Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur ce premier épisode de Big Bromer, le podcast ultra concret qui vous explique pourquoi il est une très mauvaise idée de laisser l'Etat devenir votre grand frère et votre maman. Dans ce premier épisode, nous allons parler de l'euro numérique. Je vais vous expliquer très simplement ce que c'est, le contexte et pourquoi c'est une très mauvaise idée, pourquoi est-ce que l'euro numérique présente d'énormes dangers. Je vais tâcher d'être le plus clair possible. Le but, c'est que vous ayez vraiment une foule d'arguments. très concret à ressortir. A votre famille, à vos amis, à vos collègues, à tous les gens qui n'en ont rien à carrer, rien à secouer, et qui sont complètement abrutis devant les débats stériles sur la climatisation, sur les histoires de carton rouge au mondial, et sur qui n'a pas payé, qui a détourné l'argent qu'il aurait dû servir à acheter des Canadair en France. Bref, dans ce premier épisode, on va faire un... Petit topo sur l'euro numérique. L'euro numérique, très simplement, c'est un projet porté par l'Union Européenne qui a pour but d'avoir une sorte de cash numérique. C'est vraiment, je pense, un bon comparatif du cash numérique et cet euro numérique, ce serait un euro numérique, il y a déjà un euro classique. Tout ce qui coûte aujourd'hui 10 euros classiques, vous pourriez l'acheter avec 10 euros numériques. C'est présenté comme ça. Je vais être volontairement un petit peu simpliste dans certaines explications pour aller plus vite à l'essentiel, pour gagner en fluidité. Donc je m'excuse par avance si certains sujets sont un petit peu facilités, un petit peu résumés trivialement. Donc pour poser un contexte très simple, l'euro numérique c'est un projet qui arrive à la suite de l'avènement des crypto-monnaies. Les crypto-monnaies c'est l'inverse exact pour certaines d'entre elles. de ce qu'est l'euro numérique, c'est-à-dire que c'est des monnaies qui sont incensurables, infalsifiables, qui sont ultra décentralisées, pas pour toutes, encore une fois je répète, mais pour certaines d'entre elles, et notamment Bitcoin, et l'idée c'est justement que ce soit des monnaies sur lesquelles personne ne puisse avoir un vrai contrôle. L'euro numérique est exactement l'inverse, c'est une monnaie sur laquelle l'État aura tout contrôle, et beaucoup plus que sur l'euro classique. Et pourtant, Dieu sait que l'État, et quand je dis l'État, la Banque Centrale Européenne, a déjà énormément de contrôle sur la politique monétaire. Donc, pour faire simple, les États-Unis avaient un projet de monnaie numérique de Banque Centrale, donc MNBC, en dollars. Ce projet a été enterré par l'arrivée de Trump au pouvoir, ce qui est une excellente nouvelle. Et malheureusement, les Européens se sont dit... Si les Américains font quelque chose de bien, nous, on ne va pas le faire. On va continuer à être en pointe sur toutes les technologies et toutes les idées de surveillance de masse. Mais nous, ce n'est pas pareil parce qu'on est une démocratie. Donc, on le fait pour votre bien. Alors, ça, c'était pour la petite blague. Si on rentre dans le concret maintenant, l'euro numérique, c'est donc tout simplement, imaginez, une carte bancaire ou une application sur votre téléphone ou sur votre montre qui est directement connectée. à un compte que vous auriez au sein de la BCE, et cet argent, cet euro numérique, il vous serait versé par votre employeur, par exemple. Donc aujourd'hui, au début, ce sera évidemment facultatif. Parce que tout est toujours facultatif, au début. Donc concrètement, vous êtes payé, allez je dis n'importe quoi, 3000 euros sur votre paye net, et bien peut-être qu'au début, votre employeur pourra, si vous le souhaitez, vous payer 500 euros en euro numérique, et les 2500 restants en euro classique. Ça c'est au début. Évidemment, les vilains complotistes pensent que ce qui est facultatif un jour peut devenir obligatoire par la suite. Mais ça, je vous laisse juger, vous verrez par vous-même plus tard. Donc voilà comment ça va se passer. Vous allez recevoir ces euros numériques, j'expliquerai la timeline et où on en est un petit peu plus tard. Et ces euros numériques seront donc un compte que vous aurez ouvert directement auprès de la Banque Centrale Européenne. Et concrètement, ce qui se passe, c'est que la Banque Centrale sera au... au courant de absolument tout ce que vous faites avec. Donc, l'intérêt de pousser l'euro numérique, c'est évidemment de dire, en gros, plus personne utilise le cash parce que c'est chiant à gérer, etc. Donc, les gens n'en veulent plus vraiment. Donc, faisons du cash virtuel, qui serait ultra facile à dépenser. En deux clics, vous pouvez régler votre facture, vous pouvez régler vos achats dans les magasins, vous pouvez l'envoyer, le transmettre à des gens. Hyper facile à utiliser, hyper simple, tous les citoyens européens auraient un compte, tous les marchands, tous les commerçants européens, toutes les entreprises. Donc transfert d'argent super rapide, comme du cash mais numérique. Alors vous n'aurez pas échappé, l'avantage du cash c'est que personne ne connaît votre identité quand vous utilisez. Peut-être que la boulangère du coin elle vous connaît parce que ça fait 20 ans que vous achetez vos pains au chocolat là-bas. Mais grosso modo c'est pas obligatoire et elle ne vous demande pas votre carte d'identité lorsque vous achetez un croissant. Bon alors. Le problème, c'est qu'évidemment, votre employeur, il vous connaît. Votre compte, votre application euronumérique, elle va être liée à une identité pour qu'on valide bien qui vous êtes. Donc, ça veut dire que la banque centrale saura qui vous êtes. Évidemment, dans leur propre contre-argument, ils disent mais non, pas du tout, il y aura un système de pseudonymes. Donc, en fait, on verra que des pseudonymes. On ne saura pas qui a fait telle dépense, telle dépense. Bon. Ils disent aussi, dans le même temps que, par contre, le commerçant, lui, pourra savoir votre identité, que s'il y a le moindre doute de blanchiment ou de fraude x ou y, fiscale, financière, terrorisme, pédophilie, bref, vous prenez les arguments classiques et vous utilisez celui que vous voulez, la BCE pourra lever le pseudonyme A. Donc, c'est QFD, la BCE pourra savoir à tout moment ce que vous faites avec votre argent. Bon, alors ça, vous allez me dire... A la limite, c'est déjà un petit peu le cas avec ce qui se passe avec votre banque aujourd'hui. Tout ce que vous dépensez, votre banque le sait. Si le gouvernement lui demande de lui remettre les copies de vos relevés de compte, elle les remet, fin de l'histoire. Donc, il y a un échelon de plus pour créer un peu de friction, mais c'est vraiment histoire de dire. Là, demain, il n'y en aura plus. Mais ce n'est pas ça le problème. Le principal problème, c'est que l'euro numérique, ça permet de dire à tout moment, et bien là, vous pouvez acheter tel ou tel type de produit, mais vous ne pouvez pas acheter tel ou tel autre. Par exemple, on pourrait dire, ah, vous n'allez pas pouvoir acheter de l'alcool, vous n'allez pas pouvoir acheter de la cigarette, vous n'allez pas pouvoir acheter de la viande, par exemple, vous n'allez pas pouvoir acheter de billets d'avion. Ça, c'est parce que, par exemple, vous polluez trop. Mais ce sera le sujet d'un autre épisode. Donc, eh bien, ça va permettre simplement de dire, ça, vous pouvez l'acheter, ça, vous ne pouvez pas l'acheter. La deuxième chose, c'est que, dans la même logique, ça permet aussi de geler des fonds. Tout simplement de dire... Là, on n'est pas vraiment d'accord avec ce que vous faites, ce que vous dites. Hop, on va geler vos fonds. Encore une fois, ça peut déjà être le cas avec votre compte en banque actuel. Mais déjà, vous avez peut-être plusieurs comptes en banque dans plusieurs banques. Ensuite, il y a la friction que cela impose d'avoir un échelon bancaire à contacter. Et pour ceux qui pensent que c'est complotiste, sachez que c'est exactement ce qui s'est passé en 2022 au Canada. Des camionneurs n'étaient pas d'accord. avec la politique du pass vaccinal lié au Covid-19. Ils ont fait une manifestation monstre, ils commençaient à bloquer la capitale, ça commençait à sentir un peu le roussi, le gouvernement a contacté les banques, il a congelé tous les fonds des camionneurs, et forcément, ces pauvres ont été obligés d'abandonner, de baisser les armes, ils ne pouvaient plus rien faire, ils ne pouvaient plus acheter quoi que ce soit, donc ils n'ont pas pu continuer leur protestation. Donc, paf ! Vous n'êtes pas d'accord avec le gouvernement X ou Y, gel des fonds. Puis bon, le gel des fonds, c'est une étape, parce qu'évidemment, derrière, on peut saisir vos fonds. Là, je veux dire que ce qui se passe aujourd'hui avec la guerre en Ukraine, pour l'instant, les fonds sont gelés, mais la tentation de les saisir est grande. Et il est évident que des fonds qui sont gelés peuvent être saisis de la même manière. Autre argument problématique, les taux d'intérêt négatifs. on pourrait mettre en place un taux d'intérêt négatif pour encourager la dépense et décourager l'épargne. Donc ça, c'est déjà le cas, par exemple, il y a certains pays comme la Suisse qui ont mis cette politique en place, mais la grosse différence, c'est que 1, vous le faites ou non, 2, c'est parce que la Suisse a le franc qui est une des monnaies de réserve les plus fortes au monde. Donc l'État était en mode, écoutez, moi je veux bien que vous stockiez vos francs chez moi, mais par contre, vous allez me payer pour que, en gros, je vous les stocke. Enfin, quand je dis l'État, c'est évidemment la Banque Centrale Suisse qui mettait cette politique qui a été ensuite répercutée au niveau des banques commerciales. En gros, vous voulez avoir de l'argent, vous voulez mettre votre épargne à l'abri dans la valeur la plus stable au monde, la plus sécurisée, bah ok, mais par contre, ça va vous coûter des sous. Fine, c'est pas du tout la même logique. qu'avoir des taux d'intérêt négatifs sur la monnaie courante que vous allez utiliser. Mais les taux d'intérêt négatifs, c'est une simple incitation à la dépense et pour décourager l'épargne. Mais il y a beaucoup plus simple, c'est tout simplement de faire de l'argent périssable, c'est-à-dire un euro numérique avec une date d'expiration. Toute l'année, vous êtes payé de janvier à décembre avec vos euros numériques et la BCE peut dire attention. au 31 décembre 2020X, tous les euros numériques qui n'ont pas été dépensés, ils disparaissent. On les fait fondre. Là, vous dites, non, ça, c'est pas possible. Là, vraiment, j'y crois pas. C'est trop gros. Ça a déjà été fait. Ça a déjà été fait en Chine. La ville de Shenzhen, par exemple, qui avait distribué des yuans numériques. Alors, vous allez voir que l'Europe, là, elle est vraiment en mode modèle chinois. Modèle chinois à fond. Vous allez me dire, oui, mais pas du tout, la Chine c'est vraiment une dictature, l'Europe c'est une démocratie. Peut-être, peut-être, en tout cas si vous le croyez tant mieux pour vous, mais en attendant l'Europe, vous allez voir au fil de ces podcasts, applique vraiment et crée et déploie vraiment toutes les mêmes méthodes, les mêmes lois, les mêmes techniques que la Chine. Mais si dans un cadre c'est pas ok parce que c'est une dictature et de l'autre côté c'est ok parce que c'est une démocratie, si vraiment cet argument vous satisfait je suis désolé pour vous. Parce que le problème c'est que vous allez voir, on peut passer de la démocratie à la dictature très vite. Donc, je reviens à mon exemple de la Chine et de Shenzhen. Ils ont distribué des yuans numériques, parce que c'est déjà le cas, la monnaie numérique en Chine est déjà en place, et cet argent était programmé pour disparaître dans un délai très court. Donc du coup, c'était excellent, parce qu'en fait, ça permettait tout simplement de stimuler la dépense, tout simplement stimuler la dépense pour permettre de stimuler l'économie. Même logique, on pourrait évidemment limiter l'épargne, on pourrait dire vous ne pouvez pas avoir plus de 2000 euros numériques sur votre compte, on pourrait ne pas rémunérer les euros numériques sur votre compte, on pourrait, en fait, c'est la boîte de Pandore. Et ce qui est fantastique, c'est qu'aujourd'hui, la plupart de ces arguments que je vous ai exposés, l'Union Européenne s'en défend en disant mais pas du tout, regardez dans le texte de loi tel qu'il est en train d'être construit, tel qu'il est discuté. Tout cela, on a dit qu'on ne le ferait pas, on ne va pas pouvoir programmer l'argent, on ne va pas pouvoir saisir les fonds, on ne va pas faire en sorte que l'argent soit périssable, pas de stress. Mais en fait, le problème, c'est qu'une loi, ça se modifie à tout moment. Il suffit de voir le nombre de lois qui sont votées dans l'urgence, lorsqu'il y a le moindre souci, le moindre stress. Une fois qu'on a créé l'infrastructure numérique, une fois qu'on a donné aux gens l'habitude... d'utiliser cette monnaie numérique. Que les gens sont en mode, ah ouais, mais tu comprends, c'est trop pratique, là je clique sur mon application, paf, 3 clics, j'envoie 10 euros à mon kebab préféré, paf, j'envoie 30 balles pour régler mes achats chez Darty, non mais c'est nickel. Une fois qu'on a créé l'usage, qui est le truc le plus compliqué à créer en marketing, c'est créer l'usage, créer l'habitude. En fait, pour les gens, ça va être hyper facile de se dire ah bah ok, mais tu vois, c'est pas grave parce qu'en fait, là oui, peut-être ils viennent de changer la loi en soum-soum, Mais tu comprends, c'est tellement pratique. Et puis de toute façon, à quoi bon continuer à épargner parce que moi, tu vois, j'ai trop confiance, machin. Évidemment, là, je fais un peu un exemple tiré par les cheveux, mais ça peut vous donner la logique. C'est qu'à partir du moment où on a créé l'habitude, les gens ne font plus attention, ne font plus gaffe. Et puis, dernier point, et là, c'est vraiment une appréciation personnelle de ma part, je trouve que ce projet arrive à un excellent timing parce qu'en gros, là, vous avez bien... compris qu'il y a un énorme problème de dette, en tout cas à l'échelle de la France, 3 400 milliards je crois au moment où j'enregistre cet épisode, l'année prochaine la charge de la dette, c'est-à-dire vraiment juste le remboursement des intérêts, sera le premier poste de dépense de l'État, donc imaginez, je crois que ça va être quelque chose comme 70 ou 100 milliards, imaginez ce qu'on pourrait faire avec un tel budget. Bref, tout ça pour dire que du coup l'État n'a plus d'argent. L'État ne peut plus tellement augmenter les impôts parce que la France est déjà numéro 1 monde des impôts, tout est ultra fiscalisé. Par contre, les Français ont 6400 milliards, je crois, d'euros d'épargne. Donc un très joli matelas. Et là, le gouvernement se dit, ce serait quand même pas mal en fait qu'on arrête d'épargner et que cet argent, il soit plutôt fléché, pour ne pas dire... Fléché, c'est le terme technique. Joli, c'est le terme officiel pour dire saisi. ou pour dire redirigé de force, ou pour dire contraint. Enfin, vous avez compris l'idée. Cet argent, à l'avenir, on arrête d'épargner sur des produits livrés A, sur des produits livrés B, livrés Zébulon, livrés ceci, cela, Assurance Vie, PEL, que sais-je, et que plutôt, on achète, par exemple, des dettes, de la dette française, et on pourrait le faire via l'eurodigital, par exemple. On pourrait imaginer tout à fait se dire bah On va payer les gens de plus en plus en euros numériques, on va empêcher, avec cet euro numérique, d'acheter des produits d'épargne classiques, et ce qu'on pourra proposer à la place, comme produit d'épargne, ce sera la dette française. Évidemment, cela, c'est une appréciation personnelle, je n'ai aucune preuve de ce que j'avance, c'est un simple risque que j'évoque. Évidemment, je ne parlerai pas du risque de cyberattaque, parce que ce serait tiré sur l'ambulance, je pense que si vous avez suivi ces derniers... Moi, ces dernières semaines, vous avez vu qu'il y a un nombre record de fuites de données en France. Et malheureusement, mettre tous ces oeufs dans le même panier, c'est le meilleur moyen pour que des pirates s'intéressent, détournent les fonds. récupère vos données, vos informations, tout votre historique d'achat et le met sur la place publique. Pas certain que vous ayez envie que l'intégralité de vos voisins, de votre famille, de votre employeur sache ce que vous faites avec votre argent. Alors, où on en est concrètement ? Et on va en finir par là. Grosso modo, en juillet 2026, le Parlement européen a autorisé l'ouverture des négociations avec le Conseil de l'Europe pour vraiment créer cet euro numérique. C'était un peu en phase de discussion juste là, en phase de réflexion technique. Là, on accélère. Et le 14 juillet 2026, je crois, ils ont sélectionné déjà une trentaine, 36 prestataires de paiement, donc des banques classiques, des banques un peu nouvelles comme Revolut, par exemple, pour participer aux pilotes. Donc, vous aurez bientôt dans votre application de néobanque ou de banque classique préférée des petites communications, à n'en pas douter, pour vous vendre l'euro numérique. Et le planning, c'est grosso modo deuxième semestre 2027. On va lancer un pilote, une phase pilote pendant 12 mois. Et le but, c'est de mettre en place ce système à horizon 2029. Voilà. Donc là, on va vous dire oui, mais attendez, c'est pas du tout mis en place. C'est pas du tout sûr. Là, pour l'instant, c'est une étude. Et puis, c'est facultatif. Et puis, dans la loi, on dit que vraiment, je vous jure, on va pas le faire. pas rendre la monnaie programmable, on va pas geler les fonds. Donc, vraiment, arrêter, c'est une mauvaise idée, et en plus vous êtes un peu complotistes, et en plus, c'est un peu d'extrême droite d'être complotiste. Et donc, je reviens sur ce dernier point, parce que je pense que c'est un très bon argument à souligner auprès de toutes les personnes qui ne seraient pas exactement convaincues. C'est de dire qu'en fait, aujourd'hui, raisonnablement, on peut penser que l'Europe est encore une démocratie. et que nos démocraties fonctionnent, elles ont leurs défauts, etc., mais elles fonctionnent. Le problème, c'est qu'une fois que vous avez créé le système, le système de l'euro numérique, il ne disparaît pas si demain, imaginons, l'extrême droite arrive au pouvoir partout en Europe, ou si l'extrême gauche arrive partout en Europe, ou bref, si le parti politique dont vous avez le plus peur arrive au pouvoir demain, voulez-vous que ce parti politique dont vous avez le plus peur ait accès à un outil qui lui permette de vous forcer à être payé en euros numériques et de savoir tout ce que vous faites avec votre argent. Et donc la question n'est pas de savoir si vous êtes de gauche, de droite, du centre ou d'ailleurs, la question c'est de savoir qu'à partir du moment où un système a été créé, il est illusoire de se dire que ce système disparaîtra alors qu'il y aura un changement potentiellement de régime politique. Et donc... vraiment, ce qu'il faut se dire, c'est que là, lorsqu'on ouvre la boîte de Pandore, on ne la referme jamais. Et ce sera la fin de ce podcast, mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que là, on a simplement parlé d'euros numériques, donc de moyens de paiement, mais dans les prochains épisodes, on va également parler d'identité numérique européenne, on va parler de loi de surveillance européenne généralisée sur ce que vous dites, sur ce que vous écrivez, et on va parler de ces différents attaques contre la... liberté individuelle de manière générale, et vous allez voir qu'en fait, tout cela a tendance à se recouper, à coïncider de plus en plus, et malgré tout, c'est un titre. Voilà, c'est tout pour ce premier épisode, j'espère que le format vous a plu, c'est encore une fois une découverte, donc il est possible que le format évolue à l'avenir. L'euro numérique est un vrai sujet, et je vous recommande vraiment de ne pas vous endormir et de ne pas vous dire « de toute façon, je ne peux rien y faire » , non. On peut faire quelque chose. Concrètement, on peut déjà ne absolument pas l'utiliser, on peut en parler autour de nous, et si on se rend compte que l'euro numérique est un énorme bide et que personne ne l'utilise, il y a un espoir. Certes faible, mais c'est le mieux qu'on puisse faire, donc on va espérer que ça suffira. Donc voilà. Merci à tous de m'avoir suivi pour ce premier épisode, je vous dis à très bientôt pour un autre sujet sur l'état nounou et les lois de surveillance française et européenne.