Speaker #0J'ai toujours eu très à cœur la notion d'impact et l'idée que ma vie puisse faire une différence à mon échelle. Très tôt, j'ai compris que la vie dite « normale » métro, boulot, dodo ne serait pas pour moi. Mais pas simplement pour vivre une vie qui me plaît. Bien sûr, je souhaite prendre soin de ma famille, prendre soin de mon mari, de moi, de mes enfants, et réaliser des projets personnels qui me sont chers. Mais bien au-delà de cela, J'ai envie que ce que je fais puisse servir à quelque chose qui me dépasse, qui dépasse largement ma propre vie. Cette conviction teinte ma façon de voir tous mes projets, elle teinte ma façon de gérer notre argent, et bien évidemment, elle sous-tend tout ce que j'entreprends avec Elpis, y compris dans l'écriture de mon livre. Je ne veux pas simplement écrire un livre, je ne veux pas simplement vivre ma vie, je veux... bâtir. C'est donc pour cela que j'ai choisi de donner 10% minimum de mes ventes à l'IGM. Bienvenue dans ton podcast Chrétien Épanoui. Je m'appelle Johanna et je suis la créatrice d'Elpis, un ministère ayant pour but d'aider les femmes à devenir les bâtisseuses que Dieu a créées. Tu es appelée à bâtir ta maison et à être une lumière pour ton monde. Alors ici on parle de tout ce qui concerne la vie d'une femme, disciple de Jésus. Parce que notre foi ne se range pas dans une boîte, on va grandir ensemble et impacter le monde autour de nous en toute simplicité. Helpis, connecté pour impacter. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Chrétienne Épanouie. Alors aujourd'hui, on va continuer de parler de la sortie de mon livre Chrétienne et Épanouie, quand ton épanouissement devient ton plus bel héritage. Et je te présente la vision. la vision qu'il y a derrière ce livre. Alors on va commencer déjà à parler de la notion d'impact et pourquoi est-ce que cette notion d'impact, elle me tient autant à cœur. Comme je te l'ai dit en introduction, j'ai toujours su que la vie normale ne serait pas nécessairement pour moi. Ce n'est pas que je suis contre, parce que pour le coup, je suis une fille très routine. J'aime énormément la routine, j'aime les rituels, les choses qui reviennent tous les ans. C'est super important pour moi. Je suis quelqu'un qui aime les rendez-vous. Et je crée des traditions, j'aime les traditions. Donc, ce n'est pas une notion de « oui, non, moi, je ne peux pas avoir deux journées qui se ressemblent » . Non, ce n'est pas ça, c'est juste que c'est comme l'idée d'une vie où chaque jour, d'être engagée dans un travail à 9h, 17h sur des années, par exemple, c'est quelque chose qui, quand j'y pense, m'étouffe. Et très vite, de toute façon, quand j'ai envisagé mes études, J'ai très vite réfléchi tout de suite aux possibilités d'évolution, entre guillemets. Donc, faire un master, devenir enseignante. En fait, de pouvoir avoir dans ma pratique des bulles de respiration, de me dire, voilà, j'aurai mon travail, mais je vais avoir un temps qui sera dédié pour l'enseignement, un temps qui sera dédié peut-être pour la recherche. Et évidemment, dès que j'ai signé mon premier contrat, ce n'était pas un contrat à 100%, parce qu'en Suisse, c'est 41 heures. Je ne me voyais pas du tout faire 41 heures dans mon travail. Je me disais, de toute façon, avec un salaire sur un 80%, c'est largement suffisant pour mes besoins. Donc, c'était une évidence. Je n'ai jamais pu envisager ma vie en ayant un travail 9h, 17h, entre guillemets, métro, boulot, dodo, sur X années. C'était une évidence que je n'aurais pas cette vie-là. Et en fait, quand je suis revenue à Dieu, Tous les rêves, toutes les ambitions que je pouvais avoir, tout ça, certains connaissaient mon témoignage, j'en ai déjà parlé. Vraiment, ça a comme été balayé. La première chose qui a été balayée, par ailleurs, c'est mon métier. Et au fur et à mesure, alors que je perdais tout le contrôle que j'avais sur mes possibilités professionnelles d'avenir, quand toutes les portes se fermaient successivement et que... Au-delà du fait qu'elle se fermait, de plus en plus, mon métier ne faisait absolument plus sens pour moi. Et aujourd'hui, clairement, mon métier est alimentaire. C'est-à-dire que je vais travailler quand il y a besoin de signer un contrat à la banque pour avoir un prêt. Je vais travailler quand il y a besoin de plus d'argent à la fin du mois. Je ne dis pas que je ne travaille pas avec tout ce que je fais pour Elpis parce que c'est du travail. C'est juste qu'aujourd'hui, je n'en vide pas. Donc, quand il y a besoin d'avoir un CDI et un travail... c'est là que je reprends un peu ma blouse infirmière. Mais quand tout ça a été balayé, Au fur et à mesure du temps, je me suis rendu compte que je rentrais dans ce que j'ai appelé la dimension de Dieu. C'est-à-dire que c'est comme d'un coup, ma vie et mes rêves prenaient la dimension de Dieu. Mais la dimension de Dieu, c'est quoi ? En fait, moi vraiment, je vis avec cette réalité que tout ce que je fais, je veux que ça ait un impact dans l'éternité. Tout ce que je vis, je veux en voir le fruit dans l'éternité. C'est quelque chose qui m'a comme réconciliée avec mon quotidien et avec tout ce que j'entreprends. Même si, bien sûr, il y a des fois où ce n'est pas évident. On ne va pas romancer la vie qui est dédiée au ministère, parce qu'au fil des années, forcément, ce qui a pris de plus en plus de place dans ma vie, c'est le ministère. Ceci étant dit, aujourd'hui, je me dis, mais tout ce que je vis, en fait, je vais en voir le fruit dans l'éternité. Quand tu n'as pas la dimension de Dieu, mais que tu as des rêves qui sont très grands, comme ceux que je peux avoir ou que je pouvais avoir, sans la dimension de Dieu, forcément ça se traduit par des ambitions qui ne sont que des ambitions de pouvoir. C'est-à-dire d'avoir le meilleur métier, de gravir les échelons de la société, d'avoir un bon salaire, d'avoir une belle maison. En fait, toutes ces choses-là, et puis ce n'est pas un bon salaire, c'est de plus en plus un gros salaire. En fait, tu vas rechercher à accomplir cette... ce truc qui est dans ton cœur, cette envie d'impact, cette envie d'importance, cette envie d'avoir de l'influence, quand elle n'est pas remise à Dieu, quand tu n'es pas dans la dimension de Dieu, ça va se traduire sur des choses très matérielles, dans une forme d'ambition sociale. Et quand je suis revenue à Dieu, c'est comme j'ai été rencontrée. J'ai été rencontrée dans ce désir de laisser un héritage, dans ce désir d'avoir de l'influence, dans ce désir d'avoir de l'impact. Et je ne parle pas d'avoir de l'influence comme être une influenceuse là. Aujourd'hui, ce qui m'intéresse vraiment, c'est le « ok, qu'est-ce qui va rester au ciel de tout ce que je fais ? » Et c'est ça qui guide chacune de mes actions. Donc, cette dimension de Dieu, elle est pour moi primordiale et je crois que chaque homme, chaque femme a un désir d'impact. À son échelle, pour la portion qui lui a été donnée, voilà, je pense que ça... Ça vient du mandat initial que Dieu nous avait donné. Dieu avait donné à Adam et à Ève le mandat de dominer sur la terre et de la sujétir. Et il a vraiment donné une mission. Je pense que quand Jésus, avant de repartir au ciel, il a donné aussi une mission à ses disciples, à l'effet de toutes les nations des disciples. Je pense qu'on a tous vraiment cette notion de mission qui est en nous. Et comme je l'explique très bien dans mon livre, il y a la mission générale. Donc, aller est fait de toutes les nations des disciples, mais il y a aussi ce que Dieu met en toi, qui est raccord avec tes dons et tes talents. Et il y a vraiment une mission particulière dans la vie de chaque personne. Et donc, je crois que quand on revient à Dieu, quand on se réconcilie avec soi-même, forcément, il y a cette mission qui arrive. Et donc, plus je suis proche de Dieu, plus je rentre dans la dimension de Dieu et plus le fait que ma vie ait de l'impact, ça devient important. Donc pour moi, c'est... comme ça que je l'explique, c'est comme ça que je le vis et je suis hyper ok avec ça aujourd'hui. Pendant un temps j'étais peut-être pas à l'aise avec cette notion aujourd'hui je suis très à l'aise parce que je crois vraiment que Dieu m'a créé comme ça et de la même façon que je crois profondément qu'il t'a créé comme ça aussi et que il y a un impact qui est associé avec ta vie maintenant l'échelle à laquelle il est et puis la portion entre guillemets que Dieu t'a donnée, c'est à toi de la découvrir elle est unique, elle est sur mesure Et surtout, le plus important, c'est qu'il y ait du fruit dans l'éternité. Donc ça, c'est ma définition à moi d'une vie qui me dépasse. Parce que je crois que c'est important que je le précise. Quand je te parle d'avoir une vie qui me dépasse, c'est que je veux vraiment que tout ce que je fais soit à la gloire de Dieu et du fruit dans l'éternité. Et que ce ne soit pas que pour moi, mais que vraiment ça puisse découler bien plus largement. Et donc, là où ça, ça a vraiment été... Confirmé, je pense, je ne sais pas si c'est confirmé, mais où ça a pris sens. Il y a deux ans, je vais à la conférence Entre Elles. Et ça a été vraiment une conférence difficile pour moi. Je pense que pour la première fois, un stand, de devoir vraiment pour la première fois me pitcher auprès de dizaines et de dizaines de femmes inconnues, ça a été super difficile et ça m'a vraiment confrontée à est-ce que ce que je fais, j'arrive à l'incarner, à le porter, à le présenter ? Est-ce que je suis à l'aise avec ça ou pas ? Donc ça a mis aussi en lumière toutes mes zones d'ombre. Et surtout, ce que ça m'a montré, c'est comme j'ai vraiment réalisé, ok. Les femmes aiment acheter des livres, les femmes aiment acheter des goodies, les femmes aiment acheter des petites choses comme ça, des t-shirts, des bijoux, enfin voilà. Et quand je repars de là-bas, j'ai vraiment dans le cœur, Johanna tu reviens dans deux ans, mais dans deux ans tu reviens avec un livre. Et c'était ultra fort sur mon cœur et c'était très très clair, très très net, tu reviens dans deux ans avec un livre. Effectivement, j'ai toujours eu sur le cœur d'écrire un livre. Comme je l'ai dit dans le podcast précédent, c'est pas quelque chose qui sortait de nulle part. C'est jusqu'à ce moment-là, c'est devenu comme une évidence. Là, c'est maintenant en fait, tu dois écrire un livre. Et donc, comme le rêve ne sortait pas de nulle part, j'ai embrassé la chose avec vraiment cette direction hyper claire. Et puis, en novembre 2024, je pars en Inde avec mon église locale. En fait, dans les mois qui avaient précédé, c'est un de mes pasteurs qui m'avait dit « Écoute, Joanna, j'aimerais que tu considères la possibilité de venir en Inde, de te joindre à l'équipe qui part. » Moi, j'avais accueilli la nouvelle un peu en mode expérimental, je dirais, parce que je n'ai jamais rêvé d'aller en Inde. Pour le coup, autant je marche dans plein d'accomplissements, dans plein de choses qui m'étaient déposées dans mon cœur quand j'étais enfant. Donc aujourd'hui, je dis souvent ce rêve, je l'avais, ce rêve, je l'avais. Premièrement, je suis une grande rêveuse. Et deuxièmement, vraiment, il y a énormément de choses que je vis aujourd'hui. Je marche juste dans l'accomplissement de choses qui ont été déposées dans mon cœur il y a extrêmement longtemps, genre quand j'avais 10-12 ans. Là, pour le coup, l'Inde n'en fait absolument pas partie. J'avais déjà eu l'occasion de partir il y a plusieurs années. Ça ne s'était pas fait pour différentes raisons. Et là, l'Inde se représente un peu devant moi, là, sur ce plateau. Qu'est-ce que je fais ? Donc, j'en parle avec mon mari. Et c'est assez drôle parce que moi, je suis la fille des projets. Mais en gros, mon mari, c'est vraiment le gars du timing. Donc, je sais que si mon mari ne me rejoint pas dans un projet, soit ce n'est pas le bon projet, soit ce n'est pas le bon timing. Et donc, j'en parle à mon mari. Et là, il me dit, OK, bah ouais, trop bien, vas-y quoi. Pour lui, c'est une évidence que je dois y aller. Nous J'y vais, mais pas la fleur au fusil. Avant de partir, je me dis, mais pourquoi j'y vais ? C'est super bizarre. Moi, je n'ai jamais trop rêvé d'aller là-bas. Puis en plus, on va aller rencontrer des enfants. Est-ce que j'ai vraiment envie d'être une animatrice ? Est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ? Enfin, à quoi ça va servir ? Et il faut savoir aussi que la vision de mon église locale, par rapport à la mission, ce n'est pas du tout la mission d'évangélisation. C'est de se joindre à des acteurs locaux. Donc des personnes qui connaissent le terrain, la réalité, la population, qui ont déjà une œuvre en place, qui sont déjà en action. Et nous, en fait, on vient avec de l'argent, avec du matériel, avec nos deux mains. Et puis, on vient vraiment passer du temps avec eux, les aider, mettre à disposition nos dons, nos talents, le temps d'une journée. Enfin voilà, en fait, c'est vraiment du soutien et c'est du lien parce que les personnes qui organisent les missions dans mon église sont en lien avec ces acteurs locaux. depuis plusieurs années. J'aime l'idée de me dire, on se fait petit et on vient juste soutenir. Nous, on a ramené de l'argent, on a ramené du matériel, on a ramené nos dons et nos talents. De quoi as-tu besoin aujourd'hui ? Et la réalité, c'est que t'es beaucoup plus bénie, en fait. Même en te mettant à disposition, la réalité, c'est que t'es dix fois plus bénie, toi, que tu ne bénis. Et c'est vraiment des moments de grande humilité et des moments de juste, je suis là et je fais ce que je veux. que tu me demandes de faire. Donc, je suis allée un peu dans cette disposition, mais avec la conviction que Dieu m'attendait en Inde et que je ne savais pas ce qui allait se passer, mais que je savais que Dieu m'attendait en Inde. Effectivement, on rencontre des personnes extraordinaires. On va dans les bidonvilles. On va rencontrer une femme qui fait l'école, qui a donné sa vie, en fait, pour créer une école dans les bidonvilles et puis donner les valeurs du royaume de Dieu. Une femme qui faisait partie des castes supérieurs, Merci. Tout abandonner. En Inde, les castes, c'est hyper important, hyper présent encore et c'est une réalité qu'on peut avoir du mal à comprendre. Mais quand tu tournes le dos à ça, tu tournes le dos à toute ta famille, à tout ton héritage, à tous les avantages que tu aurais pu avoir. Enfin voilà, tout ça pour donner sa vie, pour aider des enfants qui sont dans la prostitution ou qui sont dans le trafic humain. Et en fait, aller créer des lieux pour les accueillir, pour leur offrir une autre vie. Pareil, j'ai rencontré un couple qui a tout quitté. C'est des gens aussi qui risquent leur vie, parce qu'une œuvre chrétienne, la plupart sont très prudents sur la façon dont ils vivent leur foi et sur la façon dont ils aident, parce qu'ils risquent leur vie, littéralement. On en parle très peu, mais le christianisme, c'est la religion la plus persécutée au monde aujourd'hui. Il y a des gens qui meurent tous les jours dans le monde. qui sont persécutés tous les jours dans le monde parce qu'ils sont chrétiens, parce qu'ils ont une Bible, qui n'ont pas le droit de se rassembler parce qu'ils sont chrétiens. C'est pas rien. Voilà. Donc je rencontre des gens qui sont dans une réalité qui est au milieu de celle que je vis, où aujourd'hui, on est très orgueilleux en Europe par rapport à notre façon de voir la foi, on est très égocentrés. Enfin voilà, de nouveau, peut-être que je vais choquer, mais aujourd'hui, quand quelqu'un parle de sa foi sur les réseaux sociaux, il y a encore des gens pour lui dire à quel point, mais qu'est-ce que t'es courageux et tout. Oui, bon, c'est devenu aussi très, très à la mode. Donc, dès que tu as une connexion Internet, tu as une voix aujourd'hui. Voilà. Maintenant, qu'est-ce que ça veut dire dans ta réalité ? Qu'est-ce que tu fais réellement pour les gens ? Ça, j'en sais rien. Moi, j'ai rencontré des gens qui n'ont pas de voix sur les réseaux sociaux, mais par contre, ils sont dans l'œuvre jusqu'au cou, quoi. Et ils donnent leur vie pour l'œuvre. Donc, ça a été très confrontant. Confrontant, encourageant, énormément encourageant, vraiment. Et donc... Au milieu de tout ça, on va passer une journée dans les bureaux de l'IGM. L'IGM, c'est l'International Justice Mission à Mumbai. C'est une organisation internationale qui travaille dans le monde entier, comme son nom l'indique, et ils œuvrent vraiment contre le trafic humain. Et il faut savoir qu'aujourd'hui, le trafic humain, c'est le trafic qui est le plus lucratif et le plus en expansion au monde. Il y a des enfants qui sont vendus, qui sont kidnappés. dans le monde entier pour être donné au trafic sexuel. Ça a été hyper dur de réaliser cette réalité-là. Je suis encore émue de t'en parler. En fait, je trouve qu'il n'y a rien de plus pur qu'un enfant. Je trouve qu'il n'y a rien de plus précieux qu'un enfant. Puis la Bible nous dit que le royaume des suées est pour ceux qui ressemblent aux enfants. La Bible nous dit que vaut mieux pour toi te mettre... un poids autour du cou puis aller jeter dans la mer avec plutôt que d'être une occasion de chute pour un enfant. Jésus dit que les enfants sont les plus grands dans le royaume des cieux. Donc vraiment, il y a quelques versets, on en parle assez peu, mais Jésus, sur quelques versets, explique très clairement qui sont les enfants dans le cœur de Dieu. Je pense que ce n'est pas pour rien non plus que Satan se déchaîne autant sur eux. Bref, mais ça a été une réalité extrêmement difficile pour moi. À côté de ça, je vois ce que fait l'IGM et je vois la sagesse avec laquelle ils œuvrent, tout l'aspect politique de leur mission, tout l'aspect économique aussi, parce que ça coûte de l'argent d'aller chercher ces gens, de les sortir du trafic. Ensuite, il faut s'en occuper, il faut les nourrir, il faut les loger, il faut les habiller, il faut les enseigner, il faut leur offrir des perspectives d'avenir. Et en fait, c'est comme je suis bombardée, mais en plein cœur, et je me dis, mais qu'est-ce que je peux faire en fait ? À un moment donné, on repart. Donc moi, je suis bouleversée. Et je vais m'asseoir dans un coin. Je m'assois toute seule, en fait. Et je regarde les bidonvilles qui défilent sous mes yeux, comme ça, là, sur la route. À un moment donné, je reçois comme une vision. Sous mes yeux, il y a des livres qui défilent. Et en fait, ils tombent comme des dominos. Et à chaque fois qu'il y en a un qui tombe, il se transforme en argent. Et cet argent... Je le vois tomber comme ça, comme tomber et s'accumuler. Et je comprends, tu vas écrire des livres et l'argent de ces livres, tu vas le reverser à cette œuvre. D'un seul coup, je comprends pourquoi j'ai créé Helpis. Parce que vous savez, quand vous vous lancez dans l'entrepreneuriat aujourd'hui, il y a tout un truc du pourquoi tu fais de l'entrepreneuriat. Et puis souvent, les questions, c'est pour avoir du temps libre, pour t'occuper de ta famille et bien sûr, pour avoir du cash. Et je ne dis pas que je n'ai pas répondu ça. à ces questions-là. Parce que oui, à un moment donné, aujourd'hui, avec mon mari, si on va à la banque pour acheter une maison, c'est impossible. On ne peut pas. C'est juste la réalité de ce qu'on vit. Donc, évidemment, en tant qu'entrepreneur, j'ai envie que mon entreprise serve ma famille. Mais, c'est pas de la fausse modestie, là. Mais c'est comme ça ne me suffisait pas. C'est comme pour moi, je suis une femme de vision, je suis une femme de conviction. J'ai besoin de marcher sur quelque chose de plus grand que moi, en fait, et de plus grand que... que ma vie, sachant qu'aujourd'hui, on manque de rien. Donc pourquoi est-ce que je voudrais gagner de l'argent ? Pourquoi est-ce que je voudrais créer des ressources ? Pourquoi est-ce que je voudrais aller avoir des stands à droite, à gauche, et puis me déplacer à droite, à gauche ? Quelque part, si c'est, entre gros guillemets, juste pour en vivre, ça ne suffit pas. Et en fait, j'aimerais vraiment rebondir sur le fait que Dieu m'a placé ce rêve en moi d'écrire des livres. Et aujourd'hui, j'ai le pro... premier qui sort et qui sort le 14 novembre prochain. Là, je l'enregistre, on est le 14 octobre. Il va sortir demain, le 15 octobre, cet épisode. Donc, il sort dans un mois, jour pour jour. C'est l'accomplissement d'un rêve mais en fait, qui s'inscrit aussi dans la dimension de Dieu, c'est-à-dire dans cette notion de je t'ai confié des talents, je t'ai confié des rêves, je t'ai confié des ressources. Qu'est-ce que tu fais de ces ressources ? Et vraiment, on le voit dans la parabole. Soit tu les Merci. Soit tu les enterres. Soit tu fais fructifier. Et celui qui enterre, le maître quand il revient, il n'est pas content. Et la réalité, c'est qu'on va se présenter devant Dieu et que Dieu va nous dire « Ok, je t'avais confié telle chose, qu'est-ce que tu en as fait ? » Et puis, la parabole des talents parle aussi de talent, c'est-à-dire d'argent. Qu'est-ce que tu fais de cet argent que je t'ai confié ? Et donc, moi, là, par rapport à... Au fait d'écrire le livre, c'est un investissement. Mais aujourd'hui, ce qui me motive à en parler, ce qui me motive à aller le vendre, ce qui me motive à vouloir avoir des tables à droite, à gauche, c'est que j'ai cette vision du mandat de la bâtisseuse et que je veux vraiment encourager les femmes là-dedans parce que j'en ai marre qu'on se fasse voler ce mandat parce qu'il n'est pas assez bien. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, ce qui vient vraiment me motiver, au-delà du mandat de réveiller et de lever les femmes dans leur mandat de bâtisseuse, Je veux pouvoir apporter de l'argent pour cette œuvre, pour l'International Justice Mission. Voilà pourquoi pour moi, aujourd'hui, c'est important que mes ressources soient mises à contribution. Et pour moi, ça fait pleinement partie de mon mandat de bâtisseuse. Parce que je suis une femme et que Dieu, il a « bana » la femme, c'est-à-dire « bana » . Il l'a bâtie, il l'a établie, il lui a mis en elle-même ce mandat d'établir la famille et de bâtir. Parce que je suis une femme. Je suis une bâtisseuse et parce que je suis une bâtisseuse, je bâtis non seulement ma famille, mais je bâtis aussi le royaume. Et en donnant de mes ressources, en donnant de mon temps, je contribue à bâtir le royaume de Dieu. Et ça en fait, c'est mon appel en tant que disciple aussi. Je veux poser les pierres que Dieu m'appelle à poser. Je veux poser les pierres que Dieu me demande de poser. Donc voilà, j'aimerais vraiment aussi... J'aimerais vraiment aussi te retourner ces questions-là. Qu'est-ce que tu veux transmettre ? Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu peux bâtir ? Qu'est-ce que tu as aujourd'hui entre tes mains à mettre à la disposition des gens, à mettre à la disposition du royaume, à mettre à la disposition de ta famille ? Voilà, alors j'espère vraiment pouvoir vous retrouver les 24 et 25 octobre prochains à la conférence Entre-elles au Zénith de Clermont et on se retrouvera aussi les 28 et 29 novembre prochains à Antibes. où je vais à la conférence Unity. En attendant, je vous souhaite une très belle soirée et je vous dis à la prochaine. Ciao, ciao ! Merci d'avoir écouté ce podcast. Afin de m'encourager et de soutenir mon travail, tu peux t'abonner, laisser une étoile ou un like et partager cet épisode à ton entourage. Tu peux également me retrouver sur Instagram ou encore t'inscrire à la newsletter. Je te dis à la prochaine. Bye !