- Speaker #0
Le chiffre d'affaires, ça reste un chiffre d'affaires, c'est pas une notion de rentabilité, mais on va être autour des 800-900 000 euros à peu près. Le but pour nous et tout l'enjeu, c'est de trouver le bon projet pour la bonne personne.
- Speaker #1
Est-ce que demain, financièrement, vous êtes en capacité d'aller au bout de ce rachat ? On prévoit de leur côté un apport personnel initial. En franchise, ça va représenter à peu près 30% du montant global de l'achat du fonds de commerce.
- Speaker #0
L'objectif, c'est d'essayer déjà de se renseigner au maximum sur ce que ça implique. En effet, de se lancer en franchise, parce qu'il y a d'énormes avantages, mais il y a aussi des contraintes.
- Speaker #1
L'objectif, c'est d'avancer sur du long terme et de se dire que le partenariat, plus il dure dans les meilleures conditions possibles pour les deux parties, et plus il est intéressant pour tout le monde.
- Speaker #2
Bonjour à toutes, bienvenue dans ce nouvel épisode de Business de Meuf. Aujourd'hui, je vais recevoir deux expertes de la franchise, notamment de la franchise de chez Yves Rocher. Donc, je vais avoir Maëlle avec moi et Stéphanie. Enchantée et bienvenue.
- Speaker #1
Merci beaucoup Astrid.
- Speaker #2
Bonjour Astrid. Avant de commencer, est-ce que vous pouvez nous rappeler votre rôle au sein de la franchise Yves Rocher ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Alors moi, chez Yves Rocher, je suis responsable de la franchise. donc dans les grandes lignes ma mission consiste à On va dire à réfléchir à la stratégie du réseau, à anticiper les besoins qu'on va avoir de nouveaux franchisés. Les évolutions également de franchisés qui travaillent déjà avec nous sur le réseau. Et je travaille également beaucoup sur la communication qu'on peut faire autour de la franchise. Donc de quelle manière on va faire rayonner Ivo Rocher en tant que franchiseur. Et l'équipe étant plutôt à taille humaine, on va dire, je travaille aussi beaucoup de manière opérationnelle avec mon équipe sur le suivi et l'accompagnement de nos candidats à la franchise.
- Speaker #0
D'accord. De mon côté, j'ai la chance de travailler au sein de cette belle marque Yves Rocher depuis 22 ans. Elle n'a plus beaucoup de secrets pour moi. Au sein de la cellule, en tout cas, recrutement franchisé, avec la particularité d'avoir un contact privilégié avec les candidats depuis leur sourcing jusqu'à leur intégration en magasin. Et tout cet accompagnement, la construction de leur projet, l'identification d'un magasin identifié, avec de nombreux acteurs à la fois en externe dans le sourcing. en interne dans la validation et dans l'accompagnement. Et un travail bien sûr très collaboratif avec Stéphanie, puisque comme elle l'a dit précédemment, on est une petite cellule. Donc c'est un travail de proximité.
- Speaker #2
D'accord, très bien. Merci beaucoup. Avant qu'on commence l'interview et qu'on avance un peu plus sur le domaine de la franchise, est-ce que vous pouvez nous parler un petit peu du groupe Yves Rocher ? Oui, avec plaisir. La marque Yves Rocher existe depuis presque 70 ans.
- Speaker #1
C'est une marque qui a de l'historique, qui a été créée par M. Evrocher en personne, un homme qui était particulièrement pionnier dans ses idées. C'est aujourd'hui la marque de beauté numéro 1 depuis plus de 20 ans, donc c'est une vraie fierté de la représenter aussi en ce sens. C'est une marque française bretonne, donc on a cet attachement territorial aussi au village de la Gacy, d'où est originaire M. Evrocher. et où de nombreux collaborateurs de la marque sont encore implantés. Et surtout, c'est aujourd'hui un réseau de magasins composé d'à peu près 630 magasins, ce qui nous permet finalement d'avoir aussi une vraie proximité avec nos clientes. Clientes qui sont aujourd'hui environ 8 millions à faire partie de notre portefeuille client. Donc, ça veut dire qu'à peu près une Française sur quatre est consommatrice d'Yves Rocher,
- Speaker #2
pour donner un ordre d'idée. D'accord, ça fait beaucoup de consommatrices Yves Rocher. Parfait, on va enchaîner sur le système de franchise. Maëlle, est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce qu'est le principe de la franchise ?
- Speaker #0
Bien sûr, le principe de la franchise, c'est de contracter un partenariat avec une marque qui va apporter un savoir-faire, des outils, un accompagnement et un business model unique. pour qu'un candidat se sente soutenu dans son désir et dans son exploitation après en tant qu'entrepreneur, tout en bénéficiant de la force de frappe d'une marque qui a fait ses preuves et qui l'a développé à l'échelle nationale.
- Speaker #2
D'accord, donc c'est un accompagnement qui a plus plus sur la création d'entreprise, c'est ça ?
- Speaker #0
Exactement, c'est en effet un entrepreneur qui décide de vouloir se lancer à son compte, mais avec ce qu'on a l'habitude de dire, nous, un... gros filet de sécurité puisqu'il va bénéficier de tout l'accompagnement, de toute la notoriété d'une marque. Donc, il ne va pas inventer des process, il ne va pas inventer des produits, il va bénéficier de tout ça et il va jouer après, par contre, son rôle d'entrepreneur dans son exploitation.
- Speaker #2
D'accord. Donc, on peut dire que c'est ça la grande différence, en fait, que plutôt que de créer une entreprise soi-même avec le système de franchise.
- Speaker #0
Exactement. On bénéficie finalement d'un projet clé en main. c'est exactement ça, plutôt que de partir de zéro.
- Speaker #2
Quel type de personnes vous cherchez justement dans ce réseau de franchise ? Comment vous les recrutez ?
- Speaker #1
Alors c'est vrai que du coup, comme on propose un concept clé en main, on cherche quelqu'un qui va être en capacité de pouvoir exploiter à son propre compte, donc qui va avoir cette âme d'entrepreneur, mais tout en ayant cette capacité de s'intégrer au sein d'un réseau, d'en respecter également les codes, mais en amenant. ce petit plus d'entrepreneur. Donc, il va falloir trouver le candidat qui va être en capacité de se positionner finalement à la bonne place, qui va avoir cette âme d'entrepreneur. Donc, ça, je l'ai dit, qui va être commerçant dans l'âme, concrètement, et demain, exploiter un magasin Yves Rocher, c'est être sur le terrain, être dans le magasin, être au contact des clients. Donc, il faut aimer cette proximité avec les clients, avec les équipes également, parce qu'en tout cas, dans un magasin Yves Rocher, on a des équipes aussi bien sur la partie vente, que sur la partie institut, puisque tous les magasins sont composés de cabines de soins. Donc il y a une dimension managériale dans les profils qu'on recherche, puisque ça fera partie intégrante du quotidien d'un franchisé. Et qui dit entrepreneur, dit gestion d'entreprise. Donc ça, c'est également une grosse part du job d'un franchisé. C'est d'être en capacité de développer son business, avec ce que la marque peut lui donner en tout cas comme outil, mais surtout être en capacité également de gérer son entreprise. de la rendre la plus profitable possible, d'être en capacité d'en gérer les flux financiers, les charges financières, de savoir développer au maximum son activité et donc d'être un très bon gestionnaire également.
- Speaker #2
D'accord, donc on va demander principalement deux choses, que ce soit quelqu'un de commerçant, on va dire, dans son premier temps, qui a un contact public. Et la deuxième chose, c'est d'avoir quand même des bases en gestion d'entreprise, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que la gestion, ça s'apprend. Attention, il y a plein de choses. On peut nous voir des candidats avec Maëlle qui ont des niveaux plus ou moins aboutis en gestion parce que pour le coup, nos candidats à la franchise peuvent déjà avoir été à leur compte. On a ce type de candidats, mais on en a quand même beaucoup, pour lesquels la franchise est la première expérience entrepreneuriale. Ça veut dire qu'ils n'ont pas forcément déjà géré une entreprise, donc ça, ce n'est pas grave. Par contre, c'est vrai qu'on attend de leur... part, qu'ils soient déjà quand même en capacité de maîtriser les tenants et aboutissants de la gestion, d'être en capacité concrètement de comprendre le fonctionnement d'un compte d'exploitation, d'être en capacité de challenger le comptable avec lequel elles vont travailler par la suite. Forcément, ça nécessite d'avoir déjà de base quelques connaissances ou en tout cas d'être en capacité de se former rapidement pour être très vite l'acteur de son propre business et de pouvoir réagir quand il faudra faire les bons choix de chef d'entreprise sans attendre absolument tout. de l'expert comptable qui sera un support pour l'activité, ça c'est évident, mais qui doit avoir en face de lui un chef d'entreprise en capacité de piloter également son activité.
- Speaker #2
D'accord, donc quelqu'un qui soit capable de piloter son activité. Est-ce qu'il faut un CAP esthétique pour être franchisé par exemple ? C'est pas nécessaire, on peut être par exemple avoir été dans la vente, dans un autre domaine d'activité. Est-ce qu'il faut vraiment venir du monde de la cosmétique et de la beauté ?
- Speaker #0
Alors je vais rassurer tout le monde, ce n'est pas du tout un prérequis. Heureusement, on a déjà beaucoup de critères. Non, non, ce n'est pas un prérequis. Après, bien entendu, il faut avoir une appétence pour la beauté et dans l'univers de la beauté, le beau au sens large d'ailleurs, puisque c'est ce qu'on va aussi prôner après avec nos clientes, c'est ce que nos partenaires vont diffuser au sein de leurs équipes. Mais le CAP, le diplôme n'est pas nécessaire. Ce qu'on va attendre d'une partenaire ou d'un partenaire, comme l'expliquait Stéphanie, ça va être de l'exploitation, du management. de la gestion du commerce. Après le diplôme en tant que tel, pour pratiquer, non. Puisque nos partenaires ont des équipes qui vont nécessairement avoir un diplôme pour exercer en institut.
- Speaker #2
D'accord, très bien. Donc c'est vraiment quelqu'un qui est capable de piloter une activité, qui a une bonne connaissance du marché, une bonne connaissance du monde de la vente, qui soit commerçant, vraiment quelqu'un qui soit assez familier avec ces domaines-là. C'est vraiment ce que vous allez chercher.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Souvent, on dit qu'on recherche le pilote de l'avion. Quelqu'un qui va avoir cette capacité, qui va être visionnaire, qui va avoir un souhait de développer son magasin, qui va être en capacité aussi éventuellement de sortir un petit peu de son magasin pour pouvoir, je parlais beaucoup de terrain et de commerce, mais c'est aussi un moment s'ancrer dans son territoire, être en capacité potentiellement de se faire une réelle place dans sa ville ou dans son centre commercial, de pouvoir trouver des leviers de développement supplémentaires, quel type de partenariat je pourrais mettre en place. Donc, c'est... C'est aussi cette dimension-là qui va être intéressante. Pour le coup, la notion de pilote, je la trouve assez intéressante parce que c'est le pilote ou le chef d'orchestre, c'est aussi des images qu'on utilise assez fréquemment.
- Speaker #2
Mais ça donne vraiment le ton de tout ce que peut composer le quotidien d'un franchisé et de là où il aura une plus-value en tout cas dans son quotidien. D'accord, merci beaucoup. Comment un futur entrepreneur ou une future entrepreneur peut savoir si son projet est économiquement viable ? Comment vous l'aider à évaluer la faisabilité de son projet ?
- Speaker #1
En fait, c'est des questions évidemment que nos candidats nous posent d'entrée de jeu et sur lesquelles on est extrêmement transparent avec eux. Puisqu'en tant que franchiseur, notre intérêt, c'est de trouver le bon projet pour la bonne personne, mais c'est de trouver le bon projet qui sera également le projet qui lui permettra de vivre. c'est son outil de travail demain Et nouer un partenariat avec un futur franchisé, l'idée c'est de le faire sur le long terme. Donc forcément, ça va être aussi notre leitmotiv de trouver la bonne personne et de faire en sorte que ça puisse perdurer le plus longtemps possible. Donc cette partie financière rentabilité, finalement, elle intervient très naturellement dans le process de sélection. C'est-à-dire qu'on se choisit mutuellement avec un candidat. C'est un match en fait. Oui, c'est un match. Non, c'est vrai. C'est presque comme un mariage finalement après. Donc l'idée c'est qu'il y ait un match. Et qu'on l'accompagne après sur la rentabilité. En tout cas, on l'accompagne sur le fait de monter son compte d'exploitation, monter son prévisionnel avec des éléments financiers qu'on lui communique puisqu'on a une connaissance du réseau. Donc, on est en capacité de communiquer à un candidat des charges d'exploitation très précises pour que son prévisionnel soit le plus juste, le plus prudent, très bien, mais en tout cas, le plus juste possible. On l'accompagne également dans la projection qu'il peut faire en termes de chiffre d'affaires. que quand on reprend un magasin... Ce n'est pas forcément évident de se dire quel va être mon impact en tant que nouveau partenaire sur ce magasin, qu'est-ce que je vais pouvoir vraiment aller chercher sur cette première année, tant sur le produit que sur l'institut, parce que les activités se pilotent quand même de manière assez différente. Donc on l'accompagne aussi là-dessus. Et après, c'est son job, j'ai envie de dire, de travailler avec le comptable sur l'établissement de ce prévisionnel qu'on va valider finalement avec le candidat. C'est-à-dire qu'on prend vraiment un temps d'échange avec le contrôle de gestion, les équipes terrain. et notre cellule recrutement franchise, pour vraiment calibrer toutes les parties prenantes de ce prévisionnel qui a été construit par le candidat, s'assurer qu'il n'a rien oublié, ou que ce qu'il a pu positionner comme charge est cohérent par rapport à ce qu'on peut voir dans le réseau. Quand je dis cohérent, il ne faut pas que ce soit trop juste et qu'on se fasse plaisir, ce n'est pas l'objectif. Donc on l'amène à réajuster parfois certaines charges pour qu'elles soient au plus juste. Si le prévisionnel est extrêmement prudent, si c'est fait à l'extrême, Ce n'est pas forcément intéressant non plus parce qu'on n'est pas sur une vision juste de ce que sera le magasin sur une première année. Donc voilà, on est amené à être vraiment en force de conseil sur tous ces sujets-là et après d'accompagner le candidat pour qu'il puisse lui-même apprécier la rentabilité de son projet dès la première année. Parce que ça, pour nous, c'est une condition sine qua non. Le magasin, quel qu'il soit, doit être en capacité de dégager un résultat dès l'année 1. Le partenaire peut faire le choix de se rémunérer ou pas sur sa première année. Ça, c'est un choix de gestion qui lui est propre. En tout cas... Pour nous, si on veut qu'il y ait une vraie pérennité sur le projet, c'est de pouvoir lui permettre de dégager de la rentabilité d'entrée de jeu et que ça se fasse après, évidemment, de manière croissante sur les années qui suivent.
- Speaker #2
D'accord, donc c'est une rentabilité qui est étudiée au plus juste pour qu'on puisse avoir tous les éléments avant de se lancer.
- Speaker #1
C'est ça, ça permet d'avoir les éléments et ça permet aussi de se dire que derrière, c'est un vrai outil de pilotage, c'est-à-dire que le prévisionnel, il existe. C'est un prévisionnel. Derrière, la vraie vie arrive au magasin. Et le fait d'avoir tout écrit à l'avance, finalement, permet aussi après de réajuster au réel en fonction des aléas, des événements. Peut-être que le candidat a projeté une masse salariale qui était celle-ci et au final, sa masse salariale sera peut-être un petit peu inférieure parce qu'il y a un départ, ce qui fait qu'il sait qu'il a la capacité de recruter parce qu'il avait projeté une enveloppe qui était supérieure à ce qu'il a en magasin. Si jamais pour une raison particulière... Son enveloppe de masse salariale évolue un petit peu parce qu'il fait le choix finalement de s'affaire un petit peu différemment au moment où, quelques mois après l'emprise du magasin, après tout, c'est sa liberté. Mais ça veut dire qu'il faut aussi qu'il se dise que ça doit lui permettre d'aller chercher davantage de chiffre d'affaires pour pouvoir absorber cette charge. Donc tout ça, c'est vraiment une pédagogie aussi qu'on prend le temps de travailler avec le candidat pour ce prévisionnel qu'on covalide ensemble, sur lequel finalement on se dit « Go, le projet tient la route et on y va » . Il faut aussi que ça lui serve derrière d'outils de pilotage pour rester... dans quelque chose qui va fonctionner. Et là, pour le coup, on parlera certainement de l'accompagnement de la marque. En tout cas, on a une cellule finance gestion qui les suit aussi de près, notamment sur la première année, pour les accompagner sur ce pilotage un petit peu à la fine maille, si c'est nécessaire,
- Speaker #2
et pour faire en sorte que le lancement se fasse dans les meilleures conditions. Les meilleures conditions, parfait. Et là, on va y venir, à l'accompagnement. C'est une très bonne transition, merci beaucoup. Quel accompagnement proposez-vous pour les franchisés, pour ceux qui veulent devenir franchisés, les futurs franchisés ? Demain, je vais devenir franchisée. Comment ça se passe ? Comment je suis accompagnée ? Comment on m'accueille ? Bon, déjà très bien. Mais du coup, comment ça se passe clairement ?
- Speaker #0
L'accompagnement d'un futur franchisé chez Yves Rocher, il va commencer avant même la prise de contact, c'est-à-dire par la diffusion d'informations sur la marque de façon transparente, par la communication aussi institutionnelle de la marque en tant que telle. Il faut aussi accrocher avec une marque pour se lancer, avoir confiance en elle, s'y retrouver. Donc j'ai envie de dire, déjà les premières étapes se font presque sans nous. Après, bien sûr, c'est l'humain. C'est-à-dire que nous, service recrutement, partenaire franchisé, on est vraiment dédié à cet accompagnement-là. Donc les premières étapes, un candidat postule, on y reviendra peut-être par la suite dans le détail, nous prenons rapidement, même très rapidement, contact avec la personne pour lui présenter tout un process. Donc c'est un process qui va s'étaler sur... Plusieurs semaines, plusieurs mois, c'est un projet qui se mûrit, qui se co-construit avec différents interlocuteurs qui ont chacun leur expertise bien propre, en fait, nous au service recrutement. Ensuite, on a tout l'aspect opérationnel avec les directions régionales, les directeurs de région, responsables de secteur qui connaissent avec exactitude leurs magasins, les spécificités, la constitution de l'équipe, les points forts, les points faibles. Le potentiel, là où on veut amener un candidat lors de la reprise d'un magasin. La cellule financière, comme l'évoquait Stéphanie à l'instant, qui est la partie prenante de l'accompagnement, puisque, en effet, il faut que le projet soit rentable, que le candidat en soit satisfait, qu'il puisse en vivre, parce que se lancer à son compte, c'est bien. Pouvoir en vivre, c'est encore mieux, et c'est vraiment ce que l'on souhaite à nos candidats, c'est très clair. Et ensuite, il y a toute la cellule formation. qui vient un petit peu finaliser ce process de sélection, avec vraiment de la proximité. Puisque la formation chez Yves Rocher est dispensée par la marque, on est école de formation, certifiée Calliope, et ce sont les experts de la marque, vraiment, qui vont intervenir sur chaque module. Alors peut-être que tu nous interrogeras un petit peu plus précisément sur la formation après, mais le but vraiment c'est d'être dans cet accompagnement très humain. On a souvent l'habitude de dire qu'Yves Rocher c'est une grande famille. C'est vrai, pour le coup, pour l'avoir vécu depuis des dizaines d'années, ça fait beaucoup de dire ça comme ça, mais c'est vrai. Pour le coup, le but, c'est d'être au service de nos partenaires. C'est un vrai contrat entre elle et nous. On compte sur elle, mais elle compte sur nous. Donc l'accompagnement, il est vraiment au cœur. C'est d'être avec elle sur le terrain, c'est d'être avec elle dans des décisions aussi institutionnelles. Nos partenaires, elles ont ce qu'on appelle un groupement de réflexion et de concertation. C'est une association de partenaires avec des représentantes. élus par secteur et elles ont des moments d'instance, des moments d'échange avec la marque et ça c'est hyper important parce qu'elles nous écoutent mais on les écoute et c'est toujours dans ce dialogue permanent finalement que se fait l'accompagnement et c'est comme ça qu'on se remet en question c'est comme ça qu'on peut se challenger qu'on peut se réadapter à un environnement fluctuant qu'est le commerce d'aujourd'hui donc c'est l'humain au coeur de l'accompagnement
- Speaker #2
D'accord, donc en fait de tout au long de l'activité que le franchisé sera dans votre réseau, il y a tout un système d'accompagnement, notamment avec la formation que vous pouvez leur apporter, mais aussi avec un réseau des personnes qui les accompagnent au quotidien, que ce soit des personnes de votre réseau de franchise, mais aussi vous, vos équipes, qui sont accompagnées de toutes parts finalement.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est une vraie force de la marque Yves Rocher. C'est d'avoir maillé une force de vente aussi, qui est vraiment à la disposition de ses partenaires, qui va venir les challenger, les animer, faire plein de challenges avec le réseau. Mais le but, en effet, c'est de ne pas les laisser seuls. Ce sont des chefs d'entreprise, donc ils ont leur autonomie, ils ont leur indépendance. Ils sont venus là aussi pour ça, pour être autonomes dans leur exploitation. Mais en venant chercher une marque, ce qui fait écho à une de tes premières questions, qu'est-ce que finalement la franchise ? Si on vient chercher un franchiseur, c'est aussi pour bénéficier de ses conseils, de ses outils, de son savoir-faire et de son accompagnement.
- Speaker #2
De toutes les structures qui peuvent accompagner quelqu'un finalement. Très bien. Ce que je voudrais savoir, c'est quelles sont les actions qu'un franchiseur, enfin qu'un franchisé peut mettre en place tout seul, de manière autonome, tout en respectant la ligne de la marque finalement, au niveau de la communication, au niveau du marketing ? Tu parlais du partenariat. Qu'est-ce qui peut être amené à faire de manière autonome ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est toujours une question qui... On aime bien lever le voile là-dessus, parce que les candidats nous le demandent très régulièrement, de se dire « demain je deviens franchisée auprès de la marque Yves Rocher » . Très clair, je comprends le concept, je comprends le business model de la marque, mais qu'est-ce que je fais de plus en tant que franchisée ? Finalement, là où leur action est pertinente, ça va être vraiment en local. C'est-à-dire que nous, ce qu'on va savoir faire, ça va être de vraiment travailler au national. On a aujourd'hui une puissance du marketing direct qui fait que les clients, ceux qui nous sont fidèles, sont amenés à venir régulièrement au magasin. Et ça, c'est un gage de sécurité aussi pour nos partenaires. Mais elles, finalement, en local, elles ont une connaissance. fines de leur ville, de ce qui peut s'y passer, des événements qui vont éventuellement soulever les foules, de choses qui vont leur être propres. Et en fait, là-dessus, elles ont vraiment la capacité, l'autonomie de s'inscrire finalement dans leur environnement local. Par exemple, je ne sais pas, sponsoriser un événement, de nouer un partenariat avec un autre commerçant pour finalement croiser les fichiers clients, si on peut dire ça comme ça. D'ouvrir leur boutique à un moment, alors là je parle surtout pour les centres-villes qui n'ont pas forcément de contraintes horaires, mais de se dire, tiens, un soir, là on est en train de faire un gros lancement produit, pourquoi pas mettre en place une soirée pour mettre en avant ce produit, faire venir des clientes qui peut-être ne consomment pas encore Yves Rocher, faire connaître l'institut du magasin, qui parfois est un petit peu méconnu encore. Donc ça peut être ce genre de choses sans problème. Et alors là, pour le coup, là où on va les aider, c'est qu'on va leur mettre à dispo des outils de communication qui vont leur permettre de très rapidement avoir de quoi communiquer sur leurs événements, sur ce qu'elles voudraient mettre en place. Et puis la proximité terrain, donc les mails, est toujours là également pour pouvoir les aider si jamais elles ont besoin d'un mail. Exactement, on a toujours quand même un interlocuteur proche pour en discuter si besoin.
- Speaker #2
Mais là, oui, elles ont la possibilité d'agir, effectivement. C'est souvent une question qui revient. Qu'est-ce que je peux faire ? Qu'est-ce que je ne peux pas faire ? Et du coup, c'est vraiment des choses que les gens demandent assez régulièrement au niveau de la franchise. Tu voulais rajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Oui, pour le coup, c'est vrai qu'on le vit à travers nos entretiens. Et très régulièrement en ce moment, les candidats nous posent la question. Parce que c'est vrai que la franchise a un cadre, mais qu'est-ce qu'on peut faire dans ce cadre ? Et finalement, on peut faire beaucoup de choses dans ce cadre. En respectant les codes de la marque, bien entendu. Mais cette dimension entrepreneuriale permet de faire beaucoup de choses. Et c'est vrai que c'est rassurant aussi pour le candidat de savoir qu'il ne va pas être cantonné. et qui a son pouvoir d'action aussi en local.
- Speaker #2
Très bien, merci beaucoup. On va reparler un petit peu de la formation. Qui veut y aller ? Est-ce qu'on peut avoir quelques exemples de thématiques qui sont traitées ? Il y a la gestion financière, la gestion d'entreprise, le management qui est géré. Mais est-ce qu'il y a d'autres thématiques ?
- Speaker #0
La formation initiale du franchisé chez Yves Rocher dure cinq semaines. Elle est dispensée par la marque, prise en charge par la marque. Nous avons donc le siège à Rennes. qui fait office de lieu de formation physique, puisqu'on a trois semaines de théorie et deux semaines de pratique en magasin.
- Speaker #2
Donc,
- Speaker #0
c'est très complémentaire.
- Speaker #2
C'est en immersion, en fait. Exactement.
- Speaker #0
Donc oui, la partie immersive est très importante pour effectivement mettre rapidement en application ce qui a été vu en théorie à Rennes. Les candidats passent absolument partout, à la fois à la connaissance de la marque, hyper important. Ils vont vivre un moment privilégié à la Gacilly. On les emmène, on leur fait visiter les usines. Elle est loge à l'éco-hotel spa. C'est vraiment un moment privilégié. Oui, c'est très sympa. Je tiens vite. C'est très sympa.
- Speaker #1
Il faut y aller.
- Speaker #2
Il y a des choses qui me parlent.
- Speaker #0
Pour le coup, il y a un vrai attachement qui se fait tout de suite.
- Speaker #2
Il y a une cohésion qui est assez forte.
- Speaker #0
Exactement. C'est vraiment le village de la Gassili qui crée cette magie-là. Ça, c'est hyper important.
- Speaker #2
Voilà. J'y suis pas, mais j'y suis.
- Speaker #0
Exactement, on te la fera vivre. L'objectif, c'est vraiment en effet de nouer ce contact privilégié avec la marque. C'est-à-dire, on est avec une marque singulière. Et tout de suite, on commence par ça. Ensuite, des modules bien sûr sur les produits, sur l'institut. Des modules sur comment piloter la caisse chez Yves Rocher, comment piloter les stocks chez Yves Rocher, comment lire un mailing chez Yves Rocher. Ça va vraiment dans le détail. Et encore une fois, c'est comme ce sont les experts de la marque qui interviennent sur ces modules-là. Les partenaires, après une fois qu'elles sont en magasin, elles savent à qui se référer, si elles ont besoin. Donc c'est assez exhaustif. En général, on est sur des groupes entre 4 et 8 personnes, à peu près, venant de toute la France. Donc c'est ça qui est hyper enrichissant, c'est qu'il y a des parcours extrêmement différents, très complémentaires. Il y a une vraie cohésion de groupe en général qui se crée. Et ils viennent s'enrichir les uns les autres, finalement, dans leur parcours et dans cette formation initiale qui est indispensable. à la reprise du magasin.
- Speaker #2
Ça donne un esprit un peu promo en fait.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Je ne parle pas ce mot.
- Speaker #2
Je sais que quand on fait une formation ou autre, c'est vrai qu'on garde souvent contact avec les personnes qu'on rencontre. Et là, plus particulièrement dans un réseau de franchise, je pense qu'on a besoin aussi de savoir comment tu as fait. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Les groupes de formation gardent contact après parce qu'en plus, ils arrivent tous finalement avec ce même projet de se lancer. Ils n'ont pas tous le même background, donc en fait, ils arrivent chacun avec leur connaissance, leur compétence, leur peur. Parfois, tout le monde ne se questionne pas sur les mêmes choses, donc il y a aussi des formes de réassurance qui se font lors des échanges. Et ce qui est absolument génial, je trouve, pour le coup, quand on les accompagne pendant tout le process de sélection, on a la chance d'être encore très très proche de ce qui se passe au moment de la formation. On travaille vraiment main dans la main avec cette instance-là. On les voit, on fait une visio quelques jours avant qu'une session de formation démarre. On voit à ce moment-là nos 5, 6, 7 nouveaux partenaires qui vont intégrer la formation. On les présente les uns aux autres et on refait un petit point avec eux. Le dernier jour de la formation, on a à cœur de conclure avec le groupe ces 5 semaines. C'est visible, on voit que ce groupe s'est forgé une amitié. Il y a quelque chose qui est né. et les candidats qui deviennent du coup nos partenaires par la suite se suivent tout au long de leur parcours après au sein de la marque, même si quelqu'un vient de Bretagne, de Marseille ou autre, peu importe en fait il y a un vrai lien qui s'est créé et ils démarrent tous leurs projets au même moment donc forcément ça forge quelque chose de particulier d'assez fort,
- Speaker #2
j'imagine bien ça fait des sacrés promos un peu partout dans la France c'est intéressant Maintenant que je sais comment on intègre le réseau, je sais comment je vais être formée, maintenant, je vais me lancer dans... Enfin, un peu plus concrètement, je sais que maintenant, qu'Ivrocher est déjà bien installé et que c'est un réseau de franchise qui existe depuis longtemps. Tout le monde connaît Ivrocher, enfin... Et du coup, aujourd'hui, vous n'êtes plus dans une stratégie où vous voulez ouvrir de nouveaux magasins, mais plus dans une stratégie où vous êtes plutôt dans la reprise d'entreprise. Est-ce que vous voulez nous en dire un petit mot ?
- Speaker #1
C'est vrai que spontanément, j'ai beaucoup parlé de reprise de magasin parce que c'est vraiment aujourd'hui le quotidien dans lequel on est. Je le disais en introduction, on a à peu près 630 magasins en France, ce qui fait que le maillage, on a tendance à dire qu'il est relativement mature. Néanmoins, on a quand même quelques zones qu'on a clairement identifiées, des endroits où parfois on se dit pourquoi pas, on pourrait. Si à cet endroit-là, il y avait un porteur de projet ou si... tel centre commercial par exemple venait à se structurer différemment ou à s'agrandir, on étudie. Avec Maëlle, on reçoit quotidiennement du coup ce qu'on appelle des candidats ou des porteurs de projets. Certains en fait viennent sans savoir qu'on est plutôt dans une stratégie de reprise et donc spontanément nous disent moi je viens parce que je souhaiterais créer un magasin à tel endroit. Systématiquement, on va regarder. On va dire ok, est-ce qu'on a des magasins très proches ? Oui, non. Est-ce que dans notre fichier client, finalement, même si on n'a pas de magasin à cet endroit-là, est-ce qu'on a quand même déjà beaucoup de clientes dans notre fichier ? Ce qui voudrait dire qu'elles trouvent quand même des points, des magasins finalement pas très très loin dans lesquels elles peuvent consommer, auquel cas ça a peu d'intérêt pour nous. Ce qui aurait un intérêt, ce serait éventuellement d'implanter un magasin à un endroit où on n'est pas, où on n'a pas de magasin à proximité.
- Speaker #0
et où du coup il n'y aurait aucune cannibalisation avec aucun autre magasin. On est moins dans cette stratégie-là parce qu'on a déjà beaucoup de points de vente, néanmoins on regarde chaque projet. Aujourd'hui pourquoi on recherche des nouveaux franchisés ? Notamment parce qu'en fait on a 630 magasins, un peu moins de 400 partenaires et naturellement il va y avoir des mouvements de parc qui sont assez naturels, principalement des départs en retraite. Et donc, quand on a des candidats qui viennent nous voir, en général, c'est plutôt pour leur proposer des magasins qui sont déjà présents, avec du coup déjà un chiffre d'affaires installé, un fichier client qui est déjà rattaché au magasin et une activité qui va être à reprendre. Ça a des avantages, des inconvénients, mais en tout cas, ça pose la stratégie aujourd'hui de notre réseau de franchise.
- Speaker #1
D'accord. L'entreprise a des avantages qui sont intéressants aussi. Donc, les deux ont un avantage dans tous les cas.
- Speaker #0
Oui, alors c'est vrai que la reprise, comme c'est vraiment la dynamique aujourd'hui dans laquelle on est, souvent les candidats se sentent rassurés parce que le point de vente dont on parle, en fait, il est là. Le candidat peut y aller en client mystère, peut se faire déjà un avis, peut prendre connaissance des avis Google, commencer à comprendre finalement ce qu'en fait, quelles sont ses forces, quelles sont ses faiblesses. Donc, il y a cette capacité finalement d'analyse qui est déjà très intéressante. Finalement, tout à fait. Il y a un niveau de chiffre d'affaires qui existe, donc ça ne veut pas dire qu'il est optimisé, ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire. Bien au contraire, souvent, quand on est dans le cadre d'un magasin à reprendre, il y a plein de choses qui peuvent être faites. Et le nouveau partenaire, il est galvanisé par ça, ça l'intéresse. Mais c'est clairement identifiable. Il y a une équipe en place qui sera à reprendre. Donc la dimension humaine, ça dépend comment on l'appréhende, mais ça peut être néanmoins plutôt une force, parce que ça veut dire qu'il y aura une équipe qu'il faudra peut-être reformer, avec laquelle il faudra peut-être... On a envisagé certains changements de cap, signer le nouveau franchisé, soit de faire telle ou telle chose différemment de ce qui existait au préalable. Mais pareil, on s'appuie sur un socle, il y a quelque chose qui existe et le magasin a déjà une notoriété. C'est-à-dire que les clients, a priori, le connaissent. Et là, pour le nouveau franchisé, l'intérêt, ça va être de se faire connaître lui en tant que nouveau franchisé, de faire comprendre éventuellement à la clientèle et à celles et ceux qui ne sont pas encore clientes qu'il y a quelque chose qui se passe de nouveau dans le magasin. Et là, pareil, son champ d'action est assez large pour essayer de donner un nouvel élan à ce projet qui va être le sien.
- Speaker #1
Très bien. Quel conseil donneriez-vous à quelqu'un qui voudrait se lancer dans la franchise ? Comment on peut optimiser son dossier, par exemple ?
- Speaker #2
Alors, des conseils, il y en a beaucoup. L'objectif premier, je dirais, c'est vraiment de prendre le temps de se renseigner. C'est-à-dire que parfois, on a des candidats qui ont ciblé un secteur d'activité, d'autres qui sont très ouverts. Alors aujourd'hui, à l'heure actuelle, se renseigner, trouver de l'information, c'est quand même relativement facile, que ce soit à travers un podcast, que ce soit à travers un salon. Il y a des salons dédiés à l'entrepreneuriat, le salon de la franchise. On a aussi une instance, la Fédération française de la franchise, qui va aussi drainer énormément d'informations. Il y a un collège d'experts aussi, que ce soit des banquiers, que ce soit des avocats. Aujourd'hui, un candidat qui souhaite entreprendre, L'objectif, c'est d'essayer de se renseigner au maximum sur ce que ça implique de se lancer en franchise. Il y a d'énormes avantages, mais il y a aussi des contraintes. On ne fait pas toujours ce que l'on veut en franchise, contrairement à un indépendant pur qui n'a pas une enseigne au-dessus de sa tête. La première étape, c'est de prendre le temps de chercher de l'info de cet écosystème de la franchise qui est particulier, mais où on a un maximum d'informations. Et une fois que ce temps-là, il est fait, ciblez. des domaines d'activité, avec des plus, des moins, comme tout un chacun ferait dans sa vie quand on cherche un projet finalement. C'est assez terre-à-terre finalement ce questionnement. Et après de se dire, quel secteur d'activité ? Est-ce qu'il y a un, deux, trois secteurs d'activité ? D'aller faire du terrain, d'aller voir un magasin, d'aller voir, se sentir, est-ce que c'est un univers qui nous plaît ? Est-ce que c'est un contact client qui nous plaît ? Vraiment d'être dans de l'opérationnel, parce qu'en l'occurrence chez Yves Rocher, on est sur un métier très terrain. très opérationnel, et ça, il faut que ça plaise. On n'est pas sur des profils d'investisseurs, on va être vraiment sur des commerçants exploitants. Donc, chaque, finalement, franchiseur va avoir finalement ses propres fonctionnements. Donc ça, il faut que ça colle vraiment aux candidats. Et se renseigner après sur l'histoire de la marque, sur est-ce qu'on va accrocher ou pas. On parlait de match tout à l'heure, mais franchement, c'est vraiment ça. C'est de se dire qu'après, au quotidien, le but, c'est d'y prendre un maximum de plaisir avec son équipe, ses clientes. Donc, cette phase vraiment de recherche, elle est importante. Et après, de prendre contact avec le franchiseur. Après, un projet, ça se mûrit. Il y en a qui vont très vite. Il y en a qui prennent plus de temps. Et le but, et après, tout notre savoir-faire et notre rôle à nous, c'est d'accompagner chacun avec le tempo qu'il a envie d'y mettre. Il y en a qui vont aller vite, qui seront en capacité d'aller vite. Pas de souci. Il y en a d'autres qui auront besoin de plus de temps. Eh bien, c'est très bien aussi. Le but, c'est vraiment de co-construire sans se tromper.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y en a qui font des enquêtes métiers, par exemple auprès de responsables de magasins, pour se rendre compte un petit peu de ressentis, comment ça se passe au quotidien ?
- Speaker #2
De plus en plus. Justement, à l'ère des réseaux, à l'ère de l'information plus facile, combien de candidats nous disent « Ah bah, je me suis permise d'aller voir un magasin, votre partenaire, je me suis permise de la contacter sur LinkedIn » . Et tant mieux, rien de tel que la réalité du quotidien d'un partenaire pour donner envie. ou se dire à un candidat, finalement, ce n'est pas ce que je recherchais aussi.
- Speaker #0
J'allais rebondir, effectivement, nous se comprenons dans notre process de sélection globale, c'est vraiment que les deux parties se disent les choses de manière la plus transparente. Les candidats qui veulent se lancer sur un projet de franchise sont en général très bien informés, effectivement, ce qu'ils ont fait, tout ce que Mel vient de citer. Ils arrivent déjà avec une image assez claire de ce vers quoi ils veulent aller et leur objectif. Tout comme le nôtre, du coup, c'est encore une fois d'aboutir à ce bon match. Et donc, pour y arriver, c'est un peu facile de dire ça, mais c'est cette communication transparente à chacune des étapes. Nous, voilà ce qu'on vous propose et voilà comment ça va se passer demain. Vous, en tant que candidat à la franchise, quelles sont vos attentes ? Comment vous voyez le projet ? Dans quoi vous allez vous réaliser ? Pour que personne ne se trompe. Et cette démarche, elle est hyper intéressante, je veux dire, nous, au quotidien, pour... baigné finalement dans ce type de communication avec les candidats, c'est extrêmement agréable finalement de se dire que c'est un process de sélection, certes tout le monde n'est pas forcément fait pour entreprendre en franchise et dans les gens qui sont faits pour entreprendre en franchise, qui ont ce profil-là c'est quel projet de franchise me correspond quel franchiseur me correspond quel quotidien va me convenir le but n'est certainement pas pour un franchisé d'investir puisqu'à un moment, on parle quand même d'acheter un fonds de commerce et de mettre de l'argent sur la table, d'aller chercher un emprunt bancaire. Donc, il y a une incidence financière. Le but n'est pas de se tromper et de se dire, deux ans après, bon, ce n'était pas exactement ça que je voulais faire. Oui,
- Speaker #1
c'est vraiment être sûr de son projet.
- Speaker #0
Et pour le franchiseur, aucun intérêt non plus. On n'a pas l'objectif, c'est d'avancer sur du long terme et de se dire que le partenariat, en plus au début, il y a toujours une phase d'intégration, d'apprentissage. Donc, plus il dure dans les meilleures conditions possibles pour les deux parties et... et plus il est intéressant pour tout le monde. Donc tout le monde a cet intérêt de vraiment prendre ce temps d'information, de transparence, de se poser les bonnes questions, de se dire les choses, de s'arrêter. Si on sent les uns et les autres qu'on ne s'embarque pas sur le bon chemin, et auquel cas c'est bon pour tout le monde.
- Speaker #1
C'est vraiment une relation. Pour rebondir sur la notion de relation,
- Speaker #2
juste pour peut-être conclure sur cette partie-là, par exemple, la durée moyenne de vie d'un contrat chez Urojet, un partenariat, c'est 18-19 ans.
- Speaker #1
Ah oui. Donc en fait, on s'inscrit vraiment dans quelque chose de long. Oui, c'est de l'engagement. C'est ça,
- Speaker #2
exactement.
- Speaker #1
D'accord. Ah oui, c'est... Ok. Oui. On se marie pour longtemps. Oui, on se marie. Mais c'est déjà très bien. Est-ce que vous avez des exemples de profits qui ont un déclic particulier ? Un parcours ? Peut-être que c'est une visite en magasin ? Un chiffre clé ? Qu'est-ce qui arrive à les convaincre au final ?
- Speaker #2
Alors, il y a autant de candidats qu'il y a de projets, qu'il y a de déclics particuliers. Et qui est-ce qui vous a marqué ? À un moment donné, c'est surtout, alors ce qu'on peut nous réaliser avec Stéphanie, ça va être surtout aussi un déclic de vie. On est sur un public relativement féminin, même si on a des messieurs aussi en tant que partenaires. Et il y a un moment donné où il y a une bascule qui se fait, en se disant, là maintenant, en plus on parle du business de meuf, il est temps de penser à moi, entreprendre pour moi. j'ai élevé mes enfants ou je me suis occupée de ma famille ou j'ai fait un autre projet perso, peu importe. Et maintenant, ok, j'ai acquis plein de compétences. Je me suis donnée à fond pour d'autres employeurs, d'autres marques. J'ai appris plein de choses. Maintenant, j'ai envie de mettre tout ça à profit pour moi. Le déclic, il est très souvent là, en fait. Et après, en effet, c'est un jeu de rencontre. C'est un jeu de je pensais à vous, mais je ne savais pas que vous étiez sur cette ville. Et j'ai vu l'annonce. Bim ! Et j'ai candidaté, ça me fait penser à une candidate qu'on a vue cette semaine.
- Speaker #0
Oui, moi je n'ai jamais la même entête.
- Speaker #2
Et voilà, c'est un combo de... À un moment donné, les planètes s'alignent. Nous, on a souvent l'habitude de dire ça avec Stéphanie. Et c'est de se dire, hop, elle tombe sur l'annonce, elle n'avait pas forcément pensé ça. On en discute, ça réoriente son projet, et bim, c'est lancé. C'est souvent comme ça que ça se passe.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est souvent, il y a un moment, un déclic, c'est un déclic de vie en fait.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
exactement.
- Speaker #0
Oui, on mêle pour le coup quand même beaucoup le pro et le perso quand on parle franchise, parce que nos partenaires engagent finalement, c'est un projet de vie au global. Elles nous parlent effectivement souvent de ce déclic perso ou pro. Mais on comprend aussi très vite quelle est la personne qu'on a derrière nous, qui va pouvoir demain entreprendre à nos côtés. Et donc du coup, ça nous permet aussi d'être plus sereins pour construire les projets, de se dire qu'effectivement, ça fait sens parce que ça ne vient pas de nulle part. parce que ça s'est construit parfois sur du très long terme. On a aussi des beaux exemples comme ça, où le sujet de « je souhaite entreprendre » arrive très tôt finalement dans le parcours ou dans le projet de la personne, mais se construit au fil de l'eau, au gré des expériences perso et pro. Et c'est au moment où la personne se sent enfin alignée avec le projet, où ça va à la fois matcher professionnellement, parce que c'est bon, elle se sent suffisamment solide, et personnellement, parce que ça peut prendre place dans les bonnes conditions à ce moment-là. que la rencontre peut se faire et c'est souvent quand la personne a aussi la transparence avec elle-même de se dire c'est bon pour moi maintenant que ça fonctionne. On a le rôle aussi je pense d'être le garde-fou de est-ce que c'est vraiment le bon moment ou pas, mais on le sent très vite quand c'est aligné à ce niveau-là.
- Speaker #1
Et comment vous sentez qu'il y a un peu des freins psychologiques, les gens, les personnes qui souhaitent candidater, elles ont du mal à passer à l'étape suivante ? Comment vous les accompagnez sur ce point-là ?
- Speaker #0
Je dirais qu'on a tendance à pas trop forcer. Il y a des moments, je dirais, où c'est fluide, où ça fait sens et c'est parfait. Quand on sent qu'effectivement, l'engrenage a du mal à... Là, du coup, on se dit que soit il y a un sujet de timing, soit il y a un sujet que le candidat n'a pas voulu nous dire et c'est OK. Mais on sent qu'il peut y avoir quelque chose à ce moment-là qui nous fait dire qu'il ne faut pas forcer. Et en général, notre intuition est relativement bonne. C'est-à-dire que c'est le candidat de lui-même qui nous dit, finalement, j'ai pris le temps de la réflexion et non, ce n'est pas le moment. Ou là, du coup, il se passe ça dans ma vie et donc on se retrouvera peut-être après. Donc, on a tendance à ne pas forcer. Là où on peut avoir un petit peu plus notre rôle à jouer et plutôt de la pédagogie à amener, c'est quand les freins sont sur la dimension entrepreneuriale. Ça peut faire peur. En fait, c'est logique. quand on n'a pas déjà été à son compte ou quand c'est sa première expérience entrepreneuriale et quand la personne a compris aussi tout ce que ça peut impliquer de différent dans sa vie, c'est logique de se poser ces questions-là et de se dire bon c'est un gros changement pour moi est-ce que vraiment j'y vais maintenant il y en a qui ont vraiment besoin d'un temps de réflexion plus long et de capitaliser sur chacune des étapes qu'on propose dans le process, ça c'est ok et là on est là effectivement pour accompagner quand on sent qu'on peut avoir une plus-value et que c'est Finalement, juste ce besoin d'assurance, de compréhension, de prendre son temps, on joue notre rôle. Quand on sent que c'est autre chose qui se joue à côté, on laisse effectivement les choses se finaliser du côté du candidat si vraiment ce n'est pas le bon moment. Ou bien nous, on initie parfois cette fin de process ou cette pause dans le process, c'est parfois uniquement ça, en se disant que probablement c'est la meilleure des choses à faire et en général le candidat est en phase.
- Speaker #1
Est-ce que c'est déjà arrivé qu'il y ait eu une pause et une reprise après ?
- Speaker #2
Exactement, nous avons encore eu un exemple cette semaine. Non, c'est vraiment, pour le coup, on est avec des humains, donc la vie n'est pas linéaire, il peut se passer mille choses. Le but, c'est de garder le contact et la transparence. C'est ça qui va faire toute la richesse du partenariat par la suite et qui va faire le lien de confiance avec le candidat. Un candidat, il peut avoir envie d'avancer à un moment donné, il va se passer autre chose qui va faire qu'il va s'arrêter. Les parcours, ils sont tous différents les uns des autres. BIP Et tant qu'il y a ce lien avec le franchiseur, nous, il n'y a pas de sujet. On ne forcera jamais, comme disait Stéphanie, la main, parce que le but, c'est que le projet, après, il aboutisse et que ça dure le plus longtemps possible. Donc, il faut que ces premiers échanges se passent bien et que ce lien de confiance, il soit privilégié, précieux, vraiment choufouté, en fait. Donc, un candidat peut très bien nous dire, à un moment donné, je fais une pause, je reprends une activité, je fais autre chose, parce que j'ai besoin, par exemple, de reprendre une activité. Tout simplement, d'un point de vue très concret, j'ai besoin de... d'un salaire. Je ne peux pas me permettre aujourd'hui de me lancer dans un projet sans salaire parce que je n'ai pas de poste. Par exemple, pas de sujet. Enfin, je veux dire, tout s'entend, ok ? Et il peut revenir vers nous X mois après. Et notre rôle à nous, à ce moment-là, c'est de reprendre les bases, c'est de refaire le point, c'est de savoir où on est le candidat, pour quelles raisons en effet il a estimé avoir besoin de ce temps-là aussi. Ça, c'est hyper important pour nous de le comprendre, pour savoir si... On est encore en entre-deux, ou si là, il a vraiment envie de se lancer. Des exemples comme ça, on en a plein, en fait. Et c'est ce qui fait la richesse aussi du métier, ou des candidats pour qui on a un super feeling, ça se passe super bien, mais on n'a pas de projet. Et bim, un an après, on a un projet. Voilà, il y a plein de cas de figure, en fait.
- Speaker #1
Oui, il n'y a pas forcément un timing qui dit qu'on va commencer comme ça, on va finir comme ça. Ça peut être assez rapide.
- Speaker #2
Ça peut prendre six mois, comme ça peut prendre deux ans.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Oui. OK. Il n'y a pas de solution linéaire qui existe toute faite.
- Speaker #2
Ce serait magique.
- Speaker #1
On va faire un petit point sur l'aspect un peu financier. Quelles sont les solutions de financement qui sont possibles pour financer son projet de création de franchise ? Quand on a un candidat qui va se lancer dans le rachat d'un fonds de commerce,
- Speaker #0
je disais tout à l'heure qu'on va vraiment sécuriser l'opération, donc un, sur la partie rentabilité du projet à venir, mais on va vraiment sécuriser aussi le montage financier du candidat. L'objectif, dès les premiers échanges, c'est de se donner de la visibilité sur est-ce que financièrement, on va pouvoir aller au bout de ce projet, si tout s'aligne comme on le disait juste avant. Est-ce que demain, financièrement, vous êtes en capacité d'aller au bout de ce rachat ? Déjà, on en sécurise nous une partie en leur demandant de prévoir de leur côté un apport personnel initial. En franchise, ça va représenter à peu près 30% du montant global de l'achat du fonds de commerce. Pourquoi 30% ? Parce que pour le coup, le reste, il va falloir aller chercher le financement et aller chercher un financement aujourd'hui. Alors, on a connu des contextes assez différents. Aujourd'hui, on est plutôt dans un contexte bancaire où... Les prêts s'obtiennent avec des projets solides, ça il n'y a pas de sujet, mais il faut bénéficier d'un apport personnel qui sécurise le financement global. Donc 30%, c'est à peu près ce que la banque va demander, c'est pour ça que nous on vérifie cette donnée d'entrée de jeu avec un candidat. Donc pour le reste, le financement va être globalement un financement bancaire. Les banques vont avoir aussi tout un tas de process de décision, mais donc effectivement, plus le candidat arrive avec un projet solide, bien ficelé, bien réfléchi, Nous, on les accompagne énormément là-dessus, parce que l'objectif, c'est que quand ils arrivent en banque, ils arrivent avec toutes les informations, avec quelque chose qui tient bien la route. S'il y a besoin, on n'a aucun problème à se mettre en relation avec leurs contacts bancaires pour les accompagner dans cette finalisation de projet, parce que c'est vrai que c'est toujours des moments où nos candidats ont affaire à des interlocuteurs externes. Parfois, ils sollicitent plusieurs banques, elles n'ont pas tous les mêmes process de décision. Elles n'attendent pas tous les mêmes éléments de la part du franchiseur. Donc, on fait en sorte d'être en tout cas le plus disponible aussi pour ces sujets-là. Donc, le financement est principalement bancaire, mais on a aussi beaucoup de candidats et de candidates. Et là, je vais volontairement parler aux féminins parce qu'on a beaucoup de candidates qui arrivent à trouver aussi des financements plutôt régionaux parce qu'il existe pas mal d'instances ou de good assets qui accompagnent les entrepreneurs aux féminins. Et donc, c'est vrai que nos candidats arrivent parfois à avoir une part de leur financement un prêt à tout zéro via des organismes indépendants. C'est également le cas quand on a des jeunes entrepreneurs. C'est pas forcément la majorité des candidats qu'on accompagne, mais on en a et c'est une vraie fierté aussi d'avoir des jeunes qui ont cette âme d'entrepreneurs, qui ont envie de se lancer très rapidement, qui font en sorte en tout cas de pouvoir le faire. Ces profils arrivent aussi à avoir des accompagnements financiers qui leur sont propres. On arrive aussi à les faire avancer sur une partie de prêt à tout zéro grâce à ces aides-là.
- Speaker #1
Très bien. Du coup, vous aidez les candidats à créer des business plans solides, à aller voir les banques, vous les accompagnez pour qu'ils puissent avoir tous les éléments pour qu'ils soient solides devant.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, on parle banque avec nos candidats. dès le début. On ne veut pas faire du sujet financier évidemment le sujet principal, mais en tout cas, on a la transparence de leur dire dès le début voilà ce qui vous attend sur la partie bancaire, voilà ce qu'il va falloir que vous leur présentiez, voilà ce qu'il va falloir construire et les demandes spécifiques, en tout cas, on a aussi le retour d'expérience de tous les candidats qu'on a pu accompagner. On s'adapte en fonction des contextes, en fonction des régions, des palinaires. Tout n'est pas linéaire partout, dans tous les réseaux de banques également. Donc, on essaye aussi de se tenir le plus informé possible, de rester en contact avec les pôles franchistes de chaque banque, de pouvoir vraiment être un soutien sur ces sujets-là et de leur dire très rapidement, il faut que vous soyez en capacité d'apporter ça, de présenter ça pour que votre dossier passe tout simplement. Et après, notre coup de pouce, il est de se mettre en relation avec les banques ou en tout cas les décisionnaires. des dossiers de nos candidats pour pouvoir leur dire de quoi vous avez besoin, est-ce qu'il y a des sujets sur Yves Rocher sur lesquels vous avez besoin qu'on vous renseigne, que vous compreniez peut-être un petit peu mieux notre business model, que vous compreniez pourquoi le dossier que vous êtes en train de défendre, il est sûr en fait. Donc nous,
- Speaker #1
on est là aussi pour donner parfois ce petit coup de pouce final au niveau de la banque quand c'est nécessaire. D'accord. Et quel chiffre d'affaires moyens on peut espérer finalement avec une franchise, avec un magasin ? dans la globalité.
- Speaker #2
Alors on a un réseau de magasins variés avec différents emplacements, centres, vicences, entrecôtes. Donc c'est vraiment un chiffre d'affaires moyen pour le coup. On va être autour des 800, 900 000 euros à peu près. Maintenant on a des magasins qui font beaucoup plus. On a des magasins de proximité qui font moins aussi. L'objectif, on en revient toujours au même, c'est que... Un chiffre d'affaires ça reste un chiffre d'affaires, c'est pas une notion de rentabilité. Mais on va vraiment adapter pour le coup aussi le profil au projet. C'est tout l'enjeu. Tout le monde n'est pas capable de tenir un magasin qui fait 3 millions d'euros. Tout le monde n'est pas capable non plus de tenir un magasin qui fait 400 000 euros. Parce que ce n'est pas le même quotidien. Ce n'est pas le même management. Il y en a qui vont avoir besoin de gérer des grosses équipes, des gros volumes. D'autres qui, au contraire, vont rechercher plutôt de la proximité, du cocooning. Donc voilà, on reste sur des moyennes. Mais le but pour nous et tout l'enjeu, c'est de trouver le bon projet pour la bonne personne.
- Speaker #1
D'accord. Comment justement, pour ces magasins ? performe, qu'il puisse avoir généré des chiffres d'affaires. Comment vous faites pour décider de ce que vous allez mettre en termes d'innovation ? Qu'est-ce que vous mettez à disposition de tous vos réseaux de franchisés niveau matériel, technologie, pratique, esthétique, tout ça ?
- Speaker #2
C'est vrai que c'est un vrai enjeu et c'est une vraie attente pour le coup aussi de partenaires, parce que c'est aussi pour ça qu'elle vient de chercher. un franchiseur. Et puis la rue du commerce est challengeante. Donc on se doit d'aller regarder un petit peu aussi ce que font nos concurrents et de s'adapter. Alors l'innovation, elle va être sur deux volets chez Yves Rocher puisqu'on a la partie en effet magasin qui représente 80% du chiffre d'affaires, la vente de produits. Et la partie institut qui va représenter 20% du chiffre d'affaires. Ça c'est important aussi d'avoir ce delta parce que souvent les candidats parfois inversent leur ratio, pensent qu'on fait plus d'instituts ou d'autres pas du tout. Donc c'est bien d'avoir aussi en tête qu'on reste un magasin de... commerce de proximité. Ça, c'est important. Et de ce fait, qui dit magasin de commerce de proximité dit expérientiel client. On va vraiment être au cœur de ça. C'est vraiment la force de la marque Yves Rocher et on met à disposition des outils à nos partenaires, que ce soit sur des outils technologiques type iPad, pour faire des diagnostics de peau, pour faire des diagnostics capillaires. qui permettent après de faire s'envoler en général les paniers moyens. Ça, c'est plutôt sympa. On met à disposition aussi du matériel expérientiel avec des guéridons, des tables, pour vraiment créer un lieu privilégié au sein du magasin pour que les équipes de vente déploient tout leur savoir-faire, de la cosmétique végétale, sachent faire du conseil client personnalisé, encore une fois, pour faire performer aussi les résultats du magasin parce qu'une cliente qui va se sentir écoutée, de façon personnalisée, accueillie, nécessairement, elle aura envie d'avoir accès à plus de produits. Et de ce fait, les indices de vente vont s'envoler et le chiffre d'affaires aussi. Donc, le but, vraiment, c'est toujours de faire de l'expérience chez le client pour faire vivre un moment privilégié à la cliente, certes, mais aussi pour aller chercher de la performance. L'un ne va pas sans l'autre. Et sur la partie institut, l'objectif, alors Yves Rocher est un généraliste sur l'institut. On va mettre à disposition de nos partenaires certains outils qu'elles ne prennent pas. Après, c'est leur libre choix. Mais le but, en effet, c'est de proposer une carte de soins variée qui correspond aussi aux attentes des clientes d'aujourd'hui. Donc, on a un partenariat, par exemple, avec le LPG, que ce soit sur la partie minceur, mais aussi sur la partie lifting au niveau du visage. On a également de l'épilation au fil, de l'épilation au sucre. On a d'autres outils. Par exemple, on a implanté cette année... sur les magasins qui le souhaitaient, un outil qui s'appelle le Riviera TAN, qui permet en fait d'avoir de la diffusion très naturelle, pour avoir une peau un petit peu plus colorée. L'objectif, c'est de proposer ces innovations à nos partenaires pour que justement, elles se sentent fortes aussi, par rapport à la rue du commerce, par rapport aux instituts indépendants, qui parfois vont un petit peu plus vite sur la technologie, mais qui sont beaucoup plus petits en termes de rayonnement que peut proposer aussi la marque Yves Rocher. Et l'innovation, elle passe aussi par la gestion de nos mailings clients, avec vraiment des mailings qui sont de plus en plus personnalisés, de plus en plus poussés, encore une fois, pour être vecteur de trafic en magasin et de performance commerciale par la suite.
- Speaker #1
On va arriver à la conclusion. Voilà, merci beaucoup. Avant de terminer, est-ce que vous auriez peut-être chacune une recommandation, un conseil à donner à quelqu'un qui souhaiterait se lancer dans la franchise ?
- Speaker #0
Je dirais que le conseil qu'on donne régulièrement, je ne vais pas reparafraser ce qu'a dit Maëlle tout à l'heure, mais cette phase en tout cas d'introspection et d'information du côté du candidat, pour moi elle est essentielle. elle est essentielle pour que... la trajectoire après soit la plus linéaire possible et que le choix se fasse en connaissance de cause, sans se tromper. Donc ça, c'est important. Le choix du franchiseur, réellement, est important. Nous, on s'attache aussi beaucoup à choisir des franchisés dont on estime, en tout cas, évidemment, qu'ils ont les compétences, mais qu'on pense, demain, qu'ils s'épanouiront au sein de notre réseau. Donc le candidat doit aussi faire ce travail de son côté. Et prendre ce temps, capitaliser sur ce temps qui est un temps hyper précieux, gagné pour la suite. J'en suis persuadée.
- Speaker #2
Pour compléter et rebondir, je dirais qu'au-delà de la phase introspective et d'information, alors là, je vais parler pour la marque Yves Rocher, c'est nous faire confiance. C'est faire confiance à son franchiseur. Une fois qu'on a envie de se lancer avec un franchiseur. Alors, je crois qu'on adore notre métier, Stéphanie. Faire confiance aux partenaires, Enfin... Voilà, au partenariat. Faire confiance aux personnes qui accompagnent. On a l'habitude de voir beaucoup de personnes. On a accompagné plein de porteurs de projets. Et le but, c'est d'animer énormément de bienveillance, beaucoup d'accompagnement, beaucoup de lucidité et d'objectivité aussi. Et quand on peut dire à un candidat « Ce magasin, il n'est pas fait pour vous. Par contre, celui-ci, oui. Suivez-nous. »
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Parce qu'on a cette expertise. Et le but, encore une fois, c'est que ce soit une réussite et que ce soit gagnant-gagnant. Donc, j'ai envie de dire, voilà, faites-nous confiance.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci beaucoup Maëlle. Merci beaucoup Stéphanie.
- Speaker #0
Merci Astrid.
- Speaker #1
Merci beaucoup de nous avoir écouté, nous avoir regardé. Vous allez avoir toutes les informations sur le compte de Business de Meuf et dans la description du podcast. N'hésitez pas à nous laisser votre avis et à aller regarder ce qui se passe chez Yves Rocher. C'est très intéressant. Je vous dis à bientôt. Ciao les meufs.