Description
podcasts avec des fragments de films...des moments cultes et des musiques contemporaines
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Transcription
La vie est très longue. TS Eliott Il n'a pas été le premier à le dire, et sûrement pas le premier à le penser, mais il avait sacrément raison.
Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existait pas. Mais il y a une histoire qu'on m'a racontée, l'histoire que moi je crois, qui s'est passée quand il était en Turquie. Il y avait une bande de Hongrois qui voulaient leur propre organisation. Ils avaient pigé que pour prendre le pouvoir, il n'y avait pas besoin de flingues, ni de pognon, ni d'être nombreux. Il suffit de la volonté d'oser faire ce que les gardes en face n'oseront pas. Au bout d'un moment, ayant un peu établi leur réseau, ils s'en sont pris à s'oser. Lui débutait à l'époque, il trafiquait de la dope en carat. Léon Gros a débarqué dans sa baraque, un après-midi, pour lui piquer son territoire. Ils n'ont trouvé que sa femme et ses gosses à la maison, ils ont décidé de l'attendre. En rentrant chez lui, Sosé trouve sa femme violée et ses enfants hurlant de peur. Léon Gros savait que c'était un dur, qu'il ne fallait pas rigoler avec lui. Ils lui ont montré qu'ils n'étaient pas là pour plaisanter. Ils lui ont dit qu'ils voulaient son territoire et tout son business. S'oser à regarder lentement le visage des membres de sa famille. Ensuite, il a montré à ses hommes volontaires ce que c'était la véritable volonté. Et l'aura dit qu'il préférait voir toute sa famille morte à ses pieds, plutôt que de céder à leur chantage. Il a laissé repartir le dernier hongrois. Il a attendu que sa femme et ses enfants soient enterrés, alors il s'occupait du reste de la bande. Il a buté leur môme, il a buté leur femme, il a buté leurs parents, les amis de leurs parents. Il a foutu le feu à leur baraque, et au magasin où ils bossaient. Il a buté les mecs qui leur devaient du fric, et là-dessus, il s'est revolé.
Pourquoi buvez-vous ? La question m'a déjà été posée, M. le proviseur. Probablement par des gens qui vous aiment bien. Probablement. Claire me l'a posée trois fois par semaine. Vous avez m'adoré. Je croyais que vous étiez un homme ennemi des questions. C'est exact, je préfère les réponses. Tu sais quoi ? Il y en a marre des concourses. de beauté. La vie c'est qu'une succession de concours de beauté et rien d'autre. Au lycée, ensuite à l'université, dans la vie active, il y en a marre de ça. Et je m'en fous de l'Air Force Académie, parce que si je veux voler, je trouverai toujours un moyen de voler. Il faut faire ce qu'on aime. Et le reste, on s'en fout.
Your baby, it was you, breathless and tall J'ai pu sentir mes yeux tourner en douleur Et deux étrangers tourner en douleur J'ai eu l'habitude de...
J'ai été convoqué, dans notre milieu. Quand on te convoqué, t'es vivant quand t'arrives, en sortant t'es mort, et c'est ton meilleur ami qui t'a exécuté. Non,
Non, Je me suis forcée. Je me suis forcée à y croire, c'est tout. Tu sais juste que bien,
c'est pas suffisant. Et tu le sais. Mais putain,
c'est fou ça.
Tu es nette.
C'est pas vrai que t'auras toujours raison comme ça toute ta vie. Qu'est-ce que tu veux que je te réponde dans ça ? Bien ? Allez-y. Bien sûr que bien, c'est pas suffisant. Notre devise c'est honneur, code, loyauté. Pour nous, ces mots sont l'apôtre maîtresse d'une vie passée à défendre des bastions. Chez vous, ces mots finissent en cag. Je n'ai ni le temps ni le désir de m'expliquer devant un homme qui peut se lever... et dormir sous la couverture d'une liberté que moi je protège et qui critiquera après coup ma façon de la protéger. J'aurais préféré que vous me disiez merci et que vous passiez votre chemin. Ou alors je vous suggère de prendre une arme et de vous mettre en sentinelle postée. Dans les deux cas, j'en ai rien à foutre, moi, que vous croyez avoir droit à des réponses. C'est vous l'ordre du code rouge. J'ai fait le boulot pour moi. C'est vous l'ordre du code rouge ! Et comment, mon Dieu, oui ! Monsieur le Président, je suggère le renvoi du jury, que nous puissions nous mettre en conformité avec l'article 39A, le témoin des droits. Capitaine Ross, que les membres du jury se retirent et restent à la disposition du tribunal. Mais où on va là ? Est-ce que tu te rends compte à quel point tu es fou ? Tu parles de la nature de cette conversation ? Je parle de ta nature à toi. Tu... L'argent, tu peux le garder. Anton.
J'étais caissière dans un petit supermarché. Un jour, c'était presque l'heure de la fermeture, un homme est entré, il était tout en or. Cagoule, gants, il portait des lunettes aviateurs, les lunettes qui font comme des miroirs. On voyait rien de lui, même pas la couleur de sa peau. Il est arrivé avec son arme, il a dit c'est un braquage. J'étais très surprise. J'ai dit mais c'est quoi ça ? Je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup mais en fait je l'ai dit à Wout. Ça m'a échappé sans que je le veuille. Il s'est dirigé vers moi. Il a mis son arme entre mes yeux pile là. Il a dit t'as pas compris ? Je me voyais dans le reflet de ses lunettes. Un visage à moi, avec l'arme posée entre mes yeux. Je croyais qu'il allait me tuer. Ton heure est venue, je me suis dit. Il a posé sa main sur mon épaule, il m'a poussé doucement vers le sol, il s'est tourné vers ma collègue, il l'a visé, il lui a dit de se mettre par terre. Le gérant est arrivé de l'arrière du magasin, l'homme l'a visé avec son arme, il lui a demandé l'argent de la semaine, ils sont allés derrière. Je voyais le dessous de ma caisse, la poussière, un élastique marron, une pièce de 20 centimes. Je ne sais pas combien de temps après exactement, je ne sais pas si ça a duré une minute ou dix minutes, mais maintenant l'impression c'est que ça a duré une heure. Une heure, l'élastique marron, la poussière, la pièce. Notre gérant est arrivé, il a dit il est parti, il était tout pâle. On s'est relevé avec ma collègue doucement, elle n'arrêtait pas de pleurer, moi j'y arrivais pas. Parfois je me dis que si j'allais pleurer sur le moment, j'aurais pas sombré comme ça après. Ma collègue, elle a fait des cauchemars et tout. Elle a eu peur. Deux semaines plus tard, elle est arrivée dans la caisse. La vie a repris. Et moi, j'ai dégringolé. Je fais plus rien. J'ai développé un tas de phobies à l'extérieur. Et la rue... Les transports, les magasins. Je sors plus de chez moi. Je travaille plus. Je peux plus emmener mes enfants aux activités. Je regarde la télé. Je prends du poids. Pour dormir, je prends des cachets. Pour sortir, je prends des calmants. Le braquage, il a duré 10 minutes. C'était il y a 5 ans. C'était juste 10 minutes. 10 minutes de ma vie. Mais évidemment, elle est finie. 10 minutes pour rien. Pour rien. Pour de l'argent. Pour rien.
C'est quoi ce que t'as au poignet ? Comment ça s'appelle ?
Une montre.
Ça sert à quoi à ton avis ? À réchauffer les plats ? Non, Tu me regardes et tu me réponds quand je te parle. Est-ce que ça sert à réchauffer les plats ? Descends de ta merde quand je te parle ! Merci ! Tu m'écoutes ?
Non.
Bien. Ça sert à quoi ?
Ça sert à dire l'heure.
Voilà. Tu vois, tu peux le faire. Attention. Plus dur. Est-ce que tu sais dire l'heure ?
Ouais.
Non, bah ouais. Oui. Alors qu'est-ce que tu fous encore au pote à 13h10 ? C'est les aiguilles qui posent problème ? Je sais pas, tu pourrais demander à ta meuf de t'acheter une montée à quartz, comme ça tu sauras faire la différence entre 13h et 13h10. Hé, c'est là que ça se passe, tu me regardes s'il te plaît. Me chauffe pas. Moi je vois très bien le genre de mec que t'es. Le genre de branleur qui pense qu'il aura jamais de problème. Mauvaise nouvelle pour toi. Là t'as un problème. Il est juste en face de toi. T'as saisi ?
Hum.
Tu as saisi ? Bah tu peux prendre ta canette et puis tu peux y aller. Juste je te le dis, hein, fais attention. Fais attention à toi. T'as compris ?
Je reprends dans 5 minutes ?
Ouais, ouais, je sais, t'inquiète.
Je peux te dire un mot ? Bon, dis-toi alors. Oui. Tu vois, sur le principe, le coût du retard, je comprends. Vraiment, c'est normal, c'est l'objectif de toute entreprise. Mais ce type là que t'insulte, quand tu lui sors tes grandes phrases « Mikaïra miscoute » , il se retient de mettre sa montre dans ta bouche. Attends,
attends, attends, deux secondes.
Non, j'ai pas fini. Parce qu'il y a un truc qui l'a pris en prison. Oui, parce qu'il a fait de la prison. Ça tu te doutes bien, il allait pas le mettre dans son CV autrement. il a appris le poids des mots. C'était comme si on avait une sorte de balance dans notre tête, juste avant les yeux. Et ça nous permet de mesurer nos idées, celles des autres. Je te donne un exemple. Fais attention à toi. Dans ta balance, ça veut dire que tu vas aller dans ton bureau remplir un formulaire pour le faire virer ou le faire virer moins. Par contre, dans la sienne, ça veut dire qu'il va devoir trouver ton adresse, débarquer chez toi en pleine nuit et te frapper le visage jusqu'à ce que tu sois en sang devant ta femme et ton fils. En fait, c'est l'expression de point de mesure quoi tu la connais Tu la connais ? Après, c'est juste un exemple. Parce que moi, en plus de ça, je déteste la violence. Et lui, là, il branche pas. Parce qu'il m'a promis de rester calme. En toutes circonstances. Parce qu'il m'aime. Ça aussi, c'est lourd comme mot. Enfin bref. J'y retourne. Mais en tout cas, mesure tes idées la prochaine fois que tu t'adresseras à lui ou à moi. T'as compris ?
Ouais.
Non, pas ouais. Oui.
Oui, merci.
Tu crois qu'il est grand ce lac, mais c'est rien à côté de celui qu'on avait près de Chine. On allait s'y baigner, on y pêchait, je peux dire qu'il me manque. Ah, ça oui.
Et où il est passé ton lac ? Il s'est asséché subitement ?
Non, pire que ça. A l'automne, une passée de canards de près de 40 à 50 têtes, c'est... s'est posé au beau milieu du lac. À ce moment-là, il y a eu un truc incroyable. La température a chuté si vite que tout le lac a gelé. En trois secondes, comme ça.
Les pauvres canards, et alors ? Le froid les a-tu ?
Non, ils se sont envolés. Et le lac avait que eux, Parait que depuis ce jour-là, il est quelque part là-bas, en géorgie. BuddY t'exagère.
Monsieur Slade, je vous demanderai de surveiller votre langage. Vous êtes à Bèrd, une grande école, pas une caserne. Monsieur Sims, je vais vous offrir une ultime possibilité de vous justifier.
Monsieur Sims, vous remercie du cadeau. Monsieur Sims n'en a rien à branler, d'être estampillé ou pas compagnon de Baird. C'est quoi cette secte ? Qu'est-ce que c'est que votre devise ? Messieurs, il faut balancer vos camarades et assurer vos arrières. Faute de quoi, nous vous clourons au pilori. Mais quoi ? Comment ? On dit, quand les choses tournent au vinaigre, il y en a qui baissent leur froc et d'autres qui montent la garde. Ici Charles qui brave la tourmente, et là Georges qui se cache dans les jupes de papa. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous récompensez Georges, et vous sacrifiez Charles.
Un Râton ou un nègre violente les petites filles, c'est une affaire quelconque. Par contre, si c'est moi, maître Martineau, notaire, alors là, c'est... C'est inespiré dans une carrière de flic. Les journaux, les interviews, la télé si tout va bien. C'est pas vrai, ça ? Hum hum, avouez.
Écoutez, vous n'allez quand même pas renverser les rôles, non ? Hein ? Bon d'accord, admettons que je sois dévoré d'ambition. Mais alors, les époux Brunet, Madame Faure et Espérule, pourquoi vous accablerez-t-il ?
Parce que je suis riche, que j'ai une belle maison et une jolie femme. Or, il se trouve que je ne mérite rien de tout ça. J'ai une intelligence et un physique très moyens. Les médiocres se résignent à la réussite des êtres d'exception. Ils applaudissent les surdoués, les champions, mais... la réussite d'un des leurs, ça les exaspère. Elle les frappe comme une injustice.
Oh ah 23-0 ! C'est la ticket Jack ! Tu sais pas jouer Jack ! T'es mauvais ! Ah Jack ! Oh ah Générique Excusez-moi, pardon, pourrais-je vous emprunter votre femme ? C'est votre femme. Je vous demande pardon ? Pour me porter chance. Faut lui demander à elle. Voilà.
Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, allons-y.
Pour l'instant.
Moi j'irais.
Vas-y, ça peut être amusant. Qu'est-ce qu'on a à perdre ? Alors, il dort le gros con ? Il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges le gugus de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux. Tiens ! Tu vois, tu la refaites !
Quoi ?
Ta grimace ! Tu m'emmerdes ! Je fais quoi ? Montre-moi, là ! Je sais pas, moi ! Un peu comme ça, là ! Je sors au bout de la langue ! Je sors au bout de la langue ! Je fais ça à mon ex ! Franchement, je fais ça ?
Non, non ! Non !
Non,
J'ai des envies de voyage. L'Océanie, Bora Bora, les Vahinés. Tu connais ?
Pourquoi ? Tu veux m'emmener ?
On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort.
Tu pourrais dire une rose quand on va sur la Loire.
C'est quelque chose de terrible. Wouh !
Attention où vous mettez les pieds ! Je mets les pieds où je veux, c'est un genre ! Donc, messieurs, 18 ans de la possibilité d'arrêter cette guerre ce soir. Je vois les choses ainsi. Comme la survie ou la mort d'Hitler ne dépendent que de ma décision, à supposer que je ne fasse rien, c'est comme si je provoquais sa mort beaucoup plus que vous-même, vous en comptez ? Ouais, je suppose. Qu'en pensez-vous, Utilik ? Je suppose aussi. Je n'ai pas la moindre intention de tuer Hitler, de tuer Goebbels, de tuer Goering, de tuer Bormann sans parler de remporter à moi tout seul cette guerre pour les allées. Ici, c'est pour me retrouver à comparaître devant un tribunal juif. Si vous voulez votre victoire ce soir, il n'y a plus qu'à passer un accord. Quel genre d'accord ? Le genre que vous n'êtes pas habilité à passer. Quoi qu'il en soit, je pense que votre mission est chapeautée par un officier. En général, je pencherais pour... L'OSS, voilà ce que je parierais. Ouh, c'est un bingo ! C'est comme ça qu'on dit c'est un bingo ? On dit juste bingo. Bingo ! On s'amuse ! Générique
T'as pas eu d'autres lettres ? Peut-être.
Et peut-être que non. Qui peut le dire ?
Céline,
non ! Tant que tu n'auras pas réparé toutes les vachées que tu m'as faites, tous tes projets partiront en fumée. Ne fais pas ça, Céline. N'allez pas passer par où je suis passée, c'est trop dur. Allez, viens à mes cils, viens dans la voiture. Il n'en vaut pas la peine, il n'en vaut pas la peine.
Pour qui tu te prends ? Tu ne peux te décevoir à personne. Regarde-toi, t'es moche, t'es pauvre, t'es noire, t'es une femme, t'es rien du tout.
Oh, vous êtes là ?
Ah, pris sur le fait. J'étais en train de vous cueillir des fleurs. Les hommes font toujours ça, non ? Je ne suis pas complètement démodé. Enfin, de cueillir des fleurs pour une femme en signe d'appréciation.
Non, pas du tout. Sauf que celles-là sont vénétiques. Une... Une plaisanterie. Pardon. C'était juste une plaisanterie. Je suis... Je n'ai jamais... Je suis désolée.
Eh bien, vous êtes sadique par nature ou quoi ?
Non. Je n'ai jamais... Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Elles sont magnifiques. Je suis désolée.
2 millions de dollars en coupure non marquée comme vous le souhaitiez. Mais c'est la dernière fois que vous la voyez. Vous ne reverrez jamais un seul de ces billets. Parce que je ne compte pas verser la moindre rançon pour mon fils. Pas un sou, pas un centaine. En revanche, je l'offre en récompense à celui qui vous arrêtera. Mort ou vif, peu importe. Et je sais que jamais, jamais ils ne me laisseront sortir d'ici vivant. Tout ce que je veux c'est une vue. Je veux voir un arbre ou une rivière. Je veux une fenêtre. Je veux qu'on me transfère dans une prison où je ne verrai plus le docteur Schilder. Salut Lloyd. C'est le désert ce soir ici. C'est exact, monsieur Torrance. Qu'est-ce que ce sera ? Eh bien, je suis terriblement content que vous me demandiez, Lloyd. Parce que j'ai justement deux billets de 20 et deux de 10 dollars ici dans mon porte-billet. J'avais très peur de les voir y rester jusqu'en avril. Voilà ce que je veux. Vous me filez une bouteille de bourbon, un petit verre et un peu de glace. Vous pouvez le faire, Lloyd, n'est-ce pas ? Vous n'êtes pas débordé ? Non, monsieur, je ne le suis pas du tout. Bravo ! Vous remplissez et moi je me les tape, Lloyd, un pas un. Voilà le péché des blancs, Lloyd, mon pote. Voilà le péché des blancs. Dis-donc, Lloyd, il me semble être momentanément à sec. Est-ce qu'on pourrait me faire crédit dans ce croquet ? Le crédit que vous voulez, monsieur Torrance. C'est chouette, je t'aime bien Lloyd, et ça depuis toujours, tu m'as toujours été le meilleur, le plus sympathique des barmen de Tombouctou à Portland, Maine. Portland, Oregon pour être plus exact. Merci de me le dire. Je bois à cinq abominables mois d'abstinence et à tous les réparables mâles qui m'ont fait... Comment ça va, M. Doran ? Ça pourrait aller mieux, Lloyd. Ça pourrait aller beaucoup, beaucoup mieux. J'espère que ce n'est rien de grave.
Non.
Non, rien de grave. Rien qu'un petit problème avec la banque du sperme, là-haut. Rien de très inquiétant, là-haut. Merci. Les femmes, on ne peut pas vivre avec. On ne peut pas vivre sans. sage parole d'en tirer une maxime. Oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd'hui !
Ça caille tous les jours par ici ! On n'est pas amis amis !
Faites gaffe pour passer la vente bien ! ... problème de circulation ce soir avec ce... ... comment déjà ? Ce blizzard !
Blizzard ? Vous avez dit blizzard ? Comme c'est étrange ! Eh bien voici les prévisions, les météos...
Pour m'excuser ? Tu veux que je demande pardon à ma mère ? Toi ?
Un coup de babou.
Et moi ? Qui va me demander pardon à moi ? Hein ? Qui va me demander pardon ? Tu vas me demander pardon, Pierre ?
Mais...
C'est quoi cette éraillerie ? Tu es folle, moi aussi, c'est ça ? Ou c'est juste du langage corporel pour que les autres comprennent bien que tu ne sais pas du tout de quoi je parle ? Mais... Mais tu crois que tu vas te dédouaner avec tes yeux ronds, là ? Ça va faire la blague ? On va se dire, oh là là, le pauvre, avec sa bonne femme hystérique, il lui fait des scènes ? Mais tu verrais ta gueule, Pierre. Mais tu as la même gueule que les élèves de collège quand ils trichent. Le livre de grammaire est bien posé sur leurs genoux. La formule mathématique est bien écrite, au pic, dans la tombe de leurs mains. Mais leurs yeux disent, mais non, non, non, je ne sais pas du tout de quoi vous parlez, madame.
Qu'est-ce que tu voudrais que je te dise ? Il y a un passage que j'ai appris par cœur qui convient à la situation. C'est dans Ézéchiel 25, verset 10. La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes.
Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante. sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les preuves de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'éternel, quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant.
Écoute, viens, il y a ton copain qui va pas bien. Là, il tremble, il dit qu'il est plus étanche.
Comment ça, il est plus étanche ?
Je sais pas ce qu'il a.
C'est toi, François ?
Ça va pas ?
J'ai très très froid.
Ah, mais ça va s'arranger.
T'as fermé la porte ?
Oui, pourquoi ?
Parce que j'ai été attaqué par des renards tout à l'heure.
C'est normal, ça, c'est la saison.
Ah bon ?
Oui, mais si tu veux, parce qu'il est quand tu es grave, il y en a pour un moment.
T'es sûr ?
J'ai du mal à parler parce que j'ai les dents qui poussent.
Si t'as besoin de quelque chose, tu m'appelles. Le père d'Amélie,
ancien médecin militaire, travaille aux établissements thermaux d'Anguère-les-Bains. Raphaël Poulin n'aime pas. Pisser à côté de quelqu'un. Il n'aime pas surprendre sur ses sandales un regard de dédain. Sortir de l'eau et sentir coller son maillot de bain. Raphaël Poulin aime... Arracher le grand morceau de papier peint. Aligner toutes ses chaussures et les cirer avec soin. Vider sa boîte à outils, bien la nettoyer, et tout ranger, enfin. La mère d'Amélie, Amandine Fouet, institutrice originaire de Guignon, a toujours été d'une nature instable et nerveuse. Amandine Poulin n'aime pas avoir les doigts glissés par l'eau chaude du bain. Être par quelqu'un qu'elle n'aime pas, effleuré de la main, avoir les plis des draps imprimés sur la joue le matin. Amandine Poulin aime les costumes des patineurs artistiques sur TF1, faire briller le parquet avec des patins, vider son sac à main, bien le nettoyer, et tout ranger, enfin.
Toute la vie est un jeu de chance. Les vrais hommes créent eux-mêmes leur chance Archie.
N'est-ce pas Dawson ?
Et vous trouvez que cette sorte de vie sans attache est amusante je présume ?
Mais oui madame, je trouve. Je veux dire, j'ai tout ce qu'il me faut ici avec moi. J'ai de l'air dans mes poumons et quelques feuilles blanches pour travailler. J'adore me lever le matin sans savoir ce qui va m'arriver. Qui je vais rencontrer ? Où je vais échouer ? Il y a quelques jours, j'ai dormi sous un pont et aujourd'hui, je suis ici. Sur le plus grand navire du monde à boire du champagne en si bonne compagnie.
Je vais me reprendre.
Je pense que la vie est un don et je ne veux pas le gâcher. On ne sait pas quel don on aura le coup suivant. On apprend à accepter la vie comme elle vient. de nickel. pour que chaque jour compte.
Bien dit, Jack.
Tout à fait, oui.
Pour que ce jour compte.
Pour que ce jour compte. Bravo.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La vie est très longue. TS Eliott Il n'a pas été le premier à le dire, et sûrement pas le premier à le penser, mais il avait sacrément raison.
Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existait pas. Mais il y a une histoire qu'on m'a racontée, l'histoire que moi je crois, qui s'est passée quand il était en Turquie. Il y avait une bande de Hongrois qui voulaient leur propre organisation. Ils avaient pigé que pour prendre le pouvoir, il n'y avait pas besoin de flingues, ni de pognon, ni d'être nombreux. Il suffit de la volonté d'oser faire ce que les gardes en face n'oseront pas. Au bout d'un moment, ayant un peu établi leur réseau, ils s'en sont pris à s'oser. Lui débutait à l'époque, il trafiquait de la dope en carat. Léon Gros a débarqué dans sa baraque, un après-midi, pour lui piquer son territoire. Ils n'ont trouvé que sa femme et ses gosses à la maison, ils ont décidé de l'attendre. En rentrant chez lui, Sosé trouve sa femme violée et ses enfants hurlant de peur. Léon Gros savait que c'était un dur, qu'il ne fallait pas rigoler avec lui. Ils lui ont montré qu'ils n'étaient pas là pour plaisanter. Ils lui ont dit qu'ils voulaient son territoire et tout son business. S'oser à regarder lentement le visage des membres de sa famille. Ensuite, il a montré à ses hommes volontaires ce que c'était la véritable volonté. Et l'aura dit qu'il préférait voir toute sa famille morte à ses pieds, plutôt que de céder à leur chantage. Il a laissé repartir le dernier hongrois. Il a attendu que sa femme et ses enfants soient enterrés, alors il s'occupait du reste de la bande. Il a buté leur môme, il a buté leur femme, il a buté leurs parents, les amis de leurs parents. Il a foutu le feu à leur baraque, et au magasin où ils bossaient. Il a buté les mecs qui leur devaient du fric, et là-dessus, il s'est revolé.
Pourquoi buvez-vous ? La question m'a déjà été posée, M. le proviseur. Probablement par des gens qui vous aiment bien. Probablement. Claire me l'a posée trois fois par semaine. Vous avez m'adoré. Je croyais que vous étiez un homme ennemi des questions. C'est exact, je préfère les réponses. Tu sais quoi ? Il y en a marre des concourses. de beauté. La vie c'est qu'une succession de concours de beauté et rien d'autre. Au lycée, ensuite à l'université, dans la vie active, il y en a marre de ça. Et je m'en fous de l'Air Force Académie, parce que si je veux voler, je trouverai toujours un moyen de voler. Il faut faire ce qu'on aime. Et le reste, on s'en fout.
Your baby, it was you, breathless and tall J'ai pu sentir mes yeux tourner en douleur Et deux étrangers tourner en douleur J'ai eu l'habitude de...
J'ai été convoqué, dans notre milieu. Quand on te convoqué, t'es vivant quand t'arrives, en sortant t'es mort, et c'est ton meilleur ami qui t'a exécuté. Non,
Non, Je me suis forcée. Je me suis forcée à y croire, c'est tout. Tu sais juste que bien,
c'est pas suffisant. Et tu le sais. Mais putain,
c'est fou ça.
Tu es nette.
C'est pas vrai que t'auras toujours raison comme ça toute ta vie. Qu'est-ce que tu veux que je te réponde dans ça ? Bien ? Allez-y. Bien sûr que bien, c'est pas suffisant. Notre devise c'est honneur, code, loyauté. Pour nous, ces mots sont l'apôtre maîtresse d'une vie passée à défendre des bastions. Chez vous, ces mots finissent en cag. Je n'ai ni le temps ni le désir de m'expliquer devant un homme qui peut se lever... et dormir sous la couverture d'une liberté que moi je protège et qui critiquera après coup ma façon de la protéger. J'aurais préféré que vous me disiez merci et que vous passiez votre chemin. Ou alors je vous suggère de prendre une arme et de vous mettre en sentinelle postée. Dans les deux cas, j'en ai rien à foutre, moi, que vous croyez avoir droit à des réponses. C'est vous l'ordre du code rouge. J'ai fait le boulot pour moi. C'est vous l'ordre du code rouge ! Et comment, mon Dieu, oui ! Monsieur le Président, je suggère le renvoi du jury, que nous puissions nous mettre en conformité avec l'article 39A, le témoin des droits. Capitaine Ross, que les membres du jury se retirent et restent à la disposition du tribunal. Mais où on va là ? Est-ce que tu te rends compte à quel point tu es fou ? Tu parles de la nature de cette conversation ? Je parle de ta nature à toi. Tu... L'argent, tu peux le garder. Anton.
J'étais caissière dans un petit supermarché. Un jour, c'était presque l'heure de la fermeture, un homme est entré, il était tout en or. Cagoule, gants, il portait des lunettes aviateurs, les lunettes qui font comme des miroirs. On voyait rien de lui, même pas la couleur de sa peau. Il est arrivé avec son arme, il a dit c'est un braquage. J'étais très surprise. J'ai dit mais c'est quoi ça ? Je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup mais en fait je l'ai dit à Wout. Ça m'a échappé sans que je le veuille. Il s'est dirigé vers moi. Il a mis son arme entre mes yeux pile là. Il a dit t'as pas compris ? Je me voyais dans le reflet de ses lunettes. Un visage à moi, avec l'arme posée entre mes yeux. Je croyais qu'il allait me tuer. Ton heure est venue, je me suis dit. Il a posé sa main sur mon épaule, il m'a poussé doucement vers le sol, il s'est tourné vers ma collègue, il l'a visé, il lui a dit de se mettre par terre. Le gérant est arrivé de l'arrière du magasin, l'homme l'a visé avec son arme, il lui a demandé l'argent de la semaine, ils sont allés derrière. Je voyais le dessous de ma caisse, la poussière, un élastique marron, une pièce de 20 centimes. Je ne sais pas combien de temps après exactement, je ne sais pas si ça a duré une minute ou dix minutes, mais maintenant l'impression c'est que ça a duré une heure. Une heure, l'élastique marron, la poussière, la pièce. Notre gérant est arrivé, il a dit il est parti, il était tout pâle. On s'est relevé avec ma collègue doucement, elle n'arrêtait pas de pleurer, moi j'y arrivais pas. Parfois je me dis que si j'allais pleurer sur le moment, j'aurais pas sombré comme ça après. Ma collègue, elle a fait des cauchemars et tout. Elle a eu peur. Deux semaines plus tard, elle est arrivée dans la caisse. La vie a repris. Et moi, j'ai dégringolé. Je fais plus rien. J'ai développé un tas de phobies à l'extérieur. Et la rue... Les transports, les magasins. Je sors plus de chez moi. Je travaille plus. Je peux plus emmener mes enfants aux activités. Je regarde la télé. Je prends du poids. Pour dormir, je prends des cachets. Pour sortir, je prends des calmants. Le braquage, il a duré 10 minutes. C'était il y a 5 ans. C'était juste 10 minutes. 10 minutes de ma vie. Mais évidemment, elle est finie. 10 minutes pour rien. Pour rien. Pour de l'argent. Pour rien.
C'est quoi ce que t'as au poignet ? Comment ça s'appelle ?
Une montre.
Ça sert à quoi à ton avis ? À réchauffer les plats ? Non, Tu me regardes et tu me réponds quand je te parle. Est-ce que ça sert à réchauffer les plats ? Descends de ta merde quand je te parle ! Merci ! Tu m'écoutes ?
Non.
Bien. Ça sert à quoi ?
Ça sert à dire l'heure.
Voilà. Tu vois, tu peux le faire. Attention. Plus dur. Est-ce que tu sais dire l'heure ?
Ouais.
Non, bah ouais. Oui. Alors qu'est-ce que tu fous encore au pote à 13h10 ? C'est les aiguilles qui posent problème ? Je sais pas, tu pourrais demander à ta meuf de t'acheter une montée à quartz, comme ça tu sauras faire la différence entre 13h et 13h10. Hé, c'est là que ça se passe, tu me regardes s'il te plaît. Me chauffe pas. Moi je vois très bien le genre de mec que t'es. Le genre de branleur qui pense qu'il aura jamais de problème. Mauvaise nouvelle pour toi. Là t'as un problème. Il est juste en face de toi. T'as saisi ?
Hum.
Tu as saisi ? Bah tu peux prendre ta canette et puis tu peux y aller. Juste je te le dis, hein, fais attention. Fais attention à toi. T'as compris ?
Je reprends dans 5 minutes ?
Ouais, ouais, je sais, t'inquiète.
Je peux te dire un mot ? Bon, dis-toi alors. Oui. Tu vois, sur le principe, le coût du retard, je comprends. Vraiment, c'est normal, c'est l'objectif de toute entreprise. Mais ce type là que t'insulte, quand tu lui sors tes grandes phrases « Mikaïra miscoute » , il se retient de mettre sa montre dans ta bouche. Attends,
attends, attends, deux secondes.
Non, j'ai pas fini. Parce qu'il y a un truc qui l'a pris en prison. Oui, parce qu'il a fait de la prison. Ça tu te doutes bien, il allait pas le mettre dans son CV autrement. il a appris le poids des mots. C'était comme si on avait une sorte de balance dans notre tête, juste avant les yeux. Et ça nous permet de mesurer nos idées, celles des autres. Je te donne un exemple. Fais attention à toi. Dans ta balance, ça veut dire que tu vas aller dans ton bureau remplir un formulaire pour le faire virer ou le faire virer moins. Par contre, dans la sienne, ça veut dire qu'il va devoir trouver ton adresse, débarquer chez toi en pleine nuit et te frapper le visage jusqu'à ce que tu sois en sang devant ta femme et ton fils. En fait, c'est l'expression de point de mesure quoi tu la connais Tu la connais ? Après, c'est juste un exemple. Parce que moi, en plus de ça, je déteste la violence. Et lui, là, il branche pas. Parce qu'il m'a promis de rester calme. En toutes circonstances. Parce qu'il m'aime. Ça aussi, c'est lourd comme mot. Enfin bref. J'y retourne. Mais en tout cas, mesure tes idées la prochaine fois que tu t'adresseras à lui ou à moi. T'as compris ?
Ouais.
Non, pas ouais. Oui.
Oui, merci.
Tu crois qu'il est grand ce lac, mais c'est rien à côté de celui qu'on avait près de Chine. On allait s'y baigner, on y pêchait, je peux dire qu'il me manque. Ah, ça oui.
Et où il est passé ton lac ? Il s'est asséché subitement ?
Non, pire que ça. A l'automne, une passée de canards de près de 40 à 50 têtes, c'est... s'est posé au beau milieu du lac. À ce moment-là, il y a eu un truc incroyable. La température a chuté si vite que tout le lac a gelé. En trois secondes, comme ça.
Les pauvres canards, et alors ? Le froid les a-tu ?
Non, ils se sont envolés. Et le lac avait que eux, Parait que depuis ce jour-là, il est quelque part là-bas, en géorgie. BuddY t'exagère.
Monsieur Slade, je vous demanderai de surveiller votre langage. Vous êtes à Bèrd, une grande école, pas une caserne. Monsieur Sims, je vais vous offrir une ultime possibilité de vous justifier.
Monsieur Sims, vous remercie du cadeau. Monsieur Sims n'en a rien à branler, d'être estampillé ou pas compagnon de Baird. C'est quoi cette secte ? Qu'est-ce que c'est que votre devise ? Messieurs, il faut balancer vos camarades et assurer vos arrières. Faute de quoi, nous vous clourons au pilori. Mais quoi ? Comment ? On dit, quand les choses tournent au vinaigre, il y en a qui baissent leur froc et d'autres qui montent la garde. Ici Charles qui brave la tourmente, et là Georges qui se cache dans les jupes de papa. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous récompensez Georges, et vous sacrifiez Charles.
Un Râton ou un nègre violente les petites filles, c'est une affaire quelconque. Par contre, si c'est moi, maître Martineau, notaire, alors là, c'est... C'est inespiré dans une carrière de flic. Les journaux, les interviews, la télé si tout va bien. C'est pas vrai, ça ? Hum hum, avouez.
Écoutez, vous n'allez quand même pas renverser les rôles, non ? Hein ? Bon d'accord, admettons que je sois dévoré d'ambition. Mais alors, les époux Brunet, Madame Faure et Espérule, pourquoi vous accablerez-t-il ?
Parce que je suis riche, que j'ai une belle maison et une jolie femme. Or, il se trouve que je ne mérite rien de tout ça. J'ai une intelligence et un physique très moyens. Les médiocres se résignent à la réussite des êtres d'exception. Ils applaudissent les surdoués, les champions, mais... la réussite d'un des leurs, ça les exaspère. Elle les frappe comme une injustice.
Oh ah 23-0 ! C'est la ticket Jack ! Tu sais pas jouer Jack ! T'es mauvais ! Ah Jack ! Oh ah Générique Excusez-moi, pardon, pourrais-je vous emprunter votre femme ? C'est votre femme. Je vous demande pardon ? Pour me porter chance. Faut lui demander à elle. Voilà.
Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, allons-y.
Pour l'instant.
Moi j'irais.
Vas-y, ça peut être amusant. Qu'est-ce qu'on a à perdre ? Alors, il dort le gros con ? Il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges le gugus de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux. Tiens ! Tu vois, tu la refaites !
Quoi ?
Ta grimace ! Tu m'emmerdes ! Je fais quoi ? Montre-moi, là ! Je sais pas, moi ! Un peu comme ça, là ! Je sors au bout de la langue ! Je sors au bout de la langue ! Je fais ça à mon ex ! Franchement, je fais ça ?
Non, non ! Non !
Non,
J'ai des envies de voyage. L'Océanie, Bora Bora, les Vahinés. Tu connais ?
Pourquoi ? Tu veux m'emmener ?
On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort.
Tu pourrais dire une rose quand on va sur la Loire.
C'est quelque chose de terrible. Wouh !
Attention où vous mettez les pieds ! Je mets les pieds où je veux, c'est un genre ! Donc, messieurs, 18 ans de la possibilité d'arrêter cette guerre ce soir. Je vois les choses ainsi. Comme la survie ou la mort d'Hitler ne dépendent que de ma décision, à supposer que je ne fasse rien, c'est comme si je provoquais sa mort beaucoup plus que vous-même, vous en comptez ? Ouais, je suppose. Qu'en pensez-vous, Utilik ? Je suppose aussi. Je n'ai pas la moindre intention de tuer Hitler, de tuer Goebbels, de tuer Goering, de tuer Bormann sans parler de remporter à moi tout seul cette guerre pour les allées. Ici, c'est pour me retrouver à comparaître devant un tribunal juif. Si vous voulez votre victoire ce soir, il n'y a plus qu'à passer un accord. Quel genre d'accord ? Le genre que vous n'êtes pas habilité à passer. Quoi qu'il en soit, je pense que votre mission est chapeautée par un officier. En général, je pencherais pour... L'OSS, voilà ce que je parierais. Ouh, c'est un bingo ! C'est comme ça qu'on dit c'est un bingo ? On dit juste bingo. Bingo ! On s'amuse ! Générique
T'as pas eu d'autres lettres ? Peut-être.
Et peut-être que non. Qui peut le dire ?
Céline,
non ! Tant que tu n'auras pas réparé toutes les vachées que tu m'as faites, tous tes projets partiront en fumée. Ne fais pas ça, Céline. N'allez pas passer par où je suis passée, c'est trop dur. Allez, viens à mes cils, viens dans la voiture. Il n'en vaut pas la peine, il n'en vaut pas la peine.
Pour qui tu te prends ? Tu ne peux te décevoir à personne. Regarde-toi, t'es moche, t'es pauvre, t'es noire, t'es une femme, t'es rien du tout.
Oh, vous êtes là ?
Ah, pris sur le fait. J'étais en train de vous cueillir des fleurs. Les hommes font toujours ça, non ? Je ne suis pas complètement démodé. Enfin, de cueillir des fleurs pour une femme en signe d'appréciation.
Non, pas du tout. Sauf que celles-là sont vénétiques. Une... Une plaisanterie. Pardon. C'était juste une plaisanterie. Je suis... Je n'ai jamais... Je suis désolée.
Eh bien, vous êtes sadique par nature ou quoi ?
Non. Je n'ai jamais... Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Elles sont magnifiques. Je suis désolée.
2 millions de dollars en coupure non marquée comme vous le souhaitiez. Mais c'est la dernière fois que vous la voyez. Vous ne reverrez jamais un seul de ces billets. Parce que je ne compte pas verser la moindre rançon pour mon fils. Pas un sou, pas un centaine. En revanche, je l'offre en récompense à celui qui vous arrêtera. Mort ou vif, peu importe. Et je sais que jamais, jamais ils ne me laisseront sortir d'ici vivant. Tout ce que je veux c'est une vue. Je veux voir un arbre ou une rivière. Je veux une fenêtre. Je veux qu'on me transfère dans une prison où je ne verrai plus le docteur Schilder. Salut Lloyd. C'est le désert ce soir ici. C'est exact, monsieur Torrance. Qu'est-ce que ce sera ? Eh bien, je suis terriblement content que vous me demandiez, Lloyd. Parce que j'ai justement deux billets de 20 et deux de 10 dollars ici dans mon porte-billet. J'avais très peur de les voir y rester jusqu'en avril. Voilà ce que je veux. Vous me filez une bouteille de bourbon, un petit verre et un peu de glace. Vous pouvez le faire, Lloyd, n'est-ce pas ? Vous n'êtes pas débordé ? Non, monsieur, je ne le suis pas du tout. Bravo ! Vous remplissez et moi je me les tape, Lloyd, un pas un. Voilà le péché des blancs, Lloyd, mon pote. Voilà le péché des blancs. Dis-donc, Lloyd, il me semble être momentanément à sec. Est-ce qu'on pourrait me faire crédit dans ce croquet ? Le crédit que vous voulez, monsieur Torrance. C'est chouette, je t'aime bien Lloyd, et ça depuis toujours, tu m'as toujours été le meilleur, le plus sympathique des barmen de Tombouctou à Portland, Maine. Portland, Oregon pour être plus exact. Merci de me le dire. Je bois à cinq abominables mois d'abstinence et à tous les réparables mâles qui m'ont fait... Comment ça va, M. Doran ? Ça pourrait aller mieux, Lloyd. Ça pourrait aller beaucoup, beaucoup mieux. J'espère que ce n'est rien de grave.
Non.
Non, rien de grave. Rien qu'un petit problème avec la banque du sperme, là-haut. Rien de très inquiétant, là-haut. Merci. Les femmes, on ne peut pas vivre avec. On ne peut pas vivre sans. sage parole d'en tirer une maxime. Oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd'hui !
Ça caille tous les jours par ici ! On n'est pas amis amis !
Faites gaffe pour passer la vente bien ! ... problème de circulation ce soir avec ce... ... comment déjà ? Ce blizzard !
Blizzard ? Vous avez dit blizzard ? Comme c'est étrange ! Eh bien voici les prévisions, les météos...
Pour m'excuser ? Tu veux que je demande pardon à ma mère ? Toi ?
Un coup de babou.
Et moi ? Qui va me demander pardon à moi ? Hein ? Qui va me demander pardon ? Tu vas me demander pardon, Pierre ?
Mais...
C'est quoi cette éraillerie ? Tu es folle, moi aussi, c'est ça ? Ou c'est juste du langage corporel pour que les autres comprennent bien que tu ne sais pas du tout de quoi je parle ? Mais... Mais tu crois que tu vas te dédouaner avec tes yeux ronds, là ? Ça va faire la blague ? On va se dire, oh là là, le pauvre, avec sa bonne femme hystérique, il lui fait des scènes ? Mais tu verrais ta gueule, Pierre. Mais tu as la même gueule que les élèves de collège quand ils trichent. Le livre de grammaire est bien posé sur leurs genoux. La formule mathématique est bien écrite, au pic, dans la tombe de leurs mains. Mais leurs yeux disent, mais non, non, non, je ne sais pas du tout de quoi vous parlez, madame.
Qu'est-ce que tu voudrais que je te dise ? Il y a un passage que j'ai appris par cœur qui convient à la situation. C'est dans Ézéchiel 25, verset 10. La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes.
Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante. sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les preuves de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'éternel, quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant.
Écoute, viens, il y a ton copain qui va pas bien. Là, il tremble, il dit qu'il est plus étanche.
Comment ça, il est plus étanche ?
Je sais pas ce qu'il a.
C'est toi, François ?
Ça va pas ?
J'ai très très froid.
Ah, mais ça va s'arranger.
T'as fermé la porte ?
Oui, pourquoi ?
Parce que j'ai été attaqué par des renards tout à l'heure.
C'est normal, ça, c'est la saison.
Ah bon ?
Oui, mais si tu veux, parce qu'il est quand tu es grave, il y en a pour un moment.
T'es sûr ?
J'ai du mal à parler parce que j'ai les dents qui poussent.
Si t'as besoin de quelque chose, tu m'appelles. Le père d'Amélie,
ancien médecin militaire, travaille aux établissements thermaux d'Anguère-les-Bains. Raphaël Poulin n'aime pas. Pisser à côté de quelqu'un. Il n'aime pas surprendre sur ses sandales un regard de dédain. Sortir de l'eau et sentir coller son maillot de bain. Raphaël Poulin aime... Arracher le grand morceau de papier peint. Aligner toutes ses chaussures et les cirer avec soin. Vider sa boîte à outils, bien la nettoyer, et tout ranger, enfin. La mère d'Amélie, Amandine Fouet, institutrice originaire de Guignon, a toujours été d'une nature instable et nerveuse. Amandine Poulin n'aime pas avoir les doigts glissés par l'eau chaude du bain. Être par quelqu'un qu'elle n'aime pas, effleuré de la main, avoir les plis des draps imprimés sur la joue le matin. Amandine Poulin aime les costumes des patineurs artistiques sur TF1, faire briller le parquet avec des patins, vider son sac à main, bien le nettoyer, et tout ranger, enfin.
Toute la vie est un jeu de chance. Les vrais hommes créent eux-mêmes leur chance Archie.
N'est-ce pas Dawson ?
Et vous trouvez que cette sorte de vie sans attache est amusante je présume ?
Mais oui madame, je trouve. Je veux dire, j'ai tout ce qu'il me faut ici avec moi. J'ai de l'air dans mes poumons et quelques feuilles blanches pour travailler. J'adore me lever le matin sans savoir ce qui va m'arriver. Qui je vais rencontrer ? Où je vais échouer ? Il y a quelques jours, j'ai dormi sous un pont et aujourd'hui, je suis ici. Sur le plus grand navire du monde à boire du champagne en si bonne compagnie.
Je vais me reprendre.
Je pense que la vie est un don et je ne veux pas le gâcher. On ne sait pas quel don on aura le coup suivant. On apprend à accepter la vie comme elle vient. de nickel. pour que chaque jour compte.
Bien dit, Jack.
Tout à fait, oui.
Pour que ce jour compte.
Pour que ce jour compte. Bravo.
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Description
podcasts avec des fragments de films...des moments cultes et des musiques contemporaines
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
La vie est très longue. TS Eliott Il n'a pas été le premier à le dire, et sûrement pas le premier à le penser, mais il avait sacrément raison.
Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existait pas. Mais il y a une histoire qu'on m'a racontée, l'histoire que moi je crois, qui s'est passée quand il était en Turquie. Il y avait une bande de Hongrois qui voulaient leur propre organisation. Ils avaient pigé que pour prendre le pouvoir, il n'y avait pas besoin de flingues, ni de pognon, ni d'être nombreux. Il suffit de la volonté d'oser faire ce que les gardes en face n'oseront pas. Au bout d'un moment, ayant un peu établi leur réseau, ils s'en sont pris à s'oser. Lui débutait à l'époque, il trafiquait de la dope en carat. Léon Gros a débarqué dans sa baraque, un après-midi, pour lui piquer son territoire. Ils n'ont trouvé que sa femme et ses gosses à la maison, ils ont décidé de l'attendre. En rentrant chez lui, Sosé trouve sa femme violée et ses enfants hurlant de peur. Léon Gros savait que c'était un dur, qu'il ne fallait pas rigoler avec lui. Ils lui ont montré qu'ils n'étaient pas là pour plaisanter. Ils lui ont dit qu'ils voulaient son territoire et tout son business. S'oser à regarder lentement le visage des membres de sa famille. Ensuite, il a montré à ses hommes volontaires ce que c'était la véritable volonté. Et l'aura dit qu'il préférait voir toute sa famille morte à ses pieds, plutôt que de céder à leur chantage. Il a laissé repartir le dernier hongrois. Il a attendu que sa femme et ses enfants soient enterrés, alors il s'occupait du reste de la bande. Il a buté leur môme, il a buté leur femme, il a buté leurs parents, les amis de leurs parents. Il a foutu le feu à leur baraque, et au magasin où ils bossaient. Il a buté les mecs qui leur devaient du fric, et là-dessus, il s'est revolé.
Pourquoi buvez-vous ? La question m'a déjà été posée, M. le proviseur. Probablement par des gens qui vous aiment bien. Probablement. Claire me l'a posée trois fois par semaine. Vous avez m'adoré. Je croyais que vous étiez un homme ennemi des questions. C'est exact, je préfère les réponses. Tu sais quoi ? Il y en a marre des concourses. de beauté. La vie c'est qu'une succession de concours de beauté et rien d'autre. Au lycée, ensuite à l'université, dans la vie active, il y en a marre de ça. Et je m'en fous de l'Air Force Académie, parce que si je veux voler, je trouverai toujours un moyen de voler. Il faut faire ce qu'on aime. Et le reste, on s'en fout.
Your baby, it was you, breathless and tall J'ai pu sentir mes yeux tourner en douleur Et deux étrangers tourner en douleur J'ai eu l'habitude de...
J'ai été convoqué, dans notre milieu. Quand on te convoqué, t'es vivant quand t'arrives, en sortant t'es mort, et c'est ton meilleur ami qui t'a exécuté. Non,
Non, Je me suis forcée. Je me suis forcée à y croire, c'est tout. Tu sais juste que bien,
c'est pas suffisant. Et tu le sais. Mais putain,
c'est fou ça.
Tu es nette.
C'est pas vrai que t'auras toujours raison comme ça toute ta vie. Qu'est-ce que tu veux que je te réponde dans ça ? Bien ? Allez-y. Bien sûr que bien, c'est pas suffisant. Notre devise c'est honneur, code, loyauté. Pour nous, ces mots sont l'apôtre maîtresse d'une vie passée à défendre des bastions. Chez vous, ces mots finissent en cag. Je n'ai ni le temps ni le désir de m'expliquer devant un homme qui peut se lever... et dormir sous la couverture d'une liberté que moi je protège et qui critiquera après coup ma façon de la protéger. J'aurais préféré que vous me disiez merci et que vous passiez votre chemin. Ou alors je vous suggère de prendre une arme et de vous mettre en sentinelle postée. Dans les deux cas, j'en ai rien à foutre, moi, que vous croyez avoir droit à des réponses. C'est vous l'ordre du code rouge. J'ai fait le boulot pour moi. C'est vous l'ordre du code rouge ! Et comment, mon Dieu, oui ! Monsieur le Président, je suggère le renvoi du jury, que nous puissions nous mettre en conformité avec l'article 39A, le témoin des droits. Capitaine Ross, que les membres du jury se retirent et restent à la disposition du tribunal. Mais où on va là ? Est-ce que tu te rends compte à quel point tu es fou ? Tu parles de la nature de cette conversation ? Je parle de ta nature à toi. Tu... L'argent, tu peux le garder. Anton.
J'étais caissière dans un petit supermarché. Un jour, c'était presque l'heure de la fermeture, un homme est entré, il était tout en or. Cagoule, gants, il portait des lunettes aviateurs, les lunettes qui font comme des miroirs. On voyait rien de lui, même pas la couleur de sa peau. Il est arrivé avec son arme, il a dit c'est un braquage. J'étais très surprise. J'ai dit mais c'est quoi ça ? Je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup mais en fait je l'ai dit à Wout. Ça m'a échappé sans que je le veuille. Il s'est dirigé vers moi. Il a mis son arme entre mes yeux pile là. Il a dit t'as pas compris ? Je me voyais dans le reflet de ses lunettes. Un visage à moi, avec l'arme posée entre mes yeux. Je croyais qu'il allait me tuer. Ton heure est venue, je me suis dit. Il a posé sa main sur mon épaule, il m'a poussé doucement vers le sol, il s'est tourné vers ma collègue, il l'a visé, il lui a dit de se mettre par terre. Le gérant est arrivé de l'arrière du magasin, l'homme l'a visé avec son arme, il lui a demandé l'argent de la semaine, ils sont allés derrière. Je voyais le dessous de ma caisse, la poussière, un élastique marron, une pièce de 20 centimes. Je ne sais pas combien de temps après exactement, je ne sais pas si ça a duré une minute ou dix minutes, mais maintenant l'impression c'est que ça a duré une heure. Une heure, l'élastique marron, la poussière, la pièce. Notre gérant est arrivé, il a dit il est parti, il était tout pâle. On s'est relevé avec ma collègue doucement, elle n'arrêtait pas de pleurer, moi j'y arrivais pas. Parfois je me dis que si j'allais pleurer sur le moment, j'aurais pas sombré comme ça après. Ma collègue, elle a fait des cauchemars et tout. Elle a eu peur. Deux semaines plus tard, elle est arrivée dans la caisse. La vie a repris. Et moi, j'ai dégringolé. Je fais plus rien. J'ai développé un tas de phobies à l'extérieur. Et la rue... Les transports, les magasins. Je sors plus de chez moi. Je travaille plus. Je peux plus emmener mes enfants aux activités. Je regarde la télé. Je prends du poids. Pour dormir, je prends des cachets. Pour sortir, je prends des calmants. Le braquage, il a duré 10 minutes. C'était il y a 5 ans. C'était juste 10 minutes. 10 minutes de ma vie. Mais évidemment, elle est finie. 10 minutes pour rien. Pour rien. Pour de l'argent. Pour rien.
C'est quoi ce que t'as au poignet ? Comment ça s'appelle ?
Une montre.
Ça sert à quoi à ton avis ? À réchauffer les plats ? Non, Tu me regardes et tu me réponds quand je te parle. Est-ce que ça sert à réchauffer les plats ? Descends de ta merde quand je te parle ! Merci ! Tu m'écoutes ?
Non.
Bien. Ça sert à quoi ?
Ça sert à dire l'heure.
Voilà. Tu vois, tu peux le faire. Attention. Plus dur. Est-ce que tu sais dire l'heure ?
Ouais.
Non, bah ouais. Oui. Alors qu'est-ce que tu fous encore au pote à 13h10 ? C'est les aiguilles qui posent problème ? Je sais pas, tu pourrais demander à ta meuf de t'acheter une montée à quartz, comme ça tu sauras faire la différence entre 13h et 13h10. Hé, c'est là que ça se passe, tu me regardes s'il te plaît. Me chauffe pas. Moi je vois très bien le genre de mec que t'es. Le genre de branleur qui pense qu'il aura jamais de problème. Mauvaise nouvelle pour toi. Là t'as un problème. Il est juste en face de toi. T'as saisi ?
Hum.
Tu as saisi ? Bah tu peux prendre ta canette et puis tu peux y aller. Juste je te le dis, hein, fais attention. Fais attention à toi. T'as compris ?
Je reprends dans 5 minutes ?
Ouais, ouais, je sais, t'inquiète.
Je peux te dire un mot ? Bon, dis-toi alors. Oui. Tu vois, sur le principe, le coût du retard, je comprends. Vraiment, c'est normal, c'est l'objectif de toute entreprise. Mais ce type là que t'insulte, quand tu lui sors tes grandes phrases « Mikaïra miscoute » , il se retient de mettre sa montre dans ta bouche. Attends,
attends, attends, deux secondes.
Non, j'ai pas fini. Parce qu'il y a un truc qui l'a pris en prison. Oui, parce qu'il a fait de la prison. Ça tu te doutes bien, il allait pas le mettre dans son CV autrement. il a appris le poids des mots. C'était comme si on avait une sorte de balance dans notre tête, juste avant les yeux. Et ça nous permet de mesurer nos idées, celles des autres. Je te donne un exemple. Fais attention à toi. Dans ta balance, ça veut dire que tu vas aller dans ton bureau remplir un formulaire pour le faire virer ou le faire virer moins. Par contre, dans la sienne, ça veut dire qu'il va devoir trouver ton adresse, débarquer chez toi en pleine nuit et te frapper le visage jusqu'à ce que tu sois en sang devant ta femme et ton fils. En fait, c'est l'expression de point de mesure quoi tu la connais Tu la connais ? Après, c'est juste un exemple. Parce que moi, en plus de ça, je déteste la violence. Et lui, là, il branche pas. Parce qu'il m'a promis de rester calme. En toutes circonstances. Parce qu'il m'aime. Ça aussi, c'est lourd comme mot. Enfin bref. J'y retourne. Mais en tout cas, mesure tes idées la prochaine fois que tu t'adresseras à lui ou à moi. T'as compris ?
Ouais.
Non, pas ouais. Oui.
Oui, merci.
Tu crois qu'il est grand ce lac, mais c'est rien à côté de celui qu'on avait près de Chine. On allait s'y baigner, on y pêchait, je peux dire qu'il me manque. Ah, ça oui.
Et où il est passé ton lac ? Il s'est asséché subitement ?
Non, pire que ça. A l'automne, une passée de canards de près de 40 à 50 têtes, c'est... s'est posé au beau milieu du lac. À ce moment-là, il y a eu un truc incroyable. La température a chuté si vite que tout le lac a gelé. En trois secondes, comme ça.
Les pauvres canards, et alors ? Le froid les a-tu ?
Non, ils se sont envolés. Et le lac avait que eux, Parait que depuis ce jour-là, il est quelque part là-bas, en géorgie. BuddY t'exagère.
Monsieur Slade, je vous demanderai de surveiller votre langage. Vous êtes à Bèrd, une grande école, pas une caserne. Monsieur Sims, je vais vous offrir une ultime possibilité de vous justifier.
Monsieur Sims, vous remercie du cadeau. Monsieur Sims n'en a rien à branler, d'être estampillé ou pas compagnon de Baird. C'est quoi cette secte ? Qu'est-ce que c'est que votre devise ? Messieurs, il faut balancer vos camarades et assurer vos arrières. Faute de quoi, nous vous clourons au pilori. Mais quoi ? Comment ? On dit, quand les choses tournent au vinaigre, il y en a qui baissent leur froc et d'autres qui montent la garde. Ici Charles qui brave la tourmente, et là Georges qui se cache dans les jupes de papa. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous récompensez Georges, et vous sacrifiez Charles.
Un Râton ou un nègre violente les petites filles, c'est une affaire quelconque. Par contre, si c'est moi, maître Martineau, notaire, alors là, c'est... C'est inespiré dans une carrière de flic. Les journaux, les interviews, la télé si tout va bien. C'est pas vrai, ça ? Hum hum, avouez.
Écoutez, vous n'allez quand même pas renverser les rôles, non ? Hein ? Bon d'accord, admettons que je sois dévoré d'ambition. Mais alors, les époux Brunet, Madame Faure et Espérule, pourquoi vous accablerez-t-il ?
Parce que je suis riche, que j'ai une belle maison et une jolie femme. Or, il se trouve que je ne mérite rien de tout ça. J'ai une intelligence et un physique très moyens. Les médiocres se résignent à la réussite des êtres d'exception. Ils applaudissent les surdoués, les champions, mais... la réussite d'un des leurs, ça les exaspère. Elle les frappe comme une injustice.
Oh ah 23-0 ! C'est la ticket Jack ! Tu sais pas jouer Jack ! T'es mauvais ! Ah Jack ! Oh ah Générique Excusez-moi, pardon, pourrais-je vous emprunter votre femme ? C'est votre femme. Je vous demande pardon ? Pour me porter chance. Faut lui demander à elle. Voilà.
Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, allons-y.
Pour l'instant.
Moi j'irais.
Vas-y, ça peut être amusant. Qu'est-ce qu'on a à perdre ? Alors, il dort le gros con ? Il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges le gugus de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux. Tiens ! Tu vois, tu la refaites !
Quoi ?
Ta grimace ! Tu m'emmerdes ! Je fais quoi ? Montre-moi, là ! Je sais pas, moi ! Un peu comme ça, là ! Je sors au bout de la langue ! Je sors au bout de la langue ! Je fais ça à mon ex ! Franchement, je fais ça ?
Non, non ! Non !
Non,
J'ai des envies de voyage. L'Océanie, Bora Bora, les Vahinés. Tu connais ?
Pourquoi ? Tu veux m'emmener ?
On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort.
Tu pourrais dire une rose quand on va sur la Loire.
C'est quelque chose de terrible. Wouh !
Attention où vous mettez les pieds ! Je mets les pieds où je veux, c'est un genre ! Donc, messieurs, 18 ans de la possibilité d'arrêter cette guerre ce soir. Je vois les choses ainsi. Comme la survie ou la mort d'Hitler ne dépendent que de ma décision, à supposer que je ne fasse rien, c'est comme si je provoquais sa mort beaucoup plus que vous-même, vous en comptez ? Ouais, je suppose. Qu'en pensez-vous, Utilik ? Je suppose aussi. Je n'ai pas la moindre intention de tuer Hitler, de tuer Goebbels, de tuer Goering, de tuer Bormann sans parler de remporter à moi tout seul cette guerre pour les allées. Ici, c'est pour me retrouver à comparaître devant un tribunal juif. Si vous voulez votre victoire ce soir, il n'y a plus qu'à passer un accord. Quel genre d'accord ? Le genre que vous n'êtes pas habilité à passer. Quoi qu'il en soit, je pense que votre mission est chapeautée par un officier. En général, je pencherais pour... L'OSS, voilà ce que je parierais. Ouh, c'est un bingo ! C'est comme ça qu'on dit c'est un bingo ? On dit juste bingo. Bingo ! On s'amuse ! Générique
T'as pas eu d'autres lettres ? Peut-être.
Et peut-être que non. Qui peut le dire ?
Céline,
non ! Tant que tu n'auras pas réparé toutes les vachées que tu m'as faites, tous tes projets partiront en fumée. Ne fais pas ça, Céline. N'allez pas passer par où je suis passée, c'est trop dur. Allez, viens à mes cils, viens dans la voiture. Il n'en vaut pas la peine, il n'en vaut pas la peine.
Pour qui tu te prends ? Tu ne peux te décevoir à personne. Regarde-toi, t'es moche, t'es pauvre, t'es noire, t'es une femme, t'es rien du tout.
Oh, vous êtes là ?
Ah, pris sur le fait. J'étais en train de vous cueillir des fleurs. Les hommes font toujours ça, non ? Je ne suis pas complètement démodé. Enfin, de cueillir des fleurs pour une femme en signe d'appréciation.
Non, pas du tout. Sauf que celles-là sont vénétiques. Une... Une plaisanterie. Pardon. C'était juste une plaisanterie. Je suis... Je n'ai jamais... Je suis désolée.
Eh bien, vous êtes sadique par nature ou quoi ?
Non. Je n'ai jamais... Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Elles sont magnifiques. Je suis désolée.
2 millions de dollars en coupure non marquée comme vous le souhaitiez. Mais c'est la dernière fois que vous la voyez. Vous ne reverrez jamais un seul de ces billets. Parce que je ne compte pas verser la moindre rançon pour mon fils. Pas un sou, pas un centaine. En revanche, je l'offre en récompense à celui qui vous arrêtera. Mort ou vif, peu importe. Et je sais que jamais, jamais ils ne me laisseront sortir d'ici vivant. Tout ce que je veux c'est une vue. Je veux voir un arbre ou une rivière. Je veux une fenêtre. Je veux qu'on me transfère dans une prison où je ne verrai plus le docteur Schilder. Salut Lloyd. C'est le désert ce soir ici. C'est exact, monsieur Torrance. Qu'est-ce que ce sera ? Eh bien, je suis terriblement content que vous me demandiez, Lloyd. Parce que j'ai justement deux billets de 20 et deux de 10 dollars ici dans mon porte-billet. J'avais très peur de les voir y rester jusqu'en avril. Voilà ce que je veux. Vous me filez une bouteille de bourbon, un petit verre et un peu de glace. Vous pouvez le faire, Lloyd, n'est-ce pas ? Vous n'êtes pas débordé ? Non, monsieur, je ne le suis pas du tout. Bravo ! Vous remplissez et moi je me les tape, Lloyd, un pas un. Voilà le péché des blancs, Lloyd, mon pote. Voilà le péché des blancs. Dis-donc, Lloyd, il me semble être momentanément à sec. Est-ce qu'on pourrait me faire crédit dans ce croquet ? Le crédit que vous voulez, monsieur Torrance. C'est chouette, je t'aime bien Lloyd, et ça depuis toujours, tu m'as toujours été le meilleur, le plus sympathique des barmen de Tombouctou à Portland, Maine. Portland, Oregon pour être plus exact. Merci de me le dire. Je bois à cinq abominables mois d'abstinence et à tous les réparables mâles qui m'ont fait... Comment ça va, M. Doran ? Ça pourrait aller mieux, Lloyd. Ça pourrait aller beaucoup, beaucoup mieux. J'espère que ce n'est rien de grave.
Non.
Non, rien de grave. Rien qu'un petit problème avec la banque du sperme, là-haut. Rien de très inquiétant, là-haut. Merci. Les femmes, on ne peut pas vivre avec. On ne peut pas vivre sans. sage parole d'en tirer une maxime. Oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd'hui !
Ça caille tous les jours par ici ! On n'est pas amis amis !
Faites gaffe pour passer la vente bien ! ... problème de circulation ce soir avec ce... ... comment déjà ? Ce blizzard !
Blizzard ? Vous avez dit blizzard ? Comme c'est étrange ! Eh bien voici les prévisions, les météos...
Pour m'excuser ? Tu veux que je demande pardon à ma mère ? Toi ?
Un coup de babou.
Et moi ? Qui va me demander pardon à moi ? Hein ? Qui va me demander pardon ? Tu vas me demander pardon, Pierre ?
Mais...
C'est quoi cette éraillerie ? Tu es folle, moi aussi, c'est ça ? Ou c'est juste du langage corporel pour que les autres comprennent bien que tu ne sais pas du tout de quoi je parle ? Mais... Mais tu crois que tu vas te dédouaner avec tes yeux ronds, là ? Ça va faire la blague ? On va se dire, oh là là, le pauvre, avec sa bonne femme hystérique, il lui fait des scènes ? Mais tu verrais ta gueule, Pierre. Mais tu as la même gueule que les élèves de collège quand ils trichent. Le livre de grammaire est bien posé sur leurs genoux. La formule mathématique est bien écrite, au pic, dans la tombe de leurs mains. Mais leurs yeux disent, mais non, non, non, je ne sais pas du tout de quoi vous parlez, madame.
Qu'est-ce que tu voudrais que je te dise ? Il y a un passage que j'ai appris par cœur qui convient à la situation. C'est dans Ézéchiel 25, verset 10. La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes.
Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante. sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les preuves de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'éternel, quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant.
Écoute, viens, il y a ton copain qui va pas bien. Là, il tremble, il dit qu'il est plus étanche.
Comment ça, il est plus étanche ?
Je sais pas ce qu'il a.
C'est toi, François ?
Ça va pas ?
J'ai très très froid.
Ah, mais ça va s'arranger.
T'as fermé la porte ?
Oui, pourquoi ?
Parce que j'ai été attaqué par des renards tout à l'heure.
C'est normal, ça, c'est la saison.
Ah bon ?
Oui, mais si tu veux, parce qu'il est quand tu es grave, il y en a pour un moment.
T'es sûr ?
J'ai du mal à parler parce que j'ai les dents qui poussent.
Si t'as besoin de quelque chose, tu m'appelles. Le père d'Amélie,
ancien médecin militaire, travaille aux établissements thermaux d'Anguère-les-Bains. Raphaël Poulin n'aime pas. Pisser à côté de quelqu'un. Il n'aime pas surprendre sur ses sandales un regard de dédain. Sortir de l'eau et sentir coller son maillot de bain. Raphaël Poulin aime... Arracher le grand morceau de papier peint. Aligner toutes ses chaussures et les cirer avec soin. Vider sa boîte à outils, bien la nettoyer, et tout ranger, enfin. La mère d'Amélie, Amandine Fouet, institutrice originaire de Guignon, a toujours été d'une nature instable et nerveuse. Amandine Poulin n'aime pas avoir les doigts glissés par l'eau chaude du bain. Être par quelqu'un qu'elle n'aime pas, effleuré de la main, avoir les plis des draps imprimés sur la joue le matin. Amandine Poulin aime les costumes des patineurs artistiques sur TF1, faire briller le parquet avec des patins, vider son sac à main, bien le nettoyer, et tout ranger, enfin.
Toute la vie est un jeu de chance. Les vrais hommes créent eux-mêmes leur chance Archie.
N'est-ce pas Dawson ?
Et vous trouvez que cette sorte de vie sans attache est amusante je présume ?
Mais oui madame, je trouve. Je veux dire, j'ai tout ce qu'il me faut ici avec moi. J'ai de l'air dans mes poumons et quelques feuilles blanches pour travailler. J'adore me lever le matin sans savoir ce qui va m'arriver. Qui je vais rencontrer ? Où je vais échouer ? Il y a quelques jours, j'ai dormi sous un pont et aujourd'hui, je suis ici. Sur le plus grand navire du monde à boire du champagne en si bonne compagnie.
Je vais me reprendre.
Je pense que la vie est un don et je ne veux pas le gâcher. On ne sait pas quel don on aura le coup suivant. On apprend à accepter la vie comme elle vient. de nickel. pour que chaque jour compte.
Bien dit, Jack.
Tout à fait, oui.
Pour que ce jour compte.
Pour que ce jour compte. Bravo.
Description
podcasts avec des fragments de films...des moments cultes et des musiques contemporaines
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
La vie est très longue. TS Eliott Il n'a pas été le premier à le dire, et sûrement pas le premier à le penser, mais il avait sacrément raison.
Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existait pas. Mais il y a une histoire qu'on m'a racontée, l'histoire que moi je crois, qui s'est passée quand il était en Turquie. Il y avait une bande de Hongrois qui voulaient leur propre organisation. Ils avaient pigé que pour prendre le pouvoir, il n'y avait pas besoin de flingues, ni de pognon, ni d'être nombreux. Il suffit de la volonté d'oser faire ce que les gardes en face n'oseront pas. Au bout d'un moment, ayant un peu établi leur réseau, ils s'en sont pris à s'oser. Lui débutait à l'époque, il trafiquait de la dope en carat. Léon Gros a débarqué dans sa baraque, un après-midi, pour lui piquer son territoire. Ils n'ont trouvé que sa femme et ses gosses à la maison, ils ont décidé de l'attendre. En rentrant chez lui, Sosé trouve sa femme violée et ses enfants hurlant de peur. Léon Gros savait que c'était un dur, qu'il ne fallait pas rigoler avec lui. Ils lui ont montré qu'ils n'étaient pas là pour plaisanter. Ils lui ont dit qu'ils voulaient son territoire et tout son business. S'oser à regarder lentement le visage des membres de sa famille. Ensuite, il a montré à ses hommes volontaires ce que c'était la véritable volonté. Et l'aura dit qu'il préférait voir toute sa famille morte à ses pieds, plutôt que de céder à leur chantage. Il a laissé repartir le dernier hongrois. Il a attendu que sa femme et ses enfants soient enterrés, alors il s'occupait du reste de la bande. Il a buté leur môme, il a buté leur femme, il a buté leurs parents, les amis de leurs parents. Il a foutu le feu à leur baraque, et au magasin où ils bossaient. Il a buté les mecs qui leur devaient du fric, et là-dessus, il s'est revolé.
Pourquoi buvez-vous ? La question m'a déjà été posée, M. le proviseur. Probablement par des gens qui vous aiment bien. Probablement. Claire me l'a posée trois fois par semaine. Vous avez m'adoré. Je croyais que vous étiez un homme ennemi des questions. C'est exact, je préfère les réponses. Tu sais quoi ? Il y en a marre des concourses. de beauté. La vie c'est qu'une succession de concours de beauté et rien d'autre. Au lycée, ensuite à l'université, dans la vie active, il y en a marre de ça. Et je m'en fous de l'Air Force Académie, parce que si je veux voler, je trouverai toujours un moyen de voler. Il faut faire ce qu'on aime. Et le reste, on s'en fout.
Your baby, it was you, breathless and tall J'ai pu sentir mes yeux tourner en douleur Et deux étrangers tourner en douleur J'ai eu l'habitude de...
J'ai été convoqué, dans notre milieu. Quand on te convoqué, t'es vivant quand t'arrives, en sortant t'es mort, et c'est ton meilleur ami qui t'a exécuté. Non,
Non, Je me suis forcée. Je me suis forcée à y croire, c'est tout. Tu sais juste que bien,
c'est pas suffisant. Et tu le sais. Mais putain,
c'est fou ça.
Tu es nette.
C'est pas vrai que t'auras toujours raison comme ça toute ta vie. Qu'est-ce que tu veux que je te réponde dans ça ? Bien ? Allez-y. Bien sûr que bien, c'est pas suffisant. Notre devise c'est honneur, code, loyauté. Pour nous, ces mots sont l'apôtre maîtresse d'une vie passée à défendre des bastions. Chez vous, ces mots finissent en cag. Je n'ai ni le temps ni le désir de m'expliquer devant un homme qui peut se lever... et dormir sous la couverture d'une liberté que moi je protège et qui critiquera après coup ma façon de la protéger. J'aurais préféré que vous me disiez merci et que vous passiez votre chemin. Ou alors je vous suggère de prendre une arme et de vous mettre en sentinelle postée. Dans les deux cas, j'en ai rien à foutre, moi, que vous croyez avoir droit à des réponses. C'est vous l'ordre du code rouge. J'ai fait le boulot pour moi. C'est vous l'ordre du code rouge ! Et comment, mon Dieu, oui ! Monsieur le Président, je suggère le renvoi du jury, que nous puissions nous mettre en conformité avec l'article 39A, le témoin des droits. Capitaine Ross, que les membres du jury se retirent et restent à la disposition du tribunal. Mais où on va là ? Est-ce que tu te rends compte à quel point tu es fou ? Tu parles de la nature de cette conversation ? Je parle de ta nature à toi. Tu... L'argent, tu peux le garder. Anton.
J'étais caissière dans un petit supermarché. Un jour, c'était presque l'heure de la fermeture, un homme est entré, il était tout en or. Cagoule, gants, il portait des lunettes aviateurs, les lunettes qui font comme des miroirs. On voyait rien de lui, même pas la couleur de sa peau. Il est arrivé avec son arme, il a dit c'est un braquage. J'étais très surprise. J'ai dit mais c'est quoi ça ? Je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup mais en fait je l'ai dit à Wout. Ça m'a échappé sans que je le veuille. Il s'est dirigé vers moi. Il a mis son arme entre mes yeux pile là. Il a dit t'as pas compris ? Je me voyais dans le reflet de ses lunettes. Un visage à moi, avec l'arme posée entre mes yeux. Je croyais qu'il allait me tuer. Ton heure est venue, je me suis dit. Il a posé sa main sur mon épaule, il m'a poussé doucement vers le sol, il s'est tourné vers ma collègue, il l'a visé, il lui a dit de se mettre par terre. Le gérant est arrivé de l'arrière du magasin, l'homme l'a visé avec son arme, il lui a demandé l'argent de la semaine, ils sont allés derrière. Je voyais le dessous de ma caisse, la poussière, un élastique marron, une pièce de 20 centimes. Je ne sais pas combien de temps après exactement, je ne sais pas si ça a duré une minute ou dix minutes, mais maintenant l'impression c'est que ça a duré une heure. Une heure, l'élastique marron, la poussière, la pièce. Notre gérant est arrivé, il a dit il est parti, il était tout pâle. On s'est relevé avec ma collègue doucement, elle n'arrêtait pas de pleurer, moi j'y arrivais pas. Parfois je me dis que si j'allais pleurer sur le moment, j'aurais pas sombré comme ça après. Ma collègue, elle a fait des cauchemars et tout. Elle a eu peur. Deux semaines plus tard, elle est arrivée dans la caisse. La vie a repris. Et moi, j'ai dégringolé. Je fais plus rien. J'ai développé un tas de phobies à l'extérieur. Et la rue... Les transports, les magasins. Je sors plus de chez moi. Je travaille plus. Je peux plus emmener mes enfants aux activités. Je regarde la télé. Je prends du poids. Pour dormir, je prends des cachets. Pour sortir, je prends des calmants. Le braquage, il a duré 10 minutes. C'était il y a 5 ans. C'était juste 10 minutes. 10 minutes de ma vie. Mais évidemment, elle est finie. 10 minutes pour rien. Pour rien. Pour de l'argent. Pour rien.
C'est quoi ce que t'as au poignet ? Comment ça s'appelle ?
Une montre.
Ça sert à quoi à ton avis ? À réchauffer les plats ? Non, Tu me regardes et tu me réponds quand je te parle. Est-ce que ça sert à réchauffer les plats ? Descends de ta merde quand je te parle ! Merci ! Tu m'écoutes ?
Non.
Bien. Ça sert à quoi ?
Ça sert à dire l'heure.
Voilà. Tu vois, tu peux le faire. Attention. Plus dur. Est-ce que tu sais dire l'heure ?
Ouais.
Non, bah ouais. Oui. Alors qu'est-ce que tu fous encore au pote à 13h10 ? C'est les aiguilles qui posent problème ? Je sais pas, tu pourrais demander à ta meuf de t'acheter une montée à quartz, comme ça tu sauras faire la différence entre 13h et 13h10. Hé, c'est là que ça se passe, tu me regardes s'il te plaît. Me chauffe pas. Moi je vois très bien le genre de mec que t'es. Le genre de branleur qui pense qu'il aura jamais de problème. Mauvaise nouvelle pour toi. Là t'as un problème. Il est juste en face de toi. T'as saisi ?
Hum.
Tu as saisi ? Bah tu peux prendre ta canette et puis tu peux y aller. Juste je te le dis, hein, fais attention. Fais attention à toi. T'as compris ?
Je reprends dans 5 minutes ?
Ouais, ouais, je sais, t'inquiète.
Je peux te dire un mot ? Bon, dis-toi alors. Oui. Tu vois, sur le principe, le coût du retard, je comprends. Vraiment, c'est normal, c'est l'objectif de toute entreprise. Mais ce type là que t'insulte, quand tu lui sors tes grandes phrases « Mikaïra miscoute » , il se retient de mettre sa montre dans ta bouche. Attends,
attends, attends, deux secondes.
Non, j'ai pas fini. Parce qu'il y a un truc qui l'a pris en prison. Oui, parce qu'il a fait de la prison. Ça tu te doutes bien, il allait pas le mettre dans son CV autrement. il a appris le poids des mots. C'était comme si on avait une sorte de balance dans notre tête, juste avant les yeux. Et ça nous permet de mesurer nos idées, celles des autres. Je te donne un exemple. Fais attention à toi. Dans ta balance, ça veut dire que tu vas aller dans ton bureau remplir un formulaire pour le faire virer ou le faire virer moins. Par contre, dans la sienne, ça veut dire qu'il va devoir trouver ton adresse, débarquer chez toi en pleine nuit et te frapper le visage jusqu'à ce que tu sois en sang devant ta femme et ton fils. En fait, c'est l'expression de point de mesure quoi tu la connais Tu la connais ? Après, c'est juste un exemple. Parce que moi, en plus de ça, je déteste la violence. Et lui, là, il branche pas. Parce qu'il m'a promis de rester calme. En toutes circonstances. Parce qu'il m'aime. Ça aussi, c'est lourd comme mot. Enfin bref. J'y retourne. Mais en tout cas, mesure tes idées la prochaine fois que tu t'adresseras à lui ou à moi. T'as compris ?
Ouais.
Non, pas ouais. Oui.
Oui, merci.
Tu crois qu'il est grand ce lac, mais c'est rien à côté de celui qu'on avait près de Chine. On allait s'y baigner, on y pêchait, je peux dire qu'il me manque. Ah, ça oui.
Et où il est passé ton lac ? Il s'est asséché subitement ?
Non, pire que ça. A l'automne, une passée de canards de près de 40 à 50 têtes, c'est... s'est posé au beau milieu du lac. À ce moment-là, il y a eu un truc incroyable. La température a chuté si vite que tout le lac a gelé. En trois secondes, comme ça.
Les pauvres canards, et alors ? Le froid les a-tu ?
Non, ils se sont envolés. Et le lac avait que eux, Parait que depuis ce jour-là, il est quelque part là-bas, en géorgie. BuddY t'exagère.
Monsieur Slade, je vous demanderai de surveiller votre langage. Vous êtes à Bèrd, une grande école, pas une caserne. Monsieur Sims, je vais vous offrir une ultime possibilité de vous justifier.
Monsieur Sims, vous remercie du cadeau. Monsieur Sims n'en a rien à branler, d'être estampillé ou pas compagnon de Baird. C'est quoi cette secte ? Qu'est-ce que c'est que votre devise ? Messieurs, il faut balancer vos camarades et assurer vos arrières. Faute de quoi, nous vous clourons au pilori. Mais quoi ? Comment ? On dit, quand les choses tournent au vinaigre, il y en a qui baissent leur froc et d'autres qui montent la garde. Ici Charles qui brave la tourmente, et là Georges qui se cache dans les jupes de papa. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous récompensez Georges, et vous sacrifiez Charles.
Un Râton ou un nègre violente les petites filles, c'est une affaire quelconque. Par contre, si c'est moi, maître Martineau, notaire, alors là, c'est... C'est inespiré dans une carrière de flic. Les journaux, les interviews, la télé si tout va bien. C'est pas vrai, ça ? Hum hum, avouez.
Écoutez, vous n'allez quand même pas renverser les rôles, non ? Hein ? Bon d'accord, admettons que je sois dévoré d'ambition. Mais alors, les époux Brunet, Madame Faure et Espérule, pourquoi vous accablerez-t-il ?
Parce que je suis riche, que j'ai une belle maison et une jolie femme. Or, il se trouve que je ne mérite rien de tout ça. J'ai une intelligence et un physique très moyens. Les médiocres se résignent à la réussite des êtres d'exception. Ils applaudissent les surdoués, les champions, mais... la réussite d'un des leurs, ça les exaspère. Elle les frappe comme une injustice.
Oh ah 23-0 ! C'est la ticket Jack ! Tu sais pas jouer Jack ! T'es mauvais ! Ah Jack ! Oh ah Générique Excusez-moi, pardon, pourrais-je vous emprunter votre femme ? C'est votre femme. Je vous demande pardon ? Pour me porter chance. Faut lui demander à elle. Voilà.
Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, allons-y.
Pour l'instant.
Moi j'irais.
Vas-y, ça peut être amusant. Qu'est-ce qu'on a à perdre ? Alors, il dort le gros con ? Il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges le gugus de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux. Tiens ! Tu vois, tu la refaites !
Quoi ?
Ta grimace ! Tu m'emmerdes ! Je fais quoi ? Montre-moi, là ! Je sais pas, moi ! Un peu comme ça, là ! Je sors au bout de la langue ! Je sors au bout de la langue ! Je fais ça à mon ex ! Franchement, je fais ça ?
Non, non ! Non !
Non,
J'ai des envies de voyage. L'Océanie, Bora Bora, les Vahinés. Tu connais ?
Pourquoi ? Tu veux m'emmener ?
On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort.
Tu pourrais dire une rose quand on va sur la Loire.
C'est quelque chose de terrible. Wouh !
Attention où vous mettez les pieds ! Je mets les pieds où je veux, c'est un genre ! Donc, messieurs, 18 ans de la possibilité d'arrêter cette guerre ce soir. Je vois les choses ainsi. Comme la survie ou la mort d'Hitler ne dépendent que de ma décision, à supposer que je ne fasse rien, c'est comme si je provoquais sa mort beaucoup plus que vous-même, vous en comptez ? Ouais, je suppose. Qu'en pensez-vous, Utilik ? Je suppose aussi. Je n'ai pas la moindre intention de tuer Hitler, de tuer Goebbels, de tuer Goering, de tuer Bormann sans parler de remporter à moi tout seul cette guerre pour les allées. Ici, c'est pour me retrouver à comparaître devant un tribunal juif. Si vous voulez votre victoire ce soir, il n'y a plus qu'à passer un accord. Quel genre d'accord ? Le genre que vous n'êtes pas habilité à passer. Quoi qu'il en soit, je pense que votre mission est chapeautée par un officier. En général, je pencherais pour... L'OSS, voilà ce que je parierais. Ouh, c'est un bingo ! C'est comme ça qu'on dit c'est un bingo ? On dit juste bingo. Bingo ! On s'amuse ! Générique
T'as pas eu d'autres lettres ? Peut-être.
Et peut-être que non. Qui peut le dire ?
Céline,
non ! Tant que tu n'auras pas réparé toutes les vachées que tu m'as faites, tous tes projets partiront en fumée. Ne fais pas ça, Céline. N'allez pas passer par où je suis passée, c'est trop dur. Allez, viens à mes cils, viens dans la voiture. Il n'en vaut pas la peine, il n'en vaut pas la peine.
Pour qui tu te prends ? Tu ne peux te décevoir à personne. Regarde-toi, t'es moche, t'es pauvre, t'es noire, t'es une femme, t'es rien du tout.
Oh, vous êtes là ?
Ah, pris sur le fait. J'étais en train de vous cueillir des fleurs. Les hommes font toujours ça, non ? Je ne suis pas complètement démodé. Enfin, de cueillir des fleurs pour une femme en signe d'appréciation.
Non, pas du tout. Sauf que celles-là sont vénétiques. Une... Une plaisanterie. Pardon. C'était juste une plaisanterie. Je suis... Je n'ai jamais... Je suis désolée.
Eh bien, vous êtes sadique par nature ou quoi ?
Non. Je n'ai jamais... Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Elles sont magnifiques. Je suis désolée.
2 millions de dollars en coupure non marquée comme vous le souhaitiez. Mais c'est la dernière fois que vous la voyez. Vous ne reverrez jamais un seul de ces billets. Parce que je ne compte pas verser la moindre rançon pour mon fils. Pas un sou, pas un centaine. En revanche, je l'offre en récompense à celui qui vous arrêtera. Mort ou vif, peu importe. Et je sais que jamais, jamais ils ne me laisseront sortir d'ici vivant. Tout ce que je veux c'est une vue. Je veux voir un arbre ou une rivière. Je veux une fenêtre. Je veux qu'on me transfère dans une prison où je ne verrai plus le docteur Schilder. Salut Lloyd. C'est le désert ce soir ici. C'est exact, monsieur Torrance. Qu'est-ce que ce sera ? Eh bien, je suis terriblement content que vous me demandiez, Lloyd. Parce que j'ai justement deux billets de 20 et deux de 10 dollars ici dans mon porte-billet. J'avais très peur de les voir y rester jusqu'en avril. Voilà ce que je veux. Vous me filez une bouteille de bourbon, un petit verre et un peu de glace. Vous pouvez le faire, Lloyd, n'est-ce pas ? Vous n'êtes pas débordé ? Non, monsieur, je ne le suis pas du tout. Bravo ! Vous remplissez et moi je me les tape, Lloyd, un pas un. Voilà le péché des blancs, Lloyd, mon pote. Voilà le péché des blancs. Dis-donc, Lloyd, il me semble être momentanément à sec. Est-ce qu'on pourrait me faire crédit dans ce croquet ? Le crédit que vous voulez, monsieur Torrance. C'est chouette, je t'aime bien Lloyd, et ça depuis toujours, tu m'as toujours été le meilleur, le plus sympathique des barmen de Tombouctou à Portland, Maine. Portland, Oregon pour être plus exact. Merci de me le dire. Je bois à cinq abominables mois d'abstinence et à tous les réparables mâles qui m'ont fait... Comment ça va, M. Doran ? Ça pourrait aller mieux, Lloyd. Ça pourrait aller beaucoup, beaucoup mieux. J'espère que ce n'est rien de grave.
Non.
Non, rien de grave. Rien qu'un petit problème avec la banque du sperme, là-haut. Rien de très inquiétant, là-haut. Merci. Les femmes, on ne peut pas vivre avec. On ne peut pas vivre sans. sage parole d'en tirer une maxime. Oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd'hui !
Ça caille tous les jours par ici ! On n'est pas amis amis !
Faites gaffe pour passer la vente bien ! ... problème de circulation ce soir avec ce... ... comment déjà ? Ce blizzard !
Blizzard ? Vous avez dit blizzard ? Comme c'est étrange ! Eh bien voici les prévisions, les météos...
Pour m'excuser ? Tu veux que je demande pardon à ma mère ? Toi ?
Un coup de babou.
Et moi ? Qui va me demander pardon à moi ? Hein ? Qui va me demander pardon ? Tu vas me demander pardon, Pierre ?
Mais...
C'est quoi cette éraillerie ? Tu es folle, moi aussi, c'est ça ? Ou c'est juste du langage corporel pour que les autres comprennent bien que tu ne sais pas du tout de quoi je parle ? Mais... Mais tu crois que tu vas te dédouaner avec tes yeux ronds, là ? Ça va faire la blague ? On va se dire, oh là là, le pauvre, avec sa bonne femme hystérique, il lui fait des scènes ? Mais tu verrais ta gueule, Pierre. Mais tu as la même gueule que les élèves de collège quand ils trichent. Le livre de grammaire est bien posé sur leurs genoux. La formule mathématique est bien écrite, au pic, dans la tombe de leurs mains. Mais leurs yeux disent, mais non, non, non, je ne sais pas du tout de quoi vous parlez, madame.
Qu'est-ce que tu voudrais que je te dise ? Il y a un passage que j'ai appris par cœur qui convient à la situation. C'est dans Ézéchiel 25, verset 10. La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes.
Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante. sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les preuves de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'éternel, quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant.
Écoute, viens, il y a ton copain qui va pas bien. Là, il tremble, il dit qu'il est plus étanche.
Comment ça, il est plus étanche ?
Je sais pas ce qu'il a.
C'est toi, François ?
Ça va pas ?
J'ai très très froid.
Ah, mais ça va s'arranger.
T'as fermé la porte ?
Oui, pourquoi ?
Parce que j'ai été attaqué par des renards tout à l'heure.
C'est normal, ça, c'est la saison.
Ah bon ?
Oui, mais si tu veux, parce qu'il est quand tu es grave, il y en a pour un moment.
T'es sûr ?
J'ai du mal à parler parce que j'ai les dents qui poussent.
Si t'as besoin de quelque chose, tu m'appelles. Le père d'Amélie,
ancien médecin militaire, travaille aux établissements thermaux d'Anguère-les-Bains. Raphaël Poulin n'aime pas. Pisser à côté de quelqu'un. Il n'aime pas surprendre sur ses sandales un regard de dédain. Sortir de l'eau et sentir coller son maillot de bain. Raphaël Poulin aime... Arracher le grand morceau de papier peint. Aligner toutes ses chaussures et les cirer avec soin. Vider sa boîte à outils, bien la nettoyer, et tout ranger, enfin. La mère d'Amélie, Amandine Fouet, institutrice originaire de Guignon, a toujours été d'une nature instable et nerveuse. Amandine Poulin n'aime pas avoir les doigts glissés par l'eau chaude du bain. Être par quelqu'un qu'elle n'aime pas, effleuré de la main, avoir les plis des draps imprimés sur la joue le matin. Amandine Poulin aime les costumes des patineurs artistiques sur TF1, faire briller le parquet avec des patins, vider son sac à main, bien le nettoyer, et tout ranger, enfin.
Toute la vie est un jeu de chance. Les vrais hommes créent eux-mêmes leur chance Archie.
N'est-ce pas Dawson ?
Et vous trouvez que cette sorte de vie sans attache est amusante je présume ?
Mais oui madame, je trouve. Je veux dire, j'ai tout ce qu'il me faut ici avec moi. J'ai de l'air dans mes poumons et quelques feuilles blanches pour travailler. J'adore me lever le matin sans savoir ce qui va m'arriver. Qui je vais rencontrer ? Où je vais échouer ? Il y a quelques jours, j'ai dormi sous un pont et aujourd'hui, je suis ici. Sur le plus grand navire du monde à boire du champagne en si bonne compagnie.
Je vais me reprendre.
Je pense que la vie est un don et je ne veux pas le gâcher. On ne sait pas quel don on aura le coup suivant. On apprend à accepter la vie comme elle vient. de nickel. pour que chaque jour compte.
Bien dit, Jack.
Tout à fait, oui.
Pour que ce jour compte.
Pour que ce jour compte. Bravo.
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