Speaker #0Bienvenue dans ton podcast Chrétien Épanoui. Je m'appelle Johanna et je suis la créatrice d'Elpis, un ministère ayant pour but d'aider les femmes à devenir les bâtisseuses que Dieu a créées. Tu es appelée à bâtir ta maison et à être une lumière pour ton monde. Alors ici, on parle de tout ce qui concerne la vie d'une femme disciple de Jésus. Parce que notre foi ne se range pas dans une boîte, on va grandir ensemble et impacter le monde autour de nous, en toute simplicité. Elpis, connecter pour impacter. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de ton podcast Chrétienne Épanouie. J'espère que cet épisode te trouve en forme car aujourd'hui nous allons aborder un sujet dont on parle relativement peu mais qui me semble est extrêmement important. Il est important pour ta croissance spirituelle, il est important pour ton épanouissement dans tes relations humaines. ton épanouissement au sein de ta propre maison et il est aussi important parce que tu vas modéliser quelque chose que tu vas transmettre autour de toi et nous allons parler de la différence entre la sensibilité et la susceptibilité. Alors c'est un sujet qui touche beaucoup de femmes et parfois on ne s'en rend pas compte mais il y a une réelle différence entre les deux et la limite peut être faite. on peut avoir tendance à les confondre. Et c'est très simple, comme beaucoup de choses en termes de caractère. La meilleure façon de l'évaluer, c'est est-ce que ça produit la vie ou est-ce que ça produit la mort ? Est-ce que ça produit la joie ou est-ce que ça produit la tristesse ? Est-ce que ça produit la paix ou est-ce que ça produit des conflits ? Voilà, c'est très simple. La sensibilité, ça va amener la vie, ça va amener la paix. ça va amener de l'empathie, ça va amener quelque chose qui va nourrir la relation. La susceptibilité, à l'inverse, ça va amener du repli sur soi, ça va amener de la tristesse, ça va amener tout ce qui ne va pas nourrir la relation ou même nourrir ton état mental. Donc c'est vraiment important de savoir faire la différence entre les deux. Et nous allons aller un petit peu plus loin aujourd'hui dans cette exploration. Donc dans notre première partie, on va déjà tenter de comprendre la différence. Quelle est la différence entre la sensibilité et la susceptibilité ? Alors la sensibilité, clairement c'est quelque chose dont on entend énormément parler aujourd'hui. Il y a de plus en plus de personnes qui se disent hypersensibles. J'imagine qu'il y a une grande proportion d'entre elles qui sont effectivement hypersensibles. Mais je ne crois pas que ce soit le cas de la majorité de la planète. Sinon, ce ne serait pas une hypersensibilité, ce serait de la sensibilité, tout simplement. Donc, la sensibilité, c'est une capacité à percevoir, à ressentir les émotions, les atmosphères et les besoins des autres. C'est-à-dire que tu vas être en face de quelqu'un et au-delà de ce qu'elle te montre, au-delà de ce qu'elle affiche, tu vas sentir, tu vas capter qu'il y a une émotion qui est derrière qui n'est pas exactement celle qui est renvoyée. Tu vas comprendre, ressentir aussi les dissonances, c'est-à-dire le manque d'accord entre ce que la personne renvoie et ce qu'elle vit. Tu vas te sentir, quand tu rentres dans une pièce, tu vas être sensible et réceptive à l'atmosphère et tu vas aussi être plus réceptive aux besoins des autres. Et tu vas savoir répondre d'une manière relativement adéquate aux besoins des autres sans qu'ils aient nécessairement besoin de les exprimer. De la même façon, tu vas pouvoir réagir à l'autre en ayant la bonne phrase ou la bonne parole. La sensibilité, à mon sens, est beaucoup utilisée par le Saint-Esprit dans les dons comme le don de discernement ou le don de prophétie parce que c'est le fait d'être... sensible, c'est-à-dire d'être réceptif au mouvement de l'esprit, à ce qu'il est en train de te dire et de te montrer, qui fait que tu vas pouvoir déployer et manifester ce don. Et je crois que, ce n'est que mon opinion, mais je crois que de mon expérience, de ce que j'ai pu observer, le Saint-Esprit, il fait avec qui on est. Et on a des capacités de base, alors parfois, oui, il arrive que... On manifeste un don qui soit complètement à l'opposé de notre nature charnelle ou humaine. Ceci dit, marcher dans l'esprit, c'est aussi quelque chose qu'on est censé vivre dans le quotidien. Donc le Saint-Esprit, dans le quotidien, il se manifeste au travers de nous et de ce que nous sommes et de la personne que Dieu a créée de toute éternité. Donc il y a des personnes qui vont plus facilement manifester certains dons en fonction des aptitudes. qu'elles ont reçues humainement parlant. J'espère que mon propos est clair, mais comme je l'explique tout le temps, la spiritualité transcende ce que l'on est, elle transcende les sphères de notre vie. Il n'y a pas la spiritualité d'un côté, mon caractère de l'autre. Non, en fait, ce sont deux choses. D'ailleurs, ma spiritualité, le fruit que porte ma spiritualité, ma relation à Dieu et le fait que l'esprit croit en moi toujours plus. Ça va se manifester au travers de mon caractère. C'est bien pour ça que Jésus en parle autant, que Dieu en parle autant dans sa parole. Donc, la sensibilité, c'est quelque chose, une aptitude qui va être beaucoup utilisée dans certains dons de l'esprit. Et comme tout ce qui est de l'ordre de Dieu, c'est tourner vers les autres. Voilà, c'est que des fois on aimerait que ce soit pour nous, pour nous, pour nous, pour nous, mais on est appelé à être des vases, on est appelé à être des canaux, c'est-à-dire que tout ce qu'on reçoit est censé déborder. ou être déversé sur les autres autour de nous. Et la sensibilité, c'est la même chose, elle est tournée vers l'extérieur, elle te rend attentif aux personnes autour de toi, elle va te rendre attentive aux besoins qui sont autour de toi, elle va augmenter ta compassion. Et la compassion, ce n'est pas n'importe quoi, parce que ce qu'on va pouvoir observer dans les évangiles, c'est que Jésus, avant de faire certains de ses miracles, il va être mentionné. Ému de compassion. Jésus tendit la main et le guérit. Ému de compassion, il y a un mot très spécifique dans le grec qui parle des entrailles de compassion. C'est vraiment quelque chose qui vient à l'intérieur de toi et qui va te saisir au-delà même d'une simple émotion. Ça va vraiment te saisir dans tes tripes et c'est ce qui va amener le miracle au travers de Jésus. La compassion, C'est ce qui a fait que Jésus a quitté son trône de grâce. pour venir frayer parmi les humains, pour aller ensuite jusqu'à la croix, nous racheter et nous réconcilier avec le Père. La sensibilité, elle va augmenter ta compassion, parce qu'elle va te rendre sensible à ce que la personne est en train de vivre. La sensibilité, c'est aussi ce qui va te rendre capable de pleurer avec ceux qui pleurent et de te réjouir avec ceux qui se réjouissent. Exactement comme il est écrit dans l'Ecclésiaste, c'est un livre que je cite décidément beaucoup trop souvent, mais qu'est-ce que je l'aime. Mais c'est vrai, il y a un temps pour tout, et si tu veux pouvoir pleurer avec ceux qui pleurent et te réjouir avec ceux qui se réjouissent, il faut que tu sois sincèrement connecté à eux et à ce qu'ils sont en train de vivre. Donc ça veut dire que tu dois te tourner vers eux, et ce qui va t'aider à te tourner vers eux, c'est cette sensibilité qui te fait être connecté à la réalité de la personne qui est en face de toi. A l'inverse... On a la susceptibilité. Et alors la susceptibilité, c'est vraiment centré sur soi. Et j'en parle parce qu'il me semble qu'il y a vraiment une tendance très féminine là-dedans. Je ne dis pas que les hommes ne sont pas susceptibles, mais moi mon travail c'est de parler aux femmes. Comme la femme, surtout au travers de la maternité, dès qu'on va devenir maman, on va donner au-delà de ce qu'on croyait possible de donner, on va se... Concentrer sur quelqu'un d'autre que nous, au-delà de ce qu'on pensait possible. On va s'oublier au-delà de ce qu'on pense possible de s'oublier et qu'on s'entende. Je ne suis pas là pour dire « oui, mais t'es une femme avant tout » . Ce n'est pas du tout le propos du podcast, ce n'est pas du tout le propos de cet épisode. Mais dans les faits, il y a un moment donné où en fait, ton enfant devient plus important que toi. Et j'ai envie de te dire qu'il y a quand même écrit dans la Bible qu'on est censé considérer les besoins des autres. L'intérêt des autres comme étant supérieur au nôtre, ça veut pas dire qu'on n'a pas droit de prendre soin de soi. C'est pas du tout le but de mon propos. Mais il y a une réalité qui est que quand tu deviens mère, quand tu rentres dans cette dimension-là, il y a une part de toi, tu découvres des choses que tu ne savais pas possibles sur toi-même. Et il me semble que par moments l'ego va vouloir renverser la balance. Et un peu au nom de tous les sacrifices qu'on a faits, au nom de tout ce qu'on a donné, Au nom de tout ce qu'on a mis en place, au nom de tout ce qu'on a oublié de soi pour les personnes en face, on va essayer de brandir une espèce de bannière, mais c'est que de l'ego, et on va tout prendre avec une proportion à tendance exagérée, et là en fait on est dans de la susceptibilité. C'est comme, non mais il me dit ça à moi, avec moi, tout ce que j'ai fait pour lui, non mais attends, c'est à moi qu'il dit ça ? C'est de l'ego, c'est de la susceptibilité, c'est pas de la sensibilité. Et du coup, la susceptibilité, c'est vraiment ce côté « je prends personnellement » , c'est moi. Je vois des attaques là où il n'y en a pas, parce qu'en fait, c'est moi qui suis attaquée. On ne respecte pas quelque chose chez moi. C'est une tendance à réagir avec un orgueil qui est blessé, plus que par un cœur qui est sensible. Et de nouveau, on peut avoir un cœur blessé, un cœur sensible et un orgueil blessé, c'est tout à fait possible d'avoir les deux. Il faut vraiment faire la différence parce que ce n'est pas toujours le cas et très souvent il y a une réelle différence entre la sensibilité et la susceptibilité. Et vraiment, la chose que je remarque, c'est que la plupart des femmes que je fréquente et qui ont une tendance à la susceptibilité mettent tout sous couvert de la sensibilité. Si c'est tes tripes qui sont dehors et si tu reçois tout dans tes tripes comme si on t'attaquait en permanence, c'est pas de la sensibilité. C'est pas la même chose. Là, il y a vraiment un problème d'ego qui n'est pas guéri. Il y a des blessures à aller guérir, il y a des choses à aller réparer pour justement qu'on puisse accueillir les choses avec sensibilité et plus dans l'ego. Mais alors maintenant, il faut qu'on définisse quand même ce que c'est l'ego. J'ai travaillé avec l'énéagramme, je me suis formée avec cet outil que je trouve extrêmement pertinent. Et ce que j'ai beaucoup apprécié dans l'énéagramme, c'est qu'on va faire la différence entre l'ego et l'être. Et quand je suis dans l'être... Ma personnalité s'exprime dans ce qu'il y a de plus pur et de plus naturel. Et quand je suis dans l'ego, ma personnalité va s'exprimer par la force. C'est quelque chose où je ne vais plus être dans le fait de vivre ma personnalité, mais je vais être dans le prouver ma personnalité. Je vais être dans le faire par mes propres forces. Et ce que je trouve absolument divin dans cette vision des choses, c'est qu'effectivement, je crois que Dieu nous crée absolument. Et que si je suis moi-même d'une manière naturelle, rendue à Dieu, vraiment en acceptant pleinement d'être la créature qu'il a créée, en acceptant pleinement mon identité en Christ, mon héritage, qui je suis, et d'avancer là-dedans naturellement, je suis dans l'être, je le vis. Je ne suis pas dans le faire. Et Dieu cherche d'abord des cœurs qui sont, avant de chercher des personnes qui font. A l'inverse, justement, quand je suis dans le faire, Quand je suis dans le faire par mes propres forces, c'est là que j'arrive au brisement, à l'épuisement, à la frustration. Donc c'est hyper intéressant de se pencher sur la différence entre l'être et l'ego. Et c'est vraiment sur cette différence-là aujourd'hui que je me base pour parler de la susceptibilité. C'est que si je suis dans l'être, je ne vais pas réagir avec ego, c'est-à-dire que je ne vais pas réagir avec force, je ne vais pas réagir en voulant prouver mon propos. Donc voilà. La différence entre la sensibilité et la susceptibilité, c'est que la sensibilité va vraiment t'ouvrir aux autres quand la susceptibilité va te renfermer sur toi-même. Et tout ça, en fait, ça va amener des conséquences dans nos relations. Effectivement, si tu as une sensibilité, je parle d'une sensibilité, quand bien même tu serais hypersensible, si ta sensibilité, elle est... Elle est vécue d'une manière qui est naturelle, qu'elle ne te domine pas mais que tu as compris que tu as été créé de cette façon, que c'est un don que tu as reçu et que tu le vis simplement sans essayer de te vendre comme « moi je suis hypersensible » , juste vis-le comme tu l'es en fait, avec la proportion de sensibilité que Dieu t'a donné. C'est quelque chose qui va venir nourrir ton regard sur les autres. Ton amour, tu vas les aimer d'une manière qui est différente parce que aussi tu vas te laisser remplir plus facilement, même parce que Dieu ressent pour ces gens. Ça va nourrir ton empathie, c'est-à-dire vraiment la capacité de ressentir ce qu'ils ressentent et ça va forcément t'aider à approfondir les liens parce que comme ton cœur est capable de vivre, de résonner avec la personne dans ce que vous êtes en train de vivre sur le moment. En revanche... La susceptibilité, elle, elle va créer des conflits. C'est-à-dire que si quelqu'un te dit quelque chose et que tu le prends direct dans... Non mais attends, elle est sérieuse là, c'est à moi qu'elle dit ça. Ta réaction, que tu le veuilles ou non, elle va induire un conflit. Et c'est hyper triste parce que je sais que si dans ta relation, tu es obligé de marcher sur les oeufs pour parler à quelqu'un, la personne, elle est susceptible. Si les gens ne peuvent pas te parler ouvertement, si tu as l'impression que... On est tout le temps en train de t'agresser, tout le temps en train de te faire des reproches, qu'on reconnaît pas ce que tu fais. Je suis vraiment navrée de te le dire, mais le souci vient peut-être de ta perception à toi, et pas de la perception des gens qui sont en face, qui peut-être te disent des choses qu'en fait, que peut-être tu es appelée à entendre comme une adulte mature et assise dans sa vie. À mon sens, ta marge de susceptibilité, là, elle veut dire quelque chose sur ta croissance spirituelle. Elle veut dire quelque chose sur ta relation à Dieu, à Jésus, sur ta relation aux autres, sur comment est-ce que tu laisses Jésus transpirer à travers toi, c'est aussi à travers de ça. Et pour fréquenter des personnes qui peuvent être très susceptibles... Ça ne reflète pas Jésus, quelqu'un qui se vexe pour un oui, pour un non, et qui est dans le moi-je, moi-je, moi-je, moi j'aurais fait mieux, moi j'aurais pas dit ça, comment on peut me dire ça à moi ? Ce n'est pas Jésus, c'est tout, il faut être honnête là-dessus. Comme je l'ai dit, ça ne va pas produire la vie, ça ne va pas produire un fruit qui est bon, qui est doux et qui est agréable. Et on a des versets qui nous parlent de ce genre de choses. On a le proverbe 19.11 qui nous dit L'homme qui a de la sagesse est lent à la colère et il met sa gloire à oublier les offenses. Alors je suis d'accord avec toi qu'on parle aussi un petit peu de rancune quand même, mais la susceptibilité c'est prendre offense. Donc l'idée vraiment c'est d'arriver à un stade de maturité où on ne prend plus offense pour un oui, pour un non, on n'est plus des enfants, que ce soit physiquement ou spirituellement. On arrive à avoir de la distance et à entendre les gens, et à entendre ce que les gens disent. On peut écouter et prendre du recul sur ce qu'il disait. Après, on a le droit de dire « non, là je ne suis pas d'accord, vraiment ce qu'il a dit, ça ne me semble pas très juste » . Ou alors de dire « ouais, peut-être, en effet, c'est vrai que là, je pourrais m'améliorer un petit peu » . Dans 1 Corinthiens 13, 5, on a l'amour qui est décrit comme « s'irritant point, il ne soupçonne point le mal » . Quand tu es dans la susceptibilité, tu soupçonnes toujours la personne de ne pas être assez sensible, de ne pas assez prendre soin de toi. de ne pas assez prendre de précautions pour te parler. En fait, c'est la personne en face qui est le problème, et en plus, qui ne fait pas les choses correctement. Alors oui, tu es suffisamment, on est quand même en 2025, tu as sûrement Instagram, donc tu sais très bien dire les bonnes formules, c'est-à-dire que tu sais dire oui, mais elle ne se rend sûrement pas compte, mais dans les faits, tu l'accuses d'avoir mal fait, et de ne pas avoir été correcte avec toi. Là où peut-être, ben non, en fait un chat c'est un chat, et si t'es toujours en retard et qu'on te fait remarquer que t'es en retard, te vexer pour ça, ben t'as pas vraiment le droit quoi, c'est juste un fait. Et ensuite, on a Jacques, un 19-20 qui nous dit « Que l'amour soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère, car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. » La susceptibilité, c'est quelque chose qui freine notre croissance spirituelle. C'est pour ça que je t'en parle et c'est ce que je t'ai dit tout à l'heure. Ça veut dire quelque chose de là où t'en es. Ça veut dire quelque chose de là où t'en es. Est-ce que t'es capable d'être corrigé ? Est-ce que t'es capable de demander pardon ? Est-ce que t'es capable de demander pardon à Dieu et aux gens ? Est-ce que t'es capable de reconnaître que la personne en face, elle t'a dit quelque chose qui peut-être est vrai et que si tu l'acceptes, tu peux en faire un truc plutôt sympa qui va te faire grandir ? Et puis c'est, comme je l'ai dit, la susceptibilité c'est quand même une preuve d'ego. Je suis en train d'écrire un livre, voilà, grande nouvelle cachée au milieu de ce podcast, et si je te parle aussi de la susceptibilité et de l'ego, c'est parce que dans toute la partie que je suis en train de rédiger sur l'identité en Christ, je me suis rendu compte que... On a beaucoup d'arguments pour ne pas forcément accepter l'identité en Christ ou pour justifier le fait qu'on a du mal à accepter l'identité en Christ, l'héritage de Christ à la croix et tout ce qu'il nous lègue, tout ce qu'il nous donne. Et je comprends, mais souvent les arguments qui nous poussent à dire qu'on n'arrive pas à accepter l'identité en Christ, ce sont des arguments qui commencent par « je » . « Je ne mérite pas » . Je crois, je ne crois pas qu'on puisse m'aimer de cette façon, je ne crois pas que ce soit possible pour moi, en fait c'est toujours du je. Sauf que là, quand on parle d'identité en Christ, on parle pas de toi, on parle de Jésus. Donc ton regard est pas censé être sur toi et tes incapacités, et le fait que tu ne mérites pas, ton regard est censé être sur Jésus, qui est celui qui peut tout, et qui est celui qui a absolument tout mérite, et qui fait grâce à qui il veut, parce qu'il est Dieu. Et ça nous ramène à ce verset de Jean 3,30 qui nous dit qu'il croisse et que je diminue. L'ego, c'est vraiment pas un truc sympa parce que c'est Christ qui est censé être en premier en nous et nous on est censé diminuer. Notre appel dans notre croissance spirituelle c'est de diminuer toujours plus. Quand on est susceptible, on peut pas dire que c'est Jésus qui a pris le dessus. Parce qu'on réagit dans l'ego, donc on réagit pas dans Jésus, tout simplement. Donc c'est un vrai souci, c'est vraiment quelque chose à combattre en fait. Donc pour terminer, on va parler un peu des applications pratiques, si je puis dire. Et on va aller interroger son cœur, on va aller chercher à l'intérieur de soi, est-ce que je suis sensible ou est-ce que je suis susceptible ? Parce que ce sont deux choses différentes. Et la première des choses... Tu as eu récemment une situation, peut-être aujourd'hui, hier, t'as réagi avec susceptibilité, t'es en train de te rendre compte, le travail maintenant ça va être pourquoi est-ce que j'ai réagi de cette façon ? Est-ce que je suis blessée ? Est-ce que ça vient me ramener à toutes ces choses que j'aime pas chez moi ? Est-ce que ça vient me ramener à tout ce que j'essaie de faire par mes propres forces ? Et en fait ça me renvoie cette image que je suis jamais suffisante. Malheureusement, là, il y a un besoin de guérison, il y a un besoin de réaliser que c'est Jésus à travers toi et que ce n'est pas toi, que ce n'est pas par tes propres forces, mais que c'est par Jésus à travers toi. Ou alors, il y a peut-être un besoin de simplement dire « Pardon, en fait, là, c'est juste de l'orgueil. Je n'aurais pas dû réagir comme ça. Voilà, je suis faillible, je peux faire des erreurs et j'ai le droit de demander pardon, j'ai le droit de reconnaître que parfois, effectivement, ce n'est pas top. » Et en fait, on est tous logés à la même enseigne. Ou alors, tu vas aller t'interroger et te dire « Ok, est-ce que je suis vraiment touchée par une injustice ? Est-ce qu'il y a vraiment quelque chose dans cette situation-là qui est venue toucher mon cœur d'une manière particulière et du coup, ça m'a attristée, ça m'a un peu fâchée ? Qu'est-ce qui se passe ? » Alors, si l'injustice, c'est « on ne me reconnaît pas à ma juste valeur » , vérifie bien que ce soit vrai et que ce ne soit pas de l'ego. Ensuite, la deuxième chose, ça va être de pardonner. C'est vraiment de « bon, ok, j'ai pris offense, mais du coup, puisque j'ai pris offense, ça veut dire que je dois pardonner. » Et ce n'est pas parce que tu as oublié que tu as pardonné. Ça, c'est pareil, je suis désolée de le dire, mais en fait, le pardon, c'est « metanoia » en grec, ça parle de changement de mentalité. Ça veut dire « je me rends compte que j'ai pris offense et je pardonne » . Parce qu'il y a des gens, ils prennent offense, puis après ils oublient et passent à autre chose. Mais quelque part... Tu vas continuer de prendre offense pour un oui pour un non, puisque tu ne réalises jamais que tu prends offense et tu ne te positionnes jamais par rapport à l'offense que tu as pris, c'est-à-dire que tu ne te positionnes jamais en disant « zut, j'ai pris offense, là il faut que je pardonne » . Donc il n'y a pas de changement de mentalité, donc tu vas continuer à prendre offense tous les quatre matins pour un oui pour un non. Alors c'est important de réaliser que « ok, j'ai été vexé, j'ai réagi avec susceptibilité, j'ai pris offense » . C'est pas grave, on va grandir avec ça. Là maintenant, mon job c'est de pardonner et d'essayer de comprendre un petit peu qu'est-ce qu'il y a à guérir chez moi. La troisième chose, évidemment c'est de prier. C'est de prier honnêtement à Dieu. Je ne saurais pas te dire le nombre de défauts que j'ai remis à Jésus. Le nombre de défauts où j'ai dit, Seigneur, je suis ambitieuse, c'est pas bien, prends ça s'il te plaît. Seigneur, je suis orgueilleuse, je lutte, je lutte avec toi, je lutte avec le processus. Je lutte avec les portes fermées. Je te demande pardon, fais quelque chose. Moi j'ai fait des prières du style Seigneur brise ce que tu dois briser. Vraiment parce que je savais que mon problème dans ma vie c'était mon caractère. Que c'était pas les autres. Et puis quand j'ai eu les enfants aussi, c'est pour ça que ça a été ma première motivation. C'est eux, c'est vraiment Seigneur fais ce que tu dois faire sur moi parce que moi je veux être le bon outil entre tes mains. pour eux la bonne bénédiction, je veux être cette personne qui leur permet de grandir et pas cette personne où ils vont se traîner casserole sur casserole et puis qu'ils vont encore devoir à l'après régler les soucis de maman, mamie, l'arrière-grand-mère et tout ça quoi. Donc ne pas hésiter à prier, Seigneur montre-moi, aide-moi à voir les situations avec toi, ton regard à toi et Jésus même si ça pique, s'il te plaît montre-moi, est-ce que vraiment j'ai été dans l'ego, est-ce que j'ai été susceptible est-ce que j'ai été dans l'orgueil Et ensuite, je peux aussi t'encourager à prier pour avoir du discernement. C'est vraiment développer cette sensibilité, ce cœur sensible que Dieu t'a donné, cette personnalité que Dieu t'a donnée et que ce ne soit pas quelque chose qui te domine, mais que ce soit vraiment quelque chose qui soit à ton service, au service de Dieu, au service des autres et que tu puisses développer cette sensibilité qui vient du Saint-Esprit et qui est tellement bénissante une fois qu'on a compris. que c'est un don, que c'est une aptitude que Dieu nous donne, c'est juste fantastique. Et encore une fois, ça va produire la vie. Donc demande, je veux faire la différence Jésus entre les moments où je suis susceptible et les moments où je suis sensible. Fais-moi grandir en sensibilité pour que mon cœur soit ouvert et tourné vers les autres. En conclusion, tu l'auras compris, la sensibilité c'est une bénédiction et la susceptibilité c'est un piège. Et encore une fois, je réitère, il y en a un qui produit la vie, il y en a un qui produit la mort. Qu'est-ce qui produit la vie chez toi ? Qu'est-ce qui produit la mort dans ton quotidien ? Vraiment, interroge ça, ce sont deux grandes choses à discerner dans notre vie. Dernière question pour toi, c'est est-ce que tes réactions récentes reflètent une vraie sensibilité guidée par l'esprit ou une susceptibilité qui cherche à protéger son ego ? Je te souhaite une très bonne semaine et même plus que ça puisqu'on se retrouve dans 15 jours et nous allons parler de Esther. Vraiment un épisode que je me réjouis de te partager. En attendant, je te dis... à bientôt et reste bien connecté afin d'avoir toutes les dernières infos sur le livre quand ce sera le moment Ciao !