Speaker #0Chants contre Champs. Et oui, aujourd'hui, salutations amis de la culture et amoureux de l'audiovisuel. Lors de la dernière chronique, nous avons parlé du court-métrage. On s'attaque à un format aussi électrisant qu'un solo de guitare, le vidéoclip. Cet objet vidéo de pure créativité... où musique et images se marient pour le meilleur et parfois pour le what the fuck. Entre œuvres d'art et publicité à peine déguisées, le clip, c'est un laboratoire où tout est permis. Le vidéoclip, c'est un peu le terrain de jeu. Des réalisateurs, pas de scénario imposé, juste une musique à illustrer, mais quand même avec une contrainte de durée. Résultat, un joyeux bazar où tout peut arriver. Prenez Thriller de Michael Jackson, réalisé par John Landis, plus qu'un clip. c'est un mini film d'horreur avec une chorégraphie zombie. On parle d'un clip tellement culte qu'on aurait même mérité de lui mettre un Oscar. Et que dire de Take On Me, de A.Ah. ? Ce mélange génial de rotoscopie et de romance qui a marqué les années 80. Une preuve que le clip peut être une œuvre à part entière et pas seulement un support de promo. Certains réalisateurs se sont fait un nom grâce au vidéoclip avant de percer au cinéma. David Fincher, par exemple, a signé des clips iconiques pour Madonna avec Express, Yourself et George Michael avec Freedom 90 avant de réaliser Seven. Spike Jonze, lui, nous a offert des chefs-d'oeuvre comme Weapon of Choice de Fatboy Slim, avec notamment Christopher Walken qui danse dans un hôtel complètement désert. Ce clip est tellement une pépite qu'on en oublie presque la chanson. Et puis, cocorico, il y a Michel Gondry, le magicien du clip avec Björk. et Human Behavior ou Daft Punk et Around the World, il a prouvé que le clip pouvait être aussi expérimental qu'un film d'art et d'essai. Sans style, un mélange de bricolage, d'effets pratiques et de rêves éveillés. Il est la preuve que le court-métrage et le clip sont des laboratoires où tout est possible. Dans un clip, la musique est évidemment au cœur de tout. Mais il ne faut pas sous-estimer la voix. C'est elle qui porte l'émotion et qui fait le lien. entre l'image et l'auditeur. Prenez « Somebody that I used to know » de Gotye. Un clip simple en apparence, mais où la voix déchirante et la mise en scène minimaliste créent une alchimie parfaite. Ou encore « Bohemian Rhapsody » de Queen, un clip tellement iconique qu'il a défini un genre spécifique dans les années 70. Et puis il y a ces clips où la voix se mêle à des visuels totalement barrés comme « This is America » de Childish Gambino. Chaque détail. Compte, chaque mouvement est chorégraphié pour renforcer le message. Le vidéoclip, c'est bien plus qu'une publicité musicale. C'est un format qui brouille les frontières entre cinéma, art visuel et performance. Que vous soyez fan des expérimentations de Björk ou des vibes plus pop de Taylor Swift, il y a toujours un clip pour vous hypnotiser. Alors, la prochaine fois que vous découvrez un artiste, prenez le temps de regarder ses clips. Vous pourriez bien y trouver un univers entier en moins de 5 minutes chrono. Et des vidéoclips, vous pourrez en retrouver du 13 au 16 novembre 2025 à l'occasion du festival Chants contre Champs à Angers, dans la belle salle Camille Lepage de la Maison de quartier des Hauts-de-Saint-Aubin. On se retrouve bientôt dans Topette sur Radio G pour parler du travail de la voix au cinéma et dans les séries. Et n'oubliez pas, le cinéma, ça se regarde, mais surtout, ça se vit.