Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce deuxième épisode de mon podcast Business Excellence Secrets où je vais vous partager des secrets de marketing, des secrets de vente, des secrets de mindset et d'entrepreneuriat pour vous aider à avancer et développer votre business et que ce soit un business aligné avec vos valeurs, aligné avec qui vous êtes. Alors moi c'est Frédéric Barre, je suis business coach de consultant d'excellence et la dernière fois je vous ai parlé de... Comment j'avais réussi à signer une offre à 1 million d'euros en B2B, notamment en conseil. Et aujourd'hui, je voulais en fait vous parler d'un deuxième point capital en fait dans ma vie. Et vous allez comprendre un petit peu le lien avec ce qui s'est passé dans le premier épisode. Aujourd'hui, je vais vous partager un petit peu finalement l'envers du décor, c'est-à-dire comment quelques années plus tard, j'ai perdu un appel d'offre à 1 million d'euros. et que ça a eu des conséquences assez dramatiques au départ. J'ai failli après tout foutre en l'air. Me foutre en l'air, ça m'a amené à couler la société que j'avais co-créée à l'époque. Et pourtant, c'est devenu la plus belle opportunité de ma vie. Je vais vous partager ça aujourd'hui. Je vais vous expliquer un petit peu les enseignements de tout ça et comment aujourd'hui, vraiment, j'ai totalement changé ma façon de voir cette histoire. et à quel point ça a eu un impact important sur ce que j'apporte aujourd'hui, sur la façon dont je travaille, sur la façon dont j'accompagne mes clients. Et je vous livrerai ça aujourd'hui, donc restez avec moi. On va commencer effectivement, je vais vous expliquer un petit peu dans quel contexte tout cela s'agissait et tout cela se passait. Donc cela faisait quelques mois que j'avais créé en fait avec un associé, une société de conseil. donc type société de service de prestations intellectuelles. Donc j'étais rentré dans le capital, j'avais vraiment voulu créer ma société et en fait j'étais associé, donc j'avais quelque part réussi après ma vie de salarié à concrétiser quelque chose, à être à mon compte. Et donc on développe l'activité de zéro, je commençais à prospecter, je commençais à avoir un petit peu des contacts, des touches. Donc c'était du B2B, c'était une activité de conseil d'amélioration de la performance où en fait on aidait des entreprises en leur trouvant des prestataires et des consultants de haut de gamme à travailler à la fois leur gestion de projet, leur finance, l'optimisation de leur logistique. Donc on intervenait à des niveaux assez élevés en interface avec des directions financières, en interface avec des directions de projet, en interface avec parfois... des directeurs généraux de société et j'avais des magnifiques bureaux à la défense sur le pari de la défense donc pour moi quelque part c'était un petit peu une consécration puisque j'étais le responsable associé de cette entité sur paris que j'avais créé j'avais une collaboratrice à l'époque et puis j'ai eu ensuite un commercial avec moi et puis après deux et je vais vous expliquer comment effectivement fort de ce que j'avais appris dans mon Dans mon précédent parcours, quand j'étais salarié, notamment chez Alten, où j'avais réussi à gagner des appels d'offres, réussi à vraiment travailler des choses qui étaient assez importantes, qui étaient innovantes et qui avaient permis pour moi d'être perçu comme un des meilleurs commerciaux de l'entreprise, tous ces points-là, en fait, finalement, m'ont desservi et m'ont amené à me retrouver un petit peu sur le grill et me retrouver complètement challengé par des choses auxquelles je ne m'attendais pas. pas du tout et qui m'ont fait vraiment me retrouver dans une situation personnelle inédite et qui m'ont amené ensuite à me retrouver en pleine dépression et à plus savoir ce que je voulais faire de ma vie. Donc dans le cadre de cette entreprise, j'avais des marchés, j'avais des marchés des entreprises, j'avais des marchés des grosses boîtes, donc je travaillais principalement avec des grands groupes. Et là en l'occurrence, c'est une grosse société, alors je ne vais pas citer forcément leur nom, mais c'était un grand groupe du CAC 40 avec lesquels j'avais pu rentrer en contact par mon réseau d'anciens élèves. Et donc je les avais contactés et par hasard, un des directeurs de projet qui était de mon école m'avait fait rentrer dans un appel d'offres pour qu'on puisse répondre à cet appel d'offres. et je n'aurais jamais eu le contact et accès à cet appel d'offres si je n'avais pas évidemment fait jouer mon réseau. Et donc quelque part c'était une chance, je le voyais comme une méga opportunité, et en fait on a été consulté pour un appel d'offres qui nous aurait rapporté plus d'un million d'euros avec une équipe d'une douzaine de personnes, une douzaine de consultants, qui étaient censés travailler en équipe pendant au moins un an. alors là en plus c'était un contrat de p... plusieurs années, c'était un contrat de 3 ans renouvelable donc ce qui fait que c'était 1 million d'euros par an minimum, donc si j'avais gagné ce contrat là, la société aurait explosé, on aurait pu avoir une croissance énorme et pour préciser en fait, quand j'ai démarré ce et que j'ai commencé à travailler sur cet appel d'offres on avait déjà 8 personnes dans l'entreprise donc 8 consultants en mission, donc ça commençait à fonctionner et moi j'étais en mode, c'est génial On va tout déchirer, on va réussir à avoir cet appel d'offres et du coup on va passer à une quinzaine, une vingtaine de consultants et à partir du moment où on passe à une quinzaine, une vingtaine, on dépassait en fait le seuil critique et du coup avec cette stabilité d'un an, on pouvait voir venir sur les trois prochaines années et pouvoir développer sereinement. Et en fait ça s'est pas du tout du tout passé comme je le pensais. J'avais acquis un niveau de certitude qui était presque arrogant. Je pensais effectivement que j'allais réussir à décrocher ce contrat pour la simple et bonne raison que j'avais fait tout ce qu'il fallait, que j'avais premièrement recruté la meilleure personne pour gérer le projet. J'avais recruté en avance en plus une directrice de projet qui était la seule personne qui pouvait répondre parfaitement à ce projet puisqu'elle avait fait exactement la même chose dans une des autres entités du même groupe. Et donc, il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait... piloter en fait ce projet et on avait réussi à la recruter donc ça c'était ma première fierté et paradoxalement en fait on a travaillé pendant trois mois pour pouvoir préparer cet appel d'offres, un appel d'offres d'une cinquantaine de pages quelque chose qui était vraiment vraiment ficelé et la grosse erreur que j'ai faite c'est que pendant que j'ai travaillé cet appel d'offres j'ai pas développé le reste de l'activité je me suis focalisé sur ça en étant persuadé que ça allait réussir et du coup Erreur numéro 1, j'ai concrètement mis tout mes œufs dans le même panier, j'ai vraiment tout focalisé sur cette offre et j'ai absolument pas sécurisé le reste des autres missions ni les autres clients qu'on avait. Donc en fait j'ai un petit peu fait comme ce qu'on peut appeler en poker un all-in en disant si ça passe c'est génial et si ça passe pas j'y pensais même pas en fait, j'avais même pas envisagé cette hypothèse. Donc en faisant ça, quelque part, manque de maturité, manque de clarté en fait sur la stratégie de développement d'entreprise. J'ai tout misé sur un gros coup, j'ai tout misé sur un gros client et je vais vous expliquer un petit peu comment ça s'est retourné. Puisque jusqu'à la fin en fait on était positionné comme étant la société qui devait obtenir le contrat. Et en fait on était le petit poussé, on était vraiment le David face à Goliath. En face de nous, on avait une autre grosse société de prestations qui était déjà implantée dans l'entreprise, qui avait déjà des collaborateurs, un certain nombre dans l'entreprise. Et nous, on était tout nouveau, l'entreprise a existé depuis deux ans. Et on a vraiment... comment dire... Je pense que j'ai fait preuve d'un excès de confiance exagéré, puisque au moment où j'ai répondu à l'appel d'offres, j'ai été le présenter. Je savais qu'on avait la meilleure proposition technique. J'avais eu un directeur technique au téléphone qui m'avait dit qu'on avait la meilleure proposition technique. Je savais qu'on avait trouvé un certain nombre de consultants qui correspondaient parfaitement. Et on avait la directrice de projet, donc on avait le meilleur support. Et en termes de prix ? On s'était positionné exactement au prix du marché, donc je connaissais les prix du marché et on était au prix du marché, donc il n'y avait aucune raison que ça ne marche pas. Et fort de l'enseignement que j'avais eu dans ma première victoire de l'appel d'offres que j'ai gagné à plus d'un million d'euros avec Renault. donc je vous en ai parlé dans le premier épisode de podcast, si vous ne l'avez pas écouté, je vous invite à l'écouter pour voir, pour comparer un petit peu, et ça vous permettra d'avoir, je dirais, le tenant, l'aboutissant, comme quoi parfois ça peut se retourner. Fort de ça, en fait, j'étais en excès de confiance, et du coup, quand j'ai présenté le projet, j'avais le bon niveau de certitude, j'avais vraiment créé une offre qui était différente des autres. Par contre, l'erreur monumentale que j'ai faite, comme je l'ai dit, c'était que j'avais vraiment complètement délaissé le reste de l'entreprise et tout misé sur cet aspect-là. Et il me manquait un élément clé, en fait, c'était que vouloir travailler avec une grosse société quand on est une petite société qui existait depuis moins de deux ans. Et bien en fait, il y a plusieurs facteurs qui ne l'ont pas fait et que je n'ai pas voulu voir. J'ai refusé de regarder en face. Pourquoi ? Parce que je voulais tellement gagner cet appel d'offres, j'étais tellement persuadé, j'étais tellement limite arrogant en ce moment-là, en me disant non, non, mais ça va passer, c'est bon, je t'ai confiant, que je me suis retrouvé en fait à même ne jamais avoir de réponse du client. C'est-à-dire qu'on avait soutenu, on avait des retours ultra positifs suite à notre soutenance. Et derrière ça, patatras, un gros silence de deux mois avec aucune réponse. ni écrite, ni orale, les gens injoignables, impossible d'avoir un retour, et donc à ce moment là j'étais en angoisse, parce que je me disais merde, en fait la société commençait à avoir des difficultés d'un autre côté il y avait des missions qui s'étaient arrêtées, vu que j'avais un petit peu délaissé les prestations, et je commençais à me dire, mais qu'est-ce qui est en train de se passer là je comprends pas, ça devait bien se passer, et à la fin J'ai laissé tomber, je me suis concentré sur le fait de redévelopper les autres entités qui n'y allaient pas, mais sauf que j'étais tellement écoeuré, tellement dégoûté du système, tellement dégoûté de cette société-là et de ces sociétés un petit peu grosses du CAC 40, que finalement je n'ai pas eu la force, je n'ai pas eu l'énergie de remonter la barre à tel point que ça a été au clash avec mon associé et on a arrêté de travailler ensemble à ce moment-là. Donc j'ai quitté l'entreprise quelques mois, en fait même pas. 4 mois après avoir répondu à cet appel d'offres, qui était un petit peu un kit ou double. Donc les raisons de ce refus, on a reçu un courrier finalement 3 mois et demi ou 4 mois après, disant qu'on n'avait pas été sélectionné, et quand j'ai été chercher un petit peu à savoir ce qui se passait, j'ai eu des échos, alors là effectivement j'ai eu des échos. qui m'ont pas vraiment plu. J'ai entendu dire, ah oui, des choses du genre, ah mais t'es pas franc-maçon, c'est normal que t'aies pas été sélectionné, alors ça, ça m'a un peu écoeuré. Et j'ai eu un autre écho qui était, ah mais en fait, clairement, tu pensais quand même pas que t'allais gagner cet appel d'offres alors qu'il y avait déjà une société qui était présente depuis 5 ans. Et c'est comme ça que j'ai découvert que mon appel d'offres avait servi en fait à l'autre entreprise, puisqu'on avait donné directement le... mon cahier des charges, la réponse à mon appel d'offres à cette société qui a pu s'aligner et recréer exactement la même chose en offre technique. Donc ça m'a complètement dégoûté de cette société qui avait des pratiques complètement véreuses et qui est une grande société avec un appel d'offres officiel et qui a des pratiques complètement douteuses. Mais là, c'est là où à un moment donné, j'ai fait preuve de naïveté. Et en fait au départ ça a été une catastrophe pour moi parce que suite à cet échec et suite au départ de l'entreprise je me suis retrouvé un petit peu tout seul à me dire ok qu'est-ce que je fais maintenant et patatras s'en est suivi derrière une phase de déprime qui se transforme en une phase de dépression où j'étais vraiment au fond du trou et je savais absolument pas comment j'allais rebondir parce que j'étais écoeuré des grosses entreprises, des sociétés du CAC 40, du B2B. Et là, même rien qu'en en parlant, ça me génère une petite boule au ventre. Mais par contre, en fait, ça a été assez loin, parce qu'à ce moment-là, vraiment, je me demandais... Voilà, c'était l'aboutissement de tout ce que j'avais fait. Je me demandais si ça valait le coup de continuer. Et j'ai même pensé, effectivement, en finir. Ça n'a pas duré très longtemps, mais il m'a fallu des années pour remonter la barre. recréer une entreprise et aujourd'hui maintenant pouvoir travailler avec des consultants qui travaillent en B2B pour des grands groupes et pour comprendre en fait que cette expérience là qui avait été je pense la pire expérience de toute ma carrière autant l'expérience que je vous ai partagé dans un premier temps d'un premier épisode était la plus belle le plus beau succès toute ma carrière là ce que je vous partage c'est la pire expérience de toute ma carrière j'ai compris avec le recul En fait, c'était la meilleure expérience de toute ma vie et c'est devenu la plus belle opportunité pour moi. Et je vais vous expliquer aussi maintenant pourquoi cette opportunité et ce succès que j'ai eu dans la première partie de ma carrière, en fait, qui était que j'avais gagné cet appel d'offres à un million d'euros cette fois-ci, finalement, c'était devenu quelque chose qui m'avait empêché de grandir et qui avait été peut-être la pire expérience de ma carrière. Donc je vais vous partager aujourd'hui, c'est vraiment l'objectif de vous faire prendre ce recul pour vous montrer à quel point avec le travail que j'ai fait sur moi, ça m'a... quand même pris quelques années de psychanalyse, d'accompagnement, plus je me suis fait coacher derrière, de comprendre qu'en fait cette expérience que je percevais comme étant la meilleure en fait était la pire, et l'expérience que je percevais comme étant la pire était la meilleure. Vous voyez cette dualité en fait aujourd'hui ? Le message que je vais vous faire passer par rapport à ça, et je vais vous expliquer un petit peu pourquoi, c'est que parfois on a l'impression que les choses qu'on a vécues comme étant les meilleures choses de notre vie en fait c'est les choses qui nous empêchent le plus d'évoluer et de grandir. Et inversement, les choses qui ont été les pires de notre vie, c'est celles qui recèlent le plus gros trésor et c'est celles qui sont vraiment riches et porteuses de sens. Donc ça me fait penser à des choses que j'ai apprises par la suite, en fait, à la fois en coaching, mais à la fois en accompagnement et en retour sur moi, qu'en fait, en termes de mindset, en termes d'état d'esprit aujourd'hui, un sportif, par exemple, je vais vous faire le parallèle avec le sport, un sportif Aujourd'hui, qui veut développer sa musculature, qui veut grandir en termes de force physique, il est obligé de stretcher son corps, il est obligé de le faire souffrir. Et donc, le muscle a besoin de s'étirer, il a besoin d'avoir quelque part mal, d'aller au-delà de ses limites. Il faut que ça pique pour qu'ensuite vous preniez de la masse musculaire et vous puissiez développer votre force. Si vous ne faites pas ça, c'est comme faire un entraînement light. en fait vous allez uniquement fonctionner dans votre zone de confort et vous n'allez jamais progresser, vous n'allez jamais dépasser vos propres limites. Et ça, en fait, c'est un truc que j'ai compris. On ne peut pas grandir sans stretching, on ne peut pas grandir sans challenge, on ne peut pas évoluer dans son business sans forcément avoir vécu des choses qui sont difficiles et qui vous secouent parce que c'est à ce prix-là, en fait, que vous allez pouvoir vraiment, vraiment, vraiment évoluer parce que sinon, si ça ne pique pas, alors à ce moment-là, tôt ou tard, vous allez stagner et vous allez peut-être aussi régresser. Donc, cette phase a été vraiment compliquée pour moi, parce que c'était une phase de dépression, une phase de repli sur moi, une phase à un moment donné qui a duré quand même des mois, où vraiment je me posais la question de ce que j'allais faire. Et je vais vous expliquer maintenant pourquoi en fait cette expérience a été la meilleure expérience de ma vie. Parce que clairement, c'est la phase où je me suis posé le plus de questions, c'est la phase où j'ai vraiment réfléchi à ce que je voulais, c'est la phase où finalement je me suis lancé dans ma reconversion. C'est la phase où du coup j'ai commencé à découvrir le coaching pour essayer de trouver du sens au départ à ce que je faisais. Et je voulais comprendre pourquoi est-ce que je me mettais toujours dans des schémas parfois comme ça qui m'amenaient à peut-être rencontrer l'échec. Et pourquoi alors que j'avais vécu des succès et que j'étais parmi les meilleurs commerciaux dans ma génération, et pourquoi effectivement je me retrouvais dans cette situation aujourd'hui où j'avais l'impression d'être dans une impasse. Et en fait, cette impasse, en y réfléchissant et en prenant beaucoup de recul, c'était absolument pas une impasse, c'était le chemin nécessaire par lequel je devais passer. Et quand je vous parle de chemin nécessaire par lequel je devais passer, c'est... j'ai une personne de mon entourage, un client, qui m'a dit ça, et moi j'ai vécu un petit peu ça aussi, c'est... Oui, oui, j'ai aujourd'hui... des connaissances, des anciennes personnes qui travaillaient chez Alten ou dans des sociétés de service de l'époque, dans les années 2000, qui aujourd'hui ont des sociétés de 300, 400, 500, 1000 personnes. Et je les vois et j'entends, et effectivement, ils ont plein d'argent, ils sont peut-être millionnaires, ils ont des chiffres d'affaires de 10, 15 millions, et ensuite, je les entends aussi parfois se plaindre, avoir jamais le temps de prendre des vacances, ne pas profiter de leur vie, être épuisé toute l'année. Et j'ai compris à un moment donné qu'en fait, la vie qu'ils avaient, ce n'était pas la vie que je voulais avoir et qu'en fait, finalement, le chemin qu'eux suivaient, ce n'était pas le chemin que je voulais entreprendre. Et que, à vouloir développer cette société, à vouloir gagner des gros appels d'offres, à travailler en fait avec des entreprises en direct, des grosses entreprises avec des règles compliquées, ce n'était pas le chemin que je voulais prendre, ce n'était pas le chemin que je voulais suivre. Donc il m'a fallu me prendre des claques successives, et peut-être la plus grosse, qui était cette énorme... perte d'appel d'offres pour me rendre compte qu'en fait je poursuivais un chemin qui n'était pas le mien. Et de la même façon j'ai un client et j'ai des personnes dans mon entourage que je connais qui me disent ouais mais moi en fait je sens que je suis pas passionné par ce que je fais aujourd'hui, je suis pas impliqué, je suis pas investi, ça marche pas, j'ai des personnes dans mon entourage qui aujourd'hui réussissent beaucoup mieux que moi ou alors ont des chiffres d'affaires beaucoup plus importants et en fait ces personnes là ne se rendent pas encore compte que c'est pas le chemin qu'elle devait prendre et qu'aujourd'hui... On peut parler de l'univers, on peut parler du destin, on peut parler de ce pourquoi on est fait, mais dans tous les cas, souvent, c'est des personnes qui cherchent à atteindre un résultat qui n'est pas le leur, à courir après quelque chose qui n'a pas de sens. Et donc... Aujourd'hui, pour moi, il était vraiment important que je vous partage ça, parce que comprendre un petit peu ce parcours et les échecs et les erreurs que j'ai pu commettre, c'est peut-être vous aider vous-même à réaliser que dans l'activité que vous avez aujourd'hui, les objectifs auxquels vous courez, que ce soit un objectif en termes de chiffre d'affaires, un objectif en termes de développement d'activité, un objectif en termes de croissance d'équipe ou de... parfois on n'arrive pas à avoir ces résultats et on n'arrive pas à atteindre les choses que l'on souhaite atteindre, mais en fait c'est une bonne chose, en fait c'est exactement ce dont vous avez besoin pour réaliser qu'aujourd'hui, finalement, vous devez arrêter de courir après ces choses-là et vous poser les bonnes questions. Et moi je m'en suis posé des questions, et clairement, clairement, en fait, aujourd'hui, ce que je percevais le plus comme étant une victoire, c'était aujourd'hui le plus gros. blocage de toute ma vie ce que je percevais le plus comme étant une victoire en fait c'était exactement il y avait beaucoup plus d'inconvénients que je ne voyais pas que davantage alors que ce que je percevais comme étant le plus grand échec de ma vie c'est ce qui m'a apporté le plus de bénéfices à long terme en termes d'alignement en termes de plaisir et je pense que je serai pas là où je suis j'accompagnerai pas les personnes que j'accompagne aujourd'hui j'aurais pas ce recul et cette capacité effectivement à à aider des consultants dans leur métier, à travailler avec des grands groupes, si je n'avais pas vécu ces choses-là. Donc, en termes d'opportunités, aujourd'hui, je vous invite vraiment à vous demander, et c'est un petit peu ce que j'ai fait, et je continue de le faire, je continue de travailler là-dessus, c'est un des plus grands enseignements, je pense, pour moi, de ces 20 dernières années, c'est que, parfois, ce qu'on considère comme étant le point le plus successful, de sa carrière a tendance à conditionner toute votre vie et à partir du moment où vous considérez que vous êtes comme si, vous avez tendance en ce moment-là à vous surévaluer, à vous mettre vous-même, à vous exagérer. Et à partir du moment où on a tendance à s'exagérer, ce qui était un peu mon cas quand je me suis exagéré en pensant que j'avais gagné cet appel d'offres à 1 million d'euros et que j'allais en regagner un et que j'étais capable de déplacer des montagnes. mais du coup ça m'avait enlevé en fait... Cette forme d'humilité qui était qu'à un moment donné, j'aurais dû voir les parts d'ombre de cet appel d'offres, j'aurais dû voir les parts de risque, j'aurais dû analyser le développement de mon entreprise en bon entrepreneur et non pas uniquement de façon émotionnelle en étant guidé et porté par mon intuition qui était faussée par l'histoire que je me racontais. voyez à quel point peut-être ce que vous considérez être comme la plus belle expérience de votre vie, peut-être... conditionne aujourd'hui votre vie et vous empêche de grandir et vous empêche d'aller plus loin parce que vous n'avez pas vu à quel point ce que vous avez vécu a le revers de la médaille et vous apporte en fait un certain nombre de désavantages que vous ne pouvez pas voir et ça en fait vous pourrez le voir peut-être un jour si vous faites ce travail de vous poser la question aujourd'hui de et si de l'autre côté, on allait visiter les pires expériences de ma vie, pour certaines personnes, les pires traumas, les choses qui sont les plus... je dirais marquantes en termes négatifs, celles que vous percevez comme étant les plus limitantes, les plus blessantes, les plus profondément ancrées en vous. Ça peut être, pour certaines personnes, ça peut être la relation à vos parents, ça peut être la relation aux autres, ça peut être une blessure que vous avez vécue dans votre enfance, ça peut être, comme moi, un échec avec votre hiérarchie ou alors un problème avec un des dirigeants avec lesquels vous avez travaillé, quelque chose où vous vous êtes senti humilié. et voir à quel point finalement ce n'est pas un échec et à quel point cette chose là c'est ce qui vous a permis de grandir exactement comme aujourd'hui le sportif qui a besoin de challenge qui a besoin d'être stretché pour pouvoir progresser et quand on perçoit que le plus grand entre guillemets échecs ce qu'on perçoit comme étant le plus grand échec de sa vie d'un seul coup ça peut être la plus grande opportunité le plus grand trésor alors ça change radicalement votre façon de vivre parce que vous allez d'un seul coup avoir un nouvel éclairage sur votre vie, sur votre business vous allez avoir un nouvel éclairage sur finalement sur vous même parce que vous allez remonter considérablement votre estime de vous, vous allez reprendre confiance en vous disant non mais en fait c'est normal d'avoir eu cet échec parce que quelque part je l'ai inconsciemment cherché ou alors parce que quelque part j'ai pas vu peut-être que Quels étaient les inconvénients de gagner cet appel d'offre ? Par exemple, moi, pour ma part, si j'avais gagné cet appel d'offre, qu'est-ce qui se serait passé derrière ? Est-ce que je serais devenu quelqu'un d'encore plus imbuvable ? Est-ce que j'aurais été quelqu'un d'encore plus arrogant ? Qui, à ce moment-là, se serait pris une claque encore plus grosse derrière ? Peut-être que ma compagne de l'époque m'aurait quitté de façon assez dramatique, j'en sais rien. Peut-être que j'aurais eu des pratiques... Voilà, finalement, je me serais éloigné encore plus de moi-même et de qui je suis, de mes valeurs. Et du coup... J'aurais été encore plus mal derrière. J'ai vu des personnes dans des ESN, dans des sociétés comme ça à un moment donné, qui par le passé prenaient des substances, picolaient beaucoup. Je les ai vus vraiment évoluer de façon vraiment pas engageante, pas encourageante. Au début, ils étaient vraiment hyper motivés. C'était des gens flamboyants quand ils avaient 25-30 ans. Et quand je les ai recroisés à 40 ans et plus, en restant dans cet environnement-là, je les ai... plus reconnus, c'était des fantômes pour moi. Et quand j'ai compris que finalement c'est peut-être ce qui m'aurait guetté et attendu si j'étais resté dans cet environnement-là, si j'avais gagné cet appel d'offres à un million d'euros et que j'étais resté dans ce contexte de société où la pression était tout le temps très forte et autre peut-être que j'aurais eu déjà un ulcère d'estomac, j'aurais peut-être déjà eu un cancer, j'en sais rien. Toujours est-il que quand j'ai dressé les inconvénients de si j'avais gagné cet appel d'offres, d'un seul coup je me suis senti libéré. D'un seul coup, je me suis senti complètement en harmonie avec ce que j'avais vécu. Et je me suis dit que, voilà, clairement, tout ce que j'avais vécu, c'était parfait pour m'amener là où je suis aujourd'hui. C'était parfait pour me permettre aujourd'hui d'aider les personnes que je veux aider. Et comme par hasard, aujourd'hui, en fait, ça fait complètement sens puisque par rapport à mes valeurs, le fait de remettre l'humain au cœur des entreprises, c'est une de mes priorités. Le fait d'aider des consultants à s'aligner... et à vivre vraiment en harmonie avec leurs valeurs pour pouvoir à la fois vendre plus cher, mais également, surtout, profiter de leur vie de famille, pouvoir avoir une vie épanouissante et non pas une vie ultra stressante, ultra angoissante, comme je vois beaucoup de personnes qui ont peut-être aujourd'hui des sociétés de 400, 500, 1000 personnes, mais qui sont complètement à côté de leur pompe et qui finalement... gagnent énormément d'argent mais en parallèle ont énormément de problèmes personnels de vie ou ont des vies familiales dissolues ont deux divorces ou trois divorces ont des problèmes avec leurs enfants et tout ça donc tout ça ça résonnait de façon ultra poussée avec avec mon passé puisque effectivement j'ai un père que j'ai pas vu beaucoup étant étant enfant qui travaillait beaucoup qui était médecin Et de ce fait-là, j'ai compris avec le recul que dans ma mission, dans ce qui était important pour moi, c'était vraiment capital de pouvoir aider des consultants indépendants, des personnes qui ont des petites équipes, à pouvoir trouver leur équilibre de vie en améliorant les conditions de leur marge, de leur rentabilité, mais tout ça pour pouvoir avoir plus de liberté pour eux, plus d'indépendance et se sentir totalement aligné avec leur mission, avec ce qu'ils veulent. Voilà aujourd'hui pourquoi c'était vraiment important pour moi de vous partager ça, comment effectivement la perte de cet énorme appel d'offres avec le recul m'a vraiment permis de voir clair sur qui j'étais, sur ce que je voulais dans la vie. Donc je voulais vous encourager à aller faire ce travail, à aller chercher au fond de vous-même quelle était l'expérience la pire, celle qui était la plus traumatisante pour vous, et que vous soyez déjà successful ou pas, peu importe, mais de vous amener à prendre ce temps pour vous. Et à vous dire, ok, et si effectivement l'expérience qui était la pire de toute ma vie, celle que je repousse le plus fort, celle dont j'ai le plus honte, parce que pendant très longtemps, je n'ai pas osé en parler, je n'osais pas parler de ça, je n'osais pas parler de ma dépression, j'en ai parlé ensuite quelques années après dans un blog, quand je me suis reconverti, mais si je n'avais pas parlé de ça, que je ne m'étais pas reconverti, que je ne m'étais pas formé au coaching, jamais j'aurais accepté de parler de ça et j'aurais peut-être même été incapable de... vous expliquer mon histoire aujourd'hui, de vous expliquer ça et de vous montrer à quel point ça peut être utile et ça peut servir des personnes, ça peut résonner avec peut-être ce que vous vivez aujourd'hui. Donc, comprendre aujourd'hui que, et ça encore, c'est peut-être un message que je voudrais vous faire passer, c'est que je côtoie des personnes aujourd'hui qui sont très fières, qui vendent... qui vendent leurs tarifs et leurs prestations à plus de 1000 euros par jour, qui ont des chiffres d'affaires à 100, 150 000, 200 000, voire plus, en étant seul ou en étant toute petite équipe. Et parfois, on peut se sentir très mal à l'aise de parler de ces histoires un peu compliquées, des phases un petit peu plus problématiques de sa vie. Et je ne sais plus si c'est John Maxwell, je crois, qui le disait, un expert du leadership, qui disait effectivement « Parlez de vos victoires et vous allez impressionner, et parlez de vos défaites et vous allez inspirer. » Donc, Si le partage de cette histoire vous a permis de vous libérer et d'inspirer un petit peu plus et de donner un peu plus de sens à ce que vous faites et de vous amener à prendre du recul sur vous-même, alors j'aurais contribué modestement à satisfaire ma mission et que je le fasse en accompagnant mes clients ou que je le fasse à travers ces podcasts qui vous sont offerts et que vous pouvez écouter ou réécouter, ça veut dire clairement que moi je suis... totalement à ma place et je suis un ravi de pouvoir à ce moment là vous partagez ça Voilà, je voulais vraiment, vraiment, ça me tenait à cœur de tout de suite remettre un petit peu, comme on dit, l'église au milieu du village. J'étais ravi de passer ce temps avec vous et de vous partager tout ça. Si vous avez des questions, des commentaires, n'hésitez pas à m'écrire, à m'envoyer un message sur les réseaux, sur LinkedIn ou ailleurs. Je serais ravi d'échanger avec vous. Et puis, je vous retrouve pour un prochain épisode de podcast. N'hésitez pas à vous abonner et à liker cet épisode et à liker la chaîne. pour pouvoir être au courant de ce qui se passe plus tard. Je vous souhaite une excellente fin de journée et je vous dis à très vite.