Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Coeur d'arty coach, le podcast où nous parlons des relations amoureuses. L'amour n'a pas besoin d'être parfait, seulement d'être vrai. Je vous livre des outils, des réflexions et des clés de compréhension pour y parvenir. Que vous soyez célibataire ou en couple, si vous souhaitez avoir une vie affective épanouie, vous êtes au bon endroit. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Coeur d'articoche. Aujourd'hui je m'attaque au sujet de la communication dans le couple. On entend souvent dire que la communication est un indispensable dans la relation et que sans celle-ci le couple ne saurait fonctionner. C'est un des sujets phares et pourtant on le comprend parfois moins bien qu'on ne le pense. On dit ainsi souvent que la communication est la clé, ce qui est partiellement vrai. Bien communiquer est important, mais encore faut-il savoir de quelle communication on parle. Parce qu'il y a deux dimensions dans la communication. Il y a le contenu qui est important, ainsi que la façon dont on amène ce contenu. Le propos et la manière dont on dit les choses ont leur importance. Et souvent, quand on entend dire que la communication est la clé, on s'attarde sur la façon de communiquer, au lieu de regarder en profondeur qu'est-ce qui est l'essentiel à communiquer. Vous avez ainsi peut-être déjà entendu parler de communication non-violente, de communication non-verbale, d'honnêteté radicale. Il existe plein d'outils et méthodes de communication, mais ce qui moi m'intéresse au travers de cet épisode, c'est qu'est-ce qui fait qu'on se comprend vraiment dans une relation, et comment est-ce qu'on développe une connexion croissante et profonde grâce à la communication. Avec cet épisode, nous allons donc voir pourquoi la communication est importante dans une relation amoureuse, ce qu'on met derrière ce terme de communication, comment bien communiquer, quoi communiquer, et aussi comment naviguer au travers de cette communication lorsque notre partenaire ou soi-même s'aime plus ou moins à l'aise avec le fait de communiquer. Tout d'abord, qu'est-ce que la communication ? Il s'agit du processus par lequel les individus et les entités échangent des informations. Cela peut donc impliquer une transmission de pensées, de messages ou d'informations à travers divers moyens, incluant la parole, l'écriture et les signaux non-verbaux. La communication peut être perçue au travers de trois aspects. L'expression, la représentation et l'action sur autrui. C'est-à-dire que dans l'expression, on cherche, au travers de la communication, à partager une intention, une émotion, une pensée, etc. On est donc dans un cas où l'on souhaite que la personne à qui l'on communique comprenne quelque chose qui nous traverse et qui nous concerne. Quand on parle de l'aspect représentation, il s'agit là d'un souhait de transmettre une information. On partage un savoir factuel et documenté, on informe d'un événement par exemple. Ici, on est dans une posture distanciée de soi-même sans être dans un partage d'opinion, de ressenti d'émotion ou autre. Et enfin, on a l'aspect de la communication avec pour objectif l'action sur autrui. Ce qu'on entend par là, c'est le fait de vouloir convaincre, influencer, séduire, ordonner ou encore interdire. On utilise donc la communication pour que cela ait un impact sur le comportement, les pensées ou opinions de la personne en face. Dans un épisode précédent, je vous parlais des 7 degrés du dialogue qui nous permettent de développer l'intimité et la connexion. Ce qu'il faut comprendre avec cette représentation est qu'il existe différents degrés conversationnels, du moins intime au plus intime. Quand on reste dans les premiers degrés, on apprend assez peu à connaître une personne en profondeur, là où, en augmentant les degrés, on entre dans davantage de connexions. Les premiers degrés de dialogue font partie de l'aspect représentation de la communication. On peut parler de la pluie et du beau temps, de l'actualité, des faits, de la logistique pour le couple, de l'organisation des prochaines vacances, etc. Quand on avance dans ces degrés de dialogue, on entre dans une communication qui est de l'ordre de l'expression, puisque l'on va parler de rêve, de peur, de sentiments, d'émotions, de besoins, etc. C'est là où il y a un premier point important à comprendre en ce qui concerne la communication dans le couple, c'est ce qu'on choisit de communiquer. Cela m'arrive très fréquemment de recevoir des couples qui m'indiquent beaucoup communiquer dans la relation. Ils me disent qu'ils parlent tout au long de la journée, qu'ils sont en contact très régulièrement et qu'il n'y a pas nécessairement de blanc, de silence, de moments où ils ne sont pas dans l'échange. Mais lorsque l'on creuse un peu cette notion de communication avec eux, ce que l'on observe est qu'ils parlent beaucoup, mais pas des sujets vraiment essentiels pour la relation. Ils restent généralement en surface et n'entrent pas dans des conversations qui vont impliquer de partager leurs ressentis, besoins ou émotions. Et généralement, quand ils viennent me voir, c'est parce que... ils savent qu'ils s'aiment, ils savent qu'ils ont envie de continuer ensemble, mais ils se sentent déconnectés et ne parviennent pas à retrouver la connexion qu'ils ont pu avoir par le passé. Et c'est là où on peut se demander qu'est-ce qui est donc important à partager dans le couple. Mais avant ça, remettons la dynamique relationnelle dans son contexte. J'évoque régulièrement dans mes épisodes la notion d'état amoureux parce que la compréhension de celui-ci est vraiment essentielle. Si ce n'est pas déjà fait, vous pouvez écouter l'épisode 2 de ce podcast sur l'état amoureux. Une relation démarre généralement avec un état amoureux. État dans lequel on se sent bien, complètement aveuglé par l'autre. On place son ou sa partenaire sur un piédestal, on a des papillons dans le ventre, les hormones de l'amour s'agitent, et ont un impact direct sur la façon dont on communique dans la relation. Au début de la relation, on a une soif insatiable de découvrir l'autre. On veut tout savoir, donc on rentre dans des degrés de dialogue élevés pour se sentir toujours plus proche de l'autre. Dans notre posture, on a une forme d'accueil et d'ouverture qui est telle que la personne en face de nous se sent en sécurité pour partager son moi profond, ses expériences de vie, ses peurs, ses joies, etc. Mais cet état amoureux n'est pas éternel. Et quand le couple n'est plus dans l'état amoureux, Il y a généralement des malentendus qui entrent en jeu, ainsi qu'une rupture des fameux échanges amoureux. Le couple peut donc choisir d'échanger sur des sujets qui ne génèrent pas d'incompréhension, pas de conflits, pas de frictions et surtout, peu de connexions. Un couple est composé de deux personnes différentes. Elles auront toutes deux des histoires de vie différentes, des façons de vivre différentes et des façons de voir le monde qui sont différentes. Quand on entre en relation, on entre dans celle-ci avec nos blessures qui peuvent s'éveiller au contact de l'autre. et l'espace relationnel a cette faculté merveilleuse de nous aider à grandir et guérir ces blessures au travers du lien. Sauf que très souvent, le fait de sentir de l'inconfort au contact de l'autre peut créer du repli, si bien que l'on choisit de ne regarder que ce qui se passe en surface, et c'est un peu la face visible de l'iceberg. Là où, quoi communiquer d'essentiel dans la relation se trouve plutôt parfois sous la face cachée de l'iceberg. Ce qui est important à partager dans la relation va être de l'ordre de nos besoins. de nos limites ainsi que nos désirs. Une relation a besoin d'ajustements réguliers. C'est pour cela que cela peut être intéressant de se faire des rendez-vous ponctuels où l'on parle de comment on se sent dans la relation. On peut ainsi se poser mutuellement les questions suivantes. Qu'est-ce que tu as aimé dernièrement dans notre relation ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais vivre au travers de la relation et que tu ne vis pas pour l'instant ? Est-ce que tu as le sentiment de pouvoir être toi-même dans le lien ? Mais peut-être qu'avant d'arriver à des échanges comme ces derniers, vous avez besoin de vous outiller pour bien... communiquant. Et c'est là où la CNV, communication non-violente, peut être une étape très fertile dans les échanges interpersonnels. La communication non-violente est un processus de communication créé par le psychologue américain Marshall Rosenberg, et celle-ci s'appuie sur quatre étapes. Observation, sentiment, besoin, puis demande. La CNV est une méthode qui est très large et complète, il y a vraiment beaucoup de choses à dire, donc dans cet épisode, je vous partage un très très bref aperçu de certains points. mais ce n'est pas du tout suffisant pour comprendre l'ensemble des tenants et aboutissants de cette démarche. Si en tout cas, celle-ci vous parle à première vue, n'hésitez pas à approfondir le sujet de votre côté. Les quatre étapes de la CNV vont être particulièrement pertinentes puisqu'elles vont permettre de mieux se comprendre déjà soi-même, pour ensuite mieux communiquer à l'autre notre propos. Dans un échange entre deux personnes, c'est très fréquent qu'il existe un écart entre le message qui voulait être passé et le message qui est bel et bien reçu. Le souci de communication peut se situer à plusieurs endroits. Le messager n'était peut-être pas très clair. Le receveur n'était peut-être pas attentif. Le contexte créait une dimension non propice à la clarté du message. La formulation a pu être interprétée d'une certaine façon, etc. Il existe plein de raisons pour lesquelles il arrive que deux individus ne se comprennent pas dans l'échange car leurs mots n'ont pas la même signification ou alors ils ne parlent pas du tout au travers du même référentiel. L'idée de la communication non violente et de, je cite Marshall Rosenberg, « favoriser l'élan du cœur » et nous relier à nous-mêmes et aux autres, laissant libre cours à notre bienveillance naturelle. Car les moments où l'on peut avoir le plus besoin d'employer la CNV vont être quand nous sommes dans un état de réactivité et de friction avec l'autre. Dans ces moments-là, on va ainsi pouvoir observer ce qui est en train de se passer d'un point de vue neutre. Dans un couple, un partenaire pourrait dire « tu es toujours en retard » . C'est ici un jugement. Alors que l'observation le fait neutre et « cette semaine tu es arrivé quatre fois » . après notre rendez-vous fixé à 9h. Là, on devient factuel. Une fois qu'on a observé la situation, on peut déterminer le sentiment associé. Quand mon partenaire est en retard, comment est-ce que je me sens ? Et la subtilité de comment on se sent est d'être en capacité déjà de nommer un sentiment. Parce que ce n'est pas si évident que cela d'identifier le sentiment. Un sentiment ou une émotion peut aisément se mimer. Et donc vous remarquerez à ce moment-là que vous aurez probablement de la difficulté à mimer la trahison. le fait d'être incompris, le fait de se sentir rejeté, l'insécurité, le fait de se sentir perdu, etc. Parce que très souvent, quand on pense à une situation et qu'on dit « je me sens » , on peut avoir tendance à compléter par « je me sens trahi » , « je me sens rejeté » , « je me sens perdu » , « je ne sais pas quoi penser » . Et pourtant, il ne s'agit pas là d'un sentiment ou d'une émotion, puisque, à l'inverse, vous arriverez à mimer de la tristesse, de la colère, de la peur, de la joie, etc. Donc pour en revenir à mon exemple, quand mon partenaire est en retard, on peut dire « je me sens en colère, inquiète, paniqué, démuni, dégoûté, etc. » Une fois qu'on a déterminé le sentiment, on peut alors passer aux besoins qui se retrouvent mis à mal dans la situation. Je me sens paniqué parce que j'ai besoin de… Et là, idem que pour les sentiments, il peut être nécessaire de développer son vocabulaire autour des besoins pour être en capacité de les nommer. Par exemple, je me sens paniqué parce que j'ai besoin de protection, de sécurité, de cohérence, de clarté ou autre. Cela permet alors d'arriver à la dernière étape de la CNV, qui est la formulation d'une demande. Par exemple, quand tu as 10 minutes de retard, je me sens paniqué parce que j'ai besoin de sécurité. Pourrais-tu me prévenir du temps de retard que tu vas avoir lorsque cela se produit ? Bien évidemment, formuler une demande n'implique pas le fait que la personne en face réponde à notre demande. La personne a le droit de dire non. Et si on n'est pas prêt à entendre non à la demande, c'est qu'il s'agissait en fait d'une exigence. Un intérêt des formulations avec la communication non-violente est que, l'on sort des reproches, on arrête de pointer l'autre du doigt, et on exprime clairement ce dont on a besoin. Mais aussi, formuler une demande permet potentiellement à la personne en face de faire une autre proposition qui pourrait venir répondre aux besoins dans la situation. Cela permet donc aussi d'éviter de confondre le besoin avec la stratégie pour répondre aux besoins. Par exemple, le partenaire en retard pourrait dire « Quand je suis en retard, je ne peux pas te prévenir parce que je suis en train de conduire. » Mais on pourrait dire qu'au bout de 10 minutes, si je ne suis toujours pas là, Tu quittes le point de rendez-vous initial pour t'installer quelque part où tu te sentiras davantage en sécurité. Pour aller un cran encore plus loin dans l'échange, ce qui serait intéressant serait de partager ce qui se passe en nous quand on ressent le sentiment. Ce serait d'aller dire « écoute, vraiment, ça me panique quand tu as du retard » . Cela me rappelle quand j'étais enfant et que mes parents avaient eux-mêmes du retard pour venir me chercher à l'école. J'étais la dernière à attendre qu'ils arrivent pour venir me chercher. et j'avais peur d'être oubliée et qu'ils ne viennent pas. Il faut bien comprendre qu'à l'intérieur de nous, on a toutes les expériences qui nous ont marquées. Certaines sont des micro-traumas qui, une fois à l'âge adulte, peuvent paraître anecdotiques, parce qu'on les regarde avec notre maturité d'adulte. Mais pour l'enfant qu'on était, c'était difficile. Et il arrive que l'enfant blessé en nous prenne les commandes lorsque l'on vit une situation qui nous fait vivre des émotions similaires à une expérience douloureuse passée. Alors... Quand on arrive à partager à son ou sa partenaire ce qui se joue vraiment pour nous, notre partenaire change de grille de lecture. Il passe de « elle fait des histoires pour rien, ça va, j'avais que 10 minutes de retard, c'est rien du tout, mais quelle impatience » à « je comprends mieux, quand je suis en retard, elle ne s'énerve pas contre moi, mais ça lui fait revivre une expérience douloureuse de son enfance où elle avait peur que ses parents l'oublient et ne viennent pas la chercher » . Donc bien communiquer, c'est choisir ce qu'on partage et comment on le partage. On évite. tout ce qui est reproche, on parle de soi, de ses ressentis et de ses besoins, et surtout, on formule des demandes. Et ce que je pense important de rajouter concernant la façon de communiquer, c'est que c'est normal d'être imparfait, c'est normal que ça prenne du temps de mettre en place des nouvelles façons de communiquer, et que quand bien même on est plus expérimenté sur la CNV par exemple, et qu'on a l'habitude de communiquer de façon non-violente, ça ne veut pas dire qu'on arrivera toujours à communiquer de cette manière-là. Il y aura des moments où on sera activé de telle façon à ce qu'on n'arrive pas à utiliser les bonnes pratiques, mais c'est ok, on a le droit de ne pas être impeccable en toutes circonstances. Mais aussi, communiquer de cette manière-là, c'est bien beau, mais comme je le dis souvent dans mes accompagnements, il faut être deux pour pouvoir utiliser la communication non-violente ou n'importe quelle forme de communication constructive. Le fait de soi-même employer des méthodes de communication bienveillantes peut inspirer son ou sa partenaire à faire de même. On peut montrer la voie. Mais on aura beau connaître toutes les meilleures méthodes, avoir les meilleurs outils et utiliser les mots les plus merveilleux possibles, si en face de nous on a une personne qui de toute façon résiste à toutes ces tentatives, à un moment donné, ce n'est plus de notre ressort individuel de pouvoir avoir un échange qui permet la croissance du lien. Alors qu'est-ce qu'on peut faire lorsque l'un des partenaires est fermé comme une huître ? C'est assez fréquent qu'il y ait deux façons de fonctionner différentes dans un couple. Une des personnes a besoin de partager. communiquer régulièrement et connaître les sentiments de l'autre, là où la personne en face peut avoir plus de pudeur et plus de difficultés à s'épancher. Dans notre société actuelle, au regard de la façon dont on éduque les individus et au regard des injonctions, même si cela tend à changer petit à petit, on observe que ces rôles peuvent être plutôt genrés. C'est-à-dire qu'on éduque les femmes à être douces dans l'empathie, la compréhension, la lecture des autres et l'accueil de diverses émotions, alors qu'à l'inverse, le discours que les hommes vont plutôt avoir tendance à entendre est qu'il faut être fort, ne pas flancher, maîtriser les émotions et ne rien laisser paraître pour être toujours solide. Souvent, les hommes ne sont pas encouragés à s'exprimer et donc sont peu connectés à leurs émotions. C'est ainsi une dynamique très fréquente qu'on retrouve dans les relations hétérosexuelles. Une personne qui cherche à communiquer et une autre personne qui est beaucoup plus dans le repli de soi. Et je trouve que c'est important de mettre du contexte pour justement mieux comprendre cet écart qui peut exister, mais aussi de savoir que ce n'est pas une fatalité. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles une personne pourrait ne pas être à l'aise à l'idée de communiquer. Cela peut être un manque de sécurité relationnelle et affective. Notre partenaire ou nous-mêmes pouvons avoir peur d'être jugés. Avoir peur des réactions de l'autre, peur d'être invalidé, ou alors que nos besoins ne soient pas considérés. Cela peut aussi être lié à une méconnaissance de nos propres émotions et besoins. Si on manque de vocabulaire et qu'on n'est pas connecté à soi, on ne peut pas communiquer ce que soi-même on ignore. Cela peut aussi être un parcours de vie qui fait qu'à un instant T, une personne a dû se couper de ses émotions pour se protéger, et a donc de la difficulté à s'ouvrir. Quand une des personnes est plutôt fermée à la communication, une chose à faire va être de lui laisser de l'espace. Quand bien même, je sais que cela peut être frustrant pour la personne qui a besoin de communiquer et qui désire être en lien. Une erreur fréquente est de vouloir imposer un moment où parler sans tenir compte de la disponibilité émotionnelle de l'autre. On ne peut pas forcer une personne qui n'a pas envie de parler. Et si jamais, quand bien même, on y arrive, de toute façon, on n'obtient pas les réponses satisfaisantes que l'on souhaiterait avoir puisque la personne en face est fermée. On peut donc laisser du temps à l'autre avant de revenir sur un sujet En formulant par exemple une demande. Vous pouvez dire « J'aimerais beaucoup qu'on parle de tel sujet, est-ce qu'on peut en parler d'ici deux ou trois jours maximum ? » Cela évite de prendre la personne par surprise, et elle a le temps d'assimiler qu'il va y avoir une conversation sur le sujet dans les jours à venir. Ensuite, quand une personne a du mal à s'exprimer, il va falloir faire preuve de patience. C'est-à-dire que les réponses que l'on a envie d'avoir peuvent prendre deux, trois ou quatre conversations différentes pour y parvenir. On ne va pas nécessairement obtenir les réponses que l'on veut à l'instant. où on les veut. Celles-ci arriveront peut-être au compte-gouttes, et ce sera au partenaire qui a le plus de facilité à s'exprimer de remettre les pièces du puzzle en place. Et enfin, dernier point important pour qu'une personne souffre, ça va être le fait de montrer de l'empathie. Une personne parviendra à s'exprimer à partir du moment où elle se sent en confiance pour exprimer une forme de vulnérabilité dans l'échange. J'ai bien conscience à quel point cela peut être frustrant voire douloureux de ne pas pouvoir échanger quand on en ressent le besoin. mais une personne qui est en cours de développement de ses compétences ne va pas les acquérir du jour au lendemain. Donc cela va forcément demander d'aller au rythme de la personne qui est la plus lente des deux. Et ces différents points que j'ai évoqués sont valables dans le cadre où la relation est saine et que le silence de l'un des deux n'est pas une stratégie de contrôle ou de manipulation. C'est-à-dire que la personne qui est fermée ou taiseuse vit une réelle difficulté dans l'expression et la verbalisation. C'est à différencier d'un traitement du silence parce qu'elle n'est pas contente par exemple. La communication dans une relation amoureuse a ainsi son importance parce qu'elle permet d'apprendre à se connaître mutuellement un peu plus. C'est aussi un outil qui, lorsqu'il est utilisé efficacement, nous permet de guérir à travers le lien. Et quand j'évoque cette notion de guérison, il ne s'agit pas de devenir le ou la thérapeute de l'autre, mais que la relation, en tant qu'entité, soit guérisseuse. Le fait de bien communiquer permet de rester en connexion avec l'autre, pour préserver le lien et l'amour qui unit les partenaires. Dans le lien, on a besoin de temps en temps d'accorder nos violons. de vérifier que la relation nous convient toujours et, si nécessaire, d'amener des ajustements. La communication ne se résume donc pas à se parler. On peut beaucoup parler sans jamais évoquer l'essentiel. Le fond de ce que l'on cherche à dire compte tant que la forme, puisque la manière dont on s'exprime va contribuer à créer un climat de sécurité affective. Quand on parvient à avoir une communication plutôt saine, cela permet de traverser les conflits avec plus de sérénité, car c'est tout à fait sain d'avoir des conflits et des désaccords dans une relation amoureuse. Ce qui compte est ce qu'on choisit de faire de ces conflits et vers quoi ils aboutissent. J'espère que cet épisode a pu vous donner des repères qui soient suffisamment simples et applicables à votre situation. Si celui-ci vous a plu, n'hésitez pas à le partager, à mettre 5 étoiles et un avis sur le podcast. Cela m'aide beaucoup, d'autant plus que mon absence prolongée et mon irrégularité dans la sortie des épisodes fait que mon podcast n'est plus autant mis en avant qu'auparavant. Et comme je mets du temps, du cœur et de l'énergie à proposer ces épisodes, ce sont des façons de me soutenir et de montrer que mon travail compte pour vous et qu'il a son intérêt. Vous pouvez d'ailleurs aussi m'envoyer des petits mots doux si le cœur vous en dit. Je vous souhaite de passer une très belle journée ou soirée. Et je vous dis à très bientôt dans un prochain épisode. Prenez soin de vous.