- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans le podcast Les Sens de la Vie. Dans cet épisode, j'ai la joie d'accueillir Lucie pour parler d'un sujet qui touche, je pense, énormément de personnes, bien souvent en silence, la blessure du rejet, cette peur profonde de ne pas être acceptée, de déranger, de ne pas être assez, qui peut nous amener petit à petit à nous effacer. Dans cet échange, on va venir parler de ce que ça fait de ne pas réussir à prendre sa place, de cette hyper-vigilance constante qu'on peut avoir, des croyances qui se construisent, mais aussi du chemin pour en sortir. L'idée, ce n'est pas de donner de vérité absolue, mais plutôt de vous permettre de vous reconnaître et peut-être de commencer à reprendre un peu plus votre place.
- Speaker #1
Je m'appelle Candice,
- Speaker #0
je suis psychopraticienne et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur Merci. et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée.
- Speaker #1
Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes.
- Speaker #0
Bonjour Lucie, merci beaucoup d'avoir bien voulu participer aujourd'hui à cet épisode de podcast.
- Speaker #1
Bonjour Candy. Merci à toi en tout cas de me laisser l'opportunité de partager ça avec toi et les personnes qui vont l'écouter.
- Speaker #0
Pour vous expliquer un petit peu qui est Lucie, Lucie c'est quelqu'un que je connais depuis 10 ans. On s'est rencontrés au lycée, on a grandi ensemble à travers plein d'expériences de vie. C'est aussi avec elle que j'ai commencé d'ailleurs à m'intéresser au développement personnel, à commencer à me poser des questions, à voir les choses différemment. C'est quelqu'un avec qui j'ai partagé des moments forts, avec qui j'ai toujours eu des échanges très authentiques, très vrais. Et c'est pour ça que ça me tenait vraiment à cœur de pouvoir faire cet épisode avec elle, parce que son expérience et son regard peuvent vraiment vous parler. Moi en tout cas, quand je l'entends parler, quand je l'entends s'exprimer et parler un petit peu de certaines problématiques qu'on peut avoir, je trouve ça hyper inspirant. Donc voilà, aujourd'hui on va échanger ensemble simplement autour de cette thématique-là, en espérant que ça vous parle. Pour commencer un petit peu cet épisode, je voulais un petit peu d'abord te poser la question par rapport au rejet. Quel est toi ton rapport au rejet ? Comment ça se manifeste pour toi ? Et quelle est un petit peu ton histoire à travers cette blessure ?
- Speaker #1
Ok, je vais commencer par dire que souvent ça s'est manifesté en groupe. et du coup ça a amené des comportements de retrait d'effacement tal à ne pas me positionner, ne pas donner mon avis. Mais ça, c'est vraiment... En fait, c'était comme un automatisme et un système de défense. Ça veut dire qu'à ce moment-là, j'étais dans l'incapacité de dire quoi que ce soit. Ça ne venait pas. Pourtant, dans la vie de tous les jours, j'ai plein de choses à dire. Mais quand il y avait cette peur de rejet... C'est vraiment ce côté où je me mettais en retrait par rapport aux autres.
- Speaker #0
Ok, ok. À quel moment, toi, tu as commencé à te rendre compte de cette blessure ? Et qu'est-ce qu'elle signifie pour toi, cette blessure ?
- Speaker #1
Je dirais que déjà, à dos, je me rendais compte qu'il y avait quelque chose. Je voyais bien que je n'étais pas moi-même quand j'étais en groupe et que je rencontrais en tout cas de nouvelles personnes. Par contre, là où j'ai vraiment décidé de prendre les choses en main, où j'ai réellement eu une prise de conscience, je pense que ça a été à 19 ans, quand je suis rentrée à la fac. Et le fait de m'être retrouvée dans un groupe de copines, qui étaient quand même bienveillantes, ils n'avaient pas de soucis, mais c'est vraiment là où j'ai commencé à me rendre compte à quel point je pouvais être en retrait et m'effacer. Et je veux dire, si j'étais là ou si je n'étais pas là, c'était la même chose. Donc vraiment, à ce moment-là, ça a été une prise de conscience et je me suis dit, OK, là, il y a quand même quelque chose à faire. Il y a du travail à faire, en tout cas.
- Speaker #0
Et est-ce que tu avais conscience un petit peu de tes mécanismes ? Qu'est-ce qui se passait à ce moment-là ?
- Speaker #1
À ce moment-là, pas forcément. C'est plus tard, en fait, quand j'ai commencé à travailler dessus. En fait, j'ai remarqué que les peurs... qui avait réellement, c'était le fait de ne pas prendre la parole et de me positionner sur certains sujets ou même décisions par rapport à des activités bêtes que le groupe pouvait proposer. C'est qu'en fait, on m'accepte pas telle que je suis. Donc j'avais peur qu'on me remette ma personne en question, qu'on se dise mais elle est bête, elle est inculte. pourquoi elle parle, c'était vraiment des peurs qui venaient, et du coup, le mécanisme de défense qui prenait toute la place, ça a été le mutisme, en fait. C'est-à-dire que j'étais, enfin pardon, je me répète, mais j'étais invisible. Donc j'aurais réfléchi à s'il y a eu d'autres comportements qui sont venus, mais en tout cas, c'est surtout cela. qui me viennent pour le moment.
- Speaker #0
Oui. Et oui, tu m'avais parlé un petit peu de l'effacement que tu pouvais avoir dans ces moments-là face à ces peurs et, comme tu disais, à ces mécanismes un petit peu de protection. Toi, est-ce que tu pourrais décrire un petit peu cet effacement dans ton quotidien, comment ça se passait ?
- Speaker #1
Oui. Par exemple, j'ai souvenir d'un... d'un truc qui s'est passé quand j'étais ado. Avec une copine, on allait rejoindre un groupe d'amis à elle que moi, je ne connaissais pas. C'était que des garçons. Et je me rappelle exactement à partir du moment où je suis rentrée chez les garçons. Il y avait vraiment un groupe. Et du début jusqu'à la fin, je n'ai pas parlé jusqu'à un moment, un garçon me demande « Et toi, Lucie, tu ne parles pas beaucoup. Qu'est-ce que tu as à dire ? » Et en fait, à ce moment-là, j'étais... tellement gênée et j'avais tellement peur de me dévoiler que la première chose qui est venue, c'est j'ai rien à dire. D'un ton très sec, comme si ça voulait dire toi, tu me fais fier, ne me pose pas de questions. Alors qu'en réalité, ce qui se passait pour moi, ce n'était absolument pas ça. J'avais tellement peur du retour des autres et de ce qu'ils pouvaient penser de moi, que direct, je me suis fermée. La seule chose qui est venue, c'est ça. Alors que j'avais envie de parler, que j'avais envie de partager des choses avec eux, mais système de défense, quoi, vraiment.
- Speaker #0
Oui, complètement. Mais en fait, c'est hyper intéressant ce que tu dis, parce que justement, quand on est un petit peu face à la peur du rejet, à la blessure un petit peu du rejet, il y a souvent des comportements qu'on retrouve, comme tu décris, donc déjà le fait de s'effacer, de ne pas oser parler. de ne pas oser donner son avis. Ça peut être aussi se suradapter aux autres, de dire oui alors qu'on pense non, avoir peur de déranger, trop analyser le regard des autres, se censurer, comme tu l'as dit, se sentir de trop, chercher à être parfait pour être aimé. Et je pense que c'est vraiment important de dire que quand on vit ça, c'est vraiment pas évident. Parce que sur le moment, on n'a pas l'impression de choisir ses comportements. C'est presque automatique, comme si... C'est vraiment une manière de se protéger. Et dans tout ça, toi, qu'est-ce qui te parle le plus par rapport à ton vécu ?
- Speaker #1
Eh bien, dans les comportements que tu as indiqués, honnêtement, je pense que je les ai tous ou tous eus. Alors, ils ne se sont pas manifestés tous en même temps. C'était vraiment par rapport à chaque situation. Il y a des fois, je pouvais en avoir plusieurs. Et il y a des fois qu'un seul, ça, voilà. Mais je reviens par rapport au fait de... En fait, j'ai développé une capacité d'adaptation aux autres. Et c'est tellement devenu une habitude que c'est comme si j'avais musclé mon cerveau à réagir comme ça. Et en fait, j'en venais même à ne plus savoir ce que moi, je voulais vraiment savoir, que je disais oui aux autres. Et ça m'allait très bien. Il y a eu des moments où j'en suis arrivée là, où en fait, je n'entendais même pas que ça ne me correspondait. des pas, j'en venais juste à dire, oui, ça me va, parce qu'en fait, j'étais un peu là, comme si tout m'allait, en fait, moi, je suis, je suis les autres, et ça me va. Donc, il y a ça, quand même, qui s'est développé chez moi, par rapport au fait de se suradapter, et puis, j'ai souvenir aussi que, en fait, il y a des fois, j'avais tellement peur, voilà, du rejet et du jugement des autres, que j'anticipais ce que j'allais dire à l'autre. Alors, je ne sais pas comment mon cerveau faisait, parce que... parler et réfléchir en même temps, ce n'est pas facile. Mais voilà, j'étais carrément comme ça. Et même aussi par rapport aux amitiés. En fait, quand je commençais à développer une amitié avec quelqu'un et que j'étais vraiment dans l'idée d'être moi-même, de créer une amitié avec cette personne sincère et authentique. Et je rejoins aussi le couple. parce que j'avais ce mode de fonctionnement en couple.
- Speaker #0
Oui, j'allais justement te poser la question de savoir comment ça avait impacté tes relations, justement.
- Speaker #1
Oui, bah voilà, bah nickel. Du coup, on est en plein dedans. Et bah en fait, je me mettais à disposition de l'autre, totalement. Que ce soit dans mes nouvelles amitiés ou dans mon couple. Je me mettais à leur disposition. Mais pareil, ça se faisait comme un automatisme. C'est-à-dire que je m'oubliais moi jusqu'au jour où les photos se sont tellement accumulées, je me suis tellement oubliée, que ça explose. Et du coup, si on n'a pas le recul de se dire « Attends, là, c'est moi qui ai décidé de tout donner et l'autre personne ne m'a rien demandé, c'est moi qui me suis oubliée, l'autre n'a pas… » Il n'a pas fait les choses pour que je m'oublie. Du coup, après, ça peut générer de la frustration. Et on peut en venir à faire des reproches à l'autre parce que nous-mêmes, on s'est tellement oubliés qu'on ne se sent plus comblés. Et si on ne revient pas à soi, ça peut être facile d'accuser l'autre aussi.
- Speaker #0
Oui, complètement. C'est hyper intéressant ce que tu dis dans les relations parce que C'est vrai que quand on a cette blessure et ces mécanismes-là, ça peut impacter énormément de choses dans les échanges qu'on va avoir et dans nos relations. Et justement, je voulais un petit peu en venir à ton enfance. Toi, tu arrives à faire quel lien avec ton enfance ? Je sais que tu as un petit peu travaillé sur toi, que tu as déjà eu pas mal de prises de conscience sur tout ça. Quels sont les liens que tu fais avec ton enfance par rapport à cette blessure ?
- Speaker #1
Et bien du coup la question est hyper intéressante parce que tout de suite j'ai eu un souvenir quand tu m'as posé la question de mon enfance. En fait j'étais une petite fille qui posait énormément de questions. Mais énormément et des fois pour je vais dire tout et rien entre guillemets parce qu'il n'y a pas de questions bêtes surtout quand on est enfant. Mais je posais énormément de questions et notamment quand on regardait des films que ce soit avec mes parents ou même... des fois des amis, il y avait des grandes frères, grandes sœurs de mes amis, et j'étais toujours en train de dire, et pourquoi ? Et pourquoi il fait ça avec toutes les 10 minutes ? Donc, ce que je peux comprendre, enfin, je peux comprendre que ça soit agaçant pour les autres qui ont envie d'écouter le film, mais en fait, j'avais ce besoin de comprendre et de savoir, en fait, ce qui se passait dans mon monde, enfin, dans le monde en général. Et il y a eu énormément d'adultes, ou des personnes en tout cas plus âgées que moi, qui me disaient, mais tais-toi, t'es pénible. t'es chiante, tes questions ça sert à rien et je pense qu'en tant qu'enfant je vais vraiment assimiler le truc comme le fait de poser des questions ou de se positionner parce que ça, ça m'arrivait pas que quand je posais des questions il y a des fois je voulais parler j'aimais bien parler, j'étais une grande bavarde les adultes me disaient de me taire même à l'école d'ailleurs et je pense que mon enfant intérieur l'a vraiment enregistré comme le fait de se positionner de... parler, c'est dérangeant pour les autres ou tu peux potentiellement dire des choses dérangeantes et donc te faire rejeter ou que les gens demandent de te taire et je pense que ça m'a profondément blessée et aujourd'hui ça fait que il y a des mécanismes, un automatisme qui s'est mis en place quand je sors de ma zone de confort et que je suis avec des personnes que je ne connais pas ou alors dans les amitiés ou les coups plus proches, quand ça me demande de me dévoiler, c'est là où ça pose problème et qu'il y a ce mécanisme de défense qui se met en place.
- Speaker #0
Oui, complètement. Parce que c'est vrai que quand on a, comme tu disais, ces mécanismes, c'est qu'on a l'impression que de se montrer tel qu'on est, c'est dangereux. Parce que, comme tu disais, avec l'enfance que tu as pu avoir, avec ces phrases ou les attitudes... qui t'ont marqué, par exemple, tais-toi, arrête de faire ça, t'es trop, tu as créé des croyances qui, à l'heure d'aujourd'hui, influencent tes relations. C'est pour ça que je voulais venir parler des croyances limitantes. Tu sais forcément ce que c'est, parce que tu as déjà un peu travaillé sur ces croyances-là. Toi, derrière cette blessure, tu penses que tu as créé quelles croyances ?
- Speaker #1
Alors, dans les croyances limitantes, je réfléchis parce qu'il y en a plusieurs et il pourrait être quand même bien...
- Speaker #0
Parce qu'après, moi, je peux t'aider, si tu veux, avec un petit peu ce que tu m'as dit. C'est que c'est vrai que dans le fait d'être sentie écoutée ou d'avoir eu des comportements qui ne sont pas comme il faudrait pour ton entourage, pour tes figures d'attachement, c'est un petit peu les croyances de « je ne suis pas assez » , « je suis trop » . Si je suis moi, on va me rejeter. Je dois me taire pour être aimée aussi. Et je ne sais pas si ça, ça... Oui, je pense que ça te parle.
- Speaker #1
C'est parlant, oui, oui, carrément. C'est très parlant.
- Speaker #0
Parce que, oui, donc... Et ces croyances-là, en fait, elles peuvent vraiment impacter nos comportements actuels. Et c'est pour ça que je pense que c'est hyper important de pouvoir en parler. Et pour toi, quelles sont actuellement peut-être les croyances qui sont les plus présentes ? Tu as conscientisé par rapport à ton enfance ?
- Speaker #1
Ok, je pense que vraiment le fait d'être dans le... En tout cas, se dévoiler et le fait de se positionner égale danger, vraiment. Vraiment, parce que je le ressentais même dans mon corps, le fait d'être vraiment bloqué. Donc en fait, c'est vraiment ça, mes croyances limitantes. Si je suis moi, si je me dévoile, si je laisse l'autre découvrir qui je suis vraiment, est égal à danger. Ça veut dire que l'autre peut potentiellement m'attaquer et se servir de mon moi authentique pour me faire du mal. En fait, c'est vraiment ça, la croyance limitante. Je ne sais pas si c'est très clair comment je l'exprime. Mais c'est vraiment le fait de m'ouvrir aux autres et de me respecter dans mes choix et dans mes valeurs. Eh bien, il y a danger parce que l'autre peut me faire du mal, en fait. Si je grossis l'autre truc, bien sûr.
- Speaker #0
Oui, oui, complètement. Mais je vois complètement ce que tu veux dire. Et toi, justement, dans les situations où tu l'as vécu, ça s'est passé comment pour toi ?
- Speaker #1
Ah ben, là, par exemple, j'ai... En fait, j'étais très dure avec moi-même quand ça se manifestait, quand je commençais à me mettre en retrait dans un groupe. Intérieurement, c'est comme si je me secouais. Enfin, que j'avais envie de me secouer, de me dire « Mais Lucie, mais réveille-toi, parle. » Enfin, c'est pas possible d'être comme ça. Mais il n'y avait rien qui se passait. En fait, à part m'auto-flageller et me dire des choses pas cool et qui me rabaissaient encore plus. Il n'y avait rien d'autre qui se passait parce que les autres en face, dans ces moments-là, ils n'étaient pas méchants avec moi. Il n'y a pas eu de ça. Donc au final, je dirais que j'induisais moi-même ce que je voulais éviter vu que moi-même, je me mettais en retrait, je me mettais des bâtons dans les roues. Au final, avec ce comportement-là, je n'avais pas vraiment d'interaction avec les autres. Après, les autres pouvaient venir vers moi. Et heureusement d'ailleurs, parce que ça m'aidait quand même un peu à avoir de la conversation, mais avoir des interactions dans le groupe et que ce soit ouvert à tout le monde, là c'était beaucoup plus difficile. Avec une personne ou deux, je pouvais arriver quand même à avoir plus de discussions, mais dès qu'il y avait vraiment une conversation dans tout le groupe, c'était beaucoup plus difficile.
- Speaker #0
C'est très intéressant aussi ce que tu dis parce que tu parlais justement des comportements que tu avais envie. En fait, tu avais envie de te secouer, tu avais envie d'y arriver. Mais c'est vraiment quelque chose qui est tellement fort en fait, qui t'empêche vraiment de pouvoir le faire. Et tu m'en avais parlé du fait que ça passe aussi vachement par le corps. Que dans ces moments-là, en fait, quand tu es bloqué face à cette situation-là, qu'en fait, ça ne reste pas que dans la tête, ça passe aussi par le corps. Et toi, justement, comment ça se manifestait dans ton corps ?
- Speaker #1
Du coup, hyper intéressant, parce que... Comment dire ? Franchement, c'est comme si tout était bloqué, je me recroquevillais. Par exemple, ça passait aussi par les mains. Je ne savais pas quoi faire de mes mains, donc j'ai changé de position souvent. C'est avoir vraiment l'impression que son... qu'on n'est pas à notre place, que le corps n'est pas à sa place. Ça rejoint aussi le positionnement, que ce soit dans la parole, mais aussi dans le corps. Et je pense aussi, étant donné que il y a énormément de choses qui viennent de l'enfance, pour ma part, en tout cas, cette blessure-là, elle remonte à très loin, étant donné que j'ai souvenir de quand j'étais petite. Je reprends l'exemple par rapport au film et au fait que je posais beaucoup de questions. Je pense que c'est vraiment que ces émotions-là et ces blessures... se sont cristallisées dans mon corps et que le travail sur soi passe aussi par le corps parce qu'on peut des fois débloquer des choses par l'esprit, avoir des prises de conscience mais il y a des fois ça s'est tellement ancré qu'un travail sur le corps est nécessaire effectivement c'est justement pour ça que je trouve que c'est très intéressant de pouvoir en parler parce que justement avec ma pratique moi
- Speaker #0
je vais beaucoup travailler avec le psycho-corporel Merci. pour justement aussi aller redonner l'information au corps qu'en fait on est à sa place et qu'on peut prendre sa place et que ça ne se joue pas uniquement avec les prises de conscience. de nos croyances, de nos comportements, mais que je pense qu'un travail un peu plus approfondi sur le corps, sur ce qu'il a pu enregistrer, sur ce qu'il a pu cristalliser à ce moment-là, ça reste hyper important.
- Speaker #1
Oui, c'est génial que tu proposes ça, parce qu'en fait, le fait de mettre les deux en commun, c'est encore plus libérateur, forcément.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, parce que des fois, on peut conscientiser des choses. En fait, le corps, il reste quand même en alerte. Et comme tu disais, en fait, tu as l'envie, mais il y a quelque chose qui est bloqué. Et tant qu'on ne va pas comprendre, mettre de la lumière sur ça, c'est compliqué de pouvoir s'en détacher, s'en libérer. Et pour aussi venir sur un sujet dans lequel on avait un petit peu parlé, c'est le fait que les blessures, on les vit complètement différemment. Justement, c'est pour ça, en fait, moi, j'avais déjà un petit peu parlé de cette blessure du rejet, du fait de ne pas réussir à prendre sa place, de la peur du jugement, de la suradaptation aussi qu'on peut mettre en place avec des comportements. C'est vrai que mes podcasts, mes épisodes, ils sont vachement axés sur ça. Mais en fait, c'est hyper intéressant d'avoir aussi ton point de vue parce qu'il y a certaines personnes qui vont le vivre en s'effaçant, d'autres qui vont être plus dans l'attaque ou dans le fait de rejeter avant d'être rejeté, d'autres vont fuir. Et donc... Toi, comment ça se joue, cette blessure ? Comment toi,
- Speaker #1
tu la vis ? Au tout début, je pensais que la blessure du rejet, c'était le masque du client. Du coup, ça amenait un comportement qu'on allait avoir du mal à communiquer avec les gens, que dès qu'il y avait un souci ou quelque chose qui allait nous toucher, la personne allait fuir et elle n'allait pas être dans la communication. Je pensais que c'était vraiment ça. Et en fait, quand on en a parlé, tu m'as fait découvrir que ça pouvait aussi se manifester autrement. Et que ce n'était pas que comme je l'ai décrit là juste à l'instant.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est vrai que quand on en avait parlé, en fait, je t'avais un petit peu parlé des blessures et des masques qui pouvaient s'accompagner avec les blessures. Et que dans le rejet, c'était le masque, entre guillemets, un peu du fuyant. mais que ce n'était pas la fuite uniquement physique, ça pouvait être une fuite intérieure. De fuir un petit peu, par exemple, les échanges, de fuir, comme tu disais, le fait de sortir de sa zone de confort. Ce n'est pas qu'une fuite physique, ça peut aussi être un évitement intérieur. Et c'est ça que je crois que tu avais un petit peu conscientisé à ce moment-là.
- Speaker #1
Oui, c'est ce qui me parlait, effectivement. Notamment, en fait, le fait de... de fuir mes besoins dans les relations amicales ou amoureuses. Je me dévoue 100% à l'autre et je fuis mes besoins et mes valeurs. Le fait de l'avoir conscientisé quand on en a parlé, ça m'a donné aussi une autre vision de cette blessure. Du coup, je n'ai plus d'avoir d'autres prises de conscience aussi. Ça, c'est hyper intéressant.
- Speaker #0
Ouais, et aussi, je rebondis un petit peu sur ce que tu dis, parce que je pense que les personnes qui nous écoutent peuvent aussi beaucoup se retrouver dans le fait de s'oublier, comme tu disais, d'oublier ses besoins. Toi, comment tu l'as vécu ? Comment tu l'as eu ?
- Speaker #1
Le fait de m'oublier, en fait, dans les relations ?
- Speaker #0
Ouais, le fait de t'oublier, le fait de ne pas écouter peut-être tes besoins, de t'effacer.
- Speaker #1
Ça a amené un grand mal-être. En fait, sur le moment, on ne le sent pas. Si je prends l'exemple d'une relation amoureuse, étant donné que c'est un mode de fonctionnement qu'on a mis en place depuis des années, peut-être depuis petit, on ne s'en rend pas compte. Donc en fait, on donne, on fait, on fait, sans réfléchir, sans se dire je fais ça parce que derrière j'attends ça. Bien sûr que ça, quand on le fait, on ne s'en rend pas compte. Sauf qu'il y a un moment donné où on arrive à un épuisement, un épuisement émotionnel, un épuisement de soi, et en se faisant complètement perdue. Et en fait, ça amène... Moi, je sais que quand je suis arrivée au bout de ça, quand j'étais dans la relation, le moment où je n'étais pas consciente de ça, ça s'est manifesté en faisant des reproches à l'autre. C'est-à-dire que... Et en plus de ça, forcément... étant donné que j'avais cette souffrance enfin cette blessure j'allais vers des relations qui me faisaient ressentir ça aussi c'est à dire que la personne en face elle avait sa problématique mais elle me faisait aussi vivre du rejet Et du coup, elle ne me demandait rien. Ça veut dire que moi, je donnais, je donnais, en espérant que la personne allait faire pareil. Mais quand je dis en espérant que la personne allait faire pareil, encore une fois, c'était inconscient, parce que dans ma tête, en fait, c'était logique. J'étais sûre qu'en faisant ça, la personne allait faire pareil en retour. Et étant donné que je me suis rendue compte que non, parce que j'étais dans le trop, et qu'il y a un moment donné, oui, OK, on peut faire des choses pour les autres, mais si on s'oublie totalement, ça ne peut pas fonctionner. Et on ne peut pas reprocher à l'autre de ne pas faire autant que nous. Parce que vu qu'on ne le fait pas dans une bonne vibration et qu'on est dans le trop, ça amène quelque chose de malsain.
- Speaker #0
Oui, complètement. C'est ça. Et en fait, c'est hyper intéressant parce que je sais que je voulais reparler un petit peu des croyances que tu as pu créer dans ton enfance et des expériences aussi qu'on va vivre et qui vont venir confirmer ces croyances. Et bien souvent, ça joue dans nos relations. Et ça, je sais qu'on en avait parlé aussi du fait de vivre des choses qui vont venir valider nos croyances. Et bien souvent, si on a par exemple cette peur d'être ignorée, cette peur de ne pas être choisie, cette sensation de toujours devoir en faire plus pour être aimée, notre cerveau va vraiment chercher le connu. Il va chercher le côté sécurité. même s'ils souffrent, ça va être familier. Et c'est pour ça que dans tes relations, on en avait parlé, il y a beaucoup de choses qui se sont jouées et tu as pris conscience de tes mécanismes et de tes comportements. Et justement, aujourd'hui, comment toi, qu'est-ce qui t'a aidé à prendre conscience de ça dans tes relations ? Et qu'est-ce qui t'a aidé à prendre conscience peut-être de ces mécanismes ?
- Speaker #1
Je pense que j'ai quand même eu la chance Merci. j'ai une maman qui a toujours été ouverte au fait de se faire accompagner de se faire aider donc depuis petite on va dire que j'ai une sorte d'approche par rapport à cette médecine alternative entre guillemets, en tout cas à cette aide mais ce qui m'avait vraiment aidée je pense que c'est les séances les séances de psychothérapeute que j'ai pu faire ou d'autres techniques mais aussi le fait de me poser les bonnes questions et de revenir à soi de se dire, ok, en fait, déjà, quelle valeur je décide d'incarner ? Mais c'est la question, des fois, on peut se dire, c'est bête, pourquoi se poser ces questions, surtout que dans les moments où on ne va pas bien, on n'a pas forcément cet automatisme ou l'envie de se poser ces questions. Mais en tout cas, quand on peut le faire et quand on sent que c'est le moment, c'est bien. Et c'est vraiment revenir à soi et se dire, ok, est-ce que là, ça me convient ou pas ? Est-ce que là, j'ai l'impression d'être moi-même ? En fait, c'est vraiment des questions simples. mais qui ramènent à soi et qui font un peu, comment dire, baisser toutes les ruminations mentales qu'on peut avoir et des fois les fausses croyances qu'on peut avoir et qui font que la réalité, elle est un peu... Elle n'est pas vraie, quoi. Elle est floutée par toutes ces peurs et par toutes ces croyances limitantes.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est ça, en fait. Et c'est vrai que quand on est dans... ce mécanisme-là, en fait, on n'a pas toujours conscience de nos croyances, et même si on en a conscience, ce n'est pas toujours évident de pouvoir s'en détacher et de pouvoir aussi vivre une autre réalité et d'attirer à nous des choses qui vont être bénéfiques. Dans, par exemple, nos relations, on va savoir prendre notre place, écouter nos besoins, écouter son intuition, on en parlait aussi de l'intuition. Et après, c'est ça, je pense. Et c'est vraiment d'arriver à reprendre sa place. Toi, qu'est-ce qu'il y a lors d'aujourd'hui qui t'aide justement à prendre ta place ? Quels conseils tu pourrais donner, par exemple, aux personnes qui nous écoutent et qui se reconnaissent peut-être dans ce que tu vis ?
- Speaker #1
Ok. Alors, tout d'abord, comment dire ? Je vais dire que c'est un travail de toute une vie. Alors, peut-être pas de toute une vie, mais comment dire ? Aujourd'hui, c'est un... je le travaille encore, il y a du mieux, et je vois que je suis beaucoup plus apaisée. Mais c'est aussi le fait qu'aujourd'hui, en posant ces questions et en reprogrammant aussi un peu le cerveau, parce que plus on va répéter nos croyances limitantes, plus notre corps va l'intégrer, donc on va y croire. Et c'est à un moment donné, se dire « ok, stop » .
- Speaker #0
je reformule. En fait, c'est des exercices tout bêtes, mais tu te dis, OK, de cette croyance limitante, comment je peux la formuler en un truc positif ? Et quand j'ai envie de dire ma croyance limitante, non, je dis l'autre phrase positive qui va reprogrammer mon cerveau, mon corps. Et du coup, j'en viens aujourd'hui par rapport au fait d'avoir eu une prise de conscience et où je me suis dit aussi le fait d'être, comment dire, en retrait dans certains groupes ou avec certaines personnes. Il y a des fois, je me faisais violence et je me disais, mais pourquoi, je me répète, mais pourquoi là, je n'ai pas à me dévoiler. En fait, il faut savoir aussi qu'on a une intuition et que tout le monde a une intuition et qu'il y a des fois, il faut savoir l'écouter et faire la distinction entre les peurs et cette intuition. Et je me suis rendue compte aussi qu'il y a des fois, en fait, cette peur. je pouvais en faire une force dans le sens où en fait, ce n'était pas une peur, c'était une intuition et le fait que je ne me sente pas à l'aise avec telle ou telle personne, c'est juste aussi que énergétiquement parlant, on n'est pas aligné. Ça ne veut pas dire que la personne, elle est mauvaise ou quoi que ce soit. Ça veut juste dire que l'énergie avec cette personne ou en tout cas ce groupe n'est pas alignée avec mon énergie à moi, avec mes valeurs et c'est pour ça que je ne m'ouvre pas. Et en fait, c'est juste un signal d'alarme. C'est aussi aujourd'hui reconnaître... On va faire la différence entre cette intuition et cette peur. Mais j'en parle là parce que c'est une prise de conscience que j'ai eue il n'y a pas longtemps, mais ce n'est pas un truc en tout cas aujourd'hui, ce n'est pas encore un automatisme. C'est que tu arrives à le ressentir de plus en plus, mais il y a des fois, ça se mélange dans ma tête et je n'arrive pas à savoir si c'est mes peurs ou cette intuition-là. Et des fois, il peut y avoir les deux aussi. Donc forcément, c'est un travail.
- Speaker #1
Oui. Oui, mais j'imagine que ce n'est pas évident parce que, comme tu dis, entre l'intuition et les projections qu'on peut avoir, d'ailleurs, je crois que j'ai fait un épisode là-dessus sur intuition et projection, la différence, c'est très subtil. Et je pense que de se reconnecter, de revenir à son corps, de revenir à soi, de revenir aussi à un moment de calme, de remettre peut-être en question nos croyances, ce qu'on pense. ça peut petit à petit nous aider à en sortir. Et pour en revenir un petit peu à ce qu'on disait juste avant, je pense que le conseil aussi que je peux donner pour les personnes qui nous écoutent, c'est qu'avant même de vouloir changer quoi que ce soit, si vous vous reconnaissez dans cette blessure du rejet, c'est la première étape, je pense que c'est vraiment, comme on disait, de venir un petit peu prendre conscience de ces croyances limitantes, ces pensées un petit peu automatiques, ces phrases intérieures qui passent un peu inaperçues, comme par exemple, je ne suis pas assez, je dois en faire plus pour être aimé, je dois me taire, enfin voilà, je prends un petit peu les exemples par rapport à ton histoire, parce que tant que ces croyances restent inconscientes, elles vont diriger notre vie sans qu'on s'en rende vraiment compte, elles vont influencer notre réalité, elles influencent aussi les personnes vers qui on va aller, les comportements qu'on va adopter, les situations qu'on va accepter ou non, et je pense aussi même la manière dont on va interpréter ce que l'on vit, ça on en a aussi parlé. Et c'est comme si on portait un peu des lunettes invisibles, j'aime bien un petit peu dire cette image, et qu'on voyait tout ce qui se passait à travers ce filtre-là. Et je crois que tu l'as dit d'ailleurs à un moment donné.
- Speaker #0
Oui, oui, oui, tout à fait. L'existence des lunettes, c'est totalement ça.
- Speaker #1
Et voilà, donc je pense que c'est vraiment de venir prendre un moment peut-être pour observer ce qui se passe en vous, dans quelle situation en fait vous vous retrouvez peut-être face à certains comportements. quelles phrases vous viennent et que vous pouvez commencer petit à petit à transformer et surtout à des phrases plus bienveillantes pour vous. Voilà, je ne sais pas ce que tu en penses Lucie, je rebondis un petit peu sur ce que tu as dit.
- Speaker #0
Oui, c'est tout à fait ça en fait, le fait de trouver ces fausses croyances. Et au moment où ces fausses croyances viennent, c'est déjà sur le moment arrivé à se dire « Ah, là c'est une fausse croyance » . Et d'essayer du coup de la transformer en une phrase qui nous fait du bien et pas une phrase qui nous fracasse encore plus.
- Speaker #1
Oui, complètement. Après, je pense que peut-être que seul, ça peut être aussi des fois un peu compliqué de prendre conscience de ses croyances. Parce que des fois, c'est des croyances qui sont quand même vachement inconscientes. Et c'est vrai qu'un travail un petit peu... personnel avec par exemple un accompagnement je pense que ça peut aussi être libérateur et ça peut vraiment aussi aider dans ces moments là je sais pas ce que tu en penses je pense que je m'attends un petit peu à ta réponse en sachant qu'on fait toutes les deux un travail sur nous
- Speaker #0
Oui, complètement. Je ne dis pas que sans travail, ce n'est pas possible. Mais en tout cas, pour ma part et pour mon expérience, heureusement que j'ai eu cet accompagnement depuis petite et même durant l'adolescence, parce que c'était très dur et même encore. Mais heureusement que j'ai eu cet accompagnement-là, parce qu'il y a plein de choses que je n'aurais pas pu mettre en conscience. et il y a des liens aussi des fois qu'on fait où jamais on n'aurait pensé que notre problématique était liée à un certain sujet. Il y a des fois où on n'aurait jamais fait le lien parce qu'on se dit « mais quel rapport ? » En fait, si. D'où le fait que des fois, c'est important de se faire aider parce qu'une professionnelle va avoir aussi le recul nécessaire pour te guider et peut-être te dire « tu m'as parlé de ça, moi je vois un lien par rapport à ça » .
- Speaker #1
Et toi, justement, avec le travail que tu as pu faire, qu'est-ce qui, aujourd'hui, est différent pour toi par rapport à cette blessure ?
- Speaker #0
Pas mal de choses. Déjà, juste le fait d'être moins dure avec moi et de m'accepter et de me dire... Déjà, d'une, il y a des fois, on n'est pas obligé d'être toujours à 100 % et de se dévoiler. à tout le monde. Il y a des jours avec, il y a des jours sans. Et du coup, comment dire ? Le fait de reprogrammer ces fausses croyances, ça me permet vraiment d'être plus apaisée avec les autres. De me dire, j'ai le droit d'être moi et d'avoir moins peur de ce rejet et d'accepter aussi qu'on ne peut pas plaire à tout le monde parce que dans mon inconscient, ça s'était vraiment inscrit comme ça, il fallait. que je sois parfaite et que je plaise à tout le monde et si je ne plaisais pas à quelqu'un catastrophique je remettais toute ma personne en question comme si c'était moi la fautive alors que en fait non on ne peut pas s'entendre avec tout le monde et ça c'est je dirais même que c'est presque scientifique que tous les êtres humains ne sont pas faits pour s'entendre et c'est pas grave en fait on est Merci. Je ne sais pas combien d'humains sur Terre, on trouvera bien quelqu'un qui va nous aimer et nous accepter pour ce que l'on est. Mais je dirais d'abord que si nous-mêmes, on ne s'accepte pas et qu'on ne s'aime pas, comment les autres le peuvent ? Je pense que ce n'est pas possible et que ça part aussi de là. Donc le fait d'avoir mis tout ça en conscience, ça me permet aussi d'avoir ce discours-là aujourd'hui. Parce qu'il y a quelque temps de ça, je n'étais pas capable de... de voir les choses de cette manière et de tenir ce discours.
- Speaker #1
Oui, complètement. Merci beaucoup, en tout cas, pour ton partage. Qu'est-ce que tu aimerais peut-être dire aux personnes qui nous écoutent qu'elles puissent retenir, peut-être, de cet épisode ?
- Speaker #0
Déjà, en tout cas, merci beaucoup à toi parce que je suis vraiment contente d'avoir pu partager ça avec toi et d'en discuter. Je trouve que c'est très intéressant. Et pour les personnes qui vont nous écouter, je dirais que le fait de se faire aider, c'est hyper important et qu'il n'y a pas de honte à avoir. Et qu'aujourd'hui, on est quand même une génération à être de plus en plus ouverte à ça. Et heureusement, parce que j'aime bien utiliser l'expression, cette petite métaphore, par rapport au fait que c'est comme si on avait des bagages sur le dos. Et que plus on vieillit, plus, si on ne se fait pas aider, ces bagages, ils vont devenir lourds, très, très lourds. Et en fait, on va se les traîner tout au long de notre vie. Et le fait de se faire aider, ça permet d'alléger ces bagages. Je ne dis pas du tout que toutes les connaissances sont un de là, mais qu'aujourd'hui, le fait de m'être faite aider, je pense que ça me permet de me débarrasser de plein de bagages et que quand j'aurai 40 pieds, je serai bien contente aussi de ne pas me les traîner derrière. On aurait sûrement quelques-uns. Parce qu'à mon avis, on en a toujours et ça vaille de toute une vie. Mais ce qui nous pourrit la vie, c'est important de désamorcer tout ça juste pour le bien-être et l'avancement.
- Speaker #1
Il ne faut pas rester bloqué dans ce schéma-là, dans ces peurs et dans ces comportements qui peuvent vraiment, comme tu dis, nous pourrir la vie complètement. Merci beaucoup. cas d'ici pour bâton partage voilà pour d'avoir été là aujourd'hui J'espère qu'on se retrouvera peut-être pour d'autres épisodes. En tout cas, je tiens à te remercier puisque cet échange a vraiment été très intéressant, très constructif, je trouve. Et si vous vous êtes reconnus dans cet épisode, peut-être que ça va mettre des mots sur quelque chose que vous vivez depuis longtemps. Et j'ai envie de vous dire une chose, c'est que vous n'avez pas besoin de vous effacer pour être aimé. Votre place, elle est déjà là. Elle existe déjà et le plus important, c'est d'en prendre conscience. Si cet épisode vous a parlé, vous pouvez le partager à quelqu'un de votre entourage qui pourrait en avoir besoin. Si cet épisode vous a parlé, vous pouvez aussi nous partager votre expérience en commentaire. Je pense qu'on serait curieuse d'avoir vos retours. Et vous pouvez aussi vous abonner au podcast Les Sens de la Vie pour ne pas manquer les prochains épisodes. Merci beaucoup pour votre écoute et je vous dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.