- Speaker #0
Brut de Décoffrage Action ! Et bonjour à tous, bienvenue dans Brut de Décoffrage, le podcast qui met à l'honneur les artisans du bâtiment. Et aujourd'hui, je suis extrêmement content d'accueillir Ludovic. Salut Ludovic !
- Speaker #1
Salut ! Ça va, tu vas bien ?
- Speaker #0
Ça va et toi ?
- Speaker #1
Impeccable !
- Speaker #0
Bon alors, raconte-nous un petit peu ton parcours. Qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #1
Écoute, moi je suis artisan couvreur. Et à côté de ça... Créateur de contenu. Voilà. Donc, en gros, j'ai une entreprise de couverture depuis maintenant 10 ans que je fais ce métier.
- Speaker #0
Tu es basé où ? Tu vas où ?
- Speaker #1
Alors, on est basé du côté de Nojean Leroy dans le 28 en Eure-et-Loire. Et donc notre secteur d'activité, c'est surtout tout ce qui va être beaucoup 78, vraiment l'ouest parisien, 28, un petit peu le 27. Voilà, en gros, j'essaie de me déplacer sur maximum une heure de route vraiment. du dépôt.
- Speaker #0
Et pourquoi la couverture finalement ? Qu'est-ce qui t'a mis un peu le virus de la couverture ?
- Speaker #1
Bah écoute c'est simple, tu sais quand j'étais en 3ème au collège on a un stage à faire de découverte voilà, donc j'ai été faire d'un premier temps un stage en électricité que j'ai Pas tant apprécié que ça, alors je ne sais pas pourquoi. Et ça c'est... enfin c'était pas mon truc. Et mon père m'a dit, bah écoute, il y en a un autre stage à faire, il m'a dit tu vas aller voir le couvreur du village, tu vois. Et là je ne sais pas, ça a matché. Je suis tombé dans une bonne équipe qui m'ont tout de suite accueilli, c'était en plein hiver. Il caillait à mort.
- Speaker #0
Olivier Roland Idéal quand tu découvres la couverture. Olivier Roland Le plein hiver.
- Speaker #1
Olivier Roland Il me fout le plaisir. Je me rappellerai toute ma vie. Il y avait un des gars dans cette entreprise-là. Moi, je n'avais pas de gants et j'avais froid aux mains. Il m'a dit « Tiens, prends mes gants. » Il avait enlevé ses gants pour me les donner pour ne pas que j'ai froid aux mains. Ça m'a un peu marqué tout ça. J'avais fait un stage de quatre jours dans cette entreprise-là. Et après, à la fin de ma troisième, comme j'étais... pas trop scolaire tu vois et ben je suis parti sur un CAP dans cette entreprise là.
- Speaker #0
Et ça t'a plu ?
- Speaker #1
Ah ouais vraiment ça m'a plu en fait de travailler dehors en fait je suis issu d'une famille déjà de maçons de gens qui travaillent vraiment dehors et donc j'ai toujours été habitué mon père quand c'était le mercredi après midi le collège on n'a pas cours et ben mercredi après midi j'avais une liste longue comme le bras. avant de sortir, à ramasser les feuilles, à faire des trucs, des machins, faire l'agrandissement de la maison, aller monter les parpaings. Donc en fait, moi, ça me parlait déjà d'être à l'extérieur.
- Speaker #0
Tu ne te serais pas vu faire autre chose qu'un métier entre guillemets manuel ?
- Speaker #1
Si tu veux, en fait, j'ai essayé. J'ai essayé, après mon CAP, j'ai essayé d'aller dans l'hôtellerie. Complètement différent.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Alors, j'ai fait trois mois là-bas. Eux voulaient me garder, mais j'ai dit excusez-moi, mais c'est pas pour moi. Enfermé dans les couloirs, au room service, toc toc toc, room service, t'amènes les plats, les trucs, et tu vois pas le jour. Tu vas au sous-sol, tu montes, tu livres, tu redescends, et vraiment, le fait d'être à l'extérieur, ça me manquait vraiment,
- Speaker #0
tu vois.
- Speaker #1
Malgré les intempéries et tout, tu vois, c'est bizarre.
- Speaker #0
Et du coup, cette branche du bâtiment, j'allais dire, c'était un peu, c'était presque une évidence pour toi ? Comment c'était perçu finalement quand tu as choisi ce... Je ne parle pas forcément de ton entourage, mais globalement, les gens de ta génération ou quoi,
- Speaker #1
comment c'était perçu d'aller dans le bâtiment ? Après, c'est vrai que tu as toujours les clichés d'aller dans le bâtiment, c'est-à-dire les cancres, les mauvais travailleurs à l'école et tout. Tiens, tu as des mauvaises notes et machin, tu vas dans le bâtiment, tu vas finir maçon, tu vas faire du carrelage. En gros, c'est limite tu vas faire la merde, tu vois. Alors que je trouve qu'on a des métiers vraiment nobles. et où on est en pénurie, justement, à la limite de personnel. Et en fait, je ne sais pas, de faire quelque chose de ses mains et de voir à la fin de la journée ce que tu as fait visuellement. Tu construis, tu bâtis. Nous, les toitures, on crée vraiment un toit au-dessus des gens. On met à l'abri des familles. C'est vraiment, on crée quelque chose d'utile et que les gens ont besoin. Donc moi, je trouve que vraiment, les métiers du bâtiment, c'est des métiers nobles.
- Speaker #0
et qu'est-ce que tu dirais justement pour essayer de casser les clichés ou en tout cas pour essayer de donner envie aux plus jeunes de faire ce que tu fais finalement bah honnêtement je me dis que si je devais motiver un jeune c'est déjà d'arriver à faire quelque chose de
- Speaker #1
ses dix doigts de construire quelque chose aussi d'arriver à comme je disais avant à la fin de la journée c'est à dire que Tu arrives le matin, tu repars le soir, tu vois ce que tu as fait, c'est des métiers d'avenir. Et en plus où tu peux te débrouiller tout seul, c'est-à-dire un jour tout le monde achète sa maison. Si tu es couvreur, moi je suis couvreur, ma toiture je me la suis fait tout seul, tu vois.
- Speaker #0
Oui, c'est mieux, c'est pratique.
- Speaker #1
Et c'est évident, un électricien, un électricien il va se la faire tout seul. Et en fait, tu veux c'est aussi dans un sens gagner entre guillemets de l'argent, c'est-à-dire que tu n'es pas obligé de faire appel à un professionnel quand toi tu sais le faire. Et encore une fois, c'est hyper gratifiant de pouvoir arriver à faire ce genre de choses. La couverture, ce n'est pas donné à tout le monde. Tu n'apprends pas sur un bout de papier. Il faut pratiquer. Il y a des vraies règles, des vraies choses à apprendre. C'est ce qui fait la beauté du métier. C'est précis.
- Speaker #0
Tu parlais de faire des choses de ses dix doigts. Tu as des mains de couvreur. Je ne sais pas si tu peux les montrer un peu plus à la caméra.
- Speaker #1
Les mains sont un peu abîmées.
- Speaker #0
Justement, c'est quoi ton... Sans parler de ton quotidien, mais on est dans un métier manuel. Ça doit être des fois compliqué, dur. Qu'est-ce qu'il faut pour tenir finalement dans ce métier-là ?
- Speaker #1
Alors moi, j'aime vraiment dire, et ça, j'ai toujours entendu mon prof de couverture le dire, que pour être couvreur, il faut avoir une mentalité différente. Et je te jure que c'est vrai parce que quand j'en parle même avec mes gars, je ne sais pas, enfin, c'est quoi ce métier où tu travailles à hauteur, tu es toujours dans des positions où tu es mal foutu, tu marches sur des litots, tu es au vent. T'es à la pluie, t'es au soleil, c'est un je sais pas, qu'est-ce qui te donne envie ? C'est vrai que ça donne envie comme ça. Tu vois ? Et en fait, je trouve que pour être dans ce métier-là, il faut avoir vraiment une grosse résilience, tu vois en fait. Et qu'est-ce qui te fait tenir alors ? Qu'est-ce qui me fait tenir ? Je sais pas, parce que je kiffe ça, je kiffe qu'à la fin de la journée, voir vraiment l'avancée de la toiture, à faire quelque chose qui n'est pas donné à tout le monde, en fait, si tu veux. Et encore une fois, que tu n'apprends pas... Comme ça, du jour au lendemain. Moi, j'aime bien les choses où c'est pas un métier qu'on peut apprendre comme ça et qu'on peut faire tout de suite. Il y a des choses à savoir, il y a des choses à apprendre, c'est précis. Et le fait d'avoir un peu l'exclusivité, justement, d'avoir un peu ce pouvoir, l'exclusivité, que ce ne soit pas donné à tout le monde, qu'il y ait une vraie...
- Speaker #0
ça valorise en fait c'est ce que tu veux dire exactement tout mais ton activité les valoriser instantanément ouais c'est un peu ça ouais ouais ouais ok et puis même de dehors et tout ça ça fait des deux joueurs que je suis même l'hiver et tout comment ça se passe dans ton métier est ce que tu as des j'imagine des périodes où tu vas peut-être plus intervenir est ce qu'il ya une saisonnalité finalement dans ton activité c'est
- Speaker #1
vrai qu'on reçoit beaucoup de plus de coups de téléphone quand il ya des gros coups de pluie des gros coups de parce que là c'est vrai que que les fuites arrivent sur certaines toitures. Donc, on est plus à appeler, limite, quand il y a des fortes pluies. Les gens nous appellent un peu en urgence. Mais après, en fait, nous, on travaille vraiment de janvier à janvier, quoi, en couverture. donc on n'est pas si tu veux c'est pas il fait beau on va bosser dehors là il fait moins beau on va aller faire un peu de placo à l'intérieur etc et on s'adapte en fait forcément après on a des combinaisons de pluie on va pas faire de ciment alors qu'il va flotter mais en fait on adapte un peu les journées par rapport à la météo le couvreur regarde toujours la météo franchement c'est le premier réflexe on regarde le matin la semaine tiens quel temps il va faire fait chier semaine de merde il va flotter relou donc on adapte en fait c'est vraiment on est toujours en train de s'adapter.
- Speaker #0
Tu parlais de tes gars, etc. C'est quoi la dimension de ton entreprise ? Vous êtes combien ?
- Speaker #1
Actuellement, on est 7 avec moi. Donc, j'ai 4 salariés, donc 2 chefs d'équipe, 2 collègues et 2 apprentis. Donc, ça fait 2 équipes de 3, plus moi qui suis là en renfort ou quand les jeunes sont au CFA. Donc, 7 personnes.
- Speaker #0
Et... Du coup, tu te considères toujours comme couvreur ou plutôt comme chef d'entreprise, chef d'équipe ou les deux ? Franchement,
- Speaker #1
j'ai un peu toutes les casquettes. C'est-à-dire que là, on arrive à un point où ça devient un petit peu plus compliqué d'être tout le temps sur chantier parce que tu comprends que cette personne, il faut rentrer du chantier. Il faut quand même que ça tourne. Les gars tournent bien. Donc, il faut du boulot. Donc en fait, ce qu'il y a, c'est que moi, il faut que je sois sur chantier. Il faut que je fasse les rendez-vous. Il faut que je fasse les devis. Enfin, j'ai plein de choses à faire. Et en fait, si vous voulez, j'ai adapté mon planning à travailler avec les gars trois jours avec eux sur chantier, lundi, mardi, mercredi. jeudi je fais tous mes rendez vous et le vendredi je tape tous mes devis de rendez vous de la veille et en fait c'est un plat il faut je respecte absolument ça parce que sinon je me fais déborder et ça prend des proportions pas possible mais non moi je me considère encore comme couvreur je suis pas il ya beaucoup qui me disent ah bah je pensais que tu étais plus sur les chantiers j'ai maintenant j'ai dit moi je veux être sur les chantiers j'ai c'est ma faire toute la semaine complète au Au bureau, je dis c'est pas possible. Encore une fois, j'ai besoin d'être avec les gars, d'être sur site, tu vois.
- Speaker #0
T'as besoin de ça quoi, toujours.
- Speaker #1
J'ai besoin d'être sur chantier, d'être sur les toitures. Enfin, je kiffe, tu vois, ça me fait plaisir.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu aimes finalement, hormis le fait, tu me l'as dit tout à l'heure, de ça valorise. C'est quand même un métier entre guillemets plus à risque. Il y a du travail en hauteur, des risques de chute. Est-ce que ça t'est déjà arrivé ? Et tes gars aussi, comment on s'en sort finalement ? Comment on évite ce genre de choses ?
- Speaker #1
Mes gars, non. Tu vois, je touche du bois parce que voilà. Après, on fait tout ce qu'il faut pour aussi aller avec la sécurité, avec les échafaudages, etc. Moi, ça m'est déjà arrivé de tomber. Je suis tombé, je crois, trois ou quatre fois déjà. Oui, bien trois, quatre fois. Et bon, sans bobos trop graves. Il y en a un qui m'a quand même valu un bon mois d'arrêt. Ah oui, quand même. Un bon mois... tranquille pour récupérer mais parce que c'est moi c'est de la négligence tu vois mais encore une fois parfois je vais peut-être prendre un peu plus de risques moi mais si je vois un de mes gars faire ça mais c'est pas possible tu vois ça mais eux sont vraiment... briefés ouais ils sont briefés ils savent tu vois on prend pas de risques moi des fois tu vois je suis un peu speed machin je dis ah putain il y a une tuile à aller changer là bas oh fait chier d'aller foutre l'échelle « Vas-y, j'y vais, je me mets un peu à bout de bras » , ce n'est pas bien. Mais si je vois un méga, c'est interdit de faire ça. Il faut vraiment la sécurité, on ne joue pas avec ça. Mais ça m'est déjà arrivé de tomber 2, 3, 4 fois, même de l'échelle, l'échafaudage, du toit, mais sans gros bobos majeurs.
- Speaker #0
Ok. Et toujours sur l'aspect... L'aspect sécurité avec tes gars, ils sont formés à la sécurité ? Comment ça se passe en fait ?
- Speaker #1
Ils sont formés, ils ont tous la formation échafaudage en fait si tu veux. Quand ils rentrent dans l'entreprise, après en fait on met en place avec soit la FFB ou tous ces organismes-là, où ils partent en formation harnais et ensuite une fois qu'ils ont la formation harnais, ils vont faire la formation échafaudage pour apprendre à monter un échafaudage en sécurité, apprendre l'iris, apprendre tout ça et ça c'est important.
- Speaker #0
Ok. Ouais. Donc là, c'est ta casquette couvreur chef d'entreprise. On en a parlé un petit peu au début. Tu ne fais pas que ça ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu fais alors ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je fais d'autre ? Ouais. Je fais aussi de la création de contenu. Voilà. Ok. Sur les réseaux. En fait, sur toutes les plateformes. Tout ce qui va être format vertical, en fait, je montre vraiment... mon quotidien en tant que couvreur, le quotidien de l'entreprise, des astuces aussi, comment on peut faire un entourage de cheminée, comment on peut faire une noue, comment on fait une noue à noquet, une rive, enfin bref, ça passe par tout ce qu'on peut voir en couverture. J'essaie vraiment de montrer, de transmettre ça à travers mes vidéos. Donc en fait, je suis aussi à côté, on peut dire ça, créateur de contenu. Et je dis bien créateur de contenu et pas influenceur. Influenceur, je n'aime pas, ça fait un peu voleur. Et même, tu vois, moi, je crée du contenu et ça aide les gens aussi. Et ça permet aussi de montrer ce qu'on fait, d'échanger avec d'autres personnes, d'autres couvreurs, sur certaines méthodes, certaines choses, tu vois. Et je trouve ça hyper intéressant.
- Speaker #0
Donc, fais voir un peu ce que tu fais. C'est quoi comme type de vidéo ? On l'affiche à l'écran, comme ça, vous allez pouvoir voir avec nous.
- Speaker #1
Oui. Donc ça tu vois c'est typiquement le style de vidéo qu'on peut faire. Là tu vois c'était sur une fin de chantier et en fait un beau chantier en ardoise à Chartres, franchement incroyable. Et en fait on a fait une petite touche personnelle, on a mis une petite rose tu vois chez les clients avec une petite plaque gravée au bout de la couverture. Et en fait comme ça on s'a fait une petite touche perso, ça se voit pas du tout d'en bas. Mais ça a le mérite d'être là, je trouve ça sympa justement de mettre ça en avant.
- Speaker #0
C'est toi qui as fait ça ? C'est du zinc non j'imagine ?
- Speaker #1
Ouais c'est du zinc et en fait on l'a fait avec les gars au dépôt, toi ici. Et on l'a fait ça vite fait, un rapidos, pour pouvoir la mettre en place directement chez Hick.
- Speaker #0
C'est ta signature à chaque fois ?
- Speaker #1
Alors non, mais je me tâte à pourquoi pas. Alors le petit truc soudé, le petit écusingue soudé avec le houdard couverture, oui ça on le met quasiment systématiquement sur chaque chantier, sur les naissances. Mais l'arrose, non. Et là, qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #0
T'arroses, là ?
- Speaker #1
Ouais, on arrose justement pour nettoyer la soudure, tu vois.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, donc c'est vraiment une petite touche funny, tu vois.
- Speaker #0
Donc là, t'expliques ton métier, quoi. Exactement.
- Speaker #1
Là, en fait, là, typiquement, c'est un petit peu, voilà, je montre le petit côté cool de fin de chantier, qu'on ne fait pas tout le temps, mais sinon, on peut très bien montrer les vidéos où, comme je te dis, on fait des rives et des choses comme ça, on explique vraiment les choses.
- Speaker #0
Et pourquoi ? Tu parlais, je ne suis pas influenceur, mais je suis créateur de contenu. J'ai bien compris la nuance, même si tous les influenceurs ne sont pas des voleurs.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Mais quelle différence tu fais ? C'est-à-dire que tu n'as pas de logique économique avec cette activité ? Tu fais ça pour toi vraiment ?
- Speaker #1
Alors, quand j'ai commencé ça, j'ai commencé ça vraiment, si tu veux, au tout départ, faire du YouTube pour me faire des souvenirs. Tu vois, j'ai commencé parce que j'ai rénové une grange. Et en fait, je me suis dit, purée, mais je me suis dit, attends, mais ce qu'on fait là, je rénove ça avec mon père, avec mon frère, avec des amis, avec ma chérie. Je me suis dit, il faut que ça reste, j'ai envie de garder ça. Et en fait, j'ai commencé à faire du format long sur YouTube pour la rénovation de la grange. Et quand est arrivé le Covid, j'ai commencé à filmer un petit peu, moi, ce que je faisais, une gouttière, un machin, tout ça. Et en fait, si tu veux, il s'est avéré que vraiment, ça plaisait aux gens et que ça leur était utile. Et en fait, j'ai J'ai continué sur cette dynamique-là de pouvoir montrer et transmettre ce que je faisais. Mais au départ, je ne me suis pas dit que je vais gagner de l'argent avec ça.
- Speaker #0
C'était pour toi ?
- Speaker #1
C'était pour moi, vraiment, perso, et montrer ce qu'on pouvait faire avec l'entreprise. Et en fait, maintenant, ça a pris de l'ampleur, malgré moi, mais c'est parce qu'on fait tout ça. Et en fait, c'est venu à moi un peu tout seul. Et maintenant, c'est vraiment comme un deuxième métier à côté. Parce que maintenant, j'ai rouvert une autre société. justement à côté de ou de recouverture pour tout ce qui est revenu des réseaux sociaux et tout ce qui est partenariat avec les marques avec lesquels je travaille donc en fait tu veux même quand je mets une marque en avant via mes vidéos les marques peuvent me rémunérer pour ça mais dans tous les cas moi c'est quelque chose c'est une marque avec laquelle je travaille donc en fait il n'y a pas de de placement de produits de ce que j'allais dire c'est pas c'est déjà des produits qu'ils utilisent mais finalement c'est ton quotidien c'est ça en fait si je demain je peux pas faire une vidéo pour vendre un grille-pain tu vois en fait je vais faire des vidéos avec certaines marques avec lesquelles je travaille pour montrer justement L'utilité et les bienfaits de ça et les gens me demandent justement Ah tiens Ludo, c'est quoi, avec quoi tu fais tes crêtes de coq ? Tiens Ludo, avec quoi tu fais tes devis ? Tiens c'est quoi ci, c'est quoi ça ? Et en fait si tu veux, indirectement, les gens me demandent. Et bien en fait, après on met ça en place avec la marque, et bien go tu vois. Et en fait c'est utile pour tout le monde.
- Speaker #0
Quand tu dis les gens, c'est intéressant ce que tu dis, les gens me demandent, est-ce que, donc d'un côté, j'imagine que tu as un réseau de pros qui te suit, qui font le même métier que toi, ça c'est les gens dont tu parles, mais est-ce que de l'autre côté tu as les gens particuliers qui t'appellent aussi via les réseaux ? Est-ce que ça te sert ?
- Speaker #1
Ouais, ah ouais ouais, là franchement... Quand je dis les gens, c'est en global, en fait, c'est les followers. Et en fait, j'ai aussi bien du pro que du particulier qui m'appelle pour faire les toitures. Et on a déjà fait plusieurs chantiers de personnes qui me suivaient grâce à ça, grâce à mes vidéos. Et on en a fait pas mal, j'en ai beaucoup qui m'appellent. Alors c'est marrant parce que tu sais, ils m'appellent et ils me disent « Bonjour, je suis un peu embêté, je vous suis sur les réseaux. » Je dis « Ah mais c'est trop bien ! »
- Speaker #0
« Ça m'embête pas ! » « Mais non, ça m'embête pas ! »
- Speaker #1
Je dis « Vous me suivez où ? TikTok ? » Ils me disent « Moi c'est YouTube, moi c'est TikTok, moi c'est Facebook. » Et en fait si tu veux, ça m'amène, ça me fait ma propre pub. Et en fait si tu veux, c'est qu'en vidéo, je ne peux pas tricher. Je montre vraiment ce qu'on fait. Il n'y a pas de « tiens, on zappe, on switch, on machin » . Les gens voient vraiment la réalité du terrain et la finalité du travail. Donc en fait, ils ont la preuve et un visu complet sur le travail qu'on propose.
- Speaker #0
Est-ce qu'au-delà de… Tu parlais des souvenirs. À la base, c'était pour ça. Maintenant, il y a du partenariat avec des marques. Mais est-ce que ça te fait toujours autant plaisir de faire ça en plus ? Ah ouais.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Franchement, moi je prends beaucoup de plaisir à filmer et à monter les vidéos et à partager, vraiment. Et en plus de prendre du plaisir, c'est-à-dire que maintenant c'est une autre source de revenus. En fait, pour moi, c'est quelque chose que j'ai idéalisé au fond, en me disant que ce serait trop bien d'arriver à vivre, pas de ma passion, mais de ce que je fais, de mon travail. Et là, en fait, c'est chose faite. de mon travail en montrant ce que je fais, ça a dérivé sur de la création de contenu où je montre ce que je fais, c'est utile pour les gens et en plus de ça, j'arrive à le monétiser. Donc franchement, c'est trop cool.
- Speaker #0
Ce qui est intéressant, c'est qu'il y en a certains qui n'auraient pas forcément pensé comme toi. C'est-à-dire qu'ils sont dans l'artisanat, ils sont artisans, ils arrivent à monétiser, à gagner leur vie comme ça et certains arrêtent aussi. Et toi, tu as fait le choix de continuer.
- Speaker #1
Ah ouais. après attention c'est un vrai travail en vrai parce que ça me prend un temps fou bon filmer maintenant ça va vite à filmer sur les chantiers mais le soir je rentre j'ai les montages après il faut les publier donc c'est vraiment un boulot à part et je peux comprendre que ça décourage certains mais encore une fois pour moi c'est ma pub Et j'aime ça, tu vois, et j'aime montrer, j'aime transmettre. Et quand je vois le retour des gens sur les vidéos, en commentaire, c'est trop cool, tu vois, en fait, ça aide les gens. Et ça en motive aussi certains. Donc, en fait, moi, j'ai tous les retours positifs pour continuer, tu vois, c'est trop cool.
- Speaker #0
Et quel conseil tu donnerais, en tout cas, à un artisan qui se lance, pour dire, ouais, tu peux toi aussi y arriver. Je sais qu'il n'y a pas de solution miracle, mais... En gros, c'est quoi la bonne méthode ?
- Speaker #1
Je ne pense pas que... Il y a des bonnes méthodes, mais en vrai, quelqu'un qui s'expose sur les réseaux, qui montre son visage, c'est important de montrer son visage, que les gens aient une incarnation, un visage qui fait référence, de se montrer, de montrer ce qu'il fait et tout ça. C'est hyper important dans le sens où maintenant il y a tellement de concurrence, c'est limite tu montres un petit peu patte blanche. Tu montres ton métier, tu montres ce que tu fais, tu montres tes réalisations. Et en fait, c'est hyper important d'exposer tout ça pour générer aussi d'autres clients, des prospects et d'autres clients. C'est pour moi maintenant, quelqu'un qui n'est pas sur les réseaux, C'est compliqué, tu vois. Faut vivre un peu avec son temps. Maintenant, on évolue. Tout est sur les réseaux. Tout, on montre tout. Alors après, c'est pas évident. Il y en a qui aiment pas leur voix, qui aiment pas un truc, qui aiment pas leur nez, machin et tout. Mais il faut passer outre tout ça, tu vois. Pour moi, vas-y, on s'en fout. Tes défauts, il y a que toi qui les vois, tu vois. Les gens, ils vont te kiffer. Ils vont te kiffer ta personnalité. Ils vont te kiffer peut-être des mimiques, un truc sur toi de particulier. Il faut y aller, il faut foncer. C'est vraiment la mentalité que j'ai là-dessus.
- Speaker #0
Et tu parlais de vivre avec son temps, c'est intéressant comme parallèle. depuis que tu fais ce métier, je ne parle pas d'influenceur, je ne vais pas te faire la fond, mais de créateur de contenu, pardon, mais plutôt dans la couverture, comment il a évolué ton métier ? Est-ce qu'il y a des tendances aussi dans ton métier, comme dans n'importe quelle activité ? Comment ça évolue et comment tu vois aussi ton métier dans les 20 prochaines années ?
- Speaker #1
Bah écoute, en vrai, je le vois... Nous, notre métier, c'est beaucoup du... Avec nos mains, c'est de l'artisanat. On fait quelque chose de manuel. Donc ça restera toujours manuel. Après, je le vois évoluer dans le sens où on aura beaucoup plus de choses pour nous, nous aider sur chantier. Des engins, toutes ces choses-là. Mais après, je vois aussi un peu se digitaliser. C'est-à-dire que, en fait, montrer des choses qu'on pourrait apporter aux gens. C'est-à-dire ceux qui font un petit peu du DIY et tout ça un peu par eux-mêmes là. Et bien en fait, si tu veux, de montrer certaines méthodes, par exemple des formations, tu vois. Et bien en fait, on pourrait apprendre aux gens en ligne à se former un peu tout seul pour faire les basiques de la couverture. Ça ne remplacera pas une vraie formation complète en CFA et tout. Mais c'est-à-dire que quelqu'un qui veut faire par lui-même, il pourrait passer par ces petites choses-là. que je pourrais mettre en place par exemple et pour se former pour éviter que la personne n'appelle une entreprise ou que la personne veut faire tout seul et qu'il n'ait pas le budget t'as un vrai besoin de transmission quoi c'est ton truc ça j'aime bien tu vois j'aime trop mettre en avant la méthode la méthode Oudar tu vois à la limite franchement je te jure c'est bien j'ai bien appris et attention j'apprends encore via d'autres couvreurs qui sont sur les réseaux il y en a plein je pense à Ardesia, à Toiture d'Aquit à Toiture de Griff et tout c'est des mecs c'est les pépites de la couverture souvent on s'appelle avec Brice de chez Toiture d'Aquit et il m'a donné des petits tips pour un chantier où j'étais embêté, j'ai dit merde j'ai eu dans la merde là et en fait si tu veux j'apprends encore avec des gens qui sont à l'autre bout de la France et c'est trop bien encore cet aspect de réseau Parce qu'en fait, en un clic, en un coup de téléphone, dans un truc, tu as accès peut-être à des connaissances qui sont ailleurs et que tu n'as pas appris toi au départ. C'est génial.
- Speaker #0
Est-ce que c'est une confrérie, les couvreurs ? Parce que là, je sais que tu as quelques références comme ça qui sont sûrement un peu des pontes dans leur secteur. Mais est-ce que c'est, je ne sais pas, est-ce que vous vous rencontrez ? à certains moments dans l'année, est-ce que c'est une confrérie quelque part ? Est-ce qu'il y a une forme de solidarité entre couvreurs ?
- Speaker #1
Ouais, alors c'est un monde un peu bizarre. En fait, si tu veux, tu as deux types. Tu as vraiment les couvreurs qui vont être vraiment bienveillants, qui vont te dire, tiens, fais comme ci, fais comme ça, machin et tout.
- Speaker #0
Il y a le bon et le mauvais couvreur.
- Speaker #1
Exactement, c'est comme le bon et le mauvais chasseur. T'as l'air riche.
- Speaker #0
Ouais, carrément.
- Speaker #1
Et du coup... T'as les mecs qui vont être bienveillants, qui vont dire bah tiens fais ça, fais ça, non moi j'aurais fait comme ça machin et tout. Et t'as les mecs, je pense que c'est un peu partout, et qui vont te casser. Ouais bah c'est pas comme ça, ouais bah machin, ouais bah... Ça c'est pas du tout constructif et c'est nul. Et toi ces gens là, bon après chacun sa mentalité, mais je trouve pas ça top. Mais là avec les coureurs que je viens de te citer, justement c'est loin de la bienveillance. On cède quand on a un petit souci, on dit tiens comment on peut faire comme ça, on trouve des solutions. Mais on s'est jamais rencontrés. Et c'est pareil, c'est un truc que j'ai en tête. J'en ai tellement de trucs dans le coin de ma tête.
- Speaker #0
Les banquets ou d'art ?
- Speaker #1
Ouais. Je ne vais pas les manquer ou pas, mais tu vois, en fait j'aimerais bien faire une réunion. ou un rassemblement justement des couvreurs, des réseaux sociaux et toutes ces choses-là, où on pourrait se rencontrer, faire plein de choses, comme un séminaire, et faire du contenu un peu là-dessus, montrer des méthodes, montrer des choses. Ça, c'est un truc que j'ai dans le coin de ma tête. Je n'en ai pas trop parlé encore, mais…
- Speaker #0
Écoutez, je crois que l'appel est lancé. Je vous mets son 06 en commentaire, comme ça vous pourrez me contacter. Le 06 direct ? Direct. Enfin le 07 maintenant, parce que c'est un peu plus moderne. Tu parlais de digitalisation. Juste avant, il y a un truc qui va arriver qui ne concerne pas uniquement que les couvreurs, ni que les entrepreneurs du bâtiment. C'est la facturation électronique. On en parle beaucoup en ce moment. Toi, comment tu appréhendes les choses ?
- Speaker #1
Franchement, je ne m'inquiète pas avec ça. Après, il y a le comptable qui va gérer ce truc-là. Ils vont se mettre à jour là-dessus. Ils vont sûrement me briefer. Avec Ausha, je pense qu'ils vont aussi mettre tout ça en place. C'est déjà le cas. Bon, en fait, si tu veux... Pour moi, ça ne va rien changer à ma vie, ça va rouler pareil. Et encore une fois, avec tous les logiciels avec Ausha, honnêtement, tout roule, donc tout est bien. Donc ça va être intégré.
- Speaker #0
Tu n'appréhendes pas, c'est plutôt lisse pour toi. Oui, franchement,
- Speaker #1
je ne me prends pas la tête avec ça du tout. Je me dis que c'est un truc en plus qu'on va avoir à gérer, que l'assistante va avoir à faire. Enfin, tu vois, ça va aller. Tu vas le faire, je ne me prends pas la tête.
- Speaker #0
Et en termes de digitalisation, toujours ? Est-ce qu'il y a des petites choses qui t'aident dans ton métier de couvreur ? Des petits trucs que tu utilises, des petites astuces, des plans 3D ? Je ne sais pas, est-ce qu'il y a des choses que tu utilises ?
- Speaker #1
Tu tapes bien dans le mille là. Parce que tu vois, je suis en train de voir pour investir dans un drone. En fait, là, maintenant, je fais mes devis. Je vais sur le chantier, je sors mon échelle, je prends les métrés et machin et tout. Je note. OK, on passe du temps. C'est précis. OK. Mais là, j'ai été voir un truc, t'as un drone, tu le fais décoller, tu mets un plan de vol, ça te prend 5 minutes, montre en main, le truc il tourne, tu ranges, tu rentres chez toi, tu mets tes images sur un logiciel, ça te génère le chantier complet en 3D, tu peux aller partout sur ton chantier, et t'as tes pentes, t'as des... tes maîtres sont faits tu as tout tes maîtres tout à hauteur et en fait ça c'est génial pour le gain de temps et pour les chantiers c'est à dire si demain je viens chez toi je te fais un devis et tu me dis en gros j'ai pas les finances on verra ça tu me rappelles dans deux ans va falloir que je revienne que je reprenne les cotes et là deux ans plus tard Tu m'appelles, je dis ok Thomas, je reprends dans le logiciel, j'ai accès à tout, on met à jour le devis, les machins et tout. Et en fait c'est fluide, et gain de temps, et précision, et tout ça, en fait c'est génial. Et en fait, je suis en train de voir pour investir là-dedans.
- Speaker #0
Je vous mets également le lien dans la description si tu l'as. Comme ça, vous pourrez regarder AmiCouvreur. Oui,
- Speaker #1
avec plaisir.
- Speaker #0
Ok. Tu me parlais tout à l'heure de ta gestion, de tes journées, que le lundi, mardi, mercredi, tu étais avec tes gars, que tu avais une journée pour l'admin, etc. C'est une organisation.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
L'admin dans ton métier, dans ton rôle de chef d'entreprise, ça prend une place importante ? Oui. Comment tu gères ça ?
- Speaker #1
On ne se rend pas compte, mais je ne vais pas dire que c'est 80% du travail, mais tout ce qui est administratif prend vraiment une place assez conséquente, parce qu'au-delà du chantier, si ce n'est pas bien géré administrativement, au niveau des devis, des factures, des congés payés, tout ce qui est à gérer pour les gars, En fait, ça ne suit pas derrière. Tu peux avoir les chantiers qui rentrent, mais si tu ne gères pas en administratif, c'est relou. Et oui, je dis que ça prend bien 70-80% du métier.
- Speaker #0
Et du coup, comment tu gères ça, toi, du coup ?
- Speaker #1
Du coup, après, moi, je gère ça avec… Maintenant, j'ai une assistante qui est là une fois par semaine pour gérer toute cette partie-là. Avant, c'était ma mère qui faisait ce boulot-là. Et franchement, elle gérait ça. Comme ça, vraiment serré, impec, c'était trop cool. Et là, maintenant, on a Sandy qui est avec nous une fois par semaine. Donc, pareil, elle est très bien. Et au moins, je délègue toute cette partie-là, une bonne grosse partie. Je check encore mes mails où je réponds et tout ça. Mais tout vraiment ce qui est administratif, demander, enfin tout, des choses pour les gars, les machins, ce qui est relou et ce qui est pour moi pas productif pour la boîte, je fais gérer. À côté de ça, c'est pareil, je me fais aider aussi par un coach. qui est Roland, en fait, pour piloter au mieux l'entreprise, envoyer des devis rentables, analyser les... les fins de chantier, noter les heures de production des gars, etc. Et c'est hyper important d'avoir vraiment la vue de dessus, de pouvoir piloter son entreprise comme ça. Parce que sinon, ça je le faisais un petit peu avant, en fait les yeux fermés, tu vois. Parce que ça ne s'invente pas et on ne l'apprend pas. En fait, c'est important ça, surtout.
- Speaker #0
Et en termes d'outils, du coup, tu utilises quoi pour voir ça ?
- Speaker #1
Et en termes d'outils, maintenant, par exemple, avec Ausha, j'ai tous mes devis, toutes mes fiches clients, tout ça, en gros, avec ça. Et pour tout ce qui est la partie Roland, j'ai des tableaux avec des tableaux Excel pour analyser toutes ces choses-là avec des graphiques, mes rentables, si on est bon, si on est dans le vers ce chantier-là, etc. Donc, c'est vraiment un système de tableaux sur tout ça,
- Speaker #0
en gros. Et on parlait tout à l'heure des clichés un peu qui avaient un peu la vie dure sur les artisans du bâtiment et tu me parlais justement d'une anecdote tout à l'heure qu'on est arrivé là. Tu peux nous la partager.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. J'adore cette anecdote. En fait, si tu veux, c'est mon père a un ami que je considère aussi comme un ami. Et en fait, si tu veux, cette personne-là avait dans le temps une boîte avec 50 gars. Donc, franchement, c'est énorme. Grosse boîte. Et du coup, il avait une maison ici et aussi une maison secondaire un peu dans le sud de la France, tout ça. Et il se retrouvait avec son bateau, avec d'autres personnes qu'il ne connaissait pas en soirée, à fréquenter des gens sur un beau bateau. Et tout le monde faisait connaissance. Bonjour, vous faites quoi dans la vie ? Moi, je suis chirurgien, moi je suis cardiologue, moi je suis ceci, cela. Vraiment que des métiers un peu gradés. Et quand on lui demande, bonjour, vous faites quoi ? Enchanté, moi je suis maçon. C'est vraiment le décalage énorme. Et en fait, j'aime trop en gros cette histoire, parce qu'en fait ça prouve que même si t'es maçon, qu'on considère vraiment comme le bas de l'échelle, tu peux arriver à faire des choses avec des gens qui ont un statut qu'on considère plus élevé. des métiers qu'on considère mieux tout simplement et ça rappelle que tout le monde peut être au même niveau et qu'un simple maçon peut être aussi bien au niveau financier d'un cardiologue ou d'un chirurgien donc on peut bien gagner sa vie dans le bâtiment on peut bien gagner sa vie dans le bâtiment après c'est sûr qu'il faut aussi prendre des risques Après, un ouvrier peut très bien gagner sa vie, mais un patron peut aussi vraiment bien gagner sa vie via ses investissements. Si la boîte tourne bien, il y a tout un tas de choses qui ne font que… Mais forcément, un patron va mieux gagner sa vie. Il prend beaucoup plus de risques que quelqu'un qui décide d'être salarié. C'est pour ça que je trouve ça intéressant et bien.
- Speaker #0
Et quand toi, tu as monté ta boîte, est-ce que tu t'es dit « je vais arriver à ce niveau-là » ? où est-ce que tu n'avais pas d'ambition particulière ? Est-ce que tu t'es dit je fais ça parce que j'aime ça ? Et quand tu vois ce que tu as construit maintenant, on est quand même dans un super dépôt, franchement bravo. Oui, merci. Déjà tu es fier de toi, est-ce que tu t'attendais à ça ? Et où est-ce que tu te vois dans 10-15 ans ?
- Speaker #1
Franchement au tout départ quand j'ai commencé ça, c'était sûr, moi je fais les choses un peu, je crois beaucoup à la vie, en ce que les choses viennent. ça vient à moi, il faut savoir saisir les opportunités et toutes ces choses là, je me dis qu'il n'y a rien qui arrive par hasard et en fait si tu veux l'entreprise je l'ai montée un peu sur un coup de tête j'ai commencé en auto-entreprise avec le fils de mon ancien patron en sous-traitance pour une entreprise un peu bancale qui ne payait pas bien que j'ai envoyé un peu balader parce qu'il nous payait mal on s'est retrouvé sans rien le lendemain franchement un peu galère et si tu veux de base moi Je me suis dit, je me mets en auto-entreprise, je crée, on commence gentil. Et ça a pris un peu d'ampleur. Mais je ne me voyais pas arriver déjà là où j'en suis. C'est-à-dire aujourd'hui, on est sept. On a un beau bâtiment. On a des véhicules. J'ai des chefs d'équipe qui ont des véhicules. Je ne sais pas, il y a vraiment une vraie âme ou d'un recouverture. Et au départ, je me voyais genre, allez, j'ai un gars et un apprenti. On fait nos petits chantiers et tout ça. Mais en fait, tu grossis. tu prends un petit peu, en fait tu prends, comment dire, t'aimes bien ce jeu-là, tu vois, essaie de grossir un petit peu, mais j'y vais doucement, parce que je ne veux pas me brûler les ailes, c'est-à-dire trop grossir d'un coup, machin et tout. Et encore une fois, je veux une entreprise à taille humaine, et pas qu'en gros mes collègues, que ce ne sont pas mes salariés, c'est des collègues, je ne veux pas que ce soit des numéros. Je veux vraiment avoir cette relation-là avec eux, comme une famille. en face de eux. Pour moi l'entreprise c'est une grande famille. Et donc voilà, ce qui fait qu'aujourd'hui on en est là parce que petit à petit, il y a du boulot, les gens voient ce qu'on fait, ça attire aussi des bonnes personnes. Là, j'ai des bons gars avec moi, des bons collègues. Et voilà, maintenant peut-être que dans 10-15 ans, je ne sais pas, je…
- Speaker #0
Idéalement, tu te dis, je ne sais pas… Idéalement ? Ouais, idéalement. Ce serait quoi ton rêve ? Idéalement,
- Speaker #1
c'est d'avoir une franchise.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Une franchise en France.
- Speaker #0
Les banquets, les franchises. Ouais, c'est bien, c'est bien. Sans limite. Non, franchement, je te jure,
- Speaker #1
idéalement, je me vois ici, une belle structure, peut-être ouvrir une autre équipe, tu vois, mais pas trop. Et après, avoir plusieurs pôles en France, à différents endroits, soit avec un label, soit avec une franchise, et en fait, avoir des gens de confiance, où on peut dépanner les gens un peu partout en France via les réseaux. J'ai des gens qui me diraient, bah putain Valudo, on voudrait te faire travailler mais je suis à Marseille, je suis machin, je dis bah désolé, je suis là trop loin machin. Et en fait, ça me frustre parce que j'aime pas refuser un chantier et je sais que nous on fait le travail correctement et je vois des gens des fois qui se font avoir pas possible. Et en fait, ça me fait chier clairement tu vois. Et je voudrais pallier à cette problématique. en ouvrant vraiment ce genre de franchise ou de label. Mais ça, c'est un truc que j'ai...
- Speaker #0
Ce serait quoi ta baseline de ta franchise Oudar ?
- Speaker #1
Ma baseline ?
- Speaker #0
Ouais, si t'avais, je sais pas moi, un credo à donner, ce serait quoi ta phrase d'accroche pour Oudar ?
- Speaker #1
C'est vraiment un travail de qualité avec des artisans de confiance. Vraiment, c'est où on va pas te rajouter du surplus. Ah bah là, monsieur, bah oui, ça c'était pas vu, mais il y a ceci, il y a cela, il y a machin. Non, non. On signe un devis, on sait où est-ce qu'on va et en fait, on ne piège pas les gens, on ne les prend pas à la gorge, on ne les met pas au pied du mur. Il y en a tellement qui font ça et je trouve ça dégueulasse. En fait, franchement, ce n'est pas que tu brises des vies, mais tu as des gens qui font un crédit, c'est un crédit d'une vie pour une toiture. Et toi, tu vas dire, tiens, là, il y a ça en plus, il y a ça en plus. Alors que l'artisan, il le sait pertinemment au départ, mais il peut baisser ses prix pour avoir le chantier et après, bam, tu vas surfacturer.
- Speaker #0
Tu as déjà rencontré des clients qui étaient tombés sur ce genre d'artisan ? Est-ce que tu as plus de mal avec eux ? Est-ce que c'est plus compliqué ? Est-ce qu'ils ont un a priori ou pas ?
- Speaker #1
En fait, c'est marrant que tu me parles de ça. Il y a deux semaines, trois semaines, il y a une cliente qui m'appelle. Elle me dit « Bonjour M. Oudard, j'ai besoin d'un devis pour ma toiture. Je vous explique, on est en procès avec le couvreur actuel. Notre avocat nous demande un autre devis. » J'ai dit d'accord. Et tu sais, je n'aime pas trop déjà reprendre derrière quelqu'un parce qu'on ne sait pas ce qui a été fait. Et après, toi, tu engages tes décennales. Et je dis bon, OK. Je dis, vous êtes où ? Elle me dit à tel endroit. Je dis, c'est pas loin ça. Je dis OK. Et votre nom ? Madame machin. OK. Elle me dit, mais vous étiez déjà venu ou vous nous aviez fait un devis ? J'ai dit, ah, mais attendez, vous n'êtes pas à la maison qui a une énorme bâche sur votre toiture ? Oui, oui, c'est là. D'accord. Et je dis, du coup...
- Speaker #0
C'était bien fait.
- Speaker #1
Je dis, du coup, donc vous ne m'avez pas tenu au courant ? que vous ne me preniez pas. Moi, je vous fais un devis, je prends du temps, vous ne faites même pas un retour pour dire oui ou non, pas de problème. Je dis maintenant, vous m'appelez pour reprendre ce que votre couvreur n'a pas su faire. Et je dis, écoutez, franchement, je vais être cash avec vous. Je dis, moi, je n'interviendrai pas parce qu'il fallait prendre déjà une entreprise compétente à la limite dès le départ et ne pas avoir seulement que le prix. Elle dit, oui, mais bon, entre guillemets, on a fait avec notre budget. Je dis, oui, mais je dis ça, en fait, il y a... Avoir un budget et aussi avoir quelqu'un de compétent, on peut en parler, on fait un retour, on en parle. Justement,
- Speaker #0
est-ce que tu sais pertinemment, parce que tu connais les prix dans ton secteur, je ne parle pas de comment tu te positionnes, mais quand tu vois des devis de certains concurrents, tu sais que de toute façon, ça, ça ne se fait pas à ce prix-là et que globalement, le résultat ne sera pas là.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et pareil, sur un autre chantier, il y a un mois, j'ai fait un devis complet. Alors, je te donne les tarifs. Moi, j'ai le devis, il est à 33 000 euros. Et la cliente me dit, M. Oudard, on a fait appel à un autre couvreur du quartier. Il est à 20 000. Je me dis, mais attendez, 20 000 euros pour les mêmes prestations ? Elle me dit, oui, pareil, machin et tout. Je dis, ce n'est pas possible. Je dis déjà, moi, quand je mets tout sur mes tableaux, je suis au ras. Et si je le fais en temps de jour, je suis au plus bas. J'ai dit, faites attention, j'ai vérifié bien les quantités, ce qu'ils vous proposent, etc. Et ça fait 10 000 euros de moins, ça fait 30% de moins sur un devis. C'est énorme. Déjà, quand tu as 10%, ça va, mais 30%, je dis déjà, dans tous les cas, je dis, moi, je ne le ferai jamais à ce prix-là. Je dis, vous savez que moi, je ne pourrais pas baisser mon prix. Et en fait, si tu veux... Donc maintenant on a quand même conclu, on a signé avec cette cliente, mais en fait on est de plus en plus en concurrence avec des gens qui cassent les prix ou qui mettent des choses qui ne sont pas adaptées et qui ne sont pas bon pour passer. Ou alors, comme je te disais juste avant, qui vont minimiser un petit peu le chantier, mais qui après par contre, ah bah là il y a un surplus, et au final tu te retrouves pour plus cher. que le devis initial d'une bonne entreprise. Et en fait, on est beaucoup confronté à ça, je trouve, de plus en plus.
- Speaker #0
Et si tu avais un conseil, j'allais dire, à donner aux particuliers, pas forcément aux particuliers, mais en tout cas, dans ton secteur d'activité, il faut faire attention à quoi ? Tu parlais de décennales, justement.
- Speaker #1
Oui. Faites attention surtout aux décennales et vraiment demandez les assurances. Demandez aussi, renseignez-vous sur tout ce que les fiches techniques, par exemple, que l'artisan va mettre, c'est-à-dire les sous-toitures. vérifier qu'elle soit quand même HPV, donc c'est hautement perméable à la vapeur d'eau. Ça permet aussi justement de permettre une bonne ventilation à la couverture, qu'il y ait des châtières, qu'il y ait tout ça. En fait, il y a tout un tas de choses où certains peuvent un peu les igner là-dessus, mais qui font que c'est ces choses-là que la couverture va bien vieillir et tout ça. Et il y a des choses à ne pas les igner en fait sur une toiture. C'est un gros budget. Comme je disais, c'est des... Des fois, c'est des crédits sur… 30 000 euros déjà,
- Speaker #0
oui, c'est un beau budget. Oui,
- Speaker #1
mais 30 000 euros, ce n'est pas grand-chose. Oui. Vraiment, ce n'est pas grand-chose pour une toiture. On peut vite s'envoler. On a déjà vu faire des devis à 100, 200, même 300 000. En fait, quand on est sur des budgets comme ça, ce n'est pas un truc à prendre à la légère. Donc, il ne faut pas regarder que le prix en bas du livre. Il faut aussi s'intéresser aux prestations et aux produits qui sont posés.
- Speaker #0
Et toujours en parlant d'artisans, les bons, les mauvais, entre guillemets, et catégories d'artisans, si des artisans devaient faire Koh Lanta par exemple, tu vois, et s'il y a une catégorie d'artisans, tu te dis de toute façon ceux-là, ils ne vont pas terminer ou ils vont t'éliminer tout de suite.
- Speaker #1
Les électriciens. Direct. Les électriciens c'est cliché. C'est parce qu'en fait je Je pense qu'ils sont toujours propres. Ils passent un petit fil dans un tube. Désolé, les électriciens, je n'ai rien contre vous, mais c'est le cliché. Tu te dis qu'ils font un petit métier tranquille. machin tout ça et ouais les électriciens sur Koh Lanta ça vire direct et celui qui gagnerait alors du coup les couvreurs j'ai dit le couvreur il va faire quoi il va arriver sur l'île il va te faire il va te faire une toiture déjà tu vas pas prendre l'eau le mec il est habitué au soleil au froid t'as pas de tuiles sur ton île tu fais quoi y'a pas de tuiles je fais avec une cabane avec des branches des feuilles tout t'inquiète on connait nous t'inquiète les pentes tout ça les recouvrements c'est simple et
- Speaker #0
Et toujours pareil, est-ce qu'il y en a qui se prennent un peu pour des stars ? Est-ce que tu as une catégorie d'artisans selon toi qui, je ne sais pas, eux, ils se mettent toujours en avance ?
- Speaker #1
Ah franchement... Non, pour le coup, je ne trouve pas. Non, je ne trouve pas. Je trouve que tout le monde dans le bâtiment est assez humble quand même au final. Le plombier fait un bon métier. Non, ils ne se mettent pas trop en avant, tout ça. Ferronnier, les ébénistes, charpentiers. Non. Je ne sais pas, peut-être que je dirais même, peut-être aller le couvreur. Ah ouais, encore ? Ouais, ouais. Il fait tout faire le couvreur. Le couvreur, si, si. On se met en avant, enfin, nous on se met en avant dans le sens où on sait qu'on a un métier vraiment noble et qui est dur et qui n'est pas simple. Ouais. Le travail à hauteur dehors, tout ça, tu vois. Ou je dis, allez, je vais aller dans le couvreur.
- Speaker #0
Ok. Ouais. On a parlé tout à l'heure du travail en hauteur. Ouais. Mais du coup, qu'est-ce qui te fait le plus peur finalement ? Est-ce que c'est... Un toit de 15 mètres ou un contrôleurs saf toi en tant que chef d'entreprise ? Qu'est-ce qui te fait le plus... Bah, j'ai pas le vertige.
- Speaker #1
D'accord,
- Speaker #0
ta réponse.
- Speaker #1
Déjà j'ai pas le vertige. Voilà, ok. Non, le contrôle. je le dis doucement parce que tu vois non mais j'ai rien à cacher mais en vrai ça doit être grave relou j'en ai eu un au tout départ quand je me suis installé en auto-entreprise et en fait ils te demandent tout un tas de papiers ça fouille machin et voilà ce qui est normal mais non c'est relou de ouf on passe du temps machin un toit de 15 mètres Les doigts dans le nez. Easy quoi,
- Speaker #0
la force du couvreur.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu connais bien ton métier, ça fait plusieurs années que tu en fais. Est-ce qu'il y a des trucs que tu vois sur les réseaux ou que tu entends mais qui sont complètement à l'averse de ce qu'il faudrait faire ?
- Speaker #1
Ah ouais, j'ai j'ai eu le cas avec un client qui s'est documenté sur Google, tu vois, et je fais un truc bref je suis une rive machin et tout et je sentais un peu bizarre C'est bizarre au téléphone, tu vois. « Oui, Ludo, écoute, j'ai vu que tu avais fait ça comme ça, c'est pas comme ça qu'il faut faire. » « Ah, mon gars, mais je dis, mais... » Je dis « Pardon ? » Je dis « Mais comme ça, c'est pas comme ça qu'il faut faire. » « Oui, bah j'ai vu sur Google, machin. » Je dis « Mais il faut arrêter Google. » C'est qui l'artisan ? C'est qui le pro ? Je dis « C'est Google ou c'est moi ? » Je dis « Je sais ce que je fais. » Je dis « On fait le travail comme il faut, comme ça doit être fait. » Et en fait, ce qui est relou, c'est les gens qui se documentent sur des choses qui ne sont pas bonnes. En fait, le fait de se documenter tout seul sur certains trucs, sur Google, chat GPT ou des choses comme ça, ça ne te propose pas forcément la meilleure solution ou des choses adaptées à chaque chantier. Et en fait, tu as vraiment une solution pour chaque chantier. Il n'y a pas de solution qui s'applique à tout. Et en fait, c'est ça des fois qui est un petit peu casse-pieds.
- Speaker #0
Ok, du coup, Oudar Academy quoi ?
- Speaker #1
Oudar Academy, ça ira avec la Oudar Family et tout le tintouin, tu vois.
- Speaker #0
Super. Donc tu gères des chantiers, mais tu gères aussi bien sûr la relation client. Oui. C'est la base aussi, parce que tu es commercial, chef d'entreprise, couvreur. Créateur de contenu ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
créateur de contenu. Est-ce que, je ne sais pas, tu as déjà entendu des mensonges de fous de certains clients qui essaient de te cacher un truc ou machin, ou même des prospects, tu vois ? Est-ce que tu as eu ce genre de choses ?
- Speaker #1
Franchement, je n'ai pas affaire à des clients comme ça. Franchement, ça va. Je n'ai pas eu affaire à ce genre de client. C'est vrai qu'en général, ça se passe toujours bien. J'ai toujours une bonne clientèle sérieuse. Là, j'ai un... Tiens, ce matin, juste avant d'arriver là, j'ai eu une demande d'un client qui voulait refaire un Vélux. Son Vélux, il m'explique qu'il est sur un toit à faible pente, en fait, si tu veux. et à et pour un toit à faible pente, il faut créer une costière pour le Védux, pour le remettre à la bonne pente. Il me dit, moi je ne veux pas qu'on touche, je ne veux pas qu'on fasse de costière, je veux juste qu'on change un truc. Je dis, déjà, on va avoir un souci. Et je dis, la costière, elle est obligatoire. Je ne vais pas poser quelque chose et engager mes décennales sur un support qui n'est pas bon. Et en plus de ça, je dis, je ne vais pas vous mettre un Velux de récup. Ils sont morts, les trucs. On les évacue, tu vois, quand on les enlève. Il dit, machin et tout, mais je ne vous embêterai pas avec vos décennales. Je dis, je sais comment ça se passe, ça. Il dit, non, moi, je ne travaille pas comme ça. Et je dis, moi, si on travaille ensemble, on fait une costière, on met la bonne pente et je vous mets un Velux neuf. Et il dit, ah ouais, bon, non, ça ne m'intéresse pas. Je lui dis, très bien, je dis, ce n'est pas grave. personne ne perd de temps donc à la limite lui il a peut-être voulu essayer de faire un truc comme ça mais en fait je cible tout de suite certains clients le fait de les avoir au téléphone, de savoir leurs besoins ce qu'ils veulent exactement tu sens des fois si c'est quelqu'un qui cherche vraiment un truc, une vraie solution ou qui cherche, qui va trouver quelqu'un pour faire du petit dépannage et lui mettre quelque chose, lui raccommoder le machin. Et en fait, ça, moi, je n'en veux pas. En fait, j'essaie de trier tout de suite et d'avoir vraiment des clients, entre guillemets, de qualité et qui savent ce qu'ils veulent, tu vois, parce qu'on propose quand même une solution de qualité. Et c'est vraiment le but, ce n'est pas d'aller faire de la bouine à droite à gauche, tu vois.
- Speaker #0
Et est-ce que finalement, dans ton parcours, est-ce que tu as cru à un moment que ça allait s'arrêter ou est-ce que ça a toujours été fluide finalement ?
- Speaker #1
Non, j'ai cru que ça allait s'arrêter à un moment parce qu'en fait, beaucoup trop de charge mentale. En fait, si tu veux, j'étais arrivé à un moment où je disais oui à tous les clients. Je n'étais pas bien structuré, en fait, si tu veux. Je disais oui à tous les clients pour une date, oui, oui, machin, on va faire ça par là, OK et tout. Et donc, pas bien structuré, dire beaucoup ramer, brasser de l'air pour ne pas rentrer. beaucoup d'argent, des chantiers pas rentables et toutes ces choses-là. Et ça, je te parle de ça, ce n'est pas vieux, c'est il y a 2-3 ans. Et je suis rentré un soir et vraiment vidé, mais presque à en pleurer, vraiment sous la douche. Et je disais à Katia, à ma chérie, ça y est, j'en ai marre, je ne peux plus, je suis à bout. Et j'ai dit, je vais stop, j'arrête, je vais fermer, parce que ça me... je suis stressé et tu vois pas de vacances pas de machin toujours travailler travailler travailler et pas travailler correctement pas efficacement et donc tu arrives à dire non maintenant est-ce que c'est important de savoir dire non ? c'est important de savoir dire non et de rester maître en fait de la situation et de ton entreprise tu vois le client que je parlais juste avant pour son Vélux avant j'aurais peut-être essayé de lui trouver une solution machin et tout non en fait si on y va On va perdre de l'argent et je vais engager des choses sur mes assurances qui ne vont pas être bonnes. Donc en fait, si tu veux, savoir dire non à un client ou à une... Certaines choses, c'est savoir aussi garder le contrôle et ne pas perdre d'argent. C'est-à-dire que le temps que j'aurais alloué à ce client-là, maintenant je peux l'allouer à quelqu'un d'autre. Et ne pas imposer un rythme et quelque chose au gars. Et ça, c'est hyper important de garder le contrôle, de savoir dire non, et d'être bien organisé, de bien gérer. gérer ses plannings et tout ça. C'est un tout. Mais franchement, moi, ça m'a changé la vie. Et maintenant, je... Tu revis. Je prends le temps d'aller courir un peu. Je bosse trois jours par semaine sur le chantier avec les gars. Les gens pourraient dire, tu ne te fais pas chier. Je suis quand même au rendez-vous tout le jeudi. Je fais les deux villes vendredi. Tu vois, mes semaines, ce n'est pas parce que je ne suis pas sur le chantier qu'elles ne sont pas productives derrière. Et encore une fois, c'est établi dans les tableaux. que si je bosse 3 jours par semaine, ça fait 27 heures dans le mois, on le met dans le tableau, ça nous génère un prix, il va falloir que je vende ce prix-là à l'heure. Et tout est calculé. Donc en fait, je ne me sens pas responsable de me dire, merde, je ne suis pas sur le chantier. Et ça, c'est important.
- Speaker #0
Et surtout, ce que les clients ne voient pas, c'est que les heures où tu n'es pas sur le chantier, c'est souvent des heures non facturées finalement, alors que c'est des heures de travail.
- Speaker #1
Exactement. Tu sais, quand je passe toute la journée en rendez-vous ou je fais des journées complètes de vie, c'est des heures qui ne sont pas facturées sur la boîte, mais c'est des heures que moi, je passe. Et en fait, ça, on ne s'en rend pas trop compte. Les clients, tout le monde ne s'en rend pas compte.
- Speaker #0
Et on parlait un peu des prix, des écarts de prix entre certains devis, etc. Au-delà du prix, qu'est-ce qui fait qu'un client va signer un devis ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a beaucoup le feeling déjà. Tu vois, quand tu rencontres un client, moi, j'aime bien avoir un feeling avec les gens dans tout ce que je fais. Et je pense que pour le client, c'est pareil. Souvent, quand je suis en concurrence avec d'autres artisans, j'ai des clients, souvent, ce qui ressort, c'est qu'on a eu une bonne impression, un bon feeling avec vous, mais parce qu'en fait, si tu veux, je prends part à leurs travaux. C'est-à-dire que quand ils me disent « on va faire ça, on va faire ça » , je ne suis pas là en train de dire « ok, on fait ça, on fait ça » , je prends juste la demande. En fait, je me projette et je fais comme si c'était pour chez moi et je prends part à leurs projets. Je dis « là, on pourrait faire comme ça, si vous voulez, on peut mettre… » tel type de zinc, tel type de couleur de tuile et tout, ça peut aller bien avec votre façade et tout. Et en fait, tu vois, s'investir avec les clients, ça met en confiance et ça prouve aussi que l'artisan, il veut vraiment prendre part et s'investir dans le projet et pas juste là pour facturer et prendre leur pognon, tu vois.
- Speaker #0
Et au-delà de ça, est-ce que le fait d'avoir un devis clair, des choses hyper compréhensives, bien détaillées, est-ce que tu penses que ça joue aussi là-dedans ?
- Speaker #1
Ça joue énormément. Tu verras les mets de vie, tout est détaillé poste par poste, au mètre linéaire, au mètre carré, à plein de choses. Une cheminée, c'est tant pour la cheminée, c'est un peu plus gros, ça va être tant. Et c'est bien noté que les devis déposent, reposent, machin, et ça englobe un truc comme ça avec en face juste le prix. Ton client, et ça j'en vois plein, ton client il sait pas ce qu'il paye en face. Tu vois des fois je lui demande, je dis qu'est-ce qu'il vous propose à tel poste ? Ah bah je sais pas, moi c'est un prix complet sur le truc. Je dis ouais, mais comment vous voulez qu'on compare ? Je dis déjà il y a un problème. On peut pas comparer ce qui est pas comparable ? La sous-toiture il vous la fait à combien ? Le mètre carré de tuile, tout ça, le mètre linéaire de rive. Et quand c'est un prix global sur un truc, c'est pas comparable. Et en fait c'est important d'avoir des choses claires pour les clients. c'est à dire toi demain tu m'appelles pour faire ta couverture tu vas savoir combien t'as de mètres linéaires de rive combien il te faut de fêtage si je te fais un prix global pour le tout tu vas dire bah ouais Ludo mais ça correspond à quoi et ça c'est important et du coup tu gagnes du temps on le
- Speaker #0
cache à personne tu utilises Ausha pour faire tes devis est-ce que ça te sert vraiment est-ce que tu gagnes du temps finalement aussi à reprendre tes devis en fait c'est hyper intuitif tu gagnes du temps tu mets tout on a
- Speaker #1
Tu as tout déjà rentré dans une base, tu vois, et tu as juste, par exemple, le mot échafaudage. Je tape échafaudage, bam, j'ai mon prix en face, je mets mes mètres carrés, hop, et j'envoie comme ça. Tu peux dupliquer tes factures, tu dupliques tes devis. Si j'ai un devis à peu près pareil à faire pour la voisine, hop, je duplique parce que c'est à peu près les mêmes trucs, machin. En fait, tu gagnes vraiment du temps, c'est simplifié et facile à prendre en main, en fait. Donc, c'est pour ça que je l'ai repris aussi sur ma deuxième structure, sur Ausha Industrie. Pourtant, c'est un truc... de création de contenu mais je suis tellement en gros moi quand il ya un truc qui me fonctionne bien je garde et si ça fonctionne bien pour moi et que je trouve utile et que c'est simple et bien c'est pour ça que j'ai repris ce coup d'art industrie pour tout de la création de contenu alors que de base il est fait pour les gars du bâtiment etc mais
- Speaker #0
ça marche aussi très bien pour ça merci ludovic merci c'était vraiment cool ce petit ce petit moment ensemble tu as le mot de la fin voilà n'hésite pas
- Speaker #1
Déjà, dans un premier temps, merci au BAT. Merci d'être venu. Franchement, ça me fait vraiment plaisir. Ça me tient vraiment à cœur de pouvoir transmettre et parler un petit peu de tout ça. Écoutez, merci à vous aussi d'avoir regardé la vidéo. N'hésitez pas à venir voir un petit peu ce qu'on fait sur nos différents réseaux. On est partout. Ça me fera plaisir aussi de vous avoir à la maison, sur les réseaux. Les réseaux, c'est à la maison.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qu'on peut te souhaiter alors, du coup, pour la fin ?
- Speaker #1
Une longue vie et une belle réussite pour l'entièreté de la société.
- Speaker #0
Et bien, une longue vie et réussite à toi et pour l'entièreté de la société.
- Speaker #1
Merci Thomas. A bientôt Ludovic. Ciao.
- Speaker #0
Ciao.