Speaker #0Ah je suis timide, ça fait hyper longtemps ! Bon, je sais plus exactement comment on fait pour tourner un podcast donc soyez indulgents s'il vous plaît. De toute manière en réalité c'est tout le sujet du podcast. Comment ça se fait que je suis là à me donner à fond pendant une semaine, un mois et après hop je disparais pendant trois mois et puis je reviens et puis je repars et puis voilà. Le sujet d'aujourd'hui c'est pourquoi j'arrive pas à travailler pour moi. Et je dirais même, j'arrive mieux à travailler pour les autres que pour moi. Pour ça, je vais donner un peu de contexte. La dernière fois qu'on s'est parlé, je traversais une phase un peu difficile, questionnement existentiel. J'ai passé tout mon été en France et là, je suis revenue en Asie. Je suis à Bali depuis un mois. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis freelance. Donc cet été, j'ai vraiment mis en pause le travail parce que j'étais drainée émotionnellement, physiquement. J'étais épuisée. J'ai eu cette impression que je n'arriverai plus jamais à retravailler. Je n'arrivais vraiment plus à durer deux mois. Sauf que je savais que j'allais repartir à Bali et il me restait 2000 euros sur mon compte. Je crois la peur financière. Au bout d'un moment, je n'avais plus le choix. Donc en septembre, j'ai commencé à reprendre des missions clients. Et c'est le début. Enfin le début. C'est la continuité d'une pression professionnelle qui me fait exploser en fait. Mon insécurité financière et la peur constante que je n'allais plus avoir d'opportunité après et qu'il fallait absolument que je gagne ma vie pour survivre. Je me mettais à accepter tout et n'importe quoi, à me donner à fond. Même celles que je sentais très mal et j'ai eu raison de ne pas sentir ces missions-là. Je me souviens que quand j'ai pris l'avion, j'étais déjà épuisée émotionnellement. C'est en disant tout ça que je me rends compte que vraiment la freelance pour moi ça me mène au burn-out. Parce que je pense que c'est juste... pas fait pour moi parce que je ne sais pas gérer en fait. Je ne sais pas mettre de limites dans mon énergie, dans ce que j'accepte. Donc je pense que c'est pas fait pour moi. Bref, je me sens que quand j'ai pris l'avion, j'ai eu une nouvelle opportunité qui se différenciait de tout ce que j'avais eu avant comme opportunité. D'habitude, je faisais vraiment du design. Là, c'était plus community management. En fait, je n'avais pas envie. Je n'avais pas envie parce que déjà, je n'arrivais pas à créer du contenu pour moi. Donc je me suis Je dis... J'avais un peu la flemme de le faire pour les autres. Mais je me suis dit que c'était l'opportunité de faire quelque chose de différent, diversifier mon portfolio. Et donc, je ne me suis pas écoutée. J'ai dit oui. Sachant qu'en France, avant, ce qui m'a effusée, c'est une mission autre. Où j'ai dit oui parce que le client était incroyable, alors que l'appel de découverte s'est très mal passé, dans le sens où je voyais plein de red flags, des gens qui ne savent pas forcément communiquer efficacement, qui sont très flous, qui utilisent des... termes qui veulent rien dire je sais pas, je sentais un environnement un peu toxique de travail, des gens qui te mettent la pression, enfin bref donc là ça fait la deuxième mission en 2-3 semaines où j'ai dit oui, alors que je le sentais pas mais parce que j'avais pas d'autre choix enfin si, on a toujours le choix mais j'avais l'impression que j'avais pas le choix et les deux en plus finalement étaient sous-payés je trouve par rapport au temps, l'énergie l'engagement et la valeur que ça apportait j'arrive à Bali pendant trois semaines, je suis en asphyxie. Le problème de la freelance, c'est que tu ne sais jamais ce qui va se passer. J'avais des opportunités de plus en plus grandes, donc je me disais, c'est génial. Mais le problème, c'est que j'avais envie de me désengager des opportunités précédentes. Et je me suis trouvée dans une loupe où j'acceptais tout sur mon chemin parce que c'était des opportunités de plus en plus belles. Et en même temps, j'étais enfermée dans un engagement de mission passée et je n'avais pas envie de réaliser. J'en arrivais à un stade où je n'arrivais pas à mettre de limite. J'avais l'impression de... tourner dans le monde corporate, où pendant que j'étais en train de dîner avec des amis, je pensais à ça, je suis rentrée plus tôt pour accepter un appel à 23h, heure de Bali, alors que... Voilà. Et ça continuait d'arriver. Les appels soudains, le stress qui me bouffait, qui m'empêchait de dormir, j'étais dans un loop d'irritabilité. Vraiment, je me disais, si je continue comme ça, c'est burn-out. Je travaillais 10h par jour. Quand je dis 10h par jour, c'est sans pause. Je traque mon temps de travail. C'est vraiment 10h de deep work. J'étais vraiment au bout du rouleau, bref, vous avez compris. En fait, ça a commencé à m'énerver parce que mon compte en banque ne bougeait pas, en fait. Parce que tu dépenses en même temps que tu gagnes, et surtout, les gens font toujours des retards de paiement. Donc, en fait, je n'étais pas payée. Et en même temps, je voyais toute la valeur que j'apportais, et surtout, je n'arrivais pas... A vendre ma valeur, je vendais mon temps passé, donc j'étais hyper frustrée parce qu'encore une fois j'ai eu un gros client où j'ai fait un prix cassé parce que j'ai eu l'impression qu'on m'a manipulée dans la manière dont ça s'est fait. J'étais face à cette réalité que même si je m'épuisais depuis un mois, même si je travaillais autant, rien ne bougeait parce que ça ne me faisait pas un socle assez solide pour le level up quoi. J'étais à Bali, j'étais à Bali, mais j'arrivais pas à profiter. C'est dingue quand même. Et je me disais que rien n'allait changer et que ça se trouve j'avais passé à côté tout mon voyage parce que j'allais continuer à être dans cette énergie, parce que je n'arrivais pas à mettre des limites et à asseoir ma valeur et en fait j'avais l'impression d'être tout le temps dans le fait de devoir me prouver, de devoir me vendre, mettre des limites, ça me bouffait, j'étais dans un loop qui n'arrêterait jamais. Et à côté de ça, je voyais le temps qui passait et tous les projets non faits qui s'accumulent. Comme je parle depuis un an et demi, toutes mes vidéos YouTube que je n'ai pas sorties, mes podcasts. J'ai des listes de centaines d'idées, des trucs que j'écris en brouillon que je ne finalise jamais, des vidéos que je tourne que je ne monte jamais. Là, j'en ai douze de tournées de vidéos que je n'ai pas sorties. En plus, je change avec le temps. Donc les choses que j'aurais pu sortir avant, je ne sais pas si je peux les sortir aujourd'hui parce que je n'ai pas la même valeur à apporter. Et je me rends bien compte que la valeur, elle est dans le processus et pas dans la finalité. La valeur, c'est d'avoir un retour d'expérience qui est évolutif. Donc je ne peux pas dire les mêmes choses que j'aurais pu dire il y a 5 mois, 1 an. Je ne peux pas montrer les mêmes choses. Et j'ai l'impression d'avoir vraiment gâché un potentiel. Parce qu'aujourd'hui je suis bien, je suis confiante, etc. Mais il y a un an ce n'était pas du tout le cas. Et je me dis ça aurait été trop intéressant pour vous, pour moi, de documenter tout ça. Comment je suis passée de l'un à l'autre. J'ai l'impression que je rate mon projet personnel. Que je rate ce que je voulais faire avec la création de contenu. Que je me désengage de mes responsabilités. Et c'est un running gag en fait. Et surtout j'ai un vrai blocage. Même quand j'ai le temps, je n'arrive pas à m'y mettre. Je n'arrive pas à être dans l'action. Je ne crois pas. comprend pas pourquoi. Je suis hyper distraite ou alors quand j'ai vraiment le temps je me dis non un peu plus tard, non dans 5 minutes, non dans 10 minutes. Puis je remets au jour d'après et puis au jour d'après et puis au jour d'après. Et puis je priorise toujours d'autres choses sans m'en rendre compte en plus, c'est pas volontaire. J'ai pris goût à ne pas respecter les deadlines, les temps que je me suis imposé. J'ai pris tellement l'habitude de ne pas travailler sur mes projets que ça nourrit un blocage du je sais même plus comment faire quoi. Je ne sais plus comment commencer, j'ai peur de mal faire. Là, l'audio que je fais, je le fais, c'est spontané, mais l'audio que je fais, par exemple, je suis un peu déstabilisée et pendant que je parle, je me sens un peu mal parce que je me dis, ça se trouve, je dis n'importe quoi, ce n'est pas construit, ce n'est pas clair, ça se trouve, ça ne va intéresser personne, je reviens de nulle part, donc ça n'a même pas de sens, le fait de partir, revenir, est-ce qu'il y a même des gens qui m'écoutent ? J'ai un peu cette défiance envers moi-même. Là, par exemple, je me dis, ok, c'est génial, je tourne ce podcast. Mais quand est-ce que je vais le sortir ? Est-ce que je vais réussir à le sortir dimanche ? Non, sûrement pas. Peut-être que je vais le sortir dans six mois. Même si j'ai des pics de réalisation de travail, j'ai l'impression que je ne sais pas être régulière et je me fais plus confiance pour la régularité comme je n'ai jamais réussi à le faire. Cet abandon constant de ce que je veux réaliser, j'ai l'impression qu'en fait ça impacte clairement l'image que j'ai de moi, ça me déresponsabilise et donc ça nourrit encore plus la procrastination. Et à côté de ça, je me sens coupable constamment. Parce que même quand je fais, je pense à tout ce que j'aurais pu et dû faire. Quand je me replonge dans mes projets, enfin, je vois tout ce que je m'étais dit de faire et que je n'ai pas fait. Donc je n'ai même plus envie de me replonger dedans parce que je n'ai pas envie de sentir la culpabilité. Dans tous les cas, il n'y a qu'en affrontant la chose, en voyant en effet tout ce que je n'ai pas fait, que je me responsabiliserai et apprendrai à plus faire. Et peut-être à faire quelque chose plus intelligemment plutôt que de vouloir travailler par piquette, plus constante dans le travail, bref. En fait j'ai plus envie de me confirmer que je suis incapable, j'ai plus envie de me dire que c'est ma nature, que je suis comme ça. Et donc le pattern, j'ai décidé de le casser. Ce dernier mois, mon anxiété elle était au max, toujours à attendre la fin d'une mission pour me mettre à vivre, sauf que j'enchaînais les missions donc je ne vivais jamais. J'en avais marre d'être dans l'indécision, ça fait 8 mois que je me dis que je vais arrêter la freelance ou que j'ai pas envie de continuer. Je suis toujours dans une non-envie et pourtant je le fais quand même. Donc là je me suis dit, c'est bon, je décide, j'arrête. J'ai un dernier devis et je ne veux plus en faire d'autres. Je ne veux plus et je me démerde. J'ai 3000€ sur mon compte en banque pour tenir seule à l'étranger. Je ne peux plus être dans cette asphyxie parce qu'en fait, je me suis rendu compte que je m'empêcherais constamment de vivre, que je serais toujours dans l'attente de l'après sauf que je ne m'autoriserais jamais l'après, à toujours courir après la sécurité financière. D'ailleurs, c'est bizarre parce que je me sens beaucoup plus sécure maintenant que j'ai vraiment arrêté et que je n'ai aucune source de revenus. Mais voilà, j'avais besoin de couper parce que je savais que j'allais être malheureuse et à l'infini. Je travaillais beaucoup, puis d'un coup, j'avais besoin d'un break, donc j'attendais que toutes mes missions soient finies. Pour me faire une récupération, mais cette récupération, elle n'avait pas de temps de fin. Puis ensuite, je tombais un peu dans une déprime, un peu dépression. Peut-être que la pause a duré trop longtemps, mais j'étais quand même fatiguée, mais je n'arrivais plus à faire. Une fois que cette récupération de dépression passée, généralement plus avec l'addiction, avec les réseaux sociaux et tout, hop, nouvelle énergie, je peux enfin travailler pour moi. Et pendant une semaine, deux semaines, je suis dans un super bon flow, super bon mood, je suis trop fière de moi, je suis trop bien. Je me replonge dans ma vision, dans mes trucs. Et là, boum, opportunité de freelance financière. C'est passé beaucoup de temps de pause, donc j'ai besoin d'argent, donc j'accepte. Et donc je me réépuise et ça n'en finit jamais parce que c'était vraiment un cycle. Et c'est malheureux parce qu'en fait j'étais hyper heureuse quand j'étais dans le flot. Mais il était tellement rare que j'ai l'impression que j'ai passé mon année à être plus malheureuse qu'autre chose et je ne peux plus le supporter. Mon entourage ne comprenait pas ça. Il me disait que, surtout dans le climat actuel, l'économie actuelle, il disait que j'avais de la chance d'avoir la freelance, que j'avais la chance d'avoir la liberté géographique. Quand t'as tout le monde qui dit que t'as de la chance à avoir été hyper malheureux dans ce que tu fais, c'est quand même difficile d'accepter d'arrêter parce que tu te sens coupable. Et là je me suis juste dit, j'assume maintenant mes décisions, je garde que les bons côtés, je veux la liberté géographique et j'accepte de me mettre en danger. J'accepte de ne plus me forcer pour entrer dans une case, pouvoir dire aux gens que j'ai un job, pouvoir dire à mon entourage que je suis successful, machin. Non c'est bon, flemme. Bref, bref, j'ouvre plein de portes, je me perds. Maintenant que je suis face à moi-même et que j'ai tout le temps du monde pour travailler pour moi, je me rends compte que je fais du super bon travail pour les autres. Mais genre, vraiment super bon. Ils rapportent beaucoup de valeurs, ils ont des résultats et tout. Et en fait, je ne sais pas travailler pour moi. Faire en sorte que ça marche. Non pas que, en fait, en réalité, je sais comment faire en sorte de réussir. Je sais comment avoir plus de visibilité, comment créer un univers, comment toucher plus de gens. Je sais comment stratégiquement je peux. Je ne m'autorise pas. Pour les autres... Comme je me concentre sur le résultat, je fais du super bon travail. Pour moi, je manque peut-être de discipline ou de volonté stratégique. Pourtant, ça fait deux ans que je travaille sur mon mindset, que je fais du dev perso, qu'il y a beaucoup de choses qui bougent en moi et je ne comprends toujours pas pourquoi même on n'a rien d'autre. J'ai du mal avec ça. Mais à force de creuser, j'ai trouvé des réponses. pourquoi je n'arrivais pas à bosser pour moi. Donc je vais vous les expliquer, peut-être que ça va vous aider aussi, si vous êtes dans mon cas, à ne jamais réussir à prioriser vos projets, vos rêves. Je vais vous donner mes réponses et peut-être que ça vous donnera vos réponses. Bon déjà, c'est tout simple, je ne suis pas une experte du sujet, mais je pense qu'il y a une histoire de système nerveux, de croyances et d'habitudes qui sont tellement ancrées aujourd'hui que j'ai du mal à les déconstruire, à force de m'être trop habituée à ne pas respecter mes engagements. à nourrir de mauvaises croyances sur moi-même, sur le fait que j'étais pas capable, etc. À force de prioriser toujours autre chose que mes projets, je me suis fait croire que mes rêves ne sont pas importants, ne sont pas sérieux, ou en tout cas, je ne suis pas capable, je ne suis pas à la hauteur de mes rêves et de mes projets, je ne suis pas capable de les accomplir. J'essaye de changer mes croyances, mais c'est vraiment comme si c'était physique presque, j'ai vraiment des réflexes où je commence à travailler. Et au bout de 5 minutes, 10 minutes, j'ai besoin d'aller sur mon tel. Je me dis, oh ça va, c'est chill, j'ai le temps, je fais autre chose. Je peux faire autre chose. Quitte à trouver des distractions vraiment nulles. Comme regarder la nature. Et en plus ça crée un doute parce que je me dis, si je ne suis pas capable de rester concentrée, c'est peut-être que ce n'est pas fait pour moi. Et donc je retourne dans ces trucs où je me pose mille questions sur ce que je veux dans la vie, quelle est ma vision des choses, machin, machin. Alors en fait je pense que c'est vraiment le contraire, c'est parce que j'ai vraiment envie de ça, parce que j'ai vraiment envie de construire ces projets là, que je suis dans une fuite pour de nombreuses raisons, nourrie par la peur mais aussi nourrie par l'habitude que ce qui est important pour moi ne compte pas ou ne mérite pas mon temps et mon énergie parce que je ne serai pas à la hauteur. Et justement parce que c'est du kiff, j'ai du mal à associer ça comme du travail, comme quelque chose de légitime donc j'aurais... plus tendance à me dire que je peux faire ça le soir, je peux faire ça le week-end et donc j'ai même plus d'équilibre pro-perso je mélange tout, c'est contre-productif parce que du coup je m'autorise beaucoup plus à mettre des trucs perso sur ces temps qui sont censés être du travail comme ça devient du plaisir j'ai l'impression que je peux faire ça n'importe quand et donc dans tous les cas je ne le fais peut-être pas ensuite ça fait vraiment Je sais même plus compter, je sais pas, ça doit faire un an et demi que je suis comme ça. L'accumulation des choses non faites, je vous dis pas, parce qu'en plus mon cerveau il va à mille à l'heure, j'ai tout le temps plein d'idées, de projets, de contenus, de choses que j'ai envie de réaliser. Mon cerveau est en ébullition. Et en plus comme je ne mets pas en place des actions, vraiment j'ai une charge mentale énormissime. Ce qui fait que je me sens vraiment overwhelmed. Enfin vraiment il y a trop d'idées. Je ne sais plus par où commencer, tellement il y a de choses à faire. Ou du coup je me crée des logiques. Je me dis il faut que je commence par ça pour faire ça, pour que ça crée un lien avec ceci que je vais faire plus tard. Et donc je me retire quoi. Je n'ai même pas envie de mettre le pied dedans. Je panique. Comment faire ? Où commencer ? C'est très impressionnant pour moi, enfin je me sens vraiment hébété. C'est quoi les priorités à court terme ? Il y a toutes ces choses que j'ai envie de faire, donc comment choisir ma priorité ? En fait j'ai vraiment un problème de vision, parce que ma vision je la travaille tout le temps. Tous les mois j'ai l'impression que c'est toujours ça le problème, alors que finalement quand je refais un travail de vision, je tombe toujours sur les mêmes réponses. Donc ma vision en fait elle est là. Mais le problème c'est que je fais une vision sans action. et parce que je ne fais pas les actions j'ai l'impression que j'ai un problème de vision voilà il faut juste que je fasse comme par le passé je m'anesthésie avec la freelance avec des projets annexes je me retirais de ma vision j'oubliais qu'elle existait j'oubliais qu'elle était et donc quand je me remets dedans j'ai toujours une semaine deux trois semaines où j'ai l'impression que je dois me remettre dans cette énergie revoir toutes les choses que j'avais créé les scripts que j'avais commencé à écrire et trucs comme ça et ça me prend beaucoup de temps et ça nourrit aussi encore une fois le sentiment de saturer, de paniquer en fait. Je panique, clairement. D'ailleurs je ne dirais pas que j'ai un problème de vision, j'ai un problème de commitment, d'engagement envers ma vision et ce problème d'engagement me fait croire que ma vision est mauvaise et donc me fait toujours être dans ce retravail conceptuel où je reste beaucoup dans ma tête, sans mettre en place, sans concrétiser et donc forcément je n'aurai jamais mes réponses dans tous les cas. Si je passe ma vie dans ma tête, bien sûr que ça ne va jamais évoluer, bouger. Et donc le problème, ce n'est pas mes rêves, ce n'est pas mes projets, ce n'est pas ma ligne directrice. C'est juste que je ne fais rien pour avancer. Aussi, je me suis rendue compte que du coup, je me mets beaucoup de règles. Face à cette montagne de choses, je m'impose des règles en plus. Je me complique encore plus la vie. Je me rends compte que je suis hyper contradictoire. Je dis que je suis désengagée alors qu'en réalité, je suis hyper engagée. sur mes idées que je n'ai jamais accomplies et que je n'arrive pas à accomplir. C'est-à-dire que même si je ne travaille pas pour, je n'arrive pas à les lâcher, à les abandonner. L'investissement que j'ai mis dedans, l'investissement en termes d'énergie et charge mentale, je n'arrive pas à le lâcher, même si en réalité, je n'ai pas forcément investi en action et en effort réel. Mais oui, je me rends compte que c'est quand même hyper paradoxal. Tout ça pour dire que je m'empêche... carrément d'avoir des nouvelles idées, des nouveaux projets, tant que j'ai pas accompli les idées qui sont là depuis longtemps. Je vois ça comme une file d'attente, où je dois prioriser mes idées les plus anciennes. J'ai pas le droit d'accomplir et de faire les idées les plus nouvelles. Par exemple, là j'ai filmé un vlog ces deux dernières semaines à Bali. Hyper intéressant, j'ai trop envie de le monter, mais je me décourage parce que je me dis, avant de monter cette vidéo, il va falloir que je fasse le montage des 11 et 12 vidéos précédentes. Et c'est débile, en vrai c'est débile, si j'ai envie de faire ce montage là, en plus peut-être que ça va me mettre dans une bonne énergie pour le reste, autant que je commence par ça, parce qu'en plus mes idées sont fraîches. Mais c'est aussi que je me suis mis des règles en me disant, mais oui mais il n'y a pas de connecteur logique avec les vidéos passées, donc il faut forcément que vous voyez ma progression personnelle pour que je puisse sortir cette vidéo. Déjà ça me libère de vous dire ça, de confier ça, parce que j'aurais l'impression d'avoir plus le droit de faire quelque chose dans le mauvais ordre, et en fait on s'en fout. on s'en fout, ce qui compte c'est le message et c'est la valeur qu'il y a dedans j'ai un problème avec ces histoires de timing des fois je me dis c'est juste trop tard pour publier, il y a des stories que je fais qui sont très cool mais comme je loupe le coche de publier la journée même j'ai plus le droit de publier deux jours après parce que ça ne correspond plus à ma réalité du jour même et donc il y a plein de stories où je partage de la valeur, où je partage des réflexions que je n'ai jamais jamais publiées Merci. encore maintenant je me dis mais je ne les publierai pas, ça n'a pas de sens pour ces projets passés, ces vidéos que j'ai tournées il y a presque un an je me dis que je dois exactement me souvenir de comment j'imaginais le truc que je dois faire le montage de la manière la plus parfaite et la plus exacte que j'avais imaginé initialement sauf que je ne suis plus la personne que j'étais et je ne me souviens plus de mes idées et donc ça me crée une angoisse où je me dis purée je ne serai jamais capable de recréer ce que j'avais en tête Mais tant mieux en fait, tant mieux parce que je change, tant mieux parce qu'en fait on s'en fout. J'ai vraiment ce truc de vouloir faire la chose parfaite mais pas parfaitement telle qu'elle, c'est vraiment parfaitement par rapport au moment où j'ai eu l'idée et d'être hyper fidèle à ce que j'ai imaginé. J'ai cette idée de projet entrepreneurial qui n'a rien à voir avec tout ce que j'ai imaginé auparavant et de tout ce que je m'étais imaginé dans ma vision. Je ne vais pas le faire. Parce que même si je suis dans la bonne énergie, j'ai envie de le faire en 24 heures, je peux le faire en une semaine et me créer peut-être... Peut-être que je peux créer un vrai projet entrepreneurial qui fonctionne en une semaine. Mais non, je ne vais pas le faire parce que j'ai, encore une fois, plein d'autres projets à faire avant. Et puis... Si c'est spontané et ça sort du chapeau, c'est que ça ne mérite pas mon attention, mon énergie. J'aurais même le seum de réussir là-dedans alors que ça m'a pris qu'une semaine. Comme si je devais mériter. Je suis dans un système punitif où je m'habitue à me couper du plaisir. Et à chaque fois, c'est comme des pansements à arracher. Je dois d'abord faire les trucs chiants. Je dois faire les trucs lourds. Je dois faire ce que je n'aime pas, ce que je n'ai pas envie de faire pour m'autoriser à faire les choses que j'ai envie de faire. pour m'autoriser à faire des choses où j'ai de l'énergie, pour m'autoriser à aimer la vie. Je dois totalement finir l'administratif, le montage vidéo, les clients, pour m'autoriser à faire des choses qui me font kiffer. Je me suis apprise à devoir mériter. Je me suis infligée de la difficulté, encore et encore, toujours compliquée. J'ai un problème tant dans le money mindset que le, j'appelle ça le worth mindset. Qu'est-ce qui a de la valeur ? Qu'est-ce qui est méritant ? C'est quoi le mérite ? J'ai un problème avec le mérite en fait. J'ai remarqué ça chez beaucoup de femmes, où on a l'impression qu'on doit un peu sauver le monde à travers ce qu'on fait, avoir une vocation. C'est plus qu'une vocation, c'est avoir quelque chose qui vraiment vient solutionner les choses et dont on peut être fière avec beaucoup de sens. Mais pas juste du sens pour nous. Non, faire des choses qui nous font kiffer et qui ont du sens pour nous, ça ne suffit pas, ça doit avoir du sens pour les autres, pour nos proches. Ça doit être vraiment valorisé. J'ai aussi cette peur d'assumer, de demander de l'argent. d'assumer vouloir faire de l'argent je me refuse tout ce qui est un peu make money, un projet entrepreneurial que je peux finaliser en une semaine et faire beaucoup d'argent avec parce que je me dis non j'ai pas le droit, j'ai pas le droit d'avoir une stratégie parce que ça ferait de moi quelqu'un de froid quelqu'un de manipulateur de corrompu, qui mériterait pas etc et j'ai vraiment un problème avec ça je m'empêche d'être stratège je m'empêche de réussir parce que j'ai envie de faire les choses différemment, j'ai envie de faire les choses de manière révolutionnaire Merci. Parce que j'ai l'impression que c'est une manière de prouver ma valeur. Que si je reprends juste les choses qui marchent et je sais que ça marche, j'ai l'impression que c'est trop facile, que ça va porter tout le monde et ça fait de moi quelqu'un d'un peu décevant qui n'a peut-être pas de valeur. Mais c'est bête, purée ! Ça m'énerve de dire ces choses-là parce que je sais que c'est vrai, enfin je sais que c'est tout ça qui m'empêche d'avancer. Et en les exprimant, je me dis « mais Myra, mais pourquoi ? Pourquoi ? » Et en plus ce qui me rend dingue, c'est que c'est pas que moi, je sais que c'est beaucoup de gens comme ça. Beaucoup de femmes, malheureusement, aussi. Et la chose que j'ai comprise très récemment, cette semaine d'ailleurs, c'est que, finalement, cette peur du succès rapide, qui ne sera jamais facile, j'en ai déjà parlé, le succès rapide n'est jamais facile. Parce que c'est preuve d'un long processus, d'un apprentissage, de talents qu'on a et qu'on a cultivés. Ce n'est pas parce qu'on réussit en une semaine. que ça ne va pas effacer les trois ans avant où il y a eu beaucoup d'échecs, de travail sur soi et de déconstruction. Ça n'efface pas la difficulté qu'on a eue avant. Donc on peut s'autoriser, quand on est prêt à vraiment mettre en place les bonnes choses et à essayer de tout défoncer, il faut le dire, on a le droit de tout défoncer. Tout ça, en fait, c'est lié, je pense, à une peur de briller. Je me suis rendue compte que... Et je pense que là aussi, j'en ferai un sujet à part entière, donc je ne vais pas trop développer. J'ai toujours eu des facilités dans beaucoup de choses, vraiment beaucoup de choses. Et je suis même gênée de le dire parce que j'ai l'impression que ça fait de moi quelqu'un d'arrogant. Que ce soit avec ça ou avec les autres choses, j'ai l'impression que j'ai vraiment peur d'être mal vue, mal jugée, d'être perçue comme je ne sais pas. Toute ma vie, je me suis autorisée à être bonne dans la danse, la scolarité, dans l'entrepreneuriat, dans beaucoup de choses. dans le dessin, je me suis autorisée à être bonne, mais je ne me suis jamais autorisée à être excellente. Je ne me suis jamais autorisée à aller plus loin que mes facilités et à vraiment travailler pour réussir, pour briller, parce que j'avais l'impression que je n'avais pas le droit. Et le fait de briller, c'était forcément faire de l'ombre aux autres, certes, mais c'était aussi que je ne méritais peut-être pas un amour, que l'amour, je le trouvais dans la sous-performance, parce que ça me permettait de rester un peu comme les autres, de peut-être sortir un peu du lot dans certains... d'un domaine sans attiser de la médisance, de la jalousie sans qu'on pense que je sois arrogante ou que je sois narcissique et ça c'est un truc qui me faisait extrêmement peur je pense, d'avoir l'image de celle qui a trop confiance en elle et d'ailleurs ça c'est un truc, mais je suis en train de spoiler peut-être futur épisode mais je me suis rendu compte que j'ai beaucoup fait semblant de ne pas avoir confiance en moi en vrai je pense que j'ai vachement confiance en moi mais il y a beaucoup de moments dans ma vie et même Baf ! Les gens avec qui j'ai grandi, peut-être que je me trompe, mais j'ai l'impression que j'avais l'image de celle discrète, timide. Enfin, discrète, c'est sûr. Je ne sais pas si j'étais vraiment timide, mais là, je me suis toujours effacée à essayer de ne pas faire de vagues, être celle qui est lisse, etc. Je ne voulais pas non plus faire semblant d'être nulle, mais je voulais qu'on m'aime, tout simplement. Bref, du coup, tout ça pour dire que toutes ces choses-là m'ont rendue totalement immobile dans mes projets, dans mes ambitions, dans tout ça. Il y a aussi, je pense, la peur du vide. Si je réussis, j'ai peur de ne plus avoir de sens et d'équilibre. Et ça aussi, j'aimerais bien en faire un sujet, parce que je me rends compte que cette peur du vide, ça arrive quand peut-être tu n'as pas assez d'équilibre. Parce que là, j'ai vraiment repris la danse à Bali, et je construis d'autres choses que mon projet professionnel. Enfin, je vis à travers plein de choses autres que mes ambitions, et ça me permet de relâcher, d'avoir moins peur en fait de... de faire des sous, de concrétiser des choses, de cocher des cases, parce que je sais que je ne serai pas vide, parce que j'aurai d'autres choses, j'aurai d'autres piliers, et j'ai moins peur du vide, parce que finalement ce vide, j'ai réussi à le combler et à l'équilibrer. Je vais quand même vous dire ce que je pense que je dois changer à partir de maintenant, c'est quand même le but d'être dans une énergie positive. Toutes les choses que je vais changer, que je dois changer, pour réussir à travailler aussi bien et même mieux pour moi. que pour les autres. Vous le savez déjà, mais de manière générale, j'ai choisi de me couper de ce que j'aime pas et de ce qui me nourrit pas. Dans tous les cas, je sais que je peux pas éviter la douleur, la difficulté, les trucs chiants, mais je peux choisir stratégiquement de faire des choses un peu chiantes certainement, mais qui me permettront d'être sur le chemin de ce que j'ai vraiment envie de faire, accomplir, incarner. Donc quand je dis me couper de ce que j'aime pas, c'est pas de manière simpliste et... Et fuyante, c'est vraiment qu'est-ce qui ne vient pas nourrir ma vision, qu'est-ce qui ne me correspond pas en fait. Où est-ce que je fais semblant d'être une autre personne qui n'est pas moi ? Où est-ce que je m'épuise et je risquerais même le burn-out si je continuais à faire ces choses-là ? À côté de ça, je m'autorise trop d'écarts, trop de plaisir de dopamine rapide, comme je suis épuisée des choses que je n'ai pas envie de faire et que je n'aime pas. Et c'est ce qui, indirectement, fait que je manque de focus et de régularité dans les tâches importantes des projets que j'ai envie d'accomplir. J'aimerais bien remplacer la dopamine rapide par la dopamine... saine en fait de réussir et d'avancer sur des choses qui me font plaisir tout simplement ensuite je veux vraiment changer ma vision de la discipline et cette croyance que je ne suis pas discipliné c'est faux c'est pas que je suis pas discipliné parce que je me réveille tous les matins à 7 heures je vais au coworking tous les jours je suis là dans cette énergie où j'ai vraiment envie d'accomplir les choses donc c'est pas ça qui manque c'est pas c'est pas forcément ça c'est que c'est la méthode ensuite et c'est aussi Je m'impose un emploi du temps, je me mets la pression pour avoir un type de discipline qui ne me correspond pas, qui ne correspond pas à mon énergie, qui ne respecte pas mon énergie. En vrai, je sais comment je fonctionne, je sais que j'ai besoin de pauses régulières. Je suis capable de travailler le soir et le week-end et j'ai besoin de longs moments de break. En plus, je suis toujours hyper ambitieuse dans mes emplois du temps, c'est-à-dire que je mets 40 millions de tâches dans les deux jours qui suivent. Plutôt que de répartir dans la semaine et me laisser le temps de respirer. C'est ça en fait, je suis vraiment dans un tout ou rien. Soit j'accepte que je ne fais rien. Et voilà, soit je me dis, il faut que je fasse tout très vite maintenant de manière hyper intense. Et si je fais montage vidéo de toutes les vidéos que je n'ai pas faites, je dois toutes les sortir en deux semaines. Comme ça je peux passer dans une nouvelle énergie à autre chose. Et encore cette histoire de pansement en fait. Comme retirer le pansement de finaliser tous les projets passés. pour m'autoriser à être dans des nouveaux projets. J'ai envie d'être plus lucide en fait sur comment je fonctionne. Je ne veux plus être dans cet extrême et d'avoir cette culpabilité du temps que j'ai perdu, etc. J'ai vraiment envie de m'adapter à mon énergie, mon rythme. Et finalement, la discipline, quand elle est adaptée à soi, c'est un acte d'amour. Donc voilà, j'ai envie de me le répéter, que la discipline est un acte d'amour envers soi, tant qu'il est adapté à soi et à son énergie. Peut-être être... Plus dans la pérennité, simplifiée, peut-être moins ambitieuse dans ce que j'ai envie d'accomplir en une semaine, mais être dans le juste assez, on va dire, alléger mon emploi du temps, avoir des non négociables, peu nombreux, mais qui stratégiquement me feront vraiment avancer, et ensuite c'est que du plus. Et à arrêter de penser que faire les choses en prenant le temps, c'est les faire à moitié. C'est-à-dire que j'ai vachement du mal avec le fait d'attendre de sortir un épisode par semaine. J'ai tellement d'idées que j'aimerais bien en sortir un tous les jours. Mais la réalité, c'est que je n'en sors juste pas pendant des mois et des mois et des mois. Je sais que j'ai une personnalité très passionnée. Donc une fois que je m'y mets, je suis prête à créer 2-3 épisodes d'un coup. Donc je me dis que forcément, il faut que je tienne cette intensité, cette énergie tout le temps. Si j'en ai créé 3 aujourd'hui, je dois les sortir dans la semaine. Mais non, en fait, il faut que je m'autorise à disséminer, à vraiment avoir ce rythme 1 par semaine, par exemple, pour aussi... prévoir et m'autoriser les périodes où je n'y arriverai pas, où je serai fatiguée, où voilà. Accepter d'en faire moins et ça veut pas dire faire les choses à moitié. Et surtout en faire moins c'est en faire plus parce que du coup je respecte mes engagements que je ne respecte pas autrement. Me dire que j'ai le droit de publier des choses anciennes, mais j'ai aussi le droit de lâcher ce qui ne me convient plus. Et il n'y a pas de règles en fait. Les règles, c'est nous qui nous les imposons. Franchement, il n'y a zéro règle. Ne faites pas en fonction de ce que vous croyez qui est acceptable ou qui est banalisé ou normal. Non, faites avec vos règles. Si vous avez commencé un projet il y a 3 mois que vous avez mis sur pause, autorisez-vous à le faire. reprendre si vous en avez envie, lâcher cette culpabilité de ne pas avoir réussi à tout terminer d'un coup, c'est ok, c'est pas grave. Ensuite, m'autoriser à être stratège. Et pour m'autoriser à être stratège, c'est assumer en fait mes rêves, assumer mes ambitions, assumer que je veux entreprendre et faire des sous. Voilà, je ne vais pas m'excuser d'avoir envie de survivre dans ce monde, je ne vais pas m'excuser d'avoir envie de quitter... La précarité d'avoir plus que 2000 euros sur mon compte en manque. Je ne veux plus m'excuser de ça en fait. Ensuite je me suis dit que je préfère être moi, être moi-même plutôt qu'être impressionnante et performante. Par exemple sur Youtube je m'étais mis à pression pour faire plein de concepts compliqués, des montages compliqués. Je ne m'autorisais pas à faire juste un facecam pendant une heure et à publier ça. D'ailleurs je l'ai fait pour mon défi 7 podcasts en 10 jours. Je sais pas, je m'autorise pas à cette simplicité parce que j'ai l'impression que ma parole n'est pas légitime en elle seule, que ça va pas fonctionner, que tous mes nœuds au cerveau par le passé auraient servi à rien. Je m'autorise pas à simplifier aussi parce que j'ai peur que toute la complexité du passé, et ça va être le cas, ait pas servi à grand chose et que ça me prouve encore plus que j'ai eu tort et que j'ai perdu beaucoup de temps. Peut-être un peu par lâcheté, quoi. Je n'ai pas envie de simplifier par lâcheté, mais ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave. J'accepte. Je me dis que j'avais besoin de passer par là, de traverser tout ça pour avancer. En fait, ça fait partie de la construction de soi. Accepter ses erreurs et ne plus les recommencer. Lâcher. En fait, il faut lâcher ses poids et te dire que ça a eu une utilité parce que l'utilité a été d'en apprendre plus sur toi. Donc voilà. Être moi-même plutôt qu'impressionnante et performante. D'ailleurs, ça veut aussi dire, et je l'annonce, que le podcast va changer. Je ne vais plus l'appeler Art Therapy, de toute façon ça ne me correspond plus du tout. C'était une vision de moi où, j'en ai déjà parlé, mais je voulais faire des podcasts en dessinant en même temps mon émotion, donc en faisant des podcasts vidéo et en parlant en même temps que créant. Enfin, vraiment un truc horrible. Certes, l'idée est bonne, mais franchement, je me suis infligée tellement de difficultés. Je ne me suis pas autorisée le fait de commencer et de perfectionner en chemin et de m'améliorer en chemin. Je voulais que ce soit bien tout de suite et que ce soit un concept hyper disruptif. En fait, ça ne me correspond pas. Ça ne me correspond pas, ça ne me correspond plus. Je n'ai plus envie en fait. J'ai envie de vraiment simplifier comme je disais. Et j'ai envie de me détacher des stratégies, des couvertures de podcast habituelles, des noms qui seraient SEO, machin. Non, j'ai juste envie d'avoir. Une identité qui me correspond. Donc je vais changer le nom du podcast et je vais changer mon identité. Finalement, à mon image. C'est-à-dire que j'ai envie d'avoir une identité qui me permet d'évoluer. Et d'être sans étiquette. Et de ne pas me confiner dans un truc. Parce que j'évolue tellement tout le temps, j'ai pas envie de me figer. Donc voilà, j'ai besoin de m'engager. Et je me dis, mon seul but dans la vie, c'est de créer mon monde. Non, c'est pas mon seul but. Ce qui doit me driver, c'est créer mon monde à moi et d'être heureuse. Et c'est tout. Et voilà, je répète, soyez vous-même plutôt que d'essayer à être quelqu'un d'autre, d'être impressionnant, performant, validé. Vous ne gâcherez pas votre potentiel en étant vous-même. Et d'ailleurs, c'est là où vous l'exploiterez le plus en fait. Soyez occupé à faire les choses que vous aimez. Il n'y a pas de bonne voix, il n'y a pas de bonne réponse, il n'y a pas de fatalité. votre chemin n'est pas tout tracé dès lors que vous choisissez de vous lancer dans un truc. Vous pourrez toujours changer. Ne vous empêchez pas d'essayer, ne vous empêchez pas d'être, de faire, d'assumer qui vous êtes, d'assumer vos idées, peu importe votre entourage. Soyez vous-même. Voilà, c'est tout. Je n'ai pas grand-chose à ajouter. Je prie pour sortir un épisode de podcast la semaine prochaine. Je veux être cette personne régulière. Je me suis dit que les podcasts allaient sortir tous les dimanches. Je ne m'en voulais pas si je n'y arrivais pas. J'en fais vraiment de mon mieux pour. Et je suis toujours dans une lutte contre moi-même pour trouver mon organisation, respecter mes engagements. Ça est parti du chemin et je l'assume, je ne suis pas parfaite. Donc là, on se retrouve la semaine prochaine. N'oubliez pas de vous abonner, ça me fait trop plaisir et en fait, ça m'encourage. tellement de voir des notes ou des abonnements parce que je vois que ce que je fais a du sens et c'est aussi ça qui me permet de continuer parce que j'aimerais bien être ce type de personne qui fait à l'infini sans avoir besoin de résultats. Mais la réalité c'est que moi j'ai besoin d'un petit résultat pour me motiver parce que j'ai tellement déjà du mal à faire que si j'ai l'impression que personne m'écoute, ça m'aide moi. Mais ce que je fais c'est pour aider les autres. derrière chaque créateur, derrière chaque vidéo audio que vous écoutez, il y a du travail. J'essaye d'être, voilà, d'incarner la personne que je veux être et d'apporter la valeur que j'ai à apporter. Et c'est tout en fait. Voilà, à la prochaine. À dimanche prochain, peut-être.