Description
Il y a des moments dans l'année où l'on sent que quelque chose se déplace. Mai est un mois charnière, un mois de seuil, un mois qui nous prépare à traverser une porte.
Le printemps : la sève qui monte avant l'éclosion
Regarde la nature. Elle n'explose pas en un instant. Elle fait monter la sève progressivement avant que le bourgeon ne s'ouvre à la lumière. C'est exactement ce mouvement que le printemps nous invite à traverser en nous-mêmes. Nous préparons le terrain pour l'été pour ce feu solaire, cette énergie yang, ce mouvement pitta qui nous appellera vers l'action et l'extérieur.
Car si nous entrions directement dans ce feu sans préparation, il nous brûlerait. Le printemps est là pour apprivoiser cette chaleur, apprendre à doser, apprendre à monter en puissance sans s'embraser. Il nous enseigne la différence entre l'élan juste et l'emballement. Entre le feu qui réchauffe et le feu qui consume.
L'Ascension : monter depuis l'intérieur
L'Ascension n'est pas une fuite vers le ciel. Ce n'est pas une échappatoire vers une spiritualité désincarnée. C'est une élévation qui n'est possible qu'après avoir traversé sa propre grotte intérieure, après avoir fait ce chemin vers soi. Un axe vertical qui relie le bas et le haut, l'humain et le divin, l'intérieur et l'au-delà. L'Ascension nous invite à retourner à notre essence, à notre fréquence d'âme, au-delà des blessures, des conditionnements, des identités empruntées.
La Pentecôte : recevoir le feu avant de le transmettre
La Pentecôte vient juste après. L'Esprit Saint descend d'abord dans le cœur, dans le ventre, dans les profondeurs avant de remonter sous forme de verbe, de feu, d'expression créatrice.
Ce n'est pas : je verbalise pour comprendre ce que je ressens. C'est : j'intègre d'abord, je laisse germer dans le silence, puis j'exprime depuis la plénitude.
On est collectivement dans un passage initiatique. Le mois de mai, et ce seuil vers juin, intensifie ce feu intérieur. On le ressent dans le corps, dans les interactions, dans la façon dont certaines choses ne rentrent plus dans les cases d'avant.
La question à se poser : est-ce que je suis éclairé·e par ce feu, ou est-ce qu'il me consume ? Est-ce que j'ai encore besoin de descendre, d'ancrer, de me familiariser avec ma grotte intérieure ? Ou est-ce que je sens que quelque chose est prêt à s'élancer ?
C'est une période pour observer où on en est et laisser la transformation opérer depuis le dedans vers le dehors.
C'est depuis cet espace intérieur, depuis cette verticalité, que l'été peut devenir une saison de puissance vivante.
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