Description
une heure de mix de musique et et dialogues de films contemporain sans commentaires.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Description
une heure de mix de musique et et dialogues de films contemporain sans commentaires.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Je vous jure, dans ce village, quand on veut entendre parler pour rien dire, pas la peine d'allumer la télé.
Trois petites notes de musique ont plié boutique au creux du souvenir. S'en est fini de leur tapage, elles tournent la page et vont s'endormir.
Mais un jour sans crier gare, elles vous reviennent en mémoire. Toi, tu voulais oublier un petit air galvaudé.
Voyez-vous, messieurs, vous ne comprendrez jamais. Regardez tous ces livres autour de vous. Une mine de connaissances à la portée de vos mains. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous jouez au poker toute la nuit. C'est ce qu'il faut savoir ?
C'est ça,
c'est rien. On est cultivés chez nous. Générique
Vous n'auriez pas une idée de leur nom ? Oh là là, ma petite fille, vous me posez une gueule ! On t'accorde, j'avais deux ans ! C'est exactement l'âge mental de ce crétin aujourd'hui.
Le crétin, c'est Lucien. C'est vrai que Lucien n'est peut-être pas un génie, mais Amélie l'aime bien. Elle aime sa façon délicate de saisir les endives. Comme si c'était des objets précieux qu'il devait manipuler avec respect. C'est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
Non mais regardez, on a l'impression qu'il est en train de recueillir un oiseau tombé du nid. Encore une chance que vous n'ayez pas demandé des raisons correntes, parce qu'alors là, vous n'aviez qu'à reposer lundi.
Alors tu te remues le trésor, mais non.
Mais la dame à la fois que ça a fait ! Pfff... Venez ! Vous n'avez qu'à aller voir ma mère. Elle a une mémoire d'éléphant ma mère ! Un éléphant de mer ! Ha
Il a fallu trois jours pour aménager le palais de sa majesté. Bien sûr, elle m'offrit un plein temps, et j'acceptais. J'acceptais, mais je savais quel enfer ce serait. L'enfer, c'est pas quelque chose qui te tombe dessus d'un coup, non. L'enfer, le véritable enfer, pèse peu à peu, comme les draps d'hiver mouillés. Tu as la mort vaunée, et les mains tellement gelées que tu finis par souhaiter qu'elles s'embourdissent. On n'est qu'en décembre, et tu sais qu'en février, leur peau sera si crevassée qu'elles se mettront à saigner rien qu'à serrer le poing. Mais tu continues, un drap, puis un autre, et de drap en drap sans que tu t'en rendes compte vingt ans passent. Aller !
Les institutions, la notoriété, le prestige, tout est bafoué et tout. Le roi s'endort, on dessoude le dauphin. Jolie manière. Mais attention, hein. J'ai bon caractère, mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse. C'est chouette comme métaphore, non ? C'est pas une métaphore. C'est une périphrase. Oh, fais pas chier. Ça, c'est une métaphore. Franchement je suis malin de soulager que tu t'en ailles Musique Je crois qu'on s'est assez vu, si tu veux savoir. Quoi ? Quand tu t'y mets, t'es une censure. Tu le sais, ça ! Et c'est... d'un ennui mortel. Je te jure que t'es vraiment d'un ennui mortel.
Je trouve que le craquement de la biscotte dans un appartement vide, c'est un côté rassurant.
Oh super,
j'ai déjà un inventeur handicapable ! Ah tiens donc, eh bien, j'imagine que t'es prêt pour l'expérience ?
On est des amis,
nous on est des mecs sympas,
vraiment !
Un mot de plus et je te couvre de sangsues, t'as pigé ?
En route...
Ok petit, voilà le tableau. A tout moment, il y a près de 1500 extraterrestres sur notre planète, parce que tous ici... Nathan, ils sont presque tous convenables, ils ne cherchent qu'à se faire un peu de blé. T'es chauffeur de taxi ? Non, y'en a pas trop que ça. Les humains, pour la plupart, ne se doutent de rien, sans envie ni besoin de savoir, c'est comme ça. Ils croient avoir de l'emprise sur les choses.
Pourquoi en avoir fait un secret, ils peuvent comprendre, ils sont intelligents ?
Une personne sûrement, mais en foule, on est con, on panique comme une horde d'animaux, et tu le sais. N'oublie pas qu'il y a 1500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était le centre de l'univers. N'oublie pas qu'il y a 500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était plate. Il y a moins de 20 minutes, tu étais sûr toi-même qu'on était seul sur cette planète.
Mépry, deux heures de retard, et pour finir, un prétexte débile, on va là-bas vite, même pas foutu d'inventer quelque chose de plausible, il n'y a que du mépris là-dedans.
Ils se sont excusés,
ça arrive d'être coincé en voiture.
Qu'est-ce que ça peut me foutre cette excuse sur les embouteillages ? Ils découvrent les embouteillages. Il y a des embouteillages ? Ça fait 40 ans qu'ils habitent ici, ils devraient être prévenus maintenant. À Paris, il y a des embouteillages. Non, non, tu comprends, être en retard, ça fait riche. Et quand on est célèbre comme lui, n'en parlons pas, c'est une tradition. C'est quasiment obligatoire. On tarde, on tarde, et on apparaît enfin au-dessus du peuple. Évidemment, c'est le monsieur qui passe à la télévision. Belle affaire. Quel con qui passe pas à la télévision. Soyez gentil, donnez-moi un petit peu de camembert. Excusez-moi. Un petit peu de chenal aussi,
s'il vous plaît. Voilà.
Merci.
Vous avez pas amené le beurre ?
Je vais vous le foutre sur la gueule. Le beurre...
Miss Marquette !
Monsieur Cheswick, asseyez-vous tout de suite !
Oui, mais je voudrais savoir...
Asseyez-vous, Monsieur Cheswick.
Je voudrais... Donne-lui donc ta cigarette, l'arrête. Je n'en ai plus. Non, rendez-la moi !
Je veux mes cigarettes, Miss Ratchet !
Je veux mes cigarettes ! Je veux les miennes, Miss Ratchet !
Et d'abord,
de quel droit à la con vous gardez nos cigarettes bien en évidence sur votre comptoir ? Et vous nous en... s'enfiler un paquet seulement quand ça vous chante.
Miss Ratchett.
Monsieur l'arrête.
Je suis désolé.
Vous m'étonnez.
J'ai dû perdre la tête, excusez-moi. Je n'ai pas la tête. Je suis sincèrement désolé. J'ai oublié, je ne voulais pas. Je suis vraiment content.
Ce n'est rien.
Miss Ratchett. I've been lonely, lonely too long Emotions, please leave me alone I found my love in Portofino Perché nei sogni credo ancora Lo strano gioco del destino Ha porto fino Ma ha preso il cuore
Je savais que l'on ne pourrait se passer l'un de l'autre longtemps. Je reviens te chercher. Mais tu vois, j'ai pas trop changé. Et je vois que de ton côté Tu as bien traversé
qui t'amontent et l'abîment.
Je comprends, oui, c'est même des sacrés chiens de chasse.
C'est des chiens de chasse si on les emmène à la chasse.
Tango, ce sera plutôt un chien d'agrément.
Tango, ça s'écrit comme un tango ?
Non, mais comment voulez-vous que ça s'écrive ? Comme pasodamble ?
Oh, je t'aime.
Y'a quelqu'un ? Y'a quelqu'un ?
Calmez-vous, calmez-vous. Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'est-ce que je veux ? Bah, je veux de l'essence.
C'est vous le pompiste ?
Ouais, c'est moi.
Qu'est-ce que vous foutez ? Ça fait dix minutes que je parote, moi ! J'ai été faire une course, mais c'est j'ai le droit, non ?
Hein,
qu'on est, vous en voulez ?
Le plat.
Qui c'est qui claque son cul comme ça ?
C'est moi. C'est lui.
Mais qu'est-ce qu'il y a ? Il peut le voir de chez ?
Mais qui c'est de mon fils ? Ici, c'est vous ou c'est lui ? Mais qu'est-ce que ça peut me foutre ? C'est mon neveu. C'est de l'essence que vous voulez ? Merci, mon neveu. Je te remercie, sans te, j'aurais dû me faire froid. Psst ! Psst ! Et tout à savoir plus c'est ? Vous la connaissez ? Vous l'avez vue ?
Eh bien sûr qu'on l'a vue !
Elle nous a glissé dans la poche de sa chemisette ! Comme trop sensé ! Et elle est jolie ? Pas mal ! Belle ! Jolie ! Voilà,
joli. Joli. Et qu'est-ce qu'il veut ? Elle est fauchée. Elle espère une récompense en échange de l'album. Ou alors, elle fait aussi la collègue de Photomaton. C'est ça. Comme nous,
elle nous a déjà. Elle voudrait faire l'échange contre un bord de la lunette.
Mais non, crétin !
Elle est amoureuse. Je la connais même pas. Mais si, tu la connais. Depuis quand ? Depuis...
toujours un délire et si tu te mariais qui voudrait être moi tu
ferais pas une bonne épouse j'aime trop m'amuser joli comme tu es c'est normal je sais pas
C'est toujours comme si j'allais mourir le lendemain.
Il y a quelque chose de trop fort en moi qui me pousse à faire des bêtises. I really, really want you now Said I really, really want you Kiss you darling We're really, really doing it now Avez-vous tué M.
Baz, Mlle Tramel ?
Ça aurait vraiment été stupide d'écrire l'histoire d'un meurtre et de tuer ensuite un homme de la façon que j'ai décrite dans mon bouquin. Je me serais désignée moi-même comme l'assassin. Je ne suis pas stupide.
Mademoiselle, nous savons que vous n'êtes pas stupide. C'était peut-être votre façon de vous faire disculper. Avoir écrit ce roman vous donne un alibi.
Ah oui, c'est vrai ce que vous dites. Mais la réponse est non. Je ne l'ai pas tué.
Vous prenez de la drogue, mademoiselle Tramel ?
Ça m'arrive.
Vous avez pris de la drogue avec monsieur Bass ?
Bien sûr.
Quel genre de drogue ?
Cocaine. Vous avez déjà baissé sous cocaïne ?
C'est étrange, je me souviens des signes sur les temps, de la pelouse en pente, de l'ombre humide du grand saule, de tout, sauf de moi. Je n'avais forcément pas cette tête-là, puisque c'était il y a tout ça. Mais dans ce bric-à-brac de la mémoire, chaque fois qu'on essaie de se souvenir du jeune homme que l'on était, on se revoit avec la tête de l'homme d'aujourd'hui.
C'est ça. C'est ce que je dis. T'es trop fluet. Pas de cash thoracique. Tu as un sacré courage pour y aller avec un tel physique.
La taille des poumons n'a rien à voir maintenant.
Non, le poumon n'a rien à voir là-dedans. Combien de temps tu restes en apnée pure ?
Plus que toi. Ah,
oui.
Ecoute ma bonne Suzanne, t'es une épouse modèle. Ici t'as que des qualités. Et physiquement t'es restée comme je pouvais l'espérer. C'est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c'était à faire, et ben je crois que je t'épouserais de nouveau. Mais tu m'emmerdes. Tu m'emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour. Mais tu m'emmerdes.
Elise Boyer-Eding, d'après votre dossier, vous avez fait 40 ans de votre perpétuité. Pensez-vous être réhabilité ?
Réhabilité. Voyons que je réfléchisse. Je crois que je n'ai aucune idée de ce que ça veut dire.
Eh bien, ça veut dire que vous êtes prêt à retourner dans la société.
Je ne sais pas ce que ça veut dire être prêt, Mouirson. Pour moi, c'est une simple formule. Un beau discours de politicien pour que... pour que des gamins dans votre genre portent des costumes cravate et ne soient pas au chômage. Que voulez-vous savoir exactement ? Si je regrette ce que j'ai fait ?
Faut grêter ?
Il n'y a pas un seul jour qui passe que j'éprouve des regrets. Pas parce que vous me le demandez que je devrais en avoir, mais parce que... Je repense à l'époque où j'étais dehors. Où j'étais... Un gamin idiot qui a commis un horrible crime. Vous devez lui parler, vous devez essayer de lui faire entendre raison, lui expliquer comment sont les choses. Mais je peux pas. Ce gosse est mort il y a longtemps. Il ne reste plus que ce vieux bonhomme. Je dois vivre avec ça. Réhabilité. Un mot qui veut rien dire. Alors, mon garçon, mettez tous vos tampons sur vos formulaires et ne me faites pas perdre mon temps. Parce que pour vous dire la vérité,
j'en ai rien à foutre. Houston, on a un problème.
On a une sous-tension générale du circuit B. Il y a des cerveaux commandes. Qu'est-ce qui arrive à l'ordinateur ? Il vient de se mettre en ligne. On a une autre alarme générale, Houston.
Je vérifie par secteur.
Là, c'est pas le clapet de pression. C'est peut-être le secteur C. L'ordinateur s'est remis en route.
Il faut que je reconfigure le SCS.
On a un voyant commun en direct.
Ça devient incompréhensible.
Le tableau d'avertissement s'allume de tous les côtés. Il faut réinitialiser et réenclencher.
Bon, je passe en SCS.
Terre démoniaque, ça vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman irlandais. C'est la perte complète de toute capacité motrice. Vision brouillée, perte d'équilibre, langue pâteuse. L'esprit se replie avec horreur, incapable qu'il ait de communiquer avec la colonne vertébrale. Ça rend le phénomène fascinant. Vous pouvez vraiment vous regarder avoir cet horrible comportement, mais vous ne pouvez rien contrôler. Vous approchez du tourniquet et vous savez qu'en y arrivant, il vous faudra donner 2 dollars au portier, où il ne vous laissera pas entrer. Mais si vous arrivez à ce tourniquet, tout va de travers. Un rotarien en colère vous bouscule et vous vous dites, mais qu'est-ce qu'il se passe ici, qu'est-ce qu'il y a ? Et vous vous entendez marmonner,
le chien a baisé le pape, c'est pas ma faute.
Les terres et la drogue parfaites pour Las Vegas. Cette ville adore les ivrognes.
Prends facile. Viens par là mon gars.
Alors ils nous ont fait franchir les tourniquets et ils nous ont lâché à l'intérieur.
Dave, arrêtez, arrêtez, je vous en prie, Dave, arrêtez, je vous en supplie, arrêtez, Dave, arrêtez, Dave. J'ai peur, j'ai peur, Dave. Dave, mon cerveau se vide, mon sang se vide. Je le sens, mon cerveau se débrouille. J'en suis certain, je le sens.
C'est avec la boisson que j'ai un problème ?
Euh, évitons de rendre cette situation déplaisante. On vous a trouvé un autre poste aux affaires étrangères. C'est un... C'est un niveau de confidentialité inférieur, mais... Mais ce n'est pas... On ne veut pas du tout...
Vous n'êtes pas foutu dehors.
Ceci est une agression. C'est la foutue boisson qui pose problème. Je vous emmerde, pelle, vous êtes mormon. À côté de vous, tout le monde doit avoir ce fichu problème. J'ai pas léché les fesses de qui, hein ? Dites-moi quelles fesses ! Je n'ai pas assez léché. Hein ? Faut pas déconner !
Écoutez... Non,
mais il y a un peu de franchise, ok ? Je viens juste d'être crucifié. C'est une affaire politique. Et je vous défie de me dire le contraire. Vous en foutrez des problèmes de boissons ! Il y a un problème avec les madoches ou les gitans.
Eh, qu'est-ce que tu fais le folie ? Va te faire voir.
On comprend pas grand-chose à ce qu'il raconte.
Eh, t'es Tommy ? T'as pas la caravane ? Monsieur O'Neill. Ah, arrête ta cambrée. Pas le mal, mec.
Il bouffe les mots. Il parle mal. Ça va bien ?
Ouais, t'en es doux et puis ça va pas.
Bref, le plus souvent, c'est du charabia.
Où t'es l'objet ? Eh, regardez la taille de ce type. Eh, tu me dis quoi ? Eh, môme, comment il fait ?
C'est une montagne, c'est sûr.
Eh,
môme ! Ah, comment il m'a staré ! C'est la star !
Vous aimez les énigmes ? Monsieur Martineau,
ça dépend de l'occasion.
En voilà une. Je suis noir et je pète souvent. Qui suis-je ?
Je sais pas, je dirais au hasard Amin Dada.
Mais non, réfléchissez, ça tombe sous le sens. Écoutez bien, je suis noir et je pète souvent. Alors, qui suis-je ?
Je sais pas.
Une durite.
Vous savez,
c'est les petits tuyaux noirs comme pour un alimentaire de voiture.
Ah non, ah oui, oui, c'est vrai, c'est vrai, ça pète souvent.
Alors, qu'est-ce que t'attardes pour servir M.
Martineau ?
Je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit.
Les gens, ce qu'ils aiment bien, c'est quand ça se termine bien.
Description
une heure de mix de musique et et dialogues de films contemporain sans commentaires.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Je vous jure, dans ce village, quand on veut entendre parler pour rien dire, pas la peine d'allumer la télé.
Trois petites notes de musique ont plié boutique au creux du souvenir. S'en est fini de leur tapage, elles tournent la page et vont s'endormir.
Mais un jour sans crier gare, elles vous reviennent en mémoire. Toi, tu voulais oublier un petit air galvaudé.
Voyez-vous, messieurs, vous ne comprendrez jamais. Regardez tous ces livres autour de vous. Une mine de connaissances à la portée de vos mains. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous jouez au poker toute la nuit. C'est ce qu'il faut savoir ?
C'est ça,
c'est rien. On est cultivés chez nous. Générique
Vous n'auriez pas une idée de leur nom ? Oh là là, ma petite fille, vous me posez une gueule ! On t'accorde, j'avais deux ans ! C'est exactement l'âge mental de ce crétin aujourd'hui.
Le crétin, c'est Lucien. C'est vrai que Lucien n'est peut-être pas un génie, mais Amélie l'aime bien. Elle aime sa façon délicate de saisir les endives. Comme si c'était des objets précieux qu'il devait manipuler avec respect. C'est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
Non mais regardez, on a l'impression qu'il est en train de recueillir un oiseau tombé du nid. Encore une chance que vous n'ayez pas demandé des raisons correntes, parce qu'alors là, vous n'aviez qu'à reposer lundi.
Alors tu te remues le trésor, mais non.
Mais la dame à la fois que ça a fait ! Pfff... Venez ! Vous n'avez qu'à aller voir ma mère. Elle a une mémoire d'éléphant ma mère ! Un éléphant de mer ! Ha
Il a fallu trois jours pour aménager le palais de sa majesté. Bien sûr, elle m'offrit un plein temps, et j'acceptais. J'acceptais, mais je savais quel enfer ce serait. L'enfer, c'est pas quelque chose qui te tombe dessus d'un coup, non. L'enfer, le véritable enfer, pèse peu à peu, comme les draps d'hiver mouillés. Tu as la mort vaunée, et les mains tellement gelées que tu finis par souhaiter qu'elles s'embourdissent. On n'est qu'en décembre, et tu sais qu'en février, leur peau sera si crevassée qu'elles se mettront à saigner rien qu'à serrer le poing. Mais tu continues, un drap, puis un autre, et de drap en drap sans que tu t'en rendes compte vingt ans passent. Aller !
Les institutions, la notoriété, le prestige, tout est bafoué et tout. Le roi s'endort, on dessoude le dauphin. Jolie manière. Mais attention, hein. J'ai bon caractère, mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse. C'est chouette comme métaphore, non ? C'est pas une métaphore. C'est une périphrase. Oh, fais pas chier. Ça, c'est une métaphore. Franchement je suis malin de soulager que tu t'en ailles Musique Je crois qu'on s'est assez vu, si tu veux savoir. Quoi ? Quand tu t'y mets, t'es une censure. Tu le sais, ça ! Et c'est... d'un ennui mortel. Je te jure que t'es vraiment d'un ennui mortel.
Je trouve que le craquement de la biscotte dans un appartement vide, c'est un côté rassurant.
Oh super,
j'ai déjà un inventeur handicapable ! Ah tiens donc, eh bien, j'imagine que t'es prêt pour l'expérience ?
On est des amis,
nous on est des mecs sympas,
vraiment !
Un mot de plus et je te couvre de sangsues, t'as pigé ?
En route...
Ok petit, voilà le tableau. A tout moment, il y a près de 1500 extraterrestres sur notre planète, parce que tous ici... Nathan, ils sont presque tous convenables, ils ne cherchent qu'à se faire un peu de blé. T'es chauffeur de taxi ? Non, y'en a pas trop que ça. Les humains, pour la plupart, ne se doutent de rien, sans envie ni besoin de savoir, c'est comme ça. Ils croient avoir de l'emprise sur les choses.
Pourquoi en avoir fait un secret, ils peuvent comprendre, ils sont intelligents ?
Une personne sûrement, mais en foule, on est con, on panique comme une horde d'animaux, et tu le sais. N'oublie pas qu'il y a 1500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était le centre de l'univers. N'oublie pas qu'il y a 500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était plate. Il y a moins de 20 minutes, tu étais sûr toi-même qu'on était seul sur cette planète.
Mépry, deux heures de retard, et pour finir, un prétexte débile, on va là-bas vite, même pas foutu d'inventer quelque chose de plausible, il n'y a que du mépris là-dedans.
Ils se sont excusés,
ça arrive d'être coincé en voiture.
Qu'est-ce que ça peut me foutre cette excuse sur les embouteillages ? Ils découvrent les embouteillages. Il y a des embouteillages ? Ça fait 40 ans qu'ils habitent ici, ils devraient être prévenus maintenant. À Paris, il y a des embouteillages. Non, non, tu comprends, être en retard, ça fait riche. Et quand on est célèbre comme lui, n'en parlons pas, c'est une tradition. C'est quasiment obligatoire. On tarde, on tarde, et on apparaît enfin au-dessus du peuple. Évidemment, c'est le monsieur qui passe à la télévision. Belle affaire. Quel con qui passe pas à la télévision. Soyez gentil, donnez-moi un petit peu de camembert. Excusez-moi. Un petit peu de chenal aussi,
s'il vous plaît. Voilà.
Merci.
Vous avez pas amené le beurre ?
Je vais vous le foutre sur la gueule. Le beurre...
Miss Marquette !
Monsieur Cheswick, asseyez-vous tout de suite !
Oui, mais je voudrais savoir...
Asseyez-vous, Monsieur Cheswick.
Je voudrais... Donne-lui donc ta cigarette, l'arrête. Je n'en ai plus. Non, rendez-la moi !
Je veux mes cigarettes, Miss Ratchet !
Je veux mes cigarettes ! Je veux les miennes, Miss Ratchet !
Et d'abord,
de quel droit à la con vous gardez nos cigarettes bien en évidence sur votre comptoir ? Et vous nous en... s'enfiler un paquet seulement quand ça vous chante.
Miss Ratchett.
Monsieur l'arrête.
Je suis désolé.
Vous m'étonnez.
J'ai dû perdre la tête, excusez-moi. Je n'ai pas la tête. Je suis sincèrement désolé. J'ai oublié, je ne voulais pas. Je suis vraiment content.
Ce n'est rien.
Miss Ratchett. I've been lonely, lonely too long Emotions, please leave me alone I found my love in Portofino Perché nei sogni credo ancora Lo strano gioco del destino Ha porto fino Ma ha preso il cuore
Je savais que l'on ne pourrait se passer l'un de l'autre longtemps. Je reviens te chercher. Mais tu vois, j'ai pas trop changé. Et je vois que de ton côté Tu as bien traversé
qui t'amontent et l'abîment.
Je comprends, oui, c'est même des sacrés chiens de chasse.
C'est des chiens de chasse si on les emmène à la chasse.
Tango, ce sera plutôt un chien d'agrément.
Tango, ça s'écrit comme un tango ?
Non, mais comment voulez-vous que ça s'écrive ? Comme pasodamble ?
Oh, je t'aime.
Y'a quelqu'un ? Y'a quelqu'un ?
Calmez-vous, calmez-vous. Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'est-ce que je veux ? Bah, je veux de l'essence.
C'est vous le pompiste ?
Ouais, c'est moi.
Qu'est-ce que vous foutez ? Ça fait dix minutes que je parote, moi ! J'ai été faire une course, mais c'est j'ai le droit, non ?
Hein,
qu'on est, vous en voulez ?
Le plat.
Qui c'est qui claque son cul comme ça ?
C'est moi. C'est lui.
Mais qu'est-ce qu'il y a ? Il peut le voir de chez ?
Mais qui c'est de mon fils ? Ici, c'est vous ou c'est lui ? Mais qu'est-ce que ça peut me foutre ? C'est mon neveu. C'est de l'essence que vous voulez ? Merci, mon neveu. Je te remercie, sans te, j'aurais dû me faire froid. Psst ! Psst ! Et tout à savoir plus c'est ? Vous la connaissez ? Vous l'avez vue ?
Eh bien sûr qu'on l'a vue !
Elle nous a glissé dans la poche de sa chemisette ! Comme trop sensé ! Et elle est jolie ? Pas mal ! Belle ! Jolie ! Voilà,
joli. Joli. Et qu'est-ce qu'il veut ? Elle est fauchée. Elle espère une récompense en échange de l'album. Ou alors, elle fait aussi la collègue de Photomaton. C'est ça. Comme nous,
elle nous a déjà. Elle voudrait faire l'échange contre un bord de la lunette.
Mais non, crétin !
Elle est amoureuse. Je la connais même pas. Mais si, tu la connais. Depuis quand ? Depuis...
toujours un délire et si tu te mariais qui voudrait être moi tu
ferais pas une bonne épouse j'aime trop m'amuser joli comme tu es c'est normal je sais pas
C'est toujours comme si j'allais mourir le lendemain.
Il y a quelque chose de trop fort en moi qui me pousse à faire des bêtises. I really, really want you now Said I really, really want you Kiss you darling We're really, really doing it now Avez-vous tué M.
Baz, Mlle Tramel ?
Ça aurait vraiment été stupide d'écrire l'histoire d'un meurtre et de tuer ensuite un homme de la façon que j'ai décrite dans mon bouquin. Je me serais désignée moi-même comme l'assassin. Je ne suis pas stupide.
Mademoiselle, nous savons que vous n'êtes pas stupide. C'était peut-être votre façon de vous faire disculper. Avoir écrit ce roman vous donne un alibi.
Ah oui, c'est vrai ce que vous dites. Mais la réponse est non. Je ne l'ai pas tué.
Vous prenez de la drogue, mademoiselle Tramel ?
Ça m'arrive.
Vous avez pris de la drogue avec monsieur Bass ?
Bien sûr.
Quel genre de drogue ?
Cocaine. Vous avez déjà baissé sous cocaïne ?
C'est étrange, je me souviens des signes sur les temps, de la pelouse en pente, de l'ombre humide du grand saule, de tout, sauf de moi. Je n'avais forcément pas cette tête-là, puisque c'était il y a tout ça. Mais dans ce bric-à-brac de la mémoire, chaque fois qu'on essaie de se souvenir du jeune homme que l'on était, on se revoit avec la tête de l'homme d'aujourd'hui.
C'est ça. C'est ce que je dis. T'es trop fluet. Pas de cash thoracique. Tu as un sacré courage pour y aller avec un tel physique.
La taille des poumons n'a rien à voir maintenant.
Non, le poumon n'a rien à voir là-dedans. Combien de temps tu restes en apnée pure ?
Plus que toi. Ah,
oui.
Ecoute ma bonne Suzanne, t'es une épouse modèle. Ici t'as que des qualités. Et physiquement t'es restée comme je pouvais l'espérer. C'est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c'était à faire, et ben je crois que je t'épouserais de nouveau. Mais tu m'emmerdes. Tu m'emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour. Mais tu m'emmerdes.
Elise Boyer-Eding, d'après votre dossier, vous avez fait 40 ans de votre perpétuité. Pensez-vous être réhabilité ?
Réhabilité. Voyons que je réfléchisse. Je crois que je n'ai aucune idée de ce que ça veut dire.
Eh bien, ça veut dire que vous êtes prêt à retourner dans la société.
Je ne sais pas ce que ça veut dire être prêt, Mouirson. Pour moi, c'est une simple formule. Un beau discours de politicien pour que... pour que des gamins dans votre genre portent des costumes cravate et ne soient pas au chômage. Que voulez-vous savoir exactement ? Si je regrette ce que j'ai fait ?
Faut grêter ?
Il n'y a pas un seul jour qui passe que j'éprouve des regrets. Pas parce que vous me le demandez que je devrais en avoir, mais parce que... Je repense à l'époque où j'étais dehors. Où j'étais... Un gamin idiot qui a commis un horrible crime. Vous devez lui parler, vous devez essayer de lui faire entendre raison, lui expliquer comment sont les choses. Mais je peux pas. Ce gosse est mort il y a longtemps. Il ne reste plus que ce vieux bonhomme. Je dois vivre avec ça. Réhabilité. Un mot qui veut rien dire. Alors, mon garçon, mettez tous vos tampons sur vos formulaires et ne me faites pas perdre mon temps. Parce que pour vous dire la vérité,
j'en ai rien à foutre. Houston, on a un problème.
On a une sous-tension générale du circuit B. Il y a des cerveaux commandes. Qu'est-ce qui arrive à l'ordinateur ? Il vient de se mettre en ligne. On a une autre alarme générale, Houston.
Je vérifie par secteur.
Là, c'est pas le clapet de pression. C'est peut-être le secteur C. L'ordinateur s'est remis en route.
Il faut que je reconfigure le SCS.
On a un voyant commun en direct.
Ça devient incompréhensible.
Le tableau d'avertissement s'allume de tous les côtés. Il faut réinitialiser et réenclencher.
Bon, je passe en SCS.
Terre démoniaque, ça vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman irlandais. C'est la perte complète de toute capacité motrice. Vision brouillée, perte d'équilibre, langue pâteuse. L'esprit se replie avec horreur, incapable qu'il ait de communiquer avec la colonne vertébrale. Ça rend le phénomène fascinant. Vous pouvez vraiment vous regarder avoir cet horrible comportement, mais vous ne pouvez rien contrôler. Vous approchez du tourniquet et vous savez qu'en y arrivant, il vous faudra donner 2 dollars au portier, où il ne vous laissera pas entrer. Mais si vous arrivez à ce tourniquet, tout va de travers. Un rotarien en colère vous bouscule et vous vous dites, mais qu'est-ce qu'il se passe ici, qu'est-ce qu'il y a ? Et vous vous entendez marmonner,
le chien a baisé le pape, c'est pas ma faute.
Les terres et la drogue parfaites pour Las Vegas. Cette ville adore les ivrognes.
Prends facile. Viens par là mon gars.
Alors ils nous ont fait franchir les tourniquets et ils nous ont lâché à l'intérieur.
Dave, arrêtez, arrêtez, je vous en prie, Dave, arrêtez, je vous en supplie, arrêtez, Dave, arrêtez, Dave. J'ai peur, j'ai peur, Dave. Dave, mon cerveau se vide, mon sang se vide. Je le sens, mon cerveau se débrouille. J'en suis certain, je le sens.
C'est avec la boisson que j'ai un problème ?
Euh, évitons de rendre cette situation déplaisante. On vous a trouvé un autre poste aux affaires étrangères. C'est un... C'est un niveau de confidentialité inférieur, mais... Mais ce n'est pas... On ne veut pas du tout...
Vous n'êtes pas foutu dehors.
Ceci est une agression. C'est la foutue boisson qui pose problème. Je vous emmerde, pelle, vous êtes mormon. À côté de vous, tout le monde doit avoir ce fichu problème. J'ai pas léché les fesses de qui, hein ? Dites-moi quelles fesses ! Je n'ai pas assez léché. Hein ? Faut pas déconner !
Écoutez... Non,
mais il y a un peu de franchise, ok ? Je viens juste d'être crucifié. C'est une affaire politique. Et je vous défie de me dire le contraire. Vous en foutrez des problèmes de boissons ! Il y a un problème avec les madoches ou les gitans.
Eh, qu'est-ce que tu fais le folie ? Va te faire voir.
On comprend pas grand-chose à ce qu'il raconte.
Eh, t'es Tommy ? T'as pas la caravane ? Monsieur O'Neill. Ah, arrête ta cambrée. Pas le mal, mec.
Il bouffe les mots. Il parle mal. Ça va bien ?
Ouais, t'en es doux et puis ça va pas.
Bref, le plus souvent, c'est du charabia.
Où t'es l'objet ? Eh, regardez la taille de ce type. Eh, tu me dis quoi ? Eh, môme, comment il fait ?
C'est une montagne, c'est sûr.
Eh,
môme ! Ah, comment il m'a staré ! C'est la star !
Vous aimez les énigmes ? Monsieur Martineau,
ça dépend de l'occasion.
En voilà une. Je suis noir et je pète souvent. Qui suis-je ?
Je sais pas, je dirais au hasard Amin Dada.
Mais non, réfléchissez, ça tombe sous le sens. Écoutez bien, je suis noir et je pète souvent. Alors, qui suis-je ?
Je sais pas.
Une durite.
Vous savez,
c'est les petits tuyaux noirs comme pour un alimentaire de voiture.
Ah non, ah oui, oui, c'est vrai, c'est vrai, ça pète souvent.
Alors, qu'est-ce que t'attardes pour servir M.
Martineau ?
Je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit.
Les gens, ce qu'ils aiment bien, c'est quand ça se termine bien.
Share
Embed
You may also like
Description
une heure de mix de musique et et dialogues de films contemporain sans commentaires.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Je vous jure, dans ce village, quand on veut entendre parler pour rien dire, pas la peine d'allumer la télé.
Trois petites notes de musique ont plié boutique au creux du souvenir. S'en est fini de leur tapage, elles tournent la page et vont s'endormir.
Mais un jour sans crier gare, elles vous reviennent en mémoire. Toi, tu voulais oublier un petit air galvaudé.
Voyez-vous, messieurs, vous ne comprendrez jamais. Regardez tous ces livres autour de vous. Une mine de connaissances à la portée de vos mains. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous jouez au poker toute la nuit. C'est ce qu'il faut savoir ?
C'est ça,
c'est rien. On est cultivés chez nous. Générique
Vous n'auriez pas une idée de leur nom ? Oh là là, ma petite fille, vous me posez une gueule ! On t'accorde, j'avais deux ans ! C'est exactement l'âge mental de ce crétin aujourd'hui.
Le crétin, c'est Lucien. C'est vrai que Lucien n'est peut-être pas un génie, mais Amélie l'aime bien. Elle aime sa façon délicate de saisir les endives. Comme si c'était des objets précieux qu'il devait manipuler avec respect. C'est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
Non mais regardez, on a l'impression qu'il est en train de recueillir un oiseau tombé du nid. Encore une chance que vous n'ayez pas demandé des raisons correntes, parce qu'alors là, vous n'aviez qu'à reposer lundi.
Alors tu te remues le trésor, mais non.
Mais la dame à la fois que ça a fait ! Pfff... Venez ! Vous n'avez qu'à aller voir ma mère. Elle a une mémoire d'éléphant ma mère ! Un éléphant de mer ! Ha
Il a fallu trois jours pour aménager le palais de sa majesté. Bien sûr, elle m'offrit un plein temps, et j'acceptais. J'acceptais, mais je savais quel enfer ce serait. L'enfer, c'est pas quelque chose qui te tombe dessus d'un coup, non. L'enfer, le véritable enfer, pèse peu à peu, comme les draps d'hiver mouillés. Tu as la mort vaunée, et les mains tellement gelées que tu finis par souhaiter qu'elles s'embourdissent. On n'est qu'en décembre, et tu sais qu'en février, leur peau sera si crevassée qu'elles se mettront à saigner rien qu'à serrer le poing. Mais tu continues, un drap, puis un autre, et de drap en drap sans que tu t'en rendes compte vingt ans passent. Aller !
Les institutions, la notoriété, le prestige, tout est bafoué et tout. Le roi s'endort, on dessoude le dauphin. Jolie manière. Mais attention, hein. J'ai bon caractère, mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse. C'est chouette comme métaphore, non ? C'est pas une métaphore. C'est une périphrase. Oh, fais pas chier. Ça, c'est une métaphore. Franchement je suis malin de soulager que tu t'en ailles Musique Je crois qu'on s'est assez vu, si tu veux savoir. Quoi ? Quand tu t'y mets, t'es une censure. Tu le sais, ça ! Et c'est... d'un ennui mortel. Je te jure que t'es vraiment d'un ennui mortel.
Je trouve que le craquement de la biscotte dans un appartement vide, c'est un côté rassurant.
Oh super,
j'ai déjà un inventeur handicapable ! Ah tiens donc, eh bien, j'imagine que t'es prêt pour l'expérience ?
On est des amis,
nous on est des mecs sympas,
vraiment !
Un mot de plus et je te couvre de sangsues, t'as pigé ?
En route...
Ok petit, voilà le tableau. A tout moment, il y a près de 1500 extraterrestres sur notre planète, parce que tous ici... Nathan, ils sont presque tous convenables, ils ne cherchent qu'à se faire un peu de blé. T'es chauffeur de taxi ? Non, y'en a pas trop que ça. Les humains, pour la plupart, ne se doutent de rien, sans envie ni besoin de savoir, c'est comme ça. Ils croient avoir de l'emprise sur les choses.
Pourquoi en avoir fait un secret, ils peuvent comprendre, ils sont intelligents ?
Une personne sûrement, mais en foule, on est con, on panique comme une horde d'animaux, et tu le sais. N'oublie pas qu'il y a 1500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était le centre de l'univers. N'oublie pas qu'il y a 500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était plate. Il y a moins de 20 minutes, tu étais sûr toi-même qu'on était seul sur cette planète.
Mépry, deux heures de retard, et pour finir, un prétexte débile, on va là-bas vite, même pas foutu d'inventer quelque chose de plausible, il n'y a que du mépris là-dedans.
Ils se sont excusés,
ça arrive d'être coincé en voiture.
Qu'est-ce que ça peut me foutre cette excuse sur les embouteillages ? Ils découvrent les embouteillages. Il y a des embouteillages ? Ça fait 40 ans qu'ils habitent ici, ils devraient être prévenus maintenant. À Paris, il y a des embouteillages. Non, non, tu comprends, être en retard, ça fait riche. Et quand on est célèbre comme lui, n'en parlons pas, c'est une tradition. C'est quasiment obligatoire. On tarde, on tarde, et on apparaît enfin au-dessus du peuple. Évidemment, c'est le monsieur qui passe à la télévision. Belle affaire. Quel con qui passe pas à la télévision. Soyez gentil, donnez-moi un petit peu de camembert. Excusez-moi. Un petit peu de chenal aussi,
s'il vous plaît. Voilà.
Merci.
Vous avez pas amené le beurre ?
Je vais vous le foutre sur la gueule. Le beurre...
Miss Marquette !
Monsieur Cheswick, asseyez-vous tout de suite !
Oui, mais je voudrais savoir...
Asseyez-vous, Monsieur Cheswick.
Je voudrais... Donne-lui donc ta cigarette, l'arrête. Je n'en ai plus. Non, rendez-la moi !
Je veux mes cigarettes, Miss Ratchet !
Je veux mes cigarettes ! Je veux les miennes, Miss Ratchet !
Et d'abord,
de quel droit à la con vous gardez nos cigarettes bien en évidence sur votre comptoir ? Et vous nous en... s'enfiler un paquet seulement quand ça vous chante.
Miss Ratchett.
Monsieur l'arrête.
Je suis désolé.
Vous m'étonnez.
J'ai dû perdre la tête, excusez-moi. Je n'ai pas la tête. Je suis sincèrement désolé. J'ai oublié, je ne voulais pas. Je suis vraiment content.
Ce n'est rien.
Miss Ratchett. I've been lonely, lonely too long Emotions, please leave me alone I found my love in Portofino Perché nei sogni credo ancora Lo strano gioco del destino Ha porto fino Ma ha preso il cuore
Je savais que l'on ne pourrait se passer l'un de l'autre longtemps. Je reviens te chercher. Mais tu vois, j'ai pas trop changé. Et je vois que de ton côté Tu as bien traversé
qui t'amontent et l'abîment.
Je comprends, oui, c'est même des sacrés chiens de chasse.
C'est des chiens de chasse si on les emmène à la chasse.
Tango, ce sera plutôt un chien d'agrément.
Tango, ça s'écrit comme un tango ?
Non, mais comment voulez-vous que ça s'écrive ? Comme pasodamble ?
Oh, je t'aime.
Y'a quelqu'un ? Y'a quelqu'un ?
Calmez-vous, calmez-vous. Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'est-ce que je veux ? Bah, je veux de l'essence.
C'est vous le pompiste ?
Ouais, c'est moi.
Qu'est-ce que vous foutez ? Ça fait dix minutes que je parote, moi ! J'ai été faire une course, mais c'est j'ai le droit, non ?
Hein,
qu'on est, vous en voulez ?
Le plat.
Qui c'est qui claque son cul comme ça ?
C'est moi. C'est lui.
Mais qu'est-ce qu'il y a ? Il peut le voir de chez ?
Mais qui c'est de mon fils ? Ici, c'est vous ou c'est lui ? Mais qu'est-ce que ça peut me foutre ? C'est mon neveu. C'est de l'essence que vous voulez ? Merci, mon neveu. Je te remercie, sans te, j'aurais dû me faire froid. Psst ! Psst ! Et tout à savoir plus c'est ? Vous la connaissez ? Vous l'avez vue ?
Eh bien sûr qu'on l'a vue !
Elle nous a glissé dans la poche de sa chemisette ! Comme trop sensé ! Et elle est jolie ? Pas mal ! Belle ! Jolie ! Voilà,
joli. Joli. Et qu'est-ce qu'il veut ? Elle est fauchée. Elle espère une récompense en échange de l'album. Ou alors, elle fait aussi la collègue de Photomaton. C'est ça. Comme nous,
elle nous a déjà. Elle voudrait faire l'échange contre un bord de la lunette.
Mais non, crétin !
Elle est amoureuse. Je la connais même pas. Mais si, tu la connais. Depuis quand ? Depuis...
toujours un délire et si tu te mariais qui voudrait être moi tu
ferais pas une bonne épouse j'aime trop m'amuser joli comme tu es c'est normal je sais pas
C'est toujours comme si j'allais mourir le lendemain.
Il y a quelque chose de trop fort en moi qui me pousse à faire des bêtises. I really, really want you now Said I really, really want you Kiss you darling We're really, really doing it now Avez-vous tué M.
Baz, Mlle Tramel ?
Ça aurait vraiment été stupide d'écrire l'histoire d'un meurtre et de tuer ensuite un homme de la façon que j'ai décrite dans mon bouquin. Je me serais désignée moi-même comme l'assassin. Je ne suis pas stupide.
Mademoiselle, nous savons que vous n'êtes pas stupide. C'était peut-être votre façon de vous faire disculper. Avoir écrit ce roman vous donne un alibi.
Ah oui, c'est vrai ce que vous dites. Mais la réponse est non. Je ne l'ai pas tué.
Vous prenez de la drogue, mademoiselle Tramel ?
Ça m'arrive.
Vous avez pris de la drogue avec monsieur Bass ?
Bien sûr.
Quel genre de drogue ?
Cocaine. Vous avez déjà baissé sous cocaïne ?
C'est étrange, je me souviens des signes sur les temps, de la pelouse en pente, de l'ombre humide du grand saule, de tout, sauf de moi. Je n'avais forcément pas cette tête-là, puisque c'était il y a tout ça. Mais dans ce bric-à-brac de la mémoire, chaque fois qu'on essaie de se souvenir du jeune homme que l'on était, on se revoit avec la tête de l'homme d'aujourd'hui.
C'est ça. C'est ce que je dis. T'es trop fluet. Pas de cash thoracique. Tu as un sacré courage pour y aller avec un tel physique.
La taille des poumons n'a rien à voir maintenant.
Non, le poumon n'a rien à voir là-dedans. Combien de temps tu restes en apnée pure ?
Plus que toi. Ah,
oui.
Ecoute ma bonne Suzanne, t'es une épouse modèle. Ici t'as que des qualités. Et physiquement t'es restée comme je pouvais l'espérer. C'est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c'était à faire, et ben je crois que je t'épouserais de nouveau. Mais tu m'emmerdes. Tu m'emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour. Mais tu m'emmerdes.
Elise Boyer-Eding, d'après votre dossier, vous avez fait 40 ans de votre perpétuité. Pensez-vous être réhabilité ?
Réhabilité. Voyons que je réfléchisse. Je crois que je n'ai aucune idée de ce que ça veut dire.
Eh bien, ça veut dire que vous êtes prêt à retourner dans la société.
Je ne sais pas ce que ça veut dire être prêt, Mouirson. Pour moi, c'est une simple formule. Un beau discours de politicien pour que... pour que des gamins dans votre genre portent des costumes cravate et ne soient pas au chômage. Que voulez-vous savoir exactement ? Si je regrette ce que j'ai fait ?
Faut grêter ?
Il n'y a pas un seul jour qui passe que j'éprouve des regrets. Pas parce que vous me le demandez que je devrais en avoir, mais parce que... Je repense à l'époque où j'étais dehors. Où j'étais... Un gamin idiot qui a commis un horrible crime. Vous devez lui parler, vous devez essayer de lui faire entendre raison, lui expliquer comment sont les choses. Mais je peux pas. Ce gosse est mort il y a longtemps. Il ne reste plus que ce vieux bonhomme. Je dois vivre avec ça. Réhabilité. Un mot qui veut rien dire. Alors, mon garçon, mettez tous vos tampons sur vos formulaires et ne me faites pas perdre mon temps. Parce que pour vous dire la vérité,
j'en ai rien à foutre. Houston, on a un problème.
On a une sous-tension générale du circuit B. Il y a des cerveaux commandes. Qu'est-ce qui arrive à l'ordinateur ? Il vient de se mettre en ligne. On a une autre alarme générale, Houston.
Je vérifie par secteur.
Là, c'est pas le clapet de pression. C'est peut-être le secteur C. L'ordinateur s'est remis en route.
Il faut que je reconfigure le SCS.
On a un voyant commun en direct.
Ça devient incompréhensible.
Le tableau d'avertissement s'allume de tous les côtés. Il faut réinitialiser et réenclencher.
Bon, je passe en SCS.
Terre démoniaque, ça vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman irlandais. C'est la perte complète de toute capacité motrice. Vision brouillée, perte d'équilibre, langue pâteuse. L'esprit se replie avec horreur, incapable qu'il ait de communiquer avec la colonne vertébrale. Ça rend le phénomène fascinant. Vous pouvez vraiment vous regarder avoir cet horrible comportement, mais vous ne pouvez rien contrôler. Vous approchez du tourniquet et vous savez qu'en y arrivant, il vous faudra donner 2 dollars au portier, où il ne vous laissera pas entrer. Mais si vous arrivez à ce tourniquet, tout va de travers. Un rotarien en colère vous bouscule et vous vous dites, mais qu'est-ce qu'il se passe ici, qu'est-ce qu'il y a ? Et vous vous entendez marmonner,
le chien a baisé le pape, c'est pas ma faute.
Les terres et la drogue parfaites pour Las Vegas. Cette ville adore les ivrognes.
Prends facile. Viens par là mon gars.
Alors ils nous ont fait franchir les tourniquets et ils nous ont lâché à l'intérieur.
Dave, arrêtez, arrêtez, je vous en prie, Dave, arrêtez, je vous en supplie, arrêtez, Dave, arrêtez, Dave. J'ai peur, j'ai peur, Dave. Dave, mon cerveau se vide, mon sang se vide. Je le sens, mon cerveau se débrouille. J'en suis certain, je le sens.
C'est avec la boisson que j'ai un problème ?
Euh, évitons de rendre cette situation déplaisante. On vous a trouvé un autre poste aux affaires étrangères. C'est un... C'est un niveau de confidentialité inférieur, mais... Mais ce n'est pas... On ne veut pas du tout...
Vous n'êtes pas foutu dehors.
Ceci est une agression. C'est la foutue boisson qui pose problème. Je vous emmerde, pelle, vous êtes mormon. À côté de vous, tout le monde doit avoir ce fichu problème. J'ai pas léché les fesses de qui, hein ? Dites-moi quelles fesses ! Je n'ai pas assez léché. Hein ? Faut pas déconner !
Écoutez... Non,
mais il y a un peu de franchise, ok ? Je viens juste d'être crucifié. C'est une affaire politique. Et je vous défie de me dire le contraire. Vous en foutrez des problèmes de boissons ! Il y a un problème avec les madoches ou les gitans.
Eh, qu'est-ce que tu fais le folie ? Va te faire voir.
On comprend pas grand-chose à ce qu'il raconte.
Eh, t'es Tommy ? T'as pas la caravane ? Monsieur O'Neill. Ah, arrête ta cambrée. Pas le mal, mec.
Il bouffe les mots. Il parle mal. Ça va bien ?
Ouais, t'en es doux et puis ça va pas.
Bref, le plus souvent, c'est du charabia.
Où t'es l'objet ? Eh, regardez la taille de ce type. Eh, tu me dis quoi ? Eh, môme, comment il fait ?
C'est une montagne, c'est sûr.
Eh,
môme ! Ah, comment il m'a staré ! C'est la star !
Vous aimez les énigmes ? Monsieur Martineau,
ça dépend de l'occasion.
En voilà une. Je suis noir et je pète souvent. Qui suis-je ?
Je sais pas, je dirais au hasard Amin Dada.
Mais non, réfléchissez, ça tombe sous le sens. Écoutez bien, je suis noir et je pète souvent. Alors, qui suis-je ?
Je sais pas.
Une durite.
Vous savez,
c'est les petits tuyaux noirs comme pour un alimentaire de voiture.
Ah non, ah oui, oui, c'est vrai, c'est vrai, ça pète souvent.
Alors, qu'est-ce que t'attardes pour servir M.
Martineau ?
Je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit.
Les gens, ce qu'ils aiment bien, c'est quand ça se termine bien.
Description
une heure de mix de musique et et dialogues de films contemporain sans commentaires.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Je vous jure, dans ce village, quand on veut entendre parler pour rien dire, pas la peine d'allumer la télé.
Trois petites notes de musique ont plié boutique au creux du souvenir. S'en est fini de leur tapage, elles tournent la page et vont s'endormir.
Mais un jour sans crier gare, elles vous reviennent en mémoire. Toi, tu voulais oublier un petit air galvaudé.
Voyez-vous, messieurs, vous ne comprendrez jamais. Regardez tous ces livres autour de vous. Une mine de connaissances à la portée de vos mains. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous jouez au poker toute la nuit. C'est ce qu'il faut savoir ?
C'est ça,
c'est rien. On est cultivés chez nous. Générique
Vous n'auriez pas une idée de leur nom ? Oh là là, ma petite fille, vous me posez une gueule ! On t'accorde, j'avais deux ans ! C'est exactement l'âge mental de ce crétin aujourd'hui.
Le crétin, c'est Lucien. C'est vrai que Lucien n'est peut-être pas un génie, mais Amélie l'aime bien. Elle aime sa façon délicate de saisir les endives. Comme si c'était des objets précieux qu'il devait manipuler avec respect. C'est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
Non mais regardez, on a l'impression qu'il est en train de recueillir un oiseau tombé du nid. Encore une chance que vous n'ayez pas demandé des raisons correntes, parce qu'alors là, vous n'aviez qu'à reposer lundi.
Alors tu te remues le trésor, mais non.
Mais la dame à la fois que ça a fait ! Pfff... Venez ! Vous n'avez qu'à aller voir ma mère. Elle a une mémoire d'éléphant ma mère ! Un éléphant de mer ! Ha
Il a fallu trois jours pour aménager le palais de sa majesté. Bien sûr, elle m'offrit un plein temps, et j'acceptais. J'acceptais, mais je savais quel enfer ce serait. L'enfer, c'est pas quelque chose qui te tombe dessus d'un coup, non. L'enfer, le véritable enfer, pèse peu à peu, comme les draps d'hiver mouillés. Tu as la mort vaunée, et les mains tellement gelées que tu finis par souhaiter qu'elles s'embourdissent. On n'est qu'en décembre, et tu sais qu'en février, leur peau sera si crevassée qu'elles se mettront à saigner rien qu'à serrer le poing. Mais tu continues, un drap, puis un autre, et de drap en drap sans que tu t'en rendes compte vingt ans passent. Aller !
Les institutions, la notoriété, le prestige, tout est bafoué et tout. Le roi s'endort, on dessoude le dauphin. Jolie manière. Mais attention, hein. J'ai bon caractère, mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse. C'est chouette comme métaphore, non ? C'est pas une métaphore. C'est une périphrase. Oh, fais pas chier. Ça, c'est une métaphore. Franchement je suis malin de soulager que tu t'en ailles Musique Je crois qu'on s'est assez vu, si tu veux savoir. Quoi ? Quand tu t'y mets, t'es une censure. Tu le sais, ça ! Et c'est... d'un ennui mortel. Je te jure que t'es vraiment d'un ennui mortel.
Je trouve que le craquement de la biscotte dans un appartement vide, c'est un côté rassurant.
Oh super,
j'ai déjà un inventeur handicapable ! Ah tiens donc, eh bien, j'imagine que t'es prêt pour l'expérience ?
On est des amis,
nous on est des mecs sympas,
vraiment !
Un mot de plus et je te couvre de sangsues, t'as pigé ?
En route...
Ok petit, voilà le tableau. A tout moment, il y a près de 1500 extraterrestres sur notre planète, parce que tous ici... Nathan, ils sont presque tous convenables, ils ne cherchent qu'à se faire un peu de blé. T'es chauffeur de taxi ? Non, y'en a pas trop que ça. Les humains, pour la plupart, ne se doutent de rien, sans envie ni besoin de savoir, c'est comme ça. Ils croient avoir de l'emprise sur les choses.
Pourquoi en avoir fait un secret, ils peuvent comprendre, ils sont intelligents ?
Une personne sûrement, mais en foule, on est con, on panique comme une horde d'animaux, et tu le sais. N'oublie pas qu'il y a 1500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était le centre de l'univers. N'oublie pas qu'il y a 500 ans, tout le monde était sûr que la Terre était plate. Il y a moins de 20 minutes, tu étais sûr toi-même qu'on était seul sur cette planète.
Mépry, deux heures de retard, et pour finir, un prétexte débile, on va là-bas vite, même pas foutu d'inventer quelque chose de plausible, il n'y a que du mépris là-dedans.
Ils se sont excusés,
ça arrive d'être coincé en voiture.
Qu'est-ce que ça peut me foutre cette excuse sur les embouteillages ? Ils découvrent les embouteillages. Il y a des embouteillages ? Ça fait 40 ans qu'ils habitent ici, ils devraient être prévenus maintenant. À Paris, il y a des embouteillages. Non, non, tu comprends, être en retard, ça fait riche. Et quand on est célèbre comme lui, n'en parlons pas, c'est une tradition. C'est quasiment obligatoire. On tarde, on tarde, et on apparaît enfin au-dessus du peuple. Évidemment, c'est le monsieur qui passe à la télévision. Belle affaire. Quel con qui passe pas à la télévision. Soyez gentil, donnez-moi un petit peu de camembert. Excusez-moi. Un petit peu de chenal aussi,
s'il vous plaît. Voilà.
Merci.
Vous avez pas amené le beurre ?
Je vais vous le foutre sur la gueule. Le beurre...
Miss Marquette !
Monsieur Cheswick, asseyez-vous tout de suite !
Oui, mais je voudrais savoir...
Asseyez-vous, Monsieur Cheswick.
Je voudrais... Donne-lui donc ta cigarette, l'arrête. Je n'en ai plus. Non, rendez-la moi !
Je veux mes cigarettes, Miss Ratchet !
Je veux mes cigarettes ! Je veux les miennes, Miss Ratchet !
Et d'abord,
de quel droit à la con vous gardez nos cigarettes bien en évidence sur votre comptoir ? Et vous nous en... s'enfiler un paquet seulement quand ça vous chante.
Miss Ratchett.
Monsieur l'arrête.
Je suis désolé.
Vous m'étonnez.
J'ai dû perdre la tête, excusez-moi. Je n'ai pas la tête. Je suis sincèrement désolé. J'ai oublié, je ne voulais pas. Je suis vraiment content.
Ce n'est rien.
Miss Ratchett. I've been lonely, lonely too long Emotions, please leave me alone I found my love in Portofino Perché nei sogni credo ancora Lo strano gioco del destino Ha porto fino Ma ha preso il cuore
Je savais que l'on ne pourrait se passer l'un de l'autre longtemps. Je reviens te chercher. Mais tu vois, j'ai pas trop changé. Et je vois que de ton côté Tu as bien traversé
qui t'amontent et l'abîment.
Je comprends, oui, c'est même des sacrés chiens de chasse.
C'est des chiens de chasse si on les emmène à la chasse.
Tango, ce sera plutôt un chien d'agrément.
Tango, ça s'écrit comme un tango ?
Non, mais comment voulez-vous que ça s'écrive ? Comme pasodamble ?
Oh, je t'aime.
Y'a quelqu'un ? Y'a quelqu'un ?
Calmez-vous, calmez-vous. Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'est-ce que je veux ? Bah, je veux de l'essence.
C'est vous le pompiste ?
Ouais, c'est moi.
Qu'est-ce que vous foutez ? Ça fait dix minutes que je parote, moi ! J'ai été faire une course, mais c'est j'ai le droit, non ?
Hein,
qu'on est, vous en voulez ?
Le plat.
Qui c'est qui claque son cul comme ça ?
C'est moi. C'est lui.
Mais qu'est-ce qu'il y a ? Il peut le voir de chez ?
Mais qui c'est de mon fils ? Ici, c'est vous ou c'est lui ? Mais qu'est-ce que ça peut me foutre ? C'est mon neveu. C'est de l'essence que vous voulez ? Merci, mon neveu. Je te remercie, sans te, j'aurais dû me faire froid. Psst ! Psst ! Et tout à savoir plus c'est ? Vous la connaissez ? Vous l'avez vue ?
Eh bien sûr qu'on l'a vue !
Elle nous a glissé dans la poche de sa chemisette ! Comme trop sensé ! Et elle est jolie ? Pas mal ! Belle ! Jolie ! Voilà,
joli. Joli. Et qu'est-ce qu'il veut ? Elle est fauchée. Elle espère une récompense en échange de l'album. Ou alors, elle fait aussi la collègue de Photomaton. C'est ça. Comme nous,
elle nous a déjà. Elle voudrait faire l'échange contre un bord de la lunette.
Mais non, crétin !
Elle est amoureuse. Je la connais même pas. Mais si, tu la connais. Depuis quand ? Depuis...
toujours un délire et si tu te mariais qui voudrait être moi tu
ferais pas une bonne épouse j'aime trop m'amuser joli comme tu es c'est normal je sais pas
C'est toujours comme si j'allais mourir le lendemain.
Il y a quelque chose de trop fort en moi qui me pousse à faire des bêtises. I really, really want you now Said I really, really want you Kiss you darling We're really, really doing it now Avez-vous tué M.
Baz, Mlle Tramel ?
Ça aurait vraiment été stupide d'écrire l'histoire d'un meurtre et de tuer ensuite un homme de la façon que j'ai décrite dans mon bouquin. Je me serais désignée moi-même comme l'assassin. Je ne suis pas stupide.
Mademoiselle, nous savons que vous n'êtes pas stupide. C'était peut-être votre façon de vous faire disculper. Avoir écrit ce roman vous donne un alibi.
Ah oui, c'est vrai ce que vous dites. Mais la réponse est non. Je ne l'ai pas tué.
Vous prenez de la drogue, mademoiselle Tramel ?
Ça m'arrive.
Vous avez pris de la drogue avec monsieur Bass ?
Bien sûr.
Quel genre de drogue ?
Cocaine. Vous avez déjà baissé sous cocaïne ?
C'est étrange, je me souviens des signes sur les temps, de la pelouse en pente, de l'ombre humide du grand saule, de tout, sauf de moi. Je n'avais forcément pas cette tête-là, puisque c'était il y a tout ça. Mais dans ce bric-à-brac de la mémoire, chaque fois qu'on essaie de se souvenir du jeune homme que l'on était, on se revoit avec la tête de l'homme d'aujourd'hui.
C'est ça. C'est ce que je dis. T'es trop fluet. Pas de cash thoracique. Tu as un sacré courage pour y aller avec un tel physique.
La taille des poumons n'a rien à voir maintenant.
Non, le poumon n'a rien à voir là-dedans. Combien de temps tu restes en apnée pure ?
Plus que toi. Ah,
oui.
Ecoute ma bonne Suzanne, t'es une épouse modèle. Ici t'as que des qualités. Et physiquement t'es restée comme je pouvais l'espérer. C'est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c'était à faire, et ben je crois que je t'épouserais de nouveau. Mais tu m'emmerdes. Tu m'emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour. Mais tu m'emmerdes.
Elise Boyer-Eding, d'après votre dossier, vous avez fait 40 ans de votre perpétuité. Pensez-vous être réhabilité ?
Réhabilité. Voyons que je réfléchisse. Je crois que je n'ai aucune idée de ce que ça veut dire.
Eh bien, ça veut dire que vous êtes prêt à retourner dans la société.
Je ne sais pas ce que ça veut dire être prêt, Mouirson. Pour moi, c'est une simple formule. Un beau discours de politicien pour que... pour que des gamins dans votre genre portent des costumes cravate et ne soient pas au chômage. Que voulez-vous savoir exactement ? Si je regrette ce que j'ai fait ?
Faut grêter ?
Il n'y a pas un seul jour qui passe que j'éprouve des regrets. Pas parce que vous me le demandez que je devrais en avoir, mais parce que... Je repense à l'époque où j'étais dehors. Où j'étais... Un gamin idiot qui a commis un horrible crime. Vous devez lui parler, vous devez essayer de lui faire entendre raison, lui expliquer comment sont les choses. Mais je peux pas. Ce gosse est mort il y a longtemps. Il ne reste plus que ce vieux bonhomme. Je dois vivre avec ça. Réhabilité. Un mot qui veut rien dire. Alors, mon garçon, mettez tous vos tampons sur vos formulaires et ne me faites pas perdre mon temps. Parce que pour vous dire la vérité,
j'en ai rien à foutre. Houston, on a un problème.
On a une sous-tension générale du circuit B. Il y a des cerveaux commandes. Qu'est-ce qui arrive à l'ordinateur ? Il vient de se mettre en ligne. On a une autre alarme générale, Houston.
Je vérifie par secteur.
Là, c'est pas le clapet de pression. C'est peut-être le secteur C. L'ordinateur s'est remis en route.
Il faut que je reconfigure le SCS.
On a un voyant commun en direct.
Ça devient incompréhensible.
Le tableau d'avertissement s'allume de tous les côtés. Il faut réinitialiser et réenclencher.
Bon, je passe en SCS.
Terre démoniaque, ça vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman irlandais. C'est la perte complète de toute capacité motrice. Vision brouillée, perte d'équilibre, langue pâteuse. L'esprit se replie avec horreur, incapable qu'il ait de communiquer avec la colonne vertébrale. Ça rend le phénomène fascinant. Vous pouvez vraiment vous regarder avoir cet horrible comportement, mais vous ne pouvez rien contrôler. Vous approchez du tourniquet et vous savez qu'en y arrivant, il vous faudra donner 2 dollars au portier, où il ne vous laissera pas entrer. Mais si vous arrivez à ce tourniquet, tout va de travers. Un rotarien en colère vous bouscule et vous vous dites, mais qu'est-ce qu'il se passe ici, qu'est-ce qu'il y a ? Et vous vous entendez marmonner,
le chien a baisé le pape, c'est pas ma faute.
Les terres et la drogue parfaites pour Las Vegas. Cette ville adore les ivrognes.
Prends facile. Viens par là mon gars.
Alors ils nous ont fait franchir les tourniquets et ils nous ont lâché à l'intérieur.
Dave, arrêtez, arrêtez, je vous en prie, Dave, arrêtez, je vous en supplie, arrêtez, Dave, arrêtez, Dave. J'ai peur, j'ai peur, Dave. Dave, mon cerveau se vide, mon sang se vide. Je le sens, mon cerveau se débrouille. J'en suis certain, je le sens.
C'est avec la boisson que j'ai un problème ?
Euh, évitons de rendre cette situation déplaisante. On vous a trouvé un autre poste aux affaires étrangères. C'est un... C'est un niveau de confidentialité inférieur, mais... Mais ce n'est pas... On ne veut pas du tout...
Vous n'êtes pas foutu dehors.
Ceci est une agression. C'est la foutue boisson qui pose problème. Je vous emmerde, pelle, vous êtes mormon. À côté de vous, tout le monde doit avoir ce fichu problème. J'ai pas léché les fesses de qui, hein ? Dites-moi quelles fesses ! Je n'ai pas assez léché. Hein ? Faut pas déconner !
Écoutez... Non,
mais il y a un peu de franchise, ok ? Je viens juste d'être crucifié. C'est une affaire politique. Et je vous défie de me dire le contraire. Vous en foutrez des problèmes de boissons ! Il y a un problème avec les madoches ou les gitans.
Eh, qu'est-ce que tu fais le folie ? Va te faire voir.
On comprend pas grand-chose à ce qu'il raconte.
Eh, t'es Tommy ? T'as pas la caravane ? Monsieur O'Neill. Ah, arrête ta cambrée. Pas le mal, mec.
Il bouffe les mots. Il parle mal. Ça va bien ?
Ouais, t'en es doux et puis ça va pas.
Bref, le plus souvent, c'est du charabia.
Où t'es l'objet ? Eh, regardez la taille de ce type. Eh, tu me dis quoi ? Eh, môme, comment il fait ?
C'est une montagne, c'est sûr.
Eh,
môme ! Ah, comment il m'a staré ! C'est la star !
Vous aimez les énigmes ? Monsieur Martineau,
ça dépend de l'occasion.
En voilà une. Je suis noir et je pète souvent. Qui suis-je ?
Je sais pas, je dirais au hasard Amin Dada.
Mais non, réfléchissez, ça tombe sous le sens. Écoutez bien, je suis noir et je pète souvent. Alors, qui suis-je ?
Je sais pas.
Une durite.
Vous savez,
c'est les petits tuyaux noirs comme pour un alimentaire de voiture.
Ah non, ah oui, oui, c'est vrai, c'est vrai, ça pète souvent.
Alors, qu'est-ce que t'attardes pour servir M.
Martineau ?
Je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit.
Les gens, ce qu'ils aiment bien, c'est quand ça se termine bien.
Share
Embed
You may also like