- Speaker #0
Bienvenue dans Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Une fois par mois, j'embarque une personnalité à bord d'une Mercedes pour une conversation intime, sincère et en mouvement. Un trajet pour revenir sur son parcours, ses épreuves, ses convictions et découvrir la phrase qui lui a donné la force d'avancer. Nous avons la chance de vivre ces nouveaux épisodes avec le soutien du groupe Coman. Il n'est pas sous notre vie. à admirer ceux qui réussissent. Mais nous regardons vraiment ceux qui le voient, ceux qui le comprennent et ceux qui guident leurs décisions. Mon invité d'aujourd'hui est connu pour ses émissions, pourtant je crois que son véritable métier est ailleurs. Depuis 30 ans, Stéphane Rottenberg observe les mécanismes de la réussite. Il a vu des entrepreneurs lever des millions, des chefs transformer une obsession en excellence, des candidats s'effondrer sous la pression et d'autres révéler une force qu'ils ne soupçonnaient pas. Stéphane est aussi un grand entrepreneur et ça je pense que peu de gens le savent. Il possède 16 restaurants, plus 55 millions de chiffres d'affaires, des projets qui mélangent patrimoine, gastronomie et vision. Alors aujourd'hui, avec vous, j'avais envie de comprendre sa notion de réussite, de chance et de ce qui se passe dans son cerveau. Stéphane, bienvenue chez Cerveau Puissant.
- Speaker #1
Merci. Alors c'est un peu emphatique, on va dire, mais il y a un peu de vrai. Et c'est gentil, ça démarre bien, mais grand entrepreneur, certainement pas, parce que justement, on peut savoir. Mais en tous les cas, oui, un peu quand même.
- Speaker #0
Alors, moi, j'ai quand même trouvé, quand je me suis penchée sur cet interview, que j'ai découvert que des trucs que je ne connaissais pas.
- Speaker #1
Oui, tant mieux,
- Speaker #0
Et donc, pour moi, un entrepreneur, c'est quelqu'un qui a multifacettes, qui a plein de métiers, qui ose. Et franchement, en tout cas, quand on voit votre parcours et on va en parler, c'est vraiment le cas.
- Speaker #1
Oui, il faut oser, ça, c'est sûr. contrairement à ce que beaucoup de gens souvent le risque est la chose la plus sûre à entreprendre le plus gros risque c'est de rien faire, le plus gros risque c'est de s'enlever des excuses à ne pas faire je trouve que le risque n'est pas le bon mot parce qu'on dit souvent là j'ai pris un risque etc et en fait quand on fait les probabilités, on se rend compte que le risque qu'on a pris, ce qu'on a cru être un risque, était en fait la solution la plus sûre dans l'opération euh euh Dans les trois quarts du temps. C'est vrai que parfois, j'ai abandonné des boulots. Parfois, j'ai abandonné... Là, on a l'ordinateur qui parle. C'est pas un choix. J'ai entendu. Voilà. Mais au fond, je pense que c'est ça. Le plus gros risque, c'est vraiment de ne pas en prendre. Je crois vraiment. C'est un cliché. Tiens, tu cherchais une phrase. On en a une.
- Speaker #0
Mais je le savais. Je le savais. Parce qu'au début de l'émission, je dis toujours à mes invités... Oui, mais là, c'est sorti comme ça. Je ne sais pas qui l'a sorti. Je le savais. Je le savais. Alors, ce qui est vrai... C'est que moi, j'ai eu l'impression aussi que vous avez passé tellement de temps à observer avec toutes vos émissions, d'observer quand même beaucoup de gens, des parcours qui n'ont rien à voir. Vous avez énormément voyagé. Votre vie professionnelle vous a donné aussi une matière énorme d'observation.
- Speaker #1
C'est vrai. Déjà, le métier. C'est-à-dire qu'au départ, je suis journaliste et c'est la clé du sujet. Alors, tu as... Encore une citation, mais j'ai un petit prévire. Oscar Wilde disait « les mauvaises manières font un journaliste » . Mais pas que ça, il n'y a pas que les mauvaises manières. Il y a aussi la capacité à observer et éventuellement à relater, voire à analyser. Mais en tous les cas, c'est vrai que mon métier au départ, c'est de regarder. C'est de regarder, d'observer, de voir ce qui se passe pour au minimum le rapporter et voir éventuellement, le comprendre, etc.
- Speaker #0
Alors comment vous êtes arrivé dans la restauration ? Est-ce que c'est lié à Top Chef ?
- Speaker #1
Oui, en partie. Je vais finir la question. C'est le hasard de Top Chef. Top Chef, bien sûr, m'a fait rencontrer énormément de cuisiniers. De découvrir ce monde assez étonnant où à la fois tu as une notion de création et tu as une notion d'entrepreneur. Malheureusement pour beaucoup de chefs, ils sont souvent très bons créateurs et rarement bons entrepreneurs et ce qui leur coûte souvent très cher. Mais l'une des clés, c'est ça, c'est un double métier. Parce qu'à la fois on doit créer des plats, et faire plaisir aux clients. Et un restaurant, ça reste une entreprise avec des gens, avec une économie. Et un restaurant qui perd de l'argent, ça ne dure jamais longtemps. Et disons que j'ai vu ça, j'ai découvert ça. J'ai découvert cet incroyable métier par les chefs, par les chefs avec qui j'ai passé des heures au studio et qui me parlaient. Alors, c'est un cas à part, c'est leur récréation, le top chef. Mais ils me parlaient de leurs projets, etc. Et c'est fascinant. Et j'ai vécu par procuration des ouvertures. des fermetures, des changements de projet, etc. Et c'était passionnant parce que forcément, ils en parlent beaucoup, ils adorent ça. Et du coup, moi, c'est le hasard de la vie après. Moi, j'ai rencontré le créateur des bistrots pas parisiens, Hakim Gabaoui. Et voilà, ça a été un coup de fou de professionnel. Et du coup, j'ai décidé d'investir une partie de mes sous. Et du coup, j'essaie de comprendre tout ça. Parce que du coup, quand tu mets ton argent, forcément, tu essaies de comprendre.
- Speaker #0
Ça, c'est un grand truc d'entrepreneur. Parce que c'est vrai que quand ce n'est pas notre argent, on le gère. je pense, quand même un peu différemment.
- Speaker #1
Normal.
- Speaker #0
Et quand on met, et c'est vrai que je pense que c'est ça aussi qui change la responsabilité.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et le souci du détail quotidien, en fait.
- Speaker #1
En fait, au départ, ils me proposaient ce qui était normal, d'être une sorte d'ambassadeur, d'hygérie, de me payer pour... Et en fait, on m'avait déjà proposé plein de choses, etc. Ça peut m'arriver sur des choses, je peux le faire. Mais là, ce n'était pas intéressant pour moi. Je disais, non, non, on va faire l'inverse. Forcément, ça déstabilise quelqu'un qui te parle et qui dit, bon ben voilà... Comment on peut se mettre d'accord combien tu veux ? Je dis, ben non, c'est moi qui vais donner. Donc, ça change. Forcément, ça aide.
- Speaker #0
T'es culotté et très audacieux.
- Speaker #1
Oui. Et surtout, c'était avant le Covid. Donc, en plus, ce n'était pas le bon timing. Mais ça, c'est encore autre chose. Après, c'est le temps long, l'investissement. Il faut l'intégrer. Je l'ai appris de manière très claire. Mais oui. Et du coup, tu rentres dans les détails. T'es obligé. À partir du moment où t'es exposé, tu rentres dans les détails. Alors, pas tout. et puis je suis pas dans le... quotidien parce que j'ai gardé mon activité d'animateur, donc c'est vrai que je suis quand même 150 jours par an en tournage. Donc tu vois, ça laisse un pan entier où je ne suis pas là, mais quand même, je suis au courant de pas mal de choses et j'aide, je crois, sur beaucoup de choses.
- Speaker #0
Alors, en vrai, ce qui t'est passé, c'est que je vous ai retrouvé devant votre restaurant où en fait, vous avez vos bureaux en face.
- Speaker #1
Splash, voilà, Agnès.
- Speaker #0
Splash, Agnès, c'est un lieu.
- Speaker #1
C'est notre navire amiral. C'est magnifique,
- Speaker #0
je vous recommande vraiment. Non mais d'aller regarder, c'est vrai. C'est étonnant. En fait,
- Speaker #1
j'avais mes bureaux. L'histoire, elle est là. J'avais mes bureaux. Et au départ, c'était un petit restaurant. D'ailleurs, on parlait d'un chef. Le restaurant d'avant, c'était un chef très doué, mais qui ne faisait pas de clients. C'est le domaine public. Donc, on a remporté. Enfin, à l'époque, je n'étais pas encore dedans. La concession pour cet endroit. Et j'ai vu mon futur associé tripler la taille du restaurant, planter des dizaines et des dizaines d'arbres, mettre une piscine. créer un endroit énorme et jour 1 de l'ouverture, c'est plein. Je dis, mais c'est qui ce gars ? Tu te dis, c'est fou. Parce qu'on est sous le pont de Clichy.
- Speaker #0
Et vous travaillez dans une péniche.
- Speaker #1
Voilà, moi j'avais mes bureaux dans la péniche. J'adore l'eau, j'adore les péniches. Maintenant, du coup, on a des péniches restaurant, on a des péniches bureau, on a des péniches tête de navigante. J'adore, on pourrait parler des heures. Parce que très longtemps, c'est un peu moins vrai maintenant, le... Les voies sur berge ont été très inexploitées en France, alors que c'est un univers extraordinaire. Paris quasiment tournait le dos à la Seine.
- Speaker #0
Et moi qui suis vraiment parisienne pure chose, je suis arrivée et franchement, il y a ce sentiment d'apaisement, c'est super calme. On est en face de Paris.
- Speaker #1
Être au bord de l'eau, c'est génial. J'adore la Seine, il y a plein d'endroits incroyables. Donc, on en profite, on est au bord, c'est fabuleux. Et puis maintenant, on a d'autres restaurants. On a ouvert beaucoup de restaurants depuis. Mais c'était passionnant et je me suis vraiment amusé à rentrer dans ce domaine. Mais parce que j'ai vu vraiment à l'œuvre de la fenêtre de mon bureau, un vrai entrepreneur qui tente un truc complètement fou, qui arrive d'entrée de jeu. Alors, c'est assez étonnant parce que là, pour le coup, on n'a pas encore. Alors qu'en télé, j'en ai connu des choses qui ne marchent pas. Ça fait partie du métier. Là, pour le coup, en restauration, pour l'instant, tout ce qu'on fait marche. C'est assez incroyable. Peut-être, je ne veux pas nous porter la foi. Mais non. Mais c'est incroyable. Mais voilà, alors que c'est dur, c'est un métier incroyable. À chaque service, à chaque client, tu peux te rater et créer une insatisfaction. Les gens vont en parler à leur poste, etc. Alors que si ils sont contents, c'est l'avantage, c'est qu'ils en parlent aussi.
- Speaker #0
Il y a quelque chose qui est vrai, c'est que j'ai eu la chance de déjà vous rencontrer sur un événement. Et il faut quand même dire que quand on est optimiste, vous êtes très accessible. C'est vrai. Je pense que vous avez quand même une expérience. Vous avez énormément voyagé, on l'a dit tout à l'heure. Tous les formats aussi que vous avez choisis étaient toujours des nouveaux formats ?
- Speaker #1
Oui, où qu'on m'a proposé. Parce que c'est vrai que le seul que j'ai choisi, c'est Top Chef. Mais c'est on m'a proposé. Pékin Express, j'ai refusé. au départ. Et j'ai accepté pour le voyage. Je ne me voyais pas animer un jeu au départ. A l'époque, je n'étais pas animateur de jeux. J'étais un animateur de magazines, d'infos, d'infodivertissement, mais pas de jeux. Le jeu, c'est vraiment un truc particulier. Et au départ, j'ai refusé. Je ne suis pas animé un jeu. Ce n'était même pas en prime time à l'époque. Ça allait devenir très vite. Et finalement, le premier voyage, c'est quand même Paris, Moscou, Pékin, le tronc sibérien. J'ai dit, allez, je fais. Voyager payé, c'est quand même bien. Et puis voilà, c'est devenu le phénomène que ça a été. Mais il y a une fraction de chance. C'est que ce programme est un succès. J'en ai fait plein qui n'ont pas été des succès. Dieu merci, j'en ai fait suffisamment qui ont été des grands succès.
- Speaker #0
C'est important ça de le dire. Parce qu'on voit toujours que la partie de l'iceberg, quand elle est visible, alors qu'en fait, un entrepreneur sur 30 ans, 40 ans de stratégie, de game, de challenge, il y en a plein, plein qui plantent.
- Speaker #1
Plein qui plantent. Mais ça fait partie du chemin. Ça fait partie du truc. En télévision, le pourcentage est très élevé. Il est environ, on va dire, intégré à 80% des chèques. C'était un peu moins vrai avant parce que, comme il y avait moins de chaînes, on avait quand même la capacité d'avoir une caisse de résonance très forte. Les gens avaient six choix globalement. Donc, même quand on se plantait, on avait possibilité, en s'accrochant, on pouvait y arriver. Aujourd'hui, on est dans un univers extrêmement concurrentiel avec 30 chaînes gratuites, avec plein de plateformes américaines, etc. Donc déjà, arriver à se faire connaître, ce n'est pas évident comme dans votre univers, etc. Mais moi, à mon époque, c'était un peu plus facile. Mais malgré tout, le taux d'échec était élevé. Normal. Et surtout, il y avait une créativité folle dans mon métier à la télévision. Ce qui fait que dès qu'un truc était un tout petit peu décevant, on le changeait en se disant qu'on avait trouvé mieux. C'était une époque ultra créative.
- Speaker #0
C'est assez vrai aussi encore aujourd'hui dans l'univers du podcast. En fait, c'est du... comme là, ce qu'on fait aujourd'hui ensemble, c'est du test and learn.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Il n'y a pas raison que ça ne marche pas, mais on verra bien. En tout cas, c'est en le faisant qu'on va découvrir. Si les gens trouvent ça sympa.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et c'est très à l'américaine, parce que c'est vrai que ça fait longtemps que des interviews sont faites dans les voitures aux Etats-Unis.
- Speaker #1
Oui, c'est un univers. Il y a eu un format sur Canal Jimmy, c'est très, très vieux, qui était, je crois, même avant celui-là. Ça s'appelait Sur la route, je crois que je n'ai plus. Et c'était très, très bien. En fait, moi, j'adore rouler. Je roule énormément. Je fais un peu moins qu'avant. Depuis que j'ai 20 ans, je fais entre 40 et 60. D'abord, je suis passé de voiture. Mon premier métier, c'était d'essayer des voitures. Et j'ai toujours adoré rouler. Encore aujourd'hui, je privilégie les voitures au train. J'adore, j'ai la liberté, je peux rouler. Si même c'est deux heures de plus, c'est pas de problème.
- Speaker #0
Vous êtes un énorme voyageur. Vous avez fait, je crois, j'ai trouvé un chiffre, 75 pays.
- Speaker #1
On a dû monter depuis.
- Speaker #0
C'est ça, c'est ce que je me suis dit. Parce que je pense que...
- Speaker #1
Il y a plein de gens qui attendent de voyager à la retraite. Moi, à la retraite, je ne voyagerai plus. Ça, je m'arrêterai. J'aurais vu le truc. Oui, oui, non, c'est génial. L'ouverture sur le monde, c'est quand même quelque chose d'extraordinaire. D'autant plus que la France est un pays particulièrement peu ouvert sur le monde. C'est ça. Parce que tout grand pays... Alors, les pays encore plus grands sont encore moins ouverts que les autres. L'Amérique, etc. Parce qu'ils ont l'impression qu'ils se suffisent à eux-mêmes. Et nous, on a eu ça quand même. On a regardé sur d'autres moyens, avec effectivement des empires, etc. Mais globalement, il y avait quand même une curiosité. Mais comme on est suffisamment gros, on est là, on a notre langue, on est nuls dans les langues étrangères. Mais il y a plein de pays qui sont très bons dans les langues étrangères, parce qu'ils n'ont pas le choix, ils sont petits, il faut très vite te percer, discuter, etc. Donc là, de ce côté-là, c'est vrai que j'ai... C'est un peu singulier pour... J'ai effectivement beaucoup voyagé. D'abord pour mon métier, parce que quand on est reporter, tu fais des reportages dans le monde entier. Ce n'est pas depuis Pékin Express, c'était déjà avant. Et Pékin, j'ai rajouté des contrées exotiques ou inconnues, ou des conditions puristiques.
- Speaker #0
Mais c'est pour ça que vous vous retrouvez dans la restauration avec cette ouverture. C'est vrai que la restauration, pour que ça marche aussi, en fait, on met son énergie dans les assiettes, on met son énergie dans les lieux. Et je pense que les gens le ressentent, même si vous n'êtes pas là dans les restaurants.
- Speaker #1
C'est un art de recevoir. Oui, j'essaie d'y être, mais c'est vrai qu'on a de toute façon l'ADN. Moi, je me suis reconnu dans l'ADN de nos bistrots, c'est-à-dire de faire les choses très sérieusement sans se prendre au sérieux. C'est de la cuisine bistrot. Plus, plus, parce que ce sont des chefs aux commandes. On met toujours le petit twist qui fait que ce n'est pas exactement... Une blanquette ne va pas être une blanquette comme une autre, etc. L'île flottante va être absolument incroyable parce qu'on y met... On y a travaillé plein de fois pour qu'elle soit au top. Mais ça reste un bon rapport qualité-prix, quelque chose dans lequel moi, j'aime me retrouver au quotidien. J'adore les restaurants avec d'excellence où on va pour fêter quelque chose parce que c'est génial. Et ça, c'est très français. Ces restaurants où on pousse vraiment l'excellence au maximum. Moi, effectivement, mes bistrots, en fait, je ne me voyais pas. Peut-être que le hasard des restaurants fait qu'un jour, on va avoir des restaurants étoilés. Mais ce n'est pas le but. On est vraiment dans... dans les bistrots, parce que c'est ce qui est finalement le plus quotidien. Par contre, j'ai toujours beaucoup mangé au restaurant.
- Speaker #0
Alors là, votre nouveau projet, c'est que vous reprenez un restaurant dans un lieu qui s'appelle Hangar Y, qui est quand même encore assez méconnu, alors que le lieu est si splendide.
- Speaker #1
C'est un site historique.
- Speaker #0
Alors je vous laisse vous faire le teasing.
- Speaker #1
Non, mais en fait, c'est au départ, alors ça remonte à loin, à l'époque, on pensait qu'on allait défendre la France, le capital avec les ballons dirigeables, ça remonte à une autre époque, c'est au temps du siècle précédent. Donc on a créé dans la côte de Meudon, à Meudon, une structure Eiffel sublime, une nef magnifique. Pour ceux qui connaissent un peu le pavillon Baltard, c'est le même système, c'est une structure Eiffel, mais sous stéroïde, beaucoup plus grande, 20 mètres de haut, etc. C'était pour que les dirigeables puissent se stocker et venir défendre Paris en cas de nécessité. C'est une structure qui ensuite a été abandonnée à son destin, funeste, zone militaire au départ, en gare Y, donc un peu, c'est très administratif, mais c'est une côte sublime, il y a la forêt autour. il y a une structure à effet de magnifique, un lac est en fait une sorte de réservoir, endroit magique. Repris il y a quelques temps pour créer un univers artistique, c'est Frédéric Josset qui a repris ça. Donc, des artistes, des œuvres sont exposées, super, mais il y a un restant. Et même deux, un restant et une guinguette. Donc voilà, nous on reprend ça, on a repris ça en juillet. Je ne peux pas encore annoncer le chef, mais on va mettre un super chef en commande. On va garder notre ADN, on va maîtriser le prix. Il faut vraiment toujours avoir ce bon rapport qui a été pris. On aura la guinguette encore plus simple, plus saisonnière. Et puis le restaurant qui sera ouvert toute l'année. Et plein, plein, plein, plein d'activations multiples parce que ça, on aime bien. L'endroit, ce sera notre plus gros restaurant en termes de surface puisqu'il y a 10 hectares. C'est incroyable. On a les lieux sans se planer. On va passer, c'est sublime.
- Speaker #0
C'est sublime. C'est vraiment au milieu de la forêt. Comme vous dis, il y a l'eau. Moi, je le connais parce que j'ai eu la chance d'être au courant dès que ça a été ouvert et tout. C'est fantastique. Ça va être super. Et je vous l'ai dit tout à l'heure, je suis sûre que vous êtes l'homme. Au revoir. C'est vraiment une bonne situation.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Mais si, parce que là, même en voyant Splash, c'est pareil. Et ce qui est vrai, c'est que…
- Speaker #1
Ils sont beaucoup plus petits. Alors, le restaurant va s'appeler Céleste, on change le nom.
- Speaker #0
Ah, c'est ravissant.
- Speaker #1
C'est beau.
- Speaker #0
Du nom de la fille de
- Speaker #1
Frédéric. Voilà. Et voilà, entre un bon chef, plein d'activations, des équipes au top. normalement et l'endroit. On n'a jamais eu un aussi beau spot. Saxo, nous, souvent, on va où personne ne veut aller. Et pourtant, on arrive à créer des lieux. Sous le pont de Clichy, le splash n'était pas gagné d'avance. Et nous, les lieux, on va dire, pas premium, pas catégorien pour parler en commerçant, ça ne nous fait jamais peur. Parce que on sait qu'on peut attirer les gens. Les gens peuvent se déplacer. Le hangar Y, ça va être ça. Céleste, ça va être ça. C'est qu'effectivement, il y a déjà les habitants de Meudon qui vont être nos clients du quotidien. Mais je pense qu'on est capable, on est à un jet de pierre de Boulogne, ici les Mounineaux, le 16e, toutes les villes aux alentours. On a déjà un restaurant à Clamart, ça n'est pas Papoul. Pareil, tous nos potes disaient « Mais pourquoi tu vas à Clamart ? » Le maire était super, il nous a dit « Viens venir, etc. dans un nouveau quartier, tout en haut, dans le haut de Clamart. » Même pas dans le bas où il se passe plein de choses, dans le haut, dans un nouveau quartier. Ça a été un carton J1. Parce que pareil, il y avait une population, il y avait les gens du Plessis-Robinson qui sont venus, etc. On a créé l'effet, la caisse de résonance. Là, je peux éventuellement aider. Et voilà. Alors après, on a aussi un restaurant qui s'appelle Choux. Là, c'est un château historique accroissi sur Seine. Là, l'endroit est magnifique. Là, bon, on ne va pas non plus refuser quand c'est très beau. Mais voilà. Et là, en gare Y, l'endroit est sublime. Et je ne crois pas une seule seconde qu'il soit trop loin. On verra.
- Speaker #0
C'est drôle, ça me parle beaucoup. Mais on verra. Non, je suis sûre. Rajoy, je suis sûre. Je suis sûre et puis on viendra vous voir et tout. Non, non, mais les lieux sont magnifiques. Moi, ça me parle beaucoup parce que mon frère est restaurateur. Il est passé sur le podcast à Metz. Il est parisien pur chou. Et donc, ça rejoint quoi ? Tant ce que vous dites. Quand il dit, mais moi, je vais monter des restaurants. Il a quatre restaurants à Metz. Et on lui dit, mais pourquoi tu vas à Metz ? Pourquoi tu n'as pas Paris ? Il dit, mais parce que... Voilà, c'est le goût de la curiosité, de changer. Il connaissait pas Metz, il cartonne, les gens l'adorent, il est aussi comme vous, il aime les gens, il est très proche, très curieux. Et donc, il a su créer un truc, alors qu'au début, tout le monde dit, mais qu'est-ce que tu vas faire là-bas ? À mesure ?
- Speaker #1
Aucun problème. Voilà, donc... Non, non, mais nous, alors, bon, j'aime bien Paris, encore une fois, et c'est pas de... Mais moi, au départ, la banlieue, ça a été tout de suite... Merci. Quand mon associé m'a dit « bistrot pas parisien » , il y a quelques exceptions, mais on a un restaurant, on a un podium à Paris avec l'NVL et tout ça, mais je comprenais complètement. C'est-à-dire que moi, je n'ai pas du tout, du tout, mais ça, je n'ai jamais eu le truc, passer le périphérique, plus rien n'est possible. Au contraire, je suis né en province, j'ai vécu toute mon enfance en banlieue. Donc moi, effectivement, je sortais à Paris parce que c'était l'émerveillement. Tu vois, c'était l'émerveillement. Mais je n'ai pas du tout, alors moi, je n'ai pas du tout ce truc-là.
- Speaker #0
Et pour le coup, c'est là où le Covid a rendu service, c'est qu'il y a quand même une ouverture, quand on s'est retrouvés un peu coincés dans les villes, à maintenant... Non mais c'est vrai, on privilégie beaucoup plus de sortir en dehors des villes.
- Speaker #1
Ah bah tous nos restaurants ont des belles terrasses, et c'est vrai que je vois malheureusement, pour sauver les restaurateurs à Paris, la mairie a fait des droits de terrasse, avec ces sortes de cagettes posées sur le trottoir, où ils sont comme ça. Bon, c'est dur, mais au moins ça permet de manger dehors. Et c'est vrai qu'il y a quelques restaurants parisiens qui ont des terrasses de rêve. Mais c'est vrai que la plupart des restaurants parisiens sont... sur la rue, etc. Donc, on leur donne ce petit bout de trottoir pour que les gens puissent sortir. Non, c'est vrai que nous, l'avantage, c'est que du coup, on a un peu plus d'espace, on a tout ça, on se régale.
- Speaker #0
Alors, ce qui est très drôle, c'est donc en garé grec, c'est un lieu de culture, mais vous, dans votre histoire à vous, alors pas culture, mais vous êtes un peu fâché avec l'éducation.
- Speaker #1
Alors, fâché ? En tout cas, je n'ai pas été au bout du... J'étais bon élève, mais je n'ai pas été au bout, ouais.
- Speaker #0
Vous n'avez pas eu votre bac ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Vous avez décidé...
- Speaker #1
Ouais, ça ne me servira à rien. C'était sans doute un peu idiot, mais à partir du moment où je ne voulais pas être chirurgien ou pilote d'avion, j'avais quand même un espace de liberté. Donc je comprends bien évidemment la nécessité de se former pour des métiers d'excellence. Pour ce que je voulais faire, je trouvais que l'expérience et la curiosité me faisaient... C'était une analyse... Le contraire est parfaitement soutenable aussi, mais me permettait de démarrer très vite dans le truc. Et c'est vrai que moi, je n'ai pas... pas aimé, même si j'étais bon élève par eux, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas du tout aimé mon expérience dans la scolaire.
- Speaker #0
Moi, je peux vous dire pourquoi, parce que vu votre esprit voyageur, curieux, mobile, c'est vrai que parfois, et l'école, pour beaucoup, c'est trop statique, c'est trop...
- Speaker #1
Pourtant, franchement,
- Speaker #0
on est beaucoup à le penser, et il y en a plein qui n'osent pas vraiment le dire, parce que, à nouveau, normalement, il faut... avoir son bac, faire des longues études et tout, alors qu'il y a un paquet d'entrepreneurs, d'artistes, de cuisiniers, enfin de métiers artistiques et ou créatifs qui n'ont pas du tout besoin des mêmes codes.
- Speaker #1
Alors la cuisine, ça s'apprend vraiment. Les cuisiniers qui se disent autodidactes, il faut un peu se méfier. L'avantage, c'est que les chefs sont vraiment dans la transmission. Normalement, on apprend déjà dans les écoles hôtelières, qui sont excellentes en France, pour le coup, vraiment. Et puis ensuite, tu as besoin de changer de maison et que des grands chefs t'apprennent ton métier et te fassent ce que tu... finissent par avoir ton style. Pour le coup, c'est vraiment un métier de transmission qui s'apprend tôt, parce qu'il sort tôt. Et là, pour le coup, on a des super lycées, comme on peut te dire en France. Je vois parce que j'ai fait des conférences pour tous les producteurs de Top Chef dans le monde, il y en a une grosse vingtaine, et ils ont toujours épaté du niveau des candidats français. Alors on leur dit, mais faites-ci, faites-ça. Ils me disent, oui, mais vous voyez, nous, nos candidats, on ne peut pas leur demander de faire ça, c'est une galère. Déjà, ils sont à l'agonie. Et nous, quand on leur dit la liste de nos épreuves, ils disent, mais déjà, les grands chefs, c'est comment ils font, les candidats ? Donc, c'est vrai qu'on a quand même là, pour le coup, déjà, on a un pays qui a une culture culinaire. C'est-à-dire qu'on peut, le téléspectateur va être intéressé par ce qui va se passer. Parce que les Américains, c'est eux qui ont créé Top Chef. Le format d'origine, c'est... ne parlez pas trop de temps sur le culinaire parce que les gens ne goûtent pas. Oui, on ne le voit pas à la télévision. Forcément, ça paraît logique. Soit ils sont les persos, le combat des candidats, la compétition qui va gagner. Et nous, on a pris exactement l'inverse. On a été, bien sûr, il y a une compétition, mais on a été sur le culinaire. Alors, qu'est-ce que tu racontes ? Alors, qu'est-ce que c'est ? Et t'es sûr que pourquoi tu mets cette chantilly-là ? Et pourquoi tu fais ce truc-là ? Les Américains, ils se sont dit, mais vous allez dans le mur, vous êtes des fous furieux. Et c'est ça qui a marché. C'était pas gagné d'avance, c'est ça qui a marché. Bon, bref, là, c'était pour la formation qui est super importante dans ce métier-là. Non, dans le mien, j'étais persuadé que la formation sur le terrain, du coup, un petit peu ce qui se passe au Circusine, allait me permettre. Alors, à l'époque, dans mon métier, il y a une formation de journaliste qui est pour le coup une très, très bonne école. Mais il fallait avoir généralement des études de lettres avant, puis derrière les trois années de CFJ. Alors, quand on sortait du CFJ, c'était royal. On était immédiatement embauché. c'est l'époque où il y a zéro chômage dans mon métier il y en a un petit peu maintenant mais très très peu mais il y en a beaucoup plus maintenant à mon époque vraiment mais ce qui est fou c'est que même dans les j'ai quand même fait des petites écoles bidons pour avoir des stages Il y avait zéro chômage. Il y avait des gens qui venaient des chaînes de télé et des stations de radio à l'école pour nous recruter. On n'était même pas encore sortis du cursus. Petit truc école de radio que j'ai pu faire. Mais non, c'est vrai que moi, le système scolaire... Alors franchement, moi, je n'ai pas eu de folle coche en termes de professeur. Je n'ai pas eu de gens de profs humiliants ou des choses comme ça. Parce que là, c'est encore pire. Mais je ne sais pas, je trouvais qu'il y a... trop d'heures, je détestais les SMD notes que je trouvais stupides, parce que je savais déjà qu'on n'est pas comme ça dans le monde anglo-saxon et je ne comprenais pas les dixièmes les machins. Moi je me rappelle, j'ai discuté avec, à un moment j'ai produit une émission avec Christine Bravo qui s'appelait Union Libre avec des chroniqueurs européens et chroniqueur anglais qui s'appelle David Lowe, était un ancien prof et me dit je ne comprends pas cette histoire de pourquoi les français sont nuls en anglais, il me dit jamais les français apprendront à parler anglais parce que Euh... votre principe, c'est que tu fais une faute, on te retire un petit point. Puis tu as un barème, les profs. Tu ne peux pas parler si tu ne fais pas des fautes. Donc, au contraire, il faut y aller, y aller, Voilà, sans genre, te prendre 250 fautes. Mais au moins, comme les enfants français, dans les autres matières, n'osent pas faire de fautes parce qu'elles te coûtent des points. Et que du coup, tu n'as pas ta moyenne ou je ne sais plus quelle connerie. Du coup, tu n'oses pas parler. Et dans tes copies, on va te noter, tu as 12 puisque tu as fait 8 fautes. J'en sais rien. En fait, il dit, nous, on n'est pas égaux comme ça, c'est ABCD. Bon, il y a quand même un ABCD de notes. Mais il dit, j'ai essayé, moi, ensuite, en tant qu'offreur anglais, d'expliquer que je ne pouvais pas apprendre l'anglais comme ça, dans mon lycée ou dans le truc français dans lequel j'exerçais en tant qu'offreur d'anglais. Il me dit, ben non, on a besoin des notes, on a besoin du truc, il faut que ça rentre dans je ne sais plus quoi, par rapport à je ne sais quel, il n'y avait pas encore pas consulté. Et voilà, et je me suis dit, voilà. Et il m'a dit, c'est consternant. vous n'apprendrez jamais à parler anglais. Et ma prof, ma soeur est prof d'anglais, mais privée, elle rate toute sa vie, elle aura du boulot. Elle rattrapera des membres qui sont incapables de parler anglais et qui les pauvres passeront les mercredis, les soirs d'après-cours et les machins pour rattraper, parce que je crois, alors encore une fois, il y a énormément de profs d'anglais, moi en plus, pour le coup, j'avais vraiment une prof d'anglais super, moi au collège, qui avait écrit des bouquins et tout, elle était géniale. Mais c'est trop dur chez nous. Le système, il est trop...
- Speaker #0
C'est pour ça qu'on finit par... Le meilleur moyen d'apprendre, c'est de partir. De toute manière, quand on est en face aux gens, et vous l'avez dit tout à l'heure, il y a un moment où on oublie de communiquer. Et donc, il faut bien embaragonner des trucs.
- Speaker #1
On se débrouille. On se fait comprendre.
- Speaker #0
Exactement. Non,
- Speaker #1
mais c'est vrai. Nous, c'est rigolo. Mais nous, les Français, on se fait vraiment... À l'étranger, on se fait vraiment... On se fait charrier. On se fait charrier par les Européens du Nord, qui sont consternés. Parce que les Italiens et les Espagnols, c'est un peu comme nous. Ils sont presque aussi nuls. Mais effectivement, un Allemand, un Hollandais, je ne parle même pas des pays scandinaves, parce qu'eux, c'est presque pire, parce que c'est grave. On parle de six questions. Eux, ils ne doublent pas les émissions, donc ils diffusent des programmes en vélo, mais ils diffusent même des jeux télé, parce qu'ils n'ont pas les moyens de les produire, ils diffusent des versions en US. Donc plein de jeux télé. Bien sûr, ils ont des créations, mais par exemple, je ne sais pas, c'est peut-être pas un bon truc, mais le Koh-Lanta, ça va être la version US. Ils ne vont pas avoir les moyens de faire leurs propres trucs. Et du coup, même des jeux de plateau, je ne sais pas, la roue de la fortune, etc., ils vont regarder John du Missouri contre Jack du Mississippi. Et forcément, c'est un abandon de souveraineté terrible, parce que quand tu regardes des programmes, en général, on regarde beaucoup de sérieux, mais quand tous les programmes que tu regardes sont des programmes US, alors tu parles super bien anglais, mais voilà, tu as perdu un peu de... Bon, on a décalé. Donc c'est bien qu'on ait une identité forte, mais c'est vrai que ça nous a posé quelques problèmes pour les langues étrangères.
- Speaker #0
Analyse très juste.
- Speaker #1
Oui, un peu épaisse.
- Speaker #0
Vous l'avez très bien dit, on a plein de qualités. On est le top en gastro, mais on est nul en langue.
- Speaker #1
On n'est pas bon.
- Speaker #0
Et puis après, ce qui est réussi, c'est qu'on n'est pas bon. Enfin, vous en êtes la preuve que ce n'est pas vrai, mais on n'est pas toujours très optimiste.
- Speaker #1
Ah non, mais c'est saisissant. Non, mais je ne suis pas plus que les autres. Non, c'est saisissant. Moi, c'est ça qui me marque. En voyageant, c'est ça qui me marque.
- Speaker #0
Je crois qu'on est toujours avant-dernier. Et je pense que ça vient de l'école aussi. Je pense que, comme on te dit à l'école que... Enfin, c'est des écoles un peu dures. Alors attention, je n'aimerais pas être dans le système coréen, qui doit être pire. Mais moi, ce qui me fascine, pour avoir quelques potes aussi qui ont leurs enfants dans des écoles anglo-saxonnes, c'est que c'est un peu béni-oui-oui au départ, en tous les cas. Les autres, c'est « Oh, it's marvelous ! » Les enfants sont des génies absolus, même quand ils font trois trucs. Et nous, c'est un peu dur. Du coup, il y a... Je ne sais pas ce qui fait cette noirceur des Français qui est reconnue dans le monde et qui est saisissante parce que moi, en voyageant dans des pays qui, à l'époque, étaient beaucoup moins bien lotis que nous, ça commence à être l'écart, ça commence à s'inverser, mais je voyais les gens, ils avaient une foi. Quel que soit le milieu, il y avait un truc. Et c'est vrai qu'il y a une sorte de... On dit que les Italiens sont des Français avec le sourire. et pourtant ce n'est pas les plus optimistes, mais c'est vrai qu'il y a une... C'est joli cette époque. Oui, oui, oui. Mais il y a une tristesse française qui est aujourd'hui statistiquement prouvée et qu'on ressent, en fait, ce n'est pas qu'on ressent la tristesse française, c'est qu'on se rend la joie des autres et on voit qu'on n'a pas la même chose. Alors, il y a des différences en fonction des régions, des différences en fonction des milieux sociaux, etc. Quand on est dans la merde, la merde partout, quel que soit le pays, mais ça, c'est assez étonnant. Je pense que ça vient d'une sorte de... C'est très étonnant, mais c'est dur. On est plutôt... On est étonnamment, globalement, on a une culture politique, on est assez, on a une culture culinaire, le peuple français, c'est quand même un peuple éduqué. C'est assez impressionnant, c'est beaucoup de choses, et parfois, quand on se balade, on voit ça, même les candidats de Pékin Express, qui parfois ne savent pas dans lequel ils débarquent, mais il y a quand même un vernis de culture en France qui est quand même assez impressionnant. Les Russes ont ça, les Russes c'est très impressionnant. Comme l'éducation est gratuite jusqu'au bout, etc. Moi j'étais fasciné, en plus ils connaissent plein, puisqu'ils ont eu les guerres poloniennes, ils ont eu tout ça, donc ils connaissent la culture française, enfin ils connaissent la France un petit peu. Mais il y a des peuples comme ça, les Chinois bien sûr, etc. où on voit, on est impressionné de leur niveau de connaissance globale bien sûr. Il y a des pays où c'est pas le cas du tout, même des pays qui ont des vraies réussites matérielles. On se dit, putain les gens ils savent rien sur rien, c'est impressionnant. Donc la France on est... loin d'être nul là-dessus. Moi, je suis épaté. Les Français, ils sont au courant. Ils sont globalement très éduqués. Ils sont curieux. Ils ont une culture politique énorme. Qu'est-ce qu'on parle de politique en France ?
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Le nom d'émission politique, moi, je...
- Speaker #1
Là, en plus, l'année prochaine,
- Speaker #0
oh là là ! Même les gens des télévisions sont toujours sidérants en disant « Mais qu'est-ce que vous avez comme talk show ? » « En votre pays, ça parle, ça parle, ça parle ! »
- Speaker #1
Surtout, je ne sais pas si la politique, pour le coup, les gens disent beaucoup de... Il n'y a pas du tout beaucoup d'optimisme. Mais on a une future politique.
- Speaker #0
On ne sait pas forcément tous les noms des gens du gouvernement. Ça, ce n'est pas un autre sujet.
- Speaker #1
Oui, ça, je vous confirme.
- Speaker #0
Mais il y a plein de pays, d'abord parce que socialement, il y a plein de pays où ça ne se fait pas de parler de politique publiquement. Du coup, en France, ça parle, ça débat. Et donc, il y a plein de pays où il ne faut pas. On ne parle pas d'argent, on ne parle pas de politique. Et pas de religion. Une fois qu'on a fait ça, on a éduqué. Nous, on parle quand même beaucoup. On débat. Donc, ça donne un pays super éduqué globalement, mais super triste.
- Speaker #1
Alors vous, elle vous vient d'où cette joie de vivre ?
- Speaker #0
Je t'assure, elle est...
- Speaker #1
Est-ce que ça vient aussi parce qu'il y a un héritage familial ?
- Speaker #0
Non, c'est de l'éducation. C'est de la politesse. Non, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui me caractérise. Je suis... Alors, j'ai une posture de sourire sincère parce que je suis content quand je vois les gens, etc. Mais là, pour le coup, je ne sais pas, je ne me caractériserais pas vraiment comme quelqu'un qui a de la joie de vivre.
- Speaker #1
Optimiste alors, en tout cas.
- Speaker #0
Déterminé.
- Speaker #1
Déterminé.
- Speaker #0
Plus qu'optimiste. Ouais, je ne vois pas forcément le verre à moitié plein, mais ça ne va pas me décourager. Alors qu'il y a plein de gens qui voient le verre à moitié plein.
- Speaker #1
La qualité numéro un de l'entrepreneur.
- Speaker #0
Ouais. Je préférerais... L'analyse. Ouais, en tous les cas. Non, mais ça ne me décourage pas. J'ai des moments, hein. Mais ça ne me décourage pas. J'adorerais avoir des lunettes un peu plus roses. J'adorerais être un peu plus, etc. Mais...
- Speaker #1
C'est très dur, en fait, en vrai. Ouais, tu vois ton problème. Quand on analyse le monde, le précédent, l'actualité, des choses graves et tout, on ne peut pas tout le temps... Bien sûr, on ne peut pas tout le temps...
- Speaker #0
Tu peux briller.
- Speaker #1
Mais comme vous dites, si on a envie... C'est déjà énorme.
- Speaker #0
Il n'y a pas le choix. En fait, ce n'est même pas une envie. C'est que, de toute façon, alors ça, c'est un peu stoïcien, psychologie de comptoir, je n'ai pas fait de méshumanité, mais le... ça sert à rien de te lamenter sur ce que tu peux pas changer, passe à autre chose et essaye à ta portée de modifier ce que tu peux faire, sur ton destin et même au-delà. Et donc c'est vrai que lorsque une mauvaise nouvelle tombe, ça en revanche je suis pas du tout du genre à me lamenter. Elle prend, j'accuse le coup et je passe tout de suite à la suite. Alors ça peut être des conneries, un tournage annulé, on a un problème, on va dire très basique, on a les émeutes au Népal, le programme s'arrête, qu'est-ce qu'on fait ça ? Je suis tout de suite dans l'après, mais c'est aussi dans la vie perso. même des drames. En revanche, je ne dirais pas que tu vas être optimiste. En revanche, je prends le truc dans la tronche et tout de suite, je pense à l'après. Je trouve horrible, mais je comprends les gens qui le font, les gens qui tournent en rond sur leurs problèmes. Je comprends, je comprends, je comprends. Mais ça, c'est une bénédiction chez moi, je n'ai pas ça. En revanche, non, malheureusement, j'aimerais bien avoir... la joie de vivre, le côté zébulon qu'on peut avoir certains, non j'ai pas ça mais heureusement oui je me l'amende pas en tout cas moi j'ai adoré c'est déjà fini ?
- Speaker #1
bah oui mais on va attendre mais c'est vrai en fait je ne vous connaissais pas et on croit souvent vous connaître que vous êtes un homme public et en fait j'ai découvert plein de trucs et vous êtes très intéressant On sent quand même beaucoup d'énergie. C'est très agréable.
- Speaker #0
C'est possible, je ne m'en rends pas compte. C'est possible, c'est possible.
- Speaker #1
Même en travaillant sur vous. Donc, je vous remercie mille fois pour cet échange. Merci, Claire. Et franchement, maintenant, il me reste à venir découvrir vos assiettes.
- Speaker #0
Ah bah oui. Heureusement, ce n'est pas moi qui conduis. Heureusement, ce n'est pas moi qui cuisine. Mais Dieu merci, je sais recruter. Ça, c'est sûr.
- Speaker #1
Je vais tester. Merci mille fois, Stéphane. Merci, merci à tout le monde. les échanges à venir et les contenus que je prépare pour continuer à nourrir ce qui fait vraiment la différence.