Description
On a tous quelque chose en nous de Jean-Paul Belmondo. Un sourire, une cascade, une réplique, une torgnole, une course effrénée ou simplement cette manière bien à lui de traverser l’écran avec un panache inimitable. Magnifique, incorrigible, solitaire, marginal, séducteur ou aventurier, Bébel appartient à ces rares acteurs qui semblent avoir toujours fait partie de notre paysage cinématographique.
Pour ce 20e épisode de Close-Call, nous avons donc voulu rendre hommage à celui qui fut, pendant plusieurs décennies, l’un des visages les plus populaires et les plus aimés du cinéma français. Un acteur capable de passer d’un cinéma exigeant et moderne à la comédie populaire, du film noir au film d’aventures, du drame à la cascade spectaculaire, sans jamais perdre ce qui faisait son charme : une présence physique hors norme, une gouaille irrésistible et cette impression permanente qu’il était aussi libre devant la caméra qu’il semblait l’être dans la vie.
Car avant de devenir l’incarnation du héros bondissant du cinéma français, Jean-Paul Belmondo a connu des débuts particulièrement exigeants auprès de cinéastes parmi les plus importants de leur époque. Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Melville, François Truffaut, Louis Malle ou encore Vittorio De Sica ont tous contribué à révéler les différentes facettes d’un acteur que l’on aurait tort de réduire à ses exploits physiques.
De À bout de souffle à Léon Morin, prêtre, de Pierrot le Fou au Doulos, Belmondo fut d’abord l’un des visages de cette nouvelle génération d’acteurs qui allait faire exploser les codes du cinéma français. Puis vint une autre carrière, plus populaire, plus légère et plus bondissante, celle des grandes comédies, des films d’action, des aventures rocambolesques et des cascades devenues légendaires.
Le cinéma de Belmondo, c’est alors celui de la réplique qui tue, de la torgnole qui cogne et de l’exploit réalisé sans filet. C’est L’Homme de Rio, Le Magnifique, Le Professionnel, Peur sur la ville, L’As des as ou encore Le Marginal. Des films qui ont accompagné plusieurs générations de spectateurs et qui ont définitivement installé Bébel dans une catégorie à part : celle des acteurs capables de devenir, à eux seuls, un genre cinématographique.
Mais au-delà des films et des personnages, cette émission est surtout l’occasion de parler d’un acteur qui nous a accompagnés. Parce que Belmondo n’appartient pas seulement à l’histoire du cinéma français : il appartient à notre mémoire collective. À ces séances découvertes enfant, à ces rediffusions télévisées, à ces films que l’on connaît parfois presque par cœur et à ces scènes que l’on continue de citer des années après.
Depuis l’annonce de sa disparition, il était évidemment impossible pour Close-Call de ne pas lui consacrer une émission. Pas question ici de dresser une filmographie exhaustive ou de prétendre résumer une carrière aussi riche : nous avons choisi quelques films marquants, quelques rôles emblématiques et surtout quelques souvenirs de spectateurs pour raconter, avec amour et une bonne dose de nostalgie, Jean-Paul Belmondo et le cinéma qu’il nous a laissé.
Pour ce 20e épisode, Close-Call est présenté par Mathieu Le Berre, accompagné d’Alexandre Coudray, Anthony Verschueren, Aymeric Dugénie, Thomas Chalamel et Chloé Denis.
Alors, enfilez votre plus beau blouson, préparez-vous à sauter d’un toit, à courir sur les toits du métro et à envoyer quelques répliques bien senties : Close-Call #20 rend hommage à Bébel. Parce qu’au fond, on a peut-être tous quelque chose en nous de Jean-Paul Belmondo.
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