Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Carpe Diem ICO, le pouvoir des mots. Vous savez, ici on parle de poésie, on parle de mes textes et parfois des vôtres. Et aujourd'hui, je vais vous lire un article que j'ai trouvé dans le magazine Flow, parce que c'est un article dédié à la poésie. Et en fait, l'article est tellement bien fait que je trouve qu'il se suffit à lui-même et que ça peut être très très bien que je vous le lise, pour ceux qui n'ont pas ce fabuleux magazine. Donc le titre, c'est « La poésie, un espace de présence sensible » . Comme la méditation, la poésie est un moyen de vivre l'expérience de chaque instant. d'aller à la rencontre de notre monde intérieur et de notre environnement. Tour d'horizon. Le texte a été écrit par Emmanuel Roch. Et puis il y a aussi des photos, de très très belles photos dans le magazine. Donc premièrement, c'est divisé en plusieurs catégories. Il y en a au moins six, si ce n'est plus. Non, six, je crois. Donc premièrement, s'approprier l'expérience. Tout est poésie, même des aspects de la vie qui ne le semblent pas au départ. Le métro, par exemple. les sons environnants, les regards, les postures des voyageurs, ce que l'on peut imaginer de leur journée, de leur personnalité, etc., peuvent être transcrits en un poème. La poésie est une façon de se mettre en relation avec le monde. C'est une forme de méditation créative sur le réel et sur notre vécu intérieur, un moyen de s'approprier l'expérience et de la faire sienne, comme une pièce de bois que l'on polierait patiemment pour la rendre brillante et douce. 2. Vivre ses émotions Se donner un temps pour lire de la poésie ou pour en écrire permet de créer un espace de rencontre avec nos émotions. Celles du poète sont discrètement enfouies dans les mots de ses textes. Les lire réveille l'une autre grâce à une transcription sensible de l'expérience et du message et donne corps à ce qui n'était encore que vagues pensées, sensations, ressentis. Elles se révèlent alors à soi tout d'abord, mais aussi aux autres, si on souhaite en partager la lecture. Troisièmement, trouver le réconfort. Face au deuil, à la maladie, à la perte, à la douleur, la poésie est une source où puiser du réconfort. Un accompagnement de soi à soi, une façon de transformer ce qui est difficile, de se l'approprier et peut-être de s'en consoler. Il s'agit d'écouter la souffrance émotionnelle, d'en percevoir les messages et d'exprimer le ressenti. En psychologie, on parle de sublimation artistique. Les arts thérapeutes sont formés pour permettre ce travail avec le vécu et avec les traumatismes du passé. Cette démarche peut aussi être commencée de façon autonome au quotidien en créant des moments d'expression. C'est une forme d'autocompassion active et d'accueil de soi par l'art, que ce soit par l'expérience de l'écriture ou la lecture de textes. Celle-ci peut être faite à haute voix afin de sentir les mots dans le corps, tout en écoutant sa propre voix les exprimer et en observant les réactions sensorielles aux mots. Quatrième point, choisir son format. Les fontaines sont nombreuses pour assouvir une soif de poésie. Le haïku, par exemple, est une forme poétique japonaise brève, extrêmement codifiée et composée traditionnellement de 17 syllabes réparties en trois vers suivant un rythme court, long, court. Des libertés peuvent bien sûr être prises dans cette façon de capturer l'instant. La poésie surréaliste est au contraire une approche créative sans contrainte construite sur un automatisme psychique pur, selon les mots d'André Breton. Ce genre de poésie libre cherche à sonder l'inconscient du poète et à créer un effet de surprise chez le lecteur, comme un feu d'artifice mental. Plus actuel, le slam a une dimension urbaine à la prosodie rythmée, sous forme déclamative, très liée au souffle. Une façon contemporaine et corporelle, aspiration, gestuelle, d'exprimer le monde, de manière improvisée ou non, en musique ou sans. On retrouve ce type d'expression verbale chez de nombreux peuples premiers, comme chez les Basques par exemple, avec la pratique du bertularisme. À vous donc de trouver le style qui vous plaît ou d'inventer le vôtre. Cinquièmement, se mettre en mouvement. Choisissez un texte poétique, lisez-le ou écoutez-le, observez ce qui émerge en vous. Pensée, image mentale, souvenir, sensation corporelle, émotion. Lisez encore une fois le poème et de nouveau. Entrez en relation avec votre expérience intérieure, curiosité, ouverture, exploration des ressentis, de tout ce que vous percevez. Lisez un autre texte ou reprenez le même, puis allez au contact du monde avec ce regard changé et aiguisé par votre pratique. Faites une promenade, mangez, écoutez de la musique, parlez avec quelqu'un, en vous rendant disponible à ce qui se passe ici et maintenant, sur ce qui se déroule en vous et autour de vous, et sans recherche de résultats particuliers. Observez comment peut-être Une autre façon d'être en relation avec ce que vous vivez se déploie petit à petit. Sixièmement, pratiquez au quotidien. Créez les conditions idéales en ayant toujours avec vous un recueil de poésie, un carnet de notes et un stylo. Il s'agit d'instaurer progressivement l'habitude de se tourner vers cette fenêtre intérieure à tout moment. Tout d'abord, prenez une pause pour vous connecter à vous-même. Installez-vous de façon à ne pas être dérangé dans un lieu confortable, propice à la création. Centrez-vous en décidant de vous consacrer à l'exercice. Puis amenez l'attention sur quelques respirations en conscience. Sentez votre corps dans ses points d'appui. Accueillez votre état émotionnel. C'est le point de départ. Voilà, donc j'ai beaucoup aimé cet article parce que je trouve qu'il dit pas mal de choses. Il résume bien, il parle à la fois de poésie et de cela, mais il dit que la poésie est dans tout. Donc ça, je vous l'ai déjà dit. Après, ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec vous. que tout parce que, alors, oui, la poésie est devant tout, mais quand au début de l'article il parle par exemple du métro, des regards, des postures des voyageurs, moi, avec mon hypersensibilité, je suis bien trop saturée par les lumières et les odeurs dans le métro. Voilà, il est son pour y voir de la poésie. Mais bon, si je vois un artiste, ça peut quand même venir. Donc, cet article a été écrit par Emmanuel Roch. C'est une institutrice en méditation de pleine conscience. Elle est avant tout une artiste Merci. exploratrice. Sa collaboration avec Petit Bambou pour le programme Cycle féminin lui a permis de proposer ses textes poétiques en tant que support pour la pratique de la méditation. Elle vit au Pays Basque où elle se consacre au retour de la terre, à son engagement auprès du monde paysan et à l'exploration artistique de ce qu'elle vit par l'écriture et la photographie. Donc forcément je m'y retrouve énormément. Ceux qui me connaissent savent que j'adore la photographie parce qu'effectivement tout est poésie et on m'a souvent dit que mes photos étaient artistiques. j'aime zoomer, j'aime faire des photos qui ne sont pas forcément celles de tout le monde, j'aime un cadrage différent, j'aime les détails. Et dans ça, je m'y retrouve, j'aime beaucoup me replonger dans mes photos, j'aime les paysages énormément, ça me ressource, ça me fait du bien. Concernant l'écriture, c'est une surprise pour personne, forcément. L'écriture, pour moi, c'est ce qui ressource le plus. D'ailleurs, je vous invite vraiment à écrire. J'ai obtenu récemment un diplôme en coach. thérapie. En France, on ne peut pas employer le mot thérapie. Mais je vous invite à aller voir mon Instagram, la plume des mots, où je vous en dis un petit peu plus et je reviendrai bientôt dessus. Et je pense que dans ce podcast, il va évoluer un petit peu et que c'est possible que je vous fasse faire quelques exercices pour me permettre de vous aider. Et en parlant d'exercices, à la fin de cet article dans le magazine Flow, Emmanuel a écrit « À vous de jouer » . Je vais vous dire l'exercice qu'elle propose. Écrire à la main ou à l'ordinateur, c'est un choix à faire. Ça, c'est certain. Moi, je renoue beaucoup avec le stylo et le papier en ce moment parce que je trouve que les émotions arrivent différemment. De toute façon, pour les poèmes, j'écris toujours de cette façon. Après, je vous avoue que pour écrire un roman, c'est beaucoup plus long. Là, je me tourne vers l'ordinateur. Mais n'hésitez pas à aller acheter un beau stylo, un petit carnet qui vous plaît parce que le début est là, le commencement est là. Donc mettez-vous en condition, comme expliqué à l'étape 6, et laissez venir à vous un point de départ, un son, une sensation, un souvenir, une idée, ou choisissez une image comme support. Ensuite, il s'agit de laisser la pelote des mots se dérouler d'elle-même. Si cela s'avère trop laborieux, un temps de relâchement peut être nécessaire. Observez les pensées, ne jugez pas ce qui vient à vous. Souvenez-vous que ce n'est qu'un exercice. un jeu et qu'il n'y a rien à réussir ici, juste à explorer l'expérience, instant après instant, en la laissant se déployer. Quelques mots ou un flot, ce n'est pas important. Juste essayer est suffisant. Alors voilà, je suis désolée, il y a un petit peu de bruit, mais je suis dehors, vous avez entendu un véhicule passer tout à l'heure. Là, c'est les vacances, il y a mon mari qui passe, et il va ouvrir sa cabane de jardin. Mais c'est ça aussi la poésie, j'ai envie de dire. Oui, parce qu'on peut en trouver partout. Mais voilà, je ne vais pas recommencer un épisode de podcast, vous le savez, moi je suis très très naturelle. Donc, je veux bien vos retours concernant cette lecture, concernant aussi ce magazine, ça s'appelle Flow. L-O-W il y a beaucoup de choses pour la créativité et l'épanouissement de soi c'est un bimensuel, les pages sont assez épaisses vraiment c'est un magazine qui est très agréable et je pense que je vais faire un petit article sur ce magazine et mettre des photos sur Instagram sur mon compte La Plume des mots voilà, je vous souhaite une très très bonne journée et je vous retrouve dans le prochain épisode