Quelle(s) science(s) sur Arrakis ? - Dune Festival #7 cover
Quelle(s) science(s) sur Arrakis ? - Dune Festival #7 cover
C'est plus que de la SF

Quelle(s) science(s) sur Arrakis ? - Dune Festival #7

Quelle(s) science(s) sur Arrakis ? - Dune Festival #7

1h22 |10/10/2021
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1h22 |10/10/2021
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Description

Des scientifiques imaginent à quoi pourrait ressembler leur discipline sur la planète de Frank Herbert en construisant une analyse scientifique et culturelle de son œuvre. Embarquez pour l’exploration indisciplinée d'une planète-univers.


Extrait de l'article de Roland Lehoucq : Caladan à Arrakis  


Quelle est l’orbite d’Arrakis ? Une planète propice à la vie est située dans la zone dite « d’habitabilité » de son étoile. La vie telle que nous la connaissons reposant sur l’existence d’eau liquide, c’est sa présence à la surface de la planète qui fixe son habitabilité. Pour cela, il faut d’abord que la planète soit à la « bonne » distance de son étoile de sorte que le flux lumineux qu’elle en reçoit soit « raisonnable ». Si ce flux est trop important, la température de surface est trop élevée et l’eau s’évapore définitivement; s’il est trop faible, la température de surface est trop basse et l’eau gèle.


Ensuite, la planète doit avoir une atmosphère suffisamment dense pour éviter une évaporation rapide. Enfin, l’extension de la zone d’habitabilité dépend de la composition de l’atmosphère : si elle est riche en dioxyde de carbone – un gaz à effet de serre –, cela permet de la placer plus loin de son étoile. Concernant Arrakis, sachant que son étoile est très brillante, 15 000 fois plus que le Soleil, pour recevoir le même flux lumineux que la Terre, Arrakis doit être 122 fois plus lointaine de Canopus que la Terre du Soleil. Mais il faut aussi tenir compte de trois autres facteurs : l’albédo, la composition atmosphérique et la température.



Les Intervenants :

Roland Lehoucq : Astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique de Saclay et président du festival de science-fiction des Utopiales. Il a dirigé l’ouvrage Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers et est l’auteur de l’article De Caladan à Arrakis.


Fabrice Chemla : Professeur de Chimie à Sorbonne Université, spécialiste de l’Épice. Il a également consacré des articles aux religions de Dune dans le livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.

Daniel Suchet : Professeur à Polytechnique, il a écrit des articles sur le mode de vie des Fremen et Une histoire de trilemme énergétique pour un chapitre du livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.


Modérateur : Marcus Dupont-Besnard. Journaliste science et science-fiction chez Numerama. 

Description

Des scientifiques imaginent à quoi pourrait ressembler leur discipline sur la planète de Frank Herbert en construisant une analyse scientifique et culturelle de son œuvre. Embarquez pour l’exploration indisciplinée d'une planète-univers.


Extrait de l'article de Roland Lehoucq : Caladan à Arrakis  


Quelle est l’orbite d’Arrakis ? Une planète propice à la vie est située dans la zone dite « d’habitabilité » de son étoile. La vie telle que nous la connaissons reposant sur l’existence d’eau liquide, c’est sa présence à la surface de la planète qui fixe son habitabilité. Pour cela, il faut d’abord que la planète soit à la « bonne » distance de son étoile de sorte que le flux lumineux qu’elle en reçoit soit « raisonnable ». Si ce flux est trop important, la température de surface est trop élevée et l’eau s’évapore définitivement; s’il est trop faible, la température de surface est trop basse et l’eau gèle.


Ensuite, la planète doit avoir une atmosphère suffisamment dense pour éviter une évaporation rapide. Enfin, l’extension de la zone d’habitabilité dépend de la composition de l’atmosphère : si elle est riche en dioxyde de carbone – un gaz à effet de serre –, cela permet de la placer plus loin de son étoile. Concernant Arrakis, sachant que son étoile est très brillante, 15 000 fois plus que le Soleil, pour recevoir le même flux lumineux que la Terre, Arrakis doit être 122 fois plus lointaine de Canopus que la Terre du Soleil. Mais il faut aussi tenir compte de trois autres facteurs : l’albédo, la composition atmosphérique et la température.



Les Intervenants :

Roland Lehoucq : Astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique de Saclay et président du festival de science-fiction des Utopiales. Il a dirigé l’ouvrage Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers et est l’auteur de l’article De Caladan à Arrakis.


Fabrice Chemla : Professeur de Chimie à Sorbonne Université, spécialiste de l’Épice. Il a également consacré des articles aux religions de Dune dans le livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.

Daniel Suchet : Professeur à Polytechnique, il a écrit des articles sur le mode de vie des Fremen et Une histoire de trilemme énergétique pour un chapitre du livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.


Modérateur : Marcus Dupont-Besnard. Journaliste science et science-fiction chez Numerama. 

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Des scientifiques imaginent à quoi pourrait ressembler leur discipline sur la planète de Frank Herbert en construisant une analyse scientifique et culturelle de son œuvre. Embarquez pour l’exploration indisciplinée d'une planète-univers.


Extrait de l'article de Roland Lehoucq : Caladan à Arrakis  


Quelle est l’orbite d’Arrakis ? Une planète propice à la vie est située dans la zone dite « d’habitabilité » de son étoile. La vie telle que nous la connaissons reposant sur l’existence d’eau liquide, c’est sa présence à la surface de la planète qui fixe son habitabilité. Pour cela, il faut d’abord que la planète soit à la « bonne » distance de son étoile de sorte que le flux lumineux qu’elle en reçoit soit « raisonnable ». Si ce flux est trop important, la température de surface est trop élevée et l’eau s’évapore définitivement; s’il est trop faible, la température de surface est trop basse et l’eau gèle.


Ensuite, la planète doit avoir une atmosphère suffisamment dense pour éviter une évaporation rapide. Enfin, l’extension de la zone d’habitabilité dépend de la composition de l’atmosphère : si elle est riche en dioxyde de carbone – un gaz à effet de serre –, cela permet de la placer plus loin de son étoile. Concernant Arrakis, sachant que son étoile est très brillante, 15 000 fois plus que le Soleil, pour recevoir le même flux lumineux que la Terre, Arrakis doit être 122 fois plus lointaine de Canopus que la Terre du Soleil. Mais il faut aussi tenir compte de trois autres facteurs : l’albédo, la composition atmosphérique et la température.



Les Intervenants :

Roland Lehoucq : Astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique de Saclay et président du festival de science-fiction des Utopiales. Il a dirigé l’ouvrage Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers et est l’auteur de l’article De Caladan à Arrakis.


Fabrice Chemla : Professeur de Chimie à Sorbonne Université, spécialiste de l’Épice. Il a également consacré des articles aux religions de Dune dans le livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.

Daniel Suchet : Professeur à Polytechnique, il a écrit des articles sur le mode de vie des Fremen et Une histoire de trilemme énergétique pour un chapitre du livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.


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Des scientifiques imaginent à quoi pourrait ressembler leur discipline sur la planète de Frank Herbert en construisant une analyse scientifique et culturelle de son œuvre. Embarquez pour l’exploration indisciplinée d'une planète-univers.


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Quelle est l’orbite d’Arrakis ? Une planète propice à la vie est située dans la zone dite « d’habitabilité » de son étoile. La vie telle que nous la connaissons reposant sur l’existence d’eau liquide, c’est sa présence à la surface de la planète qui fixe son habitabilité. Pour cela, il faut d’abord que la planète soit à la « bonne » distance de son étoile de sorte que le flux lumineux qu’elle en reçoit soit « raisonnable ». Si ce flux est trop important, la température de surface est trop élevée et l’eau s’évapore définitivement; s’il est trop faible, la température de surface est trop basse et l’eau gèle.


Ensuite, la planète doit avoir une atmosphère suffisamment dense pour éviter une évaporation rapide. Enfin, l’extension de la zone d’habitabilité dépend de la composition de l’atmosphère : si elle est riche en dioxyde de carbone – un gaz à effet de serre –, cela permet de la placer plus loin de son étoile. Concernant Arrakis, sachant que son étoile est très brillante, 15 000 fois plus que le Soleil, pour recevoir le même flux lumineux que la Terre, Arrakis doit être 122 fois plus lointaine de Canopus que la Terre du Soleil. Mais il faut aussi tenir compte de trois autres facteurs : l’albédo, la composition atmosphérique et la température.



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Roland Lehoucq : Astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique de Saclay et président du festival de science-fiction des Utopiales. Il a dirigé l’ouvrage Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers et est l’auteur de l’article De Caladan à Arrakis.


Fabrice Chemla : Professeur de Chimie à Sorbonne Université, spécialiste de l’Épice. Il a également consacré des articles aux religions de Dune dans le livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.

Daniel Suchet : Professeur à Polytechnique, il a écrit des articles sur le mode de vie des Fremen et Une histoire de trilemme énergétique pour un chapitre du livre Dune, Exploration scientifique et culturelle d'une planète-univers.


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