Speaker #0Et bonjour à tous, bienvenue sur ce deuxième épisode de Big Bromer. J'espère qu'aujourd'hui vous avez votre carte d'identité avec vous, car nous allons parler de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Et si malheureusement vous n'avez pas votre carte, vous serez bientôt peut-être empêchés d'écouter ce podcast. Vous me prenez, quand je dis ça, peut-être pour un fou, mais je suis allé creuser les textes de loi exactes, les règlements européens qui se rapportent. à cette loi et vous verrez qu'en réalité, tout est possible, malheureusement. Donc, le but d'aujourd'hui, très simplement, expliquer ce que contient cette loi, le spectre, le champ d'application qu'elle va recouvrir, les failles aussi actuellement dans cette loi, les imprécisions, et évidemment, comme d'habitude, vous donner des exemples, des arguments pour attaquer cette loi auprès de vos proches, auprès des gens qui vous entourent, vous donner également des solutions. peut-être plus concrète, plus technique, pour limiter l'impact de cette loi sur votre vie et sur votre vie privée, si elle venait à être définitivement promulguée. Voilà un programme qu'on va essayer de maintenir dans ce cours efficace. Alors, vous l'avez peut-être suivi, si en tout cas vous n'avez pas été absorbé par la polémique autour de ce tas, avec la crise migratoire, avec la séparation de l'ENA situation avec Seb, Deux sujets vraiment cruciaux au regard de ce qui se joue en coulisses. Et si je retrasterais simplement, nous avons donc cette loi qui est en fait, donc je suis allé vérifier, le texte de la commission 903 du Sénat qui a été déposée le 20 juillet 2026 et acceptée. Donc c'était une commission mixte paritaire entre le Sénat et l'Assemblée Nationale. Ils se sont mis d'accord pour voter cette loi. Et elle impose plusieurs choses. Alors, le seul paragraphe vraiment intéressant, le seul élément vraiment intéressant, c'est que cette loi dit que les réseaux sociaux sont désormais interdits au moins de 15 ans. Et la loi en question, 903, est très vide en réalité, puisqu'elle se réfère à une loi votée dans le passé, qui est la loi 2004-575 du 21 juin 2004, pour la confiance dans l'économie numérique. C'est une loi qui vient modifier, aménager, amender cette loi pour la confiance dans l'économie numérique, vu que c'est une loi qui était plus vaste, qui englobait le sujet des réseaux sociaux. Et ce que cette loi nous dit, la loi qui a été votée le 20 juillet, elle nous dit donc interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, avec deux échéances au 1er septembre 2026. Cette interdiction doit rentrer en force pour tous les nouveaux comptes. et au 1er septembre 2027 pour tous les comptes déjà présents. Ce sont les deux seules dates qui sont données. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la loi ne dit pas précisément ce qui est considéré comme un réseau social. On va y revenir. Elle ne donne pas non plus de sanctions en cas de non-respect par les plateformes de cette obligation d'interdire l'accès aux réseaux sociaux. au moins de 15 ans. Donc la seule chose qu'elle fait concrètement c'est dire c'est interdit, c'est interdit à partir de telle date par contre on ne précise pas comment est-ce que l'âge de la personne doit être validé et on ne précise pas ce qu'est un réseau social et on ne précise pas ce qui se passe si jamais vous ne respectez pas la loi. Alors, en essayant de creuser un peu plus, je suis donc retourné voir cette loi de juin 2004 qui parle de la confiance dans l'économie numérique pour comprendre ce que eux considèrent être comme un réseau social. Parce que c'est en fait ça l'un des premiers enjeux, c'est de comprendre sur quelle plateforme ça va s'appliquer. Parce que réseau social, évidemment on pense à Instagram et on pense probablement à Twitter, TikTok et Facebook, mais ça ne suffit pas pour être bien certain et pour une loi qui est aussi contestable d'avoir des suppositions floues. Donc, en fait... Quand on regarde cette loi pour la confiance de l'économie numérique de juin 2004, on se rend compte que cette loi fait aussi référence, parce qu'elle a été amendée à multiples reprises depuis, elle fait référence finalement pour ce qui est de la définition d'un réseau social à un règlement européen. Comme ça c'est plus facile, on se met directement d'accord au niveau du règlement européen. Et c'est un règlement européen qui date du 14 septembre... 2022 qui est je crois le 2022-1925 comme numéro de règlement. Alors vous allez me dire la loi elle a été votée en 2004 et elle fait référence à un règlement de 2022. Oui c'est parce que la loi a été amendée entre temps. Donc il n'y a pas de contre-indication il n'y a pas de bizarrerie de date tout cela fonctionne. Alors, finalement, quand on regarde ce règlement européen, on se rend compte que la définition qu'il donne d'un réseau social est assez large, puisqu'en gros, il est considéré comme un réseau social, tout ce qui permet la mise en relation et la communication entre utilisateurs, le partage de contenus, et tout ce qui permet la découverte d'autres personnes ou d'autres contenus, notamment par des files d'actualité ou des recommandations. Le mot « notamment » est intéressant parce qu'il ne limite pas la découverte au phénomène, à la feature, à la fonctionnalité du fil d'actualité. Il le précise, mais ce n'est pas le limitatif. Donc déjà, on comprend avec cette définition européenne qu'il y a énormément de choses qui peuvent rentrer dans la définition. Et puis, si du coup, on revient un petit peu plus récemment, un peu plus proche de nous, la loi qui a été donc votée le 20 juillet 2026, elle est accompagnée d'un petit texte de présentation, un très joli PDF. Et dans ce très joli PDF de présentation, il y a quatre exemples qui sont donnés. de plateformes qui pourraient être concernées. Donc les plateformes ne sont pas dans la loi, mais elles sont dans la page officielle de présentation. Et donc là, il parle nommément d'Instagram, TikTok, Facebook, Snapchat. Donc ce seraient les quatre plateformes qui seraient très probablement concernées parce que de base, elles sont citées dans cette loi et elles recoupent toutes les fonctionnalités prévues par le règlement européen. Mais évidemment, on pourrait rajouter X, Twitter, Fred's, Reddit, Pinterest, LinkedIn. Bireal, etc. Alors la seule chose positive que je vois à tout ça, c'est que finalement, on aurait enfin potentiellement l'identité des LinkedInurs de première qui nous font des posts abominables d'écoles de commerce rédigées avec leur GPT Premium préféré où ils nous font des appels alternoiement à l'émotion en mode, oui, croyez en vos rêves, moi j'avais zéro euro sur le compte et maintenant j'en suis là. Bref. des carbistouilles abominables. Donc ça, c'est très positif. Ça, c'est vraiment génial. Pour tout le reste, évidemment, vous ne pourrez plus aller sur Twitter dire ce que vous pensez. Mais je grille un petit peu la suite du discours. Donc ça, c'est vraiment les exemples qui sont les plus évidents en termes de réseaux sociaux qui seraient considérés. Mais allons plus loin. Allons plus loin. Parce que finalement, quand on reprend les critères de mise en relation de découverte et partage de contenu, on se rend compte que YouTube, ça pourrait être considéré. Discord, évidemment, ça pourrait être considéré. Twitch, absolument potentiellement considéré comme un réseau social. WhatsApp, également. Parce que si je rappelle bien sur WhatsApp, il y a de la mise en relation, évidemment. On peut découvrir des contenus, et on peut découvrir d'autres personnes, parce qu'il y a des groupes, il y a des plateformes sur WhatsApp. évidemment ça fonctionne. Et là, on pourrait évidemment aller un peu plus loin. Donc là, évidemment, c'est la partie, c'est la minute complotisme. Mais on pourrait évidemment imaginer que tous les jeux en ligne rentrent, enfin pas tous, je m'abuse un peu, mais une bonne partie des jeux en ligne rentrent également dans cette catégorie. Parce que finalement, un jeu de rôle massivement multiplayer comme un... Alors là, c'est un peu dit que je suis désolé, mais comme un World of Warcraft, un Dofus, un Final Fantasy XIV, un... Que sais-je, un serveur Roblox ou Minecraft, tout ça, c'est des, finalement, plateformes où il peut y avoir des partages de contenus, il y a de la découverte d'autres personnes, il y a de la mise en relation, il y a de la communication entre utilisateurs, donc tout ça pourrait potentiellement tomber sous le coup de la loi. Évidemment, ça, c'est pas précisé, mais c'est une supposition. Par contre, il y a une très très bonne nouvelle, c'est que Wittipédia a été expressément exclu de la loi, donc ça, c'est nickel. Vous pourrez continuer d'aller sur Wikipédia pour avoir une encyclopédie fiable, sourcée et non biaisée. Tellement non biaisée d'ailleurs qu'il faut le savoir, Larry Sangers, qui est le cofondateur de Wikipédia, a été lui-même exclu de la plateforme. Il n'a plus le droit de toucher à une virgule de Wikipédia parce qu'il n'était pas assez woke. Attendez, non, ce n'est pas ça. Parce qu'il était trop d'extrême droite selon la communauté... de modération de Wikipédia. En gros, son principal défaut, c'est qu'il avait dénoncé le fait que Wikipédia penchait sensiblement à gauche dans la rédaction de cet article. Et si vous ne me croyez pas, d'ailleurs, je vous invite à ne pas me croire et à aller vérifier par vous-même sur Internet, vous verrez qu'il y a des études très sérieuses qui montrent que Wikipédia penche sensiblement à gauche. Mais ce n'est absolument pas le sujet d'aujourd'hui. Alors, je reviens sur cette loi qui ne dit pas... pas grand chose, elle ne dit pas de sanctions, elle ne donne pas la définition des réseaux sociaux. Alors on l'a vu, les réseaux sociaux, ce que c'est, ça va être défini donc au niveau européen, enfin c'est défini grâce à ce règlement européen. Et puis par contre, en matière de sanctions, là on est un peu embêté parce que finalement une loi qui n'a pas de sanctions ne sert pas à grand chose. Mais ! Mais, mais, mais, Dieu merci, le législateur européen a pensé à nous, parce qu'il a voté le fameux DSA, le Digital Service Act européen. Donc, c'est vraiment pas le sujet de aujourd'hui, donc je passe rapidement dessus, même s'il y aurait énormément à dire également. Ce qu'il faut simplement retenir avec ce DSA, c'est qu'il permet au législateur d'imposer une amende allant jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial de la plateforme, si celle-ci. ne respectaient pas les souhaits du législateur. Donc en gros, là, même s'il n'y a rien de prévu dans la loi française, théoriquement, le DSA pourrait servir à appliquer des sanctions si la loi sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans n'était pas mise en application. Alors, maintenant reste la question de comment faire pour vérifier son identité. Et là encore, la loi qui vient d'être votée ne le dit pas. Alors. Évidemment, il sera très probablement précisé dans le futur le moyen retenu par le législateur. Là, ce qui a été mentionné, nommément, c'est l'utilisation de France Identité ou EduConnect, ou alors une application européenne d'identité numérique, un prestataire tiers, etc. La bonne nouvelle, là j'en ai quand même une, c'est que si finalement on utilise votre compte France Identité, qui est aussi la plateforme générale... qui sert avec impôts.gouv. Pour tout ce qui est contrôle fiscaux, pour toutes les personnes qui auraient tendance à avoir un discours un peu trop critique du pouvoir, ça va aller beaucoup plus vite. Donc du coup, on va pouvoir faire des économies de fonctionnaires. Et donc ça, c'est quand même une excellente nouvelle. Donc là, moi je dis bravo, parce que moins de fonctionnaires, donc finalement, réduction probablement du déficit. Donc une mesure de responsabilité. Donc ça, c'est nickel. Moi, j'encourage vraiment que France Identité soit la seule solution, finalement. Ce sera beaucoup plus rapide et beaucoup plus efficace. Alors, vous voyez, cette loi, elle est floue, elle laisse la porte ouverte à beaucoup de fenêtres, à beaucoup d'imprécisions, mais ce qui est génial, c'est qu'on a déjà un exemple de pays ayant promulgué une loi de la sorte dans le passé. Puis du coup, ça peut être intéressant d'aller voir ce qui s'est passé là-bas pour comprendre si finalement... Après tous ces sacrifices sur notre vie privée, on avait quand même réussi à protéger nos enfants, parce que finalement c'est ça le plus important. Si on protège les enfants, on peut se saigner, on peut tous faire des gros efforts sur nos libertés individuelles. Et donc évidemment ce pays c'est l'Australie qui avait voté cette loi en décembre 2025. Et donc ils ont publié un rapport en juillet 2026 que je suis allé récupérer sur leur magnifique URL, le e-safety.gov.au. pourrait le vérifier. Et donc cette loi tire le bilan de l'interdiction et grosso modo deux stades à retenir. Donc après trois mois de l'entrée en vigueur, plus de huit enfants sur dix continuaient à utiliser au moins un réseau social et aucun progrès mesurable observé sur la santé mentale, le sommeil ou les signalements de cyber violence. Voilà donc arrivé à ce stade, on peut se dire finalement est-ce que cette loi ne serait pas un gigantesque scam ? Parce que, qu'on soit bien d'accord de deux choses. Il y a un vrai problème d'addiction aux réseaux sociaux chez la jeune génération, pour utiliser un terme un peu fourre-tout. Je pense que c'est une certitude, ça se voit, ça s'observe, partout autour de nous. Le problème est réel, mais la loi qui y répond est une mauvaise réponse à un vrai problème. Et en fait, il y a d'autres solutions. Il y a même une pléthore d'autres solutions qui auraient pu être mises en place à part cette loi. Et euh... au premier rang duquel, le travail des parents. En fait, cette loi vient jouer le rôle du parent. L'État se substitue aux parents. Et je vois plein de journaux, on en reparlera un peu plus tard, qui interviewent des parents qui se disent hyper chauds, hyper positifs pour l'application de cette loi. Je suis désolé, mais les parents se déchargent de leur responsabilité première aux mains de l'État, et c'est indigne. Je comprends qu'il y ait des parents qui soient dépassés par la question du numérique, mais il existe. réellement, lorsqu'on s'y intéresse un tout petit peu, des solutions faciles pour limiter l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes. Deux méthodes toutes bêtes. Déjà, il y a des outils natifs au sein de la plupart des téléphones aujourd'hui, que ce soit iOS ou Apple, qui permettent de limiter le temps d'écran lié à telle ou telle application. Et si cela ne suffisait pas, il est possible d'aller encore plus loin et d'installer des applications Donc... spécialisé pour bloquer d'autres applications, des applications qui sont impossibles à désactiver soit par mot de passe, impossibles à supprimer, donc des solutions qui sont vraiment robustes en tout cas. J'en connais personnellement sur Android qui fonctionne bien. Donc ça, c'est deux choses qui pourraient fonctionner très simplement pour protéger les enfants. Et puis, si... Alors évidemment, maintenant, tout le monde a du 4G, 5G en illimité, mais pour ceux pour lesquels ce n'est pas le cas, il est aussi très simple de faire des limitations soit d'horaire, soit de filtrage d'adresse Mac liée aux appareils, soit de filtrage de site Internet via le routeur Wi-Fi de la maison. Donc, c'est quelques pistes. simple, mais pour montrer qu'il y avait d'autres solutions pour cibler vraiment, si c'était pertinent, la protection sur les mineurs de moins de 15 ans, parce qu'effectivement il n'est pas souhaitable que des enfants de 13 ans passent leur nuit sur Snapchat à se faire harceler, évidemment, mais ce bon prétexte ne devrait pas, à mon sens, créer une obligation de vérification d'identité pour l'intégralité de la population qui veut se connecter à un réseau social. Alors... Peut-être finalement qu'on pourrait même se dire, si on était un peu taquin, que cette loi ne suffit pas. Parce que si on veut vraiment protéger les enfants, bon, alors déjà, on pourrait, à tout hasard, être beaucoup plus strict avec tous les... Je ne peux pas dire le mot, mais toutes les personnes qui ont des désirs sexuels pour les enfants et qui travaillent dans la petite enfance, dans les grandes métropoles. Ça, ça peut être une idée. On pourrait faire aussi des... commission d'enquête parlementaire et sénatoriale sur par exemple des personnes qui avaient une île privée, qui sont décédées en prison pendue et qui avaient un QG Avenue Foch à Paris qui s'appelait EPSH. Donc ça, ce serait une idée. Mais si on se dit qu'il faut aller encore plus loin pour protéger les enfants, je propose qu'on ouvre maintenant le courrier de 100% de la population pour être sûr qu'aucun enfant ne se fasse livrer un magazine de cul. Parce que finalement, on veut protéger les enfants. Donc, ça peut exister de se faire livrer des magazines de cul, donc on ouvre le courrier de 100% de la population. C'est la seule méthode. Ou alors, ce qu'on peut aussi faire, c'est qu'on peut maintenant mettre des vigiles devant toutes les boulangeries du pays pour être bien sûr que 100% des clients qui rentrent ont plus de 18 ans, pour être sûr qu'il n'y aurait pas un enfant là qui pourrait rentrer s'acheter un petit baba au Rome en scred que la boulangère le laisserait partir. Et finalement, en termes de violence, il y a aussi des couteaux de cuisine qui sont hyper dangereux. Donc je pense que là, vraiment, ce qu'il faut faire, c'est installer une serrure biométrique avec reconnaissance d'iris, scan de la carte d'identité dans toutes les cuisines du pays afin d'empêcher les enfants d'utiliser des couteaux. Voilà, moi, je pense qu'il faut le faire. Donc ça, c'est vraiment... Trois arguments de raisonnement par l'absurde que je vous recommande d'utiliser, vous verrez si ça fonctionne ou si ça ne fonctionne pas. En face, on vous répondra « Non mais tu mélanges tout, ça n'a rien à voir, ça n'a aucun rapport » . Mais en fait, la réalité, c'est que ça a tout rapport. Ce qu'il faut bien illustrer à travers ce phénomène, c'est que pour protéger une minorité, on déploie une loi ultra-liberticide pour l'ensemble de la population. Et évidemment, les gens vous répondront le fameux « Mais moi, de toute façon, j'ai rien à cacher » . Je ferai un épisode dédié sur ce « moi je n'ai rien à cacher » pour montrer à quel point c'est faux. La seule chose que je peux vous dire très simplement, c'est les personnes qui vous disent « moi je n'ai rien à cacher » répondent alors très calmement, mais très fermement, « parfait, si tu n'as rien à cacher, donne-moi immédiatement ton téléphone et tu me laisses faire ce que je veux avec. » Et tu lui dis « là vraiment, je vais aller voir tous tes messages, tous tes emails, toutes tes photos, toutes tes applications, je vais me connecter à ta banque, mais vu que tu n'as rien à cacher, il n'y a aucun problème. » Bref, maintenant deux méthodes pour finir, pour se protéger potentiellement de cette loi qui malheureusement sera très certainement promulguée. Je sais que le Conseil constitutionnel a été saisi, mais personnellement je n'en attends rien. Alors évidemment ce n'est pas des recommandations, je pense que c'est d'ailleurs deux méthodes que je souligne pour que le législateur les patch, pour qu'il les interdise finalement elle aussi, parce que ce serait dramatique qu'un enfant puisse utiliser ces méthodes de contournement. Donc la première évidemment ce sont les VPN, les réseaux qui permettent pour faire très simplement, si il y en avait qui ne connaissaient pas, ce sont des applications qui vous permettent de faire ressortir votre connexion Internet dans un autre pays. Donc vous pourriez par exemple vous connecter dans un pays où cette loi ne serait pas mise en place et du coup le réseau social verrait que votre connexion vient d'un pays où la loi n'est pas promulguée, donc ne vous demanderait pas de vérification d'identité. Ça, évidemment, c'est avant que les VPN soient interdits. Mais pour l'instant, probablement que c'est une solution qui pourrait fonctionner. Donc, soyez très vigilants à ce que vos enfants ne l'utilisent pas. Ce serait vraiment très grave, en fait. Et puis, la deuxième attaque, qui, elle, est un petit peu plus coquine que j'ai vu passer sur X. C'est ce qu'on appelle les attaques relais. Donc pour faire très simple, ce qui pourrait se passer demain pour vous expliquer la méthode, c'est que vous vous connectez sur Instagram, l'application Instagram vous dit « prouvez-moi votre âge » . Donc là vous allez dire « ok, moi ce que je vais faire c'est vous prouver mon âge avec l'application officielle d'identité européenne » . Ça aussi c'est tout un sujet mais on ne va pas en parler aujourd'hui. Et en gros ce qui se passe avec cette application d'identité européenne, vous vous êtes logué dessus au préalable, vous avez au préalable mis votre carte d'identité. Et puis, ce qui se passe, c'est que vous ouvrez cette application d'identité européenne, vous scannez un QR code qui est apparu sur Instagram lorsque il a demandé à vérifier votre identité. Et donc, du coup, vous connectez sur Instagram. Donc, je répète le process. Vous connectez sur Instagram, par exemple, sur votre ordinateur ou Facebook ou autre. Là, vous dites se connecter avec l'identité européenne. Là, du coup, il y a un QR code que vous devez flasher qui apparaît. Vous devez le flasher avec votre application européenne. Donc là... hop, l'application européenne flash le QR code, l'application elle envoie du coup à Facebook ok c'est bon, la personne elle a plus de 18 ans parce que du coup vous l'aviez déjà enregistré dans votre téléphone et le site accepte de vous laisser rentrer donc là ce qui pourrait être intéressant enfin ce qui pourrait être intéressant, ce qui pourrait être très important ce serait de bien vérifier que personne de mal intentionné pourrait par exemple avoir un téléphone Android déjà configuré avec une vraie identité Merci. Par exemple, celle d'un complice ou celle d'un service payant. Et en gros, ce qui se passe, c'est que maintenant, votre enfant de 13 ans, il se connecte sur Facebook. Et on lui demande le code QR pour prouver son âge. Il prend un screenshot du code QR. Il l'envoie via email à un service de vérification d'identité. Le service de vérification d'identité flash le code QR avec son téléphone. qui a lui-même l'application de vérification européenne. d'identité. Et dans cette application, il avait déjà ce téléphone vérifié son âge de 18 ans. Et donc, grosso modo, c'est une personne tierce, un relais qui validera votre identité à votre place. Donc voilà, c'est tout simplement les premières bribes de contournement. Et si je pouvais terminer sur une dernière note, je dirais que de toute façon, je n'ai aucun doute que les petits garnements de moins de 15 ans trouveront des solutions car leur créativité est sans limite. Voilà, c'est tout pour cet épisode. Évidemment, il faudra surveiller la situation de près. Protéger les mineurs est une très bonne chose. Protéger les enfants de moins de 15 ans des dérives des réseaux sociaux est une très bonne chose. Mais il y avait multitude d'autres solutions plutôt que celle-ci. C'est la loi qui a été retenue, bon, juste avant l'arrivée des élections en 2027. Peut-être un hasard. Peut-être également un hasard que dans le même temps... on commence à nous parler d'ingérence, de délit d'ingérence intérieure. Bon, tout cela est peut-être un hasard, je ne sais pas. En tout cas, soyez vigilants et moi je vous dis à la prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, portez-vous bien. Ciao !