Speaker #1Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast. Nous sommes aujourd'hui le mercredi 4 septembre 2024 et c'est la semaine de la rentrée. Alors j'espère que cette rentrée s'est bien passée pour toi, pour ta famille, je sais pas si tu as des enfants ou quoi. N'hésite pas à me mettre dans les commentaires comment est-ce que s'est passée cette rentrée. Et aujourd'hui, on va parler ensemble d'un principe qui je crois est absolument fondamental et qu'on a tendance à beaucoup trop... trop zappé chez les chrétiens. Et c'est le principe du repos. Le principe du repos. Si tu es comme moi, tu as peut-être tendance à placer ta valeur dans le faire. Je répète cette phrase. Si tu es comme moi, tu as peut-être tendance à placer ta valeur dans le faire. Alors on est tous en chemin, c'est quelque chose qui n'est pas tout réglé chez moi. Mais c'est vraiment une révélation que j'ai eue il y a quelques années. C'est comme si Dieu m'avait dit arrête. Exactement comme il a dit à Marthe tu t'agites pour beaucoup de choses, il m'a dit arrête, arrête. Il se trouve que probablement de par mon éducation et de par tout simplement qui je suis, je fais partie de ces personnes qui ont besoin de pouvoir constater. J'ai besoin de pouvoir constater mon travail et que le résultat soit tangible, qu'il soit palpable. Et par exemple, c'est pour ça que tu vas venir chez moi et que franchement, 98% du temps, ma maison sera nickel. Parce que j'ai ce côté où je suis tellement dans le faire qu'il faut que je puisse constater de mes yeux que c'est fait, qu'il y a eu un progrès, qu'il y a eu une amélioration, qu'il y a une tâche qui a été menée de A à Z et il faut que ça se voit. Et la réalité, c'est que ça n'a souvent rien à voir avec le regard des autres. Ça n'a à voir qu'avec mon propre regard à moi. Et quelque part, c'est quelque chose qui est très symptomatique de la société dans laquelle on vit, ou qu'on le veuille ou non, on est dans une société qui est profondément capitaliste. Donc en fait, il faut acquérir des biens, il faut acquérir de l'argent, il faut produire, produire, produire, produire. Le capitalisme est basé sur la production de richesses. Et c'est quelque chose qui a envahi notre manière de penser, puisque c'est à tous les étages, c'est partout autour de nous. Et ça se voit... Même sur notre planète, il faut faire, il faut acquérir, il faut tirer de la richesse, il faut créer. Sauf que l'humain n'est pas fait pour fonctionner comme ça. La planète n'a même pas été designée pour être tirée et poussée à bout comme elle l'est aujourd'hui. Le toujours plus est en train de tuer notre planète. On redescend à un niveau un petit peu plus micro, le toujours plus tue l'humain. C'est pour ça qu'il y a autant de burn-out, qu'il y a autant de dépression, qu'il y a autant de familles brisées dans l'église. Parce qu'il faut qu'on soit dans le faire, il faut qu'on soit dans le tout plus, il faut que l'on acquière des richesses, il faut que l'on acquière des moyens en plus, il faut que l'on passe. Ce qui est intéressant, c'est de se rendre compte qu'on n'a pas du tout été créé pour ça. Qu'on n'a pas du tout été créé pour cette suractivité permanente, cette activité cérébrale, et pas que cérébrale. Cette activité, ce faire, cette production constante, toujours plus constante, qui en fait conduit à l'épuisement, à un espèce de vide interne qui est tout le temps entrapuisé dans les ressources et qu'on ne remplit jamais. On ne remplit plus. Et quand on va regarder dans la Bible, quelque chose de très paradoxal auquel on assiste aussi, c'est des gens qui travaillent fort, c'est des gens qui travaillent dur, des gens qui sont beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail pour avoir un bon salaire, un bon niveau de vie pour pouvoir partir en vacances. Et du coup, les quelques semaines de vacances qu'ils ont dans l'année, leur coûtent à leur famille, à eux, à leurs conjoints, une énergie, une fatigue. En fait, ça coûte tellement cher dans le quotidien sur la qualité de vie pour avoir, même à l'essai gâté, 6 semaines de vacances dans l'année. Et ça va te coûter 46 semaines de ton année. 46 semaines de ton année de fatigue, d'épuisement, parce qu'il faut faire... Parce qu'il faut obtenir des richesses, parce qu'il faut acquérir. Plutôt que de se dire, attends, je vais plutôt essayer de repenser mes 46 semaines là. Et du coup dans la Bible, il y a deux approches par rapport au repos, et c'est ces deux approches que j'aimerais donner aujourd'hui. Et après je crois parler de ce que je vois dans la Bible, c'est dans Genèse 2, au verset 2, et il est écrit Dieu acheva au septième jour son œuvre qu'il avait faite, et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il avait faite. Si je lis dans le contexte, c'est écrit Ainsi furent achevés les cieux et la terre et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son œuvre qu'il avait faite, et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour, il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en la faisant. J'aimerais qu'on réalise qu'il n'y a pas de huitième jour, que ça s'arrête au septième, et j'aimerais qu'on réalise que Dieu est Dieu, et donc qu'il n'est pas fatigué. Dieu sanctifie et met à part le septième jour pour... jouir de ce qu'il a créé, pour profiter, pour contempler ce qu'il a créé. Ça veut dire, plus tard dans la loi, quand ce septième jour, ce sabbat, ce repos est instauré, l'idée, c'est devenu quelque chose d'extrêmement légaliste, l'idée à la base c'est de dire prends une journée dans ta semaine pour te reposer, contempler, célébrer, profiter de tout ce que ta vie, de tout ce que Dieu génère de bénédictions et de bienfaits dans ta vie. Et l'idée, ce n'est pas de profiter de ça six semaines dans l'année. L'idée, c'est de mettre un temps à part, une journée à part, dans sa semaine, pour réellement se reposer, pour couper avec les distractions, tout ce qui vient nous polluer et qui n'est pas essentiel, qui est devenu addictif, mais qui n'est pas essentiel. Se mettre à part pour... Profiter de sa famille, de ses amis, se reposer, vivre une journée qui est ralentie. L'idée c'est, qu'est-ce qui dans ton quotidien n'a pas sa place sur un jour de repos ? Qu'est-ce qui devrait te libérer de l'espace mental ? Prendre le temps de lire un bouquin, de jouer avec tes enfants, de te promener, de prendre le temps de manger dans le silence, ce genre de choses. La deuxième fois où on va... parler vraiment du repos dans la Bible, ça va être dans l'Épître aux Hébreux. Et je vais te lire Hébreux 4, au verset 9 à 12, qui dit Ainsi, un repos semblable à celui du septième jour reste offert au peuple de Dieu, car celui qui entre dans le repos préparé par Dieu se repose de son travail comme Dieu s'est reposé du sien. Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos. Faisons en sorte qu'aucun de nous ne tombe en refusant d'obéir comme nos ancêtres. En effet, la parole de Dieu est vivante et efficace. Elle est plus tranchante qu'une épée à deux tranchants. Elle pénètre jusqu'au point où elle sépare âme et esprit, jointure et moelle. Elle juge les désirs et les pensées du cœur humain. Je trouve extraordinaire que ce verset sur le fait que la parole de Dieu est tranchante et qu'elle juge les désirs et les pensées du cœur humain, soit étroitement reliée à tout le passage sur le repos. Il y a un réel rapport entre la foi et le repos. Et il y a un réel paradoxe aussi dans ce verset qui est Efforçons-nous donc de rentrer dans ce repos Ça signifie qu'il y a une intentionnalité à se mettre en repos et à vivre dans le repos. Et c'est là où il y a deux repos. Le repos du septième jour, la mise à part, la célébration, la contemplation, qui est une préfiguration de l'œuvre de Christ, parce qu'en Christ nous vivons et nous trouvons le repos. Parce que je place ma foi en Christ, parce que j'accepte moi aussi de mourir à moi-même comme Christ est mort à lui-même, pour que lui puisse vivre en moi, alors je peux vivre dans le repos. Est-ce que ça veut dire qu'il n'y a pas besoin de ce jour à part ? Je pense que si, il y en a quand même besoin. Il y en a besoin parce que nous sommes humains, parce que nous sommes charnels, parce que notre corps fatigue, et puis parce que c'est un commandement de prendre le temps de célébrer et de contempler. Est-ce que ça empêche de vivre au quotidien dans le repos ? Non. Ce quotidien dans le repos, il faut être réaliste, il est difficilement applicable physiquement, j'entends. Vivre dans le repos, ça veut dire vivre dans la foi et faire confiance à Dieu. Ça veut dire ne pas se charger des choses qu'il ne demande pas de prendre. C'est ça. Et il y a un amalgame qui peut être fait. Les deux sont nécessaires. Les deux sont absolument nécessaires. À une époque, je t'aurais dit, je ne comprends pas les gens qui mettent à part un jour pour le repos. Aujourd'hui, j'en suis revenue. J'ai grandi, j'ai réétudié vraiment tout ça. J'ai vraiment compris la signification des deux repos, qu'ils ne sont pas interchangeables et que les deux sont nécessaires. Et je crois qu'il y a une réelle invitation à prendre un temps dans ta semaine pour vivre ce jour de repos. pour vivre quelque chose qui soit ralentit, quelque chose qui soit écologique. Pour toi, on en revient au point 1. Mais je crois aussi que dans ton quotidien, il est nécessaire de s'efforcer à vivre dans la paix, à vivre dans la foi, à vivre dans la ferme certitude que Dieu tient ta vie entre tes mains et que c'est lui qui prend soin de toi dans les moindres détails. Ça veut dire qu'il n'y a pas des décisions à prendre ? Non. Est-ce que ça veut dire qu'il n'y a pas des combats ? Non. Mais trop de chrétiens vivent dans le combat en permanence. Jésus lui-même n'a pas vécu dans le combat en panne-ance. Pourquoi vivons-nous dans le combat en panne-ance ? Trop de chrétiens sont en burn-out et en épuisement. Jésus lui-même prenait des temps de repos et des temps de mise à part quotidien pour prier pour la face du Père et aller chercher la paix dont il avait besoin. Comment que ça se fait qu'on ne le fait pas, qu'on ne le vit pas ? Et on est criblé de c'est pas possible oui mais non comment on fait ? Les amis, je reviens vraiment sur la place des écrans dans votre maison. Si on a le temps, franchement, tu prends ton téléphone, tu vas regarder ton nombre d'heures d'écran un jour. S'il y a autant d'heures d'écran dans ta journée, il y a possibilité qu'il y ait autre chose. Voilà. Et puis peut-être que c'est pas cet écran-là avec celle de la télé. Il y en a qui passent leur vie à l'église de sport aussi. J'avais des amis qui disaient à une époque, à l'église où j'allais avant, Ouais, mais moi j'ai une vie en dehors de l'église. Je vais dire un truc. Les gens, s'ils passent pas leur vie à l'église, ils la passent ailleurs. Je suis pas en train de dire qu'il faut passer sa vie à l'église. C'est pas du tout ça. Ce que je veux dire... c'est que l'humain a intrinsèquement un besoin d'appartenance, qu'il va aller chercher à combler. Et il va le combler de plein de façons que ce soit, et il va le combler de différentes façons, de différentes manières. Et beaucoup de personnes, oui, elles ne vont pas passer leur vie à l'église, mais elles vont passer leur vie à faire autre chose, parce qu'elles ont besoin d'appartenir, elles ont besoin que ce soit comblé. Dans quoi est-ce qu'on passe beaucoup trop de temps ? Qu'est-ce qui vient nous grappiller beaucoup trop de choses ? Qu'est-ce qui vient nous voler des moments qui nous empêchent de vivre dans le repos et qui nous empêchent de prendre un temps de repos hebdomadaire ? Un vrai moment de repos où on arrive à déconnecter, à se reposer. Qu'est-ce que tu peux mettre en place ? Comment est-ce que tu peux faire pour aménager ce temps, pour te l'accorder ? J'ai vraiment envie de t'inviter à mener cette réflexion-là, à repenser à la place du faire. Dans quoi est-ce que tu places ta valeur ? À quoi est-ce qu'elles ressemblent tes semaines ? Est-ce que t'arrives à vivre dans un quotidien où tu es dans la paix et dans la foi ? Est-ce que tu t'efforces de vivre cette paix et cette foi-là ? Et je suis pas en train de te dire que moi j'ai tout acquis et je me place pas en sachant ici, je me place vraiment en personne qui réfléchit aussi à tout ça et qui a envie de voir ces choses grandir dans sa vie. Et est-ce que t'arrives à avoir une journée de repos dans ta semaine ? Je vais te dire un truc, la première fois que j'en ai parlé avec mon mari, il m'a dit c'est pas possible, on peut pas avoir cette journée-là. J'ai dit d'accord, très bien, il y a du boulot à la maison. Alors on en est tous là, on grandit tous ensemble et on apprend tous ensemble. Et j'aimerais vraiment, mets-moi en commentaire, écris-moi, fais-moi un petit retour. Dis-moi comment est-ce que toi tu vis les choses et est-ce que tu vas, où est-ce que tu as et est-ce que tu envisages de mettre en place cette journée de repos dans ta semaine. Je te dis à demain. Ciao, ciao !