Speaker #0Bonjour à tous, je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui dans un nouvel épisode du podcast L'Essence de la Vie. Dans l'épisode de cette semaine, j'ai envie qu'on parle d'un sujet qui, je pense, nous concerne tous, mais dont on parle assez peu en profondeur, la peur du regard des autres. Cette peur qui nous fait parfois nous retenir, nous adapter. jouer un rôle, cacher nos émotions ou encore nos opinions. Je vais vous partager mon expérience personnelle, ce que ça a provoqué chez moi, cette peur du jugement, dans ma tête mais aussi dans mon corps, et surtout comment comprendre ensemble ce que cette peur vient protéger et comment commencer à s'en libérer. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne, et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit. et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Je suis très contente de pouvoir vous retrouver aujourd'hui dans cet épisode. Cette semaine, j'avais envie de commencer par un épisode en vous posant une petite question. Est-ce que vous aussi, ça vous est déjà arrivé ? de ne pas oser être vous-même, que ce soit devant votre famille, devant vos collègues, devant des amis, devant des gens que vous ne connaissiez pas par exemple, de peur d'être jugé, de peur d'être critiqué, rejeté, désapprouvé. Et donc si c'est le cas, vous êtes au bon endroit. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai voulu vous proposer cet épisode aujourd'hui parce que je suis moi-même touchée par cette peur du regard des autres, d'être jugé par autrui. Et donc cette peur-là, je vais d'abord vous expliquer d'où elle vient il faut Pourquoi elle s'est créée plutôt ? Donc la peur du regard des autres, elle va protéger quoi ? Elle va protéger de la peur du rejet, de la peur de ne pas être assez, de la peur d'être exclue, de la peur d'être humiliée. Et bien souvent, ça vient de très loin, cette peur, d'un moment où on s'est senti jugé, où on s'est senti peut-être comparé, pas assez bien, moqué. Et notre système nerveux, lui, va enregistrer ça. Alors il va mettre en place une stratégie, comme il a l'habitude de faire. Donc par exemple, la suradaptation, le perfectionnisme, le masque social aussi qu'on peut porter à certains moments, l'hyper contrôle, l'effacement. Et le corps, lui, va suivre. Donc ça peut être une boule au ventre, une boule dans la gorge, le plexus solaire qui va se contracter, le centre de l'estime et du pouvoir personnel d'ailleurs. Ça peut être aussi la gorge nouée, l'expression qu'on va retenir, ou le cœur qui s'accélère dans les moments où on va ressentir cette peur. Et donc ça c'est le système nerveux qui va être en alerte sociale. C'est pas dans notre tête, c'est vraiment dans notre corps que ça va se jouer. Et c'est notre corps qui va essayer surtout d'éviter une ancienne douleur qu'il a vécue dans le passé. Mais le problème c'est que plus on a peur du regard des autres, plus on va s'éloigner de soi-même. Et on va devenir une sorte de version acceptable mais pas authentique. On va attirer des relations où on va jouer un certain rôle. Où on va attirer des situations où on n'est pas pleinement nous-mêmes. Et surtout ce qui se passe dans ces moments là c'est qu'on va... énormément s'auto-juger. Parce qu'en réalité, souvent le regard des autres il va faire moins mal que celui qu'on va se porter à soi-même. Et c'est d'ailleurs ce qui se passe chez moi et cette peur-là, elle est présente pour moi en tout cas depuis des années et je pense que d'ailleurs, cette peur du regard des autres, elle est présente pour chacun d'entre nous depuis toujours parce qu'enfant, on va dépendre totalement du regard de l'autre. pour survivre. Et le regard de nos parents, de nos figures d'attachement, ça va être notre sécurité. Et d'ailleurs, un enfant comprend très rapidement une chose, c'est que s'il est aimé, il est en sécurité. Et s'il est rejeté, il est en danger. Alors il va observer, il va s'adapter, il va ajouter son comportement. Et s'il ressent que certaines émotions dérangent, il va les cacher. S'il sent qu'il est trop bruyant, trop sensible, trop intense, il va avoir tendance à se réduire. Et s'il comprend qu'il est valorisé quand il est sage, qu'il est drôle, qu'il est performant, fort, gentil, alors c'est ce qu'il va devenir. Parce qu'il va tout simplement chercher à rester aimé. Et bien souvent, la peur du jugement à l'âge adulte, c'est juste cette vieille stratégie qui va continuer. Ce n'est pas un manque de confiance, c'est un mécanisme de protection qui date de ce moment-là, de l'enfance, de longtemps. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, on n'est plus cet enfant dépendant. C'est notre système nerveux, lui, qui réagit encore, comme si notre amour... notre valeur ou notre sécurité dépendait du regard extérieur. Donc pour ma part, je pense que cette peur, elle a toujours été là comme je vous le disais, mais de ce que j'ai pu remarquer, c'est qu'elle s'est amplifiée avec le temps. En fait, cette peur, je pense que je la ressens surtout dans les contextes sociaux. Donc quand je vais rencontrer de nouvelles personnes, quand je vais sortir avec des amis, quand je... Je suis dans un groupe où, par exemple, je ne me sens pas totalement en confiance. Et ce qui est intéressant, c'est que ce n'est pas juste mental, c'est vraiment physique. Ce que je ressens et ce qu'on peut ressentir lorsqu'on a cette peur du jugement d'autrui, ça peut être cette boule dans le ventre, ça peut être le cœur qui s'accélère, le corps qui est un peu plus tendu, le fait de réfléchir davantage à ce qu'on va dire, à comment ça va se passer, à anticiper, en fait, à être dans une suranalyse et dans un surcontrôle. du moment qui va se passer. Et c'est s'auto-s'observer aussi presque à l'intérieur, comme si on allait analyser chaque détail de notre personnalité et de la personnalité des personnes avec qui on va se retrouver à ce moment-là. Et donc, dans ces moments-là, on peut aussi avoir tendance à porter le masque, le masque social de la peur du regard des autres. C'est un petit peu comme ça que j'ai envie de l'appeler, parce que ce masque-là, c'est un peu le masque qu'on porte lorsqu'on est dans ce genre de situation de malaise, d'anxiété aussi un petit peu, on pourrait dire. Et donc, pour ma part, avant, mon masque, c'était celui du clown. Je pense que j'en faisais beaucoup, je parlais beaucoup, je riais beaucoup pour fuir un petit peu cette peur que je ressentais. Mais en réalité, ce n'était pas forcément spontané, c'était plutôt une stratégie. La stratégie de me dire que si je suis drôle, on va m'aimer, que si je suis intéressante, on va me garder. que si on voit que je suis dynamique, on ne va pas remarquer le fait que je suis mal à l'aise, le fait que je doute. En fait, c'était vraiment d'en faire des caisses et des caisses pour ne pas qu'on remarque finalement cette vulnérabilité en moi. Et le masque, il va servir à contrôler le regard des autres. Il va donner surtout l'illusion qu'on maîtrise l'image qu'on renvoie. Et si je crois que cette peur est plus forte aujourd'hui qu'avant, c'est sûrement parce qu'aujourd'hui, j'essaye, du moins je pense que j'ai fait tomber un petit peu ce masque. et qui me permet d'être plus authentique. Parce que finalement, ce qui se passe dans ces moments-là, c'est qu'on va venir juger la personnalité qu'on a avec ce masque. Parce que bien évidemment, ce n'est absolument pas naturel. Et finalement, plus on va vouloir se cacher et cacher ce qui se passe, plus l'extérieur va voir et trouver que quelque chose cloche. Et donc, dans ces moments-là, quand on commence à enlever ce masque, on se rend compte qu'on se sent... extrêmement vulnérable. Et plus on va chercher à être aimé, plus notre système nerveux va paniquer et se mettre en alerte. Parce que finalement, il n'y a plus d'armure. Il n'y a plus cette chose qui nous permettait de nous cacher. Alors la peur va s'intensifier. Enfin, du moins, pour moi, c'est ce qui se passe. Pas parce qu'on régresse, mais plutôt parce qu'on est en train de sortir d'un ancien mécanisme. Et ça, ça va être très inconfortable. Mais c'est ce qui va nous permettre de ne plus porter de masque et surtout d'aller travailler en profondeur sur cette peur. pour vraiment s'en détacher et s'en libérer. Et d'ailleurs, je pense que ce qui peut nous aider quand on est sujet à cette peur du regard des autres, c'est pas de chercher à ne plus avoir peur, d'arrêter d'avoir peur, c'est quand on commence à se demander de quoi on a peur exactement. Quelle version de nous-mêmes on essaye de cacher ? Qu'est-ce qu'à l'intérieur de nous, on ne veut pas que les autres voient et surtout que les autres jugent ? J'ai compris que mon masque m'avait protégée, mais qu'aujourd'hui, il m'empêchait d'être vue. pour ce que je suis vraiment et être vu pour de vrai. Et ça, c'est vraiment pour moi quelque chose qui a été libérateur. Donc les conseils concrets que je voulais vous donner dans cet épisode aujourd'hui pour vous aider si vous sentez que vous êtes sujet au regard, enfin la peur du regard des autres, c'est dans un premier temps d'observer sans juger. C'est que la prochaine fois que vous ressentez que cette boule, par exemple dans votre ventre, ou cette sensation un petit peu d'anxiété arrive, Au lieu de vous dire que, au lieu de vous juger tout simplement, c'est de vous dire « Ok, pourquoi j'ai peur ? Qu'est-ce qui se passe réellement dans mon corps ? » Et c'est déjà de ne pas être en combat avec ce qui se passe, mais plutôt de laisser venir les sensations parce que bien souvent, on a tendance à vouloir combattre ce qui se passe à l'intérieur de nous parce que ce n'est pas agréable. Et quand ce n'est pas agréable, on n'a pas envie de le ressentir. Alors qu'au contraire, plus on va être en combat avec ces sensations et cette peur qui vient juste nous donner finalement une information de notre corps, plus elle va s'amplifier. Et donc l'objectif, c'est vraiment de venir simplement écouter et ressentir, même si ce n'est pas toujours agréable. Le deuxième conseil, c'est de poser une main sur votre ventre et de faire des exercices de respiration. Donc ça, vous pouvez en trouver. avec par exemple la cohérence cardiaque. Voilà, la respiration, ça va vraiment permettre de réguler le système nerveux et de venir un petit peu apaiser tout ce qui te passe à l'intérieur. Le troisième conseil, c'est de venir tester l'authenticité progressivement. Donc pas besoin d'être radical. C'est de commencer petit à petit à oser dire une vraie opinion, à peut-être oser dire non, à oser être silencieux quand on n'a pas l'habitude de l'être. Et c'est surtout oser sortir un petit peu de sa zone de confort, oser aller dans cette peur-là. Parce que plus on va y aller, plus on va se rendre compte que finalement il n'y a pas de danger. Et que c'est notre système qui nous renvoie à cette peur, mais que finalement cette peur elle est plus passée que présente. Il y a aussi quelque chose d'important que j'ai compris avec le temps, c'est que la peur du regard des autres, elle est bien souvent aussi le reflet du regard de ce que l'on se porte à soi-même. Parce que plus on va avoir tendance à se juger intérieurement, plus on projette ce jugement à l'extérieur. Et si à l'intérieur de nous, on se dit qu'on n'est pas assez intéressant, qu'on n'est pas assez intelligent, qu'on n'est pas assez légitime, qu'on n'est pas assez bien finalement, alors le regard de l'autre, c'est à ce moment-là où il va devenir une menace. mais quand on commence à travailler sur notre propre estime, quand on apprend à se regarder avec plus de douceur, plus de compréhension, le regard extérieur va perdre de sa puissance. Il ne va pas disparaître totalement, bien évidemment, mais il va déjà moins définir notre valeur et moins définir qui l'on est. Et ce travail-là peut parfois demander d'être accompagné. Être accompagné, que ce soit en thérapie, en travail psycho-émotionnel, en hypnose, en EFT. Il y a énormément de techniques qui peuvent vraiment permettre de revisiter cet endroit-là aussi Merci. de sécurité en nous et de faire comprendre que la valeur des autres ne définit pas qui on est. Ça, c'est quelque chose aussi, un conseil que je peux vous donner, c'est de venir vous le répéter, de vous écrire ces phrases pour faire comprendre à votre système que ce que les autres pensent de vous ne vous définit pas parce que ça, ça peut être une croyance qu'on a beaucoup et qu'on a créée justement à l'enfance. Souvent, cette peur, elle est ancienne. elle touche justement à qui on a été. enfants, aux blessures qu'on a vécues, aux mécanismes qu'on a mis en place pour survivre émotionnellement et d'aller un petit peu explorer ça ça va vraiment permettre de comprendre d'où peut venir cette peur, de la libérer aussi et surtout de reconstruire un regard intérieur beaucoup plus solide avec nous-mêmes parce qu'au fond c'est pas le regard des autres qui nous fragilise c'est le manque de sécurité à l'intérieur de nous et le regard que l'on va se porter à nous-mêmes Et plus on va sentir en sécurité avec nous, moins on va avoir besoin de porter un masque et moins on va avoir besoin de la validation d'autrui finalement. Voilà, j'espère en tout cas que cet épisode aura pu vous apporter des compréhensions d'une manière peut-être différente de voir les choses et surtout de comprendre d'où vient cette peur du jugement. Alors si tu te reconnais dans tout ça, si toi aussi tu t'es déjà senti un petit peu anxieux face... au regard des autres, si toi aussi t'as déjà ressenti cette boule au ventre, cette boule dans la gorge ou ce rôle aussi pour être accepté, et bah sache que cette peur ne dit pas que tu es faible, elle dit simplement que quelque part tu as appris que pour être aimé il fallait t'adapter aux autres et aujourd'hui tu n'es plus obligé de survivre au regard des autres, tu peux commencer tranquillement à ton rythme à enlever ce masque, à dire un peu plus ce que tu penses, à ressentir sans te censurer, à prendre ta place Ce sera peut-être pas parfait, ce ne sera peut-être pas instantané, mais du moins ce sera vrai. Et peut-être que la vraie liberté, c'est pas que les autres arrêtent de nous juger, c'est plutôt que leurs regards ne définissent plus qui nous sommes. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Merci beaucoup pour votre écoute et d'ici là, prenez soin de vous.