Speaker #0Alors, c'est quoi son prénom ? Dis-moi tout, je veux tout savoir ! Amori. Amori, c'est un prénom médiéval. C'est la forme française d'Amalric, qui associe deux racines. Amal, qui évoque le travail, l'acharnement, le zèle, et rex, qui signifie gouvernant ou roi. Amori, c'est donc un roi-travailleur, un chef zélé. Un prénom qui associe l'idée d'effort à celle d'autorité. Historiquement d'ailleurs, c'est un prénom qu'on associe beaucoup à la noblesse et à la chevalerie. Il fut notamment porté à l'époque des croisades par Amori Ier, roi de Jérusalem, et Amori II, roi de Chypre. Amori n'a jamais été un prénom très donné. A son pic de popularité, il était donné 775 fois, en 2010. En 2025, c'était 340 garçons qui se voyaient nommés Amori. C'est donc un prénom qu'on peut qualifier de classique sans pour autant être parmi les plus répandus. On fête les Amori le 15 janvier. à la Sainte Mort, en mémoire d'un moine bénédictin du VIe siècle. Du côté des personnalités, on pense notamment à Amory Vassili, ténor français reconnu à l'international, ou même Amory Guichon, pâtissier dont les créations sont suivies dans le monde entier. Si vous aimez le prénom Amory, peut-être aimerez-vous Alphonse, Augustin ou Virgile. Je vous laisse écouter l'histoire du prénom Amory, je vous souhaite une belle écoute et je vous dis à demain. N'oubliez pas de vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait, et de laisser 5 étoiles sur Apple Podcasts ou sur Spotify pour m'aider à le faire grandir.
Speaker #1Bonjour à toutes et à tous, je vais vous raconter l'histoire du choix du prénom de notre fils Amaury qui est fils unique. Amaury était un prénom pas du tout un premier choix, que ce soit pour moi ou pour mon mari. C'est vrai que je n'avais jamais réfléchi à un prénom de garçon pour un futur enfant. Comme je pense beaucoup de petites filles, à l'école primaire avec mes copines on... On réfléchissait au prénom qu'on donnerait à notre ou à nos futures filles, mais jamais à nos petits garçons. Je n'avais donc aucune idée, et mon mari non plus. Nous avons commencé à y réfléchir sérieusement quand on a su que c'était un petit garçon. Pour autant, j'étais persuadée que j'attendais à un petit garçon. Et c'est vrai que ce bébé avait déjà un prénom avant même qu'on y réfléchisse de façon sérieuse. J'étais tombée sur le prénom Apollinaire et je trouvais ça très joli. Beaucoup trop long évidemment. Et je n'envisageais pas une seconde que ce soit un prénom qu'on puisse donner à notre fils. Mais je trouvais ça très joli. Et c'est vrai que ce bébé, avant qu'on sache que ce soit un garçon, j'en parlais, je disais Apollinaire quand je parlais à mon mari ou à ma famille. Et à la toute première écho, l'écho précoce faite par la sage-femme, on l'a vu de profil et il avait un nez... très droit et j'ai dit j'espère que c'est un petit garçon parce que sinon ça va être un petit peu difficile à vivre et j'ai dit c'est César, César Apollinaire et c'est vrai qu'à partir de là et toute la grossesse on a appelé le bébé César Apollinaire alias CA dans les conversations familiales puis est arrivé l'écho où on a pu savoir que c'était un petit garçon et donc c'est à partir de ce moment là qu'on a réfléchi sérieusement au prénom qu'on voulait et Sans en avoir discuté, j'ai supposé qu'on avait des goûts à peu près similaires. Et effectivement, on voulait tous les deux un prénom plutôt classique. Et le seul critère de mon mari, c'était que ce soit un prénom qui soit connu, qui s'oppose finalement à un de mes critères principaux, puisque je voulais que ce soit un prénom hors top 10, top 15. Et malheureusement, c'est un critère qui élimine plein de très beaux prénoms, notamment Gabriel, que j'adore, et qui est top 1 depuis plusieurs années en France. Donc ça éliminait les Gabriel, les Auguste, Marceau, etc. Beaucoup de très jolis prénoms, mais je ne voulais pas qu'il en ait 3, 4, 5 dans sa classe. Ce sont des prénoms que j'ai vus quand on a visité les crèches au-dessus des portes mentaux. et je me suis dit qu'il existait tellement de prénoms. qu'on finirait bien par trouver un prénom qui soit à la fois joli et pas trop fréquent. Donc c'était vraiment le premier critère. Et le deuxième critère qui rendait les choses pas faciles du tout, c'était un prénom pour lequel on ne pouvait pas trouver facilement un diminutif. Ou en tout cas pas de diminutif évident. Et j'avais en tête mon cousin Alexandre qui s'appelle pour tous, les amis comme la famille, Alex, depuis qu'il est tout petit. Et je trouve ça très dommage parce que le prénom Alexandre est magnifique et sa maman ne l'a pas appelé Alex. donc c'est vrai que Bien que souvent il y ait des surnoms qui arrivent un petit peu soit par l'histoire de vie, soit par des petits événements comme ça et on ne peut pas les en empêcher. Je ne voulais pas que ce soit quelque chose d'évident en tout cas. C'est la raison pour laquelle j'ai éliminé le prénom Gustave. Je ne voulais pas que mon fils s'appelle Gus ou Gugus alors que j'adore ce prénom. Fortes de ces critères, je les ai... Exposé à mon mari, c'est vrai qu'à partir de là, ça a été un petit peu difficile et j'ai eu beaucoup de veto. Je lui ai proposé Célestin, qu'on entend un petit peu plus mais qui reste vraiment pas trop fréquent. Et puis, je lui ai proposé Anatole avant d'apprendre qu'Anatole Latuile est un personnage bien connu des enfants dans les cours de récré et que ça pourrait être source de moquerie. Donc, c'est vrai qu'il a été éliminé. Et puis finalement je l'ai poussé un peu dans sa route franchement et je lui ai proposé des prénoms un peu plus rares. Mayol, Anselme, Merlin, que j'aime beaucoup. Et puis un prénom que j'ai découvert dans la rousse des prénoms, Sosten. Alors j'ai eu un vrai coup de cœur pour ce prénom. Évidemment complètement éliminé directement par mon mari puisqu'il ne voulait pas d'un prénom que personne ne connaît. Donc voilà, et puis ma sœur s'est vraiment en a parlé. Et à refuser que je l'appelle Sostène, elle m'a dit « Tu ne vas quand même pas appeler ton enfant soutien-gorge en espagnol » . Ce qui est drôle, c'est que depuis que j'ai connu ce prénom Sostène, je le vois un peu partout. C'est le prénom du personnage principal d'une pièce de théâtre très en vogue actuellement à Paris. Je l'ai vu également sur des pierres tombales. Donc c'est vrai que maintenant qu'il est rentré dans le champ des possibles, je le vois un petit peu partout. Mon mari, lui... Bien qu'il m'ait opposé beaucoup de vétos, il n'a pas été à force de propositions. Il m'a proposé Léandre, qui est très jolie, mais pour lequel je n'avais pas de coup de cœur. Et finalement, c'est dans un guide des prénoms rétro que j'ai trouvé dans la salle d'attente chez Massage Femme que je suis tombée sur le prénom Amaury. C'est un prénom que nous connaissions tous les deux, le papa et moi, et qui remplissait à peu près tous les critères. Nous avons annoncé le prénom... à la naissance, mais indirectement. Nous sommes très joueurs et nous avons fait une petite énigme. Nous avons joint à la photo un texte, comme un petit poème avec des rimes, et nous avons dit que le prénom se cachait devant leurs yeux. On avait mis un petit indice et il fallait prendre chaque lettre de chaque fin de phrase pour recomposer le prénom à Maury. Je pense que c'est un prénom qui ne fait pas l'unanimité. Je m'en doutais avant la naissance. Personne ne m'a dit qu'il n'aimait pas, mais je pense que ce n'est pas un prénom qui est très, très connu, dont les sonorités plaisent à tout le monde. La directrice de la crèche nous a demandé si c'était un prénom inventé. Mais finalement, ça me plaît que ce soit un prénom qui ne plaise pas forcément à tout le monde, que quand les gens l'entendent, me disent « Ah tiens ! » un peu surpris. J'espère en tout cas que c'est un prénom qui lui plaira. Et pour la petite histoire, deux jours après sa naissance, alors qu'on avait tant cherché un prénom qui n'est pas de diminutif ou de surnom évident, ma sœur l'a appelé Amorito, que je trouve très mignon et qui est resté.