Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans un tout nouvel épisode du podcast Les Sens de la Vie. Je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui pour un nouvel épisode. Peut-être que ça t'arrive et tu as tendance à toujours vouloir aider les autres, à porter leurs problèmes, à vouloir les réparer parfois même avant qu'ils te demandent. Ou peut-être que toi aussi tu attires régulièrement des personnes en souffrance et que tu te retrouves dans des situations... où tu donnes énormément sans vraiment recevoir en retour. Si tu t'es déjà reconnu dans l'une de ces situations, alors cet épisode est fait pour toi. Aujourd'hui, on va parler du syndrome du sauveur. On va essayer de comprendre ensemble ce que c'est réellement ce syndrome, d'où il peut venir, pourquoi il peut devenir épuisant et surtout comment réussir à s'en libérer sans pour autant se perdre ou arrêter d'être quelqu'un de bienveillant. Voilà, si ce que je te dis te parle, je te laisse avec la suite de l'épisode. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire, ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Je suis très contente de pouvoir vous retrouver aujourd'hui dans un tout nouvel épisode, surtout pour parler de ce syndrome, du syndrome du sauveur. Le syndrome du sauveur, c'est un sujet qui me touche particulièrement parce que je me reconnais moi-même dans ce fonctionnement et pendant longtemps, j'ai eu cette tendance à porter les difficultés des autres, parfois même avant qu'on me le demande et surtout en m'oubliant. Et même si aujourd'hui, j'ai énormément avancé sur tout ça et sur ces mécanismes, ces fonctionnements, Je suis encore en chemin, j'apprends encore à poser mes limites et surtout à faire la différence entre accompagner quelqu'un et me sentir responsable de son bien-être. Donc voilà, si j'avais envie de faire cet épisode aujourd'hui, c'est parce que je sais que je suis loin d'être la seule à vivre ça, je pense qu'on est beaucoup. Et je le retrouve aussi très souvent chez les personnes que j'accompagne, mais aussi dans les messages que parfois vous pouvez m'envoyer et je pense qu'on culpabilise parfois beaucoup. en se disant qu'on devrait arrêter de vouloir aider les autres, alors qu'en réalité, derrière le besoin de sauver, il y a une histoire, il y a des blessures, des mécanismes qui nous protègent et surtout qui méritent d'être compris plutôt que d'être jugés. Voilà, j'espère en tout cas que cet épisode va pouvoir vous permettre de porter un regard un peu plus doux sur vous-même et surtout de pouvoir peut-être comprendre pourquoi vous fonctionnez ainsi. Donc, dans un premier temps, j'aimerais déjà définir ce que c'est le syndrome du sauveur, parce que je pense qu'il y a des personnes qui ne savent pas forcément ce que c'est. Donc le syndrome du sauveur, c'est cette tendance à ressentir le besoin des autres et de vouloir les aider. Parfois même lorsqu'ils ne nous ont rien demandé, c'est vraiment cette impression que le bien-être des autres, il va reposer en partie sur nos épaules et qu'on doit trouver des solutions à leurs problèmes, on doit les rassurer, on doit les réparer. les empêcher de souffrir. Le problème dans tout ça, c'est qu'on n'aide pas vraiment les autres. Aider, c'est une qualité. Aider, c'est quelque chose de positif, on va dire de bienveillant. Le problème apparaît lorsqu'on sent qu'on est responsable des émotions, qu'on est responsable des choix ou de la vie des autres, au point d'oublier nos propres besoins. En d'autres termes, le syndrome du sauveur, c'est vraiment lorsqu'on pose tellement de temps à essayer de sauver les autres qu'on finit par se perdre. dans ce processus. Il y a vraiment un point sur lequel j'ai envie d'insister parce que je pense que c'est très important de le mentionner, c'est que quand on est touché par ce syndrome, on oublie parfois de se demander si ces personnes nous ont réellement demandé de les aider. On oublie aussi que chacun a sa propre responsabilité, que chacun a son propre chemin de vie, ses propres expériences à traverser. Et quand on est dans ce syndrome du sauveur, On a... Pas du tout cette perception-là. En fait, on pense que ce qu'on fait, c'est vraiment quelque chose de bienveillant et limite, je dirais même, une forme de besoin viscéral. D'ailleurs, le syndrome du sauveur, il peut se manifester de plein de façons différentes et souvent, on ne s'en rend même pas compte, en fait. C'est vraiment quelque chose qui n'est pas forcément conscient. Par exemple, ça peut être cette personne qui, dès qu'un proche lui raconte un problème, va chercher immédiatement une solution. Ça peut être le fait de passer des heures à réfléchir pour lui, à lui envoyer des messages, des articles, des conseils, comme si en fait c'était à nous de trouver la réponse pour cette personne. Et en fait, il y a quelque chose aussi que j'ai remarqué, c'est que lorsqu'on fait ça, en fait, on se projette à travers l'autre. C'est-à-dire que c'est vraiment comme si on était à la place de cette personne et qu'on allait tout faire pour réussir à trouver une solution. Mais ça, j'y reviendrai parce que le syndrome du sauveur, il a aussi cet écho où on veut sauver l'autre pour se sauver soi-même. Mais là, j'aimerais d'abord pouvoir vous donner un petit peu des exemples de comment ça peut se manifester dans le quotidien. Ça peut être le fait de... se sentir mal quand quelqu'un autour de nous ne va pas bien. Ça peut être l'impression que tant que cette personne souffre, tu ne peux pas être totalement serein, tu portes ses émotions avec cette personne, parfois même plus que cette personne. Tu peux aussi avoir beaucoup de mal à dire non. Ça, c'est vraiment quelque chose qu'on va retrouver chez les personnes qui portent ce syndrome-là. C'est que même lorsqu'elles sont fatiguées ou qu'elles n'ont pas envie, elles vont accepter certaines choses. par peur de culpabiliser et de laisser quelqu'un dans la difficulté. Ça peut être aussi le fait d'attirer des personnes ou des relations qui vont être assez toxiques ou avec des personnes qui ont beaucoup de souffrances, qui portent beaucoup de choses. Et ça va être un petit peu le besoin de vouloir les aider et les sauver, leur trouver des solutions pour leur sortir, on va dire, de leurs souffrances. Ça peut être... aussi le fait de ressentir énormément de frustration lorsqu'on ne suit pas vraiment tes conseils. Donc ça peut être par exemple le fait de se dire qu'on fait tout ça pour aider, on fait beaucoup de choses pour aider cette personne mais qu'elle ne va pas, qu'elle ne change pas ou qu'elle ne nous écoute pas. Ça peut se retrouver aussi dans le fait d'anticiper les besoins des autres sans qu'ils aient le temps de les exprimer. C'est vraiment le fait de proposer notre aide avant qu'on nous le demande, de prendre des responsabilités qui ne sont pas forcément... les tiennes ou intervenir dans des situations où au fond, les personnes, elles auraient peut-être simplement eu besoin d'être écoutées. Mais quand on a ce syndrome-là, on va vraiment devancer et interpréter les choses pour vraiment sauver finalement les personnes qui sont en face de nous. Il y a aussi un domaine dans lequel on retrouve très souvent le syndrome du sauveur, c'est dans les relations amoureuses. On peut par exemple se mettre en couple avec une personne qui va traverser beaucoup de difficultés. Une personne qui ne va pas très bien, qui peut souffrir, qui peut avoir vécu des traumatismes, des addictions, ou qui manque énormément de confiance en elle. Et sans même s'en rendre compte, la relation va parfois se construire autour d'un rôle bien précis, celui de celui qui sauve et de celui qui est sauvé. En tout cas, c'est vraiment des fonctionnements qu'on va retrouver très fréquemment dans les relations, où il existe parfois même aussi une forme de dépendance affective. Mais voilà, c'est un sujet qui est... Hyper passionnant pour moi et honnêtement, je pense que ça mériterait un épisode entier pour vous parler peut-être des choses à comprendre sur les couples, sur les relations, sur ce que ça peut venir aussi toucher. Que ce soit les blessures d'attachement, les besoins émotionnels, les mécanismes inconscients qui peuvent justement parfois nous pousser à choisir certaines personnes. D'ailleurs, si c'est un sujet qui vous intéresse, n'hésitez pas à me le dire en commentaire. Ça me permettrait vraiment de pouvoir savoir ce que vous aimeriez que je fasse. Et je pense que consacrer ça, ça peut vraiment être intéressant. Et puis il y a une dernière chose que je retrouve très souvent, c'est aussi le fait de pouvoir avoir le sentiment que si tu n'aides pas la personne, tu ne sers à rien. Comme si ta valeur dépendait de ce que tu apportais aux autres plutôt de qui tu es. Et si tu te reconnais dans ces exemples-là, ça ne veut pas dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez toi, ça c'est important de le comprendre. Ça veut simplement signifier que ton cerveau a... peut-être appris à un moment donné de ta vie que prendre soin des autres était une façon de préserver le lien, d'être aimé ou de te sentir en sécurité et c'est justement ça qu'on va essayer de comprendre aujourd'hui. Donc maintenant on va venir s'intéresser à d'où vient ce syndrome et comment il se crée. Comme beaucoup de nos fonctionnements, le syndrome du sauveur ne va pas naître par hasard, il va se construire en fait très tôt. au cours de l'enfance, à travers les expériences que l'on va vivre, à travers la manière dont notre cerveau aussi va apprendre à créer du lien avec les autres. Quand on est enfant, il faut savoir que notre priorité, ça va être de maintenir le lien avec nos figures d'attachement, parce que c'est ce lien qui dépend de notre sécurité. Et si à un moment donné de notre enfance, notre cerveau comprend que pour être aimé, reconnu ou encore garder ce lien, il faut être utile, prendre soin des autres, ne pas déranger ou répondre aux besoins de notre entourage, on va tout simplement enregistrer cette stratégie comme étant la bonne. Et petit à petit, ça va devenir quelque chose d'assez automatique. Ce qui va se passer, c'est qu'on va apprendre très tôt à observer les émotions des autres avant même de regarder les nôtres, à anticiper les besoins des autres, à vouloir réparer leurs souffrances. Non pas parce qu'on nous a forcément demandé de le faire, mais surtout parce qu'inconsciemment, notre cerveau a associé cela à de la sécurité affective. Et derrière ce fonctionnement, il y a bien souvent une peur. La peur d'être rejetée, la peur d'être abandonnée, la peur de ne pas être suffisamment aimée. Et lorsqu'on est enfant, c'est pour ça qu'on va mettre ce mécanisme-là en place. Ça peut être aussi la peur de ne pas avoir assez de valeur, si on n'est pas assez utile pour les autres. Ça, je trouve que c'est quelque chose qui, encore une fois, est assez important de comprendre, parce que ce n'est pas quelque chose qu'on ne nous nait pas avec. Il y a beaucoup de personnes qui disent que ça vient du caractère, de la personnalité, mais ce n'est pas quelque chose qu'on choisit. C'est vraiment quelque chose qui s'est construit. Et sans même qu'on s'en rende compte. Parce que je sais aussi que c'est quelque chose qui peut être énormément culpabilisateur, de se retrouver dans ce syndrome et de ne pas vraiment comprendre pourquoi et comment réussir à s'en sortir, parce que c'est quelque chose qui fait beaucoup souffrir. On finit en fait par croire que notre place dans la relation, elle va dépendre de ce qu'on apporte plus que ce qu'on est vraiment. Et ça, c'est quelque chose qui n'est pas évident. Et c'est pour ça que j'avais envie de pouvoir vous faire un petit passage pour vous expliquer que ce n'est pas quelque chose qu'on choisit, mais qui vient de notre enfance et de ce qu'on a pu vivre à ce moment-là. Il y a un autre aspect que je trouve particulièrement intéressant, et je vous en ai parlé un petit peu avant, c'est que lorsqu'on cherche à sauver les autres, on cherche aussi inconsciemment à se sauver soi-même. Je sais que dit comme ça, ça peut paraître... Hyper surprenant et on peut ne pas être d'accord avec ça parce qu'encore une fois, c'est quelque chose qui est très inconscient. Quand je dis que c'est très inconscient, c'est qu'en fait, c'est quelque chose qu'on ne va pas vraiment se rendre compte. Que si on veut sauver l'autre, c'est inconsciemment pour se sauver. Pourtant, lorsqu'on voit quelqu'un souffrir, cette souffrance, elle peut venir réveiller quelque chose à l'intérieur de nous. Que ce soit une blessure, une émotion ou une partie de notre histoire qu'on n'a pas complètement apaisée. Et justement, en essayant de réparer l'autre, on va essayer parfois, sans le savoir, de réparer une partie de soi. C'est un peu comme si on se disait inconsciemment, encore une fois inconsciemment, je précise, parce que ce n'est pas quelque chose qu'on a conscience, c'est que si on réussit à sauver cette personne, peut-être que ça va venir réparer quelque chose en nous. Et parfois, on donne à l'autre les mots, l'écoute, la présence, encore le soutien. qu'on aimerait qu'on nous donne, ou tout simplement qu'on aurait besoin, ou qu'on a eu besoin à une période de notre vie. Et c'est profondément humain, mais ça peut être aussi, et ça peut devenir, extrêmement épuisant, parce qu'aucune relation ne peut venir guérir à elle seule une blessure qu'on va porter depuis des années, ou même depuis l'enfance. C'est aussi pour cette raison que ce mécanisme, il ne va pas fonctionner. D'abord parce qu'il est impossible de guérir à la place de quelqu'un. On a chacun notre propre chemin qu'on peut accompagner, qu'on peut soutenir, qu'on peut écouter, mais qu'on n'a pas à faire le travail intérieur de l'autre. C'est quelque chose qui ne peut pas marcher parce que l'autre a sa responsabilité et aura la décision sur les choix qu'il va faire. Il y a une autre conséquence aussi, c'est qu'à force de vouloir sauver tout le monde, on va bien souvent, comme je vous le disais, finir par s'oublier soi-même. On va investir toute notre énergie dans la vie des autres. Pendant que nos propres besoins, nos propres émotions et parfois même nos propres blessures vont rester de côté. On va passer tellement de temps à essayer d'éteindre les incendies des autres qu'on va oublier de regarder ce qui brûle à l'intérieur de nous. Et je crois que c'est là que réside toute la différence. C'est que vouloir aider les autres, c'est une très belle qualité, c'est quelque chose qu'il faut garder. Mais que lorsque cette aide devient une façon d'éviter de se rencontrer soi-même ou de chercher sa valeur à tout moment, à travers les autres, elle cesse d'être un véritable élan du cœur et ça devient un mécanisme de protection et quelque chose qui n'est pas forcément bon pour nous. J'aimerais maintenant vous parler d'un aspect dont on parle encore assez peu mais qui me paraît essentiel pour comprendre ce fonctionnement, c'est le système nerveux. Le système nerveux a une mission principale, c'est nous maintenir en sécurité et lorsqu'on va grandir dans un environnement où il y a eu beaucoup de conflits, beaucoup d'imprévus, de stress, ou lorsque nos besoins émotionnels n'ont pas toujours été entendus, et bien notre cerveau lui va apprendre à rester constamment en alerte, et il va développer ce qu'on appelle l'hypervigilance. Autrement dit, il va scanner en permanence son environnement pour détecter le moindre signe qui pourrait représenter un danger. Et ce danger, ce n'est pas forcément physique. C'est, pour notre cerveau, prendre le lien avec une personne importante, sentir quelqu'un s'éloigner, percevoir de la colère ou un changement de comportement, qui va être vécu comme une menace. Alors, sans même qu'on s'en rende compte, on va devenir très attentif, justement, aux émotions des autres. On va remarquer immédiatement lorsqu'une personne ne va pas bien, ressentir les petits changements d'ambiance. Ça peut être aussi le fait qu'on va essayer d'anticiper les conflits avant même qu'ils arrivent. Et en fait, très souvent, notre premier réflexe, c'est de vouloir réparer la situation. Pourquoi ? Parce que si l'autre va mieux, notre cerveau va avoir l'impression que le danger est écarté. Lorsqu'on va essayer de sauver quelqu'un, on va chercher parfois aussi à apaiser notre système nerveux. Et je trouve que cette idée c'est aussi très important parce que ça relève énormément de culpabilité. On ne fait pas cela parce qu'on est trop gentil ou parce qu'on ne sait pas dire non. On le fait parce que notre cerveau a appris que cette stratégie augmentait nos chances de nous sentir en sécurité. Il existe également un modèle très intéressant en psychologie qui s'appelle le triangle de Cartman. Et j'ai d'ailleurs fait un épisode, donc je vous invite à aller l'écouter parce que c'est quelque chose aussi qui peut faire un lien avec tout ça, avec tout ce que je viens de dire, parce qu'on va avoir trois rôles. Et ce triangle, il est particulièrement intéressant parce qu'il va montrer que vouloir sauver quelqu'un, malgré toute notre bienveillance, ça va entretenir une dynamique qui va empêcher chacun de reprendre sa juste place, justement comme je vous le disais, avec ses trois rôles. Donc si ça vous intéresse, je vous invite à aller l'écouter, puisque ça peut aussi vous permettre de comprendre d'autres choses, d'autres mécanismes, d'autres fonctionnements que vous pouvez avoir, et surtout comment vous en libérer. En parlant de libération, je vais maintenant vous expliquer comment réussir à sortir du syndrome du sauveur. La première chose que j'avais envie de vous dire, c'est qu'il ne s'agit pas d'arrêter d'aider, encore une fois, parce qu'aider, c'est une magnifique qualité. et ça c'est quelque chose qui est vraiment important à comprendre parce que bien souvent quand on se rend compte d'un mécanisme, on va essayer de faire l'opposé. Et je pense que ce n'est pas forcément l'objectif. L'objectif ce n'est pas de devenir indifférent, c'est d'apprendre à accompagner sans venir tout porter. Et ça, ça change tout. Moi ce que je vous conseille, c'est que si vous vous retrouvez dans une des situations que j'ai mentionnées dans cet épisode où c'est tout simplement face à quelqu'un qui a besoin de votre aide, c'est de vous demander est-ce que cette personne m'a réellement demandé mon aide ? Parce que parfois on a l'impression que cette personne nous a demandé et ce n'est pas forcément toujours le cas. Parfois quelqu'un a simplement besoin d'être écouté, pas forcément qu'on résolve sa vie. Et ça c'est vraiment quelque chose, moi en tout cas, qui m'a permis de rester à ma place et surtout d'être là quand on me le demande. et d'arrêter de vouloir prendre la responsabilité des autres parce que je me suis aussi rendue compte qu'en faisant ça, je ne leur permets pas de pouvoir prendre leurs responsabilités, je leur vole un petit peu, si je pourrais dire, leurs choix, leurs réflexions et tout simplement leurs expériences. Ensuite, je pense qu'il est essentiel d'accepter une réalité qui est parfois difficile à entendre, c'est qu'on ne peut pas guérir à la place des autres. On ne peut pas sauver les autres. On peut leur tenir la main, on peut les écouter, on peut les soutenir, les encourager, leur donner des conseils. Mais on ne peut pas faire le chemin à leur place. Et finalement, peut-être que le plus grand apprentissage lorsqu'on a ce syndrome, le syndrome du sauveur, c'est de rediriger une partie de toute cette énergie que l'on donne aux autres vers soi-même. Parce que les personnes qui prennent toujours soin des autres, elles vont oublier de se demander Et moi, de quoi ai-je vraiment besoin ? C'est de prendre quelques instants pour réfléchir à cette question, à vos besoins. Parce qu'elle est toute simple cette question, mais elle est parfois très difficile à entendre lorsqu'on a passé une grande partie de sa vie à répondre aux besoins des autres avant les siens. Et peut-être que le véritable défi, ce n'est pas d'apprendre à sauver davantage les autres, c'est plutôt d'apprendre à prendre soin de soi avec la même bienveillance. La même patience et surtout la même attention que celle qu'on offre si facilement aux personnes que l'on aime. Aujourd'hui, j'apprends justement petit à petit que ma valeur, elle ne dépend pas de ce que je répare chez les autres, mais de la personne que je suis. Et si vous êtes dans cette situation-là, si vous êtes reconnus dans cet épisode, J'espère qu'à partir d'aujourd'hui, vous commencerez vous aussi à prendre soin de la seule personne dont vous êtes réellement responsable, c'est vous-même. Prendre conscience de ces mécanismes, ce n'est pas toujours évident. J'en ai conscience parce que ces fonctionnements-là sont souvent présents depuis très longtemps et qui d'ailleurs nous font croire que c'est simplement notre personnalité. On va souvent se dire qu'on est comme ça alors qu'en réalité, ce sont des stratégies de notre cerveau qui ont été mises en place pour nous protéger encore une fois. Ces stratégies, elles sont tellement automatiques qu'il est parfois difficile de les observer seules. C'est aussi pour cette raison que je crois énormément à l'accompagnement, que ce soit avec un psychologue, un thérapeute, un professionnel avec lequel vous vous sentez en confiance. Le fait d'avoir un regard extérieur, ça peut énormément changer la façon dont on va voir les choses. Ça peut vraiment permettre de mettre en lumière ces mécanismes, de comprendre d'où ils viennent et surtout d'apprendre progressivement à fonctionner autrement. Je vous partage ça parce que c'est aussi ce qui m'a énormément aidée à travers mon propre cheminement. J'ai longtemps essayé de tout comprendre seule, mais je pense que certaines prises de conscience ont été possibles grâce à l'accompagnement que j'ai reçu. Ce regard extérieur, ça m'a vraiment permis de voir les choses que je ne pouvais tout simplement pas voir par moi-même. Et voilà, je trouve que c'est hyper important de le rappeler parce que demander de l'aide, ce n'est pas un signe de faiblesse. Bien au contraire, c'est parfois le plus beau cadeau qu'on puisse se faire. Pour conclure, j'aimerais vous laisser sur cette réflexion. Merci infiniment d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura permis de mieux comprendre ce mécanisme et surtout de porter un regard un peu plus doux sur vous-même si vous êtes reconnu dedans. C'est vraiment important. Et si cet épisode vous a parlé, n'hésitez pas à le partager à une personne qui pourrait en avoir besoin. Vous pouvez également laisser une note ou un commentaire sur la plateforme d'écoute. C'est ce qui va permettre au podcast de gagner en visibilité et surtout de toucher encore plus de personnes. Et comme toujours, j'aimerais beaucoup connaître vos ressentis et ce que cet épisode vous a permis de vous rendre compte. Est-ce que vous êtes reconnus dans ce syndrome ? Est-ce que certains passages vous ont permis de prendre conscience de certaines choses ? Vous pouvez venir m'en parler en commentaire, sur mes réseaux, j'adore échanger avec vous. Je vous remercie encore une fois pour votre écoute, pour votre confiance. Prenez soin de vous et je vous dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.