Description
Mathilde est pédiatre. Elle travaille dans un hôpital, structure dans laquelle elle a accouché par césarienne de sa fille, entourée de son équipe. Traumatisée par la naissance physiologique de son premier enfant "j'ai été terrassée par la douleur, ma psychologue m'a expliqué plus tard que je m'étais probablement dissociée tellement c'était insupportable", Mathilde était pourtant prête à retenter l'accouchement physiologique pour son second enfant. Sauf qu'une fois le terme dépassé, la médecin a du se rendre à l'évidence : rien ne se passait. "C'est là que j'ai commencé à lire des récits de déclenchements et de césarienne sur les derniers jours de la grossesse, je me suis dit que ce bébé avait peut-être besoin de ça, qu'on ferait ce qu'il faudra. Et j'ai lâché prise sur l'objectif d'accouchement physiologique."
Un début d'accouchement sous contrôle mais qui avance peu. Mathilde se rend à l'évidence et se prépare pour le bloc. "J'avais demandé un clampage tardif du cordon, un peau à peau tout de suite ... des petites choses qui ont fait que j'avais l'impression de garder la main. L'équipe a dit oui à tout." Une césarienne qui a réussi à effacer les souffrances de l'accouchement physiologique, avec une patiente préparée, qui a pu prioriser ce qui était important pour elle dans cet accouchement.
"Une fois qu'elle est née, plus rien ne comptait : le bloc, la lumière, l'urgence... le fait de l'avoir contre moi, en peau à peau, pendant toute la durée de la césarienne... ça a tout effacé. J'ai le souvenir de m'être dit : je suis dans un bloc, le ventre ouvert mais ce moment, c'est un des moments les plus doux de ma vie. Ce peau à peau, ça m'a donné l'impression de reprendre le contrôle là dessus."
A l'heure de l'enregistrement, Mathilde était enceinte de 8 mois. Nous donnerons de ses nouvelles dans un prochain épisode.
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