Speaker #0Bienvenue dans ton podcast, Chrétien n'est pas mis. Je m'appelle Johanna et je suis la créatrice d'Elpis, un ministère ayant pour but d'aider les femmes à devenir les bâtisseuses que Dieu a créées. Tu es appelée à bâtir ta maison et à être une lumière pour ton monde. Alors ici, on parle de tout ce qui concerne la vie d'une femme, disciple de Jésus. Parce que notre foi ne se range pas dans une boîte, on va grandir ensemble et impacter le monde autour de nous, en toute simplicité. Elpis, connecté pour impacter. 3, 2, 1, cette fois c'est la bonne ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d'Elpis, chrétienne épanouie. Je suis hyper contente de vous retrouver, de te retrouver après une année d'absence, une année de silence radio et peut-être que tu t'es demandé pourquoi est-ce que je n'ai pas publié de contenu au cours de cette année. Peut-être que tu m'as découverte pendant l'année et puis tu t'es dit ah bah ok elle publie pas. Peut-être même que tu t'es inscrite à la newsletter et que tu n'as rien reçu. Et vraiment, pour ça, je suis absolument désolée, mais j'avais absolument besoin de faire cette année de pause. Et donc, je veux être totalement transparente avec toi et te partager ce qui s'est passé, ce que j'ai appris, et surtout clarifier ce qu'est réellement Helpis. Parce que c'est bien ça l'enjeu, ça a bien été ça l'enjeu pendant les quatre dernières années, c'était d'être au clair sur ce qu'est Helpis. Et je refuse de me cacher encore derrière l'étiquette de coach ou d'accompagnatrice comme je l'ai fait depuis le 28 septembre 2021. Non, j'accepte d'assumer et de revenir en affirmant que Helpis n'est pas une simple entreprise dans le sens séculier du terme. Même si évidemment je n'ai rien contre et que pour certains, leur entreprise c'est leur ministère et j'ai aucun problème avec ça. Je parle pour ma vie. J'ai voulu affirmer que je bâtissais une entreprise alors qu'en fait je donnais naissance à un ministère. Et pour moi, ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas la même chose dans le sens où j'accepte aussi aujourd'hui d'embrasser la responsabilité qui va avec et j'accepte aussi ce positionnement qui spirituellement n'est pas le même. Et en fait, au-delà de le dire ici, je veux me le dire à moi-même, j'arrête de me cacher. Alors voilà, si tu veux comprendre ce qui s'est passé pendant la pause... quels ont été les apprentissages et je sais que ça va t'aider toi aussi. Et si tu veux savoir ce qui va arriver dans les futures semaines, eh bien reste avec moi. Alors premièrement, pourquoi est-ce que cette pause a pris place ? Alors en toute honnêteté, elle était juste nécessaire. Je crois qu'elle était devenue vitale. La première des choses, c'est que je sortais de deux années d'études bibliques. et ministérielle, où j'ai beaucoup servi, et où j'ai dû rédiger des devoirs, faire des recherches. Donc j'étais quand même dans un processus d'apprentissage, mais aussi de création. Il fallait produire, produire des devoirs sur lesquels on est évalué. Et alors, moi j'aime énormément faire ça, il n'y a pas de souci, mais c'était quand même un travail de création, de réflexion, où il faut lire des choses, il faut les digérer, il faut écrire, enfin voilà. Et à côté de ça, j'étais sur un rythme complètement effréné avec Elpis, puisqu'à partir du moment où je suis venue habiter en Gironde, J'ai été, je suis allée jusqu'à un podcast par semaine. Et il y a eu toute une période où au-delà du podcast, je faisais aussi la vidéo. Et c'était juste un travail gigantesque. En plus des enfants, de l'école et du service, c'était absolument énorme. Et donc, quand j'arrive au bout de ces deux ans, j'ai ma remise de diplôme. C'est comme je suis arrivée au bout d'un processus, je suis arrivée au bout de quelque chose. Et en fait, je me rends compte que je suis séchée. Mais je suis séchée, j'étais mentalement épuisée. Si je peux dire créativement, épuisée, je ne pouvais plus. Il n'y avait plus rien qui pouvait sortir de moi. Donc en fait, il a fallu que j'arrête. Et donc, ça a été une année de jachère. Et ce que j'aime avec la jachère, c'est qu'on croit qu'il ne se passe rien, mais ce n'est pas vrai. On laisse la terre se reposer et il y a des choses qui se décantent. Et le fait de laisser décanter les choses, ça a permis de ressortir ce que je veux vraiment. Et ce que je veux vraiment, c'est parler. Et écrire. Voilà. Un jour durant une conversation, j'ai mon mari qui m'a dit « Mais Johanna, tu es douée pour parler, alors parle aux gens. Dis ce que tu as à dire. Ouvre ta bouche. Qu'on s'entende. » Je ne suis pas du tout du genre discrète. Je ne suis pas du genre à passer inaperçu. Ce n'est pas ça. Je ne suis pas une fille silencieuse dans son coin qui réprime tout ce qu'elle veut dire. Mais en fait, pour moi, continuer à parler dans le sens d'Elpis, et c'était par rapport à ça, la conversation, continuer à parler dans le sens, continuer à parler dans le cadre d'Elpis, c'était épouser la dimension ministérielle. Et donc, c'était aussi accepter tout ce qui allait avec. Et je bataillais avec ça depuis 2021. C'est sur le côté, la Bible est extrêmement claire sur le fait qu'on a des comptes à rendre. Et je crois, en tout cas pour ma part, moi, il m'a fallu des mois, des mois, des mois. Et j'avais beau me dire, OK, c'est bon, je suis OK avec ça. Il y avait toujours une part de moi où je me disais, mais est-ce que... tu as bien conscience que tu vas devoir rendre des comptes à Dieu. pour tout ce que tu postes, tout ce que tu dis. Et en fait, j'essaie toujours d'être bibliquement ultra carré, d'être droite dans tout ce que je dis, d'être pondérée aussi. Mais pour autant, je me disais, mais en fait, et si Dieu ne me le demande pas ? Alors que dans mon cœur, j'étais tout à fait au clair sur le fait que, mais en fait, c'est tellement, enfin, oui, je suis sûre que je suis appelée à faire ça, en tout cas pour aujourd'hui, mais en fait... J'avais juste peur de me dire, je ne veux pas être comme toutes ces personnes qui se cherchent un raccourci, qui cherchent un endroit où parler parce que quelque part dans leur église, on ne leur donne pas le micro, donc ils se mettent sur les réseaux. Je ne voulais pas être dans cette dynamique, je voulais que ce soit vraiment très pur entre Dieu et moi. Et il a fallu aussi que j'accepte que peut-être Dieu me faisait prendre un chemin qui n'était pas celui que j'avais imaginé. Parce que pour moi, le ministère, c'est forcément dans l'église, c'est dans l'église locale. Et ça, ça a été une énorme bataille pour moi d'accepter, d'accepter que potentiellement, elle me faisait prendre un autre chemin et qu'en fait, il n'y avait pas de souci avec ça, que j'avais autant de comptes à lui rendre sur les choses que j'allais faire que sur les choses que je ne faisais pas alors qu'il m'avait demandé de les faire. Donc voilà, ça, c'est vraiment l'année de jachère et puis l'effet que ça a eu sur les prises de conscience. qui se sont faits tout doucement dans mon cœur, il n'y a pas eu de grand déclic à un moment donné. Et puis la troisième chose, c'est que cette pause, elle était absolument nécessaire par rapport au fait que j'avais besoin d'avoir une direction de Dieu. J'avais besoin que Dieu me dise pourquoi je m'adresse aux femmes. Parce que, parce que, ouais, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, je crois qu'on n'a jamais vu autant de ministères féminins qui veulent parler à des femmes. qui elles aussi du coup deviennent des ministères féminins qui veulent parler à des femmes. Aujourd'hui, on fait une formation de six mois sur internet où on a des visios tous les 15 jours et puis paf, ça y est, on est équipé, Dieu nous envoie, on veut aller parler à des femmes, on veut aller faire ceci, faire cela. En fait, c'est un concept avec lequel je ne suis pas à l'aise du tout. Et de nouveau, j'avais besoin d'être... très honnête spirituellement, intellectuellement, être honnête vis-à-vis de mon audience, être honnête vis-à-vis de moi. Et en fait, il y avait quelque chose qui ne cliquait pas. C'était comme, Jésus, je sais que je suis sur le bon chemin, mais il y a des trucs qui ne cliquent pas. Et en fait, tant que tu ne me l'auras pas dit, je ne pourrai pas bouger. Ça a pris énormément de temps. Et en fait, je me suis mise dans un nouveau projet qui est en rapport avec Elpis. Et en commençant ce nouveau projet, je prie. Et je dis, Seigneur, je veux que tu me dises pourquoi les femmes. J'ai besoin de savoir pourquoi les femmes. Et là, je reçois, mais c'était hyper clair, le proverbe 14.1. La femme sage bâtit sa maison et la femme insensée la renverse de ses propres mains. Et c'est comme je ressens dans mon cœur qu'en fait, si le serpent dans le jardin d'Éden a parlé à la femme, c'est pas... C'est pas parce que c'est le sexe faible, d'accord ? Au contraire, c'est parce que c'est elle qui a le pouvoir de bâtir sa maison ou de la renverser. Et on sait très bien ce qui s'est passé. Et en fait, c'est comme une évidence, une certitude qui s'est instaurée dans mon cœur à ce moment-là, c'est qu'au-delà de la femme, mon cœur, le fardeau, c'est que les mères reçoivent et entendent mon message. Parce que c'est elles qui ont le pouvoir de bâtir la maison. parce qu'elles ont reçu la grâce de donner naissance à ceux qui sont les plus grands dans le royaume des cieux. Et les plus grands, ce sont les enfants. C'est eux le cœur, c'est eux le trésor de Dieu. Et nous les chrétiens et les chrétiennes, on est encore beaucoup trop loin de saisir leur importance. Donc parler à la femme, c'est aussi enclencher toute la notion d'héritage qui va avec. C'est qu'est-ce que tu laisses à tes enfants ? Qu'est-ce que tu laisses aux générations futures ? Et là, ça a été comme une évidence pour moi que j'étais sur le bon chemin. Mais enfin, enfin, j'avais compris la dimension, pourquoi et dans quelle dimension, dans quelle direction et dans quel but j'étais sur ce chemin. Alors ça, ce sont pour les trois raisons de cette pause et ce que ça a généré. Donc maintenant, je vais te partager ce que j'ai appris pendant cette année de pause. Alors la première des choses, évidemment, c'est la patience. Et ça me fait rire parce que je pense que vraiment Dieu utilisera tous les moyens possibles et imaginables pour me l'enseigner. J'ai dû accepter déjà que Dieu parle quand il a envie, qu'il donne la direction quand il a envie, quand il estime. En fait, au-delà de quand il estime, c'est que quand il sait que c'est le bon temps pour la donner. Et j'ai dû comprendre que le ministère ne se construit pas à la vitesse du monde, mais selon le timing de Dieu. Et ça, c'est vraiment... ça a l'air d'être une telle évidence. On parle tout le temps du temps de Dieu, on en a plein... Avec une espèce de sagesse très chrétienne, là, on parle du temps de Dieu. Mais quand on est dedans... C'est tellement compliqué de se dire mais punaise, je crois vraiment que je suis sur le bon chemin, je te cherche, je veux, pourquoi ça ne prend pas ? Puis on regarde d'autres qui y arrivent, puis on se dit mais pourquoi ? Il y a un truc. Et la réalité c'est que même si demain je rencontrais le succès, il y aurait quand même quelque chose qui n'est pas juste, il y aurait quand même quelque chose qui n'est pas complètement aligné. Et en fait ça prend de la patience, ça prend de la patience d'accepter ça. Je ne vais pas mentir, j'ai pensé plusieurs fois à tout supprimer, vraiment, genre supprimer le Spotify, le Youtube, le blog, tout, tout, tout, tout fermer, tout arrêter, tout laisser derrière moi. Mais je ne me sentais pas en paix avec l'idée. Et j'avais comme un goût d'échec, comme la sensation d'avoir raté là où d'autres y arrivent. Et puis petit à petit, ces idées sont parties. En fait, j'ai juste arrêté de penser à tout ça. Je suis partie dans d'autres choses. Ça m'a fait vraiment du bien. J'ai servi mon église. J'ai fait ce que j'avais à faire pour ma maison. J'ai repris aussi le travail. Donc en fait, je me suis mise dans tout ça. Et ça m'a permis en fait de comme faire du vide. Et ça a pu laisser la place à autre chose. La possibilité d'entendre et d'accepter ce que Dieu veut vraiment pour cette œuvre. Et donc pour ma vie. Et ça, mes amis, ça a été quelque chose. La deuxième chose, c'est l'importance de l'alignement. Et là, je le dis parce que j'ai enfin compris qu'accompagner des gens, des femmes, des enfants, des adultes, qui tu veux, sur du long terme, ce n'est absolument pas ma zone de génie. Et je m'en suis même rendue compte encore une fois au travail. Accompagner sur le long terme, ce n'est pas ma zone de génie. Simplement parce qu'accompagner sur le long terme, ça renvoie aussi à une autre expertise et puis à une responsabilité. chez la personne qui est accompagnée, avec laquelle moi, en fait, j'ai beau me dire c'est sa responsabilité, ce n'est pas la mienne, en fait, c'est trop difficile de se rendre compte que les gens ne se saisissent pas de ce qu'on leur donne. Alors que sur un entretien ponctuel, la personne, elle vient avec une question, on échange pendant une demi-heure, une heure ensemble, je sais que là, en fait, c'est là que j'ai un don, c'est là où je suis. où je suis forte, en fait, c'est vraiment sur ces entretiens ponctuels où les gens ont besoin de recevoir une réponse à ce moment-là, ont besoin d'avoir un déclic, un nouveau point de vue. Là, c'est là que je suis bonne. Du reste, c'est exactement le métier de coach. Et ça, ça n'a pas été facile à digérer. Ce n'est pas du tout. Parce que j'avais tout bâti en fonction de ça, moi. Ça faisait quatre ans que je bâtissais Elpis en fonction de... En fait, je fais tout ça, mais le but, c'est vraiment... aussi de vendre des programmes et des programmes qui sont longs. Tout ça pour me rendre compte que, en vrai, ça ne me fait pas triper. Là où il y en a d'autres qui aiment réellement ça, moi, ça ne me fait pas triper. Par contre, créer des formations, créer du contenu, vraiment aller faire des recherches pour mettre à disposition du contenu pour les gens, ça oui, donc en fait, il va falloir que je revienne sur... sur cette impression d'avoir travaillé pour rien, d'avoir investi de l'argent et du temps pour rien, pour laisser la place à un nouvel apprentissage. Et le nouvel apprentissage, c'est le troisième, c'est qu'il n'y a pas d'échec tant que l'on continue de courir sa course. Et ça, c'est Paul qui le dit. Cours ta course jusqu'au bout. Ok, tu as pris ton année de jachère, maintenant le vrai échec, c'est d'arrêter. Je n'ai pas pris la bonne direction parce que j'avais des craintes, parce que je me suis cachée, parce que j'avais décidé de bâtir de telle et telle façon. Ok, maintenant, qu'est-ce que je fais avec ça ? Est-ce que j'arrête tout ? Ou alors est-ce que je continue ma course ? Je rectifie et je recycle. Et donc maintenant que j'ai décidé de rectifier et de recycler, on en arrive à maintenant, 1er septembre 2025, qu'est-ce qui arrive pour Elpis ? Donc comme je te l'ai dit... Je reviens en tant que ministère assumé. Et même si pour toi ça ne change pas grand-chose, pour moi ça change absolument tout. Alors il y aura évidemment d'autres annonces à venir, mais pour le moment en tout cas, ce qui est sûr, c'est que je ne propose plus de suivi avec le programme Restart. Il ne va pas disparaître, il va être proposé différemment, d'une forme qui est adaptée à ma zone de génie et qui va pouvoir te servir. Donc voilà, je le mets de côté, mais l'objectif c'est de le recycler pour en faire quelque chose de neuf pour toi. Sinon, le podcast continue, dans les prochains épisodes, on va parler de la prière, on va parler de la sexualité dans le couple, on va parler de la sensibilité, et on va parler de marcher dans la faveur divine. Je pars sur des formats qui sont relativement plus courts que ce que j'ai fait auparavant. Et pareil, on n'aura pas une publication par semaine parce que sinon je vais me brûler. Donc là, on part sur tous les 15 jours. Et j'évaluerai dans quelques temps s'il faut que je passe à toutes les 3 semaines ou pas. Donc voilà, tu peux attendre un contenu qui va t'édifier, qui va t'encourager, qui va t'exhorter. Et cela vraiment dans le but de t'aider à être vraiment cette femme qui bâtit sa maison. Mais pour bâtir sa maison, il y a des choses en nous qui doivent être... On doit avoir des déclics, on doit comprendre des choses, on doit oser se remettre en question. Alors, voilà. N'hésite pas à commenter cet épisode, à m'écrire. Même si je ne publie pas dessus, la page Instagram Chrétien Épanoui est toujours ouverte. Donc, si tu veux m'écrire dessus, il n'y a pas de souci. Sinon, tu peux passer par le biais de mon site internet lpscoaching.fr sur lequel tu vas trouver... un formulaire, enfin une adresse mail pour me joindre et sinon tu peux commenter cet épisode afin de me dire ce que tu penses de ce que je t'ai partagé ou aussi peut-être pour m'encourager et surtout si tu as envie que je traite des sujets, si tu te poses des questions, écris-les-moi et je me ferai un plaisir d'y répondre dans les prochains mois par le biais du podcast. En attendant, je te remercie pour ta patience, je te remercie pour ta fidélité. Si tu es nouvelle, je te souhaite la bienvenue et j'espère qu'on va marcher un moment ensemble. Et donc, je te le répète, cette année de pause, ce n'était pas juste un silence et une disparition, c'était une préparation pour épouser pleinement la dimension dans laquelle Helpis est appelée à évoluer. Je suis super heureuse de te retrouver pour cette nouvelle saison et je te dis à dans 15 jours pour le prochain épisode dans lequel nous parlerons de la prière et de la sexualité dans le couple.