- Speaker #0
Musique Hello, je suis Caroline, fondatrice de Bonjour ma nouvelle vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avant ça prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leur passion, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Si tu es à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience, de conseil business, si tu veux booster ton mindset pour révéler ton plein potentiel, alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute ! Aujourd'hui dans le podcast, j'accueille Féréol. Ça fait très longtemps que je n'avais pas fait de podcast en mode interview, donc je suis hyper heureuse. Et en fait, Féréol, c'est toi qui as accepté une invitation que j'avais lancée. Donc merci beaucoup pour ta spontanéité de m'avoir suggéré ce moment toutes les deux. On ne se connaît pas du tout, tu n'as pas été une de mes élèves. Donc c'est encore plus de bonheur pour moi de te découvrir, de faire découvrir aux autres aussi ton parcours. Donc bonjour déjà et puis ravie de t'accueillir.
- Speaker #1
Bonjour, merci de ton accueil.
- Speaker #0
Alors on va démarrer, en fait ça va être hyper intéressant que tu nous racontes un petit peu ton parcours. Parce qu'aujourd'hui tu es décoratrice d'intérieur. évidemment, sinon on ne serait pas là ensemble. Mais j'aimerais bien déjà qu'on reparte un petit peu en arrière. Je suppose que tu t'es reconvertie comme quasiment 100% des décoratrices d'intérieur, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Oui, c'est une reconversion.
- Speaker #0
Tu me racontes un petit peu quel était ton ancien job, au niveau ça fait combien de temps que tu es décoratrice ? Voilà, j'aimerais bien juste que tu racontes un petit peu ce qui s'est passé avant dans ta vie pro.
- Speaker #1
Ok, alors moi à la base j'ai une formation en tourisme et patrimoine. J'ai un bac plus 5 dans ce domaine-là. À l'époque c'était une maîtrise de sciences et techniques en tourisme, loisirs et patrimoine. C'était un domaine qui m'attirait parce que je suis passionnée par tout ce qui est découvertes, vieilles villes, patrimoine, vieilles pierres, c'est vraiment mon truc, l'histoire, etc. Un peu d'histoire de l'art aussi. Et à la suite de mes études, je n'ai pas forcément trouvé tout de suite un emploi dans ce domaine. Donc, j'ai commencé à travailler dans la communication. Donc, voilà, j'ai passé une quinzaine d'années à travailler dans ce domaine. Ensuite, j'ai travaillé dans la formation. Et c'était à ce moment-là que j'ai eu envie de me... De me former à autre chose, en fait. Deuxième partie de ma vie, on va dire. Il se trouve qu'au détour d'une conversation avec une collègue qui m'a dit s'être elle-même formée à la décoration intérieure, ça a fait tilt en moi. Je me suis dit pourquoi pas moi.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui a déclenché cette envie-là à ce moment-là ? Est-ce que tu étais mal dans ton job ? Est-ce que tu sentais que tu n'étais plus à ta place ? Est-ce que tu avais fait le tour ? Il se passait quoi pour que ça ait résonné ? Parce que si elle l'aurait dit dix ans plus tôt, ça n'aurait pas du tout résonné.
- Speaker #1
Effectivement, peut-être. Je pense que c'est comme si ça avait révélé quelque chose. Je me suis dit, finalement, c'est vraiment quelque chose qui t'anime toi au quotidien. La déco. l'optimisation des espaces. J'adorais faire ça, que ce soit chez moi, chez les autres. J'avais toujours l'œil pour voir le petit truc qu'elle est, qu'elle n'est pas. Et elle m'expliquait un peu le contenu de sa formation. Elle m'a dit, ça m'a pris trois ans à distance. Tu peux jongler entre ta vie pro actuelle et puis ta formation aussi à distance de chez toi. Et puis, j'ai commencé à me renseigner auprès de divers organismes et c'est là que j'en ai choisi. Et je me suis lancée.
- Speaker #0
On est en quelle année à ce moment-là ?
- Speaker #1
Alors, j'ai signé mon contrat avec l'école juste avant le confinement en France. Donc en mars, début mars 2020. Un jour après, on était confinés, donc ça tombait très bien. Ça avait un peu de temps.
- Speaker #0
Effectivement. Le timing parfait pour te donner du temps, un peu plus de disponibilité.
- Speaker #1
Tout à fait. Exactement.
- Speaker #0
Et du coup, ta formation a pris combien de temps ? Ça s'est passé comment ? Raconte un peu.
- Speaker #1
Alors, lorsque j'ai eu mon entretien avec l'école, donc ils m'ont présenté le contenu de la formation et ils m'ont dit, voilà, sachez que vous vous engagez pour minimum 9 mois, maximum 3 ans de formation à distance. Et effectivement, moi j'avais déjà donc un emploi à côté, forcément ça a pris 3 ans. Oui, aussi. Tout ça, ça prend du temps. Je faisais ça en plus de mon temps de travail. Je réservais un jour et demi par semaine à ma formation et une grosse partie de mes week-ends. Ça prend du temps aussi sur le temps familial. Il faut le savoir de se former quand on veut garder aussi son job à la base. Il y a un temps en plus à prévoir sur son temps perso.
- Speaker #0
Après, effectivement, je suis d'accord avec toi. C'était un petit peu mon parcours aussi, mais je trouve qu'il y a quelque chose de très serein, de très apaisant aussi, de ne pas plaquer son job avant, de se dire qu'on peut continuer à être maman, on peut continuer à gagner un peu sa vie, et que les deux sont compatibles.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
moi, je le forme.
- Speaker #0
Tu l'as vécu tout le temps. Non, excuse-moi, je t'ai coupé la parole, vas-y.
- Speaker #1
Pas de souci. Non, non, effectivement, se former, c'est bien, mais continuer à gagner sa vie à côté, c'est important aussi. Donc, moi, je ne me voyais pas lâcher l'un pour faire l'autre.
- Speaker #0
Et tu l'as vécu comment, cette période ? Alors, toi, et puis peut-être même ton conjoint, tes enfants, ça a été un challenge de faire les deux en même temps ? Tu as vraiment eu l'impression qu'à certains moments, c'était trop ? Ou comment tu l'as vécu ?
- Speaker #1
Alors, oui, par moments, effectivement, c'était un peu trop, parce qu'il faut savoir que quand on se forme, On est régulièrement évalué. C'est-à-dire que moi, j'avais régulièrement des devoirs à renvoyer pour être noté, tout simplement. Et puis à la fin, lorsqu'on obtient notre certification, on a une note moyenne, générale, avec l'ensemble des notes qu'on a obtenues. Donc en l'occurrence, sur trois ans, j'avais 36 devoirs à renvoyer. Donc en gros, c'était un par mois. Et puis ça va créer chez nous, en fait. Les évaluations, c'est de plus en plus technique. On manque de plus en plus de compétences, on apprend de plus en plus de choses. Donc, au fur et à mesure que ça avance dans le temps, les attentes sont beaucoup plus grandes. Et du coup, la pression augmente parce qu'à la fin, on se dit, est-ce que je vais avoir ma certification ? Est-ce que je vais être certifiée décoratrice d'intérieur ? J'ai passé du temps pour le faire. Donc, effectivement, oui, c'est très plaisant parce qu'on apprend tellement de choses. Et moi, j'ai appris à dessiner en perspective, les associations de couleurs. les techniques de décoration, les matériaux. C'est très intéressant, mais il faut savoir qu'il faut consacrer du temps et de l'énergie.
- Speaker #0
Je suis bien d'accord avec toi. C'était quoi pour toi la plus grosse pression ? C'était la peur de ne pas réussir à être décoratrice d'intérieur ou c'était plus une pression, ça prend beaucoup de temps ? Qu'est-ce qui était le plus dur ?
- Speaker #1
C'était le temps à y consacrer, vraiment. Au jour le jour, en fait, on est face, on est tout seul en fait, face à son écran. Et c'est la seule motivation qu'on se donne. Enfin, c'est le même en fait. On le fait pour soi.
- Speaker #0
Tu te sentais seule dans ta formation ? Je ne sais pas, c'était quelle formation que tu as faite ?
- Speaker #1
Alors l'école, c'était une école qui est située à Reims, qui s'appelle l'ODA. et si... Voilà, école d'art appliquée à distance.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, tu te sentais seule au sein de cette formation ? Vous n'aviez pas réussi à… Il n'y avait pas l'énergie d'un groupe ou des relations particulières ?
- Speaker #1
Alors, il y avait… Si, si, on avait une assistance technique. Voilà, l'école était présente si on avait des questions. Après, au quotidien, c'est vrai que… Moi, j'aimais bien travailler dans mon coin. J'étais vraiment à fond dedans, concentrée. Et c'est vrai que par moments, les week-ends, quand on est seul enfermé dans son bureau pour faire un plan 3D ou un dessin perspective ou tout un projet, en fait, parce qu'à la fin, on demandait vraiment des projets clients. Là, effectivement, il faut trouver la motivation. Ce n'est pas donné à tout le monde. Il faut avoir comme objectif la fin. la fin de la formation et se donner les moyens, en fait.
- Speaker #0
Oui, carrément. Et c'était quoi, toi, du coup, qu'est-ce qui t'a amené cette motivation ? C'était quoi l'objectif que tu avais en ligne de mire ? Tu savais déjà que tu allais te reconvertir, que tu allais changer de job ? Tu avais quoi en tête à ce moment-là ? Ah oui, moi, clairement, je voulais en faire une activité.
- Speaker #1
C'était très clair dans les mots. Ah oui, moi, je me suis dit, non, non, tu commences, tu termines. Je ne me laissais pas le choix.
- Speaker #0
C'est ça qui fait que ça marche en fait, c'est quand on n'a pas de plombée souvent. Ah oui, moi... Exactement, je me suis dit je ne veux pas avoir de regrets plus tard, je veux le faire jusqu'au bout. J'aime bien ton idée de ne pas avoir de regrets, il faut mieux le tester, quitte à échouer même à un moment, plutôt que d'aller... Je suis mille fois d'accord avec toi. Et donc tu as terminé, tu as dit 3 ans en 2023, c'est ça ? Tu as terminé ta formation ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça, j'ai terminé au bout de 3 ans vraiment, jusqu'au bout.
- Speaker #0
D'accord. Et ça s'est passé comment la transition ? Après, ta lente a créé tout de suite ton entreprise derrière ?
- Speaker #1
Non, je ne me suis pas lancée tout de suite, tout de suite. Voilà, parce que j'avais vraiment bûché comme une folle pendant trois ans. Je me suis accordée un peu de temps. Voilà, j'avais toujours mon autre job à côté. Et je me suis lancée au bout d'un an. J'ai créé ma structure.
- Speaker #0
Donc 2024,
- Speaker #1
c'est ça ? Oui, voilà. En 2024, j'ai lancé ma société.
- Speaker #0
Et ça s'est passé comment ? Tes premiers mois, tes premières... Oui, premiers mois, on va déjà avoir une première année.
- Speaker #1
Alors, la première année, je pense comme la plupart d'entre nous, des coratrices, on fait savoir auprès de ses proches qu'on se lance, qu'on s'est formés, qu'on a toutes les compétences, toutes les bases. Et puis, voilà, moi, j'ai commencé par réaliser des projets auprès de mes proches, que ce soit des amis, la famille, ceux qui m'ont fait confiance, les premiers. Donc, je les remercie.
- Speaker #0
C'est hyper important, en fait. On a besoin de démarrer avec ça. Tes premiers projets étaient peut-être gratuits, en plus, probablement. Pas tous.
- Speaker #1
Pas tous, parce que justement... certaines personnes me disaient je me sens plus légitime de te poser des questions si je te rémunère c'est chouette et puis c'est un soutien tout à fait c'est un soutien quelque part de payer la personne pour son travail ça c'est chouette pourtant parfois je l'ai fait comme ça excuse-moi mais non c'était aussi des vrais projets donc voilà ça c'était chouette Merci. C'est encourageant, en fait, dès le départ, de se sentir soutenue comme ça. Et puis, après, tout ne s'enchaîne pas aussi facilement. Les projets ne tombent pas du ciel. On fait des projets comme ça pour nos proches, pour notre entourage. Après, il faut le temps de tout se mettre en place. Tu t'es sentie comment sur ces premiers projets ?
- Speaker #0
Si je te dis syndrome de l'imposteur, tu l'as connu ?
- Speaker #1
Je l'ai toujours.
- Speaker #0
Tu l'as toujours ? Bon ben, il me dit tant à être dégommé celui-là. J'imagine qu'il est terrible. Il est terrible, je suis d'accord. Et justement tes premiers projets, alors oui, ok, tu étais en confiance parce que c'était famille, amis, entourage, mais tu t'es sentie comment professionnellement ? Enfin, tu te sentais ? confortable quand même ?
- Speaker #1
Oui, alors au début, tu t'attones forcément sur plein de choses. Moi, il y a des logiciels que je n'avais pas du tout abordés dans ma formation que j'ai découvert par moi-même en fait. Donc effectivement, au début, tu t'attones, tu prends du temps. C'est normal. Tu cherches, tu te renseignes, tu te reformes du coup sur des choses parce que tu n'as pas vu tout ça. Donc techniquement, ça va parce que moi, c'est ma phase préférée, la conception. J'adore essayer de proposer du sur-mesure quand c'est possible et quand le client est d'accord. Donc, j'adore toute cette partie conception. Après, ça m'allait bien parce que c'était des personnes de mon entourage. Après, toute la partie développement d'entreprise, gestion, c'est pareil. Ce sont des choses que je n'avais pas vues et qui, je trouve, manquent dans la plupart des formations. Après, lorsqu'il a fallu développer. Le côté recherche de clients, le côté prospection, le côté communication. Là, il me manquait des choses.
- Speaker #0
Et tu les as acquises comment, ces choses qui te manquaient ? Tu as tâtonné sur le terrain toute seule ou est-ce que tu as été rechercher des formations, des accompagnements ? Est-ce que tu as fait... Alors après,
- Speaker #1
je me suis beaucoup inspirée de... qui se faisait aussi ailleurs. J'essaye de rencontrer les bonnes personnes, que ce soit en ligne ou en physique, d'avoir des conseils. Il y a beaucoup de personnes qui sont de bons conseils, que ce soit même sur des salons ou des choses comme ça, ou des petites rencontres fortuites qui disent « là, tu devrais faire ça » . Moi aussi, ton podcast m'a beaucoup aidée. Vraiment, je trouve que tu es très concise dans ce que tu dis, très claire, c'est accessible. Et moi, vraiment, parfois, ça m'a aiguillée, en fait, quand je ne savais pas par où commencer.
- Speaker #0
Je pense que tu mets le doigt sur quelque chose qui est hyper juste et hyper important dans nos métiers, et quel que soit notre niveau d'expérience. D'ailleurs, moi, ça serait toujours le cas aujourd'hui. Enfin, c'est toujours le cas aujourd'hui. le côté réseau, en fait, le côté besoin de s'entourer. Et en fait, c'est hyper large quand on y pense. Donc oui, il y a des consoeurs, il n'y a rien de mieux quand même que d'échanger entre les oratrices intérieures, de partager nos galères, et puis aussi de s'inspirer de ce que font les copines, parce que ça fait quand même l'air. Et puis je trouve qu'il y a aussi tout le côté, quand tu disais au hasard, d'un salon, je ne sais plus comment tu as parlé, enfin, des petites rencontres. Oui,
- Speaker #1
d'une rencontre, oui.
- Speaker #0
Ça peut être des fournisseurs, des artisans. Je trouve qu'il y a quelque chose d'hyper apaisant. Moi, j'ai toujours eu besoin de ça, de me dire... Les artisans, ils m'ont formée sur le terrain aussi. C'est des choses que moi, c'est pareil, je n'avais pas appris en formation. Je trouve qu'il n'y a rien de mieux quand même que ces rencontres qui sont déjà humainement hyper cool en général et qui nous aident à construire nos compétences.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est très formateur, je trouve, en fait, comme tu dis, de côtoyer des gens du métier. Une décoratrice d'intérieur qui est sur ton secteur, des artisans. Voilà, moi, c'est comme ça que j'apprends aussi. Voilà, en échangeant. Effectivement, on se créera un petit réseau.
- Speaker #0
Tu es dans quelle région, toi, aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je suis en Auvergne-Rhône-Alpes. D'accord. Précisément en Anruzère.
- Speaker #0
D'accord, ok. Si jamais d'autres décoratrices t'entendent, elles sauront que... hyper réceptive au réseau et aux collaborations.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. Oui, oui. Je suis partie. Voilà, quand on démarre son réseau dans ce domaine, c'est vrai que c'est important d'essayer de s'en créer un tout de suite, en fait. Tout de suite, c'est vraiment ce que je conseillerais.
- Speaker #0
J'irais même encore plus loin que toi, c'est important. Alors, mille fois d'accord, mais je dirais même que c'est même indispensable, en fait.
- Speaker #1
Oui. Tout à fait,
- Speaker #0
c'est indifférent. Je suis hyper catégorique là-dessus. Je me dis qu'on ne peut pas rester solo. Parce qu'en plus, les projets sont dans nos têtes au départ. Comme tu disais, on adore la conception, la créativité. Mais en fait, nous, toutes seules, les projets, ils ne donnent pas vie. Ils ne prennent pas de normes.
- Speaker #1
Tout à fait, voilà. Il faut sortir un peu de sa bulle. Voilà. Il faut oser aller rencontrer d'autres personnes, que ce soit dans le même domaine ou des artisans. Moi, j'ai rencontré quelques artisans qui sont dans la menuiserie, donc pour tout ce qui est sur mesure, parce que moi, c'est ce que j'aime. Oui,
- Speaker #0
je comprends, c'est ce que tu aimes bien.
- Speaker #1
Voilà, et rien qu'en discutant avec ces personnes, tu apprends plein de choses, en fait. Que ce soit sur leur métier, sur leur façon de travailler, sur leur façon de...
- Speaker #0
nous trouver des clients sur la façon de gérer un chantier sur des matériaux à utiliser c'est hyper instructif en fait oui et puis je pense que c'est des vrais soutien aussi parce que aussi je crois qu'il ya rien mieux aussi que de pouvoir appeler un artisan moi j'ai des souvenirs de projets clients où le client présente enfin il ya une problématique et oui bien sûr et je ressors de chez lui alors je n'ai aucune idée comment je vais pour de vrais vrai, j'ai bluffé complètement, mais après, on a les artisans qu'on peut appeler en disant « alors écoute, j'ai tel problème thétique, est-ce que toi tu saurais faire ça ? » et effectivement, à nous tous, on trouve les solutions. Je crois qu'il y a quelque chose, toi on parlait de syndrome de l'imposteur, moi je sais que le mien a été pas mal dégommé grâce à ces artisans qui ont dû déjà me dédramatiser en me disant « c'est ok que tu ne saches pas, c'est bien. » Oui, tout à fait. Et je trouve que eux aient pu m'amener des connaissances, ça vient construire la pratique au fur et à mesure. Donc, oui.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense que le client ne s'attend pas à ce que tu saches répondre à tout. Moi, je leur dis, écoutez, c'est OK, je note votre question. Là, pour l'instant, je ne sais pas y répondre, mais je vais me renseigner et je reviens vers vous. Parce que je ne sais pas effectivement. L'épaisseur d'une dalle de ragréage pour refaire un sol dessus, je ne sais pas. Je me renseigne.
- Speaker #0
Je trouve ça vraiment intéressant que tu dis ça, parce que je sais que c'est souvent une croyance, presque un fantasme des jeunes décoratrices, qui se disent qu'elles ne sont pas légitimes parce qu'elles ne savent pas tout. Et c'est juste impossible en fait. Est-ce que tu as déjà eu un feedback de client qui était choqué parce que tu lui disais que tu ne savais pas ?
- Speaker #1
Non, pas du tout, au contraire, ça les rassure.
- Speaker #0
exactement, donc du coup je trouve ça tellement plus simple et léger pour nous d'oser dire, bah en fait je sais pas mais par contre je suis bien entourée je vais aller chercher les réponses que de faire croire qu'on est incollables alors que bien sûr que non bien sûr que non jamais,
- Speaker #1
non non il faut pas mentir parce qu'au final ça va se retourner contre nous Voilà, parce qu'on aura donné une info qui sera erronée ou qui ne sera pas complète.
- Speaker #0
Donc, il vaut mieux prendre le temps de se renseigner et donner une info fiable. Et à ma verse, quand tu dis que tu sais, le client est hyper rassuré aussi. Il sait que là, pour le coup, tu es confortable. Il y a encore un niveau de confiance du client pour toi qui est supérieur quand tu es capable d'avouer les limites comme les forces.
- Speaker #1
Ça fait tellement plus professionnel.
- Speaker #0
Je suis convaincue. Aujourd'hui, c'est qui ton client idéal ? Ton projet idéal, si je te disais « Ok, je te fais un cadeau du projet de tes rêves là sur un plateau » , ça serait quoi ?
- Speaker #1
Justement, je suis en train de me poser la question parce que jusqu'à présent, mes projets, c'était chez des particuliers. Ça pouvait être... un aménagement d'une maison neuve ou de la rénovation sur une pièce de vie, sur une salle de bain, donc refaire une pièce de A à Z du sol au plafond. Voilà, maintenant je me dis que j'aimerais bien essayer de cibler aussi des professionnels.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce que les attentes sont différentes, les budgets sont différents. Voilà, aujourd'hui, les particuliers sont un peu plus, pour ma part, difficiles à convaincre sur des projets d'éco. Je trouve que la conjoncture actuelle fait que c'est devenu… En ce moment, ce n'est pas évident pour nos corps de métier. Je trouve que ce soit le bâtiment, l'agencement. tout ce qui est archi d'intérieur, puis la décoration ensuite. En ce moment, économiquement, ce n'est pas évident. Donc, je me dis pourquoi pas essayer maintenant de cibler des pros. Il faudrait juste que j'arrive à trouver comment et à essayer de percer un petit peu sur cette cible. Je pense que mon client idéal aujourd'hui serait un client pro. Les bureaux, une boutique, voilà.
- Speaker #0
Est-ce que tu as une spécialisation, toi, un positionnement particulier ? Est-ce que tu dirais que tu es décoratrice intérieure ou est-ce que tu y mets de la subtilité, des forces, des spécialisations, des expertises particulières ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est une spécialisation, mais comme je te le disais, j'aime bien travailler l'agencement sur mesure. C'est-à-dire que quand je vais arriver chez quelqu'un, je vais essayer d'exploiter tout de suite les volumes, c'est-à-dire en en créant vraiment un agencement qui va être propre à l'intérieur, à la maison. J'essaye d'acheter au minimum un minimum de mobilier du commerce. Au maximum, j'essaie de dessiner pour la maison, pour le volume, pour que ça soit vraiment adapté à l'intérieur, tout en répondant bien sûr aux besoins du client. Quand c'est possible et quand sa demande coïncide, j'essaie de dessiner au maximum. Après, si vraiment ça ne rentre pas dans les cases, j'essaie de fournir au mieux tout ce qui est mobilier. Mais sinon, j'essaie vraiment de me positionner là-dessus.
- Speaker #0
C'est cool, c'est vraiment chouette et ce n'est pas si fréquent que ça. Tu es presque plus archi d'intérieur de ce point de vue-là. Je trouve que tu penches vers l'architecture d'intérieur, c'est hyper intéressant. Et tu vois, ce que je me dis de plus en plus, c'est que souvent, et beaucoup de décoratrices font l'opposition, c'est un point particulier professionnel. Et moi, ce que je dis de plus en plus aux jeunes décoratrices qu'on accompagne, en fait, je pense que faire cette séparation particulier-pro, ce n'est pas forcément la bonne stratégie. Et que finalement, ton client idéal, c'est peut-être juste quelqu'un qui veut un aménagement sur mesure, qui veut que la déco soit faite... pour l'espace précis. Et là, ça peut être une boutique, ça peut être des bureaux, ça peut être un hôtel, ça peut être un restaurant, ça peut être des particuliers. Mais en fait, le point commun dans tous tes clients idéaux, c'est peut-être juste celui qui a envie que tout soit fait, tu vois, que tu penses plus que surface. Et là, finalement, il n'y a même plus besoin forcément de séparer particulier et pro.
- Speaker #1
Oui, tu as raison. Oui, ça peut se recouper. Oui, le client idéal, effectivement, c'est celui qui voudra optimiser son intérieur avec un agencement pensé pour le volume de sa maison, comme tu dis, de ses bureaux. Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Je trouve que ça pourrait être pour toi aussi de partir dans cette direction et de se dire, il est où maintenant ce client idéal ? Où est-ce que je vais pouvoir le rencontrer ? Quel lieu il fréquente lui ? Est-ce qu'il est... Tu es sur Instagram, toi, aujourd'hui, c'est ça ? Comme réseau social ?
- Speaker #1
Oui, je suis sur... Surtout sur Instagram.
- Speaker #0
C'est vrai que peut-être qu'un client plus pro sera peut-être plus sur LinkedIn aussi. Ça peut être... Aussi.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Après, j'ai intégré aussi un réseau local, on va dire d'entrepreneurs.
- Speaker #0
Ça, c'est une bonne idée.
- Speaker #1
C'est un bon moyen aussi de se faire connaître localement et de rencontrer aussi des pros de tout domaine qui peuvent avoir, eux, des idées de connexion avec d'autres personnes qui auraient besoin, d'autres pros ou particuliers qui auraient besoin de ce genre de prestations.
- Speaker #0
Je pense que c'est le bouche à oreille qui est le meilleur rapport d'affaires de toute façon. Donc, c'est plus notre entourage au sens large va savoir précisément ce qu'on fait. Mais ça prend du temps, en fait, de faire comprendre ce qu'on fait pour de vrai. Parce que si on dit juste décoratrice d'intérieur, on se met toutes sur un pied d'égalité. Et je pense qu'il faut qu'on... qu'on dépasse ça, en fait, qu'on soit capable de se raconter, de raconter nos accompagnements, de raconter les projets qu'on mène avec d'autres termes que juste « je suis décoratrice d'intérieur, point à la ligne » .
- Speaker #1
Tout à fait. Il faut aller jusqu'au bout.
- Speaker #0
Exactement. Le client a besoin de cette assurance que grâce à toi, ils vivront l'expérience dont ils rêvent. Et certains veulent juste aller dans les magasins, mais tu n'es peut-être pas la meilleure décoratrice pour ça. À l'inverse, celui qui veut vraiment être chouchouté, accompagné, que le projet soit pensé avec minutie, tu es peut-être pour le coup vraiment parfaite pour lui.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
je pense. Je pense que ce serait plus ce client-là.
- Speaker #1
mais effectivement par exemple je pense qu'il faut en marketing on dit qu'il faut que la personne entende 7 fois 7 fois ce qu'on a ce qu'on a à dire pour pouvoir après nous recommander donc il faut se présenter plusieurs fois la même personne répéter répéter et aussi en abordant des angles différents
- Speaker #0
effectivement parce que si on répète tout le temps je suis décoratrice intérieure elle l'a entendu mais c'est raconter aussi les projets raconter des anecdotes raconter des parcours clients c'est prendre des angles un petit peu différents et des fois il y a des choses qui font tilt tout d'un coup chez des prospects ou d'autres personnes qu'on côtoye ah mais j'avais pas compris que tu faisais ça comme ça voilà exactement
- Speaker #1
adapter ton discours en essayant de répondre de capter le besoin pour y répondre c'est ça le gros du problème je trouve qu'un truc hyper puissant aussi au lieu de forcément vouloir parler de nous c'est de poser des questions oui ça
- Speaker #0
c'est une bonne stratégie aussi marketing entre guillemets on a toujours l'impression qu'il faut qu'on se vende qu'on parle qu'on parle qu'on parle peut-être mieux se taire à l'inverse et juste Merci. poser des questions et de dire « bah oui, effectivement, nous on fait ça comme ça » .
- Speaker #1
Tout à fait, t'as raison. C'est la base de notre métier, écouter le client, écouter, prendre du temps, être dans l'écoute, laisser le client, les personnes s'exprimer, que ce soit dans un réseau ou face à face avec les clients, pour après, toi, adapter ton offre aussi, ta façon d'y répondre, voir si tu peux y répondre, et puis adapter ce que tu peux proposer en face.
- Speaker #0
Oui. Carrément. Il y a une question qui me vient. Est-ce que tu as déjà pensé à faire le lien entre ton ancien métier, toutes tes compétences dans le tourisme, l'histoire de l'art, ce que tu disais, le patrimoine, la communication avec la décoratrice que tu es aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors après, pas forcément, je t'avoue.
- Speaker #0
Est-ce que c'est parce que ce n'est pas du tout une envie ? Ou juste parce que je me dis, tu as forcément développé en 10-15 ans d'excellence professionnelle avant, tu as développé forcément plein de choses ?
- Speaker #1
Oui. Oui.
- Speaker #0
Oui, oui, j'étais plus effectivement dans la communication. Donc après, je suis assez sensible à tout ce qui est... Tu vas faire, je ne sais pas, une com sur Instagram. Essayer de faire en sorte que ce soit... Respecter une sorte de graphique, des couleurs. Que ça ne parte pas dans tous les sens. Effectivement, quand tu vas faire ta carte de visite, c'est pareil. Repartir sur les mêmes polices, les mêmes couleurs. Tout ça, pour moi, c'est important aussi. Cette cohérence, on va dire. visuel et de communication. T'aimes le beau, quoi. Oui, voilà, j'aime le beau et ça rejoint aussi, effectivement, tout ce qui est patrimoine, histoire de l'art. J'aime bien les belles matières, j'aime bien les vieilles pierres, j'aime bien tout ce qui est authentique, en fait. J'aime bien proposer des jolies choses dans les agencements que je propose. J'évite le fake, je ne suis pas fan.
- Speaker #1
Donc ton client idéal, c'est quelqu'un qui aime aussi le beau, qui aime les belles choses, qui aime les belles matières ?
- Speaker #0
Exactement. C'est ça,
- Speaker #1
un client idéal ?
- Speaker #0
Oui, voilà. Je ne pourrais pas vendre autre chose, en fait. Je ne me sentirais pas légitime d'aller mettre du faux bois. Ce n'est pas mon truc.
- Speaker #1
Mais je trouve ça très chouette d'oser l'affirmer, tu vois. Souvent, on a un peu cette croyance où il ne faut pas que je le dise trop parce qu'en fait, je vais repousser certains projets, donc me priver de certains clients.
- Speaker #0
C'est le risque.
- Speaker #1
C'est le risque, mais en même temps, je pense que c'est aussi pour ça que tu te distingues des autres décoratrices. Si on ne se raconte pas, si on n'affirme pas, on parle à tout le monde, mais du coup, on ne parle aussi à personne de précis. Et je pense que c'est, à mon avis, c'est une erreur aussi que de ne pas oser affirmer des choses. Donc oui, il y a des clients qui vont se dire, ah ben non, ce n'est pas la meilleure décoratrice pour moi. Mais il y en a surtout qui vont dire, c'est elle que je veux et pas une autre qui paraîtra plus lambda, plus classique.
- Speaker #0
Oui, tu as raison. Je pense qu'au début, on n'ose pas s'affirmer là-dessus, sur ce qu'on cherche vraiment. Qui on est, en fait, ça rejoint qui on est. C'est au fond de nous. Mais au début, on essaye de plaire à tout le monde, ce qui est normal. On veut développer notre activité. Mais au fur et à mesure que le temps passe, on se dit peut-être que si ce client-là, il a dit non à mon devis, peut-être que c'est parce qu'il n'était pas pour moi. Peut-être que ça ne correspondait pas à ce que lui cherchait, à ce que moi je cherchais aussi. Donc finalement, c'est... Voilà, finalement, c'est peut-être un mal pour un bien.
- Speaker #1
Oui, probablement. Tu disais tout à l'heure que tu avais encore un peu le syndrome de l'imposteur qui n'était pas complètement... Ce serait dans quel domaine aujourd'hui que tu pourrais le ressentir encore ? Parce que j'imagine qu'il y a des projets où tu es quand même beaucoup plus confortable, évidemment, quelques années plus tard. Mais ce serait quoi aujourd'hui un projet qui te malmènerait encore un petit peu au niveau légitimité, par exemple ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si ce serait lié à un projet. ce sera plutôt lié effectivement à... comme tu disais comme tu dis souvent aussi dans tes podcasts il y a des périodes creuses dans notre métier il y a des semaines où le téléphone va pas sonner et où on se dit mais qu'est-ce que je fais en temps là est-ce que je continue est-ce que j'arrête et clairement c'est là qu'il revient c'est quand tu doutes c'est quand tu doutes c'est plus le côté entrepreneurial c'est plus le voilà Ce n'est pas dans les projets. Les projets, j'adore ce que je fais. On va dire que ce n'est pas là qu'il intervient, ce syndrome. C'est vraiment quand au niveau entreprise, il y a le petit creux de la vague. C'est là que tu dis, qu'est-ce que je pourrais faire de plus ? Est-ce que je suis toujours à ma place ? Est-ce que je suis toujours légitime ? Est-ce que quelqu'un a envie de faire appel à moi pour sa déco intérieure ? Est-ce que tu aimes le fait d'être entrepreneur aujourd'hui ? Oui, oui, oui. Après, j'aime effectivement. Comme je disais, je n'ai pas eu de formation là-dessus. Je n'ai pas... C'est ce qui vraiment a manqué. Et sur le coup, quand tu te formes, tu ne te rends pas compte que tu n'as pas cette casquette entrepreneur. Tu as une super formation technique à la décoration intérieure, tu as plein d'inspiration, là-dessus tu es vraiment calé, tu sais quoi faire pour mener à bien un projet techniquement. La partie entrepreneuriat, gestion, développement, communication, tout ça tu ne l'as pas. et moi je dirais que C'est peut-être ce qui me manquerait aujourd'hui. Il faudrait faire des petites piqûres de rappel régulièrement sur ça. Après, ça vient avec le temps. Tu finis par savoir faire, par apprendre. En faisant, tu apprends. Mais voilà, si cet aspect pouvait être abordé dans les formations, ce serait tellement un plus. C'est pour ça que nous,
- Speaker #1
on le fait. Je pense qu'on a déjà fait.
- Speaker #0
C'est très bien.
- Speaker #1
La formation déco, elle est accompagnée, en fait c'est même plus beau, c'est pas possible de faire qu'une formation déco, enfin nous on est six mois de business derrière, renouvelable éventuellement, parce que oui, moi je me dis que ça sert à rien de former des femmes à la déco, de leur faire croire que ça va être facile d'être décoratrice d'intérieur. Si derrière, il n'y a pas une vraie envie entrepreneuriale, et en plus, ça peut ne pas être si compliqué que ça. Des fois, on entend des choses qui paraissent hyper compliquées. Le mot marketing peut faire peur parce qu'on se dit « Oh là là, mon Dieu, je vais devoir avoir un marketing » . Alors qu'en vrai, non, ce n'est pas si compliqué que ça. Il y a juste besoin de se positionner, de savoir parler à des gens qui sont prêts à nous payer. Mais encore fait-il qu'on nous dise un petit peu comment et comment s'y prendre. Et puis, oui, moi, je refuse de former juste à la déco si c'est pour ne pas accompagner derrière le côté entrepreneuriat. Peut-être parce que je suis moi-même passionnée d'entrepreneuriat et ça me semble bien.
- Speaker #0
Exactement, non mais c'est très bien,
- Speaker #1
c'est très responsable de ta part parce que comme tu dis on est un peu lâchés comme ça sans savoir créer une entreprise c'est ce qui manque et puis après moi je trouve pas ça cool parce qu'il y a le message derrière ah c'est dur d'en vivre etc alors que finalement, oui je dis pas que c'est facile tous les jours bien évidemment mais qu'en fait c'est juste qu'on nous a fait miroiter un truc, enfin on nous a fait miroiter un métier et en mentant sur le fait c'est Tu ne peux pas être que dans la créativité. On est obligé d'endosser cette casquette d'entrepreneuriat. Et ce n'est pas... Ça prend du temps. Non, ce n'est pas donné. Comme ce n'est pas inné de faire de la déco, je ne vois pas pourquoi ça serait plus inné par magie d'être entrepreneur. Ça reste une casquette supplémentaire qu'il faut accepter et prendre avec plaisir. Souvent, je te demandais si ça te plaisait parce que finalement, on est souvent des créatives, on aime la conception et c'est plus dur. Et finalement, dans une journée, il y a beaucoup d'entreprenariat. Je ne sais pas comment. Tu répartis comment ton temps, toi, sur une semaine de caméra ?
- Speaker #0
C'est 80% d'entreprenariat.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
C'est une énorme partie du job. Sans ça, tu ne fais rien. Il faut aller chercher des clients,
- Speaker #1
sinon on ne peut pas le kiffer de la conception.
- Speaker #0
C'est ça. À la base, on souhaite quand même tout en livre. Donc, il faut être chef d'entreprise. C'est du business. Il faut voir le côté financier. Tes tarifs, tu ne peux pas les concevoir sans anticiper la phase aussi. C'est tout un calcul à faire. Tu ne peux pas... Il faut... Voilà, c'est de la gestion d'entreprise. On n'est pas décoratrice. On est avant tout, voilà, une entreprise, auto-entrepreneur. Il faut savoir ça. La décor, oui, c'est une petite partie, finalement, de ton quotidien.
- Speaker #1
T'as quel statut, toi, aujourd'hui ? T'es encore en micro-entreprise ou t'es...
- Speaker #0
Je suis auto-entrepreneur.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Ça doit correspondre à une entreprise. Une entreprise, ouais. Une entreprise, ouais. Le statut officiel, c'est ça. Ouais. Après, on m'a conseillé aussi de ne pas tarder à passer à un autre statut, qui est statut d'entreprise individuelle. Entreprise individuelle, oui. Voilà.
- Speaker #1
Je sais que c'est un conseil que je donne. Oui, la micro-entreprise, elle est chouette pour démarrer. Oui, je pense. Donc, c'est une très jolie solution facile qui ne met pas... Il n'y a pas besoin d'un expert comptable, il n'y a pas besoin de tout ça. Par contre, moi, je dis toujours à mes élèves, le but, c'est quand... moins d'un an vous passez à autre chose.
- Speaker #0
Exactement, c'est ce que je conseillerais aussi. Exactement, pour pouvoir développer au mieux. Après, c'est pareil si on veut se lancer dans de l'achat-revente, parce qu'on peut aussi... Ça fait partie du job, les clients nous demandent l'achat-revente de mobilier, d'un canapé, d'un tapis, d'un luminaire. Après, du coup, pour ça, je pense que le changement de statut est nécessaire.
- Speaker #1
Et du coup, tu le fais quand, toi ?
- Speaker #0
Je le fais prochainement. C'est un petit challenge en même temps, ça tu t'y attendais pas. J'espère prochainement parce que du coup... Je pense que cette partie-là, achat-revente, fait partie intégrante du boulot. Je ne le fais pas encore vraiment, mais étant donné que ça fait déjà deux fois que je vais à Maison et Objets et qu'on compte plein de fournisseurs hyper inspirants et on voit plein de beaux objets, ça donne envie de les acheter et de les revendre. Oui,
- Speaker #1
effectivement, le statut de micro-entreprise ne te permet pas de le faire.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
tu peux le faire, mais il n'y a pas du tout de bénéfice. Tu gagnes tellement peu d'argent. Non,
- Speaker #0
tu ne gagnes rien. Tu n'y gagnes rien.
- Speaker #1
C'est nada,
- Speaker #0
c'est pinotte en fait. Donc, ce n'est même pas intéressant de le faire quand tu es en micro-entreprise.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense qu'en fait, à un moment, la micro-entreprise, c'est un chouette tremplin pour démarrer, mais au bout d'un moment, c'est un plafond de verre en fait. Ça t'empêche là maintenant de grandir. Donc, c'est pour ça que... Si c'est passé en entreprise, je pense que tu vas tout de suite pouvoir avoir. Et tu vois, je trouve que ça peut être très cohérent aussi avec ton envie d'avoir des projets plus gros, des projets professionnels. Tes clients pros, ils vont avoir besoin de toi et de ton soutien, de ton accompagnement encore plus. Et ça va passer par cet achat de les soutenir. Donc, en fait, ça va nourrir aussi ton... ton business en fait quelque part, ce changement d'activité. Et moi, je crois que ça nourrit aussi le mindset, tu vois.
- Speaker #0
Oui, oui, tout à fait. Tout est lié.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu le ressens, mais moi je me dis, tant qu'on est en micro, enfin, c'est une micro-entreprise, donc en fait, on est des micro-entrepreneurs. Tu vois, on a des petits business, et je me dis, est-ce qu'inconsciemment, il n'y a pas un côté qui nous empêche de rêver grand aussi, tant qu'on reste dans ce statut de micro-entreprise ?
- Speaker #0
Certainement. Inconsciemment, je pense que oui.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui. Quelque part, c'est un frein pour le vrai développement de nos sociétés.
- Speaker #1
Et je pense que souvent, c'est un petit peu, là, c'est plus du mindset, mais comment nous, on se voit. Et je trouve que quand on passe un gap, à se dire, OK, je ne suis pas micro-entrepreneur, je suis juste entrepreneur, j'ai une société, etc., je trouve qu'on n'a plus le choix. On a quelques charges en plus, donc en fait, on n'a plus le choix que d'y aller beaucoup plus fort.
- Speaker #0
Oui, ça va, je pense que tu as raison. Il faut que ça reste provisoire, ce statut d'auto-entrepreneur. Il faut que ça... Pour une création, c'est bien. Comme tu dis, ça engage...
- Speaker #1
C'est facile. C'est très chouette.
- Speaker #0
Exactement. Ça se fait rapidement. Non, non. C'est pratique pour commencer. Après, il faut évoluer par la suite. Je pense que moi, ça sera peut-être la prochaine étape. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Parfait. Bon, écoute. J'ai vraiment tout ce que je peux te souhaiter. C'est quelque chose que je pourrais te conseiller, parce que je pense que ça t'emmènera beaucoup plus loin et ça t'ouvrira plein de portes. Puis ça permet aussi de déduire des charges, ça permet d'avoir aussi des revenus un petit peu cachés, de générer des indemnités kilométriques, on peut générer plein de choses quand on est en... On peut déduire plein de frais, donc on récupère la TVA, on récupère plein de choses, donc il y a quand même plein, plein de bénéfices aussi à ça.
- Speaker #0
D'accord, ok. Il faudrait que je me renseigne effectivement plus.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Petite action pour toi. Ouais.
- Speaker #1
Allez chercher la semaine prochaine.
- Speaker #0
Allez.
- Speaker #1
Et tu vois, c'est rigolo, j'ai le souvenir qu'on est... Alors, on enregistrait, on est le 1er mai, et c'était le 1er mai que j'avais créé ma SARL. Ah, d'accord. Et je me souviens que c'était le 1er mai qu'on l'avait créée. C'est rigolo. Tu vois,
- Speaker #0
joyeux anniversaire. Ouais,
- Speaker #1
ouais. 12 ans. Ouais, donc 14 ans plus tard, tout démarre. Le temps passe vite, mine de rien. C'est quoi le plus gros enjeu pour toi aujourd'hui ? Est-ce que c'est vraiment le développement justement de ton entreprise ? Qu'est-ce qui te pose encore le plus de challenges, le plus de…
- Speaker #0
Je dirais se faire connaître. C'est le côté justement marketing, développer son réseau, se faire connaître, rencontrer des gens, distribuer tes cartes de visite, leur montrer tes projets. Voilà, moi, en ce moment, mon objectif, c'est ça, c'est de me faire connaître localement.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a des actions que tu as mises en place très précisément déjà ou c'est vraiment encore en réflexion ?
- Speaker #0
Eh bien, écoute, du coup, comme tu disais, j'ai intégré un réseau d'auto-entrepreneurs sur mon secteur géographique. Donc, c'est des rendez-vous réguliers, c'est rencontrer tout un tas de profils qui peuvent... être super intéressant pour toi ou même... aussi pour eux, moi je peux aussi bien les recommander que voilà,
- Speaker #1
ça va dans les deux sens c'est ce que j'allais dire toi c'est hyper chouette que tu dis ça parce qu'en fait on se positionne toujours on veut être recommandé mais on oublie de ce que nous on peut apporter aux gens et à un artisan ah oui on peut nous aussi lui amener du business et nous aussi on peut lui amener un peintre souvent malmené avec des couleurs, avec un carreleur, il est très fort techniquement ou un électricien mais il ne sait pas faire les panse-pas luminaires alors que nous on a cette vision-là. Je pense toujours qu'est-ce que nous on a à y gagner mais osons aussi dire qu'on peut aider les gens et qu'on peut soutenir leur propre business.
- Speaker #0
Ah, tout à fait, oui. Il faut garder en tête que maintenant, tu connais plein de monde dans plein de secteurs différents. Et que si on te pose une question, ah oui, tiens, je connais un tel. Et puis toi, tu espères qu'en retour, la personne en fera autant. Donc, il faut se présenter, il faut montrer ce que tu fais, il faut dire que tu es décoratrice. Ça, c'est hyper important. Dis-le. N'aie pas peur de le dire et dis, quand on te demande ce que tu fais, je suis décoratrice. Je suis spécialisée dans ça, dans tel ou tel domaine. Donc, mon gros challenge du moment, c'est ça, c'est de le dire. Oui, fort. Est-ce que c'est encore un petit peu dur d'oser le dire ou c'est plus trouver les personnes à qui le dire peut-être ? Non, oui, voilà, c'est trouver les personnes parce qu'en fait, si tu ne sors pas de chez toi, si tu es toujours à fond dans tes projets, finalement à ne pas lever le nez tu ne peux pas rencontrer les personnes à qui dire que tu es décoratrice donc il faut oser faire le premier pas et voilà, s'inscrire dans ce genre de réseau pro ça peut être très intéressant c'est un bon premier pas il faut oser le faire, au début c'est pas facile le premier rendez-vous, le premier after work tu te dis mais qu'est-ce que je fais là il faut il faut Oui. ben là voilà quand c'est comme ça soit tu peux y aller accompagné c'est plus facile ça brise plus vite la glace tu te sens moins seul tu peux y aller tout seul dans ce cas ben t'essayes de repérer la personne qui organise qui te présente puis après fil en aiguille lui te présente d'autres personnes voilà c'est on est tous pareil de toute façon dans ce genre de soirée je pense qu'il y a une autre personne tout aussi effrayée que toi Bye ! et que tu la repères on va être copines parce qu'on est aussi démunis l'une que l'autre c'est ça en fait au fur et à mesure tu trouves des affinités avec les personnes tu discutes et
- Speaker #1
en fait ça fait du bien moi je me dis qu'il faut accepter cette zone d'inconfort c'est douloureux Dieu sait que j'aime pas ça non plus D'arriver dans un endroit où je me dis, voilà, j'ai personne à qui parler, je ne sais pas comment gérer. Mais en fait, déjà, on progresse avec le temps. Et puis, d'embrasser un petit peu cet inconfort parce qu'il vient nourrir le gros projet derrière, en fait, d'envivrement. Exactement. Donc oui, ce n'est pas agréable. On est toutes mille fois d'accord avec ça, mais en même temps... C'est tellement récompensant quand... Enfin, on est tellement récompensé quand derrière, il y a des projets qui arrivent grâce à... À ces sortes de confort, donc...
- Speaker #0
On en revient au fait qu'il faut se donner les moyens. Voilà. Il faut se donner les moyens. Il faut... Voilà, dans le divan, je me dirais, ben... Voilà, j'ai tout fait. J'ai tout fait pour que ça marche.
- Speaker #1
Trop bien. Ben, écoute, en tout cas... Je te souhaiterais plein de beaux projets à venir, plein de projets pro. Ce serait quoi ton projet pro préféré du coup là ? Si tu avais le choix entre un restaurant, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Une boutique, voilà, qui aurait besoin d'un conseil d'agencement, voilà, pour présenter. Une boutique de déco. Allez, voilà. On en va voir ça l'univers. Il faudrait besoin d'un joli agencement pour présenter ses jolis produits, ses jolis articles déco, conseils d'agencement de couleurs.
- Speaker #1
Elle aurait beaucoup de chance de t'avoir sûrement cette année.
- Speaker #0
Luminaire. Merci.
- Speaker #1
Je vois en plus derrière toi, alors en podcast on peut le voir, mais je vois un sac Sophie Ferjani derrière toi.
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
Bon, c'est pas Sophie qui va avoir besoin de ton aide, mais...
- Speaker #0
J'aime bien ce qu'elle fait. C'est chouette. Ça m'inspire beaucoup. Elle a l'air très enjouée tout le temps. J'adore ce genre de personne.
- Speaker #1
Je pense qu'elle est très authentique aussi.
- Speaker #0
Aussi,
- Speaker #1
ouais. C'est très chouette. Qu'est-ce que tu dirais à une décoratrice, ou plutôt à une femme qui a envie de devenir décoratrice d'ailleurs, qui a envie de se reconvertir ? Qu'est-ce que tu pourrais lui dire ?
- Speaker #0
Eh bien, lance-toi, mais forme-toi. On ne se lance pas sans se former, attention ! Pour être légitime après face aux clients, et surtout éloigner ce syndrome de l'imposteur qu'on a toutes. Il faut se former, il faut acquérir des compétences à la technique, mais aussi à la gestion d'entreprise. Pour moi, l'un ne va pas sans l'autre. C'est primordial de se former aux deux. Parce que c'est bien beau de savoir faire, mais il faut savoir s'offendre. Et ça, c'est une grosse partie du métier.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est savoir gérer des projets aussi, parce que c'est vrai que parfois les formations vont justement à la technique. Mais après, comment gérer un projet, les différentes étapes, les différents rendez-vous, le déroulement d'un projet ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ça prend sur le terrain aussi, souvent bien plus que…
- Speaker #0
Oui, ça prend sur le terrain. Moi, ça, je l'ai un peu abordé en formation, donc je savais à peu près les différentes étapes à respecter. Mais après, effectivement, tu apprends aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup sur le terrain.
- Speaker #1
Oui, nous aussi, on l'aborde. C'est très formateur. nous on l'apprend on l'aborde aussi énormément en formation mais je pense qu'il y a quand même quelque chose il y a toujours la puissance de l'expérience donc accepter aussi de vivre les premiers projets parfois un peu chaotiques un peu inconfortables parce que c'est eux qui nourrissent aussi la
- Speaker #0
décoratrice qu'on a envie d'être en plus donc on n'est pas tout à fait ah ça sera forcément inconfortable parce que tu seras seule face à ton projet ton client et c'est toi qui vas devoir trouver des solutions toute seule ouais Rires Mais voilà, c'est ça. C'est formateur parce que tu vas tellement apprendre en fait, en étant seule. Tu vas tellement apprendre sur toi-même et sur le métier en fait. Donc c'est formateur et comme tu dis, c'est une fierté à la fin de dire oui, je m'en suis sortie. Et puis là tu viens de dire que ça a marché.
- Speaker #1
D'apprendre sur soi-même aussi, je trouve que...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est fort, en fait, finalement. C'est aussi, nous, on grandit en tant que personne. Je pense qu'en général, on n'est pas les mêmes après ce genre de parcours. Moi, je sais que j'ai grandi en tant qu'entrepreneur, en tant que femme, je suis grandi grâce à l'entreprenariat. Je suis très différente de la moi d'il y a dix ans.
- Speaker #0
Ah oui, mais tout à fait. Tu te dis, est-ce qu'il y a dix ans, je me serais dit... Tu te serais vu faire ça ? Enfin, moi, pas forcément.
- Speaker #1
Non, c'est ça. Qu'est-ce que tu dis ? Ah, la petite féréole qui avait 20 ans, qui sortait d'école, est-ce qu'elle aurait cru qu'elle en serait là aujourd'hui ? Probablement pas.
- Speaker #0
Probablement pas. Tu vois, comme quoi, tout est possible, en fait. Tout est possible. Il suffit de se donner les moyens.
- Speaker #1
Oui, ce sera le mot de la fin, écoute. Si il suffit de se donner les moyens, j'aime bien. Dis-moi, où est-ce qu'on peut te retrouver ? Si jamais quelqu'un qui t'écoute veut te suivre derrière, tu nous donnes peut-être ton site internet, ton Instagram. Je le mettrai dans les notes après de l'épisode.
- Speaker #0
Merci. Pour l'instant, je suis sur Insta, effectivement. Ferréol, l'atelier. Ferréol, c'est mon prénom. L'atelier, parce que je travaille dans mon atelier, tout attaché. D'accord.
- Speaker #1
Je mettrai le lien de toute façon, avec grand plaisir.
- Speaker #0
Le site internet est en cours de construction.
- Speaker #1
D'accord. On découvrira au fur et à mesure du coup.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi pour tout ce partage de ton parcours. Je trouve ça hyper inspirant de se dire que malgré des doutes au départ, des syndromes de l'imposteur qui nous embêtent, on y arrive et on rend les choses possibles justement. Donc merci beaucoup pour tout ça.
- Speaker #0
Merci à toi, c'était un vrai plaisir d'échanger avec toi, vraiment.