Speaker #0J'ai rêvé d'écrire un livre pendant des années. Je vais même te dire que j'écrivais des romans quand j'étais une jeune adolescente. Et pourtant, pendant très longtemps, je n'ai rien écrit. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te raconter ce qui s'est passé entre la petite fille qui rêvait d'écrire un livre et la femme que je suis devenue et qui a finalement osé le faire. Parce que parfois Dieu dépose quelque chose dans notre cœur bien avant que nous soyons prêtes à le voir naître, bien avant que nous soyons... seulement en capacité de le prendre au sérieux. Et je crois que dans ce processus, j'ai beaucoup appris sur l'attente, sur l'obéissance et sur le timing parfois étrange de Dieu. Bienvenue dans ton podcast, Chrétien Épanoui. Je m'appelle Johanna et je suis la créatrice d'Elpis, un ministère ayant pour but d'aider les femmes à devenir les bâtisseuses que Dieu a créées. Tu es appelée à bâtir ta maison et à être une lumière pour ton monde. Alors ici, on parle de tout ce qui concerne la vie d'une femme, disciple de Jésus. Parce que notre foi ne se range pas dans une boîte, on va grandir ensemble et impacter le monde autour de nous, en toute simplicité. Elle pisse, connectée pour impacter. Alors tu t'en doutes, si je décide de faire un podcast pour expliquer pourquoi j'ai écrit un livre et d'où vient ce rêve et tout le processus qui va avec, et bien c'est bien parce que mon livre est sur le point de sortir, donc la sortie officielle sera le 2. 12 novembre 2026 et ça c'est une exclusivité du podcast, je ne l'ai pas encore annoncé sur les réseaux sociaux donc voilà, le 12 novembre 2026 le livre va sortir et je suis actuellement en travail avec la graphiste, on est en train de faire la couverture du livre, de donner la direction artistique à ce projet comment est-ce qu'il va être présenté au monde le visage qu'il aura et j'avoue qu'il y a quelque chose de très... satisfaisant, tout simplement, à arriver à cette étape. Et je trépigne et j'ai hâte également parce que il y a une première étape par rapport aux préventes qui arrivent très vite. Alors, je me réjouis et j'ai hâte d'y arriver. Mais alors, depuis quand ? Depuis quand est-ce que je rêvais d'écrire un livre ? Eh bien, comme je te l'ai dit en introduction, c'est un rêve qui a toujours été là. Et je ne sais même pas si c'était un rêve ou si c'était l'évidence qu'un jour ça arriverait. J'écrivais des chroniques radio quand j'étais adolescente, entre le CM de la 5ème, là par là. Et après, j'ai commencé, j'écrivais des petites histoires enfant. Et après, j'ai commencé à écrire, à imaginer, écrire des romans et à taper des romans. Alors, jamais allé au bout là. J'ai bien évidemment eu un blog, sur Skyblog à l'époque d'ailleurs. Parce que j'aimais écrire, j'aime décortiquer le monde autour de moi, j'aime coucher mes pensées sur papier. Et puis, j'ai une imagination qui est assez prolifique. Donc, inventer des histoires, ça n'a jamais été compliqué. Et puis, pour le brevet des collèges, je me rappelle que j'avais pris l'écriture d'invention. Donc, en fait, c'est le sujet que tu choisis pour lequel tu vas inventer une histoire. Voilà, j'avais écrit sur un collier, d'ailleurs. Pour la petite histoire, la petite précision, on nous déconseillait vivement de prendre ces sujets-là parce que trop casse-figure. Mais comme moi, j'avais lu beaucoup et que de toute façon, j'écrivais beaucoup d'histoires, en fait... pour moi c'était très logique et j'avais eu une excellente note. Et rebelote, au bac, il y avait dissertation, commentaire de texte ou écriture d'invention. Et je me rappelle, j'ai fait un bac littéraire et donc je me suis dit je vais prendre l'écriture d'invention. Et bien ça n'a pas loupé parce que j'ai eu la mention au bac et c'est clairement, c'est grâce à l'anglais et à l'écriture d'invention du français. Donc voilà, ça c'est pour te dire que l'écriture ça fait partie de moi et imaginer, créer ces en-moi comme ça depuis tout le temps. toujours par le biais de l'écriture. Maintenant, le livre que je propose aujourd'hui, ce n'est pas un roman, du tout. C'est un livre chrétien, c'est un livre de développement spirituel, de développement personnel aussi. C'est un livre où il y a une partie de mon témoignage, donc c'est un peu un hybride. C'est un livre qui se veut aussi être un livre un peu coaching, c'est-à-dire qu'il y a des questions d'introspection pour emmener les femmes plus loin. dans leur lecture, et pas que ce soit juste une lecture, mais vraiment qu'il y ait un approfondissement, qu'il y ait comme une digestion de ce qui va être lu, et que ça puisse porter du fruit. Donc, c'est un outil qui est un peu à mon image, c'est-à-dire qu'il a différents visages, et il est composé de différentes facettes. Et ce format-là, cette façon-là, ça par contre, et c'est là où Dieu est fort, autant j'ai toujours su que j'écrirais, ça a toujours fait partie de mes aspirations, autant... La forme que ça a et le fait que ce soit un livre quand même d'enseignement, ça c'est quelque chose que je n'avais pas rêvé, que je n'avais pas imaginé du tout faire un jour dans ma vie. Donc les années ont passé entre la jeune femme, la jeune adolescente qui écrivait des écritures d'invention jusqu'à ce livre. Qu'est-ce qui a fait que j'ai attendu si longtemps ? Finalement c'est la vie, c'est juste que c'est bien joli de vouloir écrire un livre. Mais encore faut-il avoir le pourquoi. En 2019, je lis le livre de Terry Savelle qui s'appelle Dream It, Write It, Pin It. Donc c'est rêve-le, écris-le, affiche-le. Et donc dans le livre, on nous propose différents exercices pour entraîner notre capacité à rêver, à visualiser et notamment le fait d'écrire une liste de 100 rêves. Alors 100 rêves, il faut s'accrocher quand même. Donc là, même moi qui suis une grande rêveuse, là on passe partout. que des serviettes blanches dans ma salle de bain, faire le Saint-Jacques de Compostelle. Enfin, voilà. Vraiment, moi, c'était toutes les idées qui me passaient par la tête, toutes les choses. D'ailleurs, je retourne régulièrement dans cette liste et il y a des choses qui sont encore... qui me font encore envie. Et ce qui est fou, c'est que il y avait écrit... Écrire un livre et un peu plus loin, j'avais mis publier un livre. Parce qu'écrire, c'est une chose. Publier, c'en est une autre. C'est aller un pas plus loin. Donc... C'est jamais resté juste un rêve d'enfant, c'est toujours été quelque chose qui avait une place particulière en moi et que je projetais et que j'avais envie de vivre. Mais, simplement, c'était pas le temps. Je pense que, vraiment, quand on dit qu'il y a un temps pour tout sous le soleil, c'est pas nous qui le disons d'ailleurs, c'est la Bible qui le dit dans l'Ecclésiaste. Il y a un temps pour tout sous le soleil, c'est magnifique. Mais je crois que c'est vrai. Et plus que jamais, j'ai la grâce d'avoir 35 ans et de me rendre compte à quel point... Il y a un temps pour tout. Et entre 20 et 30 ans, on veut griller toutes les étapes. On veut aller vite dans tout, on veut tout accomplir, tout voir, tout faire, être établi. Et je suis heureuse d'avoir passé ces années-là, et de sentir qu'il y a quelque chose qui s'est réellement apaisé en moi, et quelque chose d'une saine acceptation du fait qu'il y a un temps pour tout. Et pour autant, ce qui est drôle, c'est que... C'était quelque chose qui était en moi. Et un jour, j'ai eu une de mes amies qui était abonné à ma newsletter. Puis un jour, elle me dit, Johanna, un jour, tu vas écrire un livre. Et je pense qu'elle me l'a écrit une fois par mail. Elle a répondu à une de mes newsletters en me l'écrivant. Elle me l'avait redit aussi une autre fois. Et on en avait parlé une troisième fois. Puis le rêve revient. Le rêve mue, il y a trois ans, je pense. Là, ça commence vraiment à changer. Et je sens que ça commence à y avoir quelque chose. il faut que j'écrive. Et ça vient, il faut écrire un livre, tu vas écrire un livre, il faut écrire un livre. Et ce qui se passe, c'est que je vais à Entre-Elles, la conférence de Clermont-Ferrand, en octobre 2024. Et je rentre de la conférence avec une vision très claire, Johanna, il faut que t'écrives des livres. Donc ça, c'est le premier pas où ça devient sérieux, ça devient un vrai projet. Johanna, tu reviens dans deux ans et tu dois avoir un livre. Le temps passe et... Et en fait, en avril 2025, je dis à une de mes copines, ouais, c'est en avril ou en mai, je dis à une de mes copines, écoute, je crois qu'il faut vraiment que j'écrive, il faut que je m'attelle à l'écriture de mon livre. Et en fait, elle, elle le prend au premier degré et elle me dit, bah ok, vas-y, c'est quand quoi ? Et entre-temps, on va manger chez des amis et je sors deux, trois phrases, un peu comme je fais quand je suis dans les discussions avec les gens. Et là, elle me regarde, elle me dit, dis donc, c'est quand que t'écris un livre ? Il faut vraiment savoir que cette fille, c'était la première fois que je la rencontrais et que c'était pas une vanne, c'était sérieux. Johanna, c'est quand que t'écris un livre ? Et là, on a ri avec mon mari et je l'ai un peu vu comme si la fille que je ne connais pas, avec qui je viens d'échanger pendant une demi-heure, me sort ça, je pense qu'on peut le considérer comme une confirmation. Et il se trouve que dans notre église, on a une femme dont le travail, c'est d'accompagner les auteurs. Et un jour, je la croise et je lui dis, je crois qu'il faudrait qu'on parle, j'ai un projet de livre. Et le temps passe et au moment où je remets le projet en question, le moment où, ouais, je ne sais plus, je ne sais pas. pas, peut-être, j'y vais, j'y vais pas, est-ce que Dieu veut vraiment ? Parce que c'est aussi une étape par laquelle on passe tous, j'imagine. Au moment où j'ai tous ces doutes qui arrivent et ces questionnements qui arrivent, elle m'envoie un message et elle me dit « Bon alors Johanna, quand est-ce qu'on se fixe ce rendez-vous pour parler de ton projet d'écriture ? » Et c'est comme ça que je me suis attelée à l'écriture de ce livre, de cet ouvrage et je peux dire que Merci. Ça a quand même été... Ouais, c'est un chemin de foi quand même. Donc tous ces éléments m'ont permis, m'ont fait comprendre que c'était le moment, que c'était là. Sauf que ce qui s'est passé aussi, c'est que dans la liste de mes 100 rêves, j'avais à voir 3 enfants. Et c'est très drôle parce que dans la liste de mes rêves, il y a écrit... Donc il y a les 100 qui sont les uns après les autres. Et donc peut-être que le cinquième, c'est écrire un livre. Et le sixième, c'est-à-dire vraiment la ligne d'après, c'est écrit « avoir un troisième enfant » . Et donc, il se trouve qu'au moment où je m'attèle à l'écriture du livre, là ça devient sérieux, j'y vais, c'est go quoi. Je découvre, enfin je découvre, oui et non, on avait quand même un peu fait pour, mais c'est le moment où ça y est, je suis enceinte. C'est là où je parlais en introduction du timing parfois étrange de Dieu, c'est qu'il faut vraiment comprendre qu'à ce moment-là, je me dis bon, ok, j'avais déjà un peu commencé à écrire, on dit les tentes et tout, mais là, mai 2025, c'est sûr, maintenant c'est go, je dois y aller quoi. Et c'est très particulier parce que je tombe enceinte à ce moment-là, donc déjà j'ai une deadline, c'est que bébé arrive en février 2026, donc février 2026, il faut que ce soit terminé, mais c'est surtout que, mais il va quand même bien falloir que je le fasse vivre ce livre, il va falloir que je m'occupe des réseaux sociaux. va falloir que je réactive le podcast, va falloir que je vende ce livre, donc que je fasse des événements, donc que je sois visible. Sauf que j'ai un troisième bébé qui arrive. Et moi, je sais la louvre que je suis quand j'ai un enfant. Il y a quand même eu une erreur 404. Clairement, à un moment donné, je me suis dit, mais comment c'est possible ? Et c'est là que, pour moi, à mon échelle, c'est là pour moi que ma foi s'est enclenchée. Je vais faire un jour après l'autre, le reste du process, c'est entre les mains de Dieu. Dieu va s'occuper, Dieu va prendre soin. Je fais confiance que si j'ai eu autant de confirmations, que si j'ai eu autant de feux verts, si les choses elles se passent comme ça, Dieu est dans l'affaire et peut-être juste qu'il ne faut pas que ce soit trop confortable non plus parce que sinon je vais y aller par mes propres forces. Et s'il y a bien une chose que je retiens de mes dix années de réconciliation avec Dieu, je ne fais plus rien par mes propres forces. Je ne fais plus rien par mes propres forces. Simplement parce que... déjà c'est une façon de se conduire à l'épuisement et j'ai pas envie d'être dégoûtée de la vie et d'être épuisée, voilà tout simplement parce que la vie est belle, il y a plein de belles choses à vivre et l'autre chose, quand on fait par nos propres forces d'une certaine façon il y a la pensée un peu tacite qu'on doit les choses à nous-mêmes et je ne veux pas croire que je dois les choses à moi-même donc je préfère être toujours un petit peu sur le fil à ouh je suis un peu inconfortable donc je suis obligée de me réfugier sur Dieu mais au moins la gloire elle est à Dieu je sais que celui qui renouvelle mes forces c'est Dieu Merci. Je sais que si j'arrive à accomplir quelque chose, c'est par la grâce de Dieu. Et ce n'est pas une formule chrétienne, ce n'est pas de la religiosité, ce n'est pas pour me faire passer pour une femme spirituelle, c'est parce que je l'éprouve dans ma vie. C'est parce que je sais ce que ça veut dire, que si j'accomplis les choses, c'est par la grâce de Dieu. C'est parce que je suis tellement sur le fil que sans sa grâce, je n'y arrive pas. Par rapport au processus d'écriture en tant que tel, ça a été assez intéressant de voir comment Dieu m'a aidée réellement. Parce que, comme je le disais, c'est... pas facile d'écrire un livre. C'est quand même un projet qui t'occupe pendant des mois. C'est un projet que tu peux vite mettre sur le côté. Tu peux très très vite dire, bon, je me remettrai plus tard et en fait, tu l'oublies. Déjà, si c'est un projet que tu as sur le cœur, je t'encourage vraiment à avoir une deadline, à avoir une ligne d'arrivée, un délai hyper clair, net, précis, et tu sais que si tu le loupes, tu loupes quelque chose. Ça, c'est super important. Je t'encouragerais aussi à choisir une date symbolique. Et ensuite, si tu peux, il faut que tu aies un vis-à-vis. Alors, soit tu as quelqu'un qui t'accompagne dans l'écriture, comme j'ai eu, soit tu as un vis-à-vis, une partenaire de prière, quelqu'un. Parce que quand tu décides d'écrire, en plus, quand tu décides d'écrire pour encourager et fortifier le corps de Christ, Tu décides d'agir pour l'Église, tu décides d'agir pour le Royaume et donc forcément tu vas avoir beaucoup d'opposition. Moi j'ai eu beaucoup beaucoup d'insomnie, beaucoup d'angoisse, des choses que j'avais plus en fait, c'était assez bizarre. Et alors avec la grossesse, parce que comme je te dis, je me suis attelée très très très sérieusement à l'écriture en même temps que je tombe enceinte. Donc j'ai eu les deux en même temps et ça a été très particulier. J'ai vécu une grossesse très difficile psychologiquement. Il faut s'attendre à ce qu'il y ait une forme d'oppression. quelle qu'elle soit dans ce genre de projet. Et aujourd'hui, je t'en parle parce que j'ai du recul, mais quand j'étais dedans, je ne me rendais pas du tout compte. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je me disais, mais pourquoi ? Et tu vois, j'ai toujours plus assimilé les angoisses à la grossesse et à l'écriture du livre. Et c'est le fait aussi de prendre le micro pour en parler, que je réalise et que je fais le lien, qu'en fait, j'étais en plein dans ce projet-là également. Et forcément... C'est combattu, quoi. Qu'est-ce que j'ai dû dépasser pour écrire ce livre ? Je crois un énorme syndrome de l'imposteur. Il a vraiment fallu que je me raisonne sur le côté « Johanna, t'es pas une spécialiste de ci, t'es pas une spécialiste de ça. » En fait, d'accepter de l'écrire de ma position et de l'incarner pleinement. Et c'est dans cette démarche-là que j'ai reçu qu'il fallait que j'ajoute mon témoignage. Alors, moi je voulais pas. C'était hors de question que j'écrive mon témoignage. Vraiment, j'ai lutté avec ça. J'ai lutté très fort. Mais c'était comme une évidence de « mais Johanna, il manque quelque chose, il faut que ça incarne plus, il faut que les gens comprennent qui tu es, qui écris » . Et en même temps, de toute façon, il y a deux teams. Il y a ceux qui vont te dire « oui, oui, mais ton témoignage, c'est sûr, c'est génial » , et puis il y a ceux qui vont te dire « on n'en a pas forcément besoin pour lire un livre qui parle de développement personnel » . Et en fait, comme je voulais, c'est un livre qui parle beaucoup de remise en question, de repentance, qui parle de choses où finalement, dans nos milieux chrétiens évangéliques, on en parle très très peu, parce qu'on a galvaudé la grâce de Dieu et qu'on lui a fait perdre la substance sainte et extraordinaire qu'elle a. C'est parce qu'à la grâce de Dieu qu'on peut se remettre en question, c'est parce qu'à la grâce de Dieu qu'on a accès à la repentance. Sauf que ce schéma-là, on ne l'explique plus. Et donc moi je parle de ça dans le livre parce que c'est le prérequis à un vrai changement, c'est le prérequis à une transformation, c'est un prérequis à vivre la vie que Dieu t'appelle à vivre tout simplement. Sauf qu'on en parle peu et donc pour que le message soit incarné, je ressentais vraiment, Jo il faut que tu... part de ta vie, quoi. Et alors là, ça a été autre chose. Ça a été le côté exposition, côté narcissique. Enfin, j'ai vraiment... Mais j'ai tout repassé. Tout. J'ai dû démonter plein de croyances. Ça a été très, très, très compliqué. Je me suis créée un fond d'écran, là, sur Canva. Et le verset qui m'a portée et qui a été placardé sur mon fond d'écran, ça a été Josué 1,9. Ne t'ai-je pas donné cet ordre ? Fortifie-toi et prends courage. Ne t'effraie point et ne... t'épouvante point car l'éternel ton Dieu est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. Et en fait je regardais, je le lisais à chaque fois que j'avais un doute, à chaque fois que j'avais une attaque, à chaque fois je le lisais, je me disais ok je me confie en Dieu, je fais confiance. Et ce qui est incroyable c'est que le témoignage, il y a eu différentes étapes avec le témoignage et certaines que je garderai pour moi, mais en gros le La version bêta que j'ai écrite du témoignage n'est pas la version qui va être publiée. Parce qu'une fois que j'avais bien fait ça et que je l'avais donné à lire aux personnes qui avaient besoin de le lire, en fait, ou en tout cas aux personnes que j'estimais qui devaient le lire, c'est comme j'ai reçu, c'est bon. Ceux qui devaient le lire l'ont lu, donc maintenant, c'est comme j'ai reçu la paix pour, ok, retirer certaines choses, l'épurer parce qu'il y avait des détails que je n'avais pas envie de publier. Et donc, revenir sur une version qui me convenait à moi d'exposer et ce que j'étais d'accord d'exposer de ma propre vie. Et j'ai trouvé très beau comment Dieu a encore une fois procédé. Et vraiment, c'est pour ça, je pense qu'on a besoin de réaliser à quel point, un, Dieu est respectueux et deux, Dieu fait tout pour notre bien. Parce que ce qui s'est passé, c'est qu'au début, j'ai écrit mon témoignage. Déjà, physiquement et psychologiquement, il s'est vraiment passé quelque chose. Il y a comme quelque chose qui est sorti de moi. J'avais la tête qui tournait, comme si j'avais une pression intracrânienne extrêmement élevée. J'étais en sueur, enfin c'était vraiment éprouvant de l'écrire. Donc ça, ça a permis quand même d'aller à une profondeur plus loin par rapport à ma guérison. Et l'autre chose, c'est que de le donner à lire a permis de mettre à la lumière. Parce qu'on aurait pu dire, ouais, non mais je le garde pour moi et voilà. Mais il y avait vraiment ce processus de non. maintenant il y a des choses qui doivent être mises à la lumière donc je les donnais à lire et une fois que j'ai eu le retour c'est à ce moment là que j'ai été confortée dans le non mais c'est bon, ceux qui devaient le lire l'ont lu, les choses ont été mises à la lumière donc maintenant tu peux la version publique n'a pas à être de la même intensité de la même profondeur que la version privée et c'est pas que je me cache ou quoi mais il y a une forme de pudeur il y a des choses, moi je suis pas tout à fait d'accord alors si les gens le reçoivent comme ça mais c'est génial Merci. Mais je trouve qu'aujourd'hui, au nom du témoignage, on fait du contenu qui est fait pour cliquer. Mais voilà, on n'est pas obligé d'être dans le voyeurisme. Moi, je suis toujours très étonnée du nombre de vues qu'il y a sur toutes les vidéos qui vont parler des marées de nuit, de la masturbation, de l'impudicité. C'est quoi ? C'est que c'est le combat de 175 000 personnes ou c'est qu'il y a une bonne propension de voyeurisme dans tout ça ? Et moi, je suis convaincue qu'il y a beaucoup de voyeurisme. Et je refuse de faire ce jeu-là. C'est un jeu dans lequel je ne rentrerai pas. Si vous recevez qu'il faut parler crûment des choses, ma foi, ça c'est entre Dieu et vous, et il faut obéir. Mais en tout cas, moi, ce n'était pas ce que j'avais reçu, et je voulais qu'il y ait une certaine pudeur. Mais dans la première étape, c'était vraiment « Non, tu y vas, tu notes tout noir sur blanc. » Et ça n'a pas été simple, du tout. Mais Dieu est bon, et ça m'a permis d'accéder à un nouveau degré de détachement, de guérison et d'affirmation de soi qui est vraiment... qui est très appréciable. Et pour autant, il y a un total respect de mon vœu de base et de ma pudeur aussi, parce qu'il y a des choses qui ne seront pas publiées et je suis hyper contente d'être en paix avec ça et que ça se soit actionné de cette façon. Et pour finir, une des choses que j'ai vraiment beaucoup, qui a été très, très particulière avec ce projet, c'est que, comme tu le sais, j'ai créé, ou tu ne le sais peut-être pas d'ailleurs, mais j'ai créé Elpis en 2021. Et en fait, j'ai tout de suite eu à cœur d'accompagner les femmes. J'ai tout de suite eu à cœur de... Mon personna, c'était une femme chrétienne. Et j'avais la dimension de la guérison. Mais il m'a toujours manqué comme la clé de voûte. Il me manquait le truc qui faisait que... Je pouvais porter et incarner le message. Et c'est pour ça que j'ai beaucoup... Ça a été compliqué ces dernières années par rapport à Elpis. Parce que c'était comme, je veux que ça s'arrête. S'il te plaît, vraiment, j'ai voulu faire, mais je ne sais pas combien de fois. J'ai tout abandonné, tout recommencé plusieurs fois. Mais c'était comme, je sentais que c'était le projet. Et c'était juste que c'était ce qu'il fallait que je fasse. Mais il me manquait. C'est littéralement ça. C'est la clé de voûte. Et quand je m'attèle à l'écriture du livre, je repris une fois. Une énième fois. Et j'ai adieu. S'il te plaît Seigneur, explique-moi maintenant pourquoi les femmes. Et c'est devenu, mais c'était limpide dans mon esprit, j'ai vraiment reçu. Johanna, la femme a une place stratégique dans le royaume de Dieu. Quand tu parles à la femme, tu rejaillis sur l'homme et tu rejaillis sur les enfants. C'est pour ça que le serpent dans le jardin d'Éden a parlé à Ève, pas parce qu'elle est le sexe faible, mais parce que c'est elle qui a le pouvoir de bâtir ou de renverser la maison. Et en fait, là, je reçois vraiment le proverbe 14.1. La femme sage bâtit la maison, l'insensée la renverse de ses propres mains. Et ce qui est extraordinaire, c'est que le mot bâtir, la femme sage bâtit la maison, le mot bâtir vient de l'hébreu bana. Et le mot bana, c'est le même mot qui est utilisé dans la Genèse pour dire que Dieu a façonné la femme. Il la bana. Ce n'est pas du tout le mot qui est utilisé pour parler de l'homme. L'homme, il l'a façonné, l'homme, il l'a créé. Je ne sais plus quel est le mot utilisé. La femme, il la bana. Et le mot bana veut dire bâtir, établir la famille. Ça veut dire que ce mandat de bâtisseuse, il est dans la façon dont la femme a été créée. Alors je sais, il y en aura qui diront, oui, mais pourquoi trop de responsabilité sur la femme et tout ? Moi, je ne rentre pas dans ce débat-là. Peut-être qu'un jour j'aurai le courage. Moi aujourd'hui je me dis qu'il y a un mandat qui nous a été dérobé et en fait on se le dérobe toute seule aussi à vouloir absolument inverser le rôle des hommes, le rôle des femmes, à vouloir absolument que tout soit 100% égalitaire entre l'homme et la femme. Mais ce n'est pas possible. On peut parler d'équité mais on ne peut pas parler d'égalité. On peut parler d'équité dans nos mandats. Nous avons des mandats différents mais qui se valent et qui sont tout aussi importants l'un que l'autre. On ne peut pas parler d'égalité parce que nos mandats ne sont pas les mêmes. Et ça, c'est un truc sur lequel je suis absolument convaincue et c'est une réalité que je vis dans mon quotidien. Donc, la révélation, parce que pour moi, à ce moment-là, c'est une révélation. Je suis dans mon salon, assise sur mon tapis, en train d'écrire mon livre. Je fais cette mini-prière dans ma tête et bim, j'ai ça qui me tombe dessus. J'ai pu redonner une direction claire parce que je sais pourquoi je le fais. Mon cœur, c'est que les femmes soient des bâtisseuses. mais pour être une bâtisseuse il faut aussi guérir parce que sinon on bâtit de nos propres forces et ça nous intéresse pas, on veut pas bâtir de nos propres forces, on veut bâtir selon ce que Dieu nous a donné. Et Dieu il t'a créé de toute éternité, il t'a créé avec et avec ça il a imaginé des oeuvres pour que tu les pratiques, ces oeuvres elles sont créées d'avance, elles sont préparées, tu n'as qu'à rentrer dedans. Mais tu vas pas rentrer dedans par tes propres forces, tu vas rentrer dedans comment ? En étant toi-même. Mais du coup ça veut dire qu'il y a un chemin de guérison. Il y a un chemin de guérison qui t'attend et c'est de ça dont parle ce livre. Ce livre, il parle de qu'est-ce que l'identité en Christ, mais il parle aussi de Ephésiens 4, 22. Cela consiste à vous débarrasser de votre ancienne manière de vivre, celle de l'homme que vous étiez autrefois et qui se corrompait en suivant ses désirs trompeurs, à être renouvelé quant à votre esprit et votre intelligence et à vous revêtir de l'homme nouveau, créé conformément à la pensée de Dieu pour être juste et sain conformément à la vérité. Mais l'homme nouveau dont on nous parle dans Ephésiens 4, 22 à 24, mais c'est qui cet homme nouveau ? Et en fait, l'homme nouveau, c'est le mot nouveau ici, c'est un mot grec qui est le mot kainos et qui parle de nouveauté en termes de fraîcheur. Ça veut dire que l'homme nouveau, c'est revenir à la fraîcheur initiale, c'est revenir à la personne que Dieu a créée lorsqu'il t'a créé. Mais comment tu fais pour accéder à tout ça ? Et c'est là en fait qu'entre en jeu ce que j'ai appelé le chemin de la guérison avec tous ses remparts. toutes ces choses qui vont t'empêcher d'accéder à l'homme nouveau. Il va y avoir les blessures, il va y avoir les peurs, il va y avoir les limites, il va y avoir ton vécu. Toutes ces choses-là sont à processer, à mettre à la lumière pour que tu puisses accéder à cet homme nouveau. Et une fois que tu es dans ton kainos, que tu es revêtu de l'homme nouveau, une fois que tu as laissé infuser l'identité en Christ en toi, même s'il faudra revenir dessus, il n'y a rien qui est acquis pour toujours, on est des humains. Et l'ancien homme, le vieil homme, il est crucifié, il est crucifié à la croix. Ça veut dire qu'il est agonisant, il n'est pas mort, d'accord ? Donc il va toujours vouloir revenir. Une fois que tu as laissé infuser toutes ces choses en toi, là tu peux rentrer. dans les œuvres que Dieu a préparées de toute éternité, pour que tu les pratiques, et tu vas le faire avec une légèreté, tu vas t'épanouir, parce que ce livre parle de l'épanouissement, mais c'est quoi s'épanouir en fait ? Pourquoi c'est un gros mot ? En fait, on a tellement été marqués par des générations d'austérité, de religiosité, de légalisme, qu'on s'est éloignés. de la mentalité et de ce que Dieu veut réellement pour nous. Mais quand on dit que Dieu est mort à la croix pour qu'on ait la vie et qu'on ait la vie en abondance, on parle de la vie zoé. Mais la vie zoé, elle démarre quand ? Elle démarre à partir du sacrifice de Jésus à la croix. Donc elle démarre à partir du moment où on accepte Jésus dans notre vie. La vie zoé, ce n'est pas la vie dans le paradis. De toute façon, la vie éternelle, si on y réfléchit bien, la vie éternelle commence à partir du moment où on accepte Jésus dans notre cœur. Donc la vie zoé, la vie en abondance, toutes ces choses qui nous sont promises d'épanouissement, de paix, de joie, d'œuvres préparées de toute éternité, de trésors de bénédiction qui se renouvellent chaque matin, mais ça c'est pour aujourd'hui, c'est pour maintenant. Et le truc c'est qu'on va aussi regarder peut-être d'autres... des générations de chrétiens ou des régions de chrétiens où il y a des chrétiens qui sont en souffrance, qui peuvent être persécutés, ou des gens qui galèrent, qui n'ont pas ce qu'il faut à la fin du mois. Je pense qu'il y a mille nuances à apporter à tout ça, dans le sens où, ok, on n'est pas persécutés, donc déjà, en soi, c'est une grâce de dingue, et ça, c'est sûr. Mais à qui on a donné beaucoup, on demandera beaucoup aussi. À combien plus forte raison est-ce qu'on est censé, justement, être virulent ? À combien plus forte raison, justement, on est censé être prolifique avec tout le confort et la grâce qu'on a ? Plutôt que de regarder ceux qui galèrent en disant « Ah bah t'as vu ce qu'eux ils vivent ? Alors quand même on va pas trop en demander. » En fait, on devrait justement saisir tout ce qu'on a reçu et le faire fructifier. Ça c'est pareil, j'en parlais avec une amie hier sur l'épargne de l'Église et je lui disais « Mais en fait, on prend l'exemple de l'Église de Jérusalem qui est la seule et unique Église à avoir mis en commun ses biens pour tout partager, les autres Églises non. » pas fait ça pour la bonne et simple raison que Jésus n'a jamais demandé qu'on fasse ça. C'est cette Église qui a reçu cette grâce particulière-là. C'est cette Église-là qui a pris cette décision. On en a fait un modèle. Quand tu regardes bien la mentalité de Dieu, Dieu, il met une graine, la graine, elle donne un arbre, l'arbre, il donne 100 fruits, les 100 fruits, ils ont chacun 5 graines chacun. Et les graines, elles sont toutes appelées à être dispersées pour refaire des nouveaux arbres, qui va refaire des fruits, qui va replanter des graines. Dieu, Il est beaucoup plus dans une logique de capitalisation que dans une logique de répartition. En fait, on s'est tellement mis des modèles qui se veulent être pieux, mais en fait qui sont mensongers. Dieu est un Dieu de prospérité. Dieu est un Dieu de prospérité. Et quand on parle de prospérité, on ne parle pas forcément de prospérité financière. Mais si on arrive à comprendre qu'on est appelé à prospérer et à s'épanouir, alors en fait, il va y avoir un shift aussi dans la façon dont on voit notre vie. Et là où il y a des zones de... de petitesse ou de médiocrité, on ne va plus en vouloir. Parce que ce n'est pas la mentalité de Dieu. Dieu, il nous appelle à quelque chose de beaucoup plus grand, de beaucoup plus épanouissant, quelque chose qui le glorifie. Il n'est pas glorifié dans nos misères. Il n'est pas glorifié dans le fait qu'on est malheureuse. Alors voilà, c'est vraiment le témoignage que je voulais t'apporter, ce que j'ai compris et pourquoi est-ce que ce livre m'anime autant, parce que c'est ce que je veux à travers ce livre. les femmes soient libres, que les femmes soient des bâtisseuses. Et parce qu'une femme qui est une bâtisseuse, c'est aussi une femme qui bâtit des hommes et des femmes de Dieu à leur tour qui sont épanouies. Et en fait, tout ça, c'est exponentiel. Et le positionnement qu'on prend aujourd'hui va porter du fruit pour nous, bien sûr, mais va porter du fruit pour les générations à venir. Et on est dans des temps, mes amis, comme disent les Québécois, il n'y a plus le temps de niaiser. Il faut qu'on avance, il faut qu'on y aille, il faut qu'on bâtisse. Je n'ai pas envie que mes enfants... tourne autour des mêmes montagnes que ma grand-mère, ma mère, ma grand-mère, mes tantes et tout le temps. Je bâtis quelque chose de nouveau, quelque chose de différent. Tout ce qui m'a été transmis, ça s'arrête avec moi. Et moi aujourd'hui, ce que je veux transmettre à mes enfants, ce sont des choses qui sont bonnes dans mon héritage, mais c'est aussi des choses que Dieu dit d'eux. Et je veux être intentionnelle là-dedans. Pour terminer, j'aimerais vraiment te laisser avec ce verset de Abba Kuk, Abba Kuk 2-3, car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé. Elle marche vers son terme et elle ne mentira pas. Si elle tarde, attends-la, car elle s'accomplira et elle s'accomplira certainement. Je crois que ce projet, au-delà de me rendre heureuse en tant que femme, au-delà de me rendre heureuse en tant que ministère, il me rend heureux, il rend aussi heureuse en moi la petite Johanna. qui s'imaginaient écrire. Et je suis honorée de voir comment Dieu a placé des choses en moi que je vois se réaliser comme je marche dans l'accomplissement des promesses jour après jour, et ça dans mon quotidien. Et en fait, c'est juste ma prière. C'est que ce soit ton partage et que tu puisses marcher dans les œuvres prévues de toute éternité pour toi, que tu puisses marcher dans l'accomplissement des promesses et que tu puisses jouir de ton quotidien avec un cœur et un regard complètement renouvelés.