Speaker #1Salut les copains, écoutez, petit vocal, maintenant qu'on est rentrés là, on est... On est arrivés à la maison, là, ça y est, il y a une heure. Trop trop cool, ça c'est... C'est assez ouf de se retrouver dans le foyer avec la toute petite là, c'est trop bien. Ça a commencé lundi, Justine a commencé à avoir les contractions dans la nuit de lundi à mardi. Ça a commencé doucement, puis moi évidemment je me suis coincé le dos lundi soir, histoire de bien commencer l'aventure quoi, peine forme. Donc elle, elle commençait à se lever la nuit, moi j'étais comme un con, je m'en voulais. dos bloqué, enfin bref. Et donc voilà, elle commence ses contractions, mais plutôt douce. Je ne sais pas si on peut dire doux, mais voilà, au début quoi. Elle dort très très peu, elle fait la sieste le lendemain, ça recommence. Et ça recommence le mardi, ça a commencé à être vraiment vraiment intense. Donc là, ben voilà, moi je commence à appeler Najat dans la journée de mardi, ça se calme, on arrive à aller boire un coup, aller se promener. Et là, ça a repris dans la nuit et là, c'était parti. Là, c'était parti dans la nuit de mardi à mercredi. C'était vraiment intense. Donc moi, le matin, j'appelle Najat, j'appelle Valérie. Je commence à leur dire, venez pas maintenant parce qu'on croit que ça commence, parce que c'est intense, mais c'est pas encore ça. On a compris aussi que c'est long. Donc voilà, je les appelle juste pour les prévenir. Mais ça s'intensifie dans la journée. Moi, je commence à... Je commence à me rendre compte du truc à ce moment-là, de la puissance des contractions pour elle et de toutes les émotions. J'ai commencé à voir Justine fondre en larmes avec des sanglots de désespoir, de tristesse, de douleur. Ah ouais, ça c'est incroyable. C'est une puissance. Pour moi, pour les papas, c'est... C'est un truc de ouf, quoi. Donc là, voilà, premier truc, on se dit, bon, c'est comme ça, c'est un choix, voilà, on continue. OK. Et en fait, au bout d'un moment, moi, j'ai commencé à flipper parce que Justine commençait à avoir des petites gouttes de sang, ce qui est normal. Mais quand on est sur le fait accompli, dans le feu de l'action, avec cette histoire de liquide qui peut être teinté, tout ça, voilà, moi, j'ai commencé à baliser, quoi. Donc, j'appelle Najat, je lui dis, écoute, on aimerait bien que tu sois là. Peut-être que ce n'est pas le moment, c'est trop tôt, mais en vrai, voilà, ouais, on aimerait bien que tu sois là, quoi. Et donc, elles arrivent vers 16h, je crois, mercredi. Valérie arrive une demi-heure après, comme ça, Justine était dans son bain, ça faisait du bien, elle avait encore les contractions, et ça se calme un petit peu, ce moment-là, bon, on fait les monitorings, tout ça, mais les contractions se calment. Moi, j'étais rassuré, est-ce que le bébé allait bien ? C'est vrai que pour ces moments-là, ben voilà, on a envie de savoir comment ça se passe aussi pour la petite qui est au centre de l'affaire, quoi. Donc, elles restent, elles sont là, toutes les deux, elle reste de 16 à... à 20, et là, elles décident de partir, parce qu'elles nous disent que c'est pas le moment, c'est pas encore les contractions, vraiment, quoi. Et OK, OK, je peux comprendre, y a pas de soucis. Donc, elles partent, et elles disent, voilà, dès que ça devient vraiment... Des contractions avant les moins de 5 minutes. Ok, là vous me rappelez. Et Mathieu, tu m'expliques un peu l'état dans lequel elle est. Si vraiment, si elle part, si elle n'est plus avec toi. Donc nous, on décide d'aller marcher. On va marcher. Elle a des contractions. Elle ne peut pas marcher. On reste quand même une demi-heure dehors. On rentre. On se pose un petit peu. On fait un bain. Et là, dans le bain, elle a des contractions. contraction dingue aussi, mais en même temps, le bain, la peste, c'est mon point de vue. Peut-être que Justine vous dira que c'était pas exactement ça, mais voilà, en tout cas, de mon point de vue à moi, on se dit quoi ? On se couche ? On fait quoi ? Et moi, là, à ce moment-là, j'ai commencé à sentir le... Moi, vraiment, je me suis dit, là, ça commence à me... En fait, ça commence à me casser les couilles, clairement. Pour moi, on commençait à rentrer dans de la performance. Justine, elle était dans une douleur pas possible. Ça faisait déjà plus de 24 heures, du coup. Là, ouais, moi, ça commençait à me saouler. Clairement, moi, la physio, évidemment, oui, c'est le mieux pour le petit, c'est le mieux pour la maman. Mais là, je commençais à sentir un peu le côté performance. Mais je dis rien. Je voulais que ça vienne d'elle ou de Najat. Je dis rien. Elle a voulu aller marcher. On est repartis marcher. Les contractions étaient un peu moins fortes. On a pu marcher un peu mieux. Elle me suivait mieux. Enfin, voilà, c'était pas comme les deux heures avant. On rentre à la maison, moi je dis, on va aller dormir et ça va le faire. Elle me dit, mais qu'est-ce que dormir à ce moment-là ? Non, j'avais des contractions de dingue, évidemment, mais moi je pense qu'à ce moment-là, je voulais qu'elle... J'espérais qu'elle récupère et qu'on retente une dernière fois, en fait, dans ma tête, c'était ça, qu'on retente une dernière fois à fond pour que ça aille. Donc je décide de rien dire, que c'est une dette. Moi, je m'endors et en fait, Justine me réveille. Je pense qu'elle m'endormit nuit et demie, elle m'en revient à deux heures. Et là, j'ai senti la détresse dans sa voix, dans... Il faut qu'on aille à l'hôpital. Donc, wow, ok. Moi, de toute façon, j'allais lui demander ça dans les heures qui suivaient, si ça n'avançait pas. Donc, le choc était brutal parce que d'un coup, putain, on va à l'hôpital, on arrive là-bas, comment ça va se passer, machin, nanan. Donc, deux heures du mat, c'est parti. Mais voilà, j'ai senti qu'elle, ça y est, elle était là au bout. Très bien, au moins, ça vient d'elle. Elle a tenté, on y va, pas de soucis. Donc, on est partis. Ma mère qui était à la maison, elle reste à la maison. Et on arrive là-bas et... C'était spé parce que c'était désertique. C'est vraiment une petite maternité. On arrive, on s'est paumé en Ausha la maternité. Alors, il fallait aller en salle d'accouchement, mais j'avais toutes les émotions, le stress, les trucs. Enfin, bon, bref. Donc, on arrive à trouver les urgents et on tombe sur une sage-femme très gentille. Et tout de suite, Justine dit, péridural, c'est bon, mettez-moi la dose péridural, on n'en parle plus. Et donc, voilà, péridural, on va dans la salle d'accouchement. Et ce qui est très cool, c'est que la salle d'accouchement, c'est là où, moi, ça, j'ai trouvé vraiment classe, c'est que là où ils nous installent juste après l'arrivée aux urgences, c'est là où tu accouches, en fait. Et il n'y a pas le truc de, allez, on part au bloc, le truc stressant, donc on a pu dormir. Donc en fait, on est arrivé vers 3h30, peut-être en salle d'accouchement. On a pu dormir, Justine a eu les premiers effets de la pérille, donc trop cool. Moi, j'étais sur mon transat à la con à côté, transat de plage, avec mon dos en vrac, mais à ce moment-là, peu importe, c'était pas important, mais c'était drôle, je pense. Et voilà, donc elle dort, moi je suis à côté, je bouquine, je m'endors, machin. Et les sages-femmes viennent, elles commencent à nous dire que le... Le col était à 3. Et là, donc, 5-6 heures après, il était, je crois, je sais pas de bêtises, 7, ouais. Et la sage-femme, donc, qui est jeune, donc ça, c'est important pour la suite de l'histoire, très gentille, mais jeune, elle nous demande, ah oui, donc, j'ai vu votre projet de naissance, est-ce que vous voulez en reparler et tout ? Et alors, j'avoue que moi, à ce moment-là, alors déjà, je dormais à moitié à côté, je t'ai dit dans le coltard. Honnêtement, à ce moment-là, c'est plus que j'étais plus là-dedans, mais c'était plus trop une priorité en vrai. Tout ce qu'on avait vécu depuis deux jours, voir Justine dans cet état-là, en espérant que le bébé aille bien dedans. Il faut aussi se remémorer dans l'état où on était à ce moment-là. On reprend un peu nos esprits, on essaie de se souvenir de ce qu'on voulait. On parle du placenta, non, pas du placenta tout de suite. On parle de... Je ne sais plus, des bricoles, mais en fait, je pense qu'on n'était pas dans le mood. Donc, elle s'en va, elle en reparle tous les deux. pour partir le lendemain tôt, oui, on verra, machin, bon, c'est pas très grave. Par contre, le placenta, et là, putain, oui, il faut qu'on lui en parle. Donc là, j'y vais, je vais voir la tâche femme, j'évite qu'il y ait sa stagiaire avec elle, parce que c'est un peu, on sait que c'est des trucs, que c'est interdit, quoi. Donc je lui dis dans le couloir, oui, on ne vous a pas dit, le placenta, c'est noté dans notre projet de naissance qu'on veut partir avec. Et donc, la meuf me regarde et me dit... Ah non, non, mais attendez, ça c'est interdit, c'est des choses qui sont interdites. Moi je ne peux pas faire ça. Attendez, nous on a vu avec une collègue à vous quand on a fait le projet de naissance. Je ne lui ai pas dit, mais une dame d'un certain âge qui n'a plus rien à branler pour sa carrière. Donc forcément, soit elle avait un autre discours parce que profondément, elle s'en tape, soit elle nous l'a fait à l'envers. Ça, je ne le saurais jamais, je n'en sais rien. Mais pour elle, c'était... Ah non, non, non, j'ai tout de suite senti la meuf qui... qui commence, qui a 25 piges et qui tient à sa carrière. Je comprends, je comprends, dans le fond, je comprends. Mais non, non, c'est trop compliqué. Je conseille, non, c'est vraiment, nous, on y tient. Là, on tient vraiment, s'il y a une chose avec laquelle on tient, c'est ça. Je vais voir ce que je peux faire, mais elle me dit mais vous voulez faire quoi avec ? Et je suis, bah, certaines choses, je ne me sors pas, je ne sais plus ce que je sors à ce moment-là. Je repars, elle me dit, bon, je vais en parler à mon cadre et je vous retrouve. Puis là, j'en parlais à Justine, et là, Justine, ah bah non, c'est pas possible, machin, est-ce que je lui en parle ? Je lui dis, écoute, tu te prends pas la tête avec ça avant l'accouchement, on verra après, quoi. Tu parles, tac, la sage-femme arrive, boum, et Justine, elle lui dit, et puis là, Justine, elle met le strip, quoi. L'autre, elle dit, t'as... Mais vous voulez en faire quoi, en fait ? Je comprends pas, machin. Et Justine,
Speaker #1elle fait deux, trois, des réflexions un peu, machin. Mais bon, il faut que je me remette dans l'état d'esprit où j'étais à ce moment-là. Et moi, à ce moment-là, en vrai, je voulais que la titre sorte, quoi. Parce que mine de rien, on a beau dire après, ouais, on aurait pu attendre une demi-heure de plus, puisque le cœur battait, donc il n'y avait aucun problème pour Odessa. Donc, avec le recul, oui, peut-être. Physio, on attend une demi-heure de plus, on pousse, on pousse, et puis elle sera là. Mais moi, à ce moment-là, vraiment, moi, j'avais le stress. Je voulais qu'elle sorte. C'est vrai qu'elle est un peu comme une bourrine avec la ventouse. Aussi, un peu avec les doigts pour écarter un peu tout ça. Mais moi, c'était un mélange dans ma tête à ce moment-là de putain, j'y vais doucement quand même. Et de putain, merci. Merci, vous sortez la petite. Nickel. Donc, ça l'a fait. La petite est arrivée. Et voilà. Donc là, le bonheur, le truc, incroyable. Et il y a le coup du cordon. Et pareil, le cordon, évidemment, qu'on avait mis dans le projet de naissance. Et là, elle a dit, on va couper le cordon, papa, vous voulez le faire ? Et je crois que c'est Justine tout de suite qui dit un truc, mais bon, pareil, il faut se rappeler du moment, c'était... peut-être une minute trente après que la petite soit sortie. Donc, en larmes, les bisous, enfin, voilà, c'est le moment, bon. Donc, moi, je dis, non, non, mais on attend. On l'avait mis dans le projet et tout. Et là, elle me dit, elle, non, mais il ne bat plus le cordon. Et je dois faire, je ne sais plus ce qu'elle m'a dit à ce moment-là. Elle m'a dit, je dois faire les points pour Justine ou je ne sais plus quoi. Mais, et voilà, donc, bon, ok, ok, ok, on le fait. Donc à ce moment-là, moi je pense que c'était, écoutez, ma fille vient d'arriver, je n'en ai rien à foutre en fait. Voilà, je pense que dans ma tête à ce moment-là, c'était ça, avec une petite pointe de... Putain, ça me fait un peu chier, mais putain, c'est pas le plus important quoi. Voilà, c'était un peu le délire, mais voilà, encore une fois, moi je pense que c'est une jeune, et que le risque de jaunisse prend le dessus sur 20 minutes du sang de mon enfant qui aurait dû le venir. Moi, ce qui me fout les boules, moi c'est le cordon, parce que je me dis, est-ce que j'aurais pas dû ? m'imposer un peu plus. Et en même temps, elle me dit, il ne bat plus le cordon. Donc, il y a aussi le fait, Mathieu, renseigne-toi plus. Est-ce qu'elle n'avait pas raison ? Est-ce que je ne me suis aussi pas assez renseigné là-dessus ? Voilà. De toute façon, elle avait carrément raison. Ça ne se trouve pas. Mais voilà, encore une leçon de... Il faut connaître les choses. Il faut vraiment connaître les choses si on veut arriver devant quelqu'un dont c'est le métier. Et là, si je lui sortais quelque chose de vraiment carré, avec des connaissances scientifiques ou... Voilà. Mais là, à part dire non, non, on aimerait. Voilà, donc encore une leçon. Voilà, je me suis enseigné sur les choses, mais pas assez. Le coup du cordon et le fait que j'ai eu des points. Parce que, encore une fois, on ne peut pas. On est à l'hôpital. Il ne faut pas que... Ouais, j'ai l'impression que vous passez 25 minutes. Ça devient une urgence, quoi. Donc, voilà. Donc, c'est un peu les deux trucs qui font chier. Mais bon, franchement, après, voilà. La petite est là. tout va bien c'est On est heureux, c'est cool, c'est très très cool. Du coup, du pédiatre, je suis de grand moment encore. On est parti le lendemain, et donc on le dit au sage-femme. Et là, le pédiatre, on le croise dans le couloir. Un mec encore à l'ancienne. C'est vous, à la sortie précoce, je fais pas. Là, Justine, la mitraillette. Non, non, mais je connais mes droits. On est parti dans une discussion, il n'y avait plus rien à voir. Moi, j'ai dû calmer le jeu, il y a la cadre qui est arrivée. Justine qui est... « Vous touchez ? » Moi, je connais mes droits, je vais pas me faire chier. Oh putain, moi, j'ai dû rattraper le coup en mode, mais non, mais vite de quoi on parle, là ? On veut juste partir plus tôt pour être à la maison, on n'est pas contre les soins, on refuse pas les soins. Et l'autre, quand même, la cadre, elle a commencé à nous sortir. Si c'est ça, je fais une lettre au procureur, vous pouvez avoir des ennuis. La menace va très loin tout de suite. Voilà, ça s'est arrangé, on a revu la cadre, on est resté. Bref, ça m'a encore mué, cette histoire. Moi, j'espère qu'on se voit très vite, pour une bonne raclette. putain, elle a bien mérité Franchement, bravo les copains. Trop hâte de vous voir et qu'on se présente tous ces petits bouts. Allez, je vous embrasse. À très vite.