Speaker #0Maintenant je vais partager avec toi une perspective qui peut sembler choquante au premier abord, mais qui est profondément libératrice quand on l'intègre vraiment. Chercher la validation extérieure est un acte de violence envers soi-même. Bienvenue sur Bido Sarta, à la recherche de votre vraie nature. Je suis Didier Dubosc et j'explore les chemins de conscience depuis plus de 40 ans. Dans ce podcast, je vous propose une vision différente de la vie, un chemin fait de conscience et d'intégration personnelle. Ensemble, nous explorerons comment exprimer votre royauté intérieure sans rien changer, mais en révélant ce que vous êtes déjà. Alors je sais, cette affirmation peut surprendre, voire choquer. Nous avons tellement normalisé cette quête d'approbation que nous la considérons comme naturelle, voire nécessaire. Il faut bien vivre en société. On ne peut pas faire abstraction du regard des autres. C'est important d'être aimé et reconnu. Or ces phrases, nous les entendons partout. Nous les répétons nous-mêmes, elles font partie du discours social ambiant. Mais réfléchis un instant avec moi à ce que tu fais vraiment quand tu cherches la validation extérieure. Au niveau le plus profond, le plus inconscient, tu dis implicitement Je ne suis pas capable de déterminer ma propre valeur. Je ne me fais pas confiance pour savoir qui je suis. Je ne suis pas une autorité fiable sur ma propre existence. J'ai besoin que quelqu'un d'autre, quelqu'un d'extérieur à moi, me dise si je vaux quelque chose ou non. C'est un acte de négation profonde de ta propre autorité intérieure, de ta capacité innée à te connaître et te reconnaître. Tu délègues à autrui le pouvoir fondamental de décider de ton bien-être émotionnel, de ta valeur, de ta légitimité d'exister. Tu places ton estime de toi entre les mains de personnes qui ne te connaissent qu'en surface, qui ont leurs propres biais, leurs propres limites, leurs propres problèmes non résolus, leurs propres projections. Cette délégation de pouvoir est une forme de violence. Parce qu'elle nie ta capacité innée à te connaître et à te reconnaître, ainsi qu'à te valoriser. Elle part du postulat que tu n'es pas fiable pour évaluer qui tu es et ce que tu vaux. C'est comme si tu disais à un enfant « Je ne sais pas si tu as faim, demande aux autres s'ils pensent que tu devrais manger. Tu ne sais pas si tu es fatigué, demande aux autres s'ils trouvent que tu as l'air fatigué. » Cette violence est d'autant plus pernicieuse qu'elle est auto-infligée. Personne ne t'oblige à chercher cette validation. C'est toi qui choisis, inconsciemment certes, de donner ton pouvoir aux autres. C'est toi qui décides que leur opinion compte plus que la tienne sur ta propre vie. Pire encore, elle te maintient dans un état de dépendance émotionnelle qui ressemble étrangement à une relation toxique. Imagine une relation amoureuse où tu aurais constamment besoin de l'approbation de ton partenaire pour te sentir bien dans ta peau, où ton humeur dépendrait entièrement de ses réactions du moment, où tu modifierais constamment ton comportement, tes opinions, tes désirs pour lui plaire, où tu aurais peur de ses colères, de ses silences, de ses jugements. Tu reconnaîtrais immédiatement que cette relation est malsaine. déséquilibré, voire toxique. Eh bien, c'est exactement ce que tu fais avec le monde entier quand tu cherches la validation extérieure. Tu entretiens une relation de dépendance avec ton environnement social, une relation où tu donnes tout pouvoir aux autres, où tu te soumets à leurs humeurs, à leurs opinions, à leurs jugements. Cette dépendance t'empêche de développer ta propre boussole intérieure. Ta propre capacité à discerner ce qui est bon pour toi. Elle t'éloigne de ton intuition, de ta sagesse innée, de ta connaissance profonde de toi-même. Elle te maintient dans un état d'immaturité émotionnelle, comme si tu étais encore cette petite fille qui a besoin de l'approbation des adultes pour se sentir en sécurité. Et voici le paradoxe cruel. Plus tu cherches l'approbation et moins tu l'obtiens. obtient de manière authentique. Les gens sentent inconsciemment quand tu cherches désespérément leur validation. Cette quête crée une énergie de manque, de besoin, de dépendance qui peut être repoussante et qui attire les mauvaises personnes, celles qui profitent de cette vulnérabilité pour manipuler, contrôler et dominer. Au contraire, quand tu es centré sur toi-même, quand tu connais ta valeur indépendamment du regard d'autrui, tu dégages une énergie d'authenticité et de confiance qui attire naturellement le respect et l'appréciation. Les gens sont magnifiquement attirés par ceux qui n'ont pas besoin de leur validation pour exister pleinement, par ceux qui sont complets en eux-mêmes. La vraie révolution, c'est de comprendre que tu es la seule autorité légitime sur ta propre valeur. Personne d'autre ne peut déterminer qui tu es, ce que tu vaux ou si tu mérites d'être aimé. Cette autorité t'appartient de droit. depuis ta naissance, et personne ne peut te la retirer, sauf si tu la donnes volontairement. Cette révolution commence par un acte de foi en toi-même, par la décision courageuse de faire confiance à ta propre perception de qui tu es. C'est choisir de croire que tu es l'experte de ta propre vie, que tu connais tes besoins mieux que quiconque, que tes émotions sont valides, même si personne ne les comprend. Explorons maintenant l'une des injonctions les plus pernicieuses qui alimentent notre quête de validation. Il faut plaire pour exister. Cette croyance, souvent complètement inconsciente, structure profondément notre rapport aux autres et à nous-mêmes. Elle est comme un logiciel malveillant qui tourne en arrière-plan de notre conscience, influençant nos décisions sans que nous nous en rendions compte. Cette injonction s'est glissée en nous très tôt, souvent dès la petite enfance, à travers mille petits messages quotidiens répétés par notre environnement social et familial. Sois gentil avec ta grand-mère. Fais plaisir à maman. Ne contrarie pas papa. Sois une petite fille sage pour que tout le monde t'aime. Arrête de faire la difficile. Tu es beaucoup plus jolie quand tu souris. Alors ces phrases répétées mille fois par nos parents bien intentionnés, par nos enseignants, par notre entourage, ont créé en nous l'équation fondamentale. Plaire égale sécurité égale amour égale existence égale survie. Cette équation s'est gravée dans notre système nerveux comme une vérité absolue, une loi de nature sociale. Pour une petite fille, Cette équation a effectivement du sens dans son environnement. Elle dépend littéralement de l'amour et de l'approbation de ses parents pour sa survie physique et émotionnelle. Son cerveau en développement enregistre donc cette stratégie comme vitale. Pour survivre, il faut plaire aux figures d'autorité. Alors cette programmation était adaptée à ce contexte de dépendance totale. Mais le problème... C'est que nous continuons d'appliquer cette stratégie d'enfant dans notre vie d'adulte où elle ne nous sert plus. Pire, elle nous dessert en nous maintenant dans un état de dépendance émotionnelle qui nous empêche de nous épanouir pleinement. Nous restons bloqués dans ce mode de fonctionnement obsolète. Cette croyance nous fait croire que notre existence même dépend de notre capacité à plaire aux autres. Que si nous déplaisons, nous risquons d'être rejetés, abandonnés, oubliés ou effacés de la carte sociale. Que notre valeur se mesure à notre capacité à satisfaire les attentes d'autrui, à ne jamais créer de remous, à toujours être agréable et disponible, souriante. Mais réfléchis un instant avec moi. Est-ce vraiment vrai ? Ton existence dépend-elle réellement de ta capacité à plaire ? Es-tu moins réelle, moins précieuse, moins digne d'amour quand quelqu'un n'apprécie pas ce que tu dis ou ce que tu fais ? Bien sûr que non ! Cette croyance est une illusion, un vestige de l'enfance qui n'a plus sa place dans ta vie d'adulte autonome. Cette injonction nous pousse à développer ce que j'appelle la personnalité plaisante. Nous apprenons à sourire, même quand nous n'avons pas envie, à acquiescer, même quand nous ne sommes pas d'accord, à nous effacer même que nous avons des choses importantes à dire. Nous devenons des experts en contorsion émotionnelle, des acrobates du compromis permanent. Nous développons une hypersensibilité pathologique au signe de déplaisir. Un froncement de sourcils nous inquiète profondément. Un silence nous angoisse. Une critique nous effondre complètement. Nous vivons dans la terreur constante de décevoir, de contrarier, de ne pas être à la hauteur des attentes infinies que nous imaginons peser sur nos épaules. Cette peur de déplaire nous fait renoncer à des pas entiers de nous-mêmes. Nous censurons nos opinions politiques pour ne pas créer de dépats lors des dîners familiaux. Nous étouffons nos émotions négatives pour ne pas plomber l'ambiance au bureau. Nous taisons nos besoins pour ne pas paraître égoïstes ou exigeantes. Nous nous amputons progressivement de notre authenticité pour correspondre à l'image de la femme parfaite qui ne fait jamais de vagues. Cette image de la femme parfaite ou de l'homme parfait est intégrée en nous, sans nous en rendre compte. Elle sourit toujours, elle est toujours disponible, elle ne se plaint jamais, elle gère tout sans effort apparent. Elle n'a pas de mauvaise humeur, pas de besoin personnel, pas d'opinion tranchée. Elle existe pour le bonheur des autres. Jamais pour le sien propre. Elle est un fantasme social, une construction artificielle qui nie notre humanité. Mais voici la vérité libératrice que je veux partager avec toi. Tu n'as pas besoin de plaire à tout le monde pour exister pleinement. Tu n'as pas besoin de plaire à qui que ce soit. Ton existence ne dépend pas de l'approbation d'autrui. Tu existes. Point. Ta valeur est intrinsèque, inconditionnelle, inaliénable. Et voici le paradoxe merveilleux. Quand tu arrêtes de chercher à plaire à tout le monde, tu deviens paradoxalement plus attachante. L'authenticité a un magnétisme que la complaisance n'aura jamais. Les gens sont naturellement attirés par ceux qui osent être eux-mêmes, qui assument leurs opinions. qui expriment leurs émotions vraies, qui ont le courage de leur conviction, qui ne se cachent pas derrière un masque social. Bien sûr, cela ne signifie pas devenir égoïste, insensible ou agressive. Il ne s'agit pas de passer d'un extrême à l'autre, de la soumission à la domination. Il s'agit plutôt de trouver un équilibre sain entre la considération pour autrui et le respect pour soi-même. de comprendre que tu peux être bienveillante sans te renier, empathique sans te sacrifier, aimante sans t'effacer. La libération de cette injonction passe par la reconnaissance progressive de ta valeur inconditionnelle. Tu vaux quelque chose, non pas parce que tu plais aux autres, mais parce que tu es un être humain unique et précieux. Ta valeur ne fluctue pas selon les opinions d'autrui. Elle est stable, permanente, inaliénable. Elle est là avant que tu ne rencontres tous ces gens. Et elle sera là après qu'ils soient partis de ta vie. Cette libération demande du courage, celui de décevoir parfois, de créer des remous, de ne pas être aimé par tous. Mais c'est le prix de la liberté. Le prix de l'authenticité, et ce prix si effrayant soit-il, est infiniment moins cher que celui de vivre une vie qui n'est pas la tienne. Pense à un moment récent où tu as osé déplaire, où tu as exprimé une opinion impopulaire, ou refusé quelque chose qu'on attendait de toi. Comment t'es-tu senti sur le moment ? Et après, qu'est-ce qui s'est réellement passé ? Le ciel t'était tombé sur la tête ? As-tu cessé d'exister ? Les gens t'ont-ils rejeté définitivement ? Ou bien as-tu découvert que tu pouvais survivre à leur désapprobation ? Prends le temps d'observer cette expérience avec curiosité et bienveillance. Nous voici arrivés au terme de ce voyage intérieur, cette exploration profonde de notre relation complexe à la validation extérieure. J'espère que ces mots ont résonné en toi, qu'ils ont éveillé les prises de conscience, peut-être même secoué certaines certitudes que tu tenais pour acquises depuis si longtemps. Ce que je souhaite que tu retiennes de ce podcast, c'est cette vérité fondamentale qui peut transformer ta vie. Tu as en toi tout ce dont tu as besoin pour te sentir légitime, valable et aimable. Tu n'as pas besoin de mendier l'amour ou l'approbation comme un enfant qui quémande des bonbons. Tu n'as pas besoin de te contorsionner émotionnellement pour correspondre aux attentes d'autrui. Ta valeur ne se négocie pas sur le marché des opinions. Elle ne se mérite pas par tes performances ou tes sacrifices. Elle ne dépend pas de ton apparence, de tes réussites, de ta capacité à plaire ou à éviter les conflits. Elle ne fluctue pas selon l'humeur de ton entourage. Elle est là, en toi, inconditionnelle et inaliénable depuis le jour de ta naissance jusqu'à ton dernier souffle. Cette autonomie émotionnelle, cette indépendance par rapport au regard d'autrui, c'est peut-être le plus beau cadeau que tu puisses te faire. C'est la clé d'une liberté intérieure que personne ne pourra jamais t'enlever, quoi qu'il arrive dans ta vie extérieure. C'est ton territoire inviolable, ton sanctuaire personnel. Bien sûr, ce chemin vers l'autonomie émotionnelle n'est pas toujours facile. Il demande du courage pour remettre en question des habitudes profondément ancrées depuis des décennies. Il exige de la patience pour apprendre à faire confiance à ta propre voix, plutôt qu'aux voix extérieures qui ont dirigé ta vie jusqu'à présent. Il nécessite de la compassion envers toi-même pour accepter les erreurs, les rechutes, les moments de doute. Il y aura des moments où tu auras envie de revenir à tes anciennes habitudes parce qu'elles te semblent plus sûres, plus familières. Et c'est normal, c'est humain. Le changement profond prend du temps et il se fait par vagues successives, pas en ligne droite. Chaque rechute est une opportunité d'apprendre, chaque doute une invitation à approfondir ta compréhension de toi-même. Mais chaque pas sur ce chemin t'offre un peu plus de liberté, un peu plus d'authenticité et un peu plus de paix. Et cette paix, cette sérénité qui vient de l'acceptation profonde de toi, c'est infiniment plus précieux que toutes les validations extérieures du monde. C'est un trésor que personne ne peut te voler. Imagine un instant ce que serait ta vie si tu n'avais plus besoin de l'approbation des autres pour te sentir bien. Si tu pouvais exprimer tes opinions sans craindre le jugement. Si tu pouvais dire non sans culpabiliser. Si tu pouvais être imparfaite sans te flageller. Si tu pouvais prendre des décisions basées sur tes propres valeurs. plutôt que sur les attentes d'autrui. Cette liberté t'attend, elle est à portée de main. Tu es déjà complète, tu es déjà suffisante. Tu es digne d'amour et de respect, exactement comme tu es, ici et maintenant, avec tes forces et tes vulnérabilités, tes réussites et tes échecs, tes lumières et tes ombres. Tu n'as rien à prouver. Rien n'a mérité, rien n'a gagné, tu peux simplement être. Avant de te laisser, je souhaite te dire deux choses importantes. La première, c'est que ne plus chercher la validation à l'extérieur est un apprentissage, une rééducation de ton mental, mais pas un changement. J'insiste sur ce point. Tu n'as rien à changer en toi. Tu n'es pas incomplète. Tu ne dois pas modifier quelque chose en toi qui n'irait pas. Non, c'est juste une vision différente de la vie. Mettre de la conscience sur nos comportements permet d'éclairer un nouveau chemin qui est déjà là mais qui était dans l'ombre. Trouver la validation en toi, c'est partir de toi et pas des autres, et cela demande une connaissance de qui on est, de ses besoins, de ses valeurs et de ses attentes. C'est nécessaire pour pouvoir s'appuyer sur ce que l'on est profondément. La deuxième chose que je voulais te partager, c'est que le programme que j'ai créé « Ose ta vie » est justement fait pour aider les femmes de plus de 40 ans à être elles-mêmes. légitime et libre du regard des autres sans changer ou se transformer, mais en mettant de la conscience sur leur vie. Regarde en description, tu trouveras toutes les informations nécessaires. Je te laisse avec cette question qui pourra t'accompagner dans les jours à venir. Une question qui a le pouvoir de transformer ta perspective sur ta propre vie. Si tu savais avec une certitude absolue que tu es aimable et valable indépendamment de l'opinion des autres, qu'est-ce que tu oserais dire, faire ou être que tu n'oses pas actuellement ? Laisse cette question infuser en toi. Ne cherche pas de réponse immédiate. Laisse-la simplement résonner, ouvrir des possibilités, éclairer des désirs cachés. Cette question est une graine que tu peux planter dans le terreau de ta conscience. Arrose-la de ta curiosité et regarde ce qui va pousser. Merci d'avoir partagé ce moment d'intimité et de vulnérabilité avec moi. Merci d'avoir eu le courage d'explorer ces territoires parfois inconfortables de ta psyché. N'oublie pas de t'abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. de cette exploration de l'authenticité féminine. Et si ces mots ont touché quelque chose en toi, n'hésite pas à les partager avec une femme de ton entourage qui pourrait en avoir besoin. A très bientôt pour un nouveau voyage vers la liberté d'être soi.