cette idée-là en tant que cliente, mais je pense et je suis convaincue qu'il y a des super coiffeurs en France, des super coiffeuses qui sont passionnées, qui ont envie d'en apprendre plus, qui sont ouverts d'esprit, qui sont curieux. Donc en fait, moi, je préfère travailler en équipe. et que chacun apporte sa pierre à l'édifice.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Moi, ma pierre à l'édifice, c'est tout ce qui va être marketing. C'est mon...

  • Speaker #0

    Ton point fort.

  • Speaker #1

    Mon point fort.

  • Speaker #0

    Et ton job.

  • Speaker #1

    Voilà. Et les coiffeurs, les coiffeuses, elles ont déjà leur expertise cheveux. Et donc, avec tous les contacts que je m'étais fait lorsque j'ai lancé le label de qualité, j'avais identifié, en fait, déjà ces bonnes coiffeuses, ces experts dans toute la France. Et je leur ai demandé, est-ce que vous voulez qu'on se lance et qu'on propose des formations tous ensemble pour les coiffeurs qui sont curieux ? Donc vous, vous faites la partie technique, entre guillemets, l'apprentissage de la coupe, l'apprentissage de tout ce qui est soins, du coiffage, etc. Et moi, je vais faire la partie histoire du cheveu crépu, parce que je pense que c'est hyper important de connaître l'histoire. pour comprendre pourquoi il y a toutes ces problématiques-là aujourd'hui et pourquoi c'est si compliqué pour les femmes d'assumer leurs cheveux aujourd'hui. Et la partie marketing, réseaux sociaux par la suite pour développer cette clientèle-là. Donc du coup, je me suis dit, on va proposer comme ça une formation qui sera hyper complète pour ceux qui veulent véritablement devenir inclusifs, développer leur connaissance, développer leur clientèle.

  • Speaker #0

    Et tu as formé jusqu'à combien de personnes jusqu'à présent ?

  • Speaker #1

    Alors là, j'arrive à 150 personnes formées dans toute la France. Et du coup, la Dioka Academy, je l'ai lancée il y a un an et demi maintenant. Donc en un an et demi, on a formé 150 élèves bientôt sur les cheveux, donc texturelles.

  • Speaker #0

    C'est beau. Moi, je sais que déjà, il y a Émilie Cosy Coiffure qui n'est pas loin de chez moi.

  • Speaker #1

    Oui, exact.

  • Speaker #0

    Elle m'avait demandé, Bichette, elle m'avait demandé justement de lui servir de modèle. à la suite ou pour une des formations. Et je lui dis, je ne suis pas confiante. Je lui dis, il n'y a que mon débois qui me douche les cheveux.

  • Speaker #1

    Content, content, content. Mais oui, en effet, Émilie, elle fait partie de ces coiffeuses hyper curieuses qui sortent de leur zone de confort, qui ont envie d'apprendre, mais vraiment par amour des clientes et par amour du cheveu, tu vois.

  • Speaker #0

    Ça se sent parce que j'ai vu la différence entre avant et après la formation, justement. Et franchement, tu vois, là, des fois, je me dis, je me ferais bien tenter d'aller chez elle. Et pourtant, elle est à plus d'une heure de chez moi. Mais j'ai déjà fait la route pour autre chose parce qu'on se connaît. Donc, ça ne me dérangerait pas de faire la route, tu vois.

  • Speaker #1

    Voilà. Ma mission est accomplie quand tu me dis quelque chose comme ça, Valentina.

  • Speaker #0

    Mais ça met en lumière que quand même, il faut que je mette encore une heure de route pour aller chez le coiffeur.

  • Speaker #1

    Je fais du mieux que je peux.

  • Speaker #0

    Oui, c'est bon. Si tu n'étais pas là, je devrais faire trois heures pour aller me faire coiffer.

  • Speaker #1

    Tu sais, en France, on parle souvent des aires médicaux. Le fait que ce soit hyper compliqué de trouver des médecins. Moi, je parle de déserts capillaires. En France, il y a des déserts capillaires dont on n'a pas idée.

  • Speaker #0

    Non, mais c'est vrai.

  • Speaker #1

    À quel moment on a normalisé le fait de faire une heure de route dans cette économie-là, avec le prix de l'essence, pour aller se faire coiffer ?

  • Speaker #0

    Non mais oui.

  • Speaker #1

    Et en fait, c'est pour ça qu'il y a de moins en moins de femmes qui vont chez le coiffeur. Ah, parce qu'elles savent s'occuper d'elles-mêmes toutes seules, etc. Ça joue, mais il n'y a pas que ça. Aujourd'hui, on a déserté les coiffeurs parce qu'il n'y en avait pas assez et parce qu'ils n'étaient pas formés. Forcément, on ne va pas prendre le risque d'aller payer. C'est nos cheveux, c'est important. On ne va pas prendre le risque de se déplacer, de perdre notre temps, notre argent, notre énergie, nos cheveux pour un résultat dont on n'est pas sûr qu'il soit à la hauteur de nos attentes. La problématique, elle est là. parce que toi quand tu dis que tu as vu un avant-après, que ça t'a donné envie. de prendre ta voiture et d'y aller, ça montre bien que ça change quelque chose d'être formée. Mais oui,

  • Speaker #0

    carrément, de toute façon, il n'y a pas de secret, en fait, pour attirer de la clientèle, ce n'est pas baisser ses prix ou faire je ne sais combien de promos. Pour attirer une clientèle, en fait, c'est d'offrir justement, comme tu dis, un service de qualité et d'être une expertise, en fait. Parce que souvent, j'ai bien aimé quand tu as dit trouver un salon propre, parce que j'aimerais souligner ce truc, un salon propre et accueillant. Parce qu'en tant qu'Africaine, moi, j'ai connu des salons de coiffure où tu vas pour faire tes tresses. T'es là, la nana, elle est en train de faire à bouffer dans le salon à côté. Il y a les gosses qui trônent dans tous les trucs. Et ça donne une mauvaise image, justement, de se dire qu'en fait, c'est soit t'as ça et tu prends ou tu prends pas. Soit tu dois faire je ne sais combien d'heures de route pour avoir quelque chose avec un vrai service client, avec un salon propre. avec une expertise et c'est dommage en fait et j'aimerais souligner ce point parce que voilà une des raisons qui fait que j'ai pas envie d'aller en salon mais c'est ça en fait le truc c'est que aujourd'hui les coiffeurs que

  • Speaker #1

    ce soit les coiffeurs on va dire caucasiens que les coiffeurs afro ont du mal à comprendre c'est quoi les attentes des clientes aujourd'hui parce que moi tu vois d'un point de vue personnel j'aurai aucun problème parce que ça m'arrive encore de faire des tresses de temps en temps j'aurai aucun problème à aller à Château d'eau et j'irai même avec plaisir parce que je sais que pour des belles tresses c'est les meilleures y'a rien à dire ce sont elles les meilleures mais je n'y vais pas parce que en effet je souhaite un endroit qui soit propre qui soit calme et en fait c'est ça je pense qu'on veut qu'on attend aujourd'hui des salons de coiffure afro et les coiffeuses souvent de ces salons là ne l'ont pas intégré parce que ça fait partie de la culture africaine qui est liée au coiffage ce que je comprends aussi mais le problème c'est que nous on n'a pas de choix oui c'est exactement de choix c'est exactement ça parce qu'il y en a qui adorent avoir cette ambiance justement qui rappelle un peu le pays familial oui oui oui et moi je comprends aussi mais du coup c'est soit ça soit rien pourquoi on n'a pas plusieurs choix nous de tu vois de d'accessibilité à différents types de salons, différents types de prix, différents types d'expériences clients.

  • Speaker #0

    Ou juste de te faire servir le café quand tu arrives en fait.

  • Speaker #1

    Moi c'est la base en fait. Genre ouais mais ouais mais je ne fais pas ça. Mais sers moi un jus de bisop si tu veux.

  • Speaker #0

    Non mais oui, non mais juste de ça. Non mais moi franchement des fois tu vois, comme je te disais tout à l'heure en off, moi j'ai mon témoin qui est coiffeur donc c'est lui qui s'occupe de mes cheveux Et tu vois, il y a un truc, souvent, en fait, moi, je prends rendez-vous une fois par an chez lui pour faire ma grosse coupe. Parce que je n'ai pas envie de le déranger, parce que je sais que sa clientèle, elle n'est pas de cheveux texturés. Donc, je n'ai pas envie, parce que du coup, quand moi, je viens, il bloque genre trois heures. Il doit se préparer psychologiquement. Je n'ai pas envie de le déranger. Moi, des fois, je lui dis, en fait, j'aimerais venir plus souvent, mais des fois, juste, tu me fais un shampoing. J'ai juste envie que, je pense, tu me... du siège maintenant. C'est tout ce que tu veux, en fait. Juste un shampoing, ça me suffit.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    en fait

  • Speaker #1

    mais c'est exactement ça mais franchement nous qui n'avons pas l'habitude d'aller dans un salon de coiffure je vous le dis si vous nous écoutez, vous savez pas ce que vous loupez d'un plaisir d'un massage crânien opaque mais oui c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme tu dis les coiffeurs ils ignorent 30% de la clientèle mais en fait juste des fois tu proposes un service shampoing soin massage crânien ça suffit parce que souvent ils te vois arriver avec des cheveux ils vont dire oh là là on fait pas on traite pas vos cheveux juste parce qu'ils n'ont pas envie faire le brush mais moi je suis fou je sors les cheveux mouillés je m'attache les cheveux juste touche moi ouais mais tu vois tu vois qu'elle prend la barre elle est basse mais oui mais oui mais oui mais

  • Speaker #1

    toi mais même ça je pense que même ça il prendrait peur parce qu'il y en a qui ont vraiment jamais touché un cheveu mais ils savent même pas comment le manipuler mais ils verraient la masse et le volume ils auraient peur de mettre les mains dedans mais oui On en est là en fait. Mais oui, il y a vraiment tout un... C'est ça que je disais, c'est que souvent les coiffeurs ne comprennent pas les attentes des clients actuels. Les coiffeurs afro, ils n'ont pas compris qu'on veut une expérience client qui soit positive, qui soit qualitative. avec une décoration un peu agréable, des outils propres, un endroit propre, et les coiffeurs cocaviens, les coiffeurs blancs, souvent, certains d'entre eux ont du mal à comprendre qu'on ne cherche pas des traits, des tissages, des choses comme ça, non. On cherche juste à avoir quelque chose de basique, j'ai envie de dire, de se lancer à la portée de quelqu'un dont la profession est la coiffure. un shampoing, un soin et un coiffage. Basta.

  • Speaker #0

    Mais tu sais que moi-même, qui ai les cheveux afro, je ne saurais pas couper des cheveux afro. Je fais au feeling quand ça m'arrive.

  • Speaker #1

    Eh bien, tu allieras à mes formations.

  • Speaker #0

    Moi, à l'école, j'ai appris que je fais un shampoing. Je prends le peigne, je coupe. Je ne sais pas se faire de coupe à sec. Je le fais de temps en temps, mais tu sais, si je veux friser, mais pas crépus, je ne m'aventurerai pas à faire ça sur un cheveu crépu parce que je ne le maîtrise pas. C'est un truc où il faut se former et ça, il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Eh bien moi, je vais te dire un truc et je suis contente que tu en parles parce que parfois, on m'a dit, je ne l'ai jamais dit ça, mais on m'a dit, oui, toi, tu formes les blancs, c'est dommage de ne pas garder ce que tu avais entre nous. J'ai dit, alors attendez. Il faut arrêter. On ne va pas s'en sortir en fait. Déjà, chacun est libre de faire comme il veut. Donc si... tu as un problème avec ma façon de faire, il n'y a pas de souci, tu peux.

  • Speaker #0

    Au contraire.

  • Speaker #1

    Et moi, mes formations, mes pitiés, les coiffeurs noirs, venez. Mais je veux dire, tout le monde est le bienvenu. Moi, j'ai une vision de la coiffure qui est inclusive. Moi, mon rêve, c'est que n'importe quelle femme puisse aller dans n'importe quel centre coiffure sans se poser de questions. Moi, c'est ça mon rêve. Que ce soit un centre coiffure où la coiffeuse est asiatique, maghrébine, américaine. que sais-je ? Tu vois ce que je veux dire ? Et à partir de ce moment-là, les coiffeurs que je forme, mais venez tous ! Parce que vous avez tous fait le même cursus, n'est-ce pas ? Ce même cursus qui qui éclipse les cheveux texturés. Donc ça veut dire que techniquement vous êtes tous bienvenus, techniquement vous avez tous des trucs à apprendre. Donc s'il vous plaît !

  • Speaker #0

    Ah oui, moi j'ai des trucs à apprendre, moi c'est surtout la partie soins parce que coupe j'en fais pas. Mais moi, ce serait surtout la partie soins, justement, pour implémenter ça dans les coiffures mariées, tu sais. Ça, c'est sûr et certain, ça, c'est quelque chose que j'aimerais parce que même mes cheveux, tu sais, genre, moi, je me fais les brushings l'hiver et l'été, je râle.

  • Speaker #1

    Je les attache,

  • Speaker #0

    tu sais, je les attache, je mets un tissu, hop, comme ça, c'est plaqué. Je n'aime pas mettre du gel parce que, enfin, je n'aime pas trop. Donc, je n'utilise que de l'eau pour les plaquer. Mais je râle beaucoup l'été. Je râle.

  • Speaker #1

    C'est pareil, tu es la bienvenue.

  • Speaker #0

    Donc j'assume de dire que je suis une noire qui a des cheveux crépus, mais qui ne sait pas m'utiliser à 100% des cheveux crépus. Et je suis sûre qu'Emily, qui est venue se former chez toi, est plus avancée là-dessus que moi. Moi, tu sais, quand on m'est mariée, quand je leur fais, souvent ce que je leur fais, je leur fais un silk press. Je reboucle le truc pour faire des boucles bien définies. Alors que si j'apprenais à faire du curling, etc. et prendre la pâte...

  • Speaker #1

    Tout ce qui est par exemple twist, wash and go, tout ça, tu fais pas ?

  • Speaker #0

    Oui, ça je fais. Oui, d'accord. Non, mais tu sais, coiffure de mariée, ça demande... Ah oui, d'accord. C'est ça, ça demande quand même à avoir quelque chose de net, de nickel. Et du coup, je leur dis souvent, en fait, pendant l'essai, j'essaye de faire, tu sais, le curling. Si leurs cheveux sont vraiment trop secs et que je n'ai pas les produits adaptés, Ce que je leur dis, c'est que, OK, on a essayé comme ça. Pour le jour J, ce qu'on peut essayer, c'est de faire un silk press. Et là, je viens redéfinir la boucle, vraiment pour avoir quelque chose de très brillant. Parce qu'en fait, je ne veux pas non plus qu'elles se disent, on va avoir une coiffure qui est tout brouillon. Non, on peut avoir une coiffure qui est bouclée, mais très lisse à la fois, tu vois, très polish. Plutôt pas lisse, mais plutôt polish, tout le temps frisé, tu vois. Donc, moi, j'utilise une autre technique. Mais j'aimerais quand même implémenter le fait de vraiment travailler la matière de la personne sans ramener un outil chauffant ou alors juste sur le dessus pour fignoler ça, tu vois. Elle est en train de noter pour la formation.

  • Speaker #1

    Ah, bien sûr ! Ah,

  • Speaker #0

    j'adore !

  • Speaker #1

    Bah ouais !

  • Speaker #0

    J'adore !

  • Speaker #1

    Non, mon objectif, c'est de faire des formations qui aident les personnes. Mais carrément ! Si tu me dis que c'est ton besoin, bah je me le note !

  • Speaker #0

    Mais vas-y, vas-y, vas-y, si tu veux, on fera un appel découverte après.

  • Speaker #1

    Avec plaisir !

  • Speaker #0

    mais vraiment avec plaisir non mais voilà moi je pense que ça moi en tout cas j'ai ce côté là où je maîtrise le silk presse sur les cheveux frisés parce que moi je le fais sur moi et je les ai appris à mon témoin donc cette partie là je maîtrise sauf que ça demande à venir chauffer le cheveu même s'il ya on fait un soin avant on fait un soin après on vient enfin je soigne tout au long mais ça demande quand même à utiliser un pro un outil chauffant qui vient chauffer le cheveu doublement parce que d'abord je le lisse et ensuite je le reboucle pour revenir au point de départ donc j'aimerais ouais c'est ça j'aimerais implémenter vraiment parce que notamment tu as Kenza qui est venue se former chez toi et elle je ne sais pas comment elle fait mais elle a des boucles hyper

  • Speaker #1

    définies et magnifiques à chaque fois et je me dis mais pour ça il faut quatre heures en fait ça dépend en fait il ya plusieurs choses déjà il faut savoir que Kenza elle a les cheveux qui sont naturellement bouclés frisés Donc en fait ce qu'elle fait, c'est qu'elle réveille une boucle qui existe. Et donc ça, elle connaît ses cheveux, elle connaît les produits du coup qui sont adaptés à sa texture et à ses besoins à elle. Après, il faut aussi se dire que tu ne créeras jamais une boucle qui n'existe pas.

  • Speaker #0

    Ah non, mais ça c'est sûr.

  • Speaker #1

    Jamais. C'est sûr. Tu peux le faire avec tout ce qui va être en effet des techniques de mise en pli, mais avoir cette définition, etc., comme l'exemple de Kenza que tu donnes, C'est parce que ses cheveux sont déjà naturellement avec cette texture. Et ensuite, elle a les bons produits, la bonne application, etc. pour que ça donne...

  • Speaker #0

    Ah, mais hyper brillant, hyper volumineux. Il n'y a pas un cheveu de travers. Tout est paf, tout est bam, tout est cool. OK. Là, en ce moment, j'ai vu... Du coup, là, au moment où cette interview sera postée, ce sera le 9 juillet. Mais du coup, tu auras fini le June Tint. Parce que j'ai vu hier que tu faisais un épisode par semaine pour l'occasion du mois de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Donc, vu que tous les épisodes seront postés au moment où on va écouter cet épisode, est-ce que tu peux nous parler un peu de chaque épisode, si ça te dit un peu brièvement ?

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Le premier, il était hyper intéressant, justement, sur l'histoire du cheveu crépu. Donc, voilà.

  • Speaker #1

    En fait, c'est lorsque moi, je me suis intéressée à mes propres cheveux et lorsque j'ai commencé à mettre en place les formations, en fait, je me suis rendue compte qu'au-delà des problématiques de manque de connaissances de comment on coupe, comment on soigne, comment on coiffe, en fait, je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de préjugés sur les cheveux, sur les cheveux notamment crépus. Et des préjugés... aussi bien de la part des coiffeurs que de la part des personnes qui ont des cheveux crépus elles-mêmes. Et ça, je me suis dit, si on n'arrive pas à déconstruire ces préjugés, déconstruire ces idées reçues, ça ne sert à rien d'apprendre toutes les techniques du monde pour sublimer le cheveu afro. Tant qu'on n'aura pas compris quelle est l'histoire du cheveu. Et c'est pour ça que je me suis dit, je vais repartir de la base à la base. Et je vais raconter cette histoire, au final, qui est assez peu connue et dont on ne parle jamais. Pour faire comprendre que le cheveu crépu a une histoire et qu'elle ne date pas de l'esclavage, qu'elle date bien avant ça. Donc ça, c'est l'épisode justement sur... l'importance des coiffures africaines avant la période de l'esclavage, donc de la préhistoire à l'esclavage. Je vous invite du coup à aller regarder, mais en fait, à cette époque-là, les personnes dans les pays africains, à l'époque, savaient comment s'occuper de leurs cheveux. Et au-delà de savoir comment s'occuper de leurs cheveux, ils avaient les outils pour, ils avaient les produits pour, enfin les produits, c'était les produits de la nature. Au-delà de ça, il y avait une vraie signification sociale, familiale. ethniques dans les différents coiffages. Ça pouvait, par exemple, signifier de quelle ethnie on venait. Ça pouvait, par exemple, permettre d'identifier est-ce qu'une femme est célibataire, est-ce qu'elle est en couple ou est-ce qu'elle est en deuil. On ne mettait pas les mêmes ornements, les mêmes bijoux dans les cheveux, en fonction de l'ethnie d'où on venait. Tout ça, c'est pour montrer que le cheveu crépu, en fait, on l'a dénigré, on l'a dévalorisé et en fait toute cette entreprise négative nous est rentrée dans la tête elle nous est rentrée dans la tête et on connait pas cette histoire là avant donc moi je veux la raconter pour aider les femmes, les hommes, les enfants à accepter leur texture naturelle et surtout je veux montrer que c'est un cheveu comme un autre c'est à dire ok elle a son histoire qui est particulière et qui est unique, mais c'est aussi un cheveu qui a été fait de telle sorte à nous protéger.

  • Speaker #0

    Ça, c'est typiquement le premier épisode de cette série. C'est sur le fait que cette forme, cette boucle très resserrée en forme de S et de Z, elle n'est pas comme ça par hasard. Elle est comme ça parce que les premiers habitants sur cette planète sont nés en Afrique. Et en fait, pour les protéger de la chaleur, de la sécheresse, c'est pour ça que le cheveu a poussé de cette façon-là. Pour protéger le corps de la surchauffe, pour protéger également le cerveau de la surchauffe et que ça fasse en fait une barrière naturelle. en fait, à l'environnement météorologique. Moi, en fait, quand j'ai découvert ça, j'ai trouvé ça incroyable. On cherche à se lisser les cheveux. On se les a défrisés pendant des années, mais non, la nature, elle est bien faite. La nature, elle est bien faite. Si le cheveu est comme ça, c'est qu'il y a une raison. Et je trouve que ça, c'est un élément qui est important dans l'acceptation, en tout cas, de soi. Et pour aider, justement, je le répète.

  • Speaker #1

    les femmes et les hommes ayant les cheveux crépus à accepter leur nature de cheveux telle qu'elle est sans vouloir la dénaturer et ça c'est ça aussi mon objectif avec tout ce que je fais en fait tu vois tout simplement c'est hyper intéressant parce que ça tu vois même moi je le savais pas avant tout ça par rapport aux ethnies oui vaguement tu sais mais je me suis jamais intéressée mais tu vois moi il y a un truc il y a une idée reçue sur les cheveux par exemple qui sort souvent c'est que ça pousse pas les cheveux frisés Et moi, je m'en rappelle, mais je m'en rappellerai toute ma vie. C'est l'époque où j'habitais en Italie. Et en Italie, on allait toujours chez la même coiffeuse pour faire les tresses. Donc déjà, j'avais tout le temps des tresses. C'était rare que j'avais mes cheveux au naturel. C'était soit j'avais des tresses, soit on me les défrisait. Et un jour, je ne sais pas pourquoi, ma mère m'a emmenée chez une autre coiffeuse. Et moi, j'avais les cheveux hyper longs parce que dans ma famille, on a tous les cheveux longs dans la famille. Et du coup, j'ai dit à la dame, faites attention, moi j'ai les cheveux longs pour enlever les tresses. Tu sais, il faut couper avant. Et du coup, je lui ai dit, faites attention, mes cheveux, ils arrivent à peu près là. Et tu sais, la bienveillance des coiffeuses africaines, elles me disent, tais-toi, assieds-toi là-bas. Et puis, paf, elle a tout coupé. Elle a coupé là. Elle a coupé là. Moi, j'avais des cheveux qui m'arrivaient au milieu du dos. Elle a coupé là, je te jure. J'ai pleuré. Elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Et du coup... Tu lui as dit quoi ?

  • Speaker #1

    Tu veux que je dise quoi ? J'étais enfant. J'avais quoi ? Je devais avoir 10 ans, quelque chose comme ça.

  • Speaker #0

    Ah là là !

  • Speaker #1

    Je lui avais dit d'avance de faire attention, que j'avais les cheveux longs. Ma coiffeuse, elle le sait très bien. Elle a l'habitude. Du coup, elle coupe quasiment que dalle, en fait, sur les tresses. Elle enlève juste les petites pointes qui sont serrées. Mais elle, elle m'a dit, « Ah, tais-toi, va t'asseoir là-bas. » Hop, elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Non mais... Mais ah, ça me donne envie de pleurer. Je te jure,

  • Speaker #1

    là, j'ai presque les larmes qui remontent.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Ah mais oui. C'est traumatisant. Et il y en a plein qui vivent ça, parce qu'on a tellement cette idée limitante dans la tête qu'un cheveu frisé ne pousse pas, nous-mêmes en tant que personnes noires, et que du coup, en fait, les personnes qui travaillent sur les cheveux noirs ont tellement ça à ancrer que, en fait, quand quelqu'un arrive et te dit « j'ai les cheveux longs » , elle dit « n'importe quoi, c'est là, tais-toi, assieds-toi, hop, je te coupe et puis ciao » .

  • Speaker #0

    Merci. Il y a une espèce d'idée reçue et puis il y a aussi un peu de jalousie. Oui, oui. Selon toi, tu ne les auras pas non plus, en fait.

  • Speaker #1

    Exactement, aussi. C'est horrible. Ah, non, mais je te jure.

  • Speaker #0

    Mais non, mais ça, c'est faux. Tu vois, moi, j'organise encore une formation pour les équipes d'Aromazone, là, tout le monde le met. Et c'est ça que je leur ai expliqué, je leur ai dit. Le cheveu crépu, c'est un cheveu qui est scientifiquement comme les autres. C'est-à-dire que, d'un point de vue chimique, moléculaire, il est composé de la même façon. qu'un cheveu caucasien asiatique, comme vous dites. Pareil, c'est pas un cheveu spécifique, il est constitué pareil. La vitesse de pousse, elle est entre 0,8 cm et 1,2 cm par mois. C'est la même vitesse qu'un cheveu caucasien. Je le répète pour ceux qui sont au fond de la classe, le cheveu crépu pousse à la même vitesse que le cheveu caucasien. D'accord ? Hé oh !

  • Speaker #1

    On arrête l'assiette !

  • Speaker #0

    Il paraît plus court parce qu'en effet, il a tendance à se casser. Shrinker et casser. On croit qu'il ne pousse pas, mais statistiquement, physiologiquement, ça pousse. On ne peut rien y faire. Ça pousse. C'est une fonction naturelle, la pousse. Le souci, c'est qu'on n'arrive pas à retenir la longueur parce qu'il faut des soins. Il faut des soins parce que le sébum, le liquide protecteur qui est généré par le cuir chevelu, a du mal à s'écouler le long du cheveu parce qu'il a cette forme. En S et en Z. C'est pour ça qu'il a besoin de plus de soins et qu'il a tendance à plus se casser. Mais la pousse existe. Et c'est la même. Et c'est la même. Voilà. La même. C'est la même.

  • Speaker #1

    Des fois que je n'ai pas compris.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Non, non,

  • Speaker #1

    mais oui.

  • Speaker #0

    Mais j'en veux à personne. Personne ne nous a appris. Personne ne nous a expliqué. Non. Et donc...

  • Speaker #1

    et j'ai l'impression et j'ai l'impression des fois parce que du coup tu me disais que tu as eu des critiques de gens qui te disent ouais tu formes que les blancs etc mais j'ai quand même l'impression que justement les blancs sont quand même plus comment dire plus motivés à justement rendre ça à devenir inclusif que de l'autre côté parce que je vois aussi par exemple Emilie je reprends l'exemple parce que je la connais Merci. Mais quand je vois comment elle parle de toutes ces choses-là, on sent qu'elle est hyper allumée par ça, en fait. Qu'elle a envie de prendre soin de ses clients, etc. Le customer care, en fait, c'est quelque chose qui est vraiment hyper important pour ces gens-là. Mais j'ai l'impression que du côté des Noirs, ça a encore un peu de mal à amener justement ce côté customer care ou de vraiment s'intéresser. à ce que veut la cliente en fait et je sais pas si c'est quelque chose qui te sait ou si c'est peut-être moi parce que moi je j'avoue je suis plus du tout dans le game de tout ce qui est coupe etc moi je suis vraiment dans mon truc chignon chignon maquillage mais

  • Speaker #0

    je parle d'un oeil extérieur qui regardait des vidéos youtube quoi où je dois aller chercher les infos sur youtube quoi en vrai je pense pas je pense pas que ce soit une question de couleur de peau Je ne pense pas que les coiffeuses afro, elles ont moins à cœur de satisfaire la cliente et ce côté custom worker. Je pense que c'est une méconnaissance de ce que les clientes, elles veulent, encore une fois. Et je pense que c'est parfois, je pense que parfois c'est un problème de génération aussi. Pour les coiffeuses qui sont un peu plus âgées et peu importe leur couleur de peau, elles ont du mal à se remettre en question parce qu'elles ont appris à faire les choses d'une certaine façon pendant des années des années des années donc pour elles ça vaut pour les coiffeuses blanches, pour tout le monde pour tout le monde c'est le l'état, le l'étoile les boomers donc donc je pense pas que les coiffeuses afro elles aient moins ça je pense que juste que la différence c'est peut-être que comme elles ont les cheveux crépus elles mêmes elles ont plus tendance à se dire qu'elles savent déjà. Oui. Tu vois. C'est peut-être plus une question de, en fait, je ne sais pas que je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Exactement. Je vois totalement.

  • Speaker #0

    Et ça, il faut essayer de mettre son égo de côté pour accepter qu'une petite jeune, une petite trentenaire, là, elle vienne te voir dans ton salon et te dise je vais te former sur les cheveux crépus, tu vois. C'est sûr, la pilule, je pense que parfois, elle a un peu de mal à passer. Mais ce n'est pas grave. Moi, je comprends et tout. Et moi, j'essaie d'apporter tout ça avec beaucoup de bienveillance, en ne culpabilisant personne, tu vois, parce qu'on a tout ça à prendre de tout le monde. Et ce n'est pas facile, tu vois, de sortir de sa zone de confort et de se remettre en question. Mais voilà, encore une fois, ceux qui veulent, en tout cas, essayer de faire évoluer... leur business, leur concept, etc. se formeront à un moment donné, que ce soit avec moi ou avec quelqu'un d'autre, peu importe à la rigueur, mais dans tous les cas, le propre d'un business, c'est de le faire évoluer. Oui.

  • Speaker #1

    Puis je me dis, s'il y a quelqu'un d'autre que toi,

  • Speaker #0

    c'est tant mieux parce que ça se développe. Mais moi, je suis trop contente. Quand il y a d'autres personnes qui me disent, moi, je lance des formations pour les cheveux crépus, pour les coiffeurs, je dis, mais merci, allez-y, let's go, on y va, let's go, tu vois. Vraiment, moi, je suis contente. Je suis trop contente.

  • Speaker #1

    Mais du coup, maintenant, parce que je voulais te demander si justement tu travaillais sur, tu intervenais sur des mariés, mais vu que tu n'es pas coiffeuse. Ma question, elle est répondue.

  • Speaker #0

    Non, non, non. Les mariés, pour l'instant, non. J'ai souvent des demandes, tu vois, de futurs mariés qui cherchent des coiffeurs justement pour leur mariage. Et je leur recommande, j'ai une ou deux coiffeurs en tête qui sont basés à Paris ou en région parisienne, mais qui sont souvent complètes, des mois à l'avance. étant donné qu'il n'y en a pas beaucoup qui savent s'occuper des cheveux texturés et encore moins pour des coiffures événementielles ou de mariage. Mais ça me donne l'idée de lancer un module coiffure événementielle, cheveux texturés.

  • Speaker #1

    Je pense que pour ça, il faudrait quand même que je prenne une formation avec toi sur la partie soins, comme je te disais, pour pouvoir l'implémenter justement, je pense.

  • Speaker #0

    Carrément. On fera un petit partenariat. on reviendra sur les soins et tout et puis on mettra en place un module événementiel avec la formatrice. On va carrément au Valentina. Moi, je suis...

  • Speaker #1

    Je suis chouette !

  • Speaker #0

    Ah ouais, moi aussi, je suis trop chaude, on va faire ça. En fait, il y a tout à apprendre dans la coiffure texturée parce que, comme je disais, notre histoire, elle est longue, mais ça ne fait pas tant d'années que ça qu'on a lâché le défrisage et tout. Et encore moins en France. On a lâché le défrisage... dans les années 2000, à peu près.

  • Speaker #1

    Et encore... Et quand tu sais tout ce que ça provoque, moi, le défrisage, le dernier que j'ai fait, c'était en 2019. Je me rappelle, c'était une semaine avant les annonces de mon fils, parce que je voulais mon brushing. Il n'y a qu'avec le brushing où je me sens belle, tu vois. Et ça, c'est encore un autre truc, parce qu'à force, en fait...

  • Speaker #0

    Tu construis encore ça.

  • Speaker #1

    mais je le sais je suis coupable à coupable de la colonisation je fais la récréation coupabilité et tu vois et quand j'ai fait ce défrisage là pendant une semaine mais je te jure une semaine j'avais la tête qui était papa papa papa c'est comme si j'avais le coeur sur ma tête tellement tu as tellement j'avais mal mais Je pense qu'à partir de la grossesse, je suis devenue hyper sensible du cuve chevelu. Et donc, j'ai arrêté à ce moment-là. Et ensuite, quelques mois après, j'ai fait un big chop. Parce qu'en fait, tu sais, quand ça repousse, c'est laid. Et c'est laid et ça casse. Donc, j'ai fait un big chop. J'ai laissé mes cheveux pousser au naturel jusqu'à là, il y a trois mois. Il y a trois mois, j'ai fait un lissage. Je n'ai pas fait des frisages, j'ai fait un lissage. D'accord. Elle a bien fait.

  • Speaker #0

    Elle a bien fait. Merci. Non, je ne l'ai jamais, je juge.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais tu vois, je suis quand même restée de 2019 jusqu'à... On est en quelle année ? Jusqu'à début 2025.

  • Speaker #0

    Début 2025,

  • Speaker #1

    oui. Oui, presque six ans, aux cheveux naturels. Et franchement, je n'ai jamais eu d'aussi beaux cheveux parce que du coup, ils étaient en bonne santé, j'en prenais soin. Mais vers la dernière année, j'ai arrêté d'en prendre soin. Et c'est ce qui a fait que j'ai succombé pour aller vers... Le lissage parce que j'avais arrêté d'en prendre soin en fait, je ne prenais plus de soin.

  • Speaker #0

    Je comprends.

  • Speaker #1

    Mais la période où j'en prenais soin, franchement, je n'ai jamais eu des cheveux aussi forts, aussi beaux, aussi en bonne santé que la période où j'en prenais soin et que je les laissais tranquilles.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Ah oui.

  • Speaker #0

    Les soins adaptés, une faible manipulation et les cheveux sont forts et ils sont beaux.

  • Speaker #1

    C'est clair. Je vais te poser quelques questions un peu signatures de l'interview, du podcast, pardon. Et du coup, j'aime bien toujours commencer par la question parce que ce podcast est né d'un échec, enfin un échec entre guillemets, une épreuve. Donc la question que j'aime poser en premier, c'est quelle est ta plus grande victoire en tant que chef d'entreprise et quel est ton plus grand échec et qu'est-ce qu'il t'a... Qu'est-ce que tu en as appris en fait de cet échec que j'aime pas trop dire échec, mais voilà, t'as compris quoi.

  • Speaker #0

    Oui. Alors, spontanément, la victoire qui me vient en tête, c'est le fait d'avoir formé près de 250 coiffeurs en un an et demi. Et ça, c'est beau. Tu vois, je suis assez fière de ça quand même. Oui. Je pensais pas du tout que ça allait prendre aussi bien, aussi vite. Et du coup, ça me rend hyper fière de voir que je crée ce cercle vertueux entre les coiffeuses et les futures clientes, tu vois. Je trouve que ça, pour moi, c'est une vraie victoire. Et ouais, j'en suis hyper fière. Et après, un échec. En fait, moi, je ne vois jamais les choses comme des échecs parce que je suis toujours positive. mais on va dire quelque chose qui n'a pas marché comme j'aurais voulu que ça fonctionne. C'est une formation que j'ai donnée qui s'est mal passée. toute transparence. En fait, moi j'ai beaucoup de mal à dire non et en fait, donc en fait, il faut savoir que je fais encore du consulting dans le secteur du luxe de temps en temps en parallèle du coup de Dioka et j'avais une formation qui était prévue à Angers et du coup j'ai pas su comment concilier du coup les deux. Donc en fait, j'ai laissé la formatrice aller à cette formation à Angers. Et moi du coup, je n'ai pas pu me déplacer et ça s'est mal passé. Il y a eu pas mal de problèmes avec des modèles et je n'ai pas pu… Ce n'était pas au niveau en fait tout simplement la formation et c'était ma faute. En fait, je n'ai pas… J'ai cru que je pouvais tout faire, sauf que ce n'était pas possible et ça a coincé. Donc, c'est une formation du coup, c'est la seule, tu vois, de toutes celles que j'ai données qui s'est mal passée. Donc, tu vois, j'ai pris… J'en ai tiré des leçons. J'ai appelé chaque coiffeuse qui avait fait la formation juste après pour leur demander un retour détaillé sur ce qui s'était bien passé, sur ce qui ne s'était pas bien passé, pour bien comprendre et pour pouvoir rectifier le tir. Et je leur ai à tout remboursé la formation, la moitié, pour qu'il y ait un désommagement financier. Donc j'étais déçue de moi, j'étais déçue pour les coiffeuses, parce que je veux que l'expérience soit hyper qualitative à chaque fois. Donc, ça m'a embêtée de ne pas avoir fourni ce travail de qualité. Mais après, je l'ai pris comme une leçon. J'en ai tiré plusieurs leçons. Premièrement, on ne peut pas tout faire, en tout cas pas tout en même temps. Deuxièmement, l'importance du service client. Parce que tu vois, après coup, je suis encore en contact avec elles, elles vont se réinscrire sur d'autres formations. donc du coup ça montre que tu vois qu'elle nous faut confiance même si ça s'était mal passé cette fois là et et puis voilà tout simplement non mais c'est beau t'as su rebondir en fait parce que l'erreur est humaine de toute façon il y a que des erreurs qu'on apprend en fait exactement

  • Speaker #1

    et quelle est justement la chose de ton programme que l'une de tes clientes ou l'un de tes clients t'a fait un retour auquel tu ne t'attendais pas en fait que ça lui apporte ça ah ouais Merci.

  • Speaker #0

    En fait, il y a deux retours qui m'ont marqué. Le premier, c'est drôle parce que justement, la formation qui ne s'est pas bien passée à Angers, il y a une d'entre elles, du coup, je lui ai demandé plusieurs mois plus tard si elle avait quand même eu des retours en termes de développement de clientèle. Elle m'a dit, j'ai développé 64 nouvelles clientes depuis la formation. pour une formation qui s'est moyennement bien passée je trouve que du coup c'était quand même pas mal en retour sur mon investissement après et le deuxième retour qui m'a fait vachement plaisir c'est une stagiaire coiffeuse qui a quasiment 15 ans d'expérience dans la coiffure qui a fait énormément de formations qui m'a dit c'est une des meilleures formations de ma vie à laquelle j'ai assisté et ça j'avoue je ne m'y attendais pas du tout quand même ah ouais ? je sais qu'elles sont bien mes formations mais en fait pourquoi elle a autant apprécié c'est qu'en fait c'est une formation c'est elle qui me l'a dit qui est hyper riche, hyper complète en fait tu vois l'histoire du cheveu crépu l'expérience client, la psychologie des clientes les techniques de coupe à sec le soin, différents types de coiffage ensuite pendant la formation à la fin de la journée je leur fais un atelier sur les photos, comment prendre des photos des vidéos pour leurs réseaux sociaux donc c'est intense Merci. Mais en fait, c'est tellement riche, tellement complet, et tu peux mettre en pratique directement après, qu'elle était surprise que ce soit aussi riche et qu'elle allait autant apprendre. D'accord. Et puis moi, je mets un point d'honneur pour que toutes les formations se passent dans la bonne humeur. J'organise toujours un apéro à la fin de mes formations. Oh ! Ouais. Oh ! Je viens.

  • Speaker #1

    C'est demain. Oh ! Apéro.

  • Speaker #0

    je suis là moi j'adore rigoler j'adore les bonbons c'est mon pichet mignon j'aime bien faire la fête, aller boire un coup je me suis dit je vais faire des formations à mon image donc oui t'apprends, tu travailles beaucoup parce que je suis quelqu'un qui travaille beaucoup mais j'aime m'amuser, j'aime prendre du bon temps et je pense que du coup elle a apprécié parce qu'il y avait un mélange de tout ça ah ouais c'est beau ça c'est super

  • Speaker #1

    Mais du coup, ça me fait penser, du coup, à mise à part la formation, tu disais que ça s'était mal passé, tu es présente à chaque formation, c'est ça ? Oui. Ok. Ouais, parce qu'après, finalement, je pense que si on adhère à tes formations, c'est aussi pour toi, en fait, finalement.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est ce que j'ai compris après la formation où je n'étais pas venue. Je n'avais pas pu venir parce que moi, je pense qu'au début, quand j'ai lancé les formations, j'avais un peu un syndrome de l'imposteur, en vrai. Je me disais, mais en fait, tu fais des formations coiffure, mais tu n'es même pas coiffeuse, pour qui tu te prends ? Donc, même si j'ai une coiffeuse avec moi, je m'étais dit, en fait, c'est la coiffeuse la personne la plus importante. C'est pas moi. Et ça, je n'avais pas réalisé, en fait. On est toutes les deux hyper importantes, mais moi, si je n'étais pas là, c'était moins grave. Tu vois ce que je veux dire ? Et en toute humilité, je me suis rendue compte que si, que les gens qui s'inscrivaient, c'était aussi en partie pour moi, pour les valeurs que je défends.

  • Speaker #1

    Ça prouve aussi qu'en fait, encore une fois, que finalement, le client n'achète pas juste un service, mais il achète vraiment le tout, en fait, vraiment l'état d'esprit, en fait, finalement. Ça, c'est quelque chose qui revient souvent dans les podcasts où je dis souvent, c'est pas le service en lui-même qu'on achète, c'est pas, mais c'est vraiment la personne, enfin l'âme, en fait, du service, qu'on n'achète pas le service, mais vraiment l'âme du service. Et l'âme de ton service, de tes formations, qui sait, c'est toi.

  • Speaker #0

    C'est l'autre leçon.

  • Speaker #1

    Autre question. Bon, ça, on a un petit peu parlé déjà, mais est-ce que tu as d'autres idées reçues, récurrentes, sur les cheveux frisés, crépus ?

  • Speaker #0

    Alors, je vais en donner deux. Une. pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés. Et une autre idée reçue pour les professionnels de la coiffure. D'accord ? Donc, la première. Pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés, l'huile n'hydrate pas. S'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ben non.

  • Speaker #0

    Non, mais... L'huile n'hydrate pas.

  • Speaker #1

    Et la scellée.

  • Speaker #0

    J'entends... Bien sûr, j'entends tout le temps. Ah oui, mes cheveux sont secs, sont secs. je mets du beurre de karité pour les hydrater. Non, l'huile et le beurre ne hydratent pas. Quand on a faim, on mange. Quand on a soif, on boit de l'eau. Et bien, c'est pareil. Pour hydrater les cheveux, il faut donner un apport en eau. Donc, un produit à base d'eau ou alors de glycérine ou alors d'aloe vera ou de sérum hyaluronique. Et ensuite, on va sceller avec un beurre ou une huile. mais le beurre, l'huile et tout ça n'hydrate pas et donc vous allez continuer à avoir les cheveux tout secs et donc ça c'est la première chose parce que moi je pensais que c'était terminé cette histoire là mais en fait c'est pas encore terminé et une idée reçue de la part peut-être des professionnels sur les cheveux crépus, texturés c'est que c'est compliqué c'est difficile, c'est pas compliqué c'est pas difficile dans le sens où ça dépend de ça dépend de quel point de vue on se place en fait une parce qu'on attend ils ont ils vont avoir tendance à penser que le cheveu crépus et un cheveu qui va être volumineux était dur à manipuler en fait le cheval est souvent enfin la longueur à l'essai souvent une longueur mi longue et en termes de densité ça dépend donc Donc en fait, la manipulation, elle ne va pas être franchement... plus compliqués, voire peut-être même plus simples qu'une nana qui a des cheveux lisses à qui on va faire un balayage pendant 4 heures sur un cheveu épais, volumineux, qui arrive jusqu'en bas du dos. C'est pas compliqué, c'est juste que les techniques qui sont apprises ne sont pas adaptées, mais ce sont des techniques différentes mais qui ne sont pas plus compliquées.

  • Speaker #1

    De toute manière, c'est comme chaque chose. Quand tu vas apprendre quelque chose que tu ne connais pas, au début, c'est compliqué. Et après, tu vois qu'il n'y avait rien de compliqué au final. Il faut apprendre, c'est tout. Encore une fois, on revient là. C'est qu'il faut apprendre et se former.

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, j'ai encore eu un débat, une discussion avec des coiffeurs lors d'un dîner de coiffeurs. avec une coiffeuse qui disait vraiment qu'il lâchait pas le morceau en disant « Arrêtez un brushing sur cheveux crépus, c'est forcément plus compliqué qu'un brushing sur cheveux lisses. » Et j'étais foncièrement pas d'accord. Et je lui disais « Explique-moi, pourquoi ? » Et j'ai pas compris ses arguments. Le seul argument que j'ai compris, c'est qu'elle a plus l'habitude, en effet, de faire un brushing sur cheveux lisses. Donc forcément...

  • Speaker #1

    la facilité vient de la répétition mais c'est comme tout c'est comme tout c'est comme tout et ça c'est vraiment ça à la dent dure ça va à la dent dure c'est comme tu sais je sais pas si tu sais mais du coup il ya souvent les mamies tu sais les brushing sur les mamies quand les cheveux courts tu dois faire le brushing bien serré la le brushing caniche bien roulé etc avec le petit la petite brosse bah ça il y en a beaucoup qui disent c'est compliqué pourtant c'est sur des cheveux caucasien qui sont lisse de base c'est juste que tu viens entortiller pour créer une boucle bien serré mais beaucoup disent que c'est compliqué donc ça revient même que de faire l'inverse c'est à dire passer du boucler à lisse ça revient au même au finalement c'est juste que le seul point commun c'est qu'on n'a pas l'habitude donc on se dit que c'est compliqué alors qu'une fois que tu sais que tu répètes que tu sais en fait bah bien sûr compliqué non

  • Speaker #0

    mais c'est ça et puis après moi je pourrais entendre l'argument de En fait, j'ai pas envie de changer mes méthodes de travail. J'ai pas envie d'apprendre. C'est bien. Chacun fait comme il veut. Il n'y a pas de souci. Moi, je ne force personne à faire quoi que ce soit. Mais venez pas dire que le problème vient du cheveu. C'est un manque d'envie. C'est un manque de sortir de sa zone de confort. Et c'est OK. C'est pas grave. Mais viens pas incriminer nos cheveux. C'est pas nos cheveux le problème. C'est pas qui nous dérange.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais c'est clair. Quels sont les trois produits que tu conseillerais à quelqu'un pour entretenir ses cheveux crépus ? Genre là, si tu avais que trois produits, il y a demain une apocalypse, c'est la fin du monde, et que tu peux emporter avec toi que trois produits, qu'est-ce que tu prendrais ?

  • Speaker #0

    Alors déjà, c'est bien trois produits, parce qu'en trois produits, on fait notre routine capillaire. Il n'y a pas besoin de plus en vrai. Moi, je prendrais un shampoing n'importe lequel. Parce qu'en fait, un shampoing, c'est fait pour laver, point barre. Donc, il n'y a pas de shampoing spécifique. Je fais crépus ou quoi que ce soit, les shampoings qui lavent, mais en même temps, ça nourrit, ça fait pousser, etc. Personnellement, je n'y crois pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    C'est affreux. J'en ai déjà essayé. Allez, à la rigueur, je dirais peut-être un shampoing sans sulfate. Allez. Parce qu'en effet, il ne faut pas trop agresser. Mais bon, ça, c'est pareil pour tous les types de cheveux, au final. Donc, un shampoing. Ensuite, je prendrais un bon masque hydratant. Et ensuite, je prendrai une crème hydratante, tout simplement. Et en trois produits, en fait, ça me fait toute la routine. Et voilà.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Pas besoin de plus.

  • Speaker #1

    Et ta crème hydratante, tu ne serais pas triste de ne pas pouvoir la sceller avec de l'huile ?

  • Speaker #0

    Alors, en fait, je connais une crème pépite. Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Ah ouais ? Ouais. Ah ouais ? Je le dis, c'est la crème qui s'appelle La Pépite, la crème coiffante de chez NIR. N-I-R.

  • Speaker #1

    Je te le demanderai après, comme ça je le noterai dans les notes. Je me suis dit, peut-être qu'il faut faire ses formations pour le savoir, mais du coup,

  • Speaker #0

    trop bien. Non, non, si tu veux une crème qui est vraiment toute en un, du coup, celle-ci, elle est bien.

  • Speaker #1

    Ok, ok, ok, nickel. Quel conseil tu donnerais à quelqu'un, justement, qui souhaiterait, qui n'a pas du tout l'habitude de travailler les cheveux crépus, mais qui souhaiterait se lancer là-dedans ? Quel conseil lui donnerais-tu ?

  • Speaker #0

    Déjà pour commencer, je lui dirais de se former tout simplement. Bien sûr. De se former sur l'histoire du cheveu crépu, sur les différentes techniques de coupe, de soins, de coiffage. Bien sûr. La coupe, ça peut même venir en dernier. Un shampoing, un soin, un coiffage, déjà pour commencer, je trouve que c'est déjà pas mal. Comment manipuler le... Comment manipuler la matière ? Et l'histoire du cheveu crépu, je pense que c'est important. Parce que dans l'expérience client, je pense que c'est plus important une cliente qui va se sentir comprise, une cliente à qui on va faire un bon soin. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, oui, oui. Je lui dirais qu'il faut commencer par là. Ensuite, il faut avoir les bons produits. Donc pareil, il n'y a pas besoin d'avoir 10 000 marques. Je sais que ce n'est pas possible parce que du coup, ça crée des problèmes de stock. Tout le monde n'a pas forcément la trésorerie pour intégrer une nouvelle marque capillaire en salon. Mais nous, lors de nos formations, on a plusieurs marques partenaires avec lesquelles on a des avantages commerciaux. Donc si jamais il veut découvrir une de ces marques, une formation avec la Dioka Academy, ça peut être pas mal.

  • Speaker #1

    Moi, je travaille avec la marque CUN parce que j'adore cette marque. Et ils ont une gamme justement, et j'étais choquée parce que sur les packagings, ils notent le type de cheveux, genre 2A, 3C, etc. Et j'étais choquée, je n'avais jamais vu ça sur des produits. Je travaille avec cette marque-là, j'ai leurs produits, je les ai testés sur moi.

  • Speaker #0

    et franchement pépites si jamais je sais pas si tu connais ou c'est à dire qu'avec mais franchement à l'occasion si on se fait on se voit prochainement je les emmènerai je te montrerai ou les mains serment fui genre limite je les garde pour moi les produits j'ai là j'avais une cliente qui m'avait demandé d'en acheter j'étais ça me faisait chier tu vois ah ouais ben d'haber Mais vraiment, j'étais choquée de voir qu'il y ait justement cette appellation sur les produits parce que CUN, ils sont vraiment très sucieux justement du service client, etc. Et même, tu vois, moi, je serais incapable de travailler avec une autre marque, ne serait-ce que pour la laque. Quand j'utilise une marque et une laque de chez L'Oréal, par exemple, j'ai des migraines. Alors que chez CUN, je n'ai pas ce souci-là parce qu'ils sont très respectueux en fait de... les facteurs organoleptiques sont très respectueux de notre corps et leurs produits aussi et d'avoir vu qu'ils ont sorti cette gamme là où ils marquent je suis adaptée de 2A à 3A 3C, 4A etc et bien j'ai grave apprécié le truc parce que j'avais jamais su ça avant mais franchement je t'enverrai les photos tout à l'heure et pépite, je les utilise sur mes cheveux

  • Speaker #1

    parce que j'en ai un et vraiment je crois que c'est les meilleurs produits que j'ai jamais utilisé sur mes cheveux jusqu'à présent d'accord ok mais moi j'entends beaucoup de bien de cette marque en effet j'ai jamais testé à titre personnel après moi je suis toujours un peu sceptique des marques qui note la classification de walker sur leurs produits parce que en fait pour moi la classification de walker c'est intéressant si tu as besoin de savoir la texture de tes cheveux mais c'est insuffisant dans le sens où ça ne te dit pas est-ce que le produit va te convenir ? Parce qu'en fait, un produit ne va te convenir pas uniquement par rapport à ta texture, ça va te convenir par rapport à ton épaisseur, à ta densité, à ta problématique potentielle de cuir chevelu, etc. Et la classification Walker, elle ne parle pas de tout ça.

  • Speaker #0

    Non, je pense que c'est vraiment au niveau de, tu sais, par exemple, c'est au niveau du corps gras, entre guillemets. Je pense que c'est plus par rapport à ça. Parce que tu vois, par exemple, il y a sur les crèmes, tu sais, les crèmes sans rinçage, il y a trois types. Il y en a un pour cheveux « wavy » , entre guillemets. C'est celle qui a un potentiel de boucle. Puis il y a pour cheveux frisés. Et puis il y a pour cheveux « coily » , qui sont les cheveux crépus. Donc je pense que la différence, parce que j'ai vendu justement le « wavy » et le « curly » . à deux clientes différentes et justement en fait il y en a une qui disait qu'elle voulait quelque chose qui lui définit ses cheveux mais qui ne lui alourdit pas le cheveu et je sais que celui que moi j'utilise pour les coily il y aurait certainement alourdit les cheveux donc elle est là la différence en fait d'accord ok pour ça le je suis curieuse de découvrir intéressant franchement franchement au pire je t'en enverrai je t'en enverrai les soins les soins sans rinçage comme ça tu pourras tester je vais voir s'il m'en reste ça marche mais franchement trop bien ensuite qu'est-ce qui a été le game change dans ta carrière dans toute ta carrière tu peux me parler aussi même de avant ou même là actuellement je

  • Speaker #1

    sais pas si j'ai eu un truc game changer ça c'est parce que tu ne prends pas assez de temps pour être gratitude de ce que tu accomplis non ça c'est sûr et certain déjà je travaille dessus ouais Je dirais peut-être quand j'ai démissionné du coup de mon job, de mon CDI chez Viton, je pense que ça, ça a été quelque chose qui a vachement, en fait, qui m'a forcément, qui m'a fait changer d'un point de vue professionnel parce que j'ai changé de job. Mais c'est surtout que moi, je voulais savoir est-ce que ça se passait hyper bien dans mon ancien boulot. je fournissais du bon travail, ton mari était hyper content de moi, j'avais des bonnes augmentations, j'évoluais régulièrement, etc. Mais je voulais savoir est-ce que dans un environnement où je suis toute seule, avec beaucoup moins de process, est-ce que là aussi, j'arriverais un peu à m'en sortir ? Et du coup, l'entrepreneuriat, ça m'a beaucoup apporté sur le plan personnel. Je pense que c'est peut-être plus ça, le côté game changer, c'était un peu de me dire...

  • Speaker #0

    Un challenge,

  • Speaker #1

    ouais. Ouais, voilà, c'est ça. et puis à ma façon de remplir un peu ce challenge, même si je n'ai pas encore atteint mes objectifs. mais ça m'a aidé en tout cas à prendre confiance en moi et à savoir davantage qui j'étais,

  • Speaker #0

    qu'est-ce qui me drive tu vois c'est plus ça je pense peut-être le game changer un peu de mes expériences professionnelles l'entreprenariat en tout cas ça te change l'entreprenariat c'est sûr ça

  • Speaker #1

    change tout le temps et puis ça te change et puis moi si tu veux je suis vraiment passée d'un environnement qui était hyper protégé Ah bah oui. Tu vois, où j'avais mon CDI, j'étais bien payée, et puis socialement, je faisais quelque chose qui était valorisant. Je travaillais dans le luxe, j'allais au défilé, etc., etc. Et...

  • Speaker #0

    Si tu as des contacts,

  • Speaker #1

    je dis pas non. J'étais en backstage, j'étais pas invitée, j'avais pas ma plaquette dans les bras.

  • Speaker #0

    Moi, je m'en fiche, je veux être en backstage, justement, c'est mon rêve.

  • Speaker #1

    Mais tu vois, maintenant, tout ça, ça me fait même plus rêver. J'adore toujours la mode. Je continue de travailler en tant que consultant parfois pour des marques. Là, tu vois, je travaillais, j'ai bossé pour Balenciaga pendant neuf mois, pendant cinq mois, pardon. J'avais des invitations pour aller au défilé en Baxelle, mais je crois que je n'y suis même pas allée en plus.

  • Speaker #0

    Aïe !

  • Speaker #1

    J'ai fait. Oui. Donc, c'est vraiment ce changement un peu de statut et de me rendre compte compte de ce qui m'animait vraiment. Tu vois, ce job d'avant qui était un peu mon rêve, une fois que j'avais coché les cases, j'avais envie de passer à autre chose.

  • Speaker #0

    Putain, on dirait moins.

  • Speaker #1

    Du coup, parfois, je me dis, mais je suis jamais satisfaite. Ouais,

  • Speaker #0

    non, mais je comprends. Je comprends, je comprends. Je comprends. C'est genre, ok, ça c'est fait, bon, ok, next.

  • Speaker #1

    Ouais, allez, what's next ? Maintenant, j'essaie de me dire, mais mollo, tranquille, là, c'est cool ce que tu fais, c'est pas mal. Ça fait évoluer le truc. tu continues, t'avances, etc. Mais on peut faire des pauses aussi de temps en temps. C'est ok, c'est pas grave. Tout va passer du jour au lendemain. Et ta valeur ne va pas changer si tu continues pas d'avancer, t'es baissée, comme je le fais depuis toujours.

  • Speaker #0

    Mais du coup, what's next ?

  • Speaker #1

    What's next ? Les prochaines formations coiffures événementielles. Help me !

  • Speaker #0

    Stay tuned ! Alors ? Alerte, on va rester en français.

  • Speaker #1

    Non, non, mais franchement, moi, j'ai envie de continuer de proposer des nouveaux modules pour les professionnels, des modules qui correspondent à leurs attentes et aux attentes des clientes. J'ai envie de continuer de... Là, j'avoue, j'ai un objectif vraiment principal pour cette année. Et comme j'ai appris qu'il fallait verbaliser ces objectifs, du coup, je vais le dire. Je veux collaborer avec une grande chaîne de centres de coiffure en 2025, début 2026.

  • Speaker #0

    Oh, je te le souhaite. Vision board.

  • Speaker #1

    Vision board, exactement. Vas-y, fais-le. Non,

  • Speaker #0

    je te jure, non,

  • Speaker #1

    Franck. Non, mais j'essaie. En plus, je le fais tous les ans. Je le fais tous les ans et ça marche bien. Mais tu vois, mon objectif, c'est que toutes les femmes puissent aller dans n'importe quel centre de coiffure sans devoir faire une heure de route comme toi, etc. Et en fait, pour ça, il faut que tous les coiffeurs de France et de Navarre soient formés. et qui a le plus d'enseignes en France aujourd'hui ça reste les franchisés les groupements de coiffure donc voilà c'est l'objectif que j'ai de cette année je te le souhaite je

  • Speaker #0

    te le souhaite vraiment parce que si t'arrives à faire ça même si les coiffeurs ils aiment pas trop les chaînes mais au moins ça a le mérite d'avoir beaucoup plus de portée que le petit salon du village ou le salon qui a trois salons de coiffure dans une ville. Si tu arrives à faire ça, mon Dieu, mais demain, je vais chez Franck Provost, je peux me faire coiffer.

  • Speaker #1

    En fait, encore une fois, c'est cette histoire d'avoir le choix.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Et c'est un choix de chez moi. Ce n'est pas une d'eux.

  • Speaker #1

    C'est cette histoire d'avoir le choix, de te dire, en fait, si je veux aller au Franck Provost, aux Jean et David en bas de chez moi, je peux. Si je préfère soutenir les commerçants locaux, je peux aussi parce qu'eux aussi, je veux continuer de les former, etc. C'est cette idée d'avoir le choix, tout simplement. Il y a de la place pour tout le monde, en fait.

  • Speaker #0

    C'est beau. On sent que tu es animée par un truc. C'est beau, j'ai hâte de voir ça. Rendez-vous dans 5 ans ou dans toute la France. Il y a combien de salons de coiffure ? 100 000 ?

  • Speaker #1

    Plus de 100 000, ouais.

  • Speaker #0

    Eh bien, la moitié seront maîtrisées les cheveux textiles. Allez ! Vision board, vision board. Mais le tout-dit.

  • Speaker #1

    Ah ouais, ouais, il faut.

  • Speaker #0

    En tout cas, j'ai une dernière question pour toi. Après avoir écouté ce podcast, d'après toi, qu'est-ce que nos auditrices devraient retenir de tout cet échange qui a été vraiment hyper riche et hyper impactant, même pour moi ou pour les gens qui nous écoutent ? Qu'est-ce qu'elles devraient retenir, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Ce qu'il faut qu'elle retienne, c'est qu'aujourd'hui, la situation est telle qu'il y a une injustice qui est criante pour 30 à 45 % de la population. Et ça, ce n'est pas normal. En fait, en tant que coiffeur, si votre métier, c'est la coiffure, vous êtes censé pouvoir vous occuper de n'importe quelle personne qui passe votre salon et qui a des cheveux sur la tête. Faites ça de là. Et à partir, si vous trouvez que c'est injuste aussi, et que votre objectif c'est également de satisfaire vos clientes, de les rendre belles, de les rendre heureuses, ça devrait être la suite logique de aussi savoir s'occuper de toutes ces clientes qui sont délaissées depuis des années et des années. En fait, c'est ça que je voudrais qu'elles retiennent, c'est que collectivement, on a un rôle à jouer, et chacun a son rôle à jouer. pour réparer cette injustice. C'est ça le point.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Daba.

  • Speaker #1

    Avec plaisir, merci à toi.

  • Speaker #0

    J'ai passé un super moment avec toi, c'était trop cool. J'ai hâte, on va refaire ça, c'est sûr, après la fin de ce show. Avec plaisir. On va refaire ça, c'est sûr.

  • Speaker #1

    Merci pour ton invitation, merci pour ta confiance.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour ton temps, c'est vraiment un plaisir à chaque fois. Je te dis une très belle journée et à bientôt.

  • Speaker #1

    A toi aussi, à bientôt, au revoir.

  • Speaker #2

    Sincèrement, je ne pourrais pas mieux terminer que ce qu'a dit Daba. C'est qu'en fait, si votre mission, c'est de faire du bien à vos clients, que leur bien-être soit au centre de toute votre attention, eh bien l'inclusivité est l'avenir parce que, encore une fois, 30 à 45 % de la clientèle est lésée. Et je fais partie de cette clientèle-là qui en fait se dit ... juste si j'ai un salon qui m'accepte juste pour faire un shampoing ou même me laisser à disposition le bac à shampoing maçon, j'en serais contente et en fait, c'est pas normal d'accepter aussi peu, mais si on accepte aussi peu, c'est parce qu'on a aussi peu de choix. Alors si l'inclusivité est au cœur de votre aspiration, de votre mission, Et bien comme dit Dabba, la suite logique, et bien c'est de se former à être capable de coiffer tout type de cheveux parce que les cheveux ne sont que des cheveux et rien d'autre. Un cheveu frisé est la même chose qu'un cheveu lisse. La seule chose qui le diffère c'est la forme, mais dans le fond c'est la même chose. Sur ce, je te souhaite une très belle journée et je te dis à la semaine prochaine.

  • Speaker #0

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si tu l'as apprécié, n'hésite pas à me laisser ton avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast. Je prendrai le temps de le lire lors d'un prochain épisode. N'hésite pas aussi à partager ce podcast autour de toi si le cœur t'en dit. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

Description

Helloooooo


Aujourd'hui j'accueille Daba pour une interview criant de vérité quant à l'injustice que vivent les femmes aux cheveux bouclés frisés à crépus !


Il n'y a aujourd'hui que 1% des salons de coiffures en France qui sont apte à accueillir cette clientèle dans de bonnes conditions avec une réelle expertise client !


Après avoir travaillé auprès de grande marque telles que Hermès et Louis Vuitton, Daba est aujourd'hui empli d'une mission noble qui est d'éradiquer cette injustice faite à 30-45% de la clientèle !


👥 Mon invitée du jour : Daba DIOKHANE


Son Instagram : @dioka.fr

Son site internet : https://dioka.fr/formations-professionnelles/

Son cadeau (si tu en as un) : je peux proposer -10% à toutes les auditrices de ton podcast qui voudraient se former auprès de notre academie pour les formations de Septembre.

Le lien direct vers votre offre : https://dioka.fr/formations-professionnelles/


La crème dont nous avons parlé : La Pépite de Niir


Créons l'unique ensemble 🖤


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Les supports :


🎓 Réouverture de mon programme BETA en Janvier 2026 : BEAUTY EMPIRE



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✨ Le matériel que j'utilise :

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🎶 Musique:

Jingle:

So Smooth - Cantroll

https://icones8.fr/music/track/so-smooth--1

Fugue :

https://icones8.fr/music


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Boss IT, le podcast dédié aux coiffeuses et maquilleuses professionnelles et entrepreneuses. Je suis Valentina, moi-même coiffeuse maquilleuse spécialisée dans la mise en beauté de mariage. À travers ce podcast, je vous partage des ressources pour exploiter tous vos atouts, mais aussi comment maintenir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Let's talk the real talk. Belle écoute ! Bonjour et bienvenue dans l'épisode 24 du podcast Bossa IT. Aujourd'hui, nous accueillons Daba Diokane, plus connu sous le nom de Dioka, qui est son label de qualité auprès de femmes aux cheveux ondulés, bouclés, frisés et accrépus, qui est une gage de qualité pour les personnes ayant les cheveux texturés. Dans cet épisode, nous décortiquons un peu les idées reçues sur les cheveux texturés, à... Pourquoi on a du mal à trouver un salon qui sache travailler sur les cheveux texturés. Et dans cet épisode, vous allez vous rendre compte que finalement, la plupart des coiffeurs oublient 30 à 45% de la population de clientèle potentielle dans les salons. 30 à 45% de la population, c'est énorme. Et c'est une vraie injustice que Dabba a à cœur d'éradiquer. Je vous laisse écouter cet épisode, mais avant toute chose, je vous rappelle que vous retrouverez toutes les informations de Daba Diokane dans les notes de cet épisode, ainsi que toutes mes ressources que je mets à votre disposition. Je ne vous retiens pas plus, je vous dis enjoy ! Hello Daba, comment tu vas ? Hello,

  • Speaker #1

    ça va et toi Valentina ? Ça va,

  • Speaker #0

    merci. Je te remercie d'avoir accepté de prendre du temps pour venir discuter avec moi pour mon audience et notre audience en commun. Aujourd'hui, je suis hyper contente parce que du coup, tu es experte pour cheveux texturés. Donc, tu travailles sur les cheveux texturés. Mais juste avant en off, tu m'as dit qu'à la base, tu n'étais pas coiffeuse de base. Donc, ça m'intrigue et j'aimerais savoir un peu plus sur toi. Qui était d'abat avant ? Comment est-ce que tu as fait pour te retrouver justement à devenir experte pour cheveux texturés sans être coiffeuse ?

  • Speaker #1

    Oui, alors déjà, merci pour l'invitation. Je suis ravie du coup de pouvoir échanger avec toi. Alors moi, en effet, aujourd'hui, je travaille dans le secteur des cheveux texturés, mais ce n'est pas du tout mon domaine initial. Moi, en fait, j'ai fait une école de commerce. Ensuite, j'ai travaillé en marketing dans le secteur du luxe pendant près de dix ans. J'ai travaillé chez Hermès, chez Viton, et j'étais en charge de tout ce qui était développement produit, notamment sur la maroquinerie et les accessoires. et... Et en fait, moi, je travaille avec les designers pour développer une nouvelle collection et assurer toute l'industrialisation, la production, le marketing jusqu'à la vente. Donc, j'ai adoré faire ce métier-là. C'était vraiment mon rêve, en fait, quand j'étais en école de commerce. Et au final, j'ai fini un petit peu par m'ennuyer. Et j'avais un peu envie de me challenger. Et en fait, c'est tombé au même moment, plus ou moins, où je suis passée au naturel avec mes cheveux. En fait, donc moi je me défrisais les cheveux pendant toute ma jeunesse, mon adolescence, etc. J'ai arrêté de me défriser les cheveux lorsque j'avais autour du début de la vingtaine. Et j'ai décidé d'apprendre à m'occuper de mes cheveux au naturel. Sauf que c'était hyper compliqué, j'ai passé des heures et des heures sur YouTube à regarder les youtubeuses américaines. Sauf que tout ce qu'elles faisaient, ça ne marchait pas, parce qu'en fait j'avais fallu un peu vocal tout simplement. vu que je connaissais pas mes cheveux je pensais que ce que je voyais à l'écran c'était la même chose que moi j'avais sur la tête alors que pas du tout et à force d'avoir essayé mille et un produits mille et une routines à rallonge faites de bain d'huile, de shampoing de masque, d'après shampoing des routines à dix mille produits on les connait je me suis dit bah j'aimerais bien trouver en fait un coiffeur un salon qui va me donner des conseils pour moi pour mes cheveux, pour ma texture, pour mes problématiques hum Et c'est là que je me suis rendue compte de l'autre galère dans laquelle je m'étais embarquée. C'est là que je n'ai trouvé personne, en fait, pour s'occuper de moi. Moi, en fait, je voulais... J'avais passé pas mal de temps à Châteaurouge parce que je faisais des tresses là-bas. Sauf que moi, je ne voulais pas des tresses. Je voulais avoir des conseils pour savoir comment m'occuper de mes cheveux au naturel. Et je voulais aussi un endroit qui soit propre, qui soit agréable, où je passe un beau moment avec quelqu'un qui ait une expertise du cheveu naturel. Et là, ça a été... Et j'habite à Paris.

  • Speaker #0

    On te demande beaucoup.

  • Speaker #1

    Ah ouais, je me suis rendue compte que j'en demandais trop. Heureusement pour moi, j'ai rencontré un salon, un coiffeur qui m'a réconciliée avec les coiffeurs. et qui m'a réconciliée avec mes cheveux. Il a passé deux heures, on a eu un rendez-vous pendant deux heures, où il m'a fait un shampoing, un masque, il m'a démêlé les cheveux, à la fin, il m'a fait un brushing, etc. Mais il m'a donné plein de conseils, et je suis sortie de là, je me suis dit, ah, mais en fait, aller chez le coiffeur, c'est cool, en fait, c'est sympa, ça peut être un moment de détente, et surtout, j'ai eu tous les conseils qui me manquaient, en fait, pour apprécier mes cheveux naturels. Et c'est là, en fait... La coïncidence entre mon ennui dans mon ancien boulot et le fait que j'ai cette période de transition capillaire, je me suis rendue compte que je n'étais pas la seule dans ce cas-là. Clairement, il y a des millions de femmes en France qui ont les cheveux crépus et pas seulement un frisé bouclé qui ont du mal, qui ont les mêmes problématiques. Et c'est là que je me suis dit, allez, je me lance dans l'entrepreneuriat et j'essaye de répondre à cette problématique de comment aller se faire coiffer en toute confiance. sans avoir peur. Et c'est comme ça, en fait, que mon aventure entrepreneuriale a démarré dans la coiffure et que j'ai découvert, du coup, cet univers qui m'était totalement inconnu, sauf en tant que cliente moi-même.

  • Speaker #0

    D'accord. Et là, ça fait combien de temps, du coup, que tu as lancé cette entreprise ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai lancé Duoka en

  • Speaker #0

    2020.

  • Speaker #1

    OK. Pour répondre à cette question. Ouais, en plein Covid, j'ai eu une épreuve, moi. Je me souviens, j'ai démissionné, j'ai quitté mon emploi en octobre 2019.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et je me suis dit, en fait, j'avais une clause de non-concurrence à mon ancien boulot. Je ne sais pas si tu sais ce que c'est, mais en fait, c'est un contrat qui permet de pouvoir continuer à être rémunéré et en contrepartie, tu as interdiction de travailler pour la concurrence. C'est quelque chose que tu fais de façon assez récurrente dans le secteur du luxe. Surtout que moi, je travaille sur les nouvelles collections. Donc en fait, j'avais neuf mois pour développer ce concept-là. Et en fait, c'est tombé pendant le Covid. Donc je l'ai pris un peu comme une opportunité. Je me suis dit, bon, ce n'est pas grave, ça tombe pas si mal que ça. Et en gros, en 2020, j'ai créé un label de qualité pour répondre à cette problématique de où aller se faire coiffer en toute confiance quand on a les cheveux texturés. Et c'est un label qui référence toutes les bonnes adresses en France de professionnels de la coiffure. Et c'est des professionnels qui sont testés et approuvés par des clientes mystères. Et ça, c'est une pratique dont je me suis inspirée du secteur du luxe. C'est quelque chose qui se fait souvent dans les boutiques de luxe. D'abord, ce qu'on appelle du mystery shopping pour noter un peu le service client, tout ça. Et je me suis dit, c'est intéressant d'avoir la même chose dans la coiffure pour nous, vu qu'on galère et qu'on a souvent peur d'être chez coiffeur. et pendant trois ans J'ai visité quasiment 250 coiffures en toute la France. Waouh ! J'ai eu prise de passion pour ce secteur. J'ai adoré rencontrer les coiffeurs de différentes villes, de différentes origines, de comprendre quelles étaient leurs problématiques. Et en parallèle, j'ai construit du coup cette communauté sur Instagram. Et au fur et à mesure que tout ça s'est développé, il y avait de plus en plus de femmes qui m'envoyaient des messages sur Instagram en me disant, mais... Merci pour ce que vous faites, en revanche moi j'habite dans telle ville et sur votre site je vois aucun salon pour moi, enfin il n'y a aucun salon qui est référencé. Et j'étais là, bah ouais parce qu'en fait chez vous je sais qu'il n'y a rien, il n'y a personne. Moi je viens du marketing donc j'ai fait cette étude de marché à grande échelle et je me suis rendu compte que sur les 100 000 centres de coiffure qui existent en France, il n'y en a qu'une centaine qui savent véritablement s'occuper au naturel des cheveux bouclés, frisés, crépus, lisses, de façon qualitative avec une expérience client qualitative. Sachant que on est entre 20 à 30 millions de personnes en France qui ont les cheveux texturés.

  • Speaker #0

    Il y a un gros gap, quoi.

  • Speaker #1

    Il y a un super gros gap. Il y a un super gros gap. Et ça, je me suis rendue compte, en fait... il faut que j'aille plus loin, le label ça ne suffit pas, référence et bonne adresse, en fait je vais vite faire le tour. C'est clair. Et du coup je me suis posé la question de comment répondre à cette demande encore de ces millions de femmes qui galèrent encore à trouver des salons de coiffure et j'ai compris que c'était un problème de formation. Que lors de la formation du CAP coiffure et du brevet professionnel de coiffure, que le seul enseignement était sur les cheveux lisses. Oui, que la seule chose que vous appreniez, c'était les défrisages, les permanentes, etc. Et que le programme n'était pas adapté aux réalités actuelles et aux attentes des clientes actuelles.

  • Speaker #0

    Sur le programme, on a juste genre, c'est même pas un chapitre, on a genre juste, tu sais, un paragraphe qui dit cheveux caucasiens, cheveux négroïdes et cheveux asiatiques.

  • Speaker #1

    C'est tout ce qu'il y a. Et ça s'arrête là. Ça s'arrête là. Forcément, c'est compliqué. Et donc, je me suis dit, donc du coup, pour répondre à cette demande, dans ce cas-là, il y a deux options. Soit je me forme. et j'ouvre potentiellement un centre coiffure si je me motive ou j'essaie de trouver un ou une associée experte en coiffure pour monter ça à deux ou soit je forme des coiffeurs qui existent déjà, qui ont déjà leur salon qui ont déjà leurs adresses, qui ont déjà leur activité tout simplement pour qu'eux, ils développent leurs compétences sur cette nouvelle type de clientèle et du coup j'ai choisi la deuxième option

  • Speaker #0

    Au final, tu ne fais que de la formation, tu ne coiffes pas de la clientèle finalement.

  • Speaker #1

    Non,

  • Speaker #0

    je ne fais pas de la clientèle.

  • Speaker #1

    Moi, je pars du principe que chacun son métier malgré tout. Moi, j'ai eu cette idée-là en tant que cliente, mais je pense et je suis convaincue qu'il y a des super coiffeurs en France, des super coiffeuses qui sont passionnées, qui ont envie d'en apprendre plus, qui sont ouverts d'esprit, qui sont curieux. Donc en fait, moi, je préfère travailler en équipe. et que chacun apporte sa pierre à l'édifice.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Moi, ma pierre à l'édifice, c'est tout ce qui va être marketing. C'est mon...

  • Speaker #0

    Ton point fort.

  • Speaker #1

    Mon point fort.

  • Speaker #0

    Et ton job.

  • Speaker #1

    Voilà. Et les coiffeurs, les coiffeuses, elles ont déjà leur expertise cheveux. Et donc, avec tous les contacts que je m'étais fait lorsque j'ai lancé le label de qualité, j'avais identifié, en fait, déjà ces bonnes coiffeuses, ces experts dans toute la France. Et je leur ai demandé, est-ce que vous voulez qu'on se lance et qu'on propose des formations tous ensemble pour les coiffeurs qui sont curieux ? Donc vous, vous faites la partie technique, entre guillemets, l'apprentissage de la coupe, l'apprentissage de tout ce qui est soins, du coiffage, etc. Et moi, je vais faire la partie histoire du cheveu crépu, parce que je pense que c'est hyper important de connaître l'histoire. pour comprendre pourquoi il y a toutes ces problématiques-là aujourd'hui et pourquoi c'est si compliqué pour les femmes d'assumer leurs cheveux aujourd'hui. Et la partie marketing, réseaux sociaux par la suite pour développer cette clientèle-là. Donc du coup, je me suis dit, on va proposer comme ça une formation qui sera hyper complète pour ceux qui veulent véritablement devenir inclusifs, développer leur connaissance, développer leur clientèle.

  • Speaker #0

    Et tu as formé jusqu'à combien de personnes jusqu'à présent ?

  • Speaker #1

    Alors là, j'arrive à 150 personnes formées dans toute la France. Et du coup, la Dioka Academy, je l'ai lancée il y a un an et demi maintenant. Donc en un an et demi, on a formé 150 élèves bientôt sur les cheveux, donc texturelles.

  • Speaker #0

    C'est beau. Moi, je sais que déjà, il y a Émilie Cosy Coiffure qui n'est pas loin de chez moi.

  • Speaker #1

    Oui, exact.

  • Speaker #0

    Elle m'avait demandé, Bichette, elle m'avait demandé justement de lui servir de modèle. à la suite ou pour une des formations. Et je lui dis, je ne suis pas confiante. Je lui dis, il n'y a que mon débois qui me douche les cheveux.

  • Speaker #1

    Content, content, content. Mais oui, en effet, Émilie, elle fait partie de ces coiffeuses hyper curieuses qui sortent de leur zone de confort, qui ont envie d'apprendre, mais vraiment par amour des clientes et par amour du cheveu, tu vois.

  • Speaker #0

    Ça se sent parce que j'ai vu la différence entre avant et après la formation, justement. Et franchement, tu vois, là, des fois, je me dis, je me ferais bien tenter d'aller chez elle. Et pourtant, elle est à plus d'une heure de chez moi. Mais j'ai déjà fait la route pour autre chose parce qu'on se connaît. Donc, ça ne me dérangerait pas de faire la route, tu vois.

  • Speaker #1

    Voilà. Ma mission est accomplie quand tu me dis quelque chose comme ça, Valentina.

  • Speaker #0

    Mais ça met en lumière que quand même, il faut que je mette encore une heure de route pour aller chez le coiffeur.

  • Speaker #1

    Je fais du mieux que je peux.

  • Speaker #0

    Oui, c'est bon. Si tu n'étais pas là, je devrais faire trois heures pour aller me faire coiffer.

  • Speaker #1

    Tu sais, en France, on parle souvent des aires médicaux. Le fait que ce soit hyper compliqué de trouver des médecins. Moi, je parle de déserts capillaires. En France, il y a des déserts capillaires dont on n'a pas idée.

  • Speaker #0

    Non, mais c'est vrai.

  • Speaker #1

    À quel moment on a normalisé le fait de faire une heure de route dans cette économie-là, avec le prix de l'essence, pour aller se faire coiffer ?

  • Speaker #0

    Non mais oui.

  • Speaker #1

    Et en fait, c'est pour ça qu'il y a de moins en moins de femmes qui vont chez le coiffeur. Ah, parce qu'elles savent s'occuper d'elles-mêmes toutes seules, etc. Ça joue, mais il n'y a pas que ça. Aujourd'hui, on a déserté les coiffeurs parce qu'il n'y en avait pas assez et parce qu'ils n'étaient pas formés. Forcément, on ne va pas prendre le risque d'aller payer. C'est nos cheveux, c'est important. On ne va pas prendre le risque de se déplacer, de perdre notre temps, notre argent, notre énergie, nos cheveux pour un résultat dont on n'est pas sûr qu'il soit à la hauteur de nos attentes. La problématique, elle est là. parce que toi quand tu dis que tu as vu un avant-après, que ça t'a donné envie. de prendre ta voiture et d'y aller, ça montre bien que ça change quelque chose d'être formée. Mais oui,

  • Speaker #0

    carrément, de toute façon, il n'y a pas de secret, en fait, pour attirer de la clientèle, ce n'est pas baisser ses prix ou faire je ne sais combien de promos. Pour attirer une clientèle, en fait, c'est d'offrir justement, comme tu dis, un service de qualité et d'être une expertise, en fait. Parce que souvent, j'ai bien aimé quand tu as dit trouver un salon propre, parce que j'aimerais souligner ce truc, un salon propre et accueillant. Parce qu'en tant qu'Africaine, moi, j'ai connu des salons de coiffure où tu vas pour faire tes tresses. T'es là, la nana, elle est en train de faire à bouffer dans le salon à côté. Il y a les gosses qui trônent dans tous les trucs. Et ça donne une mauvaise image, justement, de se dire qu'en fait, c'est soit t'as ça et tu prends ou tu prends pas. Soit tu dois faire je ne sais combien d'heures de route pour avoir quelque chose avec un vrai service client, avec un salon propre. avec une expertise et c'est dommage en fait et j'aimerais souligner ce point parce que voilà une des raisons qui fait que j'ai pas envie d'aller en salon mais c'est ça en fait le truc c'est que aujourd'hui les coiffeurs que

  • Speaker #1

    ce soit les coiffeurs on va dire caucasiens que les coiffeurs afro ont du mal à comprendre c'est quoi les attentes des clientes aujourd'hui parce que moi tu vois d'un point de vue personnel j'aurai aucun problème parce que ça m'arrive encore de faire des tresses de temps en temps j'aurai aucun problème à aller à Château d'eau et j'irai même avec plaisir parce que je sais que pour des belles tresses c'est les meilleures y'a rien à dire ce sont elles les meilleures mais je n'y vais pas parce que en effet je souhaite un endroit qui soit propre qui soit calme et en fait c'est ça je pense qu'on veut qu'on attend aujourd'hui des salons de coiffure afro et les coiffeuses souvent de ces salons là ne l'ont pas intégré parce que ça fait partie de la culture africaine qui est liée au coiffage ce que je comprends aussi mais le problème c'est que nous on n'a pas de choix oui c'est exactement de choix c'est exactement ça parce qu'il y en a qui adorent avoir cette ambiance justement qui rappelle un peu le pays familial oui oui oui et moi je comprends aussi mais du coup c'est soit ça soit rien pourquoi on n'a pas plusieurs choix nous de tu vois de d'accessibilité à différents types de salons, différents types de prix, différents types d'expériences clients.

  • Speaker #0

    Ou juste de te faire servir le café quand tu arrives en fait.

  • Speaker #1

    Moi c'est la base en fait. Genre ouais mais ouais mais je ne fais pas ça. Mais sers moi un jus de bisop si tu veux.

  • Speaker #0

    Non mais oui, non mais juste de ça. Non mais moi franchement des fois tu vois, comme je te disais tout à l'heure en off, moi j'ai mon témoin qui est coiffeur donc c'est lui qui s'occupe de mes cheveux Et tu vois, il y a un truc, souvent, en fait, moi, je prends rendez-vous une fois par an chez lui pour faire ma grosse coupe. Parce que je n'ai pas envie de le déranger, parce que je sais que sa clientèle, elle n'est pas de cheveux texturés. Donc, je n'ai pas envie, parce que du coup, quand moi, je viens, il bloque genre trois heures. Il doit se préparer psychologiquement. Je n'ai pas envie de le déranger. Moi, des fois, je lui dis, en fait, j'aimerais venir plus souvent, mais des fois, juste, tu me fais un shampoing. J'ai juste envie que, je pense, tu me... du siège maintenant. C'est tout ce que tu veux, en fait. Juste un shampoing, ça me suffit.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    en fait

  • Speaker #1

    mais c'est exactement ça mais franchement nous qui n'avons pas l'habitude d'aller dans un salon de coiffure je vous le dis si vous nous écoutez, vous savez pas ce que vous loupez d'un plaisir d'un massage crânien opaque mais oui c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme tu dis les coiffeurs ils ignorent 30% de la clientèle mais en fait juste des fois tu proposes un service shampoing soin massage crânien ça suffit parce que souvent ils te vois arriver avec des cheveux ils vont dire oh là là on fait pas on traite pas vos cheveux juste parce qu'ils n'ont pas envie faire le brush mais moi je suis fou je sors les cheveux mouillés je m'attache les cheveux juste touche moi ouais mais tu vois tu vois qu'elle prend la barre elle est basse mais oui mais oui mais oui mais

  • Speaker #1

    toi mais même ça je pense que même ça il prendrait peur parce qu'il y en a qui ont vraiment jamais touché un cheveu mais ils savent même pas comment le manipuler mais ils verraient la masse et le volume ils auraient peur de mettre les mains dedans mais oui On en est là en fait. Mais oui, il y a vraiment tout un... C'est ça que je disais, c'est que souvent les coiffeurs ne comprennent pas les attentes des clients actuels. Les coiffeurs afro, ils n'ont pas compris qu'on veut une expérience client qui soit positive, qui soit qualitative. avec une décoration un peu agréable, des outils propres, un endroit propre, et les coiffeurs cocaviens, les coiffeurs blancs, souvent, certains d'entre eux ont du mal à comprendre qu'on ne cherche pas des traits, des tissages, des choses comme ça, non. On cherche juste à avoir quelque chose de basique, j'ai envie de dire, de se lancer à la portée de quelqu'un dont la profession est la coiffure. un shampoing, un soin et un coiffage. Basta.

  • Speaker #0

    Mais tu sais que moi-même, qui ai les cheveux afro, je ne saurais pas couper des cheveux afro. Je fais au feeling quand ça m'arrive.

  • Speaker #1

    Eh bien, tu allieras à mes formations.

  • Speaker #0

    Moi, à l'école, j'ai appris que je fais un shampoing. Je prends le peigne, je coupe. Je ne sais pas se faire de coupe à sec. Je le fais de temps en temps, mais tu sais, si je veux friser, mais pas crépus, je ne m'aventurerai pas à faire ça sur un cheveu crépu parce que je ne le maîtrise pas. C'est un truc où il faut se former et ça, il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Eh bien moi, je vais te dire un truc et je suis contente que tu en parles parce que parfois, on m'a dit, je ne l'ai jamais dit ça, mais on m'a dit, oui, toi, tu formes les blancs, c'est dommage de ne pas garder ce que tu avais entre nous. J'ai dit, alors attendez. Il faut arrêter. On ne va pas s'en sortir en fait. Déjà, chacun est libre de faire comme il veut. Donc si... tu as un problème avec ma façon de faire, il n'y a pas de souci, tu peux.

  • Speaker #0

    Au contraire.

  • Speaker #1

    Et moi, mes formations, mes pitiés, les coiffeurs noirs, venez. Mais je veux dire, tout le monde est le bienvenu. Moi, j'ai une vision de la coiffure qui est inclusive. Moi, mon rêve, c'est que n'importe quelle femme puisse aller dans n'importe quel centre coiffure sans se poser de questions. Moi, c'est ça mon rêve. Que ce soit un centre coiffure où la coiffeuse est asiatique, maghrébine, américaine. que sais-je ? Tu vois ce que je veux dire ? Et à partir de ce moment-là, les coiffeurs que je forme, mais venez tous ! Parce que vous avez tous fait le même cursus, n'est-ce pas ? Ce même cursus qui qui éclipse les cheveux texturés. Donc ça veut dire que techniquement vous êtes tous bienvenus, techniquement vous avez tous des trucs à apprendre. Donc s'il vous plaît !

  • Speaker #0

    Ah oui, moi j'ai des trucs à apprendre, moi c'est surtout la partie soins parce que coupe j'en fais pas. Mais moi, ce serait surtout la partie soins, justement, pour implémenter ça dans les coiffures mariées, tu sais. Ça, c'est sûr et certain, ça, c'est quelque chose que j'aimerais parce que même mes cheveux, tu sais, genre, moi, je me fais les brushings l'hiver et l'été, je râle.

  • Speaker #1

    Je les attache,

  • Speaker #0

    tu sais, je les attache, je mets un tissu, hop, comme ça, c'est plaqué. Je n'aime pas mettre du gel parce que, enfin, je n'aime pas trop. Donc, je n'utilise que de l'eau pour les plaquer. Mais je râle beaucoup l'été. Je râle.

  • Speaker #1

    C'est pareil, tu es la bienvenue.

  • Speaker #0

    Donc j'assume de dire que je suis une noire qui a des cheveux crépus, mais qui ne sait pas m'utiliser à 100% des cheveux crépus. Et je suis sûre qu'Emily, qui est venue se former chez toi, est plus avancée là-dessus que moi. Moi, tu sais, quand on m'est mariée, quand je leur fais, souvent ce que je leur fais, je leur fais un silk press. Je reboucle le truc pour faire des boucles bien définies. Alors que si j'apprenais à faire du curling, etc. et prendre la pâte...

  • Speaker #1

    Tout ce qui est par exemple twist, wash and go, tout ça, tu fais pas ?

  • Speaker #0

    Oui, ça je fais. Oui, d'accord. Non, mais tu sais, coiffure de mariée, ça demande... Ah oui, d'accord. C'est ça, ça demande quand même à avoir quelque chose de net, de nickel. Et du coup, je leur dis souvent, en fait, pendant l'essai, j'essaye de faire, tu sais, le curling. Si leurs cheveux sont vraiment trop secs et que je n'ai pas les produits adaptés, Ce que je leur dis, c'est que, OK, on a essayé comme ça. Pour le jour J, ce qu'on peut essayer, c'est de faire un silk press. Et là, je viens redéfinir la boucle, vraiment pour avoir quelque chose de très brillant. Parce qu'en fait, je ne veux pas non plus qu'elles se disent, on va avoir une coiffure qui est tout brouillon. Non, on peut avoir une coiffure qui est bouclée, mais très lisse à la fois, tu vois, très polish. Plutôt pas lisse, mais plutôt polish, tout le temps frisé, tu vois. Donc, moi, j'utilise une autre technique. Mais j'aimerais quand même implémenter le fait de vraiment travailler la matière de la personne sans ramener un outil chauffant ou alors juste sur le dessus pour fignoler ça, tu vois. Elle est en train de noter pour la formation.

  • Speaker #1

    Ah, bien sûr ! Ah,

  • Speaker #0

    j'adore !

  • Speaker #1

    Bah ouais !

  • Speaker #0

    J'adore !

  • Speaker #1

    Non, mon objectif, c'est de faire des formations qui aident les personnes. Mais carrément ! Si tu me dis que c'est ton besoin, bah je me le note !

  • Speaker #0

    Mais vas-y, vas-y, vas-y, si tu veux, on fera un appel découverte après.

  • Speaker #1

    Avec plaisir !

  • Speaker #0

    mais vraiment avec plaisir non mais voilà moi je pense que ça moi en tout cas j'ai ce côté là où je maîtrise le silk presse sur les cheveux frisés parce que moi je le fais sur moi et je les ai appris à mon témoin donc cette partie là je maîtrise sauf que ça demande à venir chauffer le cheveu même s'il ya on fait un soin avant on fait un soin après on vient enfin je soigne tout au long mais ça demande quand même à utiliser un pro un outil chauffant qui vient chauffer le cheveu doublement parce que d'abord je le lisse et ensuite je le reboucle pour revenir au point de départ donc j'aimerais ouais c'est ça j'aimerais implémenter vraiment parce que notamment tu as Kenza qui est venue se former chez toi et elle je ne sais pas comment elle fait mais elle a des boucles hyper

  • Speaker #1

    définies et magnifiques à chaque fois et je me dis mais pour ça il faut quatre heures en fait ça dépend en fait il ya plusieurs choses déjà il faut savoir que Kenza elle a les cheveux qui sont naturellement bouclés frisés Donc en fait ce qu'elle fait, c'est qu'elle réveille une boucle qui existe. Et donc ça, elle connaît ses cheveux, elle connaît les produits du coup qui sont adaptés à sa texture et à ses besoins à elle. Après, il faut aussi se dire que tu ne créeras jamais une boucle qui n'existe pas.

  • Speaker #0

    Ah non, mais ça c'est sûr.

  • Speaker #1

    Jamais. C'est sûr. Tu peux le faire avec tout ce qui va être en effet des techniques de mise en pli, mais avoir cette définition, etc., comme l'exemple de Kenza que tu donnes, C'est parce que ses cheveux sont déjà naturellement avec cette texture. Et ensuite, elle a les bons produits, la bonne application, etc. pour que ça donne...

  • Speaker #0

    Ah, mais hyper brillant, hyper volumineux. Il n'y a pas un cheveu de travers. Tout est paf, tout est bam, tout est cool. OK. Là, en ce moment, j'ai vu... Du coup, là, au moment où cette interview sera postée, ce sera le 9 juillet. Mais du coup, tu auras fini le June Tint. Parce que j'ai vu hier que tu faisais un épisode par semaine pour l'occasion du mois de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Donc, vu que tous les épisodes seront postés au moment où on va écouter cet épisode, est-ce que tu peux nous parler un peu de chaque épisode, si ça te dit un peu brièvement ?

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Le premier, il était hyper intéressant, justement, sur l'histoire du cheveu crépu. Donc, voilà.

  • Speaker #1

    En fait, c'est lorsque moi, je me suis intéressée à mes propres cheveux et lorsque j'ai commencé à mettre en place les formations, en fait, je me suis rendue compte qu'au-delà des problématiques de manque de connaissances de comment on coupe, comment on soigne, comment on coiffe, en fait, je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de préjugés sur les cheveux, sur les cheveux notamment crépus. Et des préjugés... aussi bien de la part des coiffeurs que de la part des personnes qui ont des cheveux crépus elles-mêmes. Et ça, je me suis dit, si on n'arrive pas à déconstruire ces préjugés, déconstruire ces idées reçues, ça ne sert à rien d'apprendre toutes les techniques du monde pour sublimer le cheveu afro. Tant qu'on n'aura pas compris quelle est l'histoire du cheveu. Et c'est pour ça que je me suis dit, je vais repartir de la base à la base. Et je vais raconter cette histoire, au final, qui est assez peu connue et dont on ne parle jamais. Pour faire comprendre que le cheveu crépu a une histoire et qu'elle ne date pas de l'esclavage, qu'elle date bien avant ça. Donc ça, c'est l'épisode justement sur... l'importance des coiffures africaines avant la période de l'esclavage, donc de la préhistoire à l'esclavage. Je vous invite du coup à aller regarder, mais en fait, à cette époque-là, les personnes dans les pays africains, à l'époque, savaient comment s'occuper de leurs cheveux. Et au-delà de savoir comment s'occuper de leurs cheveux, ils avaient les outils pour, ils avaient les produits pour, enfin les produits, c'était les produits de la nature. Au-delà de ça, il y avait une vraie signification sociale, familiale. ethniques dans les différents coiffages. Ça pouvait, par exemple, signifier de quelle ethnie on venait. Ça pouvait, par exemple, permettre d'identifier est-ce qu'une femme est célibataire, est-ce qu'elle est en couple ou est-ce qu'elle est en deuil. On ne mettait pas les mêmes ornements, les mêmes bijoux dans les cheveux, en fonction de l'ethnie d'où on venait. Tout ça, c'est pour montrer que le cheveu crépu, en fait, on l'a dénigré, on l'a dévalorisé et en fait toute cette entreprise négative nous est rentrée dans la tête elle nous est rentrée dans la tête et on connait pas cette histoire là avant donc moi je veux la raconter pour aider les femmes, les hommes, les enfants à accepter leur texture naturelle et surtout je veux montrer que c'est un cheveu comme un autre c'est à dire ok elle a son histoire qui est particulière et qui est unique, mais c'est aussi un cheveu qui a été fait de telle sorte à nous protéger.

  • Speaker #0

    Ça, c'est typiquement le premier épisode de cette série. C'est sur le fait que cette forme, cette boucle très resserrée en forme de S et de Z, elle n'est pas comme ça par hasard. Elle est comme ça parce que les premiers habitants sur cette planète sont nés en Afrique. Et en fait, pour les protéger de la chaleur, de la sécheresse, c'est pour ça que le cheveu a poussé de cette façon-là. Pour protéger le corps de la surchauffe, pour protéger également le cerveau de la surchauffe et que ça fasse en fait une barrière naturelle. en fait, à l'environnement météorologique. Moi, en fait, quand j'ai découvert ça, j'ai trouvé ça incroyable. On cherche à se lisser les cheveux. On se les a défrisés pendant des années, mais non, la nature, elle est bien faite. La nature, elle est bien faite. Si le cheveu est comme ça, c'est qu'il y a une raison. Et je trouve que ça, c'est un élément qui est important dans l'acceptation, en tout cas, de soi. Et pour aider, justement, je le répète.

  • Speaker #1

    les femmes et les hommes ayant les cheveux crépus à accepter leur nature de cheveux telle qu'elle est sans vouloir la dénaturer et ça c'est ça aussi mon objectif avec tout ce que je fais en fait tu vois tout simplement c'est hyper intéressant parce que ça tu vois même moi je le savais pas avant tout ça par rapport aux ethnies oui vaguement tu sais mais je me suis jamais intéressée mais tu vois moi il y a un truc il y a une idée reçue sur les cheveux par exemple qui sort souvent c'est que ça pousse pas les cheveux frisés Et moi, je m'en rappelle, mais je m'en rappellerai toute ma vie. C'est l'époque où j'habitais en Italie. Et en Italie, on allait toujours chez la même coiffeuse pour faire les tresses. Donc déjà, j'avais tout le temps des tresses. C'était rare que j'avais mes cheveux au naturel. C'était soit j'avais des tresses, soit on me les défrisait. Et un jour, je ne sais pas pourquoi, ma mère m'a emmenée chez une autre coiffeuse. Et moi, j'avais les cheveux hyper longs parce que dans ma famille, on a tous les cheveux longs dans la famille. Et du coup, j'ai dit à la dame, faites attention, moi j'ai les cheveux longs pour enlever les tresses. Tu sais, il faut couper avant. Et du coup, je lui ai dit, faites attention, mes cheveux, ils arrivent à peu près là. Et tu sais, la bienveillance des coiffeuses africaines, elles me disent, tais-toi, assieds-toi là-bas. Et puis, paf, elle a tout coupé. Elle a coupé là. Elle a coupé là. Moi, j'avais des cheveux qui m'arrivaient au milieu du dos. Elle a coupé là, je te jure. J'ai pleuré. Elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Et du coup... Tu lui as dit quoi ?

  • Speaker #1

    Tu veux que je dise quoi ? J'étais enfant. J'avais quoi ? Je devais avoir 10 ans, quelque chose comme ça.

  • Speaker #0

    Ah là là !

  • Speaker #1

    Je lui avais dit d'avance de faire attention, que j'avais les cheveux longs. Ma coiffeuse, elle le sait très bien. Elle a l'habitude. Du coup, elle coupe quasiment que dalle, en fait, sur les tresses. Elle enlève juste les petites pointes qui sont serrées. Mais elle, elle m'a dit, « Ah, tais-toi, va t'asseoir là-bas. » Hop, elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Non mais... Mais ah, ça me donne envie de pleurer. Je te jure,

  • Speaker #1

    là, j'ai presque les larmes qui remontent.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Ah mais oui. C'est traumatisant. Et il y en a plein qui vivent ça, parce qu'on a tellement cette idée limitante dans la tête qu'un cheveu frisé ne pousse pas, nous-mêmes en tant que personnes noires, et que du coup, en fait, les personnes qui travaillent sur les cheveux noirs ont tellement ça à ancrer que, en fait, quand quelqu'un arrive et te dit « j'ai les cheveux longs » , elle dit « n'importe quoi, c'est là, tais-toi, assieds-toi, hop, je te coupe et puis ciao » .

  • Speaker #0

    Merci. Il y a une espèce d'idée reçue et puis il y a aussi un peu de jalousie. Oui, oui. Selon toi, tu ne les auras pas non plus, en fait.

  • Speaker #1

    Exactement, aussi. C'est horrible. Ah, non, mais je te jure.

  • Speaker #0

    Mais non, mais ça, c'est faux. Tu vois, moi, j'organise encore une formation pour les équipes d'Aromazone, là, tout le monde le met. Et c'est ça que je leur ai expliqué, je leur ai dit. Le cheveu crépu, c'est un cheveu qui est scientifiquement comme les autres. C'est-à-dire que, d'un point de vue chimique, moléculaire, il est composé de la même façon. qu'un cheveu caucasien asiatique, comme vous dites. Pareil, c'est pas un cheveu spécifique, il est constitué pareil. La vitesse de pousse, elle est entre 0,8 cm et 1,2 cm par mois. C'est la même vitesse qu'un cheveu caucasien. Je le répète pour ceux qui sont au fond de la classe, le cheveu crépu pousse à la même vitesse que le cheveu caucasien. D'accord ? Hé oh !

  • Speaker #1

    On arrête l'assiette !

  • Speaker #0

    Il paraît plus court parce qu'en effet, il a tendance à se casser. Shrinker et casser. On croit qu'il ne pousse pas, mais statistiquement, physiologiquement, ça pousse. On ne peut rien y faire. Ça pousse. C'est une fonction naturelle, la pousse. Le souci, c'est qu'on n'arrive pas à retenir la longueur parce qu'il faut des soins. Il faut des soins parce que le sébum, le liquide protecteur qui est généré par le cuir chevelu, a du mal à s'écouler le long du cheveu parce qu'il a cette forme. En S et en Z. C'est pour ça qu'il a besoin de plus de soins et qu'il a tendance à plus se casser. Mais la pousse existe. Et c'est la même. Et c'est la même. Voilà. La même. C'est la même.

  • Speaker #1

    Des fois que je n'ai pas compris.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Non, non,

  • Speaker #1

    mais oui.

  • Speaker #0

    Mais j'en veux à personne. Personne ne nous a appris. Personne ne nous a expliqué. Non. Et donc...

  • Speaker #1

    et j'ai l'impression et j'ai l'impression des fois parce que du coup tu me disais que tu as eu des critiques de gens qui te disent ouais tu formes que les blancs etc mais j'ai quand même l'impression que justement les blancs sont quand même plus comment dire plus motivés à justement rendre ça à devenir inclusif que de l'autre côté parce que je vois aussi par exemple Emilie je reprends l'exemple parce que je la connais Merci. Mais quand je vois comment elle parle de toutes ces choses-là, on sent qu'elle est hyper allumée par ça, en fait. Qu'elle a envie de prendre soin de ses clients, etc. Le customer care, en fait, c'est quelque chose qui est vraiment hyper important pour ces gens-là. Mais j'ai l'impression que du côté des Noirs, ça a encore un peu de mal à amener justement ce côté customer care ou de vraiment s'intéresser. à ce que veut la cliente en fait et je sais pas si c'est quelque chose qui te sait ou si c'est peut-être moi parce que moi je j'avoue je suis plus du tout dans le game de tout ce qui est coupe etc moi je suis vraiment dans mon truc chignon chignon maquillage mais

  • Speaker #0

    je parle d'un oeil extérieur qui regardait des vidéos youtube quoi où je dois aller chercher les infos sur youtube quoi en vrai je pense pas je pense pas que ce soit une question de couleur de peau Je ne pense pas que les coiffeuses afro, elles ont moins à cœur de satisfaire la cliente et ce côté custom worker. Je pense que c'est une méconnaissance de ce que les clientes, elles veulent, encore une fois. Et je pense que c'est parfois, je pense que parfois c'est un problème de génération aussi. Pour les coiffeuses qui sont un peu plus âgées et peu importe leur couleur de peau, elles ont du mal à se remettre en question parce qu'elles ont appris à faire les choses d'une certaine façon pendant des années des années des années donc pour elles ça vaut pour les coiffeuses blanches, pour tout le monde pour tout le monde c'est le l'état, le l'étoile les boomers donc donc je pense pas que les coiffeuses afro elles aient moins ça je pense que juste que la différence c'est peut-être que comme elles ont les cheveux crépus elles mêmes elles ont plus tendance à se dire qu'elles savent déjà. Oui. Tu vois. C'est peut-être plus une question de, en fait, je ne sais pas que je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Exactement. Je vois totalement.

  • Speaker #0

    Et ça, il faut essayer de mettre son égo de côté pour accepter qu'une petite jeune, une petite trentenaire, là, elle vienne te voir dans ton salon et te dise je vais te former sur les cheveux crépus, tu vois. C'est sûr, la pilule, je pense que parfois, elle a un peu de mal à passer. Mais ce n'est pas grave. Moi, je comprends et tout. Et moi, j'essaie d'apporter tout ça avec beaucoup de bienveillance, en ne culpabilisant personne, tu vois, parce qu'on a tout ça à prendre de tout le monde. Et ce n'est pas facile, tu vois, de sortir de sa zone de confort et de se remettre en question. Mais voilà, encore une fois, ceux qui veulent, en tout cas, essayer de faire évoluer... leur business, leur concept, etc. se formeront à un moment donné, que ce soit avec moi ou avec quelqu'un d'autre, peu importe à la rigueur, mais dans tous les cas, le propre d'un business, c'est de le faire évoluer. Oui.

  • Speaker #1

    Puis je me dis, s'il y a quelqu'un d'autre que toi,

  • Speaker #0

    c'est tant mieux parce que ça se développe. Mais moi, je suis trop contente. Quand il y a d'autres personnes qui me disent, moi, je lance des formations pour les cheveux crépus, pour les coiffeurs, je dis, mais merci, allez-y, let's go, on y va, let's go, tu vois. Vraiment, moi, je suis contente. Je suis trop contente.

  • Speaker #1

    Mais du coup, maintenant, parce que je voulais te demander si justement tu travaillais sur, tu intervenais sur des mariés, mais vu que tu n'es pas coiffeuse. Ma question, elle est répondue.

  • Speaker #0

    Non, non, non. Les mariés, pour l'instant, non. J'ai souvent des demandes, tu vois, de futurs mariés qui cherchent des coiffeurs justement pour leur mariage. Et je leur recommande, j'ai une ou deux coiffeurs en tête qui sont basés à Paris ou en région parisienne, mais qui sont souvent complètes, des mois à l'avance. étant donné qu'il n'y en a pas beaucoup qui savent s'occuper des cheveux texturés et encore moins pour des coiffures événementielles ou de mariage. Mais ça me donne l'idée de lancer un module coiffure événementielle, cheveux texturés.

  • Speaker #1

    Je pense que pour ça, il faudrait quand même que je prenne une formation avec toi sur la partie soins, comme je te disais, pour pouvoir l'implémenter justement, je pense.

  • Speaker #0

    Carrément. On fera un petit partenariat. on reviendra sur les soins et tout et puis on mettra en place un module événementiel avec la formatrice. On va carrément au Valentina. Moi, je suis...

  • Speaker #1

    Je suis chouette !

  • Speaker #0

    Ah ouais, moi aussi, je suis trop chaude, on va faire ça. En fait, il y a tout à apprendre dans la coiffure texturée parce que, comme je disais, notre histoire, elle est longue, mais ça ne fait pas tant d'années que ça qu'on a lâché le défrisage et tout. Et encore moins en France. On a lâché le défrisage... dans les années 2000, à peu près.

  • Speaker #1

    Et encore... Et quand tu sais tout ce que ça provoque, moi, le défrisage, le dernier que j'ai fait, c'était en 2019. Je me rappelle, c'était une semaine avant les annonces de mon fils, parce que je voulais mon brushing. Il n'y a qu'avec le brushing où je me sens belle, tu vois. Et ça, c'est encore un autre truc, parce qu'à force, en fait...

  • Speaker #0

    Tu construis encore ça.

  • Speaker #1

    mais je le sais je suis coupable à coupable de la colonisation je fais la récréation coupabilité et tu vois et quand j'ai fait ce défrisage là pendant une semaine mais je te jure une semaine j'avais la tête qui était papa papa papa c'est comme si j'avais le coeur sur ma tête tellement tu as tellement j'avais mal mais Je pense qu'à partir de la grossesse, je suis devenue hyper sensible du cuve chevelu. Et donc, j'ai arrêté à ce moment-là. Et ensuite, quelques mois après, j'ai fait un big chop. Parce qu'en fait, tu sais, quand ça repousse, c'est laid. Et c'est laid et ça casse. Donc, j'ai fait un big chop. J'ai laissé mes cheveux pousser au naturel jusqu'à là, il y a trois mois. Il y a trois mois, j'ai fait un lissage. Je n'ai pas fait des frisages, j'ai fait un lissage. D'accord. Elle a bien fait.

  • Speaker #0

    Elle a bien fait. Merci. Non, je ne l'ai jamais, je juge.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais tu vois, je suis quand même restée de 2019 jusqu'à... On est en quelle année ? Jusqu'à début 2025.

  • Speaker #0

    Début 2025,

  • Speaker #1

    oui. Oui, presque six ans, aux cheveux naturels. Et franchement, je n'ai jamais eu d'aussi beaux cheveux parce que du coup, ils étaient en bonne santé, j'en prenais soin. Mais vers la dernière année, j'ai arrêté d'en prendre soin. Et c'est ce qui a fait que j'ai succombé pour aller vers... Le lissage parce que j'avais arrêté d'en prendre soin en fait, je ne prenais plus de soin.

  • Speaker #0

    Je comprends.

  • Speaker #1

    Mais la période où j'en prenais soin, franchement, je n'ai jamais eu des cheveux aussi forts, aussi beaux, aussi en bonne santé que la période où j'en prenais soin et que je les laissais tranquilles.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Ah oui.

  • Speaker #0

    Les soins adaptés, une faible manipulation et les cheveux sont forts et ils sont beaux.

  • Speaker #1

    C'est clair. Je vais te poser quelques questions un peu signatures de l'interview, du podcast, pardon. Et du coup, j'aime bien toujours commencer par la question parce que ce podcast est né d'un échec, enfin un échec entre guillemets, une épreuve. Donc la question que j'aime poser en premier, c'est quelle est ta plus grande victoire en tant que chef d'entreprise et quel est ton plus grand échec et qu'est-ce qu'il t'a... Qu'est-ce que tu en as appris en fait de cet échec que j'aime pas trop dire échec, mais voilà, t'as compris quoi.

  • Speaker #0

    Oui. Alors, spontanément, la victoire qui me vient en tête, c'est le fait d'avoir formé près de 250 coiffeurs en un an et demi. Et ça, c'est beau. Tu vois, je suis assez fière de ça quand même. Oui. Je pensais pas du tout que ça allait prendre aussi bien, aussi vite. Et du coup, ça me rend hyper fière de voir que je crée ce cercle vertueux entre les coiffeuses et les futures clientes, tu vois. Je trouve que ça, pour moi, c'est une vraie victoire. Et ouais, j'en suis hyper fière. Et après, un échec. En fait, moi, je ne vois jamais les choses comme des échecs parce que je suis toujours positive. mais on va dire quelque chose qui n'a pas marché comme j'aurais voulu que ça fonctionne. C'est une formation que j'ai donnée qui s'est mal passée. toute transparence. En fait, moi j'ai beaucoup de mal à dire non et en fait, donc en fait, il faut savoir que je fais encore du consulting dans le secteur du luxe de temps en temps en parallèle du coup de Dioka et j'avais une formation qui était prévue à Angers et du coup j'ai pas su comment concilier du coup les deux. Donc en fait, j'ai laissé la formatrice aller à cette formation à Angers. Et moi du coup, je n'ai pas pu me déplacer et ça s'est mal passé. Il y a eu pas mal de problèmes avec des modèles et je n'ai pas pu… Ce n'était pas au niveau en fait tout simplement la formation et c'était ma faute. En fait, je n'ai pas… J'ai cru que je pouvais tout faire, sauf que ce n'était pas possible et ça a coincé. Donc, c'est une formation du coup, c'est la seule, tu vois, de toutes celles que j'ai données qui s'est mal passée. Donc, tu vois, j'ai pris… J'en ai tiré des leçons. J'ai appelé chaque coiffeuse qui avait fait la formation juste après pour leur demander un retour détaillé sur ce qui s'était bien passé, sur ce qui ne s'était pas bien passé, pour bien comprendre et pour pouvoir rectifier le tir. Et je leur ai à tout remboursé la formation, la moitié, pour qu'il y ait un désommagement financier. Donc j'étais déçue de moi, j'étais déçue pour les coiffeuses, parce que je veux que l'expérience soit hyper qualitative à chaque fois. Donc, ça m'a embêtée de ne pas avoir fourni ce travail de qualité. Mais après, je l'ai pris comme une leçon. J'en ai tiré plusieurs leçons. Premièrement, on ne peut pas tout faire, en tout cas pas tout en même temps. Deuxièmement, l'importance du service client. Parce que tu vois, après coup, je suis encore en contact avec elles, elles vont se réinscrire sur d'autres formations. donc du coup ça montre que tu vois qu'elle nous faut confiance même si ça s'était mal passé cette fois là et et puis voilà tout simplement non mais c'est beau t'as su rebondir en fait parce que l'erreur est humaine de toute façon il y a que des erreurs qu'on apprend en fait exactement

  • Speaker #1

    et quelle est justement la chose de ton programme que l'une de tes clientes ou l'un de tes clients t'a fait un retour auquel tu ne t'attendais pas en fait que ça lui apporte ça ah ouais Merci.

  • Speaker #0

    En fait, il y a deux retours qui m'ont marqué. Le premier, c'est drôle parce que justement, la formation qui ne s'est pas bien passée à Angers, il y a une d'entre elles, du coup, je lui ai demandé plusieurs mois plus tard si elle avait quand même eu des retours en termes de développement de clientèle. Elle m'a dit, j'ai développé 64 nouvelles clientes depuis la formation. pour une formation qui s'est moyennement bien passée je trouve que du coup c'était quand même pas mal en retour sur mon investissement après et le deuxième retour qui m'a fait vachement plaisir c'est une stagiaire coiffeuse qui a quasiment 15 ans d'expérience dans la coiffure qui a fait énormément de formations qui m'a dit c'est une des meilleures formations de ma vie à laquelle j'ai assisté et ça j'avoue je ne m'y attendais pas du tout quand même ah ouais ? je sais qu'elles sont bien mes formations mais en fait pourquoi elle a autant apprécié c'est qu'en fait c'est une formation c'est elle qui me l'a dit qui est hyper riche, hyper complète en fait tu vois l'histoire du cheveu crépu l'expérience client, la psychologie des clientes les techniques de coupe à sec le soin, différents types de coiffage ensuite pendant la formation à la fin de la journée je leur fais un atelier sur les photos, comment prendre des photos des vidéos pour leurs réseaux sociaux donc c'est intense Merci. Mais en fait, c'est tellement riche, tellement complet, et tu peux mettre en pratique directement après, qu'elle était surprise que ce soit aussi riche et qu'elle allait autant apprendre. D'accord. Et puis moi, je mets un point d'honneur pour que toutes les formations se passent dans la bonne humeur. J'organise toujours un apéro à la fin de mes formations. Oh ! Ouais. Oh ! Je viens.

  • Speaker #1

    C'est demain. Oh ! Apéro.

  • Speaker #0

    je suis là moi j'adore rigoler j'adore les bonbons c'est mon pichet mignon j'aime bien faire la fête, aller boire un coup je me suis dit je vais faire des formations à mon image donc oui t'apprends, tu travailles beaucoup parce que je suis quelqu'un qui travaille beaucoup mais j'aime m'amuser, j'aime prendre du bon temps et je pense que du coup elle a apprécié parce qu'il y avait un mélange de tout ça ah ouais c'est beau ça c'est super

  • Speaker #1

    Mais du coup, ça me fait penser, du coup, à mise à part la formation, tu disais que ça s'était mal passé, tu es présente à chaque formation, c'est ça ? Oui. Ok. Ouais, parce qu'après, finalement, je pense que si on adhère à tes formations, c'est aussi pour toi, en fait, finalement.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est ce que j'ai compris après la formation où je n'étais pas venue. Je n'avais pas pu venir parce que moi, je pense qu'au début, quand j'ai lancé les formations, j'avais un peu un syndrome de l'imposteur, en vrai. Je me disais, mais en fait, tu fais des formations coiffure, mais tu n'es même pas coiffeuse, pour qui tu te prends ? Donc, même si j'ai une coiffeuse avec moi, je m'étais dit, en fait, c'est la coiffeuse la personne la plus importante. C'est pas moi. Et ça, je n'avais pas réalisé, en fait. On est toutes les deux hyper importantes, mais moi, si je n'étais pas là, c'était moins grave. Tu vois ce que je veux dire ? Et en toute humilité, je me suis rendue compte que si, que les gens qui s'inscrivaient, c'était aussi en partie pour moi, pour les valeurs que je défends.

  • Speaker #1

    Ça prouve aussi qu'en fait, encore une fois, que finalement, le client n'achète pas juste un service, mais il achète vraiment le tout, en fait, vraiment l'état d'esprit, en fait, finalement. Ça, c'est quelque chose qui revient souvent dans les podcasts où je dis souvent, c'est pas le service en lui-même qu'on achète, c'est pas, mais c'est vraiment la personne, enfin l'âme, en fait, du service, qu'on n'achète pas le service, mais vraiment l'âme du service. Et l'âme de ton service, de tes formations, qui sait, c'est toi.

  • Speaker #0

    C'est l'autre leçon.

  • Speaker #1

    Autre question. Bon, ça, on a un petit peu parlé déjà, mais est-ce que tu as d'autres idées reçues, récurrentes, sur les cheveux frisés, crépus ?

  • Speaker #0

    Alors, je vais en donner deux. Une. pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés. Et une autre idée reçue pour les professionnels de la coiffure. D'accord ? Donc, la première. Pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés, l'huile n'hydrate pas. S'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ben non.

  • Speaker #0

    Non, mais... L'huile n'hydrate pas.

  • Speaker #1

    Et la scellée.

  • Speaker #0

    J'entends... Bien sûr, j'entends tout le temps. Ah oui, mes cheveux sont secs, sont secs. je mets du beurre de karité pour les hydrater. Non, l'huile et le beurre ne hydratent pas. Quand on a faim, on mange. Quand on a soif, on boit de l'eau. Et bien, c'est pareil. Pour hydrater les cheveux, il faut donner un apport en eau. Donc, un produit à base d'eau ou alors de glycérine ou alors d'aloe vera ou de sérum hyaluronique. Et ensuite, on va sceller avec un beurre ou une huile. mais le beurre, l'huile et tout ça n'hydrate pas et donc vous allez continuer à avoir les cheveux tout secs et donc ça c'est la première chose parce que moi je pensais que c'était terminé cette histoire là mais en fait c'est pas encore terminé et une idée reçue de la part peut-être des professionnels sur les cheveux crépus, texturés c'est que c'est compliqué c'est difficile, c'est pas compliqué c'est pas difficile dans le sens où ça dépend de ça dépend de quel point de vue on se place en fait une parce qu'on attend ils ont ils vont avoir tendance à penser que le cheveu crépus et un cheveu qui va être volumineux était dur à manipuler en fait le cheval est souvent enfin la longueur à l'essai souvent une longueur mi longue et en termes de densité ça dépend donc Donc en fait, la manipulation, elle ne va pas être franchement... plus compliqués, voire peut-être même plus simples qu'une nana qui a des cheveux lisses à qui on va faire un balayage pendant 4 heures sur un cheveu épais, volumineux, qui arrive jusqu'en bas du dos. C'est pas compliqué, c'est juste que les techniques qui sont apprises ne sont pas adaptées, mais ce sont des techniques différentes mais qui ne sont pas plus compliquées.

  • Speaker #1

    De toute manière, c'est comme chaque chose. Quand tu vas apprendre quelque chose que tu ne connais pas, au début, c'est compliqué. Et après, tu vois qu'il n'y avait rien de compliqué au final. Il faut apprendre, c'est tout. Encore une fois, on revient là. C'est qu'il faut apprendre et se former.

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, j'ai encore eu un débat, une discussion avec des coiffeurs lors d'un dîner de coiffeurs. avec une coiffeuse qui disait vraiment qu'il lâchait pas le morceau en disant « Arrêtez un brushing sur cheveux crépus, c'est forcément plus compliqué qu'un brushing sur cheveux lisses. » Et j'étais foncièrement pas d'accord. Et je lui disais « Explique-moi, pourquoi ? » Et j'ai pas compris ses arguments. Le seul argument que j'ai compris, c'est qu'elle a plus l'habitude, en effet, de faire un brushing sur cheveux lisses. Donc forcément...

  • Speaker #1

    la facilité vient de la répétition mais c'est comme tout c'est comme tout c'est comme tout et ça c'est vraiment ça à la dent dure ça va à la dent dure c'est comme tu sais je sais pas si tu sais mais du coup il ya souvent les mamies tu sais les brushing sur les mamies quand les cheveux courts tu dois faire le brushing bien serré la le brushing caniche bien roulé etc avec le petit la petite brosse bah ça il y en a beaucoup qui disent c'est compliqué pourtant c'est sur des cheveux caucasien qui sont lisse de base c'est juste que tu viens entortiller pour créer une boucle bien serré mais beaucoup disent que c'est compliqué donc ça revient même que de faire l'inverse c'est à dire passer du boucler à lisse ça revient au même au finalement c'est juste que le seul point commun c'est qu'on n'a pas l'habitude donc on se dit que c'est compliqué alors qu'une fois que tu sais que tu répètes que tu sais en fait bah bien sûr compliqué non

  • Speaker #0

    mais c'est ça et puis après moi je pourrais entendre l'argument de En fait, j'ai pas envie de changer mes méthodes de travail. J'ai pas envie d'apprendre. C'est bien. Chacun fait comme il veut. Il n'y a pas de souci. Moi, je ne force personne à faire quoi que ce soit. Mais venez pas dire que le problème vient du cheveu. C'est un manque d'envie. C'est un manque de sortir de sa zone de confort. Et c'est OK. C'est pas grave. Mais viens pas incriminer nos cheveux. C'est pas nos cheveux le problème. C'est pas qui nous dérange.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais c'est clair. Quels sont les trois produits que tu conseillerais à quelqu'un pour entretenir ses cheveux crépus ? Genre là, si tu avais que trois produits, il y a demain une apocalypse, c'est la fin du monde, et que tu peux emporter avec toi que trois produits, qu'est-ce que tu prendrais ?

  • Speaker #0

    Alors déjà, c'est bien trois produits, parce qu'en trois produits, on fait notre routine capillaire. Il n'y a pas besoin de plus en vrai. Moi, je prendrais un shampoing n'importe lequel. Parce qu'en fait, un shampoing, c'est fait pour laver, point barre. Donc, il n'y a pas de shampoing spécifique. Je fais crépus ou quoi que ce soit, les shampoings qui lavent, mais en même temps, ça nourrit, ça fait pousser, etc. Personnellement, je n'y crois pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    C'est affreux. J'en ai déjà essayé. Allez, à la rigueur, je dirais peut-être un shampoing sans sulfate. Allez. Parce qu'en effet, il ne faut pas trop agresser. Mais bon, ça, c'est pareil pour tous les types de cheveux, au final. Donc, un shampoing. Ensuite, je prendrais un bon masque hydratant. Et ensuite, je prendrai une crème hydratante, tout simplement. Et en trois produits, en fait, ça me fait toute la routine. Et voilà.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Pas besoin de plus.

  • Speaker #1

    Et ta crème hydratante, tu ne serais pas triste de ne pas pouvoir la sceller avec de l'huile ?

  • Speaker #0

    Alors, en fait, je connais une crème pépite. Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Ah ouais ? Ouais. Ah ouais ? Je le dis, c'est la crème qui s'appelle La Pépite, la crème coiffante de chez NIR. N-I-R.

  • Speaker #1

    Je te le demanderai après, comme ça je le noterai dans les notes. Je me suis dit, peut-être qu'il faut faire ses formations pour le savoir, mais du coup,

  • Speaker #0

    trop bien. Non, non, si tu veux une crème qui est vraiment toute en un, du coup, celle-ci, elle est bien.

  • Speaker #1

    Ok, ok, ok, nickel. Quel conseil tu donnerais à quelqu'un, justement, qui souhaiterait, qui n'a pas du tout l'habitude de travailler les cheveux crépus, mais qui souhaiterait se lancer là-dedans ? Quel conseil lui donnerais-tu ?

  • Speaker #0

    Déjà pour commencer, je lui dirais de se former tout simplement. Bien sûr. De se former sur l'histoire du cheveu crépu, sur les différentes techniques de coupe, de soins, de coiffage. Bien sûr. La coupe, ça peut même venir en dernier. Un shampoing, un soin, un coiffage, déjà pour commencer, je trouve que c'est déjà pas mal. Comment manipuler le... Comment manipuler la matière ? Et l'histoire du cheveu crépu, je pense que c'est important. Parce que dans l'expérience client, je pense que c'est plus important une cliente qui va se sentir comprise, une cliente à qui on va faire un bon soin. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, oui, oui. Je lui dirais qu'il faut commencer par là. Ensuite, il faut avoir les bons produits. Donc pareil, il n'y a pas besoin d'avoir 10 000 marques. Je sais que ce n'est pas possible parce que du coup, ça crée des problèmes de stock. Tout le monde n'a pas forcément la trésorerie pour intégrer une nouvelle marque capillaire en salon. Mais nous, lors de nos formations, on a plusieurs marques partenaires avec lesquelles on a des avantages commerciaux. Donc si jamais il veut découvrir une de ces marques, une formation avec la Dioka Academy, ça peut être pas mal.

  • Speaker #1

    Moi, je travaille avec la marque CUN parce que j'adore cette marque. Et ils ont une gamme justement, et j'étais choquée parce que sur les packagings, ils notent le type de cheveux, genre 2A, 3C, etc. Et j'étais choquée, je n'avais jamais vu ça sur des produits. Je travaille avec cette marque-là, j'ai leurs produits, je les ai testés sur moi.

  • Speaker #0

    et franchement pépites si jamais je sais pas si tu connais ou c'est à dire qu'avec mais franchement à l'occasion si on se fait on se voit prochainement je les emmènerai je te montrerai ou les mains serment fui genre limite je les garde pour moi les produits j'ai là j'avais une cliente qui m'avait demandé d'en acheter j'étais ça me faisait chier tu vois ah ouais ben d'haber Mais vraiment, j'étais choquée de voir qu'il y ait justement cette appellation sur les produits parce que CUN, ils sont vraiment très sucieux justement du service client, etc. Et même, tu vois, moi, je serais incapable de travailler avec une autre marque, ne serait-ce que pour la laque. Quand j'utilise une marque et une laque de chez L'Oréal, par exemple, j'ai des migraines. Alors que chez CUN, je n'ai pas ce souci-là parce qu'ils sont très respectueux en fait de... les facteurs organoleptiques sont très respectueux de notre corps et leurs produits aussi et d'avoir vu qu'ils ont sorti cette gamme là où ils marquent je suis adaptée de 2A à 3A 3C, 4A etc et bien j'ai grave apprécié le truc parce que j'avais jamais su ça avant mais franchement je t'enverrai les photos tout à l'heure et pépite, je les utilise sur mes cheveux

  • Speaker #1

    parce que j'en ai un et vraiment je crois que c'est les meilleurs produits que j'ai jamais utilisé sur mes cheveux jusqu'à présent d'accord ok mais moi j'entends beaucoup de bien de cette marque en effet j'ai jamais testé à titre personnel après moi je suis toujours un peu sceptique des marques qui note la classification de walker sur leurs produits parce que en fait pour moi la classification de walker c'est intéressant si tu as besoin de savoir la texture de tes cheveux mais c'est insuffisant dans le sens où ça ne te dit pas est-ce que le produit va te convenir ? Parce qu'en fait, un produit ne va te convenir pas uniquement par rapport à ta texture, ça va te convenir par rapport à ton épaisseur, à ta densité, à ta problématique potentielle de cuir chevelu, etc. Et la classification Walker, elle ne parle pas de tout ça.

  • Speaker #0

    Non, je pense que c'est vraiment au niveau de, tu sais, par exemple, c'est au niveau du corps gras, entre guillemets. Je pense que c'est plus par rapport à ça. Parce que tu vois, par exemple, il y a sur les crèmes, tu sais, les crèmes sans rinçage, il y a trois types. Il y en a un pour cheveux « wavy » , entre guillemets. C'est celle qui a un potentiel de boucle. Puis il y a pour cheveux frisés. Et puis il y a pour cheveux « coily » , qui sont les cheveux crépus. Donc je pense que la différence, parce que j'ai vendu justement le « wavy » et le « curly » . à deux clientes différentes et justement en fait il y en a une qui disait qu'elle voulait quelque chose qui lui définit ses cheveux mais qui ne lui alourdit pas le cheveu et je sais que celui que moi j'utilise pour les coily il y aurait certainement alourdit les cheveux donc elle est là la différence en fait d'accord ok pour ça le je suis curieuse de découvrir intéressant franchement franchement au pire je t'en enverrai je t'en enverrai les soins les soins sans rinçage comme ça tu pourras tester je vais voir s'il m'en reste ça marche mais franchement trop bien ensuite qu'est-ce qui a été le game change dans ta carrière dans toute ta carrière tu peux me parler aussi même de avant ou même là actuellement je

  • Speaker #1

    sais pas si j'ai eu un truc game changer ça c'est parce que tu ne prends pas assez de temps pour être gratitude de ce que tu accomplis non ça c'est sûr et certain déjà je travaille dessus ouais Je dirais peut-être quand j'ai démissionné du coup de mon job, de mon CDI chez Viton, je pense que ça, ça a été quelque chose qui a vachement, en fait, qui m'a forcément, qui m'a fait changer d'un point de vue professionnel parce que j'ai changé de job. Mais c'est surtout que moi, je voulais savoir est-ce que ça se passait hyper bien dans mon ancien boulot. je fournissais du bon travail, ton mari était hyper content de moi, j'avais des bonnes augmentations, j'évoluais régulièrement, etc. Mais je voulais savoir est-ce que dans un environnement où je suis toute seule, avec beaucoup moins de process, est-ce que là aussi, j'arriverais un peu à m'en sortir ? Et du coup, l'entrepreneuriat, ça m'a beaucoup apporté sur le plan personnel. Je pense que c'est peut-être plus ça, le côté game changer, c'était un peu de me dire...

  • Speaker #0

    Un challenge,

  • Speaker #1

    ouais. Ouais, voilà, c'est ça. et puis à ma façon de remplir un peu ce challenge, même si je n'ai pas encore atteint mes objectifs. mais ça m'a aidé en tout cas à prendre confiance en moi et à savoir davantage qui j'étais,

  • Speaker #0

    qu'est-ce qui me drive tu vois c'est plus ça je pense peut-être le game changer un peu de mes expériences professionnelles l'entreprenariat en tout cas ça te change l'entreprenariat c'est sûr ça

  • Speaker #1

    change tout le temps et puis ça te change et puis moi si tu veux je suis vraiment passée d'un environnement qui était hyper protégé Ah bah oui. Tu vois, où j'avais mon CDI, j'étais bien payée, et puis socialement, je faisais quelque chose qui était valorisant. Je travaillais dans le luxe, j'allais au défilé, etc., etc. Et...

  • Speaker #0

    Si tu as des contacts,

  • Speaker #1

    je dis pas non. J'étais en backstage, j'étais pas invitée, j'avais pas ma plaquette dans les bras.

  • Speaker #0

    Moi, je m'en fiche, je veux être en backstage, justement, c'est mon rêve.

  • Speaker #1

    Mais tu vois, maintenant, tout ça, ça me fait même plus rêver. J'adore toujours la mode. Je continue de travailler en tant que consultant parfois pour des marques. Là, tu vois, je travaillais, j'ai bossé pour Balenciaga pendant neuf mois, pendant cinq mois, pardon. J'avais des invitations pour aller au défilé en Baxelle, mais je crois que je n'y suis même pas allée en plus.

  • Speaker #0

    Aïe !

  • Speaker #1

    J'ai fait. Oui. Donc, c'est vraiment ce changement un peu de statut et de me rendre compte compte de ce qui m'animait vraiment. Tu vois, ce job d'avant qui était un peu mon rêve, une fois que j'avais coché les cases, j'avais envie de passer à autre chose.

  • Speaker #0

    Putain, on dirait moins.

  • Speaker #1

    Du coup, parfois, je me dis, mais je suis jamais satisfaite. Ouais,

  • Speaker #0

    non, mais je comprends. Je comprends, je comprends. Je comprends. C'est genre, ok, ça c'est fait, bon, ok, next.

  • Speaker #1

    Ouais, allez, what's next ? Maintenant, j'essaie de me dire, mais mollo, tranquille, là, c'est cool ce que tu fais, c'est pas mal. Ça fait évoluer le truc. tu continues, t'avances, etc. Mais on peut faire des pauses aussi de temps en temps. C'est ok, c'est pas grave. Tout va passer du jour au lendemain. Et ta valeur ne va pas changer si tu continues pas d'avancer, t'es baissée, comme je le fais depuis toujours.

  • Speaker #0

    Mais du coup, what's next ?

  • Speaker #1

    What's next ? Les prochaines formations coiffures événementielles. Help me !

  • Speaker #0

    Stay tuned ! Alors ? Alerte, on va rester en français.

  • Speaker #1

    Non, non, mais franchement, moi, j'ai envie de continuer de proposer des nouveaux modules pour les professionnels, des modules qui correspondent à leurs attentes et aux attentes des clientes. J'ai envie de continuer de... Là, j'avoue, j'ai un objectif vraiment principal pour cette année. Et comme j'ai appris qu'il fallait verbaliser ces objectifs, du coup, je vais le dire. Je veux collaborer avec une grande chaîne de centres de coiffure en 2025, début 2026.

  • Speaker #0

    Oh, je te le souhaite. Vision board.

  • Speaker #1

    Vision board, exactement. Vas-y, fais-le. Non,

  • Speaker #0

    je te jure, non,

  • Speaker #1

    Franck. Non, mais j'essaie. En plus, je le fais tous les ans. Je le fais tous les ans et ça marche bien. Mais tu vois, mon objectif, c'est que toutes les femmes puissent aller dans n'importe quel centre de coiffure sans devoir faire une heure de route comme toi, etc. Et en fait, pour ça, il faut que tous les coiffeurs de France et de Navarre soient formés. et qui a le plus d'enseignes en France aujourd'hui ça reste les franchisés les groupements de coiffure donc voilà c'est l'objectif que j'ai de cette année je te le souhaite je

  • Speaker #0

    te le souhaite vraiment parce que si t'arrives à faire ça même si les coiffeurs ils aiment pas trop les chaînes mais au moins ça a le mérite d'avoir beaucoup plus de portée que le petit salon du village ou le salon qui a trois salons de coiffure dans une ville. Si tu arrives à faire ça, mon Dieu, mais demain, je vais chez Franck Provost, je peux me faire coiffer.

  • Speaker #1

    En fait, encore une fois, c'est cette histoire d'avoir le choix.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Et c'est un choix de chez moi. Ce n'est pas une d'eux.

  • Speaker #1

    C'est cette histoire d'avoir le choix, de te dire, en fait, si je veux aller au Franck Provost, aux Jean et David en bas de chez moi, je peux. Si je préfère soutenir les commerçants locaux, je peux aussi parce qu'eux aussi, je veux continuer de les former, etc. C'est cette idée d'avoir le choix, tout simplement. Il y a de la place pour tout le monde, en fait.

  • Speaker #0

    C'est beau. On sent que tu es animée par un truc. C'est beau, j'ai hâte de voir ça. Rendez-vous dans 5 ans ou dans toute la France. Il y a combien de salons de coiffure ? 100 000 ?

  • Speaker #1

    Plus de 100 000, ouais.

  • Speaker #0

    Eh bien, la moitié seront maîtrisées les cheveux textiles. Allez ! Vision board, vision board. Mais le tout-dit.

  • Speaker #1

    Ah ouais, ouais, il faut.

  • Speaker #0

    En tout cas, j'ai une dernière question pour toi. Après avoir écouté ce podcast, d'après toi, qu'est-ce que nos auditrices devraient retenir de tout cet échange qui a été vraiment hyper riche et hyper impactant, même pour moi ou pour les gens qui nous écoutent ? Qu'est-ce qu'elles devraient retenir, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Ce qu'il faut qu'elle retienne, c'est qu'aujourd'hui, la situation est telle qu'il y a une injustice qui est criante pour 30 à 45 % de la population. Et ça, ce n'est pas normal. En fait, en tant que coiffeur, si votre métier, c'est la coiffure, vous êtes censé pouvoir vous occuper de n'importe quelle personne qui passe votre salon et qui a des cheveux sur la tête. Faites ça de là. Et à partir, si vous trouvez que c'est injuste aussi, et que votre objectif c'est également de satisfaire vos clientes, de les rendre belles, de les rendre heureuses, ça devrait être la suite logique de aussi savoir s'occuper de toutes ces clientes qui sont délaissées depuis des années et des années. En fait, c'est ça que je voudrais qu'elles retiennent, c'est que collectivement, on a un rôle à jouer, et chacun a son rôle à jouer. pour réparer cette injustice. C'est ça le point.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Daba.

  • Speaker #1

    Avec plaisir, merci à toi.

  • Speaker #0

    J'ai passé un super moment avec toi, c'était trop cool. J'ai hâte, on va refaire ça, c'est sûr, après la fin de ce show. Avec plaisir. On va refaire ça, c'est sûr.

  • Speaker #1

    Merci pour ton invitation, merci pour ta confiance.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour ton temps, c'est vraiment un plaisir à chaque fois. Je te dis une très belle journée et à bientôt.

  • Speaker #1

    A toi aussi, à bientôt, au revoir.

  • Speaker #2

    Sincèrement, je ne pourrais pas mieux terminer que ce qu'a dit Daba. C'est qu'en fait, si votre mission, c'est de faire du bien à vos clients, que leur bien-être soit au centre de toute votre attention, eh bien l'inclusivité est l'avenir parce que, encore une fois, 30 à 45 % de la clientèle est lésée. Et je fais partie de cette clientèle-là qui en fait se dit ... juste si j'ai un salon qui m'accepte juste pour faire un shampoing ou même me laisser à disposition le bac à shampoing maçon, j'en serais contente et en fait, c'est pas normal d'accepter aussi peu, mais si on accepte aussi peu, c'est parce qu'on a aussi peu de choix. Alors si l'inclusivité est au cœur de votre aspiration, de votre mission, Et bien comme dit Dabba, la suite logique, et bien c'est de se former à être capable de coiffer tout type de cheveux parce que les cheveux ne sont que des cheveux et rien d'autre. Un cheveu frisé est la même chose qu'un cheveu lisse. La seule chose qui le diffère c'est la forme, mais dans le fond c'est la même chose. Sur ce, je te souhaite une très belle journée et je te dis à la semaine prochaine.

  • Speaker #0

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si tu l'as apprécié, n'hésite pas à me laisser ton avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast. Je prendrai le temps de le lire lors d'un prochain épisode. N'hésite pas aussi à partager ce podcast autour de toi si le cœur t'en dit. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

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Description

Helloooooo


Aujourd'hui j'accueille Daba pour une interview criant de vérité quant à l'injustice que vivent les femmes aux cheveux bouclés frisés à crépus !


Il n'y a aujourd'hui que 1% des salons de coiffures en France qui sont apte à accueillir cette clientèle dans de bonnes conditions avec une réelle expertise client !


Après avoir travaillé auprès de grande marque telles que Hermès et Louis Vuitton, Daba est aujourd'hui empli d'une mission noble qui est d'éradiquer cette injustice faite à 30-45% de la clientèle !


👥 Mon invitée du jour : Daba DIOKHANE


Son Instagram : @dioka.fr

Son site internet : https://dioka.fr/formations-professionnelles/

Son cadeau (si tu en as un) : je peux proposer -10% à toutes les auditrices de ton podcast qui voudraient se former auprès de notre academie pour les formations de Septembre.

Le lien direct vers votre offre : https://dioka.fr/formations-professionnelles/


La crème dont nous avons parlé : La Pépite de Niir


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✨ Le matériel que j'utilise :

Le micro : https://amzn.to/4auyN1v

Montage : GarageBand

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🎶 Musique:

Jingle:

So Smooth - Cantroll

https://icones8.fr/music/track/so-smooth--1

Fugue :

https://icones8.fr/music


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Boss IT, le podcast dédié aux coiffeuses et maquilleuses professionnelles et entrepreneuses. Je suis Valentina, moi-même coiffeuse maquilleuse spécialisée dans la mise en beauté de mariage. À travers ce podcast, je vous partage des ressources pour exploiter tous vos atouts, mais aussi comment maintenir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Let's talk the real talk. Belle écoute ! Bonjour et bienvenue dans l'épisode 24 du podcast Bossa IT. Aujourd'hui, nous accueillons Daba Diokane, plus connu sous le nom de Dioka, qui est son label de qualité auprès de femmes aux cheveux ondulés, bouclés, frisés et accrépus, qui est une gage de qualité pour les personnes ayant les cheveux texturés. Dans cet épisode, nous décortiquons un peu les idées reçues sur les cheveux texturés, à... Pourquoi on a du mal à trouver un salon qui sache travailler sur les cheveux texturés. Et dans cet épisode, vous allez vous rendre compte que finalement, la plupart des coiffeurs oublient 30 à 45% de la population de clientèle potentielle dans les salons. 30 à 45% de la population, c'est énorme. Et c'est une vraie injustice que Dabba a à cœur d'éradiquer. Je vous laisse écouter cet épisode, mais avant toute chose, je vous rappelle que vous retrouverez toutes les informations de Daba Diokane dans les notes de cet épisode, ainsi que toutes mes ressources que je mets à votre disposition. Je ne vous retiens pas plus, je vous dis enjoy ! Hello Daba, comment tu vas ? Hello,

  • Speaker #1

    ça va et toi Valentina ? Ça va,

  • Speaker #0

    merci. Je te remercie d'avoir accepté de prendre du temps pour venir discuter avec moi pour mon audience et notre audience en commun. Aujourd'hui, je suis hyper contente parce que du coup, tu es experte pour cheveux texturés. Donc, tu travailles sur les cheveux texturés. Mais juste avant en off, tu m'as dit qu'à la base, tu n'étais pas coiffeuse de base. Donc, ça m'intrigue et j'aimerais savoir un peu plus sur toi. Qui était d'abat avant ? Comment est-ce que tu as fait pour te retrouver justement à devenir experte pour cheveux texturés sans être coiffeuse ?

  • Speaker #1

    Oui, alors déjà, merci pour l'invitation. Je suis ravie du coup de pouvoir échanger avec toi. Alors moi, en effet, aujourd'hui, je travaille dans le secteur des cheveux texturés, mais ce n'est pas du tout mon domaine initial. Moi, en fait, j'ai fait une école de commerce. Ensuite, j'ai travaillé en marketing dans le secteur du luxe pendant près de dix ans. J'ai travaillé chez Hermès, chez Viton, et j'étais en charge de tout ce qui était développement produit, notamment sur la maroquinerie et les accessoires. et... Et en fait, moi, je travaille avec les designers pour développer une nouvelle collection et assurer toute l'industrialisation, la production, le marketing jusqu'à la vente. Donc, j'ai adoré faire ce métier-là. C'était vraiment mon rêve, en fait, quand j'étais en école de commerce. Et au final, j'ai fini un petit peu par m'ennuyer. Et j'avais un peu envie de me challenger. Et en fait, c'est tombé au même moment, plus ou moins, où je suis passée au naturel avec mes cheveux. En fait, donc moi je me défrisais les cheveux pendant toute ma jeunesse, mon adolescence, etc. J'ai arrêté de me défriser les cheveux lorsque j'avais autour du début de la vingtaine. Et j'ai décidé d'apprendre à m'occuper de mes cheveux au naturel. Sauf que c'était hyper compliqué, j'ai passé des heures et des heures sur YouTube à regarder les youtubeuses américaines. Sauf que tout ce qu'elles faisaient, ça ne marchait pas, parce qu'en fait j'avais fallu un peu vocal tout simplement. vu que je connaissais pas mes cheveux je pensais que ce que je voyais à l'écran c'était la même chose que moi j'avais sur la tête alors que pas du tout et à force d'avoir essayé mille et un produits mille et une routines à rallonge faites de bain d'huile, de shampoing de masque, d'après shampoing des routines à dix mille produits on les connait je me suis dit bah j'aimerais bien trouver en fait un coiffeur un salon qui va me donner des conseils pour moi pour mes cheveux, pour ma texture, pour mes problématiques hum Et c'est là que je me suis rendue compte de l'autre galère dans laquelle je m'étais embarquée. C'est là que je n'ai trouvé personne, en fait, pour s'occuper de moi. Moi, en fait, je voulais... J'avais passé pas mal de temps à Châteaurouge parce que je faisais des tresses là-bas. Sauf que moi, je ne voulais pas des tresses. Je voulais avoir des conseils pour savoir comment m'occuper de mes cheveux au naturel. Et je voulais aussi un endroit qui soit propre, qui soit agréable, où je passe un beau moment avec quelqu'un qui ait une expertise du cheveu naturel. Et là, ça a été... Et j'habite à Paris.

  • Speaker #0

    On te demande beaucoup.

  • Speaker #1

    Ah ouais, je me suis rendue compte que j'en demandais trop. Heureusement pour moi, j'ai rencontré un salon, un coiffeur qui m'a réconciliée avec les coiffeurs. et qui m'a réconciliée avec mes cheveux. Il a passé deux heures, on a eu un rendez-vous pendant deux heures, où il m'a fait un shampoing, un masque, il m'a démêlé les cheveux, à la fin, il m'a fait un brushing, etc. Mais il m'a donné plein de conseils, et je suis sortie de là, je me suis dit, ah, mais en fait, aller chez le coiffeur, c'est cool, en fait, c'est sympa, ça peut être un moment de détente, et surtout, j'ai eu tous les conseils qui me manquaient, en fait, pour apprécier mes cheveux naturels. Et c'est là, en fait... La coïncidence entre mon ennui dans mon ancien boulot et le fait que j'ai cette période de transition capillaire, je me suis rendue compte que je n'étais pas la seule dans ce cas-là. Clairement, il y a des millions de femmes en France qui ont les cheveux crépus et pas seulement un frisé bouclé qui ont du mal, qui ont les mêmes problématiques. Et c'est là que je me suis dit, allez, je me lance dans l'entrepreneuriat et j'essaye de répondre à cette problématique de comment aller se faire coiffer en toute confiance. sans avoir peur. Et c'est comme ça, en fait, que mon aventure entrepreneuriale a démarré dans la coiffure et que j'ai découvert, du coup, cet univers qui m'était totalement inconnu, sauf en tant que cliente moi-même.

  • Speaker #0

    D'accord. Et là, ça fait combien de temps, du coup, que tu as lancé cette entreprise ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai lancé Duoka en

  • Speaker #0

    2020.

  • Speaker #1

    OK. Pour répondre à cette question. Ouais, en plein Covid, j'ai eu une épreuve, moi. Je me souviens, j'ai démissionné, j'ai quitté mon emploi en octobre 2019.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et je me suis dit, en fait, j'avais une clause de non-concurrence à mon ancien boulot. Je ne sais pas si tu sais ce que c'est, mais en fait, c'est un contrat qui permet de pouvoir continuer à être rémunéré et en contrepartie, tu as interdiction de travailler pour la concurrence. C'est quelque chose que tu fais de façon assez récurrente dans le secteur du luxe. Surtout que moi, je travaille sur les nouvelles collections. Donc en fait, j'avais neuf mois pour développer ce concept-là. Et en fait, c'est tombé pendant le Covid. Donc je l'ai pris un peu comme une opportunité. Je me suis dit, bon, ce n'est pas grave, ça tombe pas si mal que ça. Et en gros, en 2020, j'ai créé un label de qualité pour répondre à cette problématique de où aller se faire coiffer en toute confiance quand on a les cheveux texturés. Et c'est un label qui référence toutes les bonnes adresses en France de professionnels de la coiffure. Et c'est des professionnels qui sont testés et approuvés par des clientes mystères. Et ça, c'est une pratique dont je me suis inspirée du secteur du luxe. C'est quelque chose qui se fait souvent dans les boutiques de luxe. D'abord, ce qu'on appelle du mystery shopping pour noter un peu le service client, tout ça. Et je me suis dit, c'est intéressant d'avoir la même chose dans la coiffure pour nous, vu qu'on galère et qu'on a souvent peur d'être chez coiffeur. et pendant trois ans J'ai visité quasiment 250 coiffures en toute la France. Waouh ! J'ai eu prise de passion pour ce secteur. J'ai adoré rencontrer les coiffeurs de différentes villes, de différentes origines, de comprendre quelles étaient leurs problématiques. Et en parallèle, j'ai construit du coup cette communauté sur Instagram. Et au fur et à mesure que tout ça s'est développé, il y avait de plus en plus de femmes qui m'envoyaient des messages sur Instagram en me disant, mais... Merci pour ce que vous faites, en revanche moi j'habite dans telle ville et sur votre site je vois aucun salon pour moi, enfin il n'y a aucun salon qui est référencé. Et j'étais là, bah ouais parce qu'en fait chez vous je sais qu'il n'y a rien, il n'y a personne. Moi je viens du marketing donc j'ai fait cette étude de marché à grande échelle et je me suis rendu compte que sur les 100 000 centres de coiffure qui existent en France, il n'y en a qu'une centaine qui savent véritablement s'occuper au naturel des cheveux bouclés, frisés, crépus, lisses, de façon qualitative avec une expérience client qualitative. Sachant que on est entre 20 à 30 millions de personnes en France qui ont les cheveux texturés.

  • Speaker #0

    Il y a un gros gap, quoi.

  • Speaker #1

    Il y a un super gros gap. Il y a un super gros gap. Et ça, je me suis rendue compte, en fait... il faut que j'aille plus loin, le label ça ne suffit pas, référence et bonne adresse, en fait je vais vite faire le tour. C'est clair. Et du coup je me suis posé la question de comment répondre à cette demande encore de ces millions de femmes qui galèrent encore à trouver des salons de coiffure et j'ai compris que c'était un problème de formation. Que lors de la formation du CAP coiffure et du brevet professionnel de coiffure, que le seul enseignement était sur les cheveux lisses. Oui, que la seule chose que vous appreniez, c'était les défrisages, les permanentes, etc. Et que le programme n'était pas adapté aux réalités actuelles et aux attentes des clientes actuelles.

  • Speaker #0

    Sur le programme, on a juste genre, c'est même pas un chapitre, on a genre juste, tu sais, un paragraphe qui dit cheveux caucasiens, cheveux négroïdes et cheveux asiatiques.

  • Speaker #1

    C'est tout ce qu'il y a. Et ça s'arrête là. Ça s'arrête là. Forcément, c'est compliqué. Et donc, je me suis dit, donc du coup, pour répondre à cette demande, dans ce cas-là, il y a deux options. Soit je me forme. et j'ouvre potentiellement un centre coiffure si je me motive ou j'essaie de trouver un ou une associée experte en coiffure pour monter ça à deux ou soit je forme des coiffeurs qui existent déjà, qui ont déjà leur salon qui ont déjà leurs adresses, qui ont déjà leur activité tout simplement pour qu'eux, ils développent leurs compétences sur cette nouvelle type de clientèle et du coup j'ai choisi la deuxième option

  • Speaker #0

    Au final, tu ne fais que de la formation, tu ne coiffes pas de la clientèle finalement.

  • Speaker #1

    Non,

  • Speaker #0

    je ne fais pas de la clientèle.

  • Speaker #1

    Moi, je pars du principe que chacun son métier malgré tout. Moi, j'ai eu cette idée-là en tant que cliente, mais je pense et je suis convaincue qu'il y a des super coiffeurs en France, des super coiffeuses qui sont passionnées, qui ont envie d'en apprendre plus, qui sont ouverts d'esprit, qui sont curieux. Donc en fait, moi, je préfère travailler en équipe. et que chacun apporte sa pierre à l'édifice.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Moi, ma pierre à l'édifice, c'est tout ce qui va être marketing. C'est mon...

  • Speaker #0

    Ton point fort.

  • Speaker #1

    Mon point fort.

  • Speaker #0

    Et ton job.

  • Speaker #1

    Voilà. Et les coiffeurs, les coiffeuses, elles ont déjà leur expertise cheveux. Et donc, avec tous les contacts que je m'étais fait lorsque j'ai lancé le label de qualité, j'avais identifié, en fait, déjà ces bonnes coiffeuses, ces experts dans toute la France. Et je leur ai demandé, est-ce que vous voulez qu'on se lance et qu'on propose des formations tous ensemble pour les coiffeurs qui sont curieux ? Donc vous, vous faites la partie technique, entre guillemets, l'apprentissage de la coupe, l'apprentissage de tout ce qui est soins, du coiffage, etc. Et moi, je vais faire la partie histoire du cheveu crépu, parce que je pense que c'est hyper important de connaître l'histoire. pour comprendre pourquoi il y a toutes ces problématiques-là aujourd'hui et pourquoi c'est si compliqué pour les femmes d'assumer leurs cheveux aujourd'hui. Et la partie marketing, réseaux sociaux par la suite pour développer cette clientèle-là. Donc du coup, je me suis dit, on va proposer comme ça une formation qui sera hyper complète pour ceux qui veulent véritablement devenir inclusifs, développer leur connaissance, développer leur clientèle.

  • Speaker #0

    Et tu as formé jusqu'à combien de personnes jusqu'à présent ?

  • Speaker #1

    Alors là, j'arrive à 150 personnes formées dans toute la France. Et du coup, la Dioka Academy, je l'ai lancée il y a un an et demi maintenant. Donc en un an et demi, on a formé 150 élèves bientôt sur les cheveux, donc texturelles.

  • Speaker #0

    C'est beau. Moi, je sais que déjà, il y a Émilie Cosy Coiffure qui n'est pas loin de chez moi.

  • Speaker #1

    Oui, exact.

  • Speaker #0

    Elle m'avait demandé, Bichette, elle m'avait demandé justement de lui servir de modèle. à la suite ou pour une des formations. Et je lui dis, je ne suis pas confiante. Je lui dis, il n'y a que mon débois qui me douche les cheveux.

  • Speaker #1

    Content, content, content. Mais oui, en effet, Émilie, elle fait partie de ces coiffeuses hyper curieuses qui sortent de leur zone de confort, qui ont envie d'apprendre, mais vraiment par amour des clientes et par amour du cheveu, tu vois.

  • Speaker #0

    Ça se sent parce que j'ai vu la différence entre avant et après la formation, justement. Et franchement, tu vois, là, des fois, je me dis, je me ferais bien tenter d'aller chez elle. Et pourtant, elle est à plus d'une heure de chez moi. Mais j'ai déjà fait la route pour autre chose parce qu'on se connaît. Donc, ça ne me dérangerait pas de faire la route, tu vois.

  • Speaker #1

    Voilà. Ma mission est accomplie quand tu me dis quelque chose comme ça, Valentina.

  • Speaker #0

    Mais ça met en lumière que quand même, il faut que je mette encore une heure de route pour aller chez le coiffeur.

  • Speaker #1

    Je fais du mieux que je peux.

  • Speaker #0

    Oui, c'est bon. Si tu n'étais pas là, je devrais faire trois heures pour aller me faire coiffer.

  • Speaker #1

    Tu sais, en France, on parle souvent des aires médicaux. Le fait que ce soit hyper compliqué de trouver des médecins. Moi, je parle de déserts capillaires. En France, il y a des déserts capillaires dont on n'a pas idée.

  • Speaker #0

    Non, mais c'est vrai.

  • Speaker #1

    À quel moment on a normalisé le fait de faire une heure de route dans cette économie-là, avec le prix de l'essence, pour aller se faire coiffer ?

  • Speaker #0

    Non mais oui.

  • Speaker #1

    Et en fait, c'est pour ça qu'il y a de moins en moins de femmes qui vont chez le coiffeur. Ah, parce qu'elles savent s'occuper d'elles-mêmes toutes seules, etc. Ça joue, mais il n'y a pas que ça. Aujourd'hui, on a déserté les coiffeurs parce qu'il n'y en avait pas assez et parce qu'ils n'étaient pas formés. Forcément, on ne va pas prendre le risque d'aller payer. C'est nos cheveux, c'est important. On ne va pas prendre le risque de se déplacer, de perdre notre temps, notre argent, notre énergie, nos cheveux pour un résultat dont on n'est pas sûr qu'il soit à la hauteur de nos attentes. La problématique, elle est là. parce que toi quand tu dis que tu as vu un avant-après, que ça t'a donné envie. de prendre ta voiture et d'y aller, ça montre bien que ça change quelque chose d'être formée. Mais oui,

  • Speaker #0

    carrément, de toute façon, il n'y a pas de secret, en fait, pour attirer de la clientèle, ce n'est pas baisser ses prix ou faire je ne sais combien de promos. Pour attirer une clientèle, en fait, c'est d'offrir justement, comme tu dis, un service de qualité et d'être une expertise, en fait. Parce que souvent, j'ai bien aimé quand tu as dit trouver un salon propre, parce que j'aimerais souligner ce truc, un salon propre et accueillant. Parce qu'en tant qu'Africaine, moi, j'ai connu des salons de coiffure où tu vas pour faire tes tresses. T'es là, la nana, elle est en train de faire à bouffer dans le salon à côté. Il y a les gosses qui trônent dans tous les trucs. Et ça donne une mauvaise image, justement, de se dire qu'en fait, c'est soit t'as ça et tu prends ou tu prends pas. Soit tu dois faire je ne sais combien d'heures de route pour avoir quelque chose avec un vrai service client, avec un salon propre. avec une expertise et c'est dommage en fait et j'aimerais souligner ce point parce que voilà une des raisons qui fait que j'ai pas envie d'aller en salon mais c'est ça en fait le truc c'est que aujourd'hui les coiffeurs que

  • Speaker #1

    ce soit les coiffeurs on va dire caucasiens que les coiffeurs afro ont du mal à comprendre c'est quoi les attentes des clientes aujourd'hui parce que moi tu vois d'un point de vue personnel j'aurai aucun problème parce que ça m'arrive encore de faire des tresses de temps en temps j'aurai aucun problème à aller à Château d'eau et j'irai même avec plaisir parce que je sais que pour des belles tresses c'est les meilleures y'a rien à dire ce sont elles les meilleures mais je n'y vais pas parce que en effet je souhaite un endroit qui soit propre qui soit calme et en fait c'est ça je pense qu'on veut qu'on attend aujourd'hui des salons de coiffure afro et les coiffeuses souvent de ces salons là ne l'ont pas intégré parce que ça fait partie de la culture africaine qui est liée au coiffage ce que je comprends aussi mais le problème c'est que nous on n'a pas de choix oui c'est exactement de choix c'est exactement ça parce qu'il y en a qui adorent avoir cette ambiance justement qui rappelle un peu le pays familial oui oui oui et moi je comprends aussi mais du coup c'est soit ça soit rien pourquoi on n'a pas plusieurs choix nous de tu vois de d'accessibilité à différents types de salons, différents types de prix, différents types d'expériences clients.

  • Speaker #0

    Ou juste de te faire servir le café quand tu arrives en fait.

  • Speaker #1

    Moi c'est la base en fait. Genre ouais mais ouais mais je ne fais pas ça. Mais sers moi un jus de bisop si tu veux.

  • Speaker #0

    Non mais oui, non mais juste de ça. Non mais moi franchement des fois tu vois, comme je te disais tout à l'heure en off, moi j'ai mon témoin qui est coiffeur donc c'est lui qui s'occupe de mes cheveux Et tu vois, il y a un truc, souvent, en fait, moi, je prends rendez-vous une fois par an chez lui pour faire ma grosse coupe. Parce que je n'ai pas envie de le déranger, parce que je sais que sa clientèle, elle n'est pas de cheveux texturés. Donc, je n'ai pas envie, parce que du coup, quand moi, je viens, il bloque genre trois heures. Il doit se préparer psychologiquement. Je n'ai pas envie de le déranger. Moi, des fois, je lui dis, en fait, j'aimerais venir plus souvent, mais des fois, juste, tu me fais un shampoing. J'ai juste envie que, je pense, tu me... du siège maintenant. C'est tout ce que tu veux, en fait. Juste un shampoing, ça me suffit.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    en fait

  • Speaker #1

    mais c'est exactement ça mais franchement nous qui n'avons pas l'habitude d'aller dans un salon de coiffure je vous le dis si vous nous écoutez, vous savez pas ce que vous loupez d'un plaisir d'un massage crânien opaque mais oui c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme tu dis les coiffeurs ils ignorent 30% de la clientèle mais en fait juste des fois tu proposes un service shampoing soin massage crânien ça suffit parce que souvent ils te vois arriver avec des cheveux ils vont dire oh là là on fait pas on traite pas vos cheveux juste parce qu'ils n'ont pas envie faire le brush mais moi je suis fou je sors les cheveux mouillés je m'attache les cheveux juste touche moi ouais mais tu vois tu vois qu'elle prend la barre elle est basse mais oui mais oui mais oui mais

  • Speaker #1

    toi mais même ça je pense que même ça il prendrait peur parce qu'il y en a qui ont vraiment jamais touché un cheveu mais ils savent même pas comment le manipuler mais ils verraient la masse et le volume ils auraient peur de mettre les mains dedans mais oui On en est là en fait. Mais oui, il y a vraiment tout un... C'est ça que je disais, c'est que souvent les coiffeurs ne comprennent pas les attentes des clients actuels. Les coiffeurs afro, ils n'ont pas compris qu'on veut une expérience client qui soit positive, qui soit qualitative. avec une décoration un peu agréable, des outils propres, un endroit propre, et les coiffeurs cocaviens, les coiffeurs blancs, souvent, certains d'entre eux ont du mal à comprendre qu'on ne cherche pas des traits, des tissages, des choses comme ça, non. On cherche juste à avoir quelque chose de basique, j'ai envie de dire, de se lancer à la portée de quelqu'un dont la profession est la coiffure. un shampoing, un soin et un coiffage. Basta.

  • Speaker #0

    Mais tu sais que moi-même, qui ai les cheveux afro, je ne saurais pas couper des cheveux afro. Je fais au feeling quand ça m'arrive.

  • Speaker #1

    Eh bien, tu allieras à mes formations.

  • Speaker #0

    Moi, à l'école, j'ai appris que je fais un shampoing. Je prends le peigne, je coupe. Je ne sais pas se faire de coupe à sec. Je le fais de temps en temps, mais tu sais, si je veux friser, mais pas crépus, je ne m'aventurerai pas à faire ça sur un cheveu crépu parce que je ne le maîtrise pas. C'est un truc où il faut se former et ça, il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Eh bien moi, je vais te dire un truc et je suis contente que tu en parles parce que parfois, on m'a dit, je ne l'ai jamais dit ça, mais on m'a dit, oui, toi, tu formes les blancs, c'est dommage de ne pas garder ce que tu avais entre nous. J'ai dit, alors attendez. Il faut arrêter. On ne va pas s'en sortir en fait. Déjà, chacun est libre de faire comme il veut. Donc si... tu as un problème avec ma façon de faire, il n'y a pas de souci, tu peux.

  • Speaker #0

    Au contraire.

  • Speaker #1

    Et moi, mes formations, mes pitiés, les coiffeurs noirs, venez. Mais je veux dire, tout le monde est le bienvenu. Moi, j'ai une vision de la coiffure qui est inclusive. Moi, mon rêve, c'est que n'importe quelle femme puisse aller dans n'importe quel centre coiffure sans se poser de questions. Moi, c'est ça mon rêve. Que ce soit un centre coiffure où la coiffeuse est asiatique, maghrébine, américaine. que sais-je ? Tu vois ce que je veux dire ? Et à partir de ce moment-là, les coiffeurs que je forme, mais venez tous ! Parce que vous avez tous fait le même cursus, n'est-ce pas ? Ce même cursus qui qui éclipse les cheveux texturés. Donc ça veut dire que techniquement vous êtes tous bienvenus, techniquement vous avez tous des trucs à apprendre. Donc s'il vous plaît !

  • Speaker #0

    Ah oui, moi j'ai des trucs à apprendre, moi c'est surtout la partie soins parce que coupe j'en fais pas. Mais moi, ce serait surtout la partie soins, justement, pour implémenter ça dans les coiffures mariées, tu sais. Ça, c'est sûr et certain, ça, c'est quelque chose que j'aimerais parce que même mes cheveux, tu sais, genre, moi, je me fais les brushings l'hiver et l'été, je râle.

  • Speaker #1

    Je les attache,

  • Speaker #0

    tu sais, je les attache, je mets un tissu, hop, comme ça, c'est plaqué. Je n'aime pas mettre du gel parce que, enfin, je n'aime pas trop. Donc, je n'utilise que de l'eau pour les plaquer. Mais je râle beaucoup l'été. Je râle.

  • Speaker #1

    C'est pareil, tu es la bienvenue.

  • Speaker #0

    Donc j'assume de dire que je suis une noire qui a des cheveux crépus, mais qui ne sait pas m'utiliser à 100% des cheveux crépus. Et je suis sûre qu'Emily, qui est venue se former chez toi, est plus avancée là-dessus que moi. Moi, tu sais, quand on m'est mariée, quand je leur fais, souvent ce que je leur fais, je leur fais un silk press. Je reboucle le truc pour faire des boucles bien définies. Alors que si j'apprenais à faire du curling, etc. et prendre la pâte...

  • Speaker #1

    Tout ce qui est par exemple twist, wash and go, tout ça, tu fais pas ?

  • Speaker #0

    Oui, ça je fais. Oui, d'accord. Non, mais tu sais, coiffure de mariée, ça demande... Ah oui, d'accord. C'est ça, ça demande quand même à avoir quelque chose de net, de nickel. Et du coup, je leur dis souvent, en fait, pendant l'essai, j'essaye de faire, tu sais, le curling. Si leurs cheveux sont vraiment trop secs et que je n'ai pas les produits adaptés, Ce que je leur dis, c'est que, OK, on a essayé comme ça. Pour le jour J, ce qu'on peut essayer, c'est de faire un silk press. Et là, je viens redéfinir la boucle, vraiment pour avoir quelque chose de très brillant. Parce qu'en fait, je ne veux pas non plus qu'elles se disent, on va avoir une coiffure qui est tout brouillon. Non, on peut avoir une coiffure qui est bouclée, mais très lisse à la fois, tu vois, très polish. Plutôt pas lisse, mais plutôt polish, tout le temps frisé, tu vois. Donc, moi, j'utilise une autre technique. Mais j'aimerais quand même implémenter le fait de vraiment travailler la matière de la personne sans ramener un outil chauffant ou alors juste sur le dessus pour fignoler ça, tu vois. Elle est en train de noter pour la formation.

  • Speaker #1

    Ah, bien sûr ! Ah,

  • Speaker #0

    j'adore !

  • Speaker #1

    Bah ouais !

  • Speaker #0

    J'adore !

  • Speaker #1

    Non, mon objectif, c'est de faire des formations qui aident les personnes. Mais carrément ! Si tu me dis que c'est ton besoin, bah je me le note !

  • Speaker #0

    Mais vas-y, vas-y, vas-y, si tu veux, on fera un appel découverte après.

  • Speaker #1

    Avec plaisir !

  • Speaker #0

    mais vraiment avec plaisir non mais voilà moi je pense que ça moi en tout cas j'ai ce côté là où je maîtrise le silk presse sur les cheveux frisés parce que moi je le fais sur moi et je les ai appris à mon témoin donc cette partie là je maîtrise sauf que ça demande à venir chauffer le cheveu même s'il ya on fait un soin avant on fait un soin après on vient enfin je soigne tout au long mais ça demande quand même à utiliser un pro un outil chauffant qui vient chauffer le cheveu doublement parce que d'abord je le lisse et ensuite je le reboucle pour revenir au point de départ donc j'aimerais ouais c'est ça j'aimerais implémenter vraiment parce que notamment tu as Kenza qui est venue se former chez toi et elle je ne sais pas comment elle fait mais elle a des boucles hyper

  • Speaker #1

    définies et magnifiques à chaque fois et je me dis mais pour ça il faut quatre heures en fait ça dépend en fait il ya plusieurs choses déjà il faut savoir que Kenza elle a les cheveux qui sont naturellement bouclés frisés Donc en fait ce qu'elle fait, c'est qu'elle réveille une boucle qui existe. Et donc ça, elle connaît ses cheveux, elle connaît les produits du coup qui sont adaptés à sa texture et à ses besoins à elle. Après, il faut aussi se dire que tu ne créeras jamais une boucle qui n'existe pas.

  • Speaker #0

    Ah non, mais ça c'est sûr.

  • Speaker #1

    Jamais. C'est sûr. Tu peux le faire avec tout ce qui va être en effet des techniques de mise en pli, mais avoir cette définition, etc., comme l'exemple de Kenza que tu donnes, C'est parce que ses cheveux sont déjà naturellement avec cette texture. Et ensuite, elle a les bons produits, la bonne application, etc. pour que ça donne...

  • Speaker #0

    Ah, mais hyper brillant, hyper volumineux. Il n'y a pas un cheveu de travers. Tout est paf, tout est bam, tout est cool. OK. Là, en ce moment, j'ai vu... Du coup, là, au moment où cette interview sera postée, ce sera le 9 juillet. Mais du coup, tu auras fini le June Tint. Parce que j'ai vu hier que tu faisais un épisode par semaine pour l'occasion du mois de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Donc, vu que tous les épisodes seront postés au moment où on va écouter cet épisode, est-ce que tu peux nous parler un peu de chaque épisode, si ça te dit un peu brièvement ?

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Le premier, il était hyper intéressant, justement, sur l'histoire du cheveu crépu. Donc, voilà.

  • Speaker #1

    En fait, c'est lorsque moi, je me suis intéressée à mes propres cheveux et lorsque j'ai commencé à mettre en place les formations, en fait, je me suis rendue compte qu'au-delà des problématiques de manque de connaissances de comment on coupe, comment on soigne, comment on coiffe, en fait, je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de préjugés sur les cheveux, sur les cheveux notamment crépus. Et des préjugés... aussi bien de la part des coiffeurs que de la part des personnes qui ont des cheveux crépus elles-mêmes. Et ça, je me suis dit, si on n'arrive pas à déconstruire ces préjugés, déconstruire ces idées reçues, ça ne sert à rien d'apprendre toutes les techniques du monde pour sublimer le cheveu afro. Tant qu'on n'aura pas compris quelle est l'histoire du cheveu. Et c'est pour ça que je me suis dit, je vais repartir de la base à la base. Et je vais raconter cette histoire, au final, qui est assez peu connue et dont on ne parle jamais. Pour faire comprendre que le cheveu crépu a une histoire et qu'elle ne date pas de l'esclavage, qu'elle date bien avant ça. Donc ça, c'est l'épisode justement sur... l'importance des coiffures africaines avant la période de l'esclavage, donc de la préhistoire à l'esclavage. Je vous invite du coup à aller regarder, mais en fait, à cette époque-là, les personnes dans les pays africains, à l'époque, savaient comment s'occuper de leurs cheveux. Et au-delà de savoir comment s'occuper de leurs cheveux, ils avaient les outils pour, ils avaient les produits pour, enfin les produits, c'était les produits de la nature. Au-delà de ça, il y avait une vraie signification sociale, familiale. ethniques dans les différents coiffages. Ça pouvait, par exemple, signifier de quelle ethnie on venait. Ça pouvait, par exemple, permettre d'identifier est-ce qu'une femme est célibataire, est-ce qu'elle est en couple ou est-ce qu'elle est en deuil. On ne mettait pas les mêmes ornements, les mêmes bijoux dans les cheveux, en fonction de l'ethnie d'où on venait. Tout ça, c'est pour montrer que le cheveu crépu, en fait, on l'a dénigré, on l'a dévalorisé et en fait toute cette entreprise négative nous est rentrée dans la tête elle nous est rentrée dans la tête et on connait pas cette histoire là avant donc moi je veux la raconter pour aider les femmes, les hommes, les enfants à accepter leur texture naturelle et surtout je veux montrer que c'est un cheveu comme un autre c'est à dire ok elle a son histoire qui est particulière et qui est unique, mais c'est aussi un cheveu qui a été fait de telle sorte à nous protéger.

  • Speaker #0

    Ça, c'est typiquement le premier épisode de cette série. C'est sur le fait que cette forme, cette boucle très resserrée en forme de S et de Z, elle n'est pas comme ça par hasard. Elle est comme ça parce que les premiers habitants sur cette planète sont nés en Afrique. Et en fait, pour les protéger de la chaleur, de la sécheresse, c'est pour ça que le cheveu a poussé de cette façon-là. Pour protéger le corps de la surchauffe, pour protéger également le cerveau de la surchauffe et que ça fasse en fait une barrière naturelle. en fait, à l'environnement météorologique. Moi, en fait, quand j'ai découvert ça, j'ai trouvé ça incroyable. On cherche à se lisser les cheveux. On se les a défrisés pendant des années, mais non, la nature, elle est bien faite. La nature, elle est bien faite. Si le cheveu est comme ça, c'est qu'il y a une raison. Et je trouve que ça, c'est un élément qui est important dans l'acceptation, en tout cas, de soi. Et pour aider, justement, je le répète.

  • Speaker #1

    les femmes et les hommes ayant les cheveux crépus à accepter leur nature de cheveux telle qu'elle est sans vouloir la dénaturer et ça c'est ça aussi mon objectif avec tout ce que je fais en fait tu vois tout simplement c'est hyper intéressant parce que ça tu vois même moi je le savais pas avant tout ça par rapport aux ethnies oui vaguement tu sais mais je me suis jamais intéressée mais tu vois moi il y a un truc il y a une idée reçue sur les cheveux par exemple qui sort souvent c'est que ça pousse pas les cheveux frisés Et moi, je m'en rappelle, mais je m'en rappellerai toute ma vie. C'est l'époque où j'habitais en Italie. Et en Italie, on allait toujours chez la même coiffeuse pour faire les tresses. Donc déjà, j'avais tout le temps des tresses. C'était rare que j'avais mes cheveux au naturel. C'était soit j'avais des tresses, soit on me les défrisait. Et un jour, je ne sais pas pourquoi, ma mère m'a emmenée chez une autre coiffeuse. Et moi, j'avais les cheveux hyper longs parce que dans ma famille, on a tous les cheveux longs dans la famille. Et du coup, j'ai dit à la dame, faites attention, moi j'ai les cheveux longs pour enlever les tresses. Tu sais, il faut couper avant. Et du coup, je lui ai dit, faites attention, mes cheveux, ils arrivent à peu près là. Et tu sais, la bienveillance des coiffeuses africaines, elles me disent, tais-toi, assieds-toi là-bas. Et puis, paf, elle a tout coupé. Elle a coupé là. Elle a coupé là. Moi, j'avais des cheveux qui m'arrivaient au milieu du dos. Elle a coupé là, je te jure. J'ai pleuré. Elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Et du coup... Tu lui as dit quoi ?

  • Speaker #1

    Tu veux que je dise quoi ? J'étais enfant. J'avais quoi ? Je devais avoir 10 ans, quelque chose comme ça.

  • Speaker #0

    Ah là là !

  • Speaker #1

    Je lui avais dit d'avance de faire attention, que j'avais les cheveux longs. Ma coiffeuse, elle le sait très bien. Elle a l'habitude. Du coup, elle coupe quasiment que dalle, en fait, sur les tresses. Elle enlève juste les petites pointes qui sont serrées. Mais elle, elle m'a dit, « Ah, tais-toi, va t'asseoir là-bas. » Hop, elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Non mais... Mais ah, ça me donne envie de pleurer. Je te jure,

  • Speaker #1

    là, j'ai presque les larmes qui remontent.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Ah mais oui. C'est traumatisant. Et il y en a plein qui vivent ça, parce qu'on a tellement cette idée limitante dans la tête qu'un cheveu frisé ne pousse pas, nous-mêmes en tant que personnes noires, et que du coup, en fait, les personnes qui travaillent sur les cheveux noirs ont tellement ça à ancrer que, en fait, quand quelqu'un arrive et te dit « j'ai les cheveux longs » , elle dit « n'importe quoi, c'est là, tais-toi, assieds-toi, hop, je te coupe et puis ciao » .

  • Speaker #0

    Merci. Il y a une espèce d'idée reçue et puis il y a aussi un peu de jalousie. Oui, oui. Selon toi, tu ne les auras pas non plus, en fait.

  • Speaker #1

    Exactement, aussi. C'est horrible. Ah, non, mais je te jure.

  • Speaker #0

    Mais non, mais ça, c'est faux. Tu vois, moi, j'organise encore une formation pour les équipes d'Aromazone, là, tout le monde le met. Et c'est ça que je leur ai expliqué, je leur ai dit. Le cheveu crépu, c'est un cheveu qui est scientifiquement comme les autres. C'est-à-dire que, d'un point de vue chimique, moléculaire, il est composé de la même façon. qu'un cheveu caucasien asiatique, comme vous dites. Pareil, c'est pas un cheveu spécifique, il est constitué pareil. La vitesse de pousse, elle est entre 0,8 cm et 1,2 cm par mois. C'est la même vitesse qu'un cheveu caucasien. Je le répète pour ceux qui sont au fond de la classe, le cheveu crépu pousse à la même vitesse que le cheveu caucasien. D'accord ? Hé oh !

  • Speaker #1

    On arrête l'assiette !

  • Speaker #0

    Il paraît plus court parce qu'en effet, il a tendance à se casser. Shrinker et casser. On croit qu'il ne pousse pas, mais statistiquement, physiologiquement, ça pousse. On ne peut rien y faire. Ça pousse. C'est une fonction naturelle, la pousse. Le souci, c'est qu'on n'arrive pas à retenir la longueur parce qu'il faut des soins. Il faut des soins parce que le sébum, le liquide protecteur qui est généré par le cuir chevelu, a du mal à s'écouler le long du cheveu parce qu'il a cette forme. En S et en Z. C'est pour ça qu'il a besoin de plus de soins et qu'il a tendance à plus se casser. Mais la pousse existe. Et c'est la même. Et c'est la même. Voilà. La même. C'est la même.

  • Speaker #1

    Des fois que je n'ai pas compris.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Non, non,

  • Speaker #1

    mais oui.

  • Speaker #0

    Mais j'en veux à personne. Personne ne nous a appris. Personne ne nous a expliqué. Non. Et donc...

  • Speaker #1

    et j'ai l'impression et j'ai l'impression des fois parce que du coup tu me disais que tu as eu des critiques de gens qui te disent ouais tu formes que les blancs etc mais j'ai quand même l'impression que justement les blancs sont quand même plus comment dire plus motivés à justement rendre ça à devenir inclusif que de l'autre côté parce que je vois aussi par exemple Emilie je reprends l'exemple parce que je la connais Merci. Mais quand je vois comment elle parle de toutes ces choses-là, on sent qu'elle est hyper allumée par ça, en fait. Qu'elle a envie de prendre soin de ses clients, etc. Le customer care, en fait, c'est quelque chose qui est vraiment hyper important pour ces gens-là. Mais j'ai l'impression que du côté des Noirs, ça a encore un peu de mal à amener justement ce côté customer care ou de vraiment s'intéresser. à ce que veut la cliente en fait et je sais pas si c'est quelque chose qui te sait ou si c'est peut-être moi parce que moi je j'avoue je suis plus du tout dans le game de tout ce qui est coupe etc moi je suis vraiment dans mon truc chignon chignon maquillage mais

  • Speaker #0

    je parle d'un oeil extérieur qui regardait des vidéos youtube quoi où je dois aller chercher les infos sur youtube quoi en vrai je pense pas je pense pas que ce soit une question de couleur de peau Je ne pense pas que les coiffeuses afro, elles ont moins à cœur de satisfaire la cliente et ce côté custom worker. Je pense que c'est une méconnaissance de ce que les clientes, elles veulent, encore une fois. Et je pense que c'est parfois, je pense que parfois c'est un problème de génération aussi. Pour les coiffeuses qui sont un peu plus âgées et peu importe leur couleur de peau, elles ont du mal à se remettre en question parce qu'elles ont appris à faire les choses d'une certaine façon pendant des années des années des années donc pour elles ça vaut pour les coiffeuses blanches, pour tout le monde pour tout le monde c'est le l'état, le l'étoile les boomers donc donc je pense pas que les coiffeuses afro elles aient moins ça je pense que juste que la différence c'est peut-être que comme elles ont les cheveux crépus elles mêmes elles ont plus tendance à se dire qu'elles savent déjà. Oui. Tu vois. C'est peut-être plus une question de, en fait, je ne sais pas que je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Exactement. Je vois totalement.

  • Speaker #0

    Et ça, il faut essayer de mettre son égo de côté pour accepter qu'une petite jeune, une petite trentenaire, là, elle vienne te voir dans ton salon et te dise je vais te former sur les cheveux crépus, tu vois. C'est sûr, la pilule, je pense que parfois, elle a un peu de mal à passer. Mais ce n'est pas grave. Moi, je comprends et tout. Et moi, j'essaie d'apporter tout ça avec beaucoup de bienveillance, en ne culpabilisant personne, tu vois, parce qu'on a tout ça à prendre de tout le monde. Et ce n'est pas facile, tu vois, de sortir de sa zone de confort et de se remettre en question. Mais voilà, encore une fois, ceux qui veulent, en tout cas, essayer de faire évoluer... leur business, leur concept, etc. se formeront à un moment donné, que ce soit avec moi ou avec quelqu'un d'autre, peu importe à la rigueur, mais dans tous les cas, le propre d'un business, c'est de le faire évoluer. Oui.

  • Speaker #1

    Puis je me dis, s'il y a quelqu'un d'autre que toi,

  • Speaker #0

    c'est tant mieux parce que ça se développe. Mais moi, je suis trop contente. Quand il y a d'autres personnes qui me disent, moi, je lance des formations pour les cheveux crépus, pour les coiffeurs, je dis, mais merci, allez-y, let's go, on y va, let's go, tu vois. Vraiment, moi, je suis contente. Je suis trop contente.

  • Speaker #1

    Mais du coup, maintenant, parce que je voulais te demander si justement tu travaillais sur, tu intervenais sur des mariés, mais vu que tu n'es pas coiffeuse. Ma question, elle est répondue.

  • Speaker #0

    Non, non, non. Les mariés, pour l'instant, non. J'ai souvent des demandes, tu vois, de futurs mariés qui cherchent des coiffeurs justement pour leur mariage. Et je leur recommande, j'ai une ou deux coiffeurs en tête qui sont basés à Paris ou en région parisienne, mais qui sont souvent complètes, des mois à l'avance. étant donné qu'il n'y en a pas beaucoup qui savent s'occuper des cheveux texturés et encore moins pour des coiffures événementielles ou de mariage. Mais ça me donne l'idée de lancer un module coiffure événementielle, cheveux texturés.

  • Speaker #1

    Je pense que pour ça, il faudrait quand même que je prenne une formation avec toi sur la partie soins, comme je te disais, pour pouvoir l'implémenter justement, je pense.

  • Speaker #0

    Carrément. On fera un petit partenariat. on reviendra sur les soins et tout et puis on mettra en place un module événementiel avec la formatrice. On va carrément au Valentina. Moi, je suis...

  • Speaker #1

    Je suis chouette !

  • Speaker #0

    Ah ouais, moi aussi, je suis trop chaude, on va faire ça. En fait, il y a tout à apprendre dans la coiffure texturée parce que, comme je disais, notre histoire, elle est longue, mais ça ne fait pas tant d'années que ça qu'on a lâché le défrisage et tout. Et encore moins en France. On a lâché le défrisage... dans les années 2000, à peu près.

  • Speaker #1

    Et encore... Et quand tu sais tout ce que ça provoque, moi, le défrisage, le dernier que j'ai fait, c'était en 2019. Je me rappelle, c'était une semaine avant les annonces de mon fils, parce que je voulais mon brushing. Il n'y a qu'avec le brushing où je me sens belle, tu vois. Et ça, c'est encore un autre truc, parce qu'à force, en fait...

  • Speaker #0

    Tu construis encore ça.

  • Speaker #1

    mais je le sais je suis coupable à coupable de la colonisation je fais la récréation coupabilité et tu vois et quand j'ai fait ce défrisage là pendant une semaine mais je te jure une semaine j'avais la tête qui était papa papa papa c'est comme si j'avais le coeur sur ma tête tellement tu as tellement j'avais mal mais Je pense qu'à partir de la grossesse, je suis devenue hyper sensible du cuve chevelu. Et donc, j'ai arrêté à ce moment-là. Et ensuite, quelques mois après, j'ai fait un big chop. Parce qu'en fait, tu sais, quand ça repousse, c'est laid. Et c'est laid et ça casse. Donc, j'ai fait un big chop. J'ai laissé mes cheveux pousser au naturel jusqu'à là, il y a trois mois. Il y a trois mois, j'ai fait un lissage. Je n'ai pas fait des frisages, j'ai fait un lissage. D'accord. Elle a bien fait.

  • Speaker #0

    Elle a bien fait. Merci. Non, je ne l'ai jamais, je juge.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais tu vois, je suis quand même restée de 2019 jusqu'à... On est en quelle année ? Jusqu'à début 2025.

  • Speaker #0

    Début 2025,

  • Speaker #1

    oui. Oui, presque six ans, aux cheveux naturels. Et franchement, je n'ai jamais eu d'aussi beaux cheveux parce que du coup, ils étaient en bonne santé, j'en prenais soin. Mais vers la dernière année, j'ai arrêté d'en prendre soin. Et c'est ce qui a fait que j'ai succombé pour aller vers... Le lissage parce que j'avais arrêté d'en prendre soin en fait, je ne prenais plus de soin.

  • Speaker #0

    Je comprends.

  • Speaker #1

    Mais la période où j'en prenais soin, franchement, je n'ai jamais eu des cheveux aussi forts, aussi beaux, aussi en bonne santé que la période où j'en prenais soin et que je les laissais tranquilles.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Ah oui.

  • Speaker #0

    Les soins adaptés, une faible manipulation et les cheveux sont forts et ils sont beaux.

  • Speaker #1

    C'est clair. Je vais te poser quelques questions un peu signatures de l'interview, du podcast, pardon. Et du coup, j'aime bien toujours commencer par la question parce que ce podcast est né d'un échec, enfin un échec entre guillemets, une épreuve. Donc la question que j'aime poser en premier, c'est quelle est ta plus grande victoire en tant que chef d'entreprise et quel est ton plus grand échec et qu'est-ce qu'il t'a... Qu'est-ce que tu en as appris en fait de cet échec que j'aime pas trop dire échec, mais voilà, t'as compris quoi.

  • Speaker #0

    Oui. Alors, spontanément, la victoire qui me vient en tête, c'est le fait d'avoir formé près de 250 coiffeurs en un an et demi. Et ça, c'est beau. Tu vois, je suis assez fière de ça quand même. Oui. Je pensais pas du tout que ça allait prendre aussi bien, aussi vite. Et du coup, ça me rend hyper fière de voir que je crée ce cercle vertueux entre les coiffeuses et les futures clientes, tu vois. Je trouve que ça, pour moi, c'est une vraie victoire. Et ouais, j'en suis hyper fière. Et après, un échec. En fait, moi, je ne vois jamais les choses comme des échecs parce que je suis toujours positive. mais on va dire quelque chose qui n'a pas marché comme j'aurais voulu que ça fonctionne. C'est une formation que j'ai donnée qui s'est mal passée. toute transparence. En fait, moi j'ai beaucoup de mal à dire non et en fait, donc en fait, il faut savoir que je fais encore du consulting dans le secteur du luxe de temps en temps en parallèle du coup de Dioka et j'avais une formation qui était prévue à Angers et du coup j'ai pas su comment concilier du coup les deux. Donc en fait, j'ai laissé la formatrice aller à cette formation à Angers. Et moi du coup, je n'ai pas pu me déplacer et ça s'est mal passé. Il y a eu pas mal de problèmes avec des modèles et je n'ai pas pu… Ce n'était pas au niveau en fait tout simplement la formation et c'était ma faute. En fait, je n'ai pas… J'ai cru que je pouvais tout faire, sauf que ce n'était pas possible et ça a coincé. Donc, c'est une formation du coup, c'est la seule, tu vois, de toutes celles que j'ai données qui s'est mal passée. Donc, tu vois, j'ai pris… J'en ai tiré des leçons. J'ai appelé chaque coiffeuse qui avait fait la formation juste après pour leur demander un retour détaillé sur ce qui s'était bien passé, sur ce qui ne s'était pas bien passé, pour bien comprendre et pour pouvoir rectifier le tir. Et je leur ai à tout remboursé la formation, la moitié, pour qu'il y ait un désommagement financier. Donc j'étais déçue de moi, j'étais déçue pour les coiffeuses, parce que je veux que l'expérience soit hyper qualitative à chaque fois. Donc, ça m'a embêtée de ne pas avoir fourni ce travail de qualité. Mais après, je l'ai pris comme une leçon. J'en ai tiré plusieurs leçons. Premièrement, on ne peut pas tout faire, en tout cas pas tout en même temps. Deuxièmement, l'importance du service client. Parce que tu vois, après coup, je suis encore en contact avec elles, elles vont se réinscrire sur d'autres formations. donc du coup ça montre que tu vois qu'elle nous faut confiance même si ça s'était mal passé cette fois là et et puis voilà tout simplement non mais c'est beau t'as su rebondir en fait parce que l'erreur est humaine de toute façon il y a que des erreurs qu'on apprend en fait exactement

  • Speaker #1

    et quelle est justement la chose de ton programme que l'une de tes clientes ou l'un de tes clients t'a fait un retour auquel tu ne t'attendais pas en fait que ça lui apporte ça ah ouais Merci.

  • Speaker #0

    En fait, il y a deux retours qui m'ont marqué. Le premier, c'est drôle parce que justement, la formation qui ne s'est pas bien passée à Angers, il y a une d'entre elles, du coup, je lui ai demandé plusieurs mois plus tard si elle avait quand même eu des retours en termes de développement de clientèle. Elle m'a dit, j'ai développé 64 nouvelles clientes depuis la formation. pour une formation qui s'est moyennement bien passée je trouve que du coup c'était quand même pas mal en retour sur mon investissement après et le deuxième retour qui m'a fait vachement plaisir c'est une stagiaire coiffeuse qui a quasiment 15 ans d'expérience dans la coiffure qui a fait énormément de formations qui m'a dit c'est une des meilleures formations de ma vie à laquelle j'ai assisté et ça j'avoue je ne m'y attendais pas du tout quand même ah ouais ? je sais qu'elles sont bien mes formations mais en fait pourquoi elle a autant apprécié c'est qu'en fait c'est une formation c'est elle qui me l'a dit qui est hyper riche, hyper complète en fait tu vois l'histoire du cheveu crépu l'expérience client, la psychologie des clientes les techniques de coupe à sec le soin, différents types de coiffage ensuite pendant la formation à la fin de la journée je leur fais un atelier sur les photos, comment prendre des photos des vidéos pour leurs réseaux sociaux donc c'est intense Merci. Mais en fait, c'est tellement riche, tellement complet, et tu peux mettre en pratique directement après, qu'elle était surprise que ce soit aussi riche et qu'elle allait autant apprendre. D'accord. Et puis moi, je mets un point d'honneur pour que toutes les formations se passent dans la bonne humeur. J'organise toujours un apéro à la fin de mes formations. Oh ! Ouais. Oh ! Je viens.

  • Speaker #1

    C'est demain. Oh ! Apéro.

  • Speaker #0

    je suis là moi j'adore rigoler j'adore les bonbons c'est mon pichet mignon j'aime bien faire la fête, aller boire un coup je me suis dit je vais faire des formations à mon image donc oui t'apprends, tu travailles beaucoup parce que je suis quelqu'un qui travaille beaucoup mais j'aime m'amuser, j'aime prendre du bon temps et je pense que du coup elle a apprécié parce qu'il y avait un mélange de tout ça ah ouais c'est beau ça c'est super

  • Speaker #1

    Mais du coup, ça me fait penser, du coup, à mise à part la formation, tu disais que ça s'était mal passé, tu es présente à chaque formation, c'est ça ? Oui. Ok. Ouais, parce qu'après, finalement, je pense que si on adhère à tes formations, c'est aussi pour toi, en fait, finalement.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est ce que j'ai compris après la formation où je n'étais pas venue. Je n'avais pas pu venir parce que moi, je pense qu'au début, quand j'ai lancé les formations, j'avais un peu un syndrome de l'imposteur, en vrai. Je me disais, mais en fait, tu fais des formations coiffure, mais tu n'es même pas coiffeuse, pour qui tu te prends ? Donc, même si j'ai une coiffeuse avec moi, je m'étais dit, en fait, c'est la coiffeuse la personne la plus importante. C'est pas moi. Et ça, je n'avais pas réalisé, en fait. On est toutes les deux hyper importantes, mais moi, si je n'étais pas là, c'était moins grave. Tu vois ce que je veux dire ? Et en toute humilité, je me suis rendue compte que si, que les gens qui s'inscrivaient, c'était aussi en partie pour moi, pour les valeurs que je défends.

  • Speaker #1

    Ça prouve aussi qu'en fait, encore une fois, que finalement, le client n'achète pas juste un service, mais il achète vraiment le tout, en fait, vraiment l'état d'esprit, en fait, finalement. Ça, c'est quelque chose qui revient souvent dans les podcasts où je dis souvent, c'est pas le service en lui-même qu'on achète, c'est pas, mais c'est vraiment la personne, enfin l'âme, en fait, du service, qu'on n'achète pas le service, mais vraiment l'âme du service. Et l'âme de ton service, de tes formations, qui sait, c'est toi.

  • Speaker #0

    C'est l'autre leçon.

  • Speaker #1

    Autre question. Bon, ça, on a un petit peu parlé déjà, mais est-ce que tu as d'autres idées reçues, récurrentes, sur les cheveux frisés, crépus ?

  • Speaker #0

    Alors, je vais en donner deux. Une. pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés. Et une autre idée reçue pour les professionnels de la coiffure. D'accord ? Donc, la première. Pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés, l'huile n'hydrate pas. S'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ben non.

  • Speaker #0

    Non, mais... L'huile n'hydrate pas.

  • Speaker #1

    Et la scellée.

  • Speaker #0

    J'entends... Bien sûr, j'entends tout le temps. Ah oui, mes cheveux sont secs, sont secs. je mets du beurre de karité pour les hydrater. Non, l'huile et le beurre ne hydratent pas. Quand on a faim, on mange. Quand on a soif, on boit de l'eau. Et bien, c'est pareil. Pour hydrater les cheveux, il faut donner un apport en eau. Donc, un produit à base d'eau ou alors de glycérine ou alors d'aloe vera ou de sérum hyaluronique. Et ensuite, on va sceller avec un beurre ou une huile. mais le beurre, l'huile et tout ça n'hydrate pas et donc vous allez continuer à avoir les cheveux tout secs et donc ça c'est la première chose parce que moi je pensais que c'était terminé cette histoire là mais en fait c'est pas encore terminé et une idée reçue de la part peut-être des professionnels sur les cheveux crépus, texturés c'est que c'est compliqué c'est difficile, c'est pas compliqué c'est pas difficile dans le sens où ça dépend de ça dépend de quel point de vue on se place en fait une parce qu'on attend ils ont ils vont avoir tendance à penser que le cheveu crépus et un cheveu qui va être volumineux était dur à manipuler en fait le cheval est souvent enfin la longueur à l'essai souvent une longueur mi longue et en termes de densité ça dépend donc Donc en fait, la manipulation, elle ne va pas être franchement... plus compliqués, voire peut-être même plus simples qu'une nana qui a des cheveux lisses à qui on va faire un balayage pendant 4 heures sur un cheveu épais, volumineux, qui arrive jusqu'en bas du dos. C'est pas compliqué, c'est juste que les techniques qui sont apprises ne sont pas adaptées, mais ce sont des techniques différentes mais qui ne sont pas plus compliquées.

  • Speaker #1

    De toute manière, c'est comme chaque chose. Quand tu vas apprendre quelque chose que tu ne connais pas, au début, c'est compliqué. Et après, tu vois qu'il n'y avait rien de compliqué au final. Il faut apprendre, c'est tout. Encore une fois, on revient là. C'est qu'il faut apprendre et se former.

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, j'ai encore eu un débat, une discussion avec des coiffeurs lors d'un dîner de coiffeurs. avec une coiffeuse qui disait vraiment qu'il lâchait pas le morceau en disant « Arrêtez un brushing sur cheveux crépus, c'est forcément plus compliqué qu'un brushing sur cheveux lisses. » Et j'étais foncièrement pas d'accord. Et je lui disais « Explique-moi, pourquoi ? » Et j'ai pas compris ses arguments. Le seul argument que j'ai compris, c'est qu'elle a plus l'habitude, en effet, de faire un brushing sur cheveux lisses. Donc forcément...

  • Speaker #1

    la facilité vient de la répétition mais c'est comme tout c'est comme tout c'est comme tout et ça c'est vraiment ça à la dent dure ça va à la dent dure c'est comme tu sais je sais pas si tu sais mais du coup il ya souvent les mamies tu sais les brushing sur les mamies quand les cheveux courts tu dois faire le brushing bien serré la le brushing caniche bien roulé etc avec le petit la petite brosse bah ça il y en a beaucoup qui disent c'est compliqué pourtant c'est sur des cheveux caucasien qui sont lisse de base c'est juste que tu viens entortiller pour créer une boucle bien serré mais beaucoup disent que c'est compliqué donc ça revient même que de faire l'inverse c'est à dire passer du boucler à lisse ça revient au même au finalement c'est juste que le seul point commun c'est qu'on n'a pas l'habitude donc on se dit que c'est compliqué alors qu'une fois que tu sais que tu répètes que tu sais en fait bah bien sûr compliqué non

  • Speaker #0

    mais c'est ça et puis après moi je pourrais entendre l'argument de En fait, j'ai pas envie de changer mes méthodes de travail. J'ai pas envie d'apprendre. C'est bien. Chacun fait comme il veut. Il n'y a pas de souci. Moi, je ne force personne à faire quoi que ce soit. Mais venez pas dire que le problème vient du cheveu. C'est un manque d'envie. C'est un manque de sortir de sa zone de confort. Et c'est OK. C'est pas grave. Mais viens pas incriminer nos cheveux. C'est pas nos cheveux le problème. C'est pas qui nous dérange.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais c'est clair. Quels sont les trois produits que tu conseillerais à quelqu'un pour entretenir ses cheveux crépus ? Genre là, si tu avais que trois produits, il y a demain une apocalypse, c'est la fin du monde, et que tu peux emporter avec toi que trois produits, qu'est-ce que tu prendrais ?

  • Speaker #0

    Alors déjà, c'est bien trois produits, parce qu'en trois produits, on fait notre routine capillaire. Il n'y a pas besoin de plus en vrai. Moi, je prendrais un shampoing n'importe lequel. Parce qu'en fait, un shampoing, c'est fait pour laver, point barre. Donc, il n'y a pas de shampoing spécifique. Je fais crépus ou quoi que ce soit, les shampoings qui lavent, mais en même temps, ça nourrit, ça fait pousser, etc. Personnellement, je n'y crois pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    C'est affreux. J'en ai déjà essayé. Allez, à la rigueur, je dirais peut-être un shampoing sans sulfate. Allez. Parce qu'en effet, il ne faut pas trop agresser. Mais bon, ça, c'est pareil pour tous les types de cheveux, au final. Donc, un shampoing. Ensuite, je prendrais un bon masque hydratant. Et ensuite, je prendrai une crème hydratante, tout simplement. Et en trois produits, en fait, ça me fait toute la routine. Et voilà.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Pas besoin de plus.

  • Speaker #1

    Et ta crème hydratante, tu ne serais pas triste de ne pas pouvoir la sceller avec de l'huile ?

  • Speaker #0

    Alors, en fait, je connais une crème pépite. Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Ah ouais ? Ouais. Ah ouais ? Je le dis, c'est la crème qui s'appelle La Pépite, la crème coiffante de chez NIR. N-I-R.

  • Speaker #1

    Je te le demanderai après, comme ça je le noterai dans les notes. Je me suis dit, peut-être qu'il faut faire ses formations pour le savoir, mais du coup,

  • Speaker #0

    trop bien. Non, non, si tu veux une crème qui est vraiment toute en un, du coup, celle-ci, elle est bien.

  • Speaker #1

    Ok, ok, ok, nickel. Quel conseil tu donnerais à quelqu'un, justement, qui souhaiterait, qui n'a pas du tout l'habitude de travailler les cheveux crépus, mais qui souhaiterait se lancer là-dedans ? Quel conseil lui donnerais-tu ?

  • Speaker #0

    Déjà pour commencer, je lui dirais de se former tout simplement. Bien sûr. De se former sur l'histoire du cheveu crépu, sur les différentes techniques de coupe, de soins, de coiffage. Bien sûr. La coupe, ça peut même venir en dernier. Un shampoing, un soin, un coiffage, déjà pour commencer, je trouve que c'est déjà pas mal. Comment manipuler le... Comment manipuler la matière ? Et l'histoire du cheveu crépu, je pense que c'est important. Parce que dans l'expérience client, je pense que c'est plus important une cliente qui va se sentir comprise, une cliente à qui on va faire un bon soin. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, oui, oui. Je lui dirais qu'il faut commencer par là. Ensuite, il faut avoir les bons produits. Donc pareil, il n'y a pas besoin d'avoir 10 000 marques. Je sais que ce n'est pas possible parce que du coup, ça crée des problèmes de stock. Tout le monde n'a pas forcément la trésorerie pour intégrer une nouvelle marque capillaire en salon. Mais nous, lors de nos formations, on a plusieurs marques partenaires avec lesquelles on a des avantages commerciaux. Donc si jamais il veut découvrir une de ces marques, une formation avec la Dioka Academy, ça peut être pas mal.

  • Speaker #1

    Moi, je travaille avec la marque CUN parce que j'adore cette marque. Et ils ont une gamme justement, et j'étais choquée parce que sur les packagings, ils notent le type de cheveux, genre 2A, 3C, etc. Et j'étais choquée, je n'avais jamais vu ça sur des produits. Je travaille avec cette marque-là, j'ai leurs produits, je les ai testés sur moi.

  • Speaker #0

    et franchement pépites si jamais je sais pas si tu connais ou c'est à dire qu'avec mais franchement à l'occasion si on se fait on se voit prochainement je les emmènerai je te montrerai ou les mains serment fui genre limite je les garde pour moi les produits j'ai là j'avais une cliente qui m'avait demandé d'en acheter j'étais ça me faisait chier tu vois ah ouais ben d'haber Mais vraiment, j'étais choquée de voir qu'il y ait justement cette appellation sur les produits parce que CUN, ils sont vraiment très sucieux justement du service client, etc. Et même, tu vois, moi, je serais incapable de travailler avec une autre marque, ne serait-ce que pour la laque. Quand j'utilise une marque et une laque de chez L'Oréal, par exemple, j'ai des migraines. Alors que chez CUN, je n'ai pas ce souci-là parce qu'ils sont très respectueux en fait de... les facteurs organoleptiques sont très respectueux de notre corps et leurs produits aussi et d'avoir vu qu'ils ont sorti cette gamme là où ils marquent je suis adaptée de 2A à 3A 3C, 4A etc et bien j'ai grave apprécié le truc parce que j'avais jamais su ça avant mais franchement je t'enverrai les photos tout à l'heure et pépite, je les utilise sur mes cheveux

  • Speaker #1

    parce que j'en ai un et vraiment je crois que c'est les meilleurs produits que j'ai jamais utilisé sur mes cheveux jusqu'à présent d'accord ok mais moi j'entends beaucoup de bien de cette marque en effet j'ai jamais testé à titre personnel après moi je suis toujours un peu sceptique des marques qui note la classification de walker sur leurs produits parce que en fait pour moi la classification de walker c'est intéressant si tu as besoin de savoir la texture de tes cheveux mais c'est insuffisant dans le sens où ça ne te dit pas est-ce que le produit va te convenir ? Parce qu'en fait, un produit ne va te convenir pas uniquement par rapport à ta texture, ça va te convenir par rapport à ton épaisseur, à ta densité, à ta problématique potentielle de cuir chevelu, etc. Et la classification Walker, elle ne parle pas de tout ça.

  • Speaker #0

    Non, je pense que c'est vraiment au niveau de, tu sais, par exemple, c'est au niveau du corps gras, entre guillemets. Je pense que c'est plus par rapport à ça. Parce que tu vois, par exemple, il y a sur les crèmes, tu sais, les crèmes sans rinçage, il y a trois types. Il y en a un pour cheveux « wavy » , entre guillemets. C'est celle qui a un potentiel de boucle. Puis il y a pour cheveux frisés. Et puis il y a pour cheveux « coily » , qui sont les cheveux crépus. Donc je pense que la différence, parce que j'ai vendu justement le « wavy » et le « curly » . à deux clientes différentes et justement en fait il y en a une qui disait qu'elle voulait quelque chose qui lui définit ses cheveux mais qui ne lui alourdit pas le cheveu et je sais que celui que moi j'utilise pour les coily il y aurait certainement alourdit les cheveux donc elle est là la différence en fait d'accord ok pour ça le je suis curieuse de découvrir intéressant franchement franchement au pire je t'en enverrai je t'en enverrai les soins les soins sans rinçage comme ça tu pourras tester je vais voir s'il m'en reste ça marche mais franchement trop bien ensuite qu'est-ce qui a été le game change dans ta carrière dans toute ta carrière tu peux me parler aussi même de avant ou même là actuellement je

  • Speaker #1

    sais pas si j'ai eu un truc game changer ça c'est parce que tu ne prends pas assez de temps pour être gratitude de ce que tu accomplis non ça c'est sûr et certain déjà je travaille dessus ouais Je dirais peut-être quand j'ai démissionné du coup de mon job, de mon CDI chez Viton, je pense que ça, ça a été quelque chose qui a vachement, en fait, qui m'a forcément, qui m'a fait changer d'un point de vue professionnel parce que j'ai changé de job. Mais c'est surtout que moi, je voulais savoir est-ce que ça se passait hyper bien dans mon ancien boulot. je fournissais du bon travail, ton mari était hyper content de moi, j'avais des bonnes augmentations, j'évoluais régulièrement, etc. Mais je voulais savoir est-ce que dans un environnement où je suis toute seule, avec beaucoup moins de process, est-ce que là aussi, j'arriverais un peu à m'en sortir ? Et du coup, l'entrepreneuriat, ça m'a beaucoup apporté sur le plan personnel. Je pense que c'est peut-être plus ça, le côté game changer, c'était un peu de me dire...

  • Speaker #0

    Un challenge,

  • Speaker #1

    ouais. Ouais, voilà, c'est ça. et puis à ma façon de remplir un peu ce challenge, même si je n'ai pas encore atteint mes objectifs. mais ça m'a aidé en tout cas à prendre confiance en moi et à savoir davantage qui j'étais,

  • Speaker #0

    qu'est-ce qui me drive tu vois c'est plus ça je pense peut-être le game changer un peu de mes expériences professionnelles l'entreprenariat en tout cas ça te change l'entreprenariat c'est sûr ça

  • Speaker #1

    change tout le temps et puis ça te change et puis moi si tu veux je suis vraiment passée d'un environnement qui était hyper protégé Ah bah oui. Tu vois, où j'avais mon CDI, j'étais bien payée, et puis socialement, je faisais quelque chose qui était valorisant. Je travaillais dans le luxe, j'allais au défilé, etc., etc. Et...

  • Speaker #0

    Si tu as des contacts,

  • Speaker #1

    je dis pas non. J'étais en backstage, j'étais pas invitée, j'avais pas ma plaquette dans les bras.

  • Speaker #0

    Moi, je m'en fiche, je veux être en backstage, justement, c'est mon rêve.

  • Speaker #1

    Mais tu vois, maintenant, tout ça, ça me fait même plus rêver. J'adore toujours la mode. Je continue de travailler en tant que consultant parfois pour des marques. Là, tu vois, je travaillais, j'ai bossé pour Balenciaga pendant neuf mois, pendant cinq mois, pardon. J'avais des invitations pour aller au défilé en Baxelle, mais je crois que je n'y suis même pas allée en plus.

  • Speaker #0

    Aïe !

  • Speaker #1

    J'ai fait. Oui. Donc, c'est vraiment ce changement un peu de statut et de me rendre compte compte de ce qui m'animait vraiment. Tu vois, ce job d'avant qui était un peu mon rêve, une fois que j'avais coché les cases, j'avais envie de passer à autre chose.

  • Speaker #0

    Putain, on dirait moins.

  • Speaker #1

    Du coup, parfois, je me dis, mais je suis jamais satisfaite. Ouais,

  • Speaker #0

    non, mais je comprends. Je comprends, je comprends. Je comprends. C'est genre, ok, ça c'est fait, bon, ok, next.

  • Speaker #1

    Ouais, allez, what's next ? Maintenant, j'essaie de me dire, mais mollo, tranquille, là, c'est cool ce que tu fais, c'est pas mal. Ça fait évoluer le truc. tu continues, t'avances, etc. Mais on peut faire des pauses aussi de temps en temps. C'est ok, c'est pas grave. Tout va passer du jour au lendemain. Et ta valeur ne va pas changer si tu continues pas d'avancer, t'es baissée, comme je le fais depuis toujours.

  • Speaker #0

    Mais du coup, what's next ?

  • Speaker #1

    What's next ? Les prochaines formations coiffures événementielles. Help me !

  • Speaker #0

    Stay tuned ! Alors ? Alerte, on va rester en français.

  • Speaker #1

    Non, non, mais franchement, moi, j'ai envie de continuer de proposer des nouveaux modules pour les professionnels, des modules qui correspondent à leurs attentes et aux attentes des clientes. J'ai envie de continuer de... Là, j'avoue, j'ai un objectif vraiment principal pour cette année. Et comme j'ai appris qu'il fallait verbaliser ces objectifs, du coup, je vais le dire. Je veux collaborer avec une grande chaîne de centres de coiffure en 2025, début 2026.

  • Speaker #0

    Oh, je te le souhaite. Vision board.

  • Speaker #1

    Vision board, exactement. Vas-y, fais-le. Non,

  • Speaker #0

    je te jure, non,

  • Speaker #1

    Franck. Non, mais j'essaie. En plus, je le fais tous les ans. Je le fais tous les ans et ça marche bien. Mais tu vois, mon objectif, c'est que toutes les femmes puissent aller dans n'importe quel centre de coiffure sans devoir faire une heure de route comme toi, etc. Et en fait, pour ça, il faut que tous les coiffeurs de France et de Navarre soient formés. et qui a le plus d'enseignes en France aujourd'hui ça reste les franchisés les groupements de coiffure donc voilà c'est l'objectif que j'ai de cette année je te le souhaite je

  • Speaker #0

    te le souhaite vraiment parce que si t'arrives à faire ça même si les coiffeurs ils aiment pas trop les chaînes mais au moins ça a le mérite d'avoir beaucoup plus de portée que le petit salon du village ou le salon qui a trois salons de coiffure dans une ville. Si tu arrives à faire ça, mon Dieu, mais demain, je vais chez Franck Provost, je peux me faire coiffer.

  • Speaker #1

    En fait, encore une fois, c'est cette histoire d'avoir le choix.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Et c'est un choix de chez moi. Ce n'est pas une d'eux.

  • Speaker #1

    C'est cette histoire d'avoir le choix, de te dire, en fait, si je veux aller au Franck Provost, aux Jean et David en bas de chez moi, je peux. Si je préfère soutenir les commerçants locaux, je peux aussi parce qu'eux aussi, je veux continuer de les former, etc. C'est cette idée d'avoir le choix, tout simplement. Il y a de la place pour tout le monde, en fait.

  • Speaker #0

    C'est beau. On sent que tu es animée par un truc. C'est beau, j'ai hâte de voir ça. Rendez-vous dans 5 ans ou dans toute la France. Il y a combien de salons de coiffure ? 100 000 ?

  • Speaker #1

    Plus de 100 000, ouais.

  • Speaker #0

    Eh bien, la moitié seront maîtrisées les cheveux textiles. Allez ! Vision board, vision board. Mais le tout-dit.

  • Speaker #1

    Ah ouais, ouais, il faut.

  • Speaker #0

    En tout cas, j'ai une dernière question pour toi. Après avoir écouté ce podcast, d'après toi, qu'est-ce que nos auditrices devraient retenir de tout cet échange qui a été vraiment hyper riche et hyper impactant, même pour moi ou pour les gens qui nous écoutent ? Qu'est-ce qu'elles devraient retenir, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Ce qu'il faut qu'elle retienne, c'est qu'aujourd'hui, la situation est telle qu'il y a une injustice qui est criante pour 30 à 45 % de la population. Et ça, ce n'est pas normal. En fait, en tant que coiffeur, si votre métier, c'est la coiffure, vous êtes censé pouvoir vous occuper de n'importe quelle personne qui passe votre salon et qui a des cheveux sur la tête. Faites ça de là. Et à partir, si vous trouvez que c'est injuste aussi, et que votre objectif c'est également de satisfaire vos clientes, de les rendre belles, de les rendre heureuses, ça devrait être la suite logique de aussi savoir s'occuper de toutes ces clientes qui sont délaissées depuis des années et des années. En fait, c'est ça que je voudrais qu'elles retiennent, c'est que collectivement, on a un rôle à jouer, et chacun a son rôle à jouer. pour réparer cette injustice. C'est ça le point.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Daba.

  • Speaker #1

    Avec plaisir, merci à toi.

  • Speaker #0

    J'ai passé un super moment avec toi, c'était trop cool. J'ai hâte, on va refaire ça, c'est sûr, après la fin de ce show. Avec plaisir. On va refaire ça, c'est sûr.

  • Speaker #1

    Merci pour ton invitation, merci pour ta confiance.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour ton temps, c'est vraiment un plaisir à chaque fois. Je te dis une très belle journée et à bientôt.

  • Speaker #1

    A toi aussi, à bientôt, au revoir.

  • Speaker #2

    Sincèrement, je ne pourrais pas mieux terminer que ce qu'a dit Daba. C'est qu'en fait, si votre mission, c'est de faire du bien à vos clients, que leur bien-être soit au centre de toute votre attention, eh bien l'inclusivité est l'avenir parce que, encore une fois, 30 à 45 % de la clientèle est lésée. Et je fais partie de cette clientèle-là qui en fait se dit ... juste si j'ai un salon qui m'accepte juste pour faire un shampoing ou même me laisser à disposition le bac à shampoing maçon, j'en serais contente et en fait, c'est pas normal d'accepter aussi peu, mais si on accepte aussi peu, c'est parce qu'on a aussi peu de choix. Alors si l'inclusivité est au cœur de votre aspiration, de votre mission, Et bien comme dit Dabba, la suite logique, et bien c'est de se former à être capable de coiffer tout type de cheveux parce que les cheveux ne sont que des cheveux et rien d'autre. Un cheveu frisé est la même chose qu'un cheveu lisse. La seule chose qui le diffère c'est la forme, mais dans le fond c'est la même chose. Sur ce, je te souhaite une très belle journée et je te dis à la semaine prochaine.

  • Speaker #0

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si tu l'as apprécié, n'hésite pas à me laisser ton avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast. Je prendrai le temps de le lire lors d'un prochain épisode. N'hésite pas aussi à partager ce podcast autour de toi si le cœur t'en dit. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

Description

Helloooooo


Aujourd'hui j'accueille Daba pour une interview criant de vérité quant à l'injustice que vivent les femmes aux cheveux bouclés frisés à crépus !


Il n'y a aujourd'hui que 1% des salons de coiffures en France qui sont apte à accueillir cette clientèle dans de bonnes conditions avec une réelle expertise client !


Après avoir travaillé auprès de grande marque telles que Hermès et Louis Vuitton, Daba est aujourd'hui empli d'une mission noble qui est d'éradiquer cette injustice faite à 30-45% de la clientèle !


👥 Mon invitée du jour : Daba DIOKHANE


Son Instagram : @dioka.fr

Son site internet : https://dioka.fr/formations-professionnelles/

Son cadeau (si tu en as un) : je peux proposer -10% à toutes les auditrices de ton podcast qui voudraient se former auprès de notre academie pour les formations de Septembre.

Le lien direct vers votre offre : https://dioka.fr/formations-professionnelles/


La crème dont nous avons parlé : La Pépite de Niir


Créons l'unique ensemble 🖤


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Les supports :


🎓 Réouverture de mon programme BETA en Janvier 2026 : BEAUTY EMPIRE



📩 Mon guide gratuit pour un appel découverte réussi : Guide Call Secrets

✅ Ma check-list gratuite pour ne plus jamais avoir peur des périodes creuses : Check-list


La Communauté :


👉 Me rejoindre sur Instagram : @valentinadenisbeauty

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✨ Le matériel que j'utilise :

Le micro : https://amzn.to/4auyN1v

Montage : GarageBand

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🎶 Musique:

Jingle:

So Smooth - Cantroll

https://icones8.fr/music/track/so-smooth--1

Fugue :

https://icones8.fr/music


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Boss IT, le podcast dédié aux coiffeuses et maquilleuses professionnelles et entrepreneuses. Je suis Valentina, moi-même coiffeuse maquilleuse spécialisée dans la mise en beauté de mariage. À travers ce podcast, je vous partage des ressources pour exploiter tous vos atouts, mais aussi comment maintenir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Let's talk the real talk. Belle écoute ! Bonjour et bienvenue dans l'épisode 24 du podcast Bossa IT. Aujourd'hui, nous accueillons Daba Diokane, plus connu sous le nom de Dioka, qui est son label de qualité auprès de femmes aux cheveux ondulés, bouclés, frisés et accrépus, qui est une gage de qualité pour les personnes ayant les cheveux texturés. Dans cet épisode, nous décortiquons un peu les idées reçues sur les cheveux texturés, à... Pourquoi on a du mal à trouver un salon qui sache travailler sur les cheveux texturés. Et dans cet épisode, vous allez vous rendre compte que finalement, la plupart des coiffeurs oublient 30 à 45% de la population de clientèle potentielle dans les salons. 30 à 45% de la population, c'est énorme. Et c'est une vraie injustice que Dabba a à cœur d'éradiquer. Je vous laisse écouter cet épisode, mais avant toute chose, je vous rappelle que vous retrouverez toutes les informations de Daba Diokane dans les notes de cet épisode, ainsi que toutes mes ressources que je mets à votre disposition. Je ne vous retiens pas plus, je vous dis enjoy ! Hello Daba, comment tu vas ? Hello,

  • Speaker #1

    ça va et toi Valentina ? Ça va,

  • Speaker #0

    merci. Je te remercie d'avoir accepté de prendre du temps pour venir discuter avec moi pour mon audience et notre audience en commun. Aujourd'hui, je suis hyper contente parce que du coup, tu es experte pour cheveux texturés. Donc, tu travailles sur les cheveux texturés. Mais juste avant en off, tu m'as dit qu'à la base, tu n'étais pas coiffeuse de base. Donc, ça m'intrigue et j'aimerais savoir un peu plus sur toi. Qui était d'abat avant ? Comment est-ce que tu as fait pour te retrouver justement à devenir experte pour cheveux texturés sans être coiffeuse ?

  • Speaker #1

    Oui, alors déjà, merci pour l'invitation. Je suis ravie du coup de pouvoir échanger avec toi. Alors moi, en effet, aujourd'hui, je travaille dans le secteur des cheveux texturés, mais ce n'est pas du tout mon domaine initial. Moi, en fait, j'ai fait une école de commerce. Ensuite, j'ai travaillé en marketing dans le secteur du luxe pendant près de dix ans. J'ai travaillé chez Hermès, chez Viton, et j'étais en charge de tout ce qui était développement produit, notamment sur la maroquinerie et les accessoires. et... Et en fait, moi, je travaille avec les designers pour développer une nouvelle collection et assurer toute l'industrialisation, la production, le marketing jusqu'à la vente. Donc, j'ai adoré faire ce métier-là. C'était vraiment mon rêve, en fait, quand j'étais en école de commerce. Et au final, j'ai fini un petit peu par m'ennuyer. Et j'avais un peu envie de me challenger. Et en fait, c'est tombé au même moment, plus ou moins, où je suis passée au naturel avec mes cheveux. En fait, donc moi je me défrisais les cheveux pendant toute ma jeunesse, mon adolescence, etc. J'ai arrêté de me défriser les cheveux lorsque j'avais autour du début de la vingtaine. Et j'ai décidé d'apprendre à m'occuper de mes cheveux au naturel. Sauf que c'était hyper compliqué, j'ai passé des heures et des heures sur YouTube à regarder les youtubeuses américaines. Sauf que tout ce qu'elles faisaient, ça ne marchait pas, parce qu'en fait j'avais fallu un peu vocal tout simplement. vu que je connaissais pas mes cheveux je pensais que ce que je voyais à l'écran c'était la même chose que moi j'avais sur la tête alors que pas du tout et à force d'avoir essayé mille et un produits mille et une routines à rallonge faites de bain d'huile, de shampoing de masque, d'après shampoing des routines à dix mille produits on les connait je me suis dit bah j'aimerais bien trouver en fait un coiffeur un salon qui va me donner des conseils pour moi pour mes cheveux, pour ma texture, pour mes problématiques hum Et c'est là que je me suis rendue compte de l'autre galère dans laquelle je m'étais embarquée. C'est là que je n'ai trouvé personne, en fait, pour s'occuper de moi. Moi, en fait, je voulais... J'avais passé pas mal de temps à Châteaurouge parce que je faisais des tresses là-bas. Sauf que moi, je ne voulais pas des tresses. Je voulais avoir des conseils pour savoir comment m'occuper de mes cheveux au naturel. Et je voulais aussi un endroit qui soit propre, qui soit agréable, où je passe un beau moment avec quelqu'un qui ait une expertise du cheveu naturel. Et là, ça a été... Et j'habite à Paris.

  • Speaker #0

    On te demande beaucoup.

  • Speaker #1

    Ah ouais, je me suis rendue compte que j'en demandais trop. Heureusement pour moi, j'ai rencontré un salon, un coiffeur qui m'a réconciliée avec les coiffeurs. et qui m'a réconciliée avec mes cheveux. Il a passé deux heures, on a eu un rendez-vous pendant deux heures, où il m'a fait un shampoing, un masque, il m'a démêlé les cheveux, à la fin, il m'a fait un brushing, etc. Mais il m'a donné plein de conseils, et je suis sortie de là, je me suis dit, ah, mais en fait, aller chez le coiffeur, c'est cool, en fait, c'est sympa, ça peut être un moment de détente, et surtout, j'ai eu tous les conseils qui me manquaient, en fait, pour apprécier mes cheveux naturels. Et c'est là, en fait... La coïncidence entre mon ennui dans mon ancien boulot et le fait que j'ai cette période de transition capillaire, je me suis rendue compte que je n'étais pas la seule dans ce cas-là. Clairement, il y a des millions de femmes en France qui ont les cheveux crépus et pas seulement un frisé bouclé qui ont du mal, qui ont les mêmes problématiques. Et c'est là que je me suis dit, allez, je me lance dans l'entrepreneuriat et j'essaye de répondre à cette problématique de comment aller se faire coiffer en toute confiance. sans avoir peur. Et c'est comme ça, en fait, que mon aventure entrepreneuriale a démarré dans la coiffure et que j'ai découvert, du coup, cet univers qui m'était totalement inconnu, sauf en tant que cliente moi-même.

  • Speaker #0

    D'accord. Et là, ça fait combien de temps, du coup, que tu as lancé cette entreprise ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai lancé Duoka en

  • Speaker #0

    2020.

  • Speaker #1

    OK. Pour répondre à cette question. Ouais, en plein Covid, j'ai eu une épreuve, moi. Je me souviens, j'ai démissionné, j'ai quitté mon emploi en octobre 2019.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Et je me suis dit, en fait, j'avais une clause de non-concurrence à mon ancien boulot. Je ne sais pas si tu sais ce que c'est, mais en fait, c'est un contrat qui permet de pouvoir continuer à être rémunéré et en contrepartie, tu as interdiction de travailler pour la concurrence. C'est quelque chose que tu fais de façon assez récurrente dans le secteur du luxe. Surtout que moi, je travaille sur les nouvelles collections. Donc en fait, j'avais neuf mois pour développer ce concept-là. Et en fait, c'est tombé pendant le Covid. Donc je l'ai pris un peu comme une opportunité. Je me suis dit, bon, ce n'est pas grave, ça tombe pas si mal que ça. Et en gros, en 2020, j'ai créé un label de qualité pour répondre à cette problématique de où aller se faire coiffer en toute confiance quand on a les cheveux texturés. Et c'est un label qui référence toutes les bonnes adresses en France de professionnels de la coiffure. Et c'est des professionnels qui sont testés et approuvés par des clientes mystères. Et ça, c'est une pratique dont je me suis inspirée du secteur du luxe. C'est quelque chose qui se fait souvent dans les boutiques de luxe. D'abord, ce qu'on appelle du mystery shopping pour noter un peu le service client, tout ça. Et je me suis dit, c'est intéressant d'avoir la même chose dans la coiffure pour nous, vu qu'on galère et qu'on a souvent peur d'être chez coiffeur. et pendant trois ans J'ai visité quasiment 250 coiffures en toute la France. Waouh ! J'ai eu prise de passion pour ce secteur. J'ai adoré rencontrer les coiffeurs de différentes villes, de différentes origines, de comprendre quelles étaient leurs problématiques. Et en parallèle, j'ai construit du coup cette communauté sur Instagram. Et au fur et à mesure que tout ça s'est développé, il y avait de plus en plus de femmes qui m'envoyaient des messages sur Instagram en me disant, mais... Merci pour ce que vous faites, en revanche moi j'habite dans telle ville et sur votre site je vois aucun salon pour moi, enfin il n'y a aucun salon qui est référencé. Et j'étais là, bah ouais parce qu'en fait chez vous je sais qu'il n'y a rien, il n'y a personne. Moi je viens du marketing donc j'ai fait cette étude de marché à grande échelle et je me suis rendu compte que sur les 100 000 centres de coiffure qui existent en France, il n'y en a qu'une centaine qui savent véritablement s'occuper au naturel des cheveux bouclés, frisés, crépus, lisses, de façon qualitative avec une expérience client qualitative. Sachant que on est entre 20 à 30 millions de personnes en France qui ont les cheveux texturés.

  • Speaker #0

    Il y a un gros gap, quoi.

  • Speaker #1

    Il y a un super gros gap. Il y a un super gros gap. Et ça, je me suis rendue compte, en fait... il faut que j'aille plus loin, le label ça ne suffit pas, référence et bonne adresse, en fait je vais vite faire le tour. C'est clair. Et du coup je me suis posé la question de comment répondre à cette demande encore de ces millions de femmes qui galèrent encore à trouver des salons de coiffure et j'ai compris que c'était un problème de formation. Que lors de la formation du CAP coiffure et du brevet professionnel de coiffure, que le seul enseignement était sur les cheveux lisses. Oui, que la seule chose que vous appreniez, c'était les défrisages, les permanentes, etc. Et que le programme n'était pas adapté aux réalités actuelles et aux attentes des clientes actuelles.

  • Speaker #0

    Sur le programme, on a juste genre, c'est même pas un chapitre, on a genre juste, tu sais, un paragraphe qui dit cheveux caucasiens, cheveux négroïdes et cheveux asiatiques.

  • Speaker #1

    C'est tout ce qu'il y a. Et ça s'arrête là. Ça s'arrête là. Forcément, c'est compliqué. Et donc, je me suis dit, donc du coup, pour répondre à cette demande, dans ce cas-là, il y a deux options. Soit je me forme. et j'ouvre potentiellement un centre coiffure si je me motive ou j'essaie de trouver un ou une associée experte en coiffure pour monter ça à deux ou soit je forme des coiffeurs qui existent déjà, qui ont déjà leur salon qui ont déjà leurs adresses, qui ont déjà leur activité tout simplement pour qu'eux, ils développent leurs compétences sur cette nouvelle type de clientèle et du coup j'ai choisi la deuxième option

  • Speaker #0

    Au final, tu ne fais que de la formation, tu ne coiffes pas de la clientèle finalement.

  • Speaker #1

    Non,

  • Speaker #0

    je ne fais pas de la clientèle.

  • Speaker #1

    Moi, je pars du principe que chacun son métier malgré tout. Moi, j'ai eu cette idée-là en tant que cliente, mais je pense et je suis convaincue qu'il y a des super coiffeurs en France, des super coiffeuses qui sont passionnées, qui ont envie d'en apprendre plus, qui sont ouverts d'esprit, qui sont curieux. Donc en fait, moi, je préfère travailler en équipe. et que chacun apporte sa pierre à l'édifice.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Moi, ma pierre à l'édifice, c'est tout ce qui va être marketing. C'est mon...

  • Speaker #0

    Ton point fort.

  • Speaker #1

    Mon point fort.

  • Speaker #0

    Et ton job.

  • Speaker #1

    Voilà. Et les coiffeurs, les coiffeuses, elles ont déjà leur expertise cheveux. Et donc, avec tous les contacts que je m'étais fait lorsque j'ai lancé le label de qualité, j'avais identifié, en fait, déjà ces bonnes coiffeuses, ces experts dans toute la France. Et je leur ai demandé, est-ce que vous voulez qu'on se lance et qu'on propose des formations tous ensemble pour les coiffeurs qui sont curieux ? Donc vous, vous faites la partie technique, entre guillemets, l'apprentissage de la coupe, l'apprentissage de tout ce qui est soins, du coiffage, etc. Et moi, je vais faire la partie histoire du cheveu crépu, parce que je pense que c'est hyper important de connaître l'histoire. pour comprendre pourquoi il y a toutes ces problématiques-là aujourd'hui et pourquoi c'est si compliqué pour les femmes d'assumer leurs cheveux aujourd'hui. Et la partie marketing, réseaux sociaux par la suite pour développer cette clientèle-là. Donc du coup, je me suis dit, on va proposer comme ça une formation qui sera hyper complète pour ceux qui veulent véritablement devenir inclusifs, développer leur connaissance, développer leur clientèle.

  • Speaker #0

    Et tu as formé jusqu'à combien de personnes jusqu'à présent ?

  • Speaker #1

    Alors là, j'arrive à 150 personnes formées dans toute la France. Et du coup, la Dioka Academy, je l'ai lancée il y a un an et demi maintenant. Donc en un an et demi, on a formé 150 élèves bientôt sur les cheveux, donc texturelles.

  • Speaker #0

    C'est beau. Moi, je sais que déjà, il y a Émilie Cosy Coiffure qui n'est pas loin de chez moi.

  • Speaker #1

    Oui, exact.

  • Speaker #0

    Elle m'avait demandé, Bichette, elle m'avait demandé justement de lui servir de modèle. à la suite ou pour une des formations. Et je lui dis, je ne suis pas confiante. Je lui dis, il n'y a que mon débois qui me douche les cheveux.

  • Speaker #1

    Content, content, content. Mais oui, en effet, Émilie, elle fait partie de ces coiffeuses hyper curieuses qui sortent de leur zone de confort, qui ont envie d'apprendre, mais vraiment par amour des clientes et par amour du cheveu, tu vois.

  • Speaker #0

    Ça se sent parce que j'ai vu la différence entre avant et après la formation, justement. Et franchement, tu vois, là, des fois, je me dis, je me ferais bien tenter d'aller chez elle. Et pourtant, elle est à plus d'une heure de chez moi. Mais j'ai déjà fait la route pour autre chose parce qu'on se connaît. Donc, ça ne me dérangerait pas de faire la route, tu vois.

  • Speaker #1

    Voilà. Ma mission est accomplie quand tu me dis quelque chose comme ça, Valentina.

  • Speaker #0

    Mais ça met en lumière que quand même, il faut que je mette encore une heure de route pour aller chez le coiffeur.

  • Speaker #1

    Je fais du mieux que je peux.

  • Speaker #0

    Oui, c'est bon. Si tu n'étais pas là, je devrais faire trois heures pour aller me faire coiffer.

  • Speaker #1

    Tu sais, en France, on parle souvent des aires médicaux. Le fait que ce soit hyper compliqué de trouver des médecins. Moi, je parle de déserts capillaires. En France, il y a des déserts capillaires dont on n'a pas idée.

  • Speaker #0

    Non, mais c'est vrai.

  • Speaker #1

    À quel moment on a normalisé le fait de faire une heure de route dans cette économie-là, avec le prix de l'essence, pour aller se faire coiffer ?

  • Speaker #0

    Non mais oui.

  • Speaker #1

    Et en fait, c'est pour ça qu'il y a de moins en moins de femmes qui vont chez le coiffeur. Ah, parce qu'elles savent s'occuper d'elles-mêmes toutes seules, etc. Ça joue, mais il n'y a pas que ça. Aujourd'hui, on a déserté les coiffeurs parce qu'il n'y en avait pas assez et parce qu'ils n'étaient pas formés. Forcément, on ne va pas prendre le risque d'aller payer. C'est nos cheveux, c'est important. On ne va pas prendre le risque de se déplacer, de perdre notre temps, notre argent, notre énergie, nos cheveux pour un résultat dont on n'est pas sûr qu'il soit à la hauteur de nos attentes. La problématique, elle est là. parce que toi quand tu dis que tu as vu un avant-après, que ça t'a donné envie. de prendre ta voiture et d'y aller, ça montre bien que ça change quelque chose d'être formée. Mais oui,

  • Speaker #0

    carrément, de toute façon, il n'y a pas de secret, en fait, pour attirer de la clientèle, ce n'est pas baisser ses prix ou faire je ne sais combien de promos. Pour attirer une clientèle, en fait, c'est d'offrir justement, comme tu dis, un service de qualité et d'être une expertise, en fait. Parce que souvent, j'ai bien aimé quand tu as dit trouver un salon propre, parce que j'aimerais souligner ce truc, un salon propre et accueillant. Parce qu'en tant qu'Africaine, moi, j'ai connu des salons de coiffure où tu vas pour faire tes tresses. T'es là, la nana, elle est en train de faire à bouffer dans le salon à côté. Il y a les gosses qui trônent dans tous les trucs. Et ça donne une mauvaise image, justement, de se dire qu'en fait, c'est soit t'as ça et tu prends ou tu prends pas. Soit tu dois faire je ne sais combien d'heures de route pour avoir quelque chose avec un vrai service client, avec un salon propre. avec une expertise et c'est dommage en fait et j'aimerais souligner ce point parce que voilà une des raisons qui fait que j'ai pas envie d'aller en salon mais c'est ça en fait le truc c'est que aujourd'hui les coiffeurs que

  • Speaker #1

    ce soit les coiffeurs on va dire caucasiens que les coiffeurs afro ont du mal à comprendre c'est quoi les attentes des clientes aujourd'hui parce que moi tu vois d'un point de vue personnel j'aurai aucun problème parce que ça m'arrive encore de faire des tresses de temps en temps j'aurai aucun problème à aller à Château d'eau et j'irai même avec plaisir parce que je sais que pour des belles tresses c'est les meilleures y'a rien à dire ce sont elles les meilleures mais je n'y vais pas parce que en effet je souhaite un endroit qui soit propre qui soit calme et en fait c'est ça je pense qu'on veut qu'on attend aujourd'hui des salons de coiffure afro et les coiffeuses souvent de ces salons là ne l'ont pas intégré parce que ça fait partie de la culture africaine qui est liée au coiffage ce que je comprends aussi mais le problème c'est que nous on n'a pas de choix oui c'est exactement de choix c'est exactement ça parce qu'il y en a qui adorent avoir cette ambiance justement qui rappelle un peu le pays familial oui oui oui et moi je comprends aussi mais du coup c'est soit ça soit rien pourquoi on n'a pas plusieurs choix nous de tu vois de d'accessibilité à différents types de salons, différents types de prix, différents types d'expériences clients.

  • Speaker #0

    Ou juste de te faire servir le café quand tu arrives en fait.

  • Speaker #1

    Moi c'est la base en fait. Genre ouais mais ouais mais je ne fais pas ça. Mais sers moi un jus de bisop si tu veux.

  • Speaker #0

    Non mais oui, non mais juste de ça. Non mais moi franchement des fois tu vois, comme je te disais tout à l'heure en off, moi j'ai mon témoin qui est coiffeur donc c'est lui qui s'occupe de mes cheveux Et tu vois, il y a un truc, souvent, en fait, moi, je prends rendez-vous une fois par an chez lui pour faire ma grosse coupe. Parce que je n'ai pas envie de le déranger, parce que je sais que sa clientèle, elle n'est pas de cheveux texturés. Donc, je n'ai pas envie, parce que du coup, quand moi, je viens, il bloque genre trois heures. Il doit se préparer psychologiquement. Je n'ai pas envie de le déranger. Moi, des fois, je lui dis, en fait, j'aimerais venir plus souvent, mais des fois, juste, tu me fais un shampoing. J'ai juste envie que, je pense, tu me... du siège maintenant. C'est tout ce que tu veux, en fait. Juste un shampoing, ça me suffit.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    en fait

  • Speaker #1

    mais c'est exactement ça mais franchement nous qui n'avons pas l'habitude d'aller dans un salon de coiffure je vous le dis si vous nous écoutez, vous savez pas ce que vous loupez d'un plaisir d'un massage crânien opaque mais oui c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est comme tu dis les coiffeurs ils ignorent 30% de la clientèle mais en fait juste des fois tu proposes un service shampoing soin massage crânien ça suffit parce que souvent ils te vois arriver avec des cheveux ils vont dire oh là là on fait pas on traite pas vos cheveux juste parce qu'ils n'ont pas envie faire le brush mais moi je suis fou je sors les cheveux mouillés je m'attache les cheveux juste touche moi ouais mais tu vois tu vois qu'elle prend la barre elle est basse mais oui mais oui mais oui mais

  • Speaker #1

    toi mais même ça je pense que même ça il prendrait peur parce qu'il y en a qui ont vraiment jamais touché un cheveu mais ils savent même pas comment le manipuler mais ils verraient la masse et le volume ils auraient peur de mettre les mains dedans mais oui On en est là en fait. Mais oui, il y a vraiment tout un... C'est ça que je disais, c'est que souvent les coiffeurs ne comprennent pas les attentes des clients actuels. Les coiffeurs afro, ils n'ont pas compris qu'on veut une expérience client qui soit positive, qui soit qualitative. avec une décoration un peu agréable, des outils propres, un endroit propre, et les coiffeurs cocaviens, les coiffeurs blancs, souvent, certains d'entre eux ont du mal à comprendre qu'on ne cherche pas des traits, des tissages, des choses comme ça, non. On cherche juste à avoir quelque chose de basique, j'ai envie de dire, de se lancer à la portée de quelqu'un dont la profession est la coiffure. un shampoing, un soin et un coiffage. Basta.

  • Speaker #0

    Mais tu sais que moi-même, qui ai les cheveux afro, je ne saurais pas couper des cheveux afro. Je fais au feeling quand ça m'arrive.

  • Speaker #1

    Eh bien, tu allieras à mes formations.

  • Speaker #0

    Moi, à l'école, j'ai appris que je fais un shampoing. Je prends le peigne, je coupe. Je ne sais pas se faire de coupe à sec. Je le fais de temps en temps, mais tu sais, si je veux friser, mais pas crépus, je ne m'aventurerai pas à faire ça sur un cheveu crépu parce que je ne le maîtrise pas. C'est un truc où il faut se former et ça, il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Eh bien moi, je vais te dire un truc et je suis contente que tu en parles parce que parfois, on m'a dit, je ne l'ai jamais dit ça, mais on m'a dit, oui, toi, tu formes les blancs, c'est dommage de ne pas garder ce que tu avais entre nous. J'ai dit, alors attendez. Il faut arrêter. On ne va pas s'en sortir en fait. Déjà, chacun est libre de faire comme il veut. Donc si... tu as un problème avec ma façon de faire, il n'y a pas de souci, tu peux.

  • Speaker #0

    Au contraire.

  • Speaker #1

    Et moi, mes formations, mes pitiés, les coiffeurs noirs, venez. Mais je veux dire, tout le monde est le bienvenu. Moi, j'ai une vision de la coiffure qui est inclusive. Moi, mon rêve, c'est que n'importe quelle femme puisse aller dans n'importe quel centre coiffure sans se poser de questions. Moi, c'est ça mon rêve. Que ce soit un centre coiffure où la coiffeuse est asiatique, maghrébine, américaine. que sais-je ? Tu vois ce que je veux dire ? Et à partir de ce moment-là, les coiffeurs que je forme, mais venez tous ! Parce que vous avez tous fait le même cursus, n'est-ce pas ? Ce même cursus qui qui éclipse les cheveux texturés. Donc ça veut dire que techniquement vous êtes tous bienvenus, techniquement vous avez tous des trucs à apprendre. Donc s'il vous plaît !

  • Speaker #0

    Ah oui, moi j'ai des trucs à apprendre, moi c'est surtout la partie soins parce que coupe j'en fais pas. Mais moi, ce serait surtout la partie soins, justement, pour implémenter ça dans les coiffures mariées, tu sais. Ça, c'est sûr et certain, ça, c'est quelque chose que j'aimerais parce que même mes cheveux, tu sais, genre, moi, je me fais les brushings l'hiver et l'été, je râle.

  • Speaker #1

    Je les attache,

  • Speaker #0

    tu sais, je les attache, je mets un tissu, hop, comme ça, c'est plaqué. Je n'aime pas mettre du gel parce que, enfin, je n'aime pas trop. Donc, je n'utilise que de l'eau pour les plaquer. Mais je râle beaucoup l'été. Je râle.

  • Speaker #1

    C'est pareil, tu es la bienvenue.

  • Speaker #0

    Donc j'assume de dire que je suis une noire qui a des cheveux crépus, mais qui ne sait pas m'utiliser à 100% des cheveux crépus. Et je suis sûre qu'Emily, qui est venue se former chez toi, est plus avancée là-dessus que moi. Moi, tu sais, quand on m'est mariée, quand je leur fais, souvent ce que je leur fais, je leur fais un silk press. Je reboucle le truc pour faire des boucles bien définies. Alors que si j'apprenais à faire du curling, etc. et prendre la pâte...

  • Speaker #1

    Tout ce qui est par exemple twist, wash and go, tout ça, tu fais pas ?

  • Speaker #0

    Oui, ça je fais. Oui, d'accord. Non, mais tu sais, coiffure de mariée, ça demande... Ah oui, d'accord. C'est ça, ça demande quand même à avoir quelque chose de net, de nickel. Et du coup, je leur dis souvent, en fait, pendant l'essai, j'essaye de faire, tu sais, le curling. Si leurs cheveux sont vraiment trop secs et que je n'ai pas les produits adaptés, Ce que je leur dis, c'est que, OK, on a essayé comme ça. Pour le jour J, ce qu'on peut essayer, c'est de faire un silk press. Et là, je viens redéfinir la boucle, vraiment pour avoir quelque chose de très brillant. Parce qu'en fait, je ne veux pas non plus qu'elles se disent, on va avoir une coiffure qui est tout brouillon. Non, on peut avoir une coiffure qui est bouclée, mais très lisse à la fois, tu vois, très polish. Plutôt pas lisse, mais plutôt polish, tout le temps frisé, tu vois. Donc, moi, j'utilise une autre technique. Mais j'aimerais quand même implémenter le fait de vraiment travailler la matière de la personne sans ramener un outil chauffant ou alors juste sur le dessus pour fignoler ça, tu vois. Elle est en train de noter pour la formation.

  • Speaker #1

    Ah, bien sûr ! Ah,

  • Speaker #0

    j'adore !

  • Speaker #1

    Bah ouais !

  • Speaker #0

    J'adore !

  • Speaker #1

    Non, mon objectif, c'est de faire des formations qui aident les personnes. Mais carrément ! Si tu me dis que c'est ton besoin, bah je me le note !

  • Speaker #0

    Mais vas-y, vas-y, vas-y, si tu veux, on fera un appel découverte après.

  • Speaker #1

    Avec plaisir !

  • Speaker #0

    mais vraiment avec plaisir non mais voilà moi je pense que ça moi en tout cas j'ai ce côté là où je maîtrise le silk presse sur les cheveux frisés parce que moi je le fais sur moi et je les ai appris à mon témoin donc cette partie là je maîtrise sauf que ça demande à venir chauffer le cheveu même s'il ya on fait un soin avant on fait un soin après on vient enfin je soigne tout au long mais ça demande quand même à utiliser un pro un outil chauffant qui vient chauffer le cheveu doublement parce que d'abord je le lisse et ensuite je le reboucle pour revenir au point de départ donc j'aimerais ouais c'est ça j'aimerais implémenter vraiment parce que notamment tu as Kenza qui est venue se former chez toi et elle je ne sais pas comment elle fait mais elle a des boucles hyper

  • Speaker #1

    définies et magnifiques à chaque fois et je me dis mais pour ça il faut quatre heures en fait ça dépend en fait il ya plusieurs choses déjà il faut savoir que Kenza elle a les cheveux qui sont naturellement bouclés frisés Donc en fait ce qu'elle fait, c'est qu'elle réveille une boucle qui existe. Et donc ça, elle connaît ses cheveux, elle connaît les produits du coup qui sont adaptés à sa texture et à ses besoins à elle. Après, il faut aussi se dire que tu ne créeras jamais une boucle qui n'existe pas.

  • Speaker #0

    Ah non, mais ça c'est sûr.

  • Speaker #1

    Jamais. C'est sûr. Tu peux le faire avec tout ce qui va être en effet des techniques de mise en pli, mais avoir cette définition, etc., comme l'exemple de Kenza que tu donnes, C'est parce que ses cheveux sont déjà naturellement avec cette texture. Et ensuite, elle a les bons produits, la bonne application, etc. pour que ça donne...

  • Speaker #0

    Ah, mais hyper brillant, hyper volumineux. Il n'y a pas un cheveu de travers. Tout est paf, tout est bam, tout est cool. OK. Là, en ce moment, j'ai vu... Du coup, là, au moment où cette interview sera postée, ce sera le 9 juillet. Mais du coup, tu auras fini le June Tint. Parce que j'ai vu hier que tu faisais un épisode par semaine pour l'occasion du mois de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Donc, vu que tous les épisodes seront postés au moment où on va écouter cet épisode, est-ce que tu peux nous parler un peu de chaque épisode, si ça te dit un peu brièvement ?

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Le premier, il était hyper intéressant, justement, sur l'histoire du cheveu crépu. Donc, voilà.

  • Speaker #1

    En fait, c'est lorsque moi, je me suis intéressée à mes propres cheveux et lorsque j'ai commencé à mettre en place les formations, en fait, je me suis rendue compte qu'au-delà des problématiques de manque de connaissances de comment on coupe, comment on soigne, comment on coiffe, en fait, je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de préjugés sur les cheveux, sur les cheveux notamment crépus. Et des préjugés... aussi bien de la part des coiffeurs que de la part des personnes qui ont des cheveux crépus elles-mêmes. Et ça, je me suis dit, si on n'arrive pas à déconstruire ces préjugés, déconstruire ces idées reçues, ça ne sert à rien d'apprendre toutes les techniques du monde pour sublimer le cheveu afro. Tant qu'on n'aura pas compris quelle est l'histoire du cheveu. Et c'est pour ça que je me suis dit, je vais repartir de la base à la base. Et je vais raconter cette histoire, au final, qui est assez peu connue et dont on ne parle jamais. Pour faire comprendre que le cheveu crépu a une histoire et qu'elle ne date pas de l'esclavage, qu'elle date bien avant ça. Donc ça, c'est l'épisode justement sur... l'importance des coiffures africaines avant la période de l'esclavage, donc de la préhistoire à l'esclavage. Je vous invite du coup à aller regarder, mais en fait, à cette époque-là, les personnes dans les pays africains, à l'époque, savaient comment s'occuper de leurs cheveux. Et au-delà de savoir comment s'occuper de leurs cheveux, ils avaient les outils pour, ils avaient les produits pour, enfin les produits, c'était les produits de la nature. Au-delà de ça, il y avait une vraie signification sociale, familiale. ethniques dans les différents coiffages. Ça pouvait, par exemple, signifier de quelle ethnie on venait. Ça pouvait, par exemple, permettre d'identifier est-ce qu'une femme est célibataire, est-ce qu'elle est en couple ou est-ce qu'elle est en deuil. On ne mettait pas les mêmes ornements, les mêmes bijoux dans les cheveux, en fonction de l'ethnie d'où on venait. Tout ça, c'est pour montrer que le cheveu crépu, en fait, on l'a dénigré, on l'a dévalorisé et en fait toute cette entreprise négative nous est rentrée dans la tête elle nous est rentrée dans la tête et on connait pas cette histoire là avant donc moi je veux la raconter pour aider les femmes, les hommes, les enfants à accepter leur texture naturelle et surtout je veux montrer que c'est un cheveu comme un autre c'est à dire ok elle a son histoire qui est particulière et qui est unique, mais c'est aussi un cheveu qui a été fait de telle sorte à nous protéger.

  • Speaker #0

    Ça, c'est typiquement le premier épisode de cette série. C'est sur le fait que cette forme, cette boucle très resserrée en forme de S et de Z, elle n'est pas comme ça par hasard. Elle est comme ça parce que les premiers habitants sur cette planète sont nés en Afrique. Et en fait, pour les protéger de la chaleur, de la sécheresse, c'est pour ça que le cheveu a poussé de cette façon-là. Pour protéger le corps de la surchauffe, pour protéger également le cerveau de la surchauffe et que ça fasse en fait une barrière naturelle. en fait, à l'environnement météorologique. Moi, en fait, quand j'ai découvert ça, j'ai trouvé ça incroyable. On cherche à se lisser les cheveux. On se les a défrisés pendant des années, mais non, la nature, elle est bien faite. La nature, elle est bien faite. Si le cheveu est comme ça, c'est qu'il y a une raison. Et je trouve que ça, c'est un élément qui est important dans l'acceptation, en tout cas, de soi. Et pour aider, justement, je le répète.

  • Speaker #1

    les femmes et les hommes ayant les cheveux crépus à accepter leur nature de cheveux telle qu'elle est sans vouloir la dénaturer et ça c'est ça aussi mon objectif avec tout ce que je fais en fait tu vois tout simplement c'est hyper intéressant parce que ça tu vois même moi je le savais pas avant tout ça par rapport aux ethnies oui vaguement tu sais mais je me suis jamais intéressée mais tu vois moi il y a un truc il y a une idée reçue sur les cheveux par exemple qui sort souvent c'est que ça pousse pas les cheveux frisés Et moi, je m'en rappelle, mais je m'en rappellerai toute ma vie. C'est l'époque où j'habitais en Italie. Et en Italie, on allait toujours chez la même coiffeuse pour faire les tresses. Donc déjà, j'avais tout le temps des tresses. C'était rare que j'avais mes cheveux au naturel. C'était soit j'avais des tresses, soit on me les défrisait. Et un jour, je ne sais pas pourquoi, ma mère m'a emmenée chez une autre coiffeuse. Et moi, j'avais les cheveux hyper longs parce que dans ma famille, on a tous les cheveux longs dans la famille. Et du coup, j'ai dit à la dame, faites attention, moi j'ai les cheveux longs pour enlever les tresses. Tu sais, il faut couper avant. Et du coup, je lui ai dit, faites attention, mes cheveux, ils arrivent à peu près là. Et tu sais, la bienveillance des coiffeuses africaines, elles me disent, tais-toi, assieds-toi là-bas. Et puis, paf, elle a tout coupé. Elle a coupé là. Elle a coupé là. Moi, j'avais des cheveux qui m'arrivaient au milieu du dos. Elle a coupé là, je te jure. J'ai pleuré. Elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Et du coup... Tu lui as dit quoi ?

  • Speaker #1

    Tu veux que je dise quoi ? J'étais enfant. J'avais quoi ? Je devais avoir 10 ans, quelque chose comme ça.

  • Speaker #0

    Ah là là !

  • Speaker #1

    Je lui avais dit d'avance de faire attention, que j'avais les cheveux longs. Ma coiffeuse, elle le sait très bien. Elle a l'habitude. Du coup, elle coupe quasiment que dalle, en fait, sur les tresses. Elle enlève juste les petites pointes qui sont serrées. Mais elle, elle m'a dit, « Ah, tais-toi, va t'asseoir là-bas. » Hop, elle a tout coupé.

  • Speaker #0

    Non mais... Mais ah, ça me donne envie de pleurer. Je te jure,

  • Speaker #1

    là, j'ai presque les larmes qui remontent.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Ah mais oui. C'est traumatisant. Et il y en a plein qui vivent ça, parce qu'on a tellement cette idée limitante dans la tête qu'un cheveu frisé ne pousse pas, nous-mêmes en tant que personnes noires, et que du coup, en fait, les personnes qui travaillent sur les cheveux noirs ont tellement ça à ancrer que, en fait, quand quelqu'un arrive et te dit « j'ai les cheveux longs » , elle dit « n'importe quoi, c'est là, tais-toi, assieds-toi, hop, je te coupe et puis ciao » .

  • Speaker #0

    Merci. Il y a une espèce d'idée reçue et puis il y a aussi un peu de jalousie. Oui, oui. Selon toi, tu ne les auras pas non plus, en fait.

  • Speaker #1

    Exactement, aussi. C'est horrible. Ah, non, mais je te jure.

  • Speaker #0

    Mais non, mais ça, c'est faux. Tu vois, moi, j'organise encore une formation pour les équipes d'Aromazone, là, tout le monde le met. Et c'est ça que je leur ai expliqué, je leur ai dit. Le cheveu crépu, c'est un cheveu qui est scientifiquement comme les autres. C'est-à-dire que, d'un point de vue chimique, moléculaire, il est composé de la même façon. qu'un cheveu caucasien asiatique, comme vous dites. Pareil, c'est pas un cheveu spécifique, il est constitué pareil. La vitesse de pousse, elle est entre 0,8 cm et 1,2 cm par mois. C'est la même vitesse qu'un cheveu caucasien. Je le répète pour ceux qui sont au fond de la classe, le cheveu crépu pousse à la même vitesse que le cheveu caucasien. D'accord ? Hé oh !

  • Speaker #1

    On arrête l'assiette !

  • Speaker #0

    Il paraît plus court parce qu'en effet, il a tendance à se casser. Shrinker et casser. On croit qu'il ne pousse pas, mais statistiquement, physiologiquement, ça pousse. On ne peut rien y faire. Ça pousse. C'est une fonction naturelle, la pousse. Le souci, c'est qu'on n'arrive pas à retenir la longueur parce qu'il faut des soins. Il faut des soins parce que le sébum, le liquide protecteur qui est généré par le cuir chevelu, a du mal à s'écouler le long du cheveu parce qu'il a cette forme. En S et en Z. C'est pour ça qu'il a besoin de plus de soins et qu'il a tendance à plus se casser. Mais la pousse existe. Et c'est la même. Et c'est la même. Voilà. La même. C'est la même.

  • Speaker #1

    Des fois que je n'ai pas compris.

  • Speaker #0

    Ah ouais. Non, non,

  • Speaker #1

    mais oui.

  • Speaker #0

    Mais j'en veux à personne. Personne ne nous a appris. Personne ne nous a expliqué. Non. Et donc...

  • Speaker #1

    et j'ai l'impression et j'ai l'impression des fois parce que du coup tu me disais que tu as eu des critiques de gens qui te disent ouais tu formes que les blancs etc mais j'ai quand même l'impression que justement les blancs sont quand même plus comment dire plus motivés à justement rendre ça à devenir inclusif que de l'autre côté parce que je vois aussi par exemple Emilie je reprends l'exemple parce que je la connais Merci. Mais quand je vois comment elle parle de toutes ces choses-là, on sent qu'elle est hyper allumée par ça, en fait. Qu'elle a envie de prendre soin de ses clients, etc. Le customer care, en fait, c'est quelque chose qui est vraiment hyper important pour ces gens-là. Mais j'ai l'impression que du côté des Noirs, ça a encore un peu de mal à amener justement ce côté customer care ou de vraiment s'intéresser. à ce que veut la cliente en fait et je sais pas si c'est quelque chose qui te sait ou si c'est peut-être moi parce que moi je j'avoue je suis plus du tout dans le game de tout ce qui est coupe etc moi je suis vraiment dans mon truc chignon chignon maquillage mais

  • Speaker #0

    je parle d'un oeil extérieur qui regardait des vidéos youtube quoi où je dois aller chercher les infos sur youtube quoi en vrai je pense pas je pense pas que ce soit une question de couleur de peau Je ne pense pas que les coiffeuses afro, elles ont moins à cœur de satisfaire la cliente et ce côté custom worker. Je pense que c'est une méconnaissance de ce que les clientes, elles veulent, encore une fois. Et je pense que c'est parfois, je pense que parfois c'est un problème de génération aussi. Pour les coiffeuses qui sont un peu plus âgées et peu importe leur couleur de peau, elles ont du mal à se remettre en question parce qu'elles ont appris à faire les choses d'une certaine façon pendant des années des années des années donc pour elles ça vaut pour les coiffeuses blanches, pour tout le monde pour tout le monde c'est le l'état, le l'étoile les boomers donc donc je pense pas que les coiffeuses afro elles aient moins ça je pense que juste que la différence c'est peut-être que comme elles ont les cheveux crépus elles mêmes elles ont plus tendance à se dire qu'elles savent déjà. Oui. Tu vois. C'est peut-être plus une question de, en fait, je ne sais pas que je ne sais pas.

  • Speaker #1

    Exactement. Je vois totalement.

  • Speaker #0

    Et ça, il faut essayer de mettre son égo de côté pour accepter qu'une petite jeune, une petite trentenaire, là, elle vienne te voir dans ton salon et te dise je vais te former sur les cheveux crépus, tu vois. C'est sûr, la pilule, je pense que parfois, elle a un peu de mal à passer. Mais ce n'est pas grave. Moi, je comprends et tout. Et moi, j'essaie d'apporter tout ça avec beaucoup de bienveillance, en ne culpabilisant personne, tu vois, parce qu'on a tout ça à prendre de tout le monde. Et ce n'est pas facile, tu vois, de sortir de sa zone de confort et de se remettre en question. Mais voilà, encore une fois, ceux qui veulent, en tout cas, essayer de faire évoluer... leur business, leur concept, etc. se formeront à un moment donné, que ce soit avec moi ou avec quelqu'un d'autre, peu importe à la rigueur, mais dans tous les cas, le propre d'un business, c'est de le faire évoluer. Oui.

  • Speaker #1

    Puis je me dis, s'il y a quelqu'un d'autre que toi,

  • Speaker #0

    c'est tant mieux parce que ça se développe. Mais moi, je suis trop contente. Quand il y a d'autres personnes qui me disent, moi, je lance des formations pour les cheveux crépus, pour les coiffeurs, je dis, mais merci, allez-y, let's go, on y va, let's go, tu vois. Vraiment, moi, je suis contente. Je suis trop contente.

  • Speaker #1

    Mais du coup, maintenant, parce que je voulais te demander si justement tu travaillais sur, tu intervenais sur des mariés, mais vu que tu n'es pas coiffeuse. Ma question, elle est répondue.

  • Speaker #0

    Non, non, non. Les mariés, pour l'instant, non. J'ai souvent des demandes, tu vois, de futurs mariés qui cherchent des coiffeurs justement pour leur mariage. Et je leur recommande, j'ai une ou deux coiffeurs en tête qui sont basés à Paris ou en région parisienne, mais qui sont souvent complètes, des mois à l'avance. étant donné qu'il n'y en a pas beaucoup qui savent s'occuper des cheveux texturés et encore moins pour des coiffures événementielles ou de mariage. Mais ça me donne l'idée de lancer un module coiffure événementielle, cheveux texturés.

  • Speaker #1

    Je pense que pour ça, il faudrait quand même que je prenne une formation avec toi sur la partie soins, comme je te disais, pour pouvoir l'implémenter justement, je pense.

  • Speaker #0

    Carrément. On fera un petit partenariat. on reviendra sur les soins et tout et puis on mettra en place un module événementiel avec la formatrice. On va carrément au Valentina. Moi, je suis...

  • Speaker #1

    Je suis chouette !

  • Speaker #0

    Ah ouais, moi aussi, je suis trop chaude, on va faire ça. En fait, il y a tout à apprendre dans la coiffure texturée parce que, comme je disais, notre histoire, elle est longue, mais ça ne fait pas tant d'années que ça qu'on a lâché le défrisage et tout. Et encore moins en France. On a lâché le défrisage... dans les années 2000, à peu près.

  • Speaker #1

    Et encore... Et quand tu sais tout ce que ça provoque, moi, le défrisage, le dernier que j'ai fait, c'était en 2019. Je me rappelle, c'était une semaine avant les annonces de mon fils, parce que je voulais mon brushing. Il n'y a qu'avec le brushing où je me sens belle, tu vois. Et ça, c'est encore un autre truc, parce qu'à force, en fait...

  • Speaker #0

    Tu construis encore ça.

  • Speaker #1

    mais je le sais je suis coupable à coupable de la colonisation je fais la récréation coupabilité et tu vois et quand j'ai fait ce défrisage là pendant une semaine mais je te jure une semaine j'avais la tête qui était papa papa papa c'est comme si j'avais le coeur sur ma tête tellement tu as tellement j'avais mal mais Je pense qu'à partir de la grossesse, je suis devenue hyper sensible du cuve chevelu. Et donc, j'ai arrêté à ce moment-là. Et ensuite, quelques mois après, j'ai fait un big chop. Parce qu'en fait, tu sais, quand ça repousse, c'est laid. Et c'est laid et ça casse. Donc, j'ai fait un big chop. J'ai laissé mes cheveux pousser au naturel jusqu'à là, il y a trois mois. Il y a trois mois, j'ai fait un lissage. Je n'ai pas fait des frisages, j'ai fait un lissage. D'accord. Elle a bien fait.

  • Speaker #0

    Elle a bien fait. Merci. Non, je ne l'ai jamais, je juge.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais tu vois, je suis quand même restée de 2019 jusqu'à... On est en quelle année ? Jusqu'à début 2025.

  • Speaker #0

    Début 2025,

  • Speaker #1

    oui. Oui, presque six ans, aux cheveux naturels. Et franchement, je n'ai jamais eu d'aussi beaux cheveux parce que du coup, ils étaient en bonne santé, j'en prenais soin. Mais vers la dernière année, j'ai arrêté d'en prendre soin. Et c'est ce qui a fait que j'ai succombé pour aller vers... Le lissage parce que j'avais arrêté d'en prendre soin en fait, je ne prenais plus de soin.

  • Speaker #0

    Je comprends.

  • Speaker #1

    Mais la période où j'en prenais soin, franchement, je n'ai jamais eu des cheveux aussi forts, aussi beaux, aussi en bonne santé que la période où j'en prenais soin et que je les laissais tranquilles.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de secret.

  • Speaker #1

    Ah oui.

  • Speaker #0

    Les soins adaptés, une faible manipulation et les cheveux sont forts et ils sont beaux.

  • Speaker #1

    C'est clair. Je vais te poser quelques questions un peu signatures de l'interview, du podcast, pardon. Et du coup, j'aime bien toujours commencer par la question parce que ce podcast est né d'un échec, enfin un échec entre guillemets, une épreuve. Donc la question que j'aime poser en premier, c'est quelle est ta plus grande victoire en tant que chef d'entreprise et quel est ton plus grand échec et qu'est-ce qu'il t'a... Qu'est-ce que tu en as appris en fait de cet échec que j'aime pas trop dire échec, mais voilà, t'as compris quoi.

  • Speaker #0

    Oui. Alors, spontanément, la victoire qui me vient en tête, c'est le fait d'avoir formé près de 250 coiffeurs en un an et demi. Et ça, c'est beau. Tu vois, je suis assez fière de ça quand même. Oui. Je pensais pas du tout que ça allait prendre aussi bien, aussi vite. Et du coup, ça me rend hyper fière de voir que je crée ce cercle vertueux entre les coiffeuses et les futures clientes, tu vois. Je trouve que ça, pour moi, c'est une vraie victoire. Et ouais, j'en suis hyper fière. Et après, un échec. En fait, moi, je ne vois jamais les choses comme des échecs parce que je suis toujours positive. mais on va dire quelque chose qui n'a pas marché comme j'aurais voulu que ça fonctionne. C'est une formation que j'ai donnée qui s'est mal passée. toute transparence. En fait, moi j'ai beaucoup de mal à dire non et en fait, donc en fait, il faut savoir que je fais encore du consulting dans le secteur du luxe de temps en temps en parallèle du coup de Dioka et j'avais une formation qui était prévue à Angers et du coup j'ai pas su comment concilier du coup les deux. Donc en fait, j'ai laissé la formatrice aller à cette formation à Angers. Et moi du coup, je n'ai pas pu me déplacer et ça s'est mal passé. Il y a eu pas mal de problèmes avec des modèles et je n'ai pas pu… Ce n'était pas au niveau en fait tout simplement la formation et c'était ma faute. En fait, je n'ai pas… J'ai cru que je pouvais tout faire, sauf que ce n'était pas possible et ça a coincé. Donc, c'est une formation du coup, c'est la seule, tu vois, de toutes celles que j'ai données qui s'est mal passée. Donc, tu vois, j'ai pris… J'en ai tiré des leçons. J'ai appelé chaque coiffeuse qui avait fait la formation juste après pour leur demander un retour détaillé sur ce qui s'était bien passé, sur ce qui ne s'était pas bien passé, pour bien comprendre et pour pouvoir rectifier le tir. Et je leur ai à tout remboursé la formation, la moitié, pour qu'il y ait un désommagement financier. Donc j'étais déçue de moi, j'étais déçue pour les coiffeuses, parce que je veux que l'expérience soit hyper qualitative à chaque fois. Donc, ça m'a embêtée de ne pas avoir fourni ce travail de qualité. Mais après, je l'ai pris comme une leçon. J'en ai tiré plusieurs leçons. Premièrement, on ne peut pas tout faire, en tout cas pas tout en même temps. Deuxièmement, l'importance du service client. Parce que tu vois, après coup, je suis encore en contact avec elles, elles vont se réinscrire sur d'autres formations. donc du coup ça montre que tu vois qu'elle nous faut confiance même si ça s'était mal passé cette fois là et et puis voilà tout simplement non mais c'est beau t'as su rebondir en fait parce que l'erreur est humaine de toute façon il y a que des erreurs qu'on apprend en fait exactement

  • Speaker #1

    et quelle est justement la chose de ton programme que l'une de tes clientes ou l'un de tes clients t'a fait un retour auquel tu ne t'attendais pas en fait que ça lui apporte ça ah ouais Merci.

  • Speaker #0

    En fait, il y a deux retours qui m'ont marqué. Le premier, c'est drôle parce que justement, la formation qui ne s'est pas bien passée à Angers, il y a une d'entre elles, du coup, je lui ai demandé plusieurs mois plus tard si elle avait quand même eu des retours en termes de développement de clientèle. Elle m'a dit, j'ai développé 64 nouvelles clientes depuis la formation. pour une formation qui s'est moyennement bien passée je trouve que du coup c'était quand même pas mal en retour sur mon investissement après et le deuxième retour qui m'a fait vachement plaisir c'est une stagiaire coiffeuse qui a quasiment 15 ans d'expérience dans la coiffure qui a fait énormément de formations qui m'a dit c'est une des meilleures formations de ma vie à laquelle j'ai assisté et ça j'avoue je ne m'y attendais pas du tout quand même ah ouais ? je sais qu'elles sont bien mes formations mais en fait pourquoi elle a autant apprécié c'est qu'en fait c'est une formation c'est elle qui me l'a dit qui est hyper riche, hyper complète en fait tu vois l'histoire du cheveu crépu l'expérience client, la psychologie des clientes les techniques de coupe à sec le soin, différents types de coiffage ensuite pendant la formation à la fin de la journée je leur fais un atelier sur les photos, comment prendre des photos des vidéos pour leurs réseaux sociaux donc c'est intense Merci. Mais en fait, c'est tellement riche, tellement complet, et tu peux mettre en pratique directement après, qu'elle était surprise que ce soit aussi riche et qu'elle allait autant apprendre. D'accord. Et puis moi, je mets un point d'honneur pour que toutes les formations se passent dans la bonne humeur. J'organise toujours un apéro à la fin de mes formations. Oh ! Ouais. Oh ! Je viens.

  • Speaker #1

    C'est demain. Oh ! Apéro.

  • Speaker #0

    je suis là moi j'adore rigoler j'adore les bonbons c'est mon pichet mignon j'aime bien faire la fête, aller boire un coup je me suis dit je vais faire des formations à mon image donc oui t'apprends, tu travailles beaucoup parce que je suis quelqu'un qui travaille beaucoup mais j'aime m'amuser, j'aime prendre du bon temps et je pense que du coup elle a apprécié parce qu'il y avait un mélange de tout ça ah ouais c'est beau ça c'est super

  • Speaker #1

    Mais du coup, ça me fait penser, du coup, à mise à part la formation, tu disais que ça s'était mal passé, tu es présente à chaque formation, c'est ça ? Oui. Ok. Ouais, parce qu'après, finalement, je pense que si on adhère à tes formations, c'est aussi pour toi, en fait, finalement.

  • Speaker #0

    Tu vois, c'est ce que j'ai compris après la formation où je n'étais pas venue. Je n'avais pas pu venir parce que moi, je pense qu'au début, quand j'ai lancé les formations, j'avais un peu un syndrome de l'imposteur, en vrai. Je me disais, mais en fait, tu fais des formations coiffure, mais tu n'es même pas coiffeuse, pour qui tu te prends ? Donc, même si j'ai une coiffeuse avec moi, je m'étais dit, en fait, c'est la coiffeuse la personne la plus importante. C'est pas moi. Et ça, je n'avais pas réalisé, en fait. On est toutes les deux hyper importantes, mais moi, si je n'étais pas là, c'était moins grave. Tu vois ce que je veux dire ? Et en toute humilité, je me suis rendue compte que si, que les gens qui s'inscrivaient, c'était aussi en partie pour moi, pour les valeurs que je défends.

  • Speaker #1

    Ça prouve aussi qu'en fait, encore une fois, que finalement, le client n'achète pas juste un service, mais il achète vraiment le tout, en fait, vraiment l'état d'esprit, en fait, finalement. Ça, c'est quelque chose qui revient souvent dans les podcasts où je dis souvent, c'est pas le service en lui-même qu'on achète, c'est pas, mais c'est vraiment la personne, enfin l'âme, en fait, du service, qu'on n'achète pas le service, mais vraiment l'âme du service. Et l'âme de ton service, de tes formations, qui sait, c'est toi.

  • Speaker #0

    C'est l'autre leçon.

  • Speaker #1

    Autre question. Bon, ça, on a un petit peu parlé déjà, mais est-ce que tu as d'autres idées reçues, récurrentes, sur les cheveux frisés, crépus ?

  • Speaker #0

    Alors, je vais en donner deux. Une. pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés. Et une autre idée reçue pour les professionnels de la coiffure. D'accord ? Donc, la première. Pour les personnes qui ont les cheveux crépus, frisés, bouclés, l'huile n'hydrate pas. S'il vous plaît.

  • Speaker #1

    Ben non.

  • Speaker #0

    Non, mais... L'huile n'hydrate pas.

  • Speaker #1

    Et la scellée.

  • Speaker #0

    J'entends... Bien sûr, j'entends tout le temps. Ah oui, mes cheveux sont secs, sont secs. je mets du beurre de karité pour les hydrater. Non, l'huile et le beurre ne hydratent pas. Quand on a faim, on mange. Quand on a soif, on boit de l'eau. Et bien, c'est pareil. Pour hydrater les cheveux, il faut donner un apport en eau. Donc, un produit à base d'eau ou alors de glycérine ou alors d'aloe vera ou de sérum hyaluronique. Et ensuite, on va sceller avec un beurre ou une huile. mais le beurre, l'huile et tout ça n'hydrate pas et donc vous allez continuer à avoir les cheveux tout secs et donc ça c'est la première chose parce que moi je pensais que c'était terminé cette histoire là mais en fait c'est pas encore terminé et une idée reçue de la part peut-être des professionnels sur les cheveux crépus, texturés c'est que c'est compliqué c'est difficile, c'est pas compliqué c'est pas difficile dans le sens où ça dépend de ça dépend de quel point de vue on se place en fait une parce qu'on attend ils ont ils vont avoir tendance à penser que le cheveu crépus et un cheveu qui va être volumineux était dur à manipuler en fait le cheval est souvent enfin la longueur à l'essai souvent une longueur mi longue et en termes de densité ça dépend donc Donc en fait, la manipulation, elle ne va pas être franchement... plus compliqués, voire peut-être même plus simples qu'une nana qui a des cheveux lisses à qui on va faire un balayage pendant 4 heures sur un cheveu épais, volumineux, qui arrive jusqu'en bas du dos. C'est pas compliqué, c'est juste que les techniques qui sont apprises ne sont pas adaptées, mais ce sont des techniques différentes mais qui ne sont pas plus compliquées.

  • Speaker #1

    De toute manière, c'est comme chaque chose. Quand tu vas apprendre quelque chose que tu ne connais pas, au début, c'est compliqué. Et après, tu vois qu'il n'y avait rien de compliqué au final. Il faut apprendre, c'est tout. Encore une fois, on revient là. C'est qu'il faut apprendre et se former.

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, j'ai encore eu un débat, une discussion avec des coiffeurs lors d'un dîner de coiffeurs. avec une coiffeuse qui disait vraiment qu'il lâchait pas le morceau en disant « Arrêtez un brushing sur cheveux crépus, c'est forcément plus compliqué qu'un brushing sur cheveux lisses. » Et j'étais foncièrement pas d'accord. Et je lui disais « Explique-moi, pourquoi ? » Et j'ai pas compris ses arguments. Le seul argument que j'ai compris, c'est qu'elle a plus l'habitude, en effet, de faire un brushing sur cheveux lisses. Donc forcément...

  • Speaker #1

    la facilité vient de la répétition mais c'est comme tout c'est comme tout c'est comme tout et ça c'est vraiment ça à la dent dure ça va à la dent dure c'est comme tu sais je sais pas si tu sais mais du coup il ya souvent les mamies tu sais les brushing sur les mamies quand les cheveux courts tu dois faire le brushing bien serré la le brushing caniche bien roulé etc avec le petit la petite brosse bah ça il y en a beaucoup qui disent c'est compliqué pourtant c'est sur des cheveux caucasien qui sont lisse de base c'est juste que tu viens entortiller pour créer une boucle bien serré mais beaucoup disent que c'est compliqué donc ça revient même que de faire l'inverse c'est à dire passer du boucler à lisse ça revient au même au finalement c'est juste que le seul point commun c'est qu'on n'a pas l'habitude donc on se dit que c'est compliqué alors qu'une fois que tu sais que tu répètes que tu sais en fait bah bien sûr compliqué non

  • Speaker #0

    mais c'est ça et puis après moi je pourrais entendre l'argument de En fait, j'ai pas envie de changer mes méthodes de travail. J'ai pas envie d'apprendre. C'est bien. Chacun fait comme il veut. Il n'y a pas de souci. Moi, je ne force personne à faire quoi que ce soit. Mais venez pas dire que le problème vient du cheveu. C'est un manque d'envie. C'est un manque de sortir de sa zone de confort. Et c'est OK. C'est pas grave. Mais viens pas incriminer nos cheveux. C'est pas nos cheveux le problème. C'est pas qui nous dérange.

  • Speaker #1

    Non, non, non. Mais c'est clair. Quels sont les trois produits que tu conseillerais à quelqu'un pour entretenir ses cheveux crépus ? Genre là, si tu avais que trois produits, il y a demain une apocalypse, c'est la fin du monde, et que tu peux emporter avec toi que trois produits, qu'est-ce que tu prendrais ?

  • Speaker #0

    Alors déjà, c'est bien trois produits, parce qu'en trois produits, on fait notre routine capillaire. Il n'y a pas besoin de plus en vrai. Moi, je prendrais un shampoing n'importe lequel. Parce qu'en fait, un shampoing, c'est fait pour laver, point barre. Donc, il n'y a pas de shampoing spécifique. Je fais crépus ou quoi que ce soit, les shampoings qui lavent, mais en même temps, ça nourrit, ça fait pousser, etc. Personnellement, je n'y crois pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    C'est affreux. J'en ai déjà essayé. Allez, à la rigueur, je dirais peut-être un shampoing sans sulfate. Allez. Parce qu'en effet, il ne faut pas trop agresser. Mais bon, ça, c'est pareil pour tous les types de cheveux, au final. Donc, un shampoing. Ensuite, je prendrais un bon masque hydratant. Et ensuite, je prendrai une crème hydratante, tout simplement. Et en trois produits, en fait, ça me fait toute la routine. Et voilà.

  • Speaker #1

    Ok.

  • Speaker #0

    Pas besoin de plus.

  • Speaker #1

    Et ta crème hydratante, tu ne serais pas triste de ne pas pouvoir la sceller avec de l'huile ?

  • Speaker #0

    Alors, en fait, je connais une crème pépite. Ah ouais ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Ah ouais ? Ouais. Ah ouais ? Je le dis, c'est la crème qui s'appelle La Pépite, la crème coiffante de chez NIR. N-I-R.

  • Speaker #1

    Je te le demanderai après, comme ça je le noterai dans les notes. Je me suis dit, peut-être qu'il faut faire ses formations pour le savoir, mais du coup,

  • Speaker #0

    trop bien. Non, non, si tu veux une crème qui est vraiment toute en un, du coup, celle-ci, elle est bien.

  • Speaker #1

    Ok, ok, ok, nickel. Quel conseil tu donnerais à quelqu'un, justement, qui souhaiterait, qui n'a pas du tout l'habitude de travailler les cheveux crépus, mais qui souhaiterait se lancer là-dedans ? Quel conseil lui donnerais-tu ?

  • Speaker #0

    Déjà pour commencer, je lui dirais de se former tout simplement. Bien sûr. De se former sur l'histoire du cheveu crépu, sur les différentes techniques de coupe, de soins, de coiffage. Bien sûr. La coupe, ça peut même venir en dernier. Un shampoing, un soin, un coiffage, déjà pour commencer, je trouve que c'est déjà pas mal. Comment manipuler le... Comment manipuler la matière ? Et l'histoire du cheveu crépu, je pense que c'est important. Parce que dans l'expérience client, je pense que c'est plus important une cliente qui va se sentir comprise, une cliente à qui on va faire un bon soin. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, oui, oui. Je lui dirais qu'il faut commencer par là. Ensuite, il faut avoir les bons produits. Donc pareil, il n'y a pas besoin d'avoir 10 000 marques. Je sais que ce n'est pas possible parce que du coup, ça crée des problèmes de stock. Tout le monde n'a pas forcément la trésorerie pour intégrer une nouvelle marque capillaire en salon. Mais nous, lors de nos formations, on a plusieurs marques partenaires avec lesquelles on a des avantages commerciaux. Donc si jamais il veut découvrir une de ces marques, une formation avec la Dioka Academy, ça peut être pas mal.

  • Speaker #1

    Moi, je travaille avec la marque CUN parce que j'adore cette marque. Et ils ont une gamme justement, et j'étais choquée parce que sur les packagings, ils notent le type de cheveux, genre 2A, 3C, etc. Et j'étais choquée, je n'avais jamais vu ça sur des produits. Je travaille avec cette marque-là, j'ai leurs produits, je les ai testés sur moi.

  • Speaker #0

    et franchement pépites si jamais je sais pas si tu connais ou c'est à dire qu'avec mais franchement à l'occasion si on se fait on se voit prochainement je les emmènerai je te montrerai ou les mains serment fui genre limite je les garde pour moi les produits j'ai là j'avais une cliente qui m'avait demandé d'en acheter j'étais ça me faisait chier tu vois ah ouais ben d'haber Mais vraiment, j'étais choquée de voir qu'il y ait justement cette appellation sur les produits parce que CUN, ils sont vraiment très sucieux justement du service client, etc. Et même, tu vois, moi, je serais incapable de travailler avec une autre marque, ne serait-ce que pour la laque. Quand j'utilise une marque et une laque de chez L'Oréal, par exemple, j'ai des migraines. Alors que chez CUN, je n'ai pas ce souci-là parce qu'ils sont très respectueux en fait de... les facteurs organoleptiques sont très respectueux de notre corps et leurs produits aussi et d'avoir vu qu'ils ont sorti cette gamme là où ils marquent je suis adaptée de 2A à 3A 3C, 4A etc et bien j'ai grave apprécié le truc parce que j'avais jamais su ça avant mais franchement je t'enverrai les photos tout à l'heure et pépite, je les utilise sur mes cheveux

  • Speaker #1

    parce que j'en ai un et vraiment je crois que c'est les meilleurs produits que j'ai jamais utilisé sur mes cheveux jusqu'à présent d'accord ok mais moi j'entends beaucoup de bien de cette marque en effet j'ai jamais testé à titre personnel après moi je suis toujours un peu sceptique des marques qui note la classification de walker sur leurs produits parce que en fait pour moi la classification de walker c'est intéressant si tu as besoin de savoir la texture de tes cheveux mais c'est insuffisant dans le sens où ça ne te dit pas est-ce que le produit va te convenir ? Parce qu'en fait, un produit ne va te convenir pas uniquement par rapport à ta texture, ça va te convenir par rapport à ton épaisseur, à ta densité, à ta problématique potentielle de cuir chevelu, etc. Et la classification Walker, elle ne parle pas de tout ça.

  • Speaker #0

    Non, je pense que c'est vraiment au niveau de, tu sais, par exemple, c'est au niveau du corps gras, entre guillemets. Je pense que c'est plus par rapport à ça. Parce que tu vois, par exemple, il y a sur les crèmes, tu sais, les crèmes sans rinçage, il y a trois types. Il y en a un pour cheveux « wavy » , entre guillemets. C'est celle qui a un potentiel de boucle. Puis il y a pour cheveux frisés. Et puis il y a pour cheveux « coily » , qui sont les cheveux crépus. Donc je pense que la différence, parce que j'ai vendu justement le « wavy » et le « curly » . à deux clientes différentes et justement en fait il y en a une qui disait qu'elle voulait quelque chose qui lui définit ses cheveux mais qui ne lui alourdit pas le cheveu et je sais que celui que moi j'utilise pour les coily il y aurait certainement alourdit les cheveux donc elle est là la différence en fait d'accord ok pour ça le je suis curieuse de découvrir intéressant franchement franchement au pire je t'en enverrai je t'en enverrai les soins les soins sans rinçage comme ça tu pourras tester je vais voir s'il m'en reste ça marche mais franchement trop bien ensuite qu'est-ce qui a été le game change dans ta carrière dans toute ta carrière tu peux me parler aussi même de avant ou même là actuellement je

  • Speaker #1

    sais pas si j'ai eu un truc game changer ça c'est parce que tu ne prends pas assez de temps pour être gratitude de ce que tu accomplis non ça c'est sûr et certain déjà je travaille dessus ouais Je dirais peut-être quand j'ai démissionné du coup de mon job, de mon CDI chez Viton, je pense que ça, ça a été quelque chose qui a vachement, en fait, qui m'a forcément, qui m'a fait changer d'un point de vue professionnel parce que j'ai changé de job. Mais c'est surtout que moi, je voulais savoir est-ce que ça se passait hyper bien dans mon ancien boulot. je fournissais du bon travail, ton mari était hyper content de moi, j'avais des bonnes augmentations, j'évoluais régulièrement, etc. Mais je voulais savoir est-ce que dans un environnement où je suis toute seule, avec beaucoup moins de process, est-ce que là aussi, j'arriverais un peu à m'en sortir ? Et du coup, l'entrepreneuriat, ça m'a beaucoup apporté sur le plan personnel. Je pense que c'est peut-être plus ça, le côté game changer, c'était un peu de me dire...

  • Speaker #0

    Un challenge,

  • Speaker #1

    ouais. Ouais, voilà, c'est ça. et puis à ma façon de remplir un peu ce challenge, même si je n'ai pas encore atteint mes objectifs. mais ça m'a aidé en tout cas à prendre confiance en moi et à savoir davantage qui j'étais,

  • Speaker #0

    qu'est-ce qui me drive tu vois c'est plus ça je pense peut-être le game changer un peu de mes expériences professionnelles l'entreprenariat en tout cas ça te change l'entreprenariat c'est sûr ça

  • Speaker #1

    change tout le temps et puis ça te change et puis moi si tu veux je suis vraiment passée d'un environnement qui était hyper protégé Ah bah oui. Tu vois, où j'avais mon CDI, j'étais bien payée, et puis socialement, je faisais quelque chose qui était valorisant. Je travaillais dans le luxe, j'allais au défilé, etc., etc. Et...

  • Speaker #0

    Si tu as des contacts,

  • Speaker #1

    je dis pas non. J'étais en backstage, j'étais pas invitée, j'avais pas ma plaquette dans les bras.

  • Speaker #0

    Moi, je m'en fiche, je veux être en backstage, justement, c'est mon rêve.

  • Speaker #1

    Mais tu vois, maintenant, tout ça, ça me fait même plus rêver. J'adore toujours la mode. Je continue de travailler en tant que consultant parfois pour des marques. Là, tu vois, je travaillais, j'ai bossé pour Balenciaga pendant neuf mois, pendant cinq mois, pardon. J'avais des invitations pour aller au défilé en Baxelle, mais je crois que je n'y suis même pas allée en plus.

  • Speaker #0

    Aïe !

  • Speaker #1

    J'ai fait. Oui. Donc, c'est vraiment ce changement un peu de statut et de me rendre compte compte de ce qui m'animait vraiment. Tu vois, ce job d'avant qui était un peu mon rêve, une fois que j'avais coché les cases, j'avais envie de passer à autre chose.

  • Speaker #0

    Putain, on dirait moins.

  • Speaker #1

    Du coup, parfois, je me dis, mais je suis jamais satisfaite. Ouais,

  • Speaker #0

    non, mais je comprends. Je comprends, je comprends. Je comprends. C'est genre, ok, ça c'est fait, bon, ok, next.

  • Speaker #1

    Ouais, allez, what's next ? Maintenant, j'essaie de me dire, mais mollo, tranquille, là, c'est cool ce que tu fais, c'est pas mal. Ça fait évoluer le truc. tu continues, t'avances, etc. Mais on peut faire des pauses aussi de temps en temps. C'est ok, c'est pas grave. Tout va passer du jour au lendemain. Et ta valeur ne va pas changer si tu continues pas d'avancer, t'es baissée, comme je le fais depuis toujours.

  • Speaker #0

    Mais du coup, what's next ?

  • Speaker #1

    What's next ? Les prochaines formations coiffures événementielles. Help me !

  • Speaker #0

    Stay tuned ! Alors ? Alerte, on va rester en français.

  • Speaker #1

    Non, non, mais franchement, moi, j'ai envie de continuer de proposer des nouveaux modules pour les professionnels, des modules qui correspondent à leurs attentes et aux attentes des clientes. J'ai envie de continuer de... Là, j'avoue, j'ai un objectif vraiment principal pour cette année. Et comme j'ai appris qu'il fallait verbaliser ces objectifs, du coup, je vais le dire. Je veux collaborer avec une grande chaîne de centres de coiffure en 2025, début 2026.

  • Speaker #0

    Oh, je te le souhaite. Vision board.

  • Speaker #1

    Vision board, exactement. Vas-y, fais-le. Non,

  • Speaker #0

    je te jure, non,

  • Speaker #1

    Franck. Non, mais j'essaie. En plus, je le fais tous les ans. Je le fais tous les ans et ça marche bien. Mais tu vois, mon objectif, c'est que toutes les femmes puissent aller dans n'importe quel centre de coiffure sans devoir faire une heure de route comme toi, etc. Et en fait, pour ça, il faut que tous les coiffeurs de France et de Navarre soient formés. et qui a le plus d'enseignes en France aujourd'hui ça reste les franchisés les groupements de coiffure donc voilà c'est l'objectif que j'ai de cette année je te le souhaite je

  • Speaker #0

    te le souhaite vraiment parce que si t'arrives à faire ça même si les coiffeurs ils aiment pas trop les chaînes mais au moins ça a le mérite d'avoir beaucoup plus de portée que le petit salon du village ou le salon qui a trois salons de coiffure dans une ville. Si tu arrives à faire ça, mon Dieu, mais demain, je vais chez Franck Provost, je peux me faire coiffer.

  • Speaker #1

    En fait, encore une fois, c'est cette histoire d'avoir le choix.

  • Speaker #0

    Oui,

  • Speaker #1

    oui.

  • Speaker #0

    Et c'est un choix de chez moi. Ce n'est pas une d'eux.

  • Speaker #1

    C'est cette histoire d'avoir le choix, de te dire, en fait, si je veux aller au Franck Provost, aux Jean et David en bas de chez moi, je peux. Si je préfère soutenir les commerçants locaux, je peux aussi parce qu'eux aussi, je veux continuer de les former, etc. C'est cette idée d'avoir le choix, tout simplement. Il y a de la place pour tout le monde, en fait.

  • Speaker #0

    C'est beau. On sent que tu es animée par un truc. C'est beau, j'ai hâte de voir ça. Rendez-vous dans 5 ans ou dans toute la France. Il y a combien de salons de coiffure ? 100 000 ?

  • Speaker #1

    Plus de 100 000, ouais.

  • Speaker #0

    Eh bien, la moitié seront maîtrisées les cheveux textiles. Allez ! Vision board, vision board. Mais le tout-dit.

  • Speaker #1

    Ah ouais, ouais, il faut.

  • Speaker #0

    En tout cas, j'ai une dernière question pour toi. Après avoir écouté ce podcast, d'après toi, qu'est-ce que nos auditrices devraient retenir de tout cet échange qui a été vraiment hyper riche et hyper impactant, même pour moi ou pour les gens qui nous écoutent ? Qu'est-ce qu'elles devraient retenir, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Ce qu'il faut qu'elle retienne, c'est qu'aujourd'hui, la situation est telle qu'il y a une injustice qui est criante pour 30 à 45 % de la population. Et ça, ce n'est pas normal. En fait, en tant que coiffeur, si votre métier, c'est la coiffure, vous êtes censé pouvoir vous occuper de n'importe quelle personne qui passe votre salon et qui a des cheveux sur la tête. Faites ça de là. Et à partir, si vous trouvez que c'est injuste aussi, et que votre objectif c'est également de satisfaire vos clientes, de les rendre belles, de les rendre heureuses, ça devrait être la suite logique de aussi savoir s'occuper de toutes ces clientes qui sont délaissées depuis des années et des années. En fait, c'est ça que je voudrais qu'elles retiennent, c'est que collectivement, on a un rôle à jouer, et chacun a son rôle à jouer. pour réparer cette injustice. C'est ça le point.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Daba.

  • Speaker #1

    Avec plaisir, merci à toi.

  • Speaker #0

    J'ai passé un super moment avec toi, c'était trop cool. J'ai hâte, on va refaire ça, c'est sûr, après la fin de ce show. Avec plaisir. On va refaire ça, c'est sûr.

  • Speaker #1

    Merci pour ton invitation, merci pour ta confiance.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour ton temps, c'est vraiment un plaisir à chaque fois. Je te dis une très belle journée et à bientôt.

  • Speaker #1

    A toi aussi, à bientôt, au revoir.

  • Speaker #2

    Sincèrement, je ne pourrais pas mieux terminer que ce qu'a dit Daba. C'est qu'en fait, si votre mission, c'est de faire du bien à vos clients, que leur bien-être soit au centre de toute votre attention, eh bien l'inclusivité est l'avenir parce que, encore une fois, 30 à 45 % de la clientèle est lésée. Et je fais partie de cette clientèle-là qui en fait se dit ... juste si j'ai un salon qui m'accepte juste pour faire un shampoing ou même me laisser à disposition le bac à shampoing maçon, j'en serais contente et en fait, c'est pas normal d'accepter aussi peu, mais si on accepte aussi peu, c'est parce qu'on a aussi peu de choix. Alors si l'inclusivité est au cœur de votre aspiration, de votre mission, Et bien comme dit Dabba, la suite logique, et bien c'est de se former à être capable de coiffer tout type de cheveux parce que les cheveux ne sont que des cheveux et rien d'autre. Un cheveu frisé est la même chose qu'un cheveu lisse. La seule chose qui le diffère c'est la forme, mais dans le fond c'est la même chose. Sur ce, je te souhaite une très belle journée et je te dis à la semaine prochaine.

  • Speaker #0

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si tu l'as apprécié, n'hésite pas à me laisser ton avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast. Je prendrai le temps de le lire lors d'un prochain épisode. N'hésite pas aussi à partager ce podcast autour de toi si le cœur t'en dit. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

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