Speaker #0Tu t'es déjà disputé avec quelqu'un, chacun étant persuadé d'avoir raison ? Tu as déjà eu cette sensation étrange que la personne en face de toi ne voyait simplement pas la même chose que toi ? Comme si vous regardiez la même photo mais en décrivant des éléments complètement différents. Et si je te disais que la réalité objective n'existe pas vraiment, que nous vivons tous dans des mondes parallèles créé par notre esprit. Aujourd'hui, je t'invite à faire le fameux pas de côté pour observer comment ta réalité n'est pas la réalité, mais simplement ta version du monde. Et pourquoi cette prise de conscience pourrait être la clé de ta libération. Bienvenue sur Bido Sarta, à la recherche de votre vraie nature. Je suis Didier Dubosc et j'explore les chemins de conscience depuis plus de 40 ans. Dans ce podcast, je vous propose une vision différente de la vie, un chemin fait de conscience et d'intégration personnelle. Ensemble, nous explorerons comment exprimer votre royauté intérieure, sans rien changer, mais en révélant ce que vous êtes déjà. Bonjour à toi qui m'écoutes. Je suis vraiment heureux de partager ce moment d'intimité avec toi aujourd'hui. Dans ce podcast, nous allons plonger ensemble dans une réflexion qui m'accompagne de plus près de 40 ans maintenant. Comment chacun d'entre nous vit dans son propre monde, sa propre réalité ? Tu sais, pendant longtemps, j'ai cru, comme beaucoup d'entre nous, que la réalité était quelque chose d'objectif, de partagé. Ce que je voyais, les autres devaient forcément le voir aussi. Et quand ce n'était pas le cas, je pensais que l'autre se trompait, qu'il ou qu'elle ne voyait pas correctement. Au pire, je doutais de ma propre perception. Puis j'ai compris que ce que je prenais pour... la réalité n'était en fait que ma réalité, une version du monde filtrée par mes expériences, mes croyances, mes peurs et mes espoirs. Et cette prise de conscience a complètement changé ma vie et ma façon d'être en relation avec les autres. Je ne te propose pas aujourd'hui de changer qui tu es. Tu n'as pas besoin de te transformer. Tu es déjà parfaitement qui tu es censé être. Ce que je te propose, c'est de mettre de la conscience sur la façon dont tu crées ta réalité et comment cette création influence profondément tes relations et ton rapport au monde. Laisse-moi te raconter quelque chose qui m'est arrivé et qui illustre parfaitement ce dont je veux te parler aujourd'hui. Il y a quelques années, j'étais en formation avec un groupe de personnes et le formateur nous a montré une photo et nous a demandé de la décrire. C'était une photo assez simple, un paysage avec un arbre au premier plan, une maison. au loin et quelques personnes qui marchaient. Alors j'ai commencé à décrire ce que je voyais. Je vois un grand chêne majestueux au premier plan. Ses branches s'étendent comme pour protéger le paysage. Au loin, il y a une petite maison de campagne, probablement très ancienne vu son architecture, et trois personnes qui marchent vers cette maison, peut-être une famille qui rentre chez elle. Puis une autre participante a pris la parole. Elle a décrit la même photo. Mais sa description était totalement différente. Je vois un arbre qui semble mourant, avec des branches tordues, qui donne une impression menaçante. La maison au loin paraît abandonnée et les personnes semblent fuir quelque chose. Elles marchent rapidement comme si elles étaient poursuivies. Même photo, deux descriptions radicalement différentes. Ce jour-là, j'ai eu une révélation. Nous ne décrivons pas simplement ce que nous voyons. Nous projetons nos histoires personnelles, nos émotions, nos expériences passées sur cette image neutre. Je venais de passer un week-end ressourceur. J'étais dans un état d'esprit positif. Ma collègue, comme elle me l'a confié plus tard, traversait une période difficile dans sa vie personnelle. Nous n'avions pas tort, ni l'un ni l'autre. Nous décrivions simplement la vie. C'était simplement notre réalité. La photo n'était qu'un support, un écran sur lequel nous projetions notre monde intérieur. Et si cette projection se produisait pour une simple photo, imagine ce qui se passe dans nos interactions quotidiennes, dans nos relations, dans notre façon d'interpréter les événements de notre vie. Ce que je te propose d'explorer aujourd'hui ne demande pas d'efforts particuliers. Juste de l'observation, de la lucidité et de l'honnêteté envers toi-même. La vie est une création permanente et la réalité est conditionnée par celui qui l'observe. C'est pour cela qu'il y a autant de versions du réel que de personnes qui l'observent. Nous créons notre réalité au fur et à mesure que nous la traversons avec nos sens. Pensez-y un instant. C'est par mes sens que je perçois le monde. C'est la porte d'entrée. Ensuite, l'analyse se fait au travers de mes conditionnements, de mon histoire personnelle et de mes croyances. Je suis parti du principe que nous avons tous créé notre histoire en sélectionnant des parties de notre vie. Ces parties, mises bout à bout, forment notre histoire, notre légende personnelle. Et cette légende devient le filtre à travers lequel nous percevons tout ce qui nous arrive. Nous n'avons pas sélectionné ces moments par hasard. Nous les avons choisis parce qu'ils représentent quelque chose de connu auquel nous adhérons. A chaque interaction avec une personne, nous utilisons ce capital d'informations, souvent de manière automatique, pour nous positionner et réagir à ce qui nous est présenté. Prenons un exemple concret. Imagine que tu aies grandi dans une famille où l'expression des émotions était considérée comme une faiblesse. Chaque fois que tu pleurais, on te disait « arrête de faire l'enfant » ou « ce n'est pas si grave » . Au fil du temps, tu as intégré cette idée que montrer ses émotions était inapproprié. Maintenant, des années plus tard, quand tu vois quelqu'un exprimer ouvertement sa tristesse ou sa colère, quelle est ta réaction instinctive ? Tu pourrais ressentir un malaise, un jugement, peut-être même de l'irritation. Non pas parce que cette personne fait quelque chose de mal. mais parce que son comportement entre en conflit avec la réalité que tu as construite où les émotions doivent être contenues. Et inversement, si tu agrandis dans un environnement où l'expression émotionnelle était valorisée et encouragée, tu pourrais te sentir déconnecté ou frustré face à quelqu'un qui garde tout à l'intérieur. Aucune de ces réalités n'est plus vraie que l'autre. Elles sont simplement différentes, façonnées par nos expériences uniques. Pense maintenant à ta propre vie. Quels sont les événements que tu racontes régulièrement ? Ce que tu mets en avant quand tu te présentes et ce que tu préfères oublier ? Ces choix ne sont pas anodins. Ils définissent la réalité dans laquelle tu vis. Si tu as grandi en entendant que tu étais trop sensible, tu as probablement intégré cette idée à ton histoire. Et maintenant, chaque fois que tu ressens une émotion forte, tu te dis peut-être « voilà, je suis encore trop sensible » . Mais est-ce vraiment la réalité ? Ou est-ce simplement une histoire que tu as acceptée comme vraie ? Tu vois, nous vivons tous dans des réalités différentes, construites à partir de nos expériences, de nos croyances, de nos peurs et de nos espoirs. Ce n'est ni bien ni mal, c'est simplement humain. Et c'est précisément cette prise de conscience qui peut être libératrice. Quand tu comprends que ta réalité n'est pas une vérité absolue, mais une construction personnelle, tu peux commencer à la questionner. à l'observer avec plus de recul. Je t'invite maintenant à prendre un moment pour réfléchir. Pense à une situation récente où tu as eu un désaccord profond avec quelqu'un, peut-être avec ton partenaire, un enfant, une collègue ou un ami. Essaie de voir comment ta réalité et celle de l'autre personne étaient différentes. Quels filtres, quelles histoires personnelles ont pu influencer ta perception et celle de l'autre ? Maintenant, imagine un instant que vous ayez tous les deux raisons, que vos deux réalités soient également valides même si elles sont contradictoires. Comment cela changerait-il ta perception du désaccord ? Cette perspective peut transformer profondément tes relations, non pas parce que tu abandonnes ton point de vue, mais parce que tu reconnais que l'autre personne vit littéralement dans un monde différent du tien. Et dans son monde, sa réaction a du sens. Dans cette réalité que nous avons construite, nous jouons tous des personnages, non pas par malhonnêteté, mais par adaptation, comme si nous avions un répertoire de rôle. que nous endossons selon les situations. Tu as peut-être ton personnage de professionnelle compétente, ton personnage de mère attentionnée, ton personnage de fille obéissante, ou encore ton personnage de femme forte qui gère tout. Ces personnages ne sont pas faux, ils font partie de toi, mais ils ne sont pas tout en essence. Et parfois, à force de jouer ces rôles, on finit par oublier qui on est vraiment en dessous de ces couches d'identité. Je me souviens d'une femme que j'accompagnais. Elle s'appelait Marie, une cadre supérieure de 52 ans. Marie avait tellement bien joué son rôle de femme qui réussit tout, qu'elle ne s'autorisait plus aucune faiblesse, aucune vulnérabilité. Elle vivait dans une réalité où montrer sa fragilité équivalait à échouer. Ce n'était pas la réalité, mais c'était bien la sienne, et elle en souffrait. Un jour, elle m'a confié, je suis épuisé de jouer ce rôle, mais j'ai l'impression que si je m'arrête, tout va s'effondrer. Mon équipe compte sur moi, ma famille compte sur moi, je ne peux pas me permettre de montrer que parfois, je ne sais pas quoi faire. Le problème n'est pas de jouer ses rôles, ils sont nécessaires pour naviguer dans la complexité de nos vies. Le problème survient quand nous confondons le personnage avec notre être véritable, quand nous oublions que nous avons le droit de changer de rôle ou même de créer de nouveaux personnages plus alignés avec qui nous sommes profondément. Et surtout le problème apparaît quand nous jugeons les autres parce qu'ils ne jouent pas selon les règles de notre réalité. Nous nous attendons à ce qu'ils voient le monde comme nous le voyons, qu'ils réagissent comme nous réagirions. Mais c'est impossible, chacun vit dans son propre monde avec ses propres règles. Pour l'illustrer, laisse-moi te parler d'une situation que j'ai vécue. J'étais en réunion avec plusieurs autres collègues. L'un d'eux, Thomas, a présenté une idée que je trouvais brillante. J'étais enthousiaste. Je voyais déjà comment cette idée pourrait transformer notre travail. Mais une autre collègue... Sylvie a immédiatement rejeté cette proposition. Elle a qualifié d'irréaliste, de trop risqué. Sur le moment, j'étais frustré. Comment pouvait-elle ne pas voir le potentiel de cette idée ? Ce n'est que plus tard. en discutant avec elle que j'ai compris. Sophie avait vécu un échec professionnel important quelques années auparavant, après avoir porté un projet innovant qui n'avait pas fonctionné. Dans sa réalité, l'innovation était associée au risque d'échec et à la douleur. Sa réaction n'était pas irrationnelle, elle était parfaitement logique dans son monde. Cette compréhension a changé ma façon d'interagir avec elle. Au lieu de la voir comme quelqu'un de résistant au changement, j'ai commencé à voir une personne qui avait besoin de sécurité, de preuves concrètes avant de s'engager. Et j'ai réadapté ma façon de lui présenter de nouvelles idées. C'est ça reconnaître la multiplicité des réalités. Ce n'est pas abandonner la tienne, mais élargir ta perception pour inclure celle des autres. Je t'invite maintenant à identifier un personnage que tu joues régulièrement, celui qui te vient spontanément à l'esprit. Peut-être est-ce celui de la femme parfaite qui doit tout réussir, ou celui de l'éternel optimiste qui n'a pas le droit d'être triste, ou encore celui de la mère sacrificielle qui met toujours les besoins des autres avant les siens. Demande-toi, est-ce que ce personnage te sert encore ? Est-ce qu'il te permet d'exprimer qui tu es vraiment ? Ou est-ce qu'il est devenu une prison, un rôle que tu joues par habitude ou pour répondre aux attentes des autres ? Et surtout, demande-toi quelle est la réalité que ce personnage a créé autour de toi ? Quelles croyances, quelles règles invisibles as-tu établies pour maintenir ce rôle ? Pour exister, nous avons créé une histoire qui permet de vendre à l'autre qui on est. C'est un ensemble de concepts triés, structurés et organisés qui nous donnent une place dans le monde et qui nous permet de nous différencier de nos voisins. Cette légende nous protège de la peur de n'être rien. Nous pouvons raconter notre histoire et c'est à elle que nous nous identifions. Qu'arrive-t-il dans notre vie quotidienne ? Nous avançons avec ce personnage. Comme ce personnage ne veut pas disparaître, il va chercher, à longueur de journée, situation après situation, à valider l'image que nous avons de nous-mêmes. Nous avons mis en place une histoire, elle nous définit, et il faut que cette histoire continue et soit validée. C'est ce qui nous permet de s'appuyer sur elle et de pouvoir continuer à la raconter. Je vais te donner un exemple personnel. Pendant longtemps, j'ai porté le personnage de celui qui comprend tout le monde. J'étais fier de ma capacité à voir les choses du point de vue des autres, à être empathique, à ne jamais juger. Ce personnage était valorisant pour moi. Il me donnait une identité, une place. Mais il avait aussi un coût. Je ne m'autorisais jamais à exprimer de la colère ou du jugement, même quand c'était légitime. Je me forçais toujours à trouver des circonstances atténuantes au comportement des autres, même quand ils me blessaient. Et surtout, je cherchais constamment à valider ce personnage. Je voulais que les autres me voient comme cette personne compréhensive et empathique. Je voulais qu'ils me disent « tu es la seule qui me comprenne vraiment » . Cette recherche de validation était épuisante et elle m'empêchait d'être authentique. Parfois, je n'avais pas envie de comprendre, parfois j'avais juste envie d'être en colère. Mais mon personnage ne me le permettait pas. C'est ce que nous faisons tous, à des degrés divers. Nous créons un personnage, puis nous passons notre vie à chercher des situations qui valideront ce personnage. Et nous évitons ou rejetons les situations qui le remettent en question. Si tu te définis comme une personne organisée, tu remarqueras et valoriseras toutes les fois où ton organisation t'a aidé. Mais tu minimiseras ou ignoreras les fois où un peu de spontanéité t'aurait été bénéfique. Tu chercheras à prouver encore et encore que ton organisation est une qualité essentielle. Si tu te définis comme une mère dévouée, tu remarqueras et valoriseras tous les sacrifices que tu fais pour tes enfants. Mais tu pourrais te sentir coupable les jours où tu as besoin de prendre soin de toi d'abord. Ce n'est pas que ces personnages sont bons ou mauvais, ils sont une partie réelle de qui nous sommes. Le problème, c'est quand ils deviennent rigides, quand ils nous empêchent d'accéder à d'autres aspects de nous-mêmes, quand ils nous enferment dans une vision limitée de qui nous pouvons être. Alors comment sortir de cette pièce de théâtre où chacun joue son rôle sans vraiment communiquer avec les autres ? Comment réconcilier ta réalité avec celle des autres ? La réponse n'est pas de changer, de te transformer en quelqu'un d'autre. Tu n'as pas besoin de devenir la meilleure version de toi-même, comme on l'entend si souvent. Tu n'as pas à sortir de ta zone de confort ou dépasser tes limites. Non, la véritable libération vient de la conscience, de la même observation lucide de ta réalité et de la reconnaissance que les autres ont leur propre réalité, tout aussi valide que la tienne. C'est ce que j'appelle mettre de la conscience sur sa vie. C'est observer sans juger. C'est reconnaître les personnages que tu joues sans te blâmer de les jouer. C'est comprendre que tes réactions automatiques viennent de ton histoire personnelle et que les réactions des autres viennent de la leur. Cette conscience ne te demande pas de changer qui tu es. Elle t'invite simplement à voir plus clairement. Et dans cette clarté, tu découvriras peut-être que tu as plus de choix que tu ne le pensais. Quand tu comprends que ta réalité n'est qu'une version parmi d'autres, tu peux commencer à la questionner. Est-ce que cette croyance me sert ? Est-ce que cette histoire que je me raconte me libère ou m'emprisonne ? Surtout quand tu comprends que les autres vivent dans leur propre réalité, tu peux commencer à les voir avec plus de compassion. Cette personne qui t'a blessé ne l'a peut-être pas fait intentionnellement. Elle a agi selon sa réalité ou son comportement avait du sens. Je me souviens d'une cliente, Isabelle, qui était en conflit permanent avec sa fille. Chaque conversation se terminait en dispute. Isabelle se sentait rejetée, incomprise. Elle voyait sa fille comme ingrate et rebelle. En travaillant ensemble, Isabelle a commencé à comprendre que sa fille vivait dans une réalité différente de la sienne. Pour Isabelle, les questions sur les sorties ou les amis étaient des marques d'intérêt et d'amour. Pour sa fille, ces mêmes questions étaient perçues comme de la surveillance et un manque de confiance. Aucune des deux n'avait tort. Elle vivait simplement dans des réalités différentes, avec des interprétations différentes des mêmes comportements. Cette prise de conscience a transformé leur relation. Non pas qu'Isabelle a changé sa façon d'être, mais parce qu'elle a commencé à voir les réactions de sa fille, non pas comme un rejet personnel, mais comme l'expression d'une réalité différente. C'est ça la libération par la conscience. Ce n'est pas changer qui tu es, mais élargir ta perception pour inclure d'autres réalités que la tienne. Voici une idée qui va peut-être à l'encontre de ce que tu as entendu jusqu'ici dans le développement personnel traditionnel. La diversité des réalités n'est pas un problème à résoudre, mais une richesse à explorer. On nous encourage souvent à trouver la vérité, à atteindre une compréhension objective du monde et de nous-mêmes. On nous pousse à nous transformer pour mieux nous adapter à cette supposée réalité objective. Mais je te propose une autre vision. Et si la beauté de l'existence humaine résidait précisément dans la multiplicité des réalités ? Si chaque personne que tu rencontres était une fenêtre sur un monde différent, une occasion d'élargir ta propre perception ? Tu n'as pas à adopter la réalité des autres, tu n'as pas non plus à imposer la tienne. Tu peux simplement reconnaître que chaque rencontre est une invitation à voir le monde sous un angle nouveau, sans pour autant abandonner ta propre perspective. C'est dans cette danse entre les réalités que se trouve la véritable connexion humaine, non pas dans l'uniformité des perceptions, mais dans la reconnaissance et le respect de nos différences. Une des injonctions les plus puissantes qui nous emprisonne est celle de la vérité objective. On nous a appris qu'il y a une seule vérité, une seule réalité, et que si nous voyons les choses différemment, c'est que nous nous trompons. Cette croyance est à la racine de nombreuses souffrances. Elle nous fait douter de notre perception, de notre jugement et de notre valeur même. Si je vois les choses différemment, c'est que je suis dans l'erreur. Si je ressens les choses différemment, c'est que je suis trop sensible. Si j'interprète les choses différemment, c'est que je suis irrationnel. Ces pensées nous éloignent de notre authenticité et nous poussent à nous conformer à la réalité des autres, souvent au détriment de la nôtre. Je me souviens d'une conversation avec une femme de 45 ans, Nathalie. Elle me disait « Je sais que je ne devrais pas être jalouse. C'est un sentiment toxique, immature, mais je n'arrive pas à m'en empêcher. » Elle avait intégré l'idée que certaines émotions étaient bonnes et que d'autres mauvaises, que certaines façons de voir le monde étaient matures et d'autres immatures. Elle luttait constamment contre sa propre expérience émotionnelle parce qu'elle ne compte pas. correspondait pas à ce qu'elle pensait devoir ressentir. Mais que se passerait-il si tu acceptais que ta réalité soit valide, même si elle diffère de celle des autres ? Si tu reconnaissais que tu as le droit de voir, de sentir et d'interpréter le monde à sa façon ? Tu n'as pas besoin de convaincre les autres que ta réalité est la bonne. Tu n'as pas besoin de changer ta perception pour qu'elle corresponde à celle de la majorité. Tu as simplement besoin de reconnaître et d'honorer ta propre expérience du monde. Cette libération de la jonction de la vérité unique est particulièrement puissante pour les femmes de notre génération. Elles ont souvent été éduquées à douter d'elles-mêmes, à faire passer les perceptions et les besoins des autres avant les leurs. Aujourd'hui, à 40, 50 ou 60 ans, les femmes ont acquis assez de sagesse pour savoir que leur réalité mérite d'être honorée, non pas comme la seule vérité, mais comme leur vérité, celle qui guide leur vie et leur choix. Une autre injonction dont nous devons nous libérer est celle du changement permanent. Le développement personnel traditionnel nous dit que nous devons constamment nous améliorer, nous transformer, devenir une meilleure version de nous-mêmes. Et si tu étais déjà exactement qui tu dois être ? Si au lieu de chercher à te changer, tu cherchais simplement à te connaître plus profondément, à accepter toutes les facettes de qui tu es. Ce n'est pas parce que tu acceptes qui tu es aujourd'hui que tu n'évolueras pas. Au contraire, c'est souvent dans l'acceptation profonde de ce qui est que les véritables transformations peuvent se produire, non pas dans des changements forcés, mais dans des évolutions naturelles, comme une fleur qui s'ouvre au soleil. Nous arrivons à la fin de notre exploration des réalités parallèles que nous habitons tous. J'espère que cette conversation t'a donné un nouvel éclairage sur ta propre réalité et celle des autres. Souviens-toi que tu n'as pas besoin de changer qui tu es. Tu n'as pas à te transformer pour correspondre à une réalité extérieure. Tu as simplement besoin de reconnaître et d'honorer ta propre expérience du monde, tout en respectant celle des autres. La prochaine fois que tu te sentiras incomprise ou en désaccord profond avec quelqu'un, rappelle-toi que vous vivez peut-être dans des réalités différentes. Cette prise de conscience peut être le début d'une communication plus authentique, d'une collection plus profonde. Ne te laisse pas tromper par les manigances de l'ego. Redonne-lui sa place et assume face à lui la position de celle qui donne les ordres. Plus tu vas grandir dans la perception de qui tu es vraiment, au-delà du personnage, et plus tu te sentiras rayonnante. Tu es déjà complète, déjà légitime, digne d'amour et de respect. Ta réalité est valide, même si elle diffère de celle des autres. Et c'est en l'acceptant pleinement que tu pourras exprimer ta véritable nature, ta royauté intérieure. Comme je le dis souvent à mes clientes, tu n'as pas besoin d'être dans la contrainte d'un personnage. Tu peux être dans l'accueil de ce que tu es. Et ce qui est le plus important, tu ne lutteras plus contre la vie. Car ce n'est pas la vie qui souhaite que tu sois blanche ou noire, c'est toi et uniquement toi. La vie te propose d'être blanche et noire, d'accepter les moments où tu es blanche et les moments où tu es noire. La vie ne cinde pas les choses, elle les unifie. Je te laisse avec cette question. Si tu acceptais pleinement que ta réalité est unique et valide, quelle partie de toi-même oserais-tu enfin exprimer dans le monde ? Quel personnage pourrais-tu laisser de côté pour faire place à ton être authentique ? Merci de m'avoir écouté. A bientôt pour une nouvelle exploration de notre humanité partagée.