Speaker #0Il y a des terres qu'on explore sans carte, sans boussole. La paternité en fait partie. Bienvenue dans Coeur de Daron, un podcast pour celles et ceux qui avancent pas à pas entre doutes, émerveillements et grands bouleversements. Moi c'est Guillaume, je suis devenu père il y a un an. Et depuis, tout a changé. Mon regard, mon rythme, mes repères. Et au cœur de ce grand chamboulement, une question persiste comme un fil rouge. C'est quoi être père ? Vous allez écouter l'épisode 0 de ce podcast. Je vais vous expliquer plein de choses un peu perso. Mon parcours, le chemin qui m'a amené vers l'accompagnement des pères et le périnatal, le déclic qui m'a poussé à créer ce podcast et ce que vous allez y trouver. Je suis honoré que vous soyez mes premiers auditeurs et auditrices. Je vous souhaite une très bonne écoute. Ce podcast, il a été créé un peu par hasard, suite à la naissance de ma fille. En fait, à la base, on avait prévu d'accoucher à domicile et on était en lien avec trois autres couples qu'on a rencontrés pendant notre préparation à la naissance. Et on avait un groupe WhatsApp. On communiquait pas mal, on a fait quelques petits repas ensemble pour papoter. Et en fait, est venu le jour J. On était le premier couple à accoucher. On est passé plus de deux jours à la maison et ça s'est pas passé comme prévu parce qu'on a fini à l'hôpital, à la maternité, sans urgence. Mais voilà, le travail devenait trop long, du coup on a choisi d'être transféré. Et une fois arrivé là-bas, je savais plus trop ce que je devais faire. Déjà le choc de passer de la maison depuis deux jours où on est dans notre bulle au... périphéonais en air de pointe. C'était un peu dur. Et vraiment là-bas, j'ai comme décompensé. Il y a eu la péridurale et ils n'ont pas voulu me faire rentrer. Donc moi, j'étais à côté. Et là, j'ai lâché. J'ai tout lâché. J'ai pleuré. Je chantais ma compagne qui était en souffrance et je n'avais pas envie de la laisser comme ça. C'était dur de ne pas être avec elle après. Après tout ce temps qu'on a passé ensemble, c'était vraiment très dur pour moi. Et au final, il y a eu quand même un déclic à un moment. Parce qu'au début, j'étais perdu. Je me disais, ça ne se passe pas du tout comme on a prévu. Moi, je ne sais pas du tout quoi faire. Je ne suis pas du tout prêt pour ça, en fait. Et heureusement, nos sages-femmes nous avaient accompagnés. Parce qu'elles bossaient avant dans cette maternité. Et elles m'ont un peu soutenu en me disant, non mais tu fais comme à la maison. Comme ce qu'on avait prévu. choqué et bref à un moment du coup j'ai eu ce déclic qui a fait que j'ai pu reprendre ma place on est là et je vis plein de choses en fait plein d'expériences Tout ce qu'on avait fait pendant la prépa à la naissance, ça s'est avéré inutile, en partie en tout cas. Et j'ai voulu partager ça aux copains et copines du groupe de prépa à la naissance, une fois que notre fille est née, pour déjà leur dire comment ça s'est passé, parce qu'ils attendaient forcément des nouvelles, vu qu'on était le premier couple à accoucher. Moi j'avais envie de leur dire, bon, en fait ça peut ne pas se passer comme on a prévu, et... on n'est pas prêt. Et là, en fait, j'ai commencé à tout leur raconter dans des détails de la maison, le transfert, l'accouchement, le après, avec des choses très récits, en fait, de ce qui s'est passé, mais aussi moi, comment je le vivais et aussi des tips, en fait, pour les papas, pour pouvoir être bien dans leur rôle, quoi. Parce que ce n'est pas du tout la même dynamique à la maternité qu'à la maison, bien cosy dans sa bulle, où tout est défini en amont. Je leur laisse un vocal de 45 minutes sur le parking de l'hôpital. Et je me souviens, il y a une personne du groupe qui est une amie maintenant, qui me dit « On allait regarder une série, mais on a vu ton vocal de 45 minutes, du coup on a... » Pas mis notre série et on a écouté ton vocal et c'est trop bien. En vrai, tu devrais trop faire un podcast. J'étais content que ça leur ait parlé. C'était dans un coin de ma tête, cette idée de podcast, mais c'était plutôt une blague. À partir de là, on a fait notre petite vie, on est rentrés à la maison, tout était très bien. Et il y a un autre couple qui a accouché. Et eux aussi, ils ont décidé de nous raconter, et on était un peu en attente aussi, mais de savoir comment ça s'est passé pour eux. Et là, du coup, il y a Mathieu qui sera l'invité de l'épisode numéro 1 qui nous laisse un vocal. Et là, je prends une claque. Ouais, je me dis que c'est ouf d'entendre ça, ce récit hyper poignant où j'ai pleuré, j'ai rigolé. C'était vraiment fou, quoi. Parce que sûrement, je le connaissais. Mais au-delà de le connaître, il y avait un truc hyper sincère et touchant. Et là, l'idée du podcast, elle a quand même plutôt... Elle continue à faire son chemin. Je me suis dit, non, mais ça, c'est trop intéressant. C'est une pépite et c'est des choses que j'aurais aimé entendre moi-même avant la naissance. Je me suis beaucoup préparé. J'ai beaucoup regardé ce que traversait la femme pendant son accouchement, les étapes, etc. J'ai lu des récits, beaucoup de récits de femmes. Il ne me semble pas en avoir eu de père. mais qui était très récit, au final. Et de toute façon, je comprends, parce que la femme est en train de vivre son accouchement, alors qu'en tant que spectateur, on voit factuellement ce qui se passe. Je l'ai vraiment vu avec ma compagne. Quand elle racontait l'accouchement, souvent, je disais, non, non, ça ne s'est pas passé comme ça. Ce n'était pas du tout ça, en fait. Elle, parce qu'elle était tellement dans d'autres sphères, elle n'a pas conscience de ce qui s'est passé réellement. Et là, je me dis, bah ouais. Il y a carrément un truc à faire d'entendre des pertes qui racontent comment ça s'est passé et comment eux ils l'ont vécu aussi. Parce que d'être spectateur de ça, c'est pas rien quoi. Et en fait, cette blague à la base est devenue une envie profonde d'en faire quelque chose. Du moment où j'ai appris que ma compagne était enceinte, jusqu'à la naissance, j'ai moi-même vécu beaucoup de transformations. Ça faisait à peu près 7 ans que j'étais en reconversion pro. J'étais profondément animé par le métier de thérapeute. J'ai fait une formation en énergétique, médecine chinoise, entre autres. Après, je me suis formé en acupuncture. J'ai fait plein de stages divers et variés. Et la dernière formation, c'était Constellation Familiale. Et tout ça, j'étais là, ouais, ok, c'est cool, mais ça ne faisait pas vraiment sens de qu'est-ce que j'allais en faire, à qui je m'adressais, pourquoi tous ces outils. Est-ce que je ne fais que de l'acupuncture, des constellations ? Ça faisait beaucoup de choses, en fait. Et au cours de ces formations, la toute... première notamment, on avait fait un exercice d'ancrage issu de l'haptonomie. Je ne connaissais pas du tout l'haptonomie, en fait. Et dans cette formation, le formateur me dit que c'est un truc, à la base, pour les couples, les femmes enceintes, etc. Permet de contacter le bébé. Je fais « Ah ouais, trop marrant. » Puis je passe à autre chose. Et en fait, ça revenait régulièrement au fil de mes formations jusqu'au jour où je demande à un de mes formateurs où il aborde ce sujet de l'haptonomie. Et je lui dis, mais tu as des contacts pour se former à ça, ça pourrait m'intéresser. Parce qu'entre-temps, je m'étais un peu renseigné un peu plus sur ce qu'était l'haptonomie. Et là, il m'a filé un contact. Il me dit, ouais, ouais, carrément, tu peux aller voir Marie-Noël Maston, elle est super, etc. Donc, je note ça dans mon téléphone. Puis voilà, je note, je garde ça dans un coin de ma tête. Quand j'ai appris que ma compagne était enceinte, je me suis dit c'est le moment de ressortir ma note et j'ai été voir quand étaient les prochaines formations. Plutôt que faire un suivi en autonomie, qui consiste en général en 5-6 séances avec un thérapeute, je me dis je vais faire ça, mais je vais aussi moi aller approfondir en me disant tiens ça me fera peut-être des outils intéressants. à utiliser en tant que thérapeute. Je vais sur le site de Marie-Noël Maston et je vois qu'il y a un cycle qui commence bientôt. Il y a un tronc commun et après on peut choisir de se spécialiser soit vers le périnatal, soit vers l'aptopsychothérapie. C'est une branche qu'elle a développée parce qu'elle-même étant psy à la base, ça commence dans un mois. Donc super, je m'inscris, mais vraiment sans prétention. Je me souviens du... du premier tour de table où on décrit un peu chacun d'où on vient à la formation. Et moi, je dis que je suis thérapeute, j'ai de l'acupuncture et je vais être papa. Donc, je viens prendre deux, trois outils, mais que ce soit pour ma fille et pour les séances que je fais, mais sans plus. Je ne pensais vraiment pas continuer au-delà des deux week-ends de tronc commun. Et déjà, le premier soir de la formation, je... je fais « Waouh ! » C'est un truc de fou, en fait. C'est un truc de fou, l'haptonomie. Je trouve ça dingue. Alors, j'aurai l'occasion d'en reparler. Et j'ai fait aussi une interview avec Marie-Noël pour expliquer un peu plus ce qu'est l'haptonomie. Et là, je me dis « Ouais, c'est trop intéressant. » Ça vibre en moi, donc je rentre après chez moi. Ça mûrit, ça mûrit. Et deuxième week-end, on se dit, est-ce qu'on continue en périnatale ? Ou en aptopsie, ou est-ce qu'on s'arrête là ? Et là, j'ai vraiment eu un élan de dire, ouais, je vais m'inscrire au Périnatal. Et déjà un peu avant, au premier week-end, ça trottait déjà dans ma tête. Et je me suis dit, ouais, vas-y, Périnatal. Et j'étais là, il y avait une part de moi qui était là en mode, mais vas-y, mais pourquoi le Périnatal, Guillaume ? C'est n'importe quoi. Et je sentais vraiment un appel en moi. chose de plus fort que tout. En plus, je m'étais un peu promis d'arrêter les formations parce que je les ai enchaînés et à un moment je me dis non, j'ai assez d'outils, maintenant je vais mettre ça en pratique. Du coup, je me suis inscrit à ce cycle périnatal en n'imaginant pas tout ce que ça allait emmener ensuite comme transformation. Là arrive le premier week-end périnatal. Et en fait, on recevait des couples, on va dire en cobaye, même si j'aime pas trop ce mot, mais qui venaient pour qu'on puisse pratiquer. Il y a un père qui est venu, quoi, un couple, et la première séance, souvent, on va contacter le bébé. Et là, j'ai pris une grosse claque. Vraiment, il y avait le père qui avait les mains sur le ventre du coup de sa compagne. Elle, elle était... Je sais pas, elle avait le mamaglo, elle était... super épanouie, souriante et apaisée en même temps dans ce moment-là précis. Et lui, on voyait toute la douceur de contacter son bébé. Ouais, c'était dingue. C'était hyper émouvant. Je pense que c'est une scène qui a contribué aussi à ce déclic, de me dire, OK, c'est ça que je veux faire. Ouais, accompagner les couples en autonomie, mais aussi travailler sur la place du père. C'est quelque chose qui me trottait beaucoup dans la tête depuis que j'ai su que j'allais être papa, en me disant, mais en fait, c'est quoi être père ? Parce que mon père, il était bien, il était bien. Il était absent, mais comme beaucoup de pères à l'époque, il a subvenu à mes besoins et tout ça. Et quand j'ai besoin de lui, il est là. Mais ce n'est pas une paternité que j'avais envie. Et je commençais à interroger les gens autour de moi, les connaissances, les amis. Et tout le monde me disait que le père absent, qu'il n'y a pas de présence et tout ça. J'ai eu cette envie de ne pas reproduire ça en fait. Du coup, j'ai cherché, j'ai cherché. Je parlais avec un cousin qui a un bon père et j'ai fait mais comment tu fais pour être un bon père alors que lui-même son père était absent ? Il a quasiment jamais vécu avec son père et là il me sort une punchline, il me dit tu sais en fait c'est pas difficile parce que je sais que je ferai toujours mieux que lui. On peut trouver un modèle sans avoir de modèle parce que... Même si je pense que c'est plus compliqué, l'être humain, il est beaucoup dans la reproduction, en fait, dans des jeux de reproduction. pour apprendre et quand on n'a pas de modèle, ça peut être compliqué. Ça devient quelque chose qui me passionne. Je cherche des livres, des podcasts pour essayer de mieux comprendre cette transformation, de passer de homme à père et aussi les impacts que ça peut avoir sur moi, ma relation avec mon père. C'est un moment où je discute beaucoup plus avec mon père. Ça m'amène beaucoup de compréhension aussi de ce qu'il a vécu et l'envie de comprendre ce par quoi il est traversé à ce moment-là. Et bon, c'est là que je vois un peu les limites du système parce que lui, déjà, il se fait un moment et puis il n'a pas eu forcément une paternité consciente. Il est devenu père, il a fait des enfants. Il a amené la sécurité au foyer, mais un peu dans un système ancien, en fait. C'est ça aussi qui m'intéresse vachement. C'est qu'avant, il y avait la société... Enfin, avant, toujours un peu, mais dans le patriarcat, c'est le père, il ramène l'argent et il subvient aux besoins du foyer. Il y a un truc très primitif. C'est une image d'épinal. Je crois que c'est ça qu'on dit. Une image d'épinal, mais de l'homme préhistorique qui va chasser pendant que la... que la femme est à l'intérieur de la caverne. Quand je dis ça, ça se trouve, c'était pas du tout ça, c'était totalement l'inverse, mais passons. Je pense que dans l'inconscient collectif, on est assez d'accord pour se dire ça. Et donc cette société où en fait le père, il assure juste une sécurité financière et matérielle à autre chose qu'on vit aujourd'hui. Voilà, cette transformation de société où les pères ont envie d'être présents et d'apporter aussi autre chose. que juste du confort matériel. Et ça, je l'ai vécu justement au travers d'un stage où on a pas mal parlé de l'homme patriarcal et de l'homme moderne. Et il y avait ce truc lourd pour nos pères, nos grands-pères. Ils devaient amener l'argent, la femme était au foyer. C'était dur pour tout le monde. Et en plus, eux étaient hyper coupés de leurs enfants. Ils ne les voyaient pas. Donc il y a quelque chose de pas joyeux, qui rattrapait après avec les petits-enfants, mais voilà, encore faut-il avoir des petits-enfants, être proche géographiquement, vivre jusqu'à ce moment, c'est hyper dur. Et moi j'avais envie du coup de vivre cette transformation, d'être pleinement là pour ma fille, comment lui être utile, comment être en support et comment vivre ça aussi au mieux de mon côté. aussi pour ma compagne, comment être là pour elle, en fait. Ça, c'est des choses aussi que j'ai beaucoup remarqué pendant la grossesse, comment en tant qu'homme, je peux être présent, mais aussi pendant l'accouchement, être présent là où avant, les mecs, ils étaient dans la salle, à côté, ils fumaient des claps, puis on leur amenait le bébé, c'est OK, super, puis ils retournaient fumer des claps. C'est pas tous, pareil, c'est un peu cliché, mais c'est un peu l'image d'avant, où même les hommes n'étaient pas forcément autorisés en salle d'accouchement aussi. Comment être présent dans cette société plus égalitaire, mais où le rôle du père est quand même hyper indéfini. C'est ça qui m'a vraiment intéressé, d'aller creuser à cette place. comment je prends ma place en tant que père, en tant qu'homme ou en tant que coparent. Dans ce podcast, je vais parler d'homme, de père, parce que je suis un homme 6. C'est ce que je vis et j'ai vraiment envie de partir de moi, ce que je vis pour témoigner. Mais tout ce que je dis, je pense qu'il s'adresse aussi aux coparentes qui vont vivre la même transformation. On pourrait parler de paternité finalement, peu importe le sexe, que ce soit une femme qui a une partenaire qui est enceinte. Je pense qu'elle, elle vit la même transformation. J'en ai d'ailleurs parlé avec ma cousine. Ils sont un couple homosexuel et ça s'accompagne du coup. qui a porté le bébé, les bébés, parce qu'ils en ont eu trois, elle me dit « Ah bah ouais, mais tu peux en parler à ta cousine. » Elle est dans cette situation aussi. Et je me suis rendu compte qu'il y avait un truc marrant, parce que, peu importe le sexe, il y a ce truc de mec un peu, masculin, ou je ne sais pas comment on peut l'appeler, mais en tout cas de ne pas trop parler. Elle ne dit pas forcément ce qu'elle a vécu. Elle est... Ouais... un peu coupé de son émotionnel en fait. Donc voilà, c'était un petit disclaimer pour dire que tout ce que je dis s'adresse autant au père qu'aux coparents, peu importe le sexe. Ce qui était assez frappant aussi, tout au long de la grossesse, il y a des moments où je me sentais vraiment un meuble, quoi, inutile, où j'étais pas vraiment considéré. Et je comprends que ce soit... La personne qui porte le bébé qui soit mise sur le devant de la scène, parce que c'est elle qui vit ces transformations. Mais des fois, c'était un peu dur de se sentir exclu. Des rendez-vous, etc. J'étais présent avec ma compagne, mais j'ai l'impression de ne servir à rien. Et c'est là où, pareil, dans le process de transformation de la société, de patriarcat vers quelque chose de plus équitable. je me suis rendu compte qu'il y avait encore beaucoup d'habitudes anciennes où la naissance, ce n'est pas un truc de père. Et d'ailleurs, il y a peu d'hommes qui prennent cette place. Des sages-femmes, hommes, il n'y en a pas tant que ça. La plupart des bouquins que j'ai lus, notamment sur l'accouchement, la place du père et tout ça, étaient écrits par des femmes. Et pareil, il y avait des groupes de pères, mais qui étaient animés par des femmes. Et ça a fait tilt en me disant, mais c'est quand même dingue que ce soit que des femmes alors qu'on parle d'hommes. Et j'ai plusieurs de ces personnes qui animaient ce type d'atelier, justement, qui me disaient, parce que je leur partageais mon parcours, un peu ce vers quoi je voulais aller, travailler sur la place du père, etc. Et mon envie aussi de faire des groupes. Je me dis, ah mais c'est génial, vas-y je vais te faire venir parce que moi j'en fais en fait des groupes. Mais je ne me sens pas forcément légitime, puis en fait je le fais parce que personne ne le fait. Mais les hommes ils sont absents, mais ça ferait tellement plus sens que ce soit un homme qui écrive sur la paternité, ou des hommes qui animent ce type d'atelier, ou des coparents. Du coup beaucoup d'absence, beaucoup d'absence des pères, et encore un domaine où... où ils ne prenaient pas leur place finalement. La naissance de ma fille, elle a été assez révélatrice de comment prendre sa place aussi, parce que concrètement, je n'étais pas préparé à ça. Je savais, mais sans forcément le mettre en concret, en mouvement. D'où mon envie aussi de créer des stages pour prendre sa place, et comment je peux faire respecter des choix, comment je peux être là pour ma compagne. Et aussi ce moment-là où, avec le postpartum, il a commencé à émerger une idée de préparation à la paternité. Le postpartum, c'était un super moment parce que j'ai passé quatre mois quasiment sans travailler. Donc j'étais hyper présent pour ma fille, ma compagne. C'est vraiment les moments les plus beaux de ma vie, où on était tous coucouning. hyper dans le yin. Et ouais, c'était incroyable. En plus, on était en hiver. Ma fille est née en novembre. Donc c'était la saison idéale pour être bien au chaud, coucoune avec ma compagne, ma fille. Et je me suis rendu compte pendant le postpartum, justement, qu'il y avait beaucoup de... que l'homme, le coparent, il avait... une grande place aussi en fait. Parce que pendant un mois, on parle souvent du mois d'or, mais je trouve que ça va au-delà. Mais la personne qui a accouché, ça peut être compliqué pour elle, déjà de porter le bébé, mais de gérer tout le reste en fait. Et en tant que coparent, c'est hyper important d'être là, d'être présent pour... Gérer les repas, les petits déjeuners, le ménage, la logistique, les ravitaillements de... de produits divers pour les bébés, les couches, etc. Faire des choix. L'administratif aussi, parce qu'il y a quand même un peu de paperasse à faire. Plus la paperasse du quotidien. Je me suis senti hyper utile à ce moment-là. Et ça a été très très soulageant pour ma compagne. On est beaucoup préparé à la naissance, mais pas à l'après. L'accouchement, c'est... C'est le début en fait, mais après il y a toute la vie, tout le reste, tout le postpartum, les premiers mois du bébé. Et c'est vrai qu'elle, ça ne rentre pas dans son cadre, parce que pour une sage-femme, il faut que le bébé ait délivré, c'est terminé. Même si elle est quand même passée à la maison, voir si tout se passe bien, elle était hyper présente. Cette place de père, j'ai dû moi-même aussi la trouver. Et pour le coup, vu que je ne travaillais pas, c'était assez naturel. Mais je peux concevoir qu'il y ait des hommes, des coparons, pour qui ce n'est pas forcément naturel de savoir quoi faire en fait. Comment gérer les repas, etc. Toute la logistique dont je parlais, je pense que ce n'est pas forcément quelque chose de naturel. Et on ne peut pas en parler à nos aïeux. On ne peut pas... Je vais pas dire à mon père comment t'as géré le postpartum de ma mère parce qu'en fait, il travaillait au bout de trois jours. Et puis, le premier soir, c'était souvent une beuverie quand le bébé est né. Donc, ouais, c'est quelque chose même que j'ai du mal à comprendre, cette beuverie de la naissance parce qu'on a plein d'occasions de boire le reste du temps. En tout cas, de la fêter, la naissance, c'est trop bien et c'est hyper important. Mais le jour même, je trouve ça assez intense. On a eu la chance, dans notre malchance, de ne pas accoucher à la maison, d'être à la maternité. C'est un peu le room service finalement, où il y a un bouton à toute heure, il y a quelqu'un qui vient, des paricultrices, qui font un super boulot et qui pouvaient nous conseiller sur l'allaitement, sur les soins aux bébés et tout ça, comment changer une couche. C'est un truc... mais en fait ouais je savais pas changer une couche alors que pendant le premier mois je pense que je m'occupais de toutes les couches parce que porter c'était pas forcément simple pour ma compagne est encore un domaine où je trouve qu'on n'est pas préparé à ça le dernier point c'est aussi la transformation d'un web psychologique de passer de couple à deux familles à trois en fait c'est c'est une super transformation C'est un gros don de soi. Tout ce que je fais en termes de logistique, de tâches pour ma compagne, en fait, je le fais pour ma famille. Pendant ces trois mois de postpartum, je promenais beaucoup ma fille en portage. J'ai adoré ça aussi. Et du coup, on marchait beaucoup dans la forêt, etc. Et j'avais beaucoup le temps de penser. Et c'est là que je me suis dit, c'est une préparation à la paternité. Ce serait un truc de fou à faire avec justement une partie concrète, on va dire. Comment je change des couches, prépare des biberons, la place que je peux avoir au quotidien, mais aussi plus émotionnelle et mentale sur les transformations que ça amène sur la relation de soi à soi, la relation familiale, comment ça peut changer une dynamique de relation. fils père, fils mère, c'est quelque chose sur lequel j'ai beaucoup réfléchi et qui m'a poussé à préparer une préparation à la paternité. En plus de cette préparation à la paternité, j'aimerais aussi faire des stages sur comment gérer son émotionnel quand les pleurs deviennent trop intenses, comment gérer le manque de sommeil, plein de choses autour des transformations que ça amène. Et c'est surtout un moment où, en fait, là, j'ai commencé à me dire que tout fait sens. Tout ce que j'avais fait avant, tout ce parcours énergétique, acupuncture, constellation familiale. et à Aptonomie, c'était pour le mettre au service du périnatal et de la naissance, que ce soit la naissance d'un bébé, d'un couple et d'un père. J'ai mis un moment quand même à prendre conscience de ça, de me dire... Mais oui, mais tout est relié. Ce que j'ai fait en énergétique et acupuncture pour la transformation physique et émotionnelle des papas, ça serait énorme en termes de soutien. L'acupuncture, qui est quand même très utilisée pour la grossesse, pour tout ce qui est reflux, anémie, il y a plein de choses. Les constellations. pour avoir l'inconscient, qu'est-ce qui empêche d'être dans sa place de père. Quand je me formais en constellation familiale, ma compagne était enceinte et on a pu pratiquer sur mon cas, justement. Mon intention était toute simple, c'était comment être pleinement dans ma place de père. J'en ai fait au moins trois comme ça. Et à chaque fois, on a levé des choses inconscientes que j'avais en moi. qui m'ont aidé à vraiment être pleinement dans mon rôle. Je pense qu'un jour, je referai un épisode spécifiquement sur ça. Et l'haptonomie, bien sûr, pour créer le lien avec le bébé, rendre la grossesse plus confortable, gérer la douleur pendant l'accouchement, cette posture haptonomique qui me sert au quotidien pour tous les gestes avec mon bébé, que ce soit le change, lui laver le nez. La porter, la coucher, c'est quelque chose qui est hyper utile. Quand j'ai pris conscience que tout ça, ça faisait partie du même lien, j'ai eu vraiment un grand soulagement de me dire, ça y est, après toutes ces années, je trouve enfin ma place. Et de qu'est-ce que moi, Guillaume, et moi seul, peut apporter au monde. Et ouais, c'est un peu mon bébé aussi, cœur de daron. Voilà, j'ai décidé du coup de... de regrouper mes activités sous ce thème de la paternité et de la parentalité en utilisant ce nom, Coeur de Daron, qui est aussi le même que ce podcast. C'est un peu comme si toutes ces années, j'avais les outils pour peindre, des pinceaux, des peintures. J'avais une super grande toile devant moi et en fait, je... Je ne savais pas quoi peindre sur cette toile, à qui je m'adresse, et qu'est-ce que je fais comme peinture grâce à ma fille. J'ai enfin trouvé ma place, ma place en tant que père, mais aussi ma place dans le monde et dans mon pro. Ce projet de podcast fait complètement sens pour rendre visible tout ce qu'on vit en tant qu'homme, en tant que coparent. Le premier point, je l'évoquais, c'est d'avoir vraiment des récits de naissance vus du côté père. En fait, de savoir qu'est-ce que je vis à ce moment-là quand je vois mon bébé arriver. Oui, entendre ces voix de père, de coparent qu'on n'entend pas assez. Je suis sûr que c'est quelque chose, moi, qui m'aurait aidé d'entendre des histoires vraies, sans filtre. et s'insèrent d'hommes, de coparents qui parlent d'eux, en toute simplicité, de ce qu'ils vivent. Un autre thème qui sera abordé aussi dans ce podcast, c'est vraiment la transformation d'hommes à parents, de coparents à parents, comment on passe aussi de couple à deux, à famille, et des transformations psychologiques que ça amène. C'est quelque chose que je trouve hyper important dans le couple, où les dynamiques changent complètement, notamment autour de la sexualité. C'est un sujet qui m'a beaucoup intéressé. Dans le cœur de Daron, vous trouverez aussi, en plus des récits de naissance, des thématiques autour du couple, de la sexualité, du quotidien en tant que père, coparent, sur la place qu'on a en tant que coparent. et aussi sur l'éducation. Le but, c'est d'apprendre à... à se connaître via les récits des autres, découvrir ce qu'on a en nous et devenir des pères conscients. Pendant longtemps, j'ai cherché la baseline de cœur de Daron. J'ai mis « Explorer la paternité » , mais au fond, ce serait explorer une paternité consciente, d'amener de la conscience là où avant, on était un peu en mode pilote automatique. J'ai aussi cette envie que ce podcast soit un soutien pour les pères qui vivent cette transformation, les pères ou les coparents qui se sentent moins seuls, qui voient qu'ils ne sont pas seuls à vivre ça. Et aussi un espace pour que les mères, les femmes puissent comprendre ce qu'on vit nous en tant que coparents. Je n'ai pas de prétention à amener quelque chose de... d'injonction au fait de dire il faut faire comme ci comme ça je pense que chaque parcours est différent chaque couple chaque famille est différente parce que j'ai envie c'est d'avoir des retours d'expérience des personnes qui partagent qui vivent et après chacun vient piocher ce qui lui parle avec comme mission de réinventer ensemble la place du père vous venez d'écouter le premier épisode de coeur de daron que tu sois père futur père coparent mère ou juste curieux de comprendre ce que ça change de devenir père je te souhaite la bienvenue vraiment installe toi respire et entre avec moi dans ton coeur de daron tu peux me suivre sur instagram at guillaume coeur de daron c'est là que je partage les coulisses les réflexions les prochains invités et les petites pensées du quotidien. Si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à laisser un avis sur Apple Podcast ou Spotify. Ça aide énormément le podcast à se faire connaître, à toucher d'autres pères, d'autres mères qui en ont besoin. Tu peux aussi leur partager l'épisode. Et surtout, si tu as un père ou un coparent et que tu veux partager ton récit, ton expérience, ton vécu, écris-moi. Vraiment. Que ce soit ton récit de naissance, ton quotidien de père, tes galères, tes victoires, tes questionnements. Parce que c'est en partageant nos histoires qu'on fait exister nos places. Merci d'être là, merci d'écouter et bienvenue dans Coeur de Daron.