- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue sur mon balado, je m'appelle toujours Claire Bardin et j'ai le plaisir de vous accueillir et de vous inviter à rejoindre une nouvelle conversation colorée et dynamique avec nul autre que Marie Letart. J'ai l'impression qu'on connaît tous un peu Marie, alors ça pouvait être un choix audacieux que de l'inviter ici. Et pourtant, vous connaissez peut-être Marie l'entrepreneur, l'heureuse fondatrice derrière la boutique emblématique et incontournable de Montréal. bouche bée. Vous connaissez peut-être aussi Marie par son rôle, sa place en tout cas, qu'elle a su prendre sur les réseaux sociaux depuis déjà un petit bout de temps. Marie nous partage au quotidien des réflexions, des couleurs, de la joie. Marie est tout simplement rafraîchissante. Alors comme j'avais l'impression qu'on connaissait tous un peu Marie, j'ai fait le choix de prendre de la hauteur avec elle et vous le verrez parfois on s'est envolé très loin mais toujours avec beaucoup de sens de l'humour. Parce que oui, Marie a énormément de mots. Avec Marie, j'ai voulu qu'on parle évidemment d'entrepreneuriat, mais davantage de comment, tranquillement, elle a ressenti le besoin de dissocier Marie de sa boutique Bouchbée. C'est passionnant. Marie nous livre aussi avec une forme de vulnérabilité et de sincérité pour lesquelles je la remercie. Comment une épreuve de la vie en lien avec sa santé lui ont permis très tôt dans sa vie de poser les fondations de qui elle est encore aujourd'hui. toujours s'écouter. On parle des réseaux sociaux, évidemment, et de son rôle de nano-influenceuse et de son rapport à la communauté. Et enfin, évidemment, on parle de son dernier projet. Je vous invite à rester jusqu'au bout et surtout à rire avec nous, à vous laisser emporter par cette discussion qui est une discussion chaleureuse et amicale, colorée et joviale. Littéralement, un petit bonbon sur le cœur. Alors, Marie, reste telle que tu es. Et à vous, auditeurs, auditrices, savourez chaque seconde. Bonne écoute. Salut Marie, merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Salut Claire.
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Eh bien écoute, ça va bien.
- Speaker #0
C'est toujours spécial de dire bonjour au micro, sachant qu'en fait je suis déjà installée chez toi depuis 30 ans. C'est ça,
- Speaker #1
je n'ai même pas compté qu'on avait commencé en fait.
- Speaker #0
Que tu dois me réaccueillir. Que je dois te faire redire bonjour. C'est moi qui te dis bonjour chez toi, bienvenue dans mon podcast, mais chez toi. Oui, que je suis ravie de t'avoir. Bienvenue à la maison. Voilà, merci beaucoup. C'est très beau, c'est très à ton image. Donc, je suis absolument choyée de m'incruster.
- Speaker #1
Je suis très B-inspired.
- Speaker #0
Oui, mais du coup, tu incarnes pleinement ta boutique. Je confirme pour ceux qui vont nous écouter. Elle est curieuse, je vous confirme que Marie, jusqu'au bout, porte bien ses choix de bilingue directives. Il y a vraiment quelque chose qui se tient, c'est fantastique. Marie, pour celles et ceux qui te connaissent déjà, mais je souhaite pour tous ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu veux bien te présenter, s'il te plaît ?
- Speaker #1
Eh bien oui, donc moi je m'appelle Marie Letard, je suis la fondatrice propriétaire de la boutique Pignon sur rue Boucher B, boutique Pignon sur rue et boutique en ligne depuis 2020. heureuse expatriée au Québec depuis 2010. Bah ouais, quand même.
- Speaker #0
Ça va faire 15 ans.
- Speaker #1
Ouais, l'année prochaine, ça va faire 15 ans. Ma vie d'adulte est au Québec.
- Speaker #0
Vraiment,
- Speaker #1
j'ai très peu de souvenirs du marché de l'emploi, etc. Donc, vraiment, entrepreneur un peu par la force des choses, j'ai envie de te dire. Quatrième génération femme commerçante, quand même. Ça, j'aime bien le dire. Je trouve ça cool. J'en suis quand même assez fière. Ça résume à peu près. C'est génial.
- Speaker #0
Tu mets toutes les étiquettes que tu veux. Moi, je suis particulièrement ravie de t'avoir parce que je trouve que tu es une curiosité, Marie Letart. Donc, je vais essayer. par mes questions que je nous souhaite très pertinentes. C'est le scorpion. De trouver, oui, exactement, le côté mystérieux de Marie. Donc, comme je te l'avais dit, je pense qu'on va, parce que ça intéresse toujours tout le monde quand même, le parcours entrepreneurial, même si le podcast ne fait pas que ça. On va creuser le Marie derrière Bouche B. Oui. Et puis ensuite, on ira peut-être dans du Marie tout court, en fait.
- Speaker #1
Oui, parce qu'il existe quand même encore.
- Speaker #0
Parce que Bouche B, maintenant, et je pense que tu le démontres super bien, respire sans toi aussi. Oui. Est-ce que tu es fière ?
- Speaker #1
C'est super important de le dire Vraiment pas plus tard qu'il y a quelques semaines j'ai envoyé un vocal à une de mes amies que je savais qu'elle allait l'écouter avec toute la joie que j'avais de lui envoyer et je lui disais je suis si reconnaissante envers moi-même d'être là où je suis en ce moment de me permettre ce moment-là, etc. Et puis d'être capable de le faire, que ça fonctionne. En fait, bonne table dans le dos à moi, parce que déjà, ce n'est pas tout le monde qui arrive à le faire. Et moi, ça ne voulait pas dire que j'allais réussir. Je suis contente, quoi.
- Speaker #0
Je trouve ça super important de le dire au micro et de se le dire à soi aussi, parce qu'on en parlait hier avec une grande dame... Isabelle Hudon pour la nommer, qui est la chef de la BDC, mais elle disait, mais en fait, les femmes, dès que tu dis que t'es fière de toi, ou que t'as fait une super bonne job et tout, eh bien, tout de suite, ça a un manque d'humilité. Alors que si les mecs le disent, c'est correct. Donc, merci Marie de le dire.
- Speaker #1
Bah écoute, c'est pas quelque chose que je ressentis souvent, mais j'arrive à prendre du recul parfois, et à me dire, là, à un moment donné, ça semble évident que tu peux être fière de toi. C'est un moment.
- Speaker #0
Oui, c'est objectivement.
- Speaker #1
C'est de façon très objective. Je ne suis pas pas fière de moi quand je me rends compte que je peux partir plusieurs semaines et que mon entreprise roule et qu'on a une confiance partagée de mes employés et moi avec elle, etc. Et que ça roule, en fait. Je veux dire, je souhaite à n'importe qui d'être fière de soi quand on arrive à faire ça.
- Speaker #0
Surtout en quand même peu de temps, parce que mine de rien...
- Speaker #1
Ouais, ouais. Tu n'arrives pas à le faire. Je l'ai fait quand même assez vite, finalement. Dès la première année, je suis partie.
- Speaker #0
Oui. Mais justement, ton bouche-pais est encore jeune. Enfin, moi, je l'accueille encore jeune. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. C'est sûr qu'il y a des étapes dans la vie d'un commerce de détail et tout. En 2022, on m'avait dit, donc ça faisait quatre ans, on m'avait dit, tu vas voir, quand tu vas passer les cinq ans, tout va être plus facile. Et en fait, c'est vrai.
- Speaker #0
Tu l'expériences.
- Speaker #1
Oui, vraiment beaucoup. Parce qu'on a vu beaucoup de choses, en fait. Oui,
- Speaker #0
puis il y a une forme de répétition peut-être, ou de zone de confort qui se dessine.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, tu as presque vu un peu toutes les saisons, toutes les situations,
- Speaker #0
toutes les pandémies.
- Speaker #1
Non, mais franchement...
- Speaker #0
Non, mais c'est clair, s'il y a bien eu un test ultime, c'était celui-là.
- Speaker #1
Oui, effectivement.
- Speaker #0
Donc c'est génial que tu m'amènes là-dessus, parce que non, je ne parlerai pas de la pandémie, mais... Non, non. D'après mes recherches, le 1er juin 2018, tu signais ton bail. Oui. Donc, on approche tranquillement au moment où on se parle. On est le 23 mai. Je pense que tu es tellement proche de ta communauté et des réseaux sociaux que je n'ai pas envie de te dire, OK, le regard sur les 5, 6 dernières années. Mais c'est quoi les perspectives d'avenir, peut-être plus pour Boucher B, si tu te projettes ? Qu'est-ce que tu vois ?
- Speaker #1
Ouh là là !
- Speaker #0
Est-ce que tu te projettes d'ailleurs ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'est génial ! Justement parce qu'il y a effet post-pandémie ?
- Speaker #1
Non, je crois que c'est ma nature. Je pense qu'avec du recul et en vieillissant tranquillement, je me dis que ça fait partie de ma personnalité de ne pas trop me projeter parce que je constate avec les années que j'ai quand même des signes qui montrent que je suis une personne qui vit avec de l'anxiété. J'ai eu des signaux un peu de toutes parts que ça faisait partie de moi et aujourd'hui j'arrive à le nommer sans avoir un diagnostic professionnel ou quoi que ce soit. Tu te connais. Ouais, je me connais, j'arrive à comprendre les signes, etc. Je me renseigne aussi modérément. Je ne suis pas non plus à lire, à lire, à lire là-dessus parce qu'au bout d'un moment,
- Speaker #0
ça peut juste...
- Speaker #1
J'ai juste envie de me comprendre moi. Je n'ai pas envie de comprendre ce qu'on me dit dans les livres ou quoi. Et ça, c'est important. Tout ça pour dire que Bush B, ce n'est pas... Un peu comme dans tout, dans ma vie, j'ai du mal à me projeter très loin. Moi, je suis, tu le sais, beaucoup dans la spontanéité, dans l'authenticité aussi. Et donc là, me demander, ça sera quoi dans cinq ans ? aucune idée. Il y a des choses qu'on arrive à faire en l'espace de 5 jours et qui sont un succès. Donc je me dis, ok, pourquoi planifier dans 5 ans si on arrive à rebondir comme ça ? C'est pas toujours la manière de travailler la plus agréable, j'en conviens.
- Speaker #0
Mais si elle fonctionne pour toi,
- Speaker #1
pourquoi pas ? C'est ça. Maintenant, c'est quand même important aussi de se projeter parce qu'il faut aussi se demander soit où est-ce qu'on a envie d'être. Je fais des petites check-ups avec moi-même et mon conjoint pour voir un petit peu si on avance ici un peu en même temps, etc. Et pour moi, Bouchubé, il y a eu des moments où je me disais...
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Je vais pas faire ça pendant 15 ans. Mais ça, c'est un peu notre génération aussi. On aime bien changer, machin, etc. Et puis quand on est dans des périodes, on veut pas en parler, mais se taper une pandémie au bout d'un an et demi que t'as ouvert ton commerce de détail, ça fout quand même les boules. Se taper un an de travaux majeurs en plein devant aussi dans Montréal, c'est quand même un enjeu. Et puis tous les petits aléas du quotidien qui se collent à tout ça. Donc des fois, je me dis, mais... Oh là là, c'est quand même beaucoup. Un commerce pignon sur rue, c'est beaucoup. Puis aussi l'image qu'on en a. Des fois, on a l'impression qu'il faut toujours être là, les deux pieds dans la boutique constamment.
- Speaker #0
La preuve est aujourd'hui que tu as une maison et donc que tu ne dors pas à la boutique.
- Speaker #1
Ah bah non, non, non. J'ai enlevé mon lit de corps.
- Speaker #0
Ah, parfait.
- Speaker #1
Non, il n'y en a jamais eu. Tout ça pour dire qu'à un moment donné, quand il y a eu des gros trucs qui ont été terminés et puis que j'ai fait des changements aussi, moi... Il y a quand même eu un moment où j'ai décidé officiellement de ne plus du tout être rattachée aux horaires de la boutique. C'est-à-dire que je voulais vraiment que les horaires ouverture, fermeture ne soient plus du tout en lien avec moi. Je n'ai plus besoin d'être là. Je suis là en soutien, je suis là quand je le souhaite, je le souhaite très souvent. Je n'ai plus l'obligation. Et ça, ça a vraiment fait un switch. Et à partir de là, j'ai pu travailler différemment. On dirait que c'est à ce moment-là où je me suis dit, Bush B va avoir 5 ans, par exemple. C'est pas assez. On a du fun, c'est le fun, les gens aiment ça. On a des commentaires des gens tous les jours, etc. Et je me dis, 5 ans, non, je ne peux pas avoir fait tout ça juste pour 5 ans de ma vie, quoi. Et donc, j'arrive à me projeter plus loin. Renouveler un bail pour 5 ans, voire 10, ça ne m'a pas fait peur du tout.
- Speaker #0
Parce que tu as renouvelé à tes 5 ans ? Alors moi,
- Speaker #1
petite partie technique qui pourrait en intéresser certains. Quand j'ai fait la signature de mon bail, j'ai négocié dedans un renouvellement. Donc, je signais pour 5 ans. J'avais aussi négocié une sortie de bail, un genre de préavis de 6 mois pour m'éviter d'être... Voilà, dans la mouise, si jamais ça ne fonctionnait pas, au Chez Lagaf, ce n'est pas non plus le quartier destiné à ce type de commerce. Il y en a beaucoup qui ne croyaient pas. Et donc, j'avais négocié ça, un renouvellement de 5 ans. Donc, en fait, quand j'ai signé ce fameux 1er juin 2018, je savais pendant 10 ans combien mon loyer allait me coûter, en fait. Donc, j'avais une belle visibilité. Et là, on a refait pareil. C'est-à-dire, j'avais mon renouvellement, on l'a scrappé. On a refait un bail encore pour 5 plus renouvellement. Donc là, j'ai encore un 10 ans. Donc, bouche bée, peut-être 15 ans.
- Speaker #0
Non mais soyez tous en crainte, les grands consommateurs et fans de Bouches B. Bien inscrit dans le béton, c'est devenu un endroit quasiment incontournable.
- Speaker #1
Ouais, c'était un souhait, vraiment. Moi, je pense même dans mon plan d'affaires que j'avais fait, je le mentionnais comme étant un souhait que ça devienne une adresse incontournable parce que dans Oshelaga, on a des adresses incontournables et c'est ça qui fait la richesse du quartier, c'est qu'on n'est pas... pour le moment envahie de grandes enseignes de franchise, etc. Et c'est ce genre de petit commerce qui fait que les gens vont se déplacer, vont être fiers de leur quartier, fiers de le faire découvrir, amener des gens, etc. Et je me disais que Bouche B, par son offre, qui n'était pas présente encore sur la rue, avait tout à fait vocation de devenir une adresse incontournable qui participerait à attirer des gens dans le quartier.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Puis, on se renouvelle beaucoup, en fait. Donc, le 5 ans, moi, j'arrive à le voir assez facilement parce qu'on est un peu, je nous dis souvent, on est un peu des hyperactifs, quoi. Moi, j'aime bien surprendre, amuser, faire plaisir. Laisser les gens plus j'aimais. Ouais, voilà, pour utiliser l'expression qui est le nom de la boutique. Mais donc, dans 5 ans, sûrement là, mais avec plein d'autres trucs qui sont arrivés et dont on n'a pas encore idée.
- Speaker #0
Et c'est ça, la vie, et c'est ça qu'on veut, en fait. Ton entreprise est un succès, je pense qu'on peut le dire, que tu as travaillé pour ça. Je trouve que tu as beaucoup d'humilité au micro là parce que tu dis beaucoup on et oui, bien sûr, ton équipe contribue, mais tu es la chef de file quand même. Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Est-ce qu'il y a des choses où tu t'es dit ah ouais, ça, ça me… tant pis, allez, on continue mais qui t'aurait laissé une amertume ou est-ce que tout a marché parce que tu es dans ton projet absolument de cœur et c'est le boulevard ou pas du tout ?
- Speaker #1
C'est dur à dire. Bon, il faut savoir que j'ai une tendance à oublier les choses, on va dire, négatives. Vraiment, j'ai cette facilité-là à oublier ça, à faire le ménage de tout ça. Très souvent, si on me pose la question, je ne sais pas.
- Speaker #0
que c'est plutôt positif. Rapidement, probablement, mis en action si ça s'est produit et que t'en as fait un résultat positif.
- Speaker #1
Non, en fait, je dirais pas qu'il y a des choses qui ont pas marché parce qu'on rebondit vite aussi, en fait, si on voit... Moi, encore une fois, je suis beaucoup dans le moment, dans le ressenti, dans l'instinct, fois mille. Et souvent, je vais comprendre vite, en fait, le chemin à prendre, quoi.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que t'es quand même vraiment très à l'écoute de toi. Ah oui. Et que si tu n'es pas dans un projet où ton cœur dit oui, ou avec un fournisseur, ou avec peu importe quoi, tu n'y vas pas ?
- Speaker #1
Ouais, c'est assez juste, ouais.
- Speaker #0
Ça t'est arrivé d'y aller et de dire, ah, mon intuition me l'avait dit. Du coup, on fait le mi-tour.
- Speaker #1
Très souvent. Ok. Tous les mois. Les filles, même des fois, elles se marrent parce qu'elles me le disent. Elles me disent, bah, c'est vrai que tu l'avais dit, quoi. Mais ça, c'est des fois, je me dis, mais c'est bizarre et tout. Et en fait, ça fait déjà des années que je m'en vais vers ça, vers cette espèce de conscience, la petite voix dans la tête, apprendre à l'écouter, apprendre à la reconnaître, plutôt que la voix de l'ego ou de choses comme ça. Tu parles. Oui, c'est vrai. Non, mais elle essaie d'imiter la voix de l'instinct. En fait, c'est la voix de l'ego déguisée, tu sais. Et ça, c'est quand même beaucoup de travail sur soi-même aussi, je pense, avec le temps. Mais c'est pas... pour moi c'est pas un hasard en fait d'en être arrivée là parce que, bon, petite parenthèse personnelle, en 2007, donc j'avais... Tout juste 20 ans, j'ai été diagnostiquée avec une maladie de Crohn et en gros, on m'a dit, tu sais, la vie sociale, ça va être compliqué, la vie professionnelle, ça va être compliqué, ça se peut que tu ne sois jamais propriétaire d'un logement parce que les assurances... Bref, on m'a dressé un portrait à 20 ans qui a été quand même assez terrible. On m'a dit, va voir sur les forums, il y a des gens qui en parlent. Pardon, mais les forums il y a 20 ans, c'était terrible. Moi, ça m'a dit... découragée, mais je me dis mais jamais je veux cette vie là en fait, c'est horrible donc j'ai refermé mon ordinateur et je me suis dit vie ta vie, passe les étapes de ce truc et puis il y en a eu beaucoup des étapes très difficiles et ça m'a le fait d'être diagnostiquée à 20 ans j'ai toute revu mes fondations mes fondations d'adultes se sont reconstruites sur ça. En fait, c'est vraiment, on recoule une chape là et puis on rebâtit quelque chose parce qu'il faut que tu sois à l'écoute de toi, il faut que tu fasses attention, il faut que tu dises non, il faut que tu mettes des limites, etc. Même si personne autour de toi ne les comprend. Et puis voilà, avec le temps, j'ai réussi à m'en sortir vraiment très très bien. Et au final, ma santé n'a jamais été aussi bonne que depuis que je suis... entrepreneur alors qu'on me décourageait assez vivement. Donc le fait de m'écouter, d'être dans l'instinct, dans le ressenti, en fait c'est toutes ces années-là qui m'amènent à ça je pense.
- Speaker #0
Merci de nous partager ce segment de ta vie, c'est comme si, t'en parles comme si ça avait été un trésor caché finalement, que ça t'a permis un sens de la responsabilité envers toi, de l'amour propre aussi. Tu sais probablement qu'à 20 ans quand le diagnostic tombe... C'est pas une réjouissance, mais t'as remondi encore.
- Speaker #1
Oui, mais ça a pris du temps quand même. Donc, au joint d'Anne, que les gens connaissent souvent, fait que ceux qui me connaissent ici le connaissent. Un jour m'a dit, tu sais, pour moi, cette maladie-là, c'était vraiment le truc un peu tabou, pas glamour évidemment, et puis vraiment une marque de faiblesse. Ça touche ton système immunitaire qui est trop faible pour bien se défendre et tout. Et alors, du coup, vulnérabilité x 1000. Et puis, à un moment donné, il m'a dit, tu sais, ça t'amène aussi des choses dans ta personnalité et tout qui font une belle force, en fait. Et c'est vraiment, en fait, quand on a commencé à discuter de ça avec cette manière-là de le voir, que j'ai commencé à prendre conscience, justement, de la manière dont je l'avais. Je l'avais appréhendé. Et aujourd'hui, vraiment, je me rends compte que ça a été un des épisodes, puis ça peut encore l'être dans le futur, on ne sait jamais, mais les plus traumatisants et marquants et challengeants, mais qui m'a en fait emmenée sur une voie aujourd'hui. Peut-être que je n'aurais jamais été là-dessus, quoi.
- Speaker #0
C'est incroyable. Ça t'a forcée, entre guillemets, à l'écoute de toi-même. Oui, tout à fait. Puis tu n'étais pas familière avec cette maladie.
- Speaker #1
Non, je n'avais jamais entendu le terme.
- Speaker #0
Il n'est pas de proche.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Donc, il fallait en plus t'approprier quelque chose, sans que quelqu'un te montre un peu la voix. Oui,
- Speaker #1
c'est bête, mais en 2007, les réseaux sociaux, ce n'était pas ça. Il n'y avait pas Instagram, il n'y avait pas tout plein de trucs, comme on voit aujourd'hui. On ne parlait pas, encore moins, de probiotiques, de transit intestinal.
- Speaker #0
Même en parler maintenant, c'est compliqué, mais on sait.
- Speaker #1
Et voilà, donc c'était vraiment une autre époque en fait. Donc quand tu parles de ça, tu ne cries pas trop fort, parce que c'est un peu gênant en fait. Les gens rabaissent vite cette maladie-là, a des symptômes désagréables, mais en fait c'est beaucoup plus large.
- Speaker #0
Donc seul au monde quoi, à ce moment-là, quand même.
- Speaker #1
Ouais, ça a été quand même un...
- Speaker #0
Ça te fait des belles forces dans ta vie d'entrepreneur. Je ne suis pas pignon sur rue et j'ai assez une fascination quand même pour les commerçants parce que je trouve que vous faites un travail que je ne suis pas sûre que je pourrais faire. Je trouve que tu l'as monté de manière très intelligente parce que, comme je te disais, je pense hors micro, bouche bée, respire quand tu n'es pas là. Et je pense que c'est très envié aussi de la part des personnes qui te suivent et qui seraient dans ton milieu. Est-ce que tu es plus commerçante qu'entrepreneur ou est-ce que tu serais capable de faire d'autres business ? admettons que demain, dans un scénario hypothétique, quelqu'un débarque dans ta boutique et te dit Marie, j'ai envie d'acheter Bouche B, parce que moi, je serai out-lag à toute ma vie, et toi, t'es encore jeune, t'as la vie devant toi. Qu'est-ce qu'on dit ? Parfait. Alors, on est dans les scénarios. Mais j'adore. Permettons-nous de rêver.
- Speaker #1
Parce que c'est même une question que je me suis posée récemment.
- Speaker #0
Ok. Ouais.
- Speaker #1
Juste comme ça, je ne sais pas, je pense que j'ai discuté avec quelqu'un qui, elle, a vendu son entreprise. Je me demande si tu ne vas pas la recevoir sur ton podcast,
- Speaker #0
d'ailleurs. Parce que ça commence par un J.
- Speaker #1
Ça commence par un J.
- Speaker #0
Les contacts sont établis.
- Speaker #1
Évidemment. Et en fait, ça m'a quand même planté une petite graine dans la tête. Pas l'envie de vendre du tout, mais me dire, est-ce que j'en serais capable ? est-ce que même je serais capable de vendre et de rester vivre à côté ? Oui,
- Speaker #0
c'est ce qu'on passe devant tous les jours.
- Speaker #1
On passe devant tous les jours, etc. Et en fait, j'ai adoré commencer à avoir cette réflexion dans la tête parce que ça m'a même aidée, moi, à prendre du recul et me dire je suis Marie, fondatrice de Bouche B, mais Bouche B ne me définit pas à part entière et au complet, malgré ce qu'on pourrait penser, parce qu'aujourd'hui, c'est mon projet principal et qui prend quasiment tout mon temps, bien que je sais très bien doser mon temps libre. Je ne sais pas si je serais capable de repartir quelque chose. Ce que je sais par contre, de façon très certaine, c'est que moi j'ai besoin de vide et d'espace pour recréer. Donc tout pendant que j'aurai bouche bée, c'est quasiment sûr et certain qu'il n'y aura rien d'autre qui se passera.
- Speaker #0
Que ton cerveau est verrouillé en fait. Pas loyal à bouche bée finalement.
- Speaker #1
Pas, en fait c'est juste que je crois que je n'ai pas non plus envie d'être...
- Speaker #0
D'experts.
- Speaker #1
J'ai dispersé Serial Entrepreneur, j'ai fondé Bouche B parce que j'étais vraiment un peu à la croisée des chemins à un moment donné où j'avais toujours été salariée dans plusieurs types d'entreprises et j'avais tristement l'impression que c'était soit la voie de la dépression ou à un moment donné tu sautes et tu vois ce que ça donne. Et à l'époque, on va dire ça comme ça, je me suis vraiment dit... je suis encore assez jeune pour lancer quelque chose, me planter, retourner sur le marché du travail. Et donc voilà, en fait j'avais essayé tout plein de choses, mais j'avais jamais essayé ça, alors que je l'avais sous les yeux depuis toujours, parce que comme je te l'ai expliqué, famille de commerçante, ma mère a eu sa boutique pendant 42 ans, c'était la quincaillerie de ma grand-mère avant ça, donc moi j'ai grandi là-dedans et on m'a dit, oh ben tu vas reprendre la suite, en fait toujours, toujours c'était ça, moi quand j'étais petite, on me collait cette étiquette, et moi je disais non. Non, non, non, non, non, non. Je sentais déjà que de toute façon, d'un point de vue géographique, je n'allais pas rester là où j'étais. Et au final, il y a six ans, parce que moi j'ai commencé à travailler sur ce projet-là en février 2018, je me suis dit, c'est le seul truc qui a toujours repoussé. Et en même temps, c'est le seul truc que j'ai l'impression que j'ai fait ça dans les veines, tu vois. Genre, ça ne me faisait pas peur parce que je savais faire. Et je me suis dit, ben, c'est le seul truc que tu n'as pas voulu faire. et finalement ce qui a fait que j'ai accepté de le faire c'est qu'au bout d'un moment j'ai compris que je pouvais le faire à ma manière, c'est dessiner mon propre cadre et pas celui de ma maman qui elle, je la voyais très sous l'exigence des horaires, des demandes des clients, de machins, c'était client et roi à l'époque en fait, moi les clients sont pas rois mes employés sont reines j'adore dans la nuance...
- Speaker #0
Comment ça a été perçu dans ta famille quand, de un, tu as tenu longtemps le propos que tu ne serais pas commerçante, de deux, que tu t'expatries et que finalement, tu crées une continuité, mais sur un autre continent ? Est-ce que tu as tenu ce genre de discussion avec ta mère ? Est-ce qu'elle est fière de toi parce que finalement, ça continue un peu, mais outre-Atlantique ? Ou est-ce qu'elle se dit je ne peux pas vivre ça au quotidien avec ma fille, ça aurait donc bien été génial Est-ce que toi, tu as senti une forme de culpabilité de ne pas poursuivre ?
- Speaker #1
Pas du tout. On se remet dans l'époque Il y a 42 ans quand ma mère Elle a repris la quincaillerie de ma grand-mère Déjà elle a transformé complètement le truc Ma grand-mère vendait des seaux pour la traite des vaches Elle a intégré les tout premiers petits électroménagers Donc on est vraiment à une autre époque Et ma mère a transformé ça dans un magasin De part de la table, truc quand même assez luxueux Liste de mariage C'est vrai,
- Speaker #0
c'est vrai Chacune votre tour, génération en génération Vous avez upgradé la proposition On l'a fait à notre manière,
- Speaker #1
j'adore C'est ça. Sauf que ma maman, quand elle a repris ça, seule fille de quatre enfants, elle n'avait pas trop le choix, en fait. C'était un peu, ma fille, tu vas prendre le relais du magasin familial, quoi. Du magasin familial, et tes frères vont prendre le relais de l'entreprise du papa, en fait. Et donc, moi, j'ai aussi entendu qu'elle aurait voulu faire quelque chose dans le sport ou dans machin, etc., etc. Donc, jamais, pas une seule fois, elle a mis de la pression là-dessus. Presque au contraire, genre, vas-y, va vivre ta vie, là, sors d'ici et va explorer le monde, quoi, un petit peu. Pareil pour l'expatriation. Moi, ce que j'ai entendu quand je l'ai annoncé à mes parents, j'ai annoncé à ma mère en premier, elle m'a dit, non, non, c'est bon, ton père, il va pas capoter, tu peux y aller. Quand je lui ai dit, il m'a dit, bah oui, moi, j'aurais rêvé de faire ça, donc fonce, quoi. Donc ça, là-dessus, aucun problème. Mais ce qui était marrant, c'est que quand je me suis décidée en 2018 à me lancer, ce que je ne savais pas, c'est qu'une semaine avant, ma maman, de son côté de l'Atlantique, avait décidé que ça allait être sa dernière année. Donc en fait, en espace de quelques jours, elle a décidé qu'elle allait prendre sa retraite, et moi, je décidais que j'allais me lancer, en fait. Donc moi, je n'étais pas en 2018, et elle, elle a fermé à la fin de l'année. finalement il y a eu un beau passage de flambeau non prémédité mais incroyable dans nos discussions dans la transmission, dans les conseils et tout et encore aujourd'hui quand j'ai besoin de ventiler de parler de choses à comprendre Je veux dire, elle comprend complètement ma réalité et tu me posais la question si elle était fière, oui, elle est très fière et en fait elle adore même aussi voir ce que je fais de différent d'elle parce qu'elle n'a pas osé. Des fois aussi où elle ne pouvait pas s'en placer, ce n'était pas du tout la même époque qu'elle continue d'apprendre.
- Speaker #0
C'est génial. Tu parles de... Tu sais que ta mère te mentore, permets-moi l'expression, mais en tout cas, t'écoute et est capable de te guider parfois. Ma transition avec ma deuxième partie, c'est un peu Marie l'entrepreneur, moi par exemple, qui m'intéresse aussi parce que je pense que tu partages tellement sur les réseaux sociaux aussi la réalité de tenir une boutique pignon sur rue, que tu te fais aussi, je crois, écrire pour te demander conseil en fait, parce que t'es établie comme une référence. Donc n'importe qui a envie de savoir comment... C'est quoi ta recette miracle ? Est-ce que tu te verrais officiellement mentorée, coachée des gens qui veulent partir en business pignon sur rue ? Tu sais, vraiment prendre cette posture. Ou est-ce que tu es dans ce partage ? Tu vois, elle est où la limite d'en faire un fou métier ?
- Speaker #1
Je trouve ça difficile encore pour moi l'exercice de vraiment, tu sais, réunir l'information, vraiment la structurer en fait pour la livrer quoi. Pour la livrer, exactement. Je pense que c'est un exercice difficile pour moi parce qu'encore une fois, tellement dans la spontanéité, dans l'instinct et tout, que ce que je ressens pour moi, ça veut pas dire que c'est la formule magique pour la personne en face de moi. Par contre, c'est vrai qu'avec Instagram, ça donne des échanges hyper intéressants. Moi, je reçois des questions, des commentaires de gens qui m'amènent, qui vont, eux, commenter ce que je dis parce que ça résonne, parce que ça leur fait du bien, parce que ça leur fait se poser des questions. Et moi, en fait, je me dis, mais c'est marrant qu'ils n'aient pas déjà pensé à ça, qu'ils n'aient pas déjà mis ça en place. Et du coup, ça me rend très créative pour les autres. Et très souvent, je suis assez généreuse d'idées, de conseils et tout pour les gens avec qui j'ai quand même déjà un lien, une relation, là, on s'entend. Donc, je ne sais pas si c'est une étape de vie qui m'attend, parce que comme on l'a dit, je ne planifie pas. Mais je pense que c'est quelque chose qui pourrait ne pas me déplaire. En tout cas,
- Speaker #0
tu serais légitime.
- Speaker #1
Ouais, disons que j'ai vu pas mal de choses.
- Speaker #0
T'as de la bouteille.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Rendue notre grand sage,
- Speaker #1
notre père de rien. Moi, j'ai quand même eu cette chance de commencer mon parcours entrepreneurial avec toutes les observations que j'avais pu faire quand j'étais plus jeune parce que la boutique était adjacente à notre maison. Donc, moi, c'était mon terrain de jeu.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
j'ai commencé des trucs. Je sais qu'il y a des gens, des tâches qui leur faisaient peur, mais moi, c'était même pas le... Ton sang. Ouais, c'était très naturel, en fait.
- Speaker #0
Tu sais, on dit, est-ce qu'on devient entrepreneur ou est-ce qu'on est entrepreneur ? Dans ton cas, tu avais quand même le terreau fertile à te... Ouais,
- Speaker #1
ben, tout le côté de ma maman, ils sont tous chefs d'entreprise.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Alors, tous dans l'artisanat. En fait, maintenant, ils sont tous à la retraite.
- Speaker #0
Mais en tout cas,
- Speaker #1
les générations qui sont à leur compte. Tous mes oncles étaient à leur compte, quoi.
- Speaker #0
Marie, j'ai une question qui tue. Moi, j'ai lu sur ton site que fut-il un temps, je ne sais pas si c'est toujours vrai, mais tu t'essayais au ukulélé quand tu avais peur de t'ennuyer. Parce que t'en es où de ta pratique ?
- Speaker #1
Alors là, tu me parles d'un truc. Je n'en suis nulle part parce que c'est quelque chose qui est arrivé juste parce que mon frère m'a offert un ukulélé à mes 30 ans. C'est génial. Parce que je me disais, j'aime bien chanter.
- Speaker #0
j'ai plus de voiture donc je n'ai pas d'espace pour chanter il me semble que le ukulélé ça peut être sympa pour juste réussir à incroyable non mais c'est vrai que la voiture est libératrice mais j'ai une voiture maintenant depuis un an donc je vais retrouver cet espace on adore non mais voilà et moi en voiture parce que tu bondis là-dessus et que t'es sur l'anecdote je crie Ça m'arrive, pas toujours, pas chaque fois que je conduis, évidemment, mais quand je sens que les semaines sont lourdes et qu'il y a des choses qui n'ont pas été dites et que je sens que j'ai la gorge qui est prise, c'est une ville-marie pour ceux qui se trouvent à Montréal.
- Speaker #1
Vous inquiétez-le.
- Speaker #0
Voilà, je j'ouvre mes fenêtres, les quatre, à fond, et je donne plein poumon. Et en fait, je recommande aux gens qui ont un trop-plein de s'essayer. Ça fait du bien. Et j'ai même une amie qui a loué une communauté pour s'essayer à l'exercice et elle m'a tué le chitou. la communauté pour les personnes non québécoises c'est des voitures en libre partage et elle m'a dit en fait c'est salvateur donc je rejoins que la voiture fait bien des braques alors tu me permets de rebondir sur ton exercice de voiture parce que moi j'en ai un autre qui est moins dans le moins
- Speaker #1
agressif pour le coup mais où je me suis rendu compte c'est un sacré bon exercice je parle, c'est à dire je vais me poser une question et je vais répondre mais à voix haute question sur n'importe quoi mon entreprise, ma manière de gérer telle situation, n'importe quoi. Comme si quelqu'un arrivait et me posait une question vraiment sur tel truc. Et je me mets à parler. C'est clairement un monologue, je ne me fais pas les questions réponses, mais en fait, je me rends compte que des fois, ça m'emmène sur une réflexion et ça découle d'un truc. Et là, je me dis purée, mais en fait, ce n'est pas bête du tout. Et ça me fait vachement du bien. C'est comme si je me faisais une espèce d'auto-analyse de moi-même en parlant parce que... Exactement comme les gens qui font du journaling. Leur flot de pensée, là, moi, je le fais, mais en parlant, au volant, et c'est hyper libérateur. Je conseille à ceux qui nous écoutent, s'ils ont la possibilité de le faire, faites-le. Faites-le même en marchant dans un parc tout seul. Je l'ai fait même à vélo parce que pendant trois semaines, j'étais à Copenhague et mon moyen de...
- Speaker #0
La base, c'est le vélo.
- Speaker #1
Je me suis mis à... À ça, et donc pendant trois semaines, j'étais à vélo et je parlais. C'est le seul moment.
- Speaker #0
Vous vous inquiétez pas, elle se porte bien, elle est en train de résoudre des problèmes. Ça fait beaucoup de bien. Mais il est vrai que sur la voiture, quand j'en fais, moi, souvent c'est des gros trajets, parce que je vais souvent dans le Bas-Saint-Laurent, mais le 400, 500 kilomètres, quand je sors de la voiture, j'ai dénoué des problèmes. J'ai eu des fulgurances, en fait. Mais c'était sous ton nez.
- Speaker #1
Même la créativité. La créativité, très souvent, je le dis... Quand on conduit, quand on fait la vaisselle, quand on prend notre douche ou d'autres activités genre faire de la poterie ou des trucs comme ça, on a les mains dedans, on peut rien faire. Le téléphone n'est pas accessible, il ne peut pas être avec nous sous la douche ou quoi que ce soit. Et en fait, notre esprit a de la place pour laisser vagabonder une petite graine d'idées, une petite réflexion, n'importe quoi. Et c'est vraiment ces moments-là où en fait, il y a du vide ou comme la nature reprend son... reprend sa place, et bien en fait c'est ça quoi.
- Speaker #0
En parlant de créativité, je pense pouvoir dire que t'es quelqu'un de créatif. Est-ce que parfois t'es à sec ? Et si oui, comment tu la nourris ? Comment, en fait, même sans être à sec, comment tu cultives ça ? Est-ce que c'est une façon de te ressourcer pour toi et que du coup, par exemple, être au studio, faire les photos pour Bouchbé pour toi n'est pas une contrainte parce que t'es dans ta zone de génie ? où il y a quand même ce côté, non, il faut faire parce que c'est pour l'entreprise, que t'adores faire, qui nourrit ta créativité. Alors, tu dessines aussi ? Tu dessines ?
- Speaker #1
Oui. Donc,
- Speaker #0
en fait, t'es sans fin, quoi.
- Speaker #1
Le puits... Ah non, non, non, je glande aussi beaucoup. Ok.
- Speaker #0
Je vous rassure.
- Speaker #1
Ah bah oui, il faut. La créativité, c'est vraiment... C'est un peu tué-qui. Ça peut vite apparaître comme ça, sans crier gare, parce qu'effectivement, il y a de la place, il y a du silence. Il y a du vide autour de nous et on se laisse inspirer parce qu'on a vu, lu, entendu quelque chose. Et puis ça fait naître un truc qui vraiment s'emballe. Et ça peut être complètement évincé parce que justement, il y a trop de choses en fait. Donc moi, j'ai l'impression que la créativité, j'ai une part créative en moi. Mais je ne sais jamais trop quand est-ce qu'elle va vraiment se présenter. Je sais qu'il y a des facteurs à ça, c'est-à-dire le côté très... obligation va influencer beaucoup ma créativité. Tu parlais du studio, quand on va au studio faire de la photo, etc. Si je sens que moi, j'ai dû consacrer quelques heures à ça et que c'était pas la journée où j'avais envie, où je me sentais pas bien et donc pas vraiment l'esprit créatif, j'ai pas le même plaisir qu'une journée où vraiment j'ai de la place, les idéaux clairs, etc. Et là, j'ai vu, j'ai une idée. mise en situation des produits, etc. Et ça donne des résultats super chouettes. Tout comme les idées qu'on peut avoir pour des reels sur Insta, etc. Mais là où je sens que moi, ma créativité est vraiment très souvent au ras des pâquerettes, c'est dans l'écriture. Ça, c'est quelque chose auquel je n'arrive plus du tout à donner de la place. Et ça me manque énormément parce que c'est Un exercice que je pratiquais avant Boucher B sous différentes façons, via les blogs et tout à cette époque-là. Et j'appréciais vraiment autant pour le côté un peu humoristique dans l'écriture ou alors très profond de remise en question, partage, etc. Et puis quand Boucher B est arrivé, en fait c'est vrai que toute cette créativité a été dédiée à Boucher B. Et donc il y a un peu un contrôle de ma créativité maintenant chapeautée par...
- Speaker #0
Par Madame Boucher.
- Speaker #1
Par Madame Boucher. Et donc, c'est vrai que je... Oui, je suis quelqu'un de créatif, j'aime bien essayer des choses, etc. Ça fluctue beaucoup aussi selon mon état, en fait, comme beaucoup, je pense.
- Speaker #0
Oui, de toute façon, ça part, ça vient. Mais c'est intéressant de dire que peut-être que tu as trouvé d'autres formes aussi. Parce que la manière dont tu crées ton contenu aussi pour Boucher, ou même sur ta plateforme personnelle, tu as ta touche, quoi. Tu as quand même ta couleur et tout. Donc, c'est vrai que... Donc peut-être que ce n'est pas pour le moment l'écriture, mais que ça reviendra dans ta vie.
- Speaker #1
J'essaie,
- Speaker #0
oui. Il y a aussi une forme de, on en parlait avec des invités précédemment, mais de discipline dans la créativité. C'est assez contre-intuitif parce qu'on a l'impression que la créativité, c'est l'idée qui te rattrape et qu'à ce moment-là, il faut que ta vie s'arrête pour écrire sur papier ce qui jaillit. Mais pas toujours aussi. Et vraiment, ça fait écho à plein de gens avec qui j'ai parlé de dire qu'il faut que tu t'assoies à table. Si tu ne crées pas le moment où potentiellement ça peut monter, ça ne montera jamais. parce que dans le feu roulant de nos quotidiens c'est parfois dur d'entendre aussi que l'idée elle est juste là et elle te fait coucou mais il faut rouler les affaires tu parles d'appels que tu as eu un peu plus tôt dans la conversation tu parlais d'intuition même de spontanéité t'es très à l'écoute de choses, de timing je connais pas trop moi ce côté witch de Marie-Louise on a pas besoin d'être une witch une sorcière je prends l'expression y'a pas de gris gris ici ni tcha noir non non non bon Je crois que tout arrive au bon moment, pour les bonnes choses. Je crois au destin, je sais pas.
- Speaker #1
Je crois au fait d'être sur son X, et que plus on s'en approche, plus les choses viennent naturellement. Moi, j'ai vraiment expérimenté par moments le fait de l'être, au point tel qu'on regarde son téléphone en pensant à quelqu'un, cette personne nous appelle dans les cinq secondes. Tu sais ça, ce truc. Je veux dire, c'est fou comme truc. Et ça, toutes les semaines, pendant plusieurs mois. Incroyable. Et je me dis, mais c'est dingue ça. Et quand j'en parlais avec des personnes qui, pour le coup, elles sont des witchs. Des vraies. Professionnelles. Officielles.
- Speaker #0
Ça fait plaisir.
- Speaker #1
Elles me disaient toutes, mais t'es complètement connectée avec toi-même, t'es sur ton X, t'es sur la bonne voie, continue comme ça, écoute-toi en fait. Et c'était les périodes où j'ai lancé Bouche B. Je me suis dit, allez, vas-y, on essaye, on verra bien. Et quand il n'y a plus ces petits moments-là, je sens que j'ai un peu dérivé. Le X n'est plus très symétrique. Ces petits signaux où je me dis, c'est quand même le fun, je les appelle mes petits phénomènes, des petits trucs un peu du hasard dans mon quotidien que j'adore, me manquent même parfois. Et je me dis, bon, OK, là, il faut que je me remette dans mes baskets. les deux pieds sur terre, qu'est-ce qui se passe autour de moi, qu'est-ce qui dérègle la machine, qu'est-ce qui est dans la confrontation constante, etc. Donc je pense pas du tout être une sorcière, vraiment pas. J'aime bien les petits liens qu'on peut faire sur l'astrologie, parce qu'il y a des fois, c'est tellement une évidence, encore plus quand on est scorpion, et là on est pour info deux scorpions l'une en face de l'autre. Et on va très bien, tout se passe très bien, je vous rassure.
- Speaker #0
On se tape pas dessus. Non, non, ça va bien. Mais les scorpions, ça veut se reconnaître aussi, je pense. Donc ça fonctionne.
- Speaker #1
C'est vrai, d'ailleurs, je me suis dit assez rapidement, quand je t'ai rencontrée, que t'étais sûrement une scorpionne.
- Speaker #0
Alors moi, j'aurais pas misé... Oui, on se sent, mais...
- Speaker #1
Je suis la centaine en balance, moi, ça brûle les pieds.
- Speaker #0
Non, mais moi aussi. Qu'est-ce que tu disais de nous ? La minute witch, finalement.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Mais oui, je suis la centaine en balance, donc... Ouais, ça aide, ça aide beaucoup. J'ai longtemps cru que j'étais double scorpion. Et en fait, non, quelqu'un m'a remis dans le droit chemin en me disant Mais pas du tout, double peine. Pas du tout, meuf. T'es balance, rassure-toi. On en a déjà parlé, toi et moi, mais des fois, ça fait peur d'être scorpion. Moi, maintenant, je l'adore et je trouve que c'est un signe qui me va super bien. Mais souvent, je ne sais pas, on est un peu terrifiante alors que pas du tout.
- Speaker #1
Mais il y a des côtés des personnes scorpions qui sont vraiment des avantages, je crois. Oui. C'est vrai qu'on a de la facilité à parler, à dire les choses, à nommer les trucs. On est un peu, pas tête baissée, mais... On y va,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #1
On y va. S'il faut qu'à un moment donné, quelqu'un se bouge pour y aller, on va y aller. On n'a pas trop peur des conflits à partir du moment où ils sont constructifs. Enfin, il y a des choses quand même. Moi, je le vois, même au sein de mon équipe, je me dis, c'est bien. Puis là, on est même deux scorpions.
- Speaker #0
Oui, oui. Donc, non, non, je pense que ça nous... Vous nous le direz à la fin de cet épisode si finalement, ça vaut la peine qu'on se parle. Je voulais aussi aborder avec toi le rapport aux réseaux sociaux. Et ton projet robuste qui a eu le jour quand même il y a quelques semaines, en tout cas publiquement, mais pas dans ton cœur sans doute. Sur les réseaux sociaux, je me demandais si tu te considérais comme une influenceuse. Et quel est ton rapport à ce mot-là ? Parce que lui aussi, si Scorpion fait peur, je pense qu'influenceur, il... Il n'est pas très valorisant non plus par les temps qui courent.
- Speaker #1
En même temps, il est assez juste quand même. Je veux dire, les personnes qui ont ces jobs-là, je veux dire, c'est de l'influence. Ça peut être positif comme ça peut être négatif.
- Speaker #0
Ça dépend de la personne qui le porte complètement.
- Speaker #1
Je ne me vois pas comme quelqu'un d'influenceur ou quoi que ce soit. Après, j'aime bien amener sur des réflexions. Des fois, en fait, je me dis, ça arrive très, très, très, très souvent. Je me dis, oh ! à quoi bon poster cette story ou quoi que ce soit. Et puis finalement, en fait, il y a toujours quelqu'un, toujours quelqu'un qui va m'écrire Mon Dieu, ça fait du bien d'entendre ça, j'en avais besoin, je suis en plein là-dedans, tu viens d'allumer quelque chose. Toujours. Donc en fait, au final, au bout d'un moment, tu t'arrêtes plus de partager ça parce que tu te dis ça fait du bien à une personne la dernière fois et puis là, c'est un des dix autres.
- Speaker #0
Mais ça a fait du bien aux gens, oui. À chaque fois que tu hésites, finalement, tu as le bon écho de dire, en fait, j'ai bien fait. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Je me dis, cool, je le savais que je n'étais pas toute seule. Et puis, voilà. Donc, ça donne lieu à des échanges hyper intéressants. Tu vois,
- Speaker #0
moi, je suis plus discrète. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir envie de partager plein de points de vue que j'ai. Mais est-ce que ça a un rapport avec la confiance en soi ou l'affranchissement du regard des autres ? Comment tu t'expliques ton aisance, ton envie ? Alors,
- Speaker #1
la confiance en soi, non. Parce que pour moi, c'est toujours un enjeu constant depuis très longtemps, même si je sais qu'il y a des personnes qui n'ont pas l'impression que j'en manque. C'est une question que je me pose tous les jours. Ai-je confiance en moi ? Ai-je assez confiance en moi ? Tous les matins, je fais un petit check-up.
- Speaker #0
Je me situe où aujourd'hui ?
- Speaker #1
Voilà, comment on se sent au niveau de la confiance ? Non, en fait, je crois que je suis à l'aise de le faire. Ça me fait triper. Ça m'amuse beaucoup. Ça m'amuse dans le sens que c'est... C'est très souvent des échanges que je vais avoir avec des personnes que je ne rencontre pas toujours dans la vie et tout. Et puis ça fait quand même longtemps en fait. Moi je sais qu'avec l'arrivée des stories, j'ai commencé très vite à le faire. Depuis toujours, je suis assez à l'aise à parler avec les gens, à m'exprimer. J'ai fait du théâtre quand j'étais plus jeune et j'étais comme un poisson dans l'eau. Quand je suis en boutique, pareil, je suis très à l'aise. Ça ne me dérange pas. de parler fort. Donc, l'arrivée des stories il y a quelques années, ça m'a beaucoup plu. Et puis, je pense que c'était un exercice qui me convenait bien. On faisait souvent le commentaire que je semblais à l'aise, que ça s'écoutait bien. Comment tu fais pour enchaîner tes stories, machin et tout. Je dis, en fait, je reprends là où j'ai terminé et je repars sur mon idée. J'évite les mots parasites, ce genre de trucs. Et du coup, on se prend au jeu et puis... Avec le temps, ça devient habituel. Et quand je suis partie les trois dernières semaines au Danemark, je le savais que j'allais faire beaucoup de stories. Parce que pour moi, c'est un moyen d'échange. J'ai l'impression que des fois, ça fait du bien à certaines. Et en même temps, moi, ça me fait du bien aussi. Donc, j'y prends pas mal de plaisir. Ça paraît. Bon, tant mieux.
- Speaker #0
Non, ça paraît. On ne se dit jamais, mon Dieu, qu'est-ce qu'elle... Moi, quand je pars une de tes stories, j'ai absolument pas le temps d'écouter parce que ma vie familiale embarque. Je dis pas que j'écoute la suivante pour que tu restes en story et que je ne t'oublie pas. Non, non, faut pas que je regarde la suite, surtout pas cliquer parce qu'elle part. Elle part dans un sujet, donc je me garde une chaîne. Je peux faire des previews. Je me garde une chaîne. Puis tu les places où, les gens qui t'écriraient pour te dire Ouais, je suis pas d'accord ou de la critique ou du pas de bonjour. Tu sais, ceux qui veulent l'ensemble de l'œuvre, des fois.
- Speaker #1
Oh,
- Speaker #0
j'en ai pas beaucoup. Je veux dire, moi,
- Speaker #1
j'ai pas non plus 10 000 abonnés, etc. Donc, c'est très bienveillant. Il y a quelques personnes où c'est marrant, parce que quand je remonte le fil de la conversation, c'est toujours le même genre de commentaire assez un peu négatif ou lourd, quoi. C'est quand même, c'est bon.
- Speaker #0
C'est qu'à force, tu les connais. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais. Je réponds même plus, c'est très rare, là, mais il y a des personnes, en fait, qui sont trop dans le côté un peu gris, là, sombre, terne. et moi ça m'intéresse pas trop donc non non les gens sont assez bienveillants et puis puis bâtis encore une fois, ça donne des échanges super intéressants. Oui,
- Speaker #0
une chance quand tout le monde n'est pas d'accord avec soi-même, mais c'est vrai que des fois, la critique non constructive sortie de nulle part, le petit pic là, juste gratos, tu te dis, tant mieux si tu en fais fi que ça ne t'atteint pas, ou pas trop. Tu parlais de confiance en toi, donc forcément, moi, mon pont est tout tracé pour te parler de robuste, parce que bravo.
- Speaker #1
Bravo,
- Speaker #0
déjà, pour avoir lancé ce projet-là. Moi, j'ai beaucoup aimé que tu offres les deux options, de te lire ou de t'écouter. J'ai l'impression qu'on écoute un vocal WhatsApp de Marie Letartre, donc je trouve ça cool. Puis en même temps, mon esprit critique est en bonne scorpion, je me suis dit Robuste, suivi quelques mots plus tard d'Impostrice.
- Speaker #1
Ouais, en fait, le nom c'est Robuste, Réflexion d'une Impostrice. C'est vraiment ça.
- Speaker #0
En fait,
- Speaker #1
c'est vraiment ça, c'est une réflexion. de quelqu'un qui se sent un posteur très souvent dans son quotidien mais qui en même temps arrive à passer à travers donc forme de robustesse et puis ce mot robuste il me suit depuis très longtemps c'est un mot que j'ai lors d'une soirée avec une copine qui adore partir des projets qui adore acheter des noms de domaine elle se reconnaîtra Camille si elle écoute cet épisode on cherchait un truc pour lancer quelque chose qui n'allait jamais être lancé... Et puis, on ne trouvait pas. Et puis, un matin, pour la petite histoire un peu niaiseuse, je parle à mon chat, Moumou, qui est un chat à trois pattes, qui a été maltraité, etc., que j'ai accueilli plus tard. Et je lui dis, t'es une robuste, toi. Et je lui dis, mais tu sais quoi ? Moi aussi, je suis robuste. Et en fait, ce mot m'a levé les poils des bras. Je me suis dit, mais c'est ça, le nom, quoi. Il est trop beau, ce mot.
- Speaker #0
Et peu entendu. Je cèderais que dans le monde, il est beau.
- Speaker #1
Il n'est pas particulièrement beau. beau dans la phonétique ou quoi que ce soit, ni dans l'écriture, mais je l'aime beaucoup parce qu'en fait, je trouve qu'il y a une part dans le mot robuste, c'est pas fort, robuste, c'est je tiens bon. J'ai une vulnérabilité, puis je vais quand même réussir à passer à travers, en fait. Et je me suis tout le temps dit, un jour, il y a quelque chose que je ferai avec ce mot-là, il y a eu plein de... Je me suis dit, est-ce que je fais, à l'époque des blogs, un blog sur... la maladie de Crohn, etc. Et puis, j'aime pas trop me replonger là-dedans. Je trouve que c'est...
- Speaker #0
C'est loin au quotidien, c'est bon.
- Speaker #1
C'est très loin, ouais. J'aime bien en parler aux gens qui en ont besoin. J'ouvre grand ma porte pour ça parce que moi, j'ai pas eu de porte comme ça à l'époque, mais voilà. Et donc, impostrice, parce que le jour où j'ai découvert le terme syndrome de l'imposteur, j'ai l'impression que ma personnalité... En fait, c'est souvent cet effet, je pense, quand on découvre ce terme. a été mise à nu comme ça.
- Speaker #0
Démasquée.
- Speaker #1
Complètement. Je me dis mais attends, mais il existait donc un terme pour ce que je ressens depuis toujours. Et voilà.
- Speaker #0
Mais sur ça, si je me fais l'avocat du diable parce que je le comprends et je porte aussi le syndrome de l'imposteur, mais tout le monde... Tu es la quatrième génération de femmes entrepreneurs. Tu as une boutique référente à Montréal, peut-être même au Québec en fait, je ne sais pas, mais certainement à Montréal et encore plus dans Hochelaga, qui est un succès. Vraiment, Marie, tu penses ?
- Speaker #1
Ah bah oui. Ah oui, non, c'est très bien.
- Speaker #0
Où est-ce qu'on ne lui met pas une bonne définition ? Mais vraiment, je jase, là. Je me dis, est-ce que le syndrome de l'imposteur, quand justement il a été découvert, on l'a tellement mis sur la tête à tout le monde, l'a-t-on vraiment ? Ou est-ce que sociétalement, on le prend ? Enfin, tu vois ? Parce que tu vois, tu le disais, t'as une communauté hyper bienveillante, les gens, ils font appel à toi quand même quand ils ont des idées. J'ai l'impression que tu es tout sauf une impostrice.
- Speaker #1
Oui, je peux voir ce qu'ils questionnent là-dedans. Après, c'est beaucoup de ressenti. On peut garder la face, la tête sur les épaules, le sourire quand il faut, etc. Et puis en arrière, ne pas savoir pourquoi on est là et tout. En fait, je me sens impostrice dans mon rôle d'entrepreneur. pas dans mon rôle de commerçante parce que c'est un peu dans mes veines. Et ça, là-dessus, je ne me suis jamais trop posée de questions. Je n'ai jamais eu de doute que je saurais faire. Commerce, pignon sur rue. Pour moi, la formule était, entre guillemets, des gros guillemets, assez simple, en fait.
- Speaker #0
Parce que familière, en fait.
- Speaker #1
Oui, familière. Je faisais quand même assez confiance à mes choix aussi de produits, de trucs comme ça. Et encore aujourd'hui, là, c'est vraiment une de nos forces, je pense, dans notre sélection de produits. produits et aussi dans l'offre, c'est-à-dire que on n'est pas une boutique d'artisanat local uniquement parce que la réalité, c'est que je ne consomme pas comme ça. Donc je suis très... très réglo avec ce que j'offre, parce que c'est comme ça la vie pour moi, en fait. C'est qu'on mélange un peu les deux, et c'est ça que je vais offrir. Donc ça, là-dessus, je ne me sentais pas du tout impostrice. Mais c'est vraiment le côté chef d'entreprise, ou bien patronne, ou créative, successful, machin. Enfin, il y a des enjeux derrière, d'anxiété, de ne jamais savoir où est ma... place, qui suis-je pour faire ça, le regard des autres, énormément. Et ça, je te dirais même que c'est presque de pire en pire depuis Boucher B, parce que avant, j'avais mon petit compte Instagram à moi, tranquille, je faisais mon petit bout de chemin, les gens, ils aiment bien ce que je fais, tant pis, tant mieux. Maintenant, je suis rattachée à Boucher B, donc ça veut dire que j'ai l'impression que tout ce que je fais peut avoir un impact avec mon entreprise. Et ça, ça me freine énormément. Je me pose la question dix mille fois avant de faire un truc ou avant de dire quelque chose par moment. Pas toujours, là. On se calme quand même. Mais cette infolettre, en fait, parce que, oui, Robust, c'est une infolettre qui peut être donc lue ou écoutée parce que j'enregistre une voix off. C'est vraiment un truc que j'avais envie, mais je me disais vraiment, puis honnêtement, mais t'es qui, toi, personne ? mais vraiment et ça je veux dire si c'est pas le syndrome de l'imposteur enfin je veux dire tu es mariée et tu as le droit de t'exprimer en fait point barre c'est un truc à se prendre pour le podcast à me défaire de ça je me convainc plus c'est clair et donc je veux dire ça n'a pas besoin d'être plus compliqué mais quand le truc embarque de ma place, ma légitimité ce mot là,
- Speaker #0
le dialogue intérieur quoi, puis en même temps c'est un peu le rôle de l'ego de nous protéger de ce qu'il ne connait pas donc euh Donc là, il se dit, oh mon Dieu, elle est encore montée dans un avion, elle va encore sauter. Elle ne sait pas si le parachute va s'ouvrir. Mais si, elle le sait parce qu'elle l'a déjà fait. Donc, tu as sauté, mais ça a pris toute l'ascension de l'avion ou avec probablement ce dialogue intérieur de j'y vais, j'y vais pas.
- Speaker #1
Quelques heures avant, j'envoyais un message local à une de mes très bonnes amies, Ismérie, en lui disant, j'ai fait ça dans les derniers jours, j'ai consacré un peu de mon temps pour faire ci, ça, ça, ça, ça. Tout est enregistré, la première, c'est écrit, c'est prêt à être envoyé, tout. puis je pense que je vais tout supprimer mais je t'envoie ce message pour que tu me dises ouais effectivement c'est peut-être pas nécessaire comme projet t'as raison tu t'embarques dans un truc tu vas pas le tenir, peut-être que tu devrais passer à autre chose je lui ai envoyé ça pour qu'elle me me valide dans le fait de tout supprimer ce que j'avais envie de faire et qui m'avait stimulée en plus ça m'avait fait du bien de me sentir un peu stimulée par quelque chose de nouveau et donc évidemment elle m'a répondu tout l'inverse...
- Speaker #0
Merci, merci cette année. Merci Sméry.
- Speaker #1
Puis j'ai appuyé sur le bouton send et puis je suis partie. Je n'ai pas regardé les choses pendant plusieurs heures.
- Speaker #0
Moi aussi j'ai ce problème-là, des fois je lance la patate et après j'ouvre plein mes courriels tout de suite. Tu es fière de toi, tu es contente, robuste, finalement ça te fait renouer avec l'écriture.
- Speaker #1
C'était ça. C'était vraiment ça, je cherchais une manière de le faire pour moi. Quelque chose qui était... forcément qui sera un peu influencé par ma vie à travers BouchB, etc., mais qui n'est pas lié à BouchB.
- Speaker #0
Qui n'est pas l'infolette de BouchB.
- Speaker #1
Exactement. Sinon, ce serait vraiment une mauvaise infolette pour vendre des belles jolies produits et des belles bougies qui sont bonnes. Quoique...
- Speaker #0
En plaçant des liens URL, il y a moyen.
- Speaker #1
Avec le SEO, des fois. Donc, non, non, je suis... Ouais, je suis contente.
- Speaker #0
Est-ce que des fois, t'as... Il y a de l'ambition, tu disais je me projette pas trop, mais on fait pas les choses non plus pour que ça se pérennise pas. C'est quoi tes attentes ? Est-ce qu'il y en a liées à ce projet-là ? Mis à part la première qui est de te faire relier à l'écriture, de te faire renouer à l'écriture, mais est-ce qu'il y a ton why de ça ? Non,
- Speaker #1
je pense que c'est de vraiment renouer avec ce que j'avais... Avant Bouchbé, en fait, c'est-à-dire me sentir confortable, de discuter de choses, de la vie et tout. Et aujourd'hui, avec presque six ans d'entrepreneuriat, en plus, je n'ai pas d'attente particulière. Ce n'est pas un projet entrepreneurial en tant que tel. C'est vraiment un renouer avec quelque chose que j'aimais, que j'avais laissé de côté parce que je me suis lancée dans l'entrepreneuriat. Et donc, je me dis que si ça peut faire du bien à d'autres, A l'époque, quand j'avais le blog, je parlais quand même de temps en temps de la maladie de Crohn et tout, et notamment sur Instagram, et j'ai reçu vraiment beaucoup, beaucoup à l'époque de messages, de commentaires et tout. parce que les gens ne trouvaient pas de personnes qui en parlaient en français et de façon douce et motivante et encourageante et pas trop négative quoi. Et aussi même une fois on m'avait dit ça fait du bien parce que c'est coloré, c'est joli alors que tu parles de la maladie de Crohn. Vraiment. Et ça j'aime bien ce truc là.
- Speaker #0
De rendre service en fait là. Ouais.
- Speaker #1
Ce côté un peu je partage vraiment c'est mon truc c'est ma vie à moi mais en même temps si je peux t'amener toi dans ta réflexion et tout j'aime bien ça et voilà.
- Speaker #0
Est-ce que ça, c'est ta définition de la réussite, finalement ? Faire quelque chose que t'aimes et que ça serve à d'autres ?
- Speaker #1
Ouais, je pense qu'on pourrait dire ça comme ça.
- Speaker #0
Puisque dans tes projets persos et Bouche B, il me semble que l'équation, elle marche. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais. Non, c'est vrai que la réussite, pour moi, c'est pas nécessairement des chiffres, des trucs comme ça. J'avais à peine ouvert Bouche B et qu'on me disait tout de suite Ah, tu voudrais pas ouvrir un deuxième à tel endroit ? et tout, et de constater qu'avoir plusieurs sur... C'est pas ça qui crée la réussite d'une boutique. Des fois même, ça court à sa perte. Et donc pour moi, la réussite, c'est vraiment de sentir que je me sens bien et que les gens autour se sentent bien aussi. Pour moi, la réussite, par exemple, de Boucher B, c'est savoir que moi, j'en suis fière, que nos clients nous aiment et ils sont fidèles, c'est le cas, et que mon équipe s'y sent bien. Et à l'heure d'aujourd'hui, c'est le cas. Et dans ma vie perso, c'est un peu pareil. Je veux dire, on parle de réussite pro souvent, mais réussite perso, c'est aussi de se sentir bien et de se dire, oui, ça va, je me sens bien ici, avec telle personne, entourée de ça.
- Speaker #0
Et voilà, c'est trop bien. J'adore. Il faut que j'arrive aux questions de la fin quand même, parce que sinon, on va peut-être perdre nos heures. Allez, donc restez avec nous quand même. On n'a pas terminé. On va essayer de les faire plus en rafale. C'était quand la dernière fois que tu as fait quelque chose pour la première fois, Marie ?
- Speaker #1
Eh bien, assez récemment, quand je suis partie au Danemark. Donc en gros, je suis partie trois semaines, toute seule, donc sans mon mari, pas en vacances, mais en télétravail, j'avais jamais expérimenté ça. Donc télétravail avec six heures de décalage horaire avec mon équipe, seule dans une ville que je connaissais un petit peu pour l'avoir déjà visitée l'année dernière, mais c'était ça. Donc vraiment un cadre de travail complètement différent, parce que j'étais seule pendant trois semaines et j'ai adoré ça. Très bel exercice.
- Speaker #0
Tu as renoué, tu as créé de l'espace pour alimenter.
- Speaker #1
Pour le plus, tu es née au Danemark.
- Speaker #0
On adore. Qu'est-ce qui te donne de l'élan, du courage ?
- Speaker #1
Quand même mon entourage, mon cercle qu'on appelle tisser serré.
- Speaker #0
Tu as gardé un profil.
- Speaker #1
Oui, je pourrais avoir mille inconnus qui me disent C'est super ce que tu fais Marie. Si les dix personnes qui comptent le plus pour moi me le disent, c'est ça qui va me mener, qui va me donner confiance à avancer, qui va me motiver.
- Speaker #0
C'est quand la dernière fois que tu as eu besoin de faire preuve de courage ? Lancer au bus peut-être ? Oui,
- Speaker #1
oui, oui. En même temps, c'est très modéré. Je veux dire, les risques étaient assez...
- Speaker #0
Oui, mais comme tu dis, c'est des questions de ressenti aussi. Oui,
- Speaker #1
disons que je n'ai pas une certaine courage, mais la dernière fois, j'ai un peu... eu cette impression de me lancer dans le vide, un peu...
- Speaker #0
Boucher le nez et puis sauter.
- Speaker #1
Ouais, c'est vraiment ça. Parce que forcément, encore une fois, le regard des autres, le jugement, positif ou négatif, mais donner accès aux gens et mettre un jugement, c'est ça qui est difficile.
- Speaker #0
J'ai vraiment plein d'autres questions, mais bon, il va quand même falloir conclure. Et peut-être une dernière, si tu permets, ils sont, toi, très à l'aise de répondre, mais... Tu fais partie de ces femmes aussi qui m'inspirent parce que moi je suis maman, vous avez fait le choix de ne pas être parent. C'est quoi ton rapport à cette injonction ? Est-ce que ça te saoule qu'on te pose la question ? Je sais que tu vas devoir te répéter dans les prochaines années parce qu'en fait c'est encore pas acquis. Est-ce que tu te sens découragée d'avance ? C'est quoi ta petite surdéfinition ?
- Speaker #1
C'est pas quelque chose que... Je trouve pas que ça soit un défi pour moi au quotidien. Honnêtement, j'ai pas l'impression qu'on me pose la question si souvent. Ou alors, ça c'est vrai, peut-être qu'en fait, je me sens tellement pas attaquée par cette question parce que je suis très à l'aise avec cette décision que du coup, je n'y fais plus attention. Parce que je pense qu'on me la pose, en fait. Est-ce que t'as des enfants ? Est-ce que vous allez avoir des enfants ? Et puis, bah moi, non. Non, non, bah non, en fait. Point bas. Je me sens pas trop agressée par cette question-là. Sauf quand les personnes sont un peu persistantes, ça m'est arrivé une fois, mais c'est tout. Et puis voilà quoi. C'est un long sujet. C'est un long sujet. En fait, très souvent, je crois que même des fois, je devance.
- Speaker #0
Je vais dire, nous, on n'a pas le projet d'avoir un enfant, ou ce n'est pas un projet de vie qu'on a. On est sous le pied, c'est parfait.
- Speaker #1
Non, parce que je trouve que quand on est dans la trentaine, maintenant je le suis, c'était un souhait de notre part, mais il y a quand même ce côté, les gens s'attendent à ce que tu dises, que c'est un projet et tout. Moi, j'avais trouvé ça lourd, même avant que j'aie fait ce part. Et après, c'est une autre. C'est une autre question. Maintenant que j'ai Gaspard, on me demande quand est-ce qu'est le deuxième. Donc, en fait, tu n'as jamais la paix. Si toi, c'était un poids. Mais alors, si ça ne l'est pas, mais ça ravit mon cœur et c'est franchement tant mieux parce que je pense que tu es un modèle aussi. Il ne faut pas que ça en soit pour les femmes qui choisissent le même chemin que toi. Et donc, s'il y en a qui, encore là, nous écoutent et sont dans cette situation-là, mais... Ça fait du bruit plus fort, quoi.
- Speaker #0
Moi, je vis très bien cette décision qui a été prise en commun. Vraiment, c'était long, par contre. C'est tout le chemin avant de la prise de décision que j'ai trouvé très difficile, vraiment. Très pesante, très lourde, etc. Et à partir du moment où vraiment ça a été une évidence que j'avais juste à l'assumer, que c'était ça notre décision, c'était beaucoup plus facile. Et j'ai l'impression, en fait, même qu'on se réjouit un peu. de notre futur à nous deux et même moi avec moi, c'est-à-dire que j'ai toujours eu la sensation que si j'avais un ou des enfants, je n'allais plus exister je ne serais pas en mesure de tout gérer de m'écouter, de retrouver moi, de gérer mon entreprise, de vivre mon couple, etc. Et en fait aujourd'hui, comme la décision est prise et bien on se réjouit du futur qu'on a tous les deux ensemble ou que j'aime moi-même avec moi-même. Enfin, voilà.
- Speaker #1
Merci de partager sur le cheminement, peut-être avant la prise de décision, parce que s'il y a des femmes qui nous écoutent et qui sont là-dedans, à un moment donné, ça s'impose à vous, mais c'est normal aussi peut-être de se sentir très inconfortable avant d'assumer,
- Speaker #0
puis de la pression du... Le temps qui passe, tout ça accélère.
- Speaker #1
Oui, c'est que tu n'as pas 50 ans pour y penser. Effectivement, surtout si tu viens d'un schéma où tu pensais que tu en aurais peut-être et que là, tu défais quelque chose. En tout cas, je dédicace aussi cette question à des personnes qui, je pense, se reconnaîtront dans cette question-là. Est-ce que tu as quelque chose que tu as envie d'ajouter, partager avec nous, quelque chose qui n'aurait jamais été dit publiquement ? Le micro est à toi, Marine.
- Speaker #0
Publiquement, non. Je pense que je suis quand même assez confortable dans le partage et l'échange. Donc, ça, c'est...
- Speaker #1
Est-ce que tu lis ?
- Speaker #0
Alors, je lis. Je lis, ça dépend des thématiques. J'ai compris que lire des livres d'entrepreneuriat, de développement personnel, ce n'était pas du tout adapté à moi parce que ça me met trop de pression. Trop de pression de performance, trop de pression d'excellence, de je dois faire, je dois faire Et du coup, moi, ça casse tout moment de détente et de relaxation. Donc, j'écoute des podcasts pour ces thématiques-là. Et je lis tous les jours depuis que j'ai une liseuse. Donc, ça veut dire depuis cinq ans. Et je le recommande vivement parce que j'ai toujours un livre sous la main.
- Speaker #1
J'adore. Donc, Marie, vous l'aurez compris, n'est pas un exemple d'entrepreneur qui a arrêté de vivre parce qu'elle a lancé son projet. Mais parce qu'en fait, on l'observe aussi. Tu sais, de dire, c'est mon bébé, je fais 600 heures semaine, etc. Et qui tire la corde. Et je t'incarne. Très bien. Moi,
- Speaker #0
comme je le disais, la maladie a fait que je n'ai pas eu le choix. d'avoir ces piqûres de rappel. Je n'aurais jamais réussi si je m'enflamais dans du travail 7 jours sur 7, pas de vacances, pas de trucs. On se couche tard parce qu'on travaille tard. On mange mal parce qu'on ne prend pas le temps de cuisiner. Moi, cuisiner, c'est un peu du yoga. Pour moi, j'adore ça. Et en même temps, je me nourris correctement. Donc, c'est bien. J'ai compris aussi il y a deux ans qu'il fallait que j'ai des sasses de décompression quatre fois par an. Donc, janvier, avril, juillet, octobre. C'est vraiment les mois où je place des vacances, des départs. Et ça nettoie toutes les petites miettes qui restent là. J'imagine ça en disant, on a beau passer le balai, au bout d'un moment, il faut passer l'aspirateur.
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Tous les petits restes de stress du quotidien et tout. Et ça, ça fait partie des choses que j'ai établies, que j'ai communiquées avec mon équipe. Et donc, il n'y a plus de problème en fait. Ces dates-là, je pars.
- Speaker #1
Oui, tu t'es parfaitement assumée finalement. Et pour finir, est-ce que tu aimerais... Qui aimerais-tu en fait entendre à ce podcast-là ? Que peut-être il n'a pas été trop entendu ?
- Speaker #0
J'ai tout le temps cette amie qui passe dans ma tête quand on me pose cette question-là, parce qu'on me l'avait déjà demandé. Je pense que tu connais son travail, Véronique Buist, qui est une artiste montréalaise avec qui j'ai travaillé dans nos anciennes vies. On dit toujours nos anciennes vies parce que vraiment, moi je n'étais pas du tout chef d'entreprise à l'époque, et elle n'était pas du tout une artiste. Et puis, un jour, à l'ouverture de Bouche B, c'est elle qui m'a fait ma vitrine, parce que voilà, on a fait quelque chose d'illustré et tout. Et elle m'a dit, t'as vu, j'ai un béret, je commence à assumer mon rôle d'artiste. J'ai dit, ben c'est parfait. Et là, aujourd'hui, elle est complètement assumée là-dedans. Elle fait des choses magnifiques, etc. Et c'est une personne que j'apprécie beaucoup et que je n'entends pas souvent.
- Speaker #1
Donc il y a sans doute tout un processus aussi.
- Speaker #0
Ouais, vraiment.
- Speaker #1
Je note précieusement la reco finale. Marie, merci. moi ça aurait pu durer alors là déjà on bat un peu des records mais je sais que tous ceux qui vont avoir terminé l'épisode à ce moment là vont dire hé mon dieu merci donc je le dis moi merci Marie d'avoir pris le temps de t'être livrée avec finalement fidèle à toi-même colorée authentique ça casse un peu l'experte oui finalement oui complètement alors merci et vous pouvez encore plus écrire à Marie dans ses stories après l'écoute de ce podcast pour lui dire à combien elle était haute merci beaucoup à bientôt et voilà chers amis l'épisode touche à sa fin j'espère que vous avez pu en tirer quelques pépites qui feront potentiellement un bout de chemin avec vous merci sincèrement pour votre écoute il ne me reste qu'à vous laisser avec quelques suggestions d'usages pour faire de cette saison 1 un succès, mais surtout permettre le rayonnement maximum des personnalités invitées à mon micro. N'hésitez pas, pour ce faire, à nous laisser un commentaire sur la plateforme d'écoute de votre choix, à en parler autour de vous, à le partager sur vos différents réseaux sociaux. Ce sera super apprécié. Je compte sur vous et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.