Speaker #0Bonjour à toutes et bienvenue dans le podcast Cindy en vrai. Je vous souhaite une très belle journée. Encore bienvenue en ce lundi 14 septembre. Je suis ravie de vous accueillir pour cet épisode numéro 3 qui s'intitule Maman, Maman, Maman. Vous l'aurez compris, le thème du jour est vraiment la charge mentale, le job de maman, l'autre casquette qui nous prend beaucoup, beaucoup de temps et d'énergie. Alors on va essayer d'aborder ce petit podcast avec humour, mais surtout avec une réelle franchise, parce qu'on ne va pas se le cacher, si on avait 5 balles à chaque fois qu'on entend « maman » , on serait riches les filles, et puis on ne serait pas obligées d'aller bosser. Donc du coup, aujourd'hui, je me dis, je ne dois sûrement pas être la seule à entendre « maman » à longueur de temps. Quand tu essayes de détendre dans un bon bain le dimanche après-midi, et puis tu veux juste une petite heure pour toi, une seule heure. Mais non, t'entends la porte qui s'ouvre, qui toque. Je ne sais pas combien de mamans sur Terre peuvent simplement aller faire pipi tranquille. Non mais sérieux, si j'en entends une d'entre vous, alors faites-moi vraiment des petits messages. Trouvez-moi un emoji qui correspond. Mais sérieux, je veux le savoir. Qui n'est pas systématiquement dérangée lorsqu'elle va aux toilettes ? Je ne vous parle pas de la grosse commission, bien entendu. On a perdu toute dignité. Limite, on a fait la porte ouverte. C'est vraiment quelque chose... Même deux minutes pour aller aux toilettes, tu as l'impression que dès que tu disparais de leur petit radar, sa clignote directe, je ne vois plus maman. Où est-ce qu'elle est ? Qu'est-ce que je vais pouvoir aller faire, en fait, pour aller la voir ? Comme s'il y avait déjà ce manque, en fait, au bout de quelques minutes, et de se dire, alors par contre, quand eux sont bien occupés, voyez-vous, ils ne vont pas aller nous chercher et entendre maman. Voilà, c'est le seul moment où vous avez la paix, où vous êtes tranquille. Donc, en fait, si on pourrait décompter le nombre... d'interruption. Je ne sais pas combien il peut y en avoir, mais des fois, et en plus pour des conneries la plupart du temps, mais vraiment, « Oh, regarde maman, j'ai mis une chaussette rose et une chaussette bleue. » Oui. Et alors, tu viens me déranger et me couper dans ma journée de travail juste pour ça. Ben ouais, c'était pour te montrer. T'as vu, c'est joli. Alors, c'est chou, forcément, mais quand ça se reproduit pour des chaussettes, pour me dire, alors ma fille, je ne sais pas pourquoi elle fait ça. Mais souvent, la pauvre, souvent, elle me dit, maman, je peux déjeuner ? Ben ouais, en fait. Pourquoi tu me poses la question ? Pourquoi tu ne pourrais pas aller déjeuner ? Ou je peux boire un coup ? Ben bien entendu. Je ne sais pas. Ne me demande pas l'autorisation pour aller boire. Je ne sais pas. Tu prends un verre ou ton verre d'eau est sur la table. Va boire. Et le petit déjeuner, alors des fois, ah mais oui, mais des fois, c'est parce que tu me dis qu'il est trop tard. Enfin oui, après, forcément, quand il est 11h ou 11h30 et que tu me demandes de prendre ton petit déj à 11h30, je vais te dire oui, effectivement. Mais là, quand tu te lèves à une heure correcte de la matinée, bien entendu, tu ne me demandes pas, tu vas te servir ton petit déjeuner. Donc le truc que personne ne dit, même quand ton mec en fait beaucoup... Et le mien en fait beaucoup, merci chérie, c'est toujours toi qu'on appelle. C'est fou. Dès qu'il y a un truc, ah maman, ah en fait maman, ah maman, j'adore ces mots. Franchement, on va toutes se le dire quand c'est leur premier mot, leur première année, même tout au début encore, c'est tout mignon. Voilà, les mamans, on adore nos oreilles, c'est du miel pour nos oreilles ce mot. Mais à un moment donné, ça pique des fois. Même si je l'adore à en crever ma fille, je ne pourrais rien faire sans elle. Elle me manque beaucoup, je l'aime à la folie. Mais à un moment, au bout de 50 fois, 100 fois, je ne sais pas, il faudrait que je compte, vous savez on va acheter des clippers, comme on fait pour l'éducation, un petit peu, et en fait qui va compter à chaque fois qu'on entend maman, clic, je serais curieuse de savoir à la fin de la journée combien de fois je peux entendre maman par jour. Donc du coup, une question quand même, cette charge mentale de maman, on en parle ou on n'en parle pas ? Pourquoi c'est toujours nous qu'on appelle en premier ? Je ne comprends pas. Souvent, on peut être tous ensemble dans une pièce. Si ma fille a quelque chose à demander, elle va se retourner. « Ah tiens maman, même si je suis occupée, des fois je me retourne, je la regarde et je lui dis « mais ton père est juste à côté de toi » . Ben oui, mais en fait ça ne paraît pas logique. Alors voilà, bon là, sur le coup, ça me fait rire. Je vous ai dit, on va essayer d'aborder ça avec vraiment humour et légèreté. Je ne sais pas si c'est pareil chez vous, mais je vous ai dit, zéro tabou, on aborde de tout. Donc du coup, ça va où ça ? Je le range où ? Comment je fais ci ? Comment je fais ça ? La question qui prouve vraiment que la charge mentale, ce n'est pas que les tâches, c'est le fichier central dans la tête. Maman, qu'est-ce qu'on mange ? Maman, qu'est-ce qu'on fait ? Maman, quelle heure il est ? Combien de temps il reste pour faire ceci ? Quand est-ce qu'on va faire ça ? Maman, Franchement, des fois, c'est relou, non ? On est bien d'accord ? Donc du coup, cette charge mentale, est-ce que vous, vous arrivez à ouvrir un petit tiroir et à vous dire, j'arrive à mettre tout ça dedans ? Je fais comme si je ne l'entendais pas ? Ou autre parce que moi, j'admire. beaucoup à mon mari pour ça, où il arrive à faire comme si des fois on n'existait pas ou on n'était pas dans la pièce. Et des fois je lui dis, mais comment t'arrives à faire ça ? Bon, je sais pas. Moi j'arrive pas, en fait. Mais c'est sûr que ça me ferait un bien fou, je pense. Et comme la plupart d'entre nous, ça nous ferait un bien fou. Et pourtant, on continue quand même. On fait quand même les activités avec eux. On les emmène en sortie, on leur fait plaisir, on les cajole. Et voilà, on les aime malgré tout, nos marbots. Mais cette charge mentale qui est omniprésente et qui prouve qu'aujourd'hui, même en 2026, et même si les papas sont quand même hyper investis dans la vie du foyer, que ce soit au niveau des tâches ménagères, au niveau de la coordination, et sur la gestion des activités extrascolaires, etc. Tout le monde participe. Mais par contre, la répartition de la charge mentale n'existe toujours pas. C'est compliqué. Parfois, l'organisation a intérêt à être costaud, toujours gérée, etc. Et je peux comprendre que certaines nanas soient complètement dépassées. L'organisation, ça fait partie de mon quotidien. Je suis assistante. Donc c'est peut-être plus facile, entre guillemets, de bien tout coordonner, bien tout prévoir, etc. à chaque fois. Et je peux comprendre que certaines nanas, elles en ont ras-le-bol à se dire, mais waouh ! En fait, des fois, on en a marre. Et une petite journée, même une heure ou deux de temps en temps, ça nous fait du bien. Alors voilà, c'est pas... qu'ils ne font absolument rien, les papas, mais c'est que le cerveau qui sait où sont les affaires de piscine, c'est toujours pour le même. On est bien d'accord. Et ça, depuis toujours. Donc en fait, je pense aussi qu'on a notre part de responsabilité, parce que c'est vrai que depuis toujours, on aime passer du temps avec nos enfants quand ils sont petits, on aime passer du temps avec eux quand ils commencent à grandir. Finalement, on est trop contentes si le premier mot c'est maman, mais non, souvent, premier mot, qu'est-ce qu'on entend ? C'est beaucoup plus facile de dire papa, qui n'a pas eu les boules comme ça à entendre les premiers mots, et dire mais c'est pas juste en fait, c'est même pas maman qui l'a dit ou qu'elle a dit en premier. Et voilà, donc le cerveau multitâche, les différentes casquettes que l'on doit assumer, et que des fois on se dit, oula, je dois naviguer entre... la maman, la copine, la femme, la femme de ménage, plus la secrétaire ou l'assistante, laquelle je mets. Bon, la solution, il existe encore, vous savez, les bob bariolés, un petit peu, toutes les couleurs. Bon, c'est pas très glamour, c'est pas très joli, je vous l'accorde, mais au moins, voilà, on peut tout mettre dedans. Donc, ne vous mettez pas la pression, mesdames. C'est impossible d'être parfaite, nous ne sommes pas des Briven de Camp, je pense que vous avez la référence bien entendu. Et qu'on ne peut pas être partout. On ne peut pas faire d'excellents gâteaux, on ne peut pas faire d'excellents repas tous les jours, on ne peut pas aller bosser, gérer les enfants, tenir la maison parfaitement, faire toutes les corvées, être gentil et aimable en plus, et puis aller rendre visite à tout le monde quand il faut, etc. On a une journée qui fait 24 heures, dans les 24 heures ça prend... Ça prend énormément de temps. Si on arrive à tirer déjà à peu près 7 heures de sommeil, c'est déjà bien. Avec tout ce qui reste à côté, c'est déjà pas mal. Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous, à ce niveau-là. J'espère qu'en tout cas, ça vous a plu. J'aimerais bien qu'on reparle de charge mentale à un autre moment, mais simplement de garder ce petit truc de la tirelire ou de la petite boîte à pognon qu'on va mettre en place. Pour les mots qu'on peut entendre, les mamans, inutilement ou quand on n'a vraiment pas besoin. Ça peut marcher, comme la petite boîte à gros mots, on va faire la boîte à mamans. La boîte à mames, et à chaque fois, on va mettre des sous dedans. Et puis avec, ça nous payera une petite séance chez l'esthéticienne, de détente, un petit massage. Une partie du coiffeur, pourquoi pas. Une petite manucure, un petit soin, une jolie petite robe, un resto, un apéro entre copines. Jean-Loup. peut-être. Donc, voilà. N'hésitez pas à me faire part, vous aussi, de votre charge mentale, de vos commentaires. Ça me ferait super plaisir d'avoir vos avis sur ce que vous vivez aussi dans votre quotidien. Un grand merci pour votre écoute. J'ai hâte de vous retrouver la semaine prochaine avec l'épisode 4. Et puis, je vous dis une excellente semaine. Bon courage pour ce lundi. Déchirez tout. Et puis, je vous retrouve bientôt. C'était Cindy, en vrai. A bientôt !