Speaker #0Bienvenue dans Carnet de bord pour une nouvelle vie, le podcast qui t'aide à retrouver du sens, du souffle et la force de créer une vie professionnelle qui te ressemble. Je suis Solène, coach en reconversion professionnelle vers l'entrepreneuriat et chaque semaine, on part ensemble à la rencontre d'un changement intérieur, celui qui t'emmène vers plus de sens, d'équilibre et de liberté. À travers chaque épisode, je te partage des réflexions, des outils, des histoires vraies, pour t'aider à comprendre, à te retrouver et à oser écrire, toi aussi, un nouveau chapitre. Parce que ta nouvelle vie, elle commence ici. Alors, je t'invite à monter à bord du vol propulsion pour une nouvelle vie. Installe-toi confortablement, respire un peu, parce que le décollage commence maintenant. Hello à toi et bienvenue dans Carnet de bord pour une nouvelle vie. Je suis ravie de te retrouver pour ce premier épisode de podcast. Et si aujourd'hui tu écoutes cet épisode, c'est peut-être... que toi aussi, tu ressens là ce truc à l'intérieur, ce petit quelque chose qui te dit que ta vie professionnelle ne te ressemble plus vraiment. Et peut-être qu'aujourd'hui, tu te lèves chaque matin avec cette boule au ventre, que quand c'est lundi, tu attends impatiemment vendredi pour être en week-end, que malheureusement, quand dimanche arrive, tu commences à stresser, à angoisser, à avoir cette boule au ventre à l'idée de te rendre au travail lundi matin. Tu... te lève peut-être avec cette fatigue qui ne passe plus et ce sentiment d'être à côté de toi, de passer à côté de ta vie. Alors ici, on va tout simplement parler vrai. On va parler authentique, on va parler de doute, de peur, de remise en question, mais aussi de déclic et de ces moments où on se choisit à nouveau. Et donc, ce podcast, ça va être comme ton carnet de bord, celui d'un cheminement. Et pas d'une réussite parfaite, de quelque chose déjà tracé, tout prêt. Aujourd'hui, c'est ta construction, ta reconstruction, ton cheminement, à ta manière, pas à pas et à ton rythme. Et aujourd'hui, j'avais tout simplement envie de commencer cet épisode pour un peu poser le décor. De commencer par une question simple, mais plutôt puissante, j'ai envie de dire. Et si c'était le moment de changer ? de vie. Et dans cet épisode, j'ai envie de te parler de mon parcours, de ce que j'ai vécu, ce que j'ai traversé, de ce qui m'a amenée aujourd'hui à être là, à faire ce premier podcast et à avoir bâti tout ce que j'ai bâti depuis maintenant un an et demi, à l'heure où je le tourne cet épisode. Pour la simple et bonne raison que je me suis rendue compte, et jusqu'alors je ne faisais pas assez attention, mais que mon parcours inspire des personnes Mon parcours a permis de dire à certaines femmes, je me sens moins seule, je me sens comprise, je ne suis pas la seule à être passée par là. Et je me suis rendue compte que ça boostait des femmes, que ça inspirait des femmes à essayer de s'en sortir, à essayer d'aller de l'avant. Et donc c'est pour ça que j'ai envie de faire preuve d'une grande authenticité, d'une grande vulnérabilité aussi, parce que c'est... Ça n'a pas toujours été évident de parler de mon parcours, j'étais beaucoup dans le déni, je renais beaucoup ce que j'avais vécu, ce que j'avais traversé. Et aujourd'hui, en fait, c'est ma plus grande force, c'est mon plus grand moteur de vie et c'est ce qui me permet d'être là à l'heure actuelle. Alors, let's go ! Il y a quelques années, j'étais exactement dans cette situation. Pour poser un peu le décor, j'ai fait un master en commerce, marketing et management que j'ai obtenu en... 2018. Et pour moi, c'était un de mes premiers objectifs de vie depuis que je suis petite. Je me suis toujours dit tu feras de grandes études et tu occuperas un très beau poste à responsabilité plus tard. D'où le fait que je voulais faire de grandes études. Et j'ai réussi. Je me suis donné les moyens de faire un bac plus 5, de réussir, d'obtenir mon diplôme et ensuite d'occuper plusieurs postes dans divers secteurs d'activité. divers domaines d'activité, ce qui m'a permis de toucher à tout, de voir aussi ce que j'aimais, ce que j'aimais moins, ce qui me plaisait, ce qui ne me plaisait pas. Et puis, à peu près deux ans, deux ans et demi après l'obtention de mon diplôme, j'ai cette chance et cette opportunité de trouver un poste à responsabilité dans un grand groupe en CDI. que bien évidemment, j'accepte. Après, je te passe le processus de recrutement où aujourd'hui, maintenant, il faut faire 3-4 entretiens d'embauche pour être sûre que tu vas intégrer la société. Donc je passe toutes ces étapes-là et je suis prise, donc moi ravie, et à avoir bâti tout ce que j'ai bâti depuis maintenant un an et demi, à l'heure où je le tourne, cet épisode, pour la simple et bonne raison que je me suis rendue compte et jusqu'alors, je ne faisais pas assez attention, mais que mon parcours... inspire des personnes. Mon parcours a permis de dire à certaines femmes, je me sens moins seule, je me sens comprise, je ne suis pas la seule à être passée par là. Et je me suis rendue compte que ça a boosté des femmes, que ça a inspiré des femmes à essayer de s'en sortir, à essayer d'aller de l'avant. Et donc, c'est pour ça que j'ai envie de faire preuve d'une grande authenticité, d'une grande vulnérabilité aussi parce que c'est... Ça n'a pas toujours été évident de parler de mon parcours, j'étais beaucoup dans le déni, je renie beaucoup ce que j'avais vécu, ce que j'avais traversé. Et aujourd'hui en fait c'est ma plus grande force, c'est mon plus grand moteur de vie et c'est ce qui me permet d'être là à l'heure actuelle. Alors let's go ! Il y a quelques années, j'étais exactement dans cette situation. Pour poser un peu le décor, j'ai fait un master en commerce, marketing et management que j'ai obtenu en... 2018. Et pour moi, c'était un de mes premiers objectifs de vie depuis que je suis petite. Je me suis toujours dit tu feras de grandes études et tu occuperas un très beau poste à responsabilité plus tard. D'où le fait que je voulais faire de grandes études. Et j'ai réussi. Je me suis donné les moyens de faire un bac plus 5, de réussir, d'obtenir mon diplôme et ensuite d'occuper plusieurs postes dans divers secteurs d'activité. divers domaines d'activité, ce qui m'a permis de toucher à tout, de voir aussi ce que j'aimais, ce que j'aimais moins, ce qui me plaisait, ce qui ne me plaisait pas. Et puis, à peu près deux ans, deux ans et demi après l'obtention de mon diplôme, j'ai cette chance et cette opportunité de trouver un poste à responsabilité dans un grand groupe en CDI, que bien évidemment, j'accepte. Après, je te passe le processus de recrutement, où aujourd'hui, maintenant, il faut faire trois, quatre entretiens d'embauche. pour être sûre que tu vas intégrer la société. Donc je passe toutes ces étapes-là. Et je suis prise. Donc moi, ravie. Je me dis, enfin, j'atteins mon objectif d'intégrer un grand groupe, une grande société avec un poste à responsabilité où je vais avoir des perspectives d'évolution. Et super. Donc oui, j'ai eu mon CDI, j'ai eu mon équipe, j'ai eu la chance de manager ma propre équipe que j'ai moi-même recrutée et formée. Et donc finalement, extérieurement, j'avais tout pour aller bien. Un CDI, une belle évolution, la sécurité de l'emploi, financièrement aussi. Bref, finalement, j'ai eu tout ce que je voulais avoir. Et puis, les jours, les semaines, les mois ont passé. Et puis, il y a quelque chose qui me faisait dire que ça n'allait pas. Mais je me disais que ça n'allait pas. En fait, intérieurement... J'étais tout simplement en train de m'éteindre à petit feu. Et ce qui s'est passé, c'est que déjà, quand j'ai intégré la société, dix jours après avoir intégré ce groupe, je perds ma grand-mère, un de mes très grands piliers de vie. Donc, autant te dire que ça a été la douloureuse. Je me suis dit, qu'est-ce que je fais ? Et puis, je me suis malheureusement rangée beaucoup dans le travail. Et en plus de ça, vu que j'occupais un poste avec de nouvelles fonctions et j'ai dû tout apprendre depuis le début, j'ai dû commencer vraiment entre guillemets tout en bas de l'échelle et me former petit à petit. Et en fait, à partir de ce moment-là, clairement, je vais parler creusement, mais j'en ai chié. J'en ai chié parce que j'ai dû vraiment tout faire tout seul. C'est-à-dire que j'ai dû me former, j'ai dû comprendre le métier de mes équipes, j'ai dû comprendre mon propre métier de responsable. J'ai dû apprendre à manager, j'ai dû recruter mon équipe. Bref, je te passe tous les détails de mes missions et de mes tâches. En plus de devoir digérer le décès de ma grand-mère, et en plus de ça, quand j'ai intégré l'entreprise, je suis arrivée lors de l'activité saisonnière estivale, où pour moi, c'était à chaque fois un moment où je faisais mon plus gros chiffre d'affaires. Donc il y avait de très gros enjeux et il m'arrive tout ça et j'enchaîne du coup, on va dire les difficultés, ce qui ne m'a pas empêché de me régaler, d'aimer ce que je faisais, d'apprendre, de découvrir. de découvrir mes équipes, de découvrir l'ensemble des équipes du magasin. Bref, je me suis régalée, mais on ne va pas le cacher, j'étais crevée, fatiguée, épuisée. Mais ça, c'était pour le coup, on va dire, une bonne fatigue. Voilà, je passais de tout, enfin, je passais de rien à tout de manière très intense en enchaînant des journées de 10 heures. Donc, voilà. Et cet enchaîné, en fait, je te parle de ça parce que... tout ce cheminement, ça je l'ai compris en fait après coup, je me suis dit mais en fait il y a plein de choses qui se mettaient sur ma route pour m'alerter et moi je continue à taper dans le mur, j'ai eu ça d'accident du travail, contre ma volonté et en fait il s'est enchaîné plein de petites difficultés plein de petites choses comme ça pendant mon parcours pendant un an et demi à peu près dans laquelle je suis restée dans la société et en fait ce qui s'est passé c'est que intérieurement plus le temps passait, plus je m'éteignais à petit feu et j'étais fatiguée Merci. J'étais vidée. J'étais en gros et clairement en pilotage automatique. J'avais appuyé sur le bouton là, automatique. Et en fait, là, je me levais le matin. Je faisais tout de manière automatique. Maintenant, quand j'y réfléchis, je me dis l'horreur. Franchement, je ne sais même pas comment j'ai fait et comment d'autres personnes ont réussi à tenir plus de temps que moi. Mais c'était... C'était très compliqué parce que je vivais pour mon travail, je respirais pour mon travail, je mangeais de travail. En fait, je faisais tout le travail. Et même sur mes jours de repos, je pensais au travail, même sur mes arrêts maladie, parce que je suis tombée beaucoup de fois malade. J'ai dû me faire arrêter trois semaines à chaque fois. Donc, pour vous dire que vraiment, on m'a mis des choses sur mon chemin pour me dire que là, ça ne va pas. Mais moi, je continuais à avancer. Je me disais, mais c'est normal d'être malade. C'est les mois de l'hiver, c'était période Covid. Moi, tous les deux ans, j'ai droit à une bronchite. Donc j'avais fait le calcul, je me suis dit, ça fait deux ans que je ne me suis pas payé une bronchite. Et voilà, j'y suis. Et donc j'ai enchaîné, enchaîné, en fait, difficulté sur difficulté. Mais moi, avec ma force de caractère, ma persévérance, et en plus, sincèrement, j'aimais ce que je faisais. Je m'éclatais parce que je me suis rendue compte que j'étais capable, qu'on me le rendait aussi, que mon équipe me rendait ce que je faisais. Et je me sentais bien, je me sentais enfin, je me disais, enfin... J'ai ma place, j'ai enfin ce que je veux, mon objectif, je suis en train de le réaliser. Mais en fait, à quel prix ? À quel prix j'étais en train de réaliser mon objectif ? Le prix de ma santé, le prix de ne plus voir mes proches, de ne plus avoir de vie. Parce que clairement, je n'avais plus de vie. Moi qui suis grande sportive, je n'arrivais même pas à faire du sport. J'étais tellement vidée, fatiguée, épuisée. C'était horrible. Et à chaque fois, je me disais, ça va passer. Tout le monde est fatigué. J'ai un boulot quand même qui est physique. à la fois mentale aussi, j'ai quand même de grandes responsabilités, on nous tanne avec les chiffres, il faut être à la hauteur. Et vraiment, et puis en plus, je pense que je voulais aussi me prouver à moi-même que j'étais capable de réaliser mon objectif, que je n'avais pas fait tout ça pour rien en fait. Et donc tous les jours, je me disais mais ça va aller, ça va passer. Mais en fait, plus les jours passaient, plus moi je m'enfonçais, plus j'enfonçais mon corps, plus j'enfonçais ma santé, parce que je n'arrivais plus à me lever. que moi, le matin, dès que le réveil sonne, je fais un bon hop, je sors de mon lit. Je n'arrivais plus à me lever. Je mangeais moins. Je me renfermais sur moi. Je n'avais plus de vie sociale. Je ne faisais plus d'activité, plus de sport. J'étais tellement vidée que le peu d'activité, ça me demandait trop d'énergie. En plus de ça, je ne trouvais pas toujours le temps parce que toutes mes journées étaient condensées et le seul jour de repos que j'avais... En semaine, je prenais des rendez-vous pour pouvoir aller chez le médecin, pour faire ci, pour faire ça. Et après, je n'avais que le dimanche puisque je bossais les samedis. Et le dimanche, qu'est-ce qu'on fait ? On fait les machines, on nettoie la maison, patin, couffin. Donc clairement, je n'avais pas de vie. Je m'endormais au volant. J'avais des pertes de mémoire. Je devais tout noter. Et en fait, tout ce qui se passait, c'était vraiment pas moi. Et je sentais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais je me disais, allez, ce n'est pas grave, c'est OK. ça va passer, ça va passer. Puis je sentais en fait que j'avais perdu ma joie de vivre, que j'avais plus de sens à tout ce que je faisais, que je traînais les pieds pour aller au travail, que je n'arrivais plus en fait, que j'étais tellement en train d'essayer de chercher la moindre source d'énergie dans mon corps. Mais même ça, ça me demandait de l'énergie et je n'y arrivais pas puisque je n'avais pas d'énergie déjà. Et un jour, je me rends au travail, je me lève, pas bien. peu mal au ventre, brassée, envie de vomir, je ne déjeune pas. Je m'étais élevée très tôt, il était 5h30 du matin. J'arrive au travail, je me sens barbouillée. Pendant le trajet, j'ouvre la fenêtre, j'aère et je me dis « Bon, allez, il faut encore attraper un petit mot, ce n'est pas grave, ça va passer. » Les petits mots de l'hiver. Et puis, j'arrive au travail, un peu blanche. Je réponds à mes collègues, ça va, Et puis, voilà, le brief du matin passe. Et puis, en fait, je me sens bouffée de chaleur, pas bien. Je me dis, oh là là, je vais aller me mettre dans une salle. Je vais aller me poser avant l'ouverture du magasin. Et le magasin ouvre, donc j'ai pour lever pour prendre mes fonctions. Et en fait, là, au moment où je me lève, mon corps ne suit plus. Mon corps ne veut pas se lever. Mon corps ne bouge plus. Je suis là, lourde et à la fois légère. Il n'y avait plus de réponse. Mon corps ne répondait plus. Et il y a deux, trois personnes qui ont dû m'extirper de ma chaise, me lever. Je me suis levée, mais je n'étais vraiment pas bien. Je me sentais clairement partir. J'avais vraiment bouffé de chaleur, envie de vomir. Je sentais que j'étais fatiguée, j'étais faible. Le fait, je ne voulais qu'une chose, c'était dormir, me poser. Et voilà, en fait, mon corps, il voulait se reposer. Je voulais me reposer. Et j'ai compris qu'à ce moment-là, mon corps m'a dit stop. Et du coup, je me suis rendue toute seule à l'hôpital. J'avais mon chef qui voulait appeler le pompier, mes parents. Et moi, je ne voulais affoler personne. Moi, forte de caractère et tout, je me suis dit, c'est bon et tout. Sauf que j'ai dû m'arrêter trois fois sur la route en urgence pour vomir. Maintenant que j'arrive à l'hôpital, j'arrive aux urges. Je ne vous explique pas ce que c'est les urgences. j'ai attendu un peu de temps avant d'être prise je suis commatée sur ma chaise j'ai été prise, on m'a mis sur un brancard on m'a perfusée et je me suis endormie donc de là je ne me souviens plus ce qui m'était arrivé quand j'ai ouvert les yeux je m'étais endormie dans un couloir je me suis retrouvée dans une chambre et en fait j'ai dormi pas mal d'heures jusqu'à temps d'être prise en charge et quand je me réveille je me vois perfusée moi qui déteste en plus d'être perfusée enlèvez-moi ça, enlèvez-moi ça je vais péter un plomb Et en fait, du coup, on fait des examens, des examens que j'avais déjà fait auparavant, parce que je sentais qu'il y avait des choses qui n'allaient pas, mais tout allait toujours bien. Donc, j'étais vraiment dans un déni profond de ce que je vivais. Et en fait, on m'annonce que je suis épuisée. Un burn-out. Bam ! Brutal. Violent. Et je percute sans percuter. Très sincèrement, à ce moment-là, mes parents étaient arrivés parce que j'étais en incapacité de rentrer chez moi. Mes parents descendent à deux. pour que ma mère me ramène avec mon vécu, et mon père remonte tout seul. Et je remonte chez moi, le premier truc que je fais, je me mets en pyjama et je vais me coucher. Entre temps, ma mère me parle un peu, etc. Je percute sans percuter, je me suis dit, allez, tu vas te relever, tu vas repartir au boulot dans 2-3 jours, merci, au revoir, c'est bon, c'est plié. Et en fait, pas du tout, pas du tout. Mes parents m'ont fait une leçon de morale, ma petite sœur, avec à l'époque son ancien conjoint, m'ont dit que ce n'était plus possible que je vive comme ça, et que là, il fallait que j'arrête, qu'il fallait que je prenne la décision d'aller voir mon chef, et d'arrêter. Et donc là, dur, dur d'encaisser. Mais c'est à ce moment-là, en fait, que j'ai compris que je ne pouvais plus continuer à vivre une vie qui n'était pas la mienne, à vivre cette vie-là où, finalement, j'ai mis ma santé à mal, où j'ai mis mes proches de côté, j'ai mis ma vie de côté, en fait, et je passais à côté de tout ça. Du coup, ce qui s'est passé, c'est que je ne sais plus combien de temps j'ai été arrêtée. Je crois que j'étais un petit peu arrêtée. Et je suis allée voir mon chef, mais avec la boule au ventre. Parce que pour moi, je me suis dit, mais c'est un échec. Tu es en train d'abandonner ton objectif de vie. Un, pardon, de tes objectifs de vie. La honte, les gens vont penser quoi. Tu es incapable, tu n'es pas à la hauteur. Franchement, je me suis dénigrée. Clairement, je me suis dit, mais en fait, tu as fait tout ça pour ça. Mais je savais au fond de moi que je n'avais pas le choix, que je ne pouvais plus, que ce n'était plus possible. Ça faisait un an et demi que j'étais comme ça en fait, parce que finalement tout s'est enchaîné très très vite. Parce que je vous passe les détails, parce que ce n'est pas l'objectif, mais au moins je voulais planter le décor et remettre les choses dans le contexte. Mais tout ce que j'ai vécu, traversé, et qu'à la fois j'ai encaissé, encaissé, encaissé sans rien dire, à prendre sur moi, à me dire que ça va aller. En fait c'est mon corps qui a somatisé et qui a fini vraiment par lâcher, par dire stop. Et pourtant des signaux j'en ai eu, mais à la pelle. Et moi, têtu, je n'ai pas écouté. Je pense qu'à la fois, comme je disais, j'étais dans un déni. Et donc, je vais voir mon chef en pleurs et je lui dis que je ne peux plus, que ce n'est plus possible. Et à la fois, je pleure parce que pour moi, c'est un échec, parce que j'ai honte. Mais je lui dis que là, c'est trop. C'est trop, que je n'arrive plus, même si j'aime ce que je fais. Et à la fois, déçu moi. Et à la fois, je ne voulais pas que lui soit déçu non plus, au fond de moi. Et à ce moment-là, quand je lui ai dit que je ne voulais plus et que je ne pouvais plus, mais cette libération. Je me suis sentie libérée, il y a tout qui s'est posé, mes épaules, Et je me suis dit, ça y est, tu l'as dit. Et maintenant, le process va se faire, tu as négocié les termes de ton départ, etc. Et tu vas partir, tu seras enfin libre dans quelques mois pour vivre une nouvelle vie. Et avec le temps, j'ai mûri le fait que dire stop à un job qui ne nous convient plus, dire stop à ce que l'on vit, se dire que là on ne peut plus être et travailler dans ces circonstances-là, ce n'est pas un échec. bien au contraire. C'est tout simplement un retour à soi. Et là, ça a été un retour à moi. Là, je sentais que tout bêtement, je reprenais de l'énergie parce que je savais qu'il y avait une échéance, je savais que j'allais partir, je savais qu'il fallait que je tienne encore un peu parce que je voulais m'engager à aller au bout de certains de mes projets, je ne voulais pas partir en laissant des projets non terminés. Donc, j'ai pris encore sur moi, mais je me suis dit que c'était qu'un temps. Il y avait un délai, une échéance, une date où je me suis dit, là, tu seras libérée. Et petite parenthèse, je lui ai dit à l'époque, je veux être libérée le jour de mon anniversaire, donc vraiment ça a été un très très beau cadeau donc j'ai été libérée un samedi, je me souviens comme si c'était hier, pile poil pour le jour de mon anniversaire et en fait si je raconte tout ça c'est parce que je sais qu'il y a des personnes qui vivent, qui ont vécu et ressenti toutes ces choses là et que déjà il est important de s'écouter, d'écouter son corps, d'écouter les signaux qu'on nous envoie parce qu'en fait ce sont des cris d'alerte et qu'il n'y a pas pas besoin de toucher le fond, d'être dans l'épuisement professionnel, de se prendre un mur pour se rendre compte des choses, en fait. Moi, j'ai touché le fond, j'ai tapé dans le mur. Si c'était à refaire, clairement, je pense que je referais la même chose parce que ça a été dans ma manière d'être et de faire et qu'aujourd'hui, c'est grâce à ça que j'en suis là. Je ne le vois pas comme à cause d'eux, je le vois grâce à parce que j'ai décidé de transformer cette épreuve de vie-là en plus du décès de ma grand-mère où j'ai mis beaucoup de temps à m'en remettre. comme en fait des moteurs, des transformateurs de réussite à ma vie aujourd'hui. Et donc finalement, ça m'a amenée en fait à changer de vie, à me retrouver, puisqu'en plus j'ai eu la chance de partir juste après en vacances dans un pays que j'affectionne énormément. Et donc ça m'a amenée à ce premier changement de vie. Et changer de vie, en fait, c'est se retrouver. On parle souvent de changer de vie. comme si c'était un saut dans le vide. Et en fait, en réalité, c'est juste un retour à soi. Mais c'est qu'on ne se rend pas compte. Quand on est épuisé, on n'a pas les idées claires, on a notre mental qui est brouillé, on a le corps qui est fatigué. Et des fois, tu penses que tu es perdu, mais tu n'es pas perdu, tu es juste épuisé au bout du rouleau, en PLS. Et ce qui est important, c'est que tu te retrouves toi avant tout, avant de prendre des décisions, avant d'enclencher des changements. parce que... C'est quand on est dans le brouillard qu'on prend parfois les mauvaises décisions, qu'on fait les mauvais choix. Et moi, dans ce retour à soi, ça m'a permis de me retourner vers mes valeurs, mes envies, mon rythme, ma vérité en fait de qui je veux être, de qui je suis aujourd'hui. Et j'ai envie de te dire que changer de vie aujourd'hui, ce n'est pas tout plaqué du jour au lendemain, déjà. Moi, je suis partie parce que j'en pouvais vraiment plus, que j'avais cette possibilité de partir. Et en fait, en soi, j'avais d'autres choix. Je ne me voyais pas continuer à rester parce que j'avais trop encaissé. C'était trop dur. Et je suis partie, justement, en me disant que ce que j'avais vécu, ce n'était pas un échec. Et j'ai voulu réitérer dans le salariat. C'est ce qui m'a amenée, justement, à faire de nouvelles recherches après avoir passé mes vacances pour me régénérer, justement, retrouver de l'énergie, reprendre mes esprits. reprendre justement les commandes de ma vie professionnelle. Et c'est à ce moment où je me suis dit, bon, OK, qu'est-ce que tu veux faire ? Ça, c'est pas un échec. Retourne dans le salariat. Moi, j'ai été radicale. J'ai carrément changé de ville. J'ai quitté mes amis, ma famille. J'ai décidé de prendre un poste avec moins de responsabilités. Et du coup, je me suis retrouvée, en fait, trois semaines après, à retrouver un travail dans une autre ville, sur un poste qui me rapprochait encore un peu plus de l'humain. J'ai basculé dans le recrutement et là, c'est là que ma nouvelle aventure a commencé. Mais pour être très honnête, j'émergeais déjà quand j'étais dans mon ancienne entreprise où j'ai fait mon burn-out, cette idée d'être chef d'entreprise, d'être à mon compte. Et ça, quand j'étais même plus jeune pendant mes études, j'ai toujours su et toujours dit que je serai un jour à la tête de mon propre business, que je créerai mon propre projet. C'est quelque chose qui m'a toujours hantée, j'ai toujours eu ça en tête. Et c'est en avançant dans le salariat et c'est en vivant des épreuves comme ça difficiles dans ma vie que ça me faisait dire à chaque fois un peu plus, tu es faite pour ça, tu as envie de ça, tu ne sais pas comment, quand et quoi faire, mais tôt ou tard, ça arrivera. J'ai continué de cheminer pour jusqu'au jour arrivé à là où j'en suis aujourd'hui. J'ai réitéré dans le salariat parce que je me suis dit que ce n'était pas un échec et qu'en soi, je n'avais pas encore cet élan de me dire que j'allais tout plaquer et entreprendre quelque chose. J'ai changé de vie en restant tout simplement dans le salariat. Là, ce que j'ai fait, c'est que j'ai plaqué mon ancien boulot. j'ai pris le temps de me ressourcer, de poser les choses et de me dire, OK, j'implonge quelque chose de nouveau. Et ce quelque chose de nouveau a été, moi, clairement, de changer radicalement de vie et de reprendre quelque chose dans le salariat. Ça fera l'objet d'un deuxième épisode pour expliquer comment j'ai vécu cette période-là et justement ce qui m'a amenée à la conduite du changement et à la reconversion. Mais là où je veux en venir, c'est qu'aujourd'hui, peu importe ce qui t'arrive actuellement, Dis-toi que changer de vie, ce n'est pas tout plaqué du jour au lendemain. Là, tu es peut-être en train de te dire que ça ne va pas, que tu as envie de te barrer, que tu n'en peux plus, que tu veux poser ta dème un lundi matin quand tu vas te rendre au boulot. Tu peux aujourd'hui prendre le temps de te poser, de poser les choses, de faire le point sur ta situation, où tu en es, de savoir ce que tu vis, ce que tu ressens, ce que tu veux vraiment, c'est quoi tes besoins, c'est quoi tes envies. que de plaquer tout du jour au lendemain parce que faire ça, ça peut faire peur, ça engendre des insécurités, des doutes, des craintes, justement des peurs. Et en fait, changer de vie, c'est tout simplement oser se demander est-ce que ce que je vis aujourd'hui me correspond encore ? Et c'est d'avoir le courage d'écouter la réponse. Je répète, c'est d'avoir le courage d'écouter la réponse. Parce que oui, ce n'est pas facile d'entendre cette vérité qui vient de toi, qui vient de ton corps, qui vient de ces signaux que ton corps t'envoie, que ton mental t'envoie, que tes émotions t'envoient. Mais je peux te dire que c'est profondément libérateur. Et si déjà tu arrives à passer cette première étape, c'est déjà ce premier pas vers ton changement de vie professionnelle, vers ta libération. Parce qu'à force de vouloir tout bien faire, de cocher toutes les cases, ce syndrome de la bonne élève, on finit par s'oublier. On finit par se mettre de côté et on finit par passer à côté de sa vie. Et bon sang, bonsoir, on n'a qu'une vie. Donc autant la vivre pleinement. Arrêter de rêver sa vie, mais plutôt de vivre ses rêves et ses projets. Et moi, j'ai compris que la vraie réussite, c'était pas de tout savoir maintenant et de tout cocher. C'était tout simplement d'être en phase avec moi-même, avec mes aspirations, avec ce que je veux, ce que je souhaite, avec qui je suis vraiment. C'est d'être alignée, tout simplement. Alors, j'espère que tout ça, ça résonne en toi. Si tu souhaites en discuter avec moi, n'hésite pas à m'écrire, à venir échanger parce que sache que tu n'es pas seul aujourd'hui. Et que ce que tu vis, ce n'est pas une fatalité, ce n'est pas un échec, c'est juste que tu dois t'écouter. Et ce podcast, si je l'ai créé, il est pour toi. Si tu te reconnais dans ces mots, si tu te sens perdu, si tu te sens... épuisé ou simplement en quête de sens, en quête de liberté, sache que chaque épisode, ça va être en fait une escale, une réflexion, une prise de conscience, un témoignage, parfois une simple phrase à méditer qui va simplement t'emmener sur un chemin beaucoup plus clair, beaucoup plus lumineux. Et si tu veux qu'on avance ensemble, pas à pas, à ton rythme, pour retrouver de la clarté, de la confiance, de l'énergie, de la motivation et surtout une vie qui te ressemble, n'hésite pas à suivre les autres épisodes, à t'abonner tout simplement à ce podcast et à me suivre sur les réseaux sociaux pour venir échanger avec moi. Et j'ai envie de te poser cette dernière question. Et si c'était le moment aujourd'hui, toi aussi, de reprendre les commandes de ta vie ? professionnel. Je te laisse méditer là-dessus et je te dis à très vite pour le prochain épisode de Carnets de Bord pour une nouvelle vie.