Description
Un podcast pour tout le monde et pour personne.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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127 episodes
Season 1


13 - Faites entrer le réel Tout à commencer dans l’épisode 8 consacré à l’effraction du réel, à travers quelques lectures de textes ou témoignages, plus ou moins intéressants (je me permets de dire ça, dans la mesure où j’étais le seul à parler). Une pensée chemine depuis. Il s’agissait alors d’expliquer, ou de raconter, ou d’indiquer plutôt que le poète, ou l’artiste, ou le philosophe, ou quelqu’un d’autre (le penseur ?) était celui qui voit. Une fois en sa vie, au moins une fois, il a vu quelque chose de trop grand pour lui. Il y a les textes des écrivains sur leur rapport à l’art (Proust, Balzac, Baudelaire, Hugo…), les textes philosophiques (certains… comme Nietzsche, mais on y touche toujours), les textes des peintres (Paul Cézanne, Vincent van Gogh…) : ces textes font référence à ce réel, au-delà de nos représentations. Bien sûr, on peut approcher le sujet de façon scientifique, ou en avoir l’air (d’un savant) pour expliquer les catégories kantiennes, etc. Mais je ne veux pas faire ça. Moi, je veux, O grande ambition, O terrible arrogance, vous indiquer qu’il existe une expérience de ce réel et qu’on se fout bien de la théoriser. Pourquoi une effraction ? J’ai parlé d’une effraction du réel, parce que c’est une illusion de croire que nous voyons le réel quotidiennement. Le monde brut, c’est quoi ? Grosse question, ma gueule. Oh, j’ai osé… pardonnez-moi. Toute une partie de la philosophie s’est évertuée à décrire nos perceptions, nos affects (et encore…) et figurer l’esprit humain sous la forme d’une boîte ou d’une machine dans laquelle des facultés étaient à l’oeuvre : raison (idées), entendement (concepts), sensibilité (sensations)… Aujourd’hui, il y a les sciences cognitives qui ont la prétention de tout savoir sur notre manière de voir le monde, etc. Je ne me moque pas des sciences cognitives, mais ce n’est pas du tout mon point de vue et je n’ai jamais lu ou vu quelque chose d’assez passionnant et poussé pour m’y intéresser. Si vous voulez me faire changer d’avis, ce podcast est là pour ça. Alors, notre approche dans cet épisode se doit d’être rigoureuse, mais à ras du sol (et non pas « à raz »). La thèse est simple. Elle vient du fameux préjugé qu’on fuirait dans l’art. On y échapperait à la réalité ou au réel vers ou pour un imaginaire. Ou alors, tel le philosophe peint par Rembrandt, on se fouterait sous l’escalier pour penser, loin de la rue, loin de la salle à manger, loin du monde, comme un dévot. Nous, on pense qu’on fait fuir. On ne fuit pas. On fait fuir quoi ? On fait fuir le réel dans l’oeuvre. Qui parle dans cet épisode ? Xavier fait l'intro et la conclusion. Michèle fait tout le reste et c'est beaucoup ! Samuel Beckett, Trois dialogues (éditions de Minuit) Pierre Tal Coat André Masson Gilles Deleuze, Critique et clinique (éditions de Minuit) Henri Bergson, Le Rire Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
38min | Published on June 3, 2016


Cet épisode est diffusé en podcast depuis le samedi 21 mai 2016. Le Procès, roman sur le jugement Le roman Der Proceß est paru en 1925, un an après la mort de Franz Kafka, parti à 40 ans. Aujourd’hui, Le Procès est considéré comme l’un des plus grands romans du XXe siècle, un texte important pour l’humanité. Il a marqué les intellectuels, écrivains, philosophes de notre époque, mais aussi quelque chose dans la société même, comme une illusion perdue au sein d’un peuple pour la justice, la politique. Le texte original est en allemand. Vous en trouverez des adaptations en bande dessinée et des éditions illustrées (l’édition Gallimard illustrée par Götting peut faire un beau cadeau de Noël). La plus célèbre adaptation cinématographique (la seule ?) est celle d’Orson Welles qui en 1962 réalisait un vrai bijou. C’est du Procès peut-être qu’est né dans le langage courant « kafkaïen ». Ce mot, c’est pour dire qu’une situation ou une organisation est absurde, trop compliquée, opaque, etc. Pourquoi parler du Procès ? A travers l’aventure de Joseph K. ainsi que de la nouvelle de Kafka La Colonie pénitentiaire(1919), nous évoquerons la doctrine du Jugement. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
41min | Published on May 21, 2016


Ursus était un homme. Homo était un loup. Cet épisode est consacré à L’Homme qui rit, un roman de Victor Hugo. Nous nous attarderons sur le personnage d’Ursus. L’Homme qui rit L’Homme qui rit est un roman de Victor Hugo. Vous pouvez vous procurer ce livre en format poche (http://www.amazon.fr/LHomme-qui-rit-Victor-Hugo/dp/2070418715). Familiarisons-nous avec le personnage de Gwynplaine, enfant mutilé par la cruauté de l’homme, ayant sauvé un bébé, future Dea, d’une mort certaine, recueilli par Ursus, étrange philosophe, vivant avec un loup, Homo. Dans cet épisode, vous écouterez certains passages du roman, pour apprécier à la fois le style Hugo et sa pensée, qui ne font qu’un : interprétation politique et philosophique du texte. L’Homme qui rit est de loin un de mes textes préférés. On le dit baroque. A mon humble avis pas si humble parce qu’on comprend souvent assez mal Victor Hugo en le réduisant à un romancier historico-politique-je-ne-sais-quoi. Non ? L’Homme qui rit est beau. Je veux dire Magnifique. Notamment des plans incroyables de marche en pleine nature. La tempête en mer. L’enfant qui marche dans la neige. Je ne pense pas que d’autres écrivains aient pu en faire autant. Les descriptions sont importantes en littérature. Ce n’est pas chiant, c’est comme ça. On parlera plus tard, dans un autre épisode, de cet aspect de la lecture, grâce à Balzac et un superbe texte au début de La Recherche de l’absolu. J’en profite pour mettre en évidence une astuce d’écriture de Hugo que je trouve géniale. Une fois qu’on la repérée, on la voit partout : Ressources Study for a Portrait of Van Gogh I (http://scva.ac.uk/art-and-artists/highlights/francis-bacon-study-for-a-portrait-of-van-gogh-i), de Bacon, Francis (1909 – 1992) Study for a Portrait of Van Gogh IV (http://www.tate.org.uk/art/artworks/bacon-study-for-a-portrait-of-van-gogh-iv-t00226), de Bacon, Francis (1909 – 1992) Qui fait l’épisode ? Xavier, tout seul. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
36min | Published on May 14, 2016


Cet épisode a été diffusé le samedi 7 mai 2016. Chemins, où nous mènent-ils ? Songez à tout ce qu’un marcheur, randonneur et autre amateur de promenade pourrait dire ! En ce qui concerne ma partie, le chemin est un lieu littéraire et philosophique. On en trouve dans tous les romans classiques où l’on se promène, chez Balzac et chez Proust notamment. Demander son chemin me semble être un point d’entrée. Egalement, être en chemin. Pourquoi philosophique ? Le mot méthode vient du grec ancien μέθοδος (methodos). Le chemin, contrairement à la route, n’est pas tout tracé, balisé. Ce n’est pas un lieu safe pour se rendre d’un point A à un point B. Il s’y fait des rencontres, comme sur une route, mais de façon inattendue : on se croit seul sur un chemin. On ne pourra pas se passer sans doute du poème Chemins qui ne mènent nulle part de Rainer Maria Rilke et des textes de Heidegger intitulés en hommage au poète, il me semble. Ressources Chemins qui ne mènent nulle part (https://www.amazon.fr/Chemins-qui-m%C3%A8nent-nulle-part/dp/2070705625), de Martin Heidegger (philosophie) Poésies françaises (http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rainer_maria_rilke/rainer_maria_rilke.html), dont Chemins qui ne mènent nulle part (http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rainer_maria_rilke/chemins_qui_ne_menent_nulle_part.html), de Reiner Maria Rilke (poésie) Mille chemins, un seul but (http://www.poesie-francaise.fr/victor-hugo/poeme-mille-chemins-un-seul-but.php), de Victor Hugo (poésie) Les Travailleurs de la mer (https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Hugo-travailleurs.pdf), de Victor Hugo (roman) Du côté de chez Swann (https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_Du_c%C3%B4t%C3%A9_de_chez_Swann.djvu/238), de Marcel Proust (roman) Champ de blé aux corbeaux (http://www.vangoghmuseum.nl/en/collection/s0149V1962), de Vincent van Gogh (peinture) En attendant Godot (http://mutins.pagesperso-orange.fr/textes/godottxt1.html), de Samuel Beckett Le Monde en marche ! (http://media.wix.com/ugd/ef6038_8a272dbd09e54929b7774a05a7de4dac.pdf) de Franck Michel (essai) La Croisée des routes (http://www.croiseedesroutes.com/) (site web) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
36min | Published on May 7, 2016


CEP 9 - L'autoportrait : Je est un autre Dans ce neuvième épisode de Comme en passant, parlons ensemble de l’autoportrait. L'autoportrait Nous commencerons par une petite histoire de l’autoportrait d’artiste. D’où est venu la pratique de l’autoportrait en peinture ? Il semble que l’autoportrait soit vraiment venu avec le développement de l’industrie/commerce de la miroiterie. Quelle différence entre un selfie et un autoportrait ? Au-delà d’une pratique narcissique, du miroir-appareil, j’aimerais vous amener sur un autre territoire, celui du Je comme autre, ou du Je vers l’autre. Miroir-appareil, miroir-caméra, mais miroir de soi ou miroir de l’autre, reflet de soi sur les autres ? Je cite également un passage du Corps utopique de Michel Foucault. Vous avez la vidéo sur la droite du texte intégral lu par le maître. Les intervenants Maman nous parle de Rembrandt et de Bernard Boutet de Monvel. Michèle, une amie, lit un autoportrait poétique. Ressources La Bible d’Amiens, de John Ruskin ; traduction, notes et préface par Marcel Proust.Le Corps utopique, de Michel FoucaultRembrandt Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
28min | Published on April 6, 2016


CEP 8 - L'effraction du réel. Dans ce huitième épisode de Comme en passant, on parle de l’effraction du réel à travers des lectures de texte, en les situant dans la chronologie de votre dévoué serviteur. L'effraction du réel. Lectures de textes : Un passage de L’Histoire sans fin de Michael Ende, mais du film Le début de la Première Méditation des Méditations Métaphysiques de Descartes Le poème Brise Marine, de Stéphane Mallarmé Le début de Moby Dick de Melville lu par Karine d’Une fille un podcast Le début du Prologue de Zarathoustra, extrait d’Ainsi Parlait Zarathoustra de Nietzsche Un poème extrait d’Un fantôme à Paris, intitulé Le relatif absolu de Xavier Gilbert Explication On n’aborde pas le sujet. On ne le traite pas. On évoque l’effraction du réel à partir de textes lus, dans le contexte d’une vie (celle de votre présentateur). Et on parle de la réaction, du poète et du philosophe, face à cette expérience du monde brut. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on March 24, 2016


CEP 7 - Philosophes à vendre, de Lucien Ce septième épisode de Comme en passant est consacré à deux textes satiriques de l’écrivain Lucien de Samosate. Philosophes à vendre et Le Pêcheur ou les ressuscités appartiennent à une trilogie, dont le premier texte s’intitule Double accusation. Ici, nous plantons le décor en présentant Lucien, auteur de l’antiquité, et l’importance de la culture grecque. Lucien, né en Syrie, alors province romaine, a écrit en grec. Pourquoi ? Alors que sa langue maternelle était le syrien et que l’Empire romain était à son apogée, c’est la culture grecque qui était majoritaire. Le grec était la langue des élites. Ces deux textes sont des dialogues comiques. Mais ce sont surtout des satires. Expliquons l’objet de la satire : Lucien prétend vouloir caricaturer et démasquer des imposteurs. Qui sont les prétendants à la philosophie ? Pourquoi vendent-ils les philosophes ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
42min | Published on March 12, 2016


CEP 6 - La Fuite, un combat Sixième épisode de l'émission Comme en passant sur la fuite et son rapport au combat : self-defense et aventures, avec Eric Quequet de l'Académie des arts de combat et Cédric Vilella, professeur de self-defense et globetrotter. Qu'est-ce que fuir vraiment ? Pour le savoir, écoutons Eric Quequet sur la fuite vue par la self-defense : Comment fuir une agression ? Pourquoi l'apprendre ? Cédric Vilella nous raconte ses expéditions autour du monde pour fuir les problèmes, partir "loin de tout". Pour poursuivre votre écoute, rendez-vous sur le site Commeenpassant.fr. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
42min | Published on February 25, 2016


Elle est le "plic ploc" dans la salle de bain, les boursouflures sur un plafond, une acte désespéré ou plein d'espoir, une dérobade, un mouvement de foule, un flux de données... La fuite se manifeste en bien des formes, simples ou complexes. David Moscovici, l'invité de ce cinquième épisode de Comme en passant, nous explique trois sens de la fuite. La fuite de la mort, à travers le récit du seul évadé du camp d'Auschwitz, la dérobade des collaborateurs du régime de Vichy et de l'occupant allemand, ainsi que la fuite dans le lieu-temps de la nuit. Xavier, animateur de l'émission, tente de faire le lien, de désosser ces récits de fuite pour esquisser un concept de fuite, si cela est possible. Bonne écoute ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on February 13, 2016


CEP 4 - Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... Le quatrième numéro de Comme en passant (CEP) est consacré à un document publié en 1973 concernant un cas de parricide au XIXe siècle. Il s'agit de Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... qui a fait l'objet d'un travail de recherche impressionnant dans le cadre d'un séminaire mené au Collège de France. Résumé de l'épisode Le cas Rivière, plus qu'une affaire criminelle du XIXe siècle, n'est pas le plus célèbre, mais est riche en plusieurs points, et pas seulement sur le plan historique. Ce parricide, qui met un cause d'un jeune paysan normand de 20 ans en 1835, n'est pas un cas unique dans l'histoire en tant que parricide. A cette période de notre histoire, beaucoup de parricides, de crimes de sang effroyables.L'intérêt présenté ici est multiple. D'abord, le texte de Rivière, le mémoire dans lequel il explique son geste, est stupéfiant. Ensuite, le document produit par Michel Foucault et d'autres auteurs est riche en analyses et de documents. Ainsi, nous pouvons apprécier cette histoire sur le plan de l'évolution juridique, du récit (de la presse notamment), de l'histoire (la période de l'après-Révolution)... Ressources complémentaires Retrouvez des vidéos et documents complémentaires à ce numéro dans le billet du blog CEP. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
56min | Published on January 18, 2016
Comme en passant recommends
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Season 1


13 - Faites entrer le réel Tout à commencer dans l’épisode 8 consacré à l’effraction du réel, à travers quelques lectures de textes ou témoignages, plus ou moins intéressants (je me permets de dire ça, dans la mesure où j’étais le seul à parler). Une pensée chemine depuis. Il s’agissait alors d’expliquer, ou de raconter, ou d’indiquer plutôt que le poète, ou l’artiste, ou le philosophe, ou quelqu’un d’autre (le penseur ?) était celui qui voit. Une fois en sa vie, au moins une fois, il a vu quelque chose de trop grand pour lui. Il y a les textes des écrivains sur leur rapport à l’art (Proust, Balzac, Baudelaire, Hugo…), les textes philosophiques (certains… comme Nietzsche, mais on y touche toujours), les textes des peintres (Paul Cézanne, Vincent van Gogh…) : ces textes font référence à ce réel, au-delà de nos représentations. Bien sûr, on peut approcher le sujet de façon scientifique, ou en avoir l’air (d’un savant) pour expliquer les catégories kantiennes, etc. Mais je ne veux pas faire ça. Moi, je veux, O grande ambition, O terrible arrogance, vous indiquer qu’il existe une expérience de ce réel et qu’on se fout bien de la théoriser. Pourquoi une effraction ? J’ai parlé d’une effraction du réel, parce que c’est une illusion de croire que nous voyons le réel quotidiennement. Le monde brut, c’est quoi ? Grosse question, ma gueule. Oh, j’ai osé… pardonnez-moi. Toute une partie de la philosophie s’est évertuée à décrire nos perceptions, nos affects (et encore…) et figurer l’esprit humain sous la forme d’une boîte ou d’une machine dans laquelle des facultés étaient à l’oeuvre : raison (idées), entendement (concepts), sensibilité (sensations)… Aujourd’hui, il y a les sciences cognitives qui ont la prétention de tout savoir sur notre manière de voir le monde, etc. Je ne me moque pas des sciences cognitives, mais ce n’est pas du tout mon point de vue et je n’ai jamais lu ou vu quelque chose d’assez passionnant et poussé pour m’y intéresser. Si vous voulez me faire changer d’avis, ce podcast est là pour ça. Alors, notre approche dans cet épisode se doit d’être rigoureuse, mais à ras du sol (et non pas « à raz »). La thèse est simple. Elle vient du fameux préjugé qu’on fuirait dans l’art. On y échapperait à la réalité ou au réel vers ou pour un imaginaire. Ou alors, tel le philosophe peint par Rembrandt, on se fouterait sous l’escalier pour penser, loin de la rue, loin de la salle à manger, loin du monde, comme un dévot. Nous, on pense qu’on fait fuir. On ne fuit pas. On fait fuir quoi ? On fait fuir le réel dans l’oeuvre. Qui parle dans cet épisode ? Xavier fait l'intro et la conclusion. Michèle fait tout le reste et c'est beaucoup ! Samuel Beckett, Trois dialogues (éditions de Minuit) Pierre Tal Coat André Masson Gilles Deleuze, Critique et clinique (éditions de Minuit) Henri Bergson, Le Rire Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
38min | Published on June 3, 2016


Cet épisode est diffusé en podcast depuis le samedi 21 mai 2016. Le Procès, roman sur le jugement Le roman Der Proceß est paru en 1925, un an après la mort de Franz Kafka, parti à 40 ans. Aujourd’hui, Le Procès est considéré comme l’un des plus grands romans du XXe siècle, un texte important pour l’humanité. Il a marqué les intellectuels, écrivains, philosophes de notre époque, mais aussi quelque chose dans la société même, comme une illusion perdue au sein d’un peuple pour la justice, la politique. Le texte original est en allemand. Vous en trouverez des adaptations en bande dessinée et des éditions illustrées (l’édition Gallimard illustrée par Götting peut faire un beau cadeau de Noël). La plus célèbre adaptation cinématographique (la seule ?) est celle d’Orson Welles qui en 1962 réalisait un vrai bijou. C’est du Procès peut-être qu’est né dans le langage courant « kafkaïen ». Ce mot, c’est pour dire qu’une situation ou une organisation est absurde, trop compliquée, opaque, etc. Pourquoi parler du Procès ? A travers l’aventure de Joseph K. ainsi que de la nouvelle de Kafka La Colonie pénitentiaire(1919), nous évoquerons la doctrine du Jugement. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
41min | Published on May 21, 2016


Ursus était un homme. Homo était un loup. Cet épisode est consacré à L’Homme qui rit, un roman de Victor Hugo. Nous nous attarderons sur le personnage d’Ursus. L’Homme qui rit L’Homme qui rit est un roman de Victor Hugo. Vous pouvez vous procurer ce livre en format poche (http://www.amazon.fr/LHomme-qui-rit-Victor-Hugo/dp/2070418715). Familiarisons-nous avec le personnage de Gwynplaine, enfant mutilé par la cruauté de l’homme, ayant sauvé un bébé, future Dea, d’une mort certaine, recueilli par Ursus, étrange philosophe, vivant avec un loup, Homo. Dans cet épisode, vous écouterez certains passages du roman, pour apprécier à la fois le style Hugo et sa pensée, qui ne font qu’un : interprétation politique et philosophique du texte. L’Homme qui rit est de loin un de mes textes préférés. On le dit baroque. A mon humble avis pas si humble parce qu’on comprend souvent assez mal Victor Hugo en le réduisant à un romancier historico-politique-je-ne-sais-quoi. Non ? L’Homme qui rit est beau. Je veux dire Magnifique. Notamment des plans incroyables de marche en pleine nature. La tempête en mer. L’enfant qui marche dans la neige. Je ne pense pas que d’autres écrivains aient pu en faire autant. Les descriptions sont importantes en littérature. Ce n’est pas chiant, c’est comme ça. On parlera plus tard, dans un autre épisode, de cet aspect de la lecture, grâce à Balzac et un superbe texte au début de La Recherche de l’absolu. J’en profite pour mettre en évidence une astuce d’écriture de Hugo que je trouve géniale. Une fois qu’on la repérée, on la voit partout : Ressources Study for a Portrait of Van Gogh I (http://scva.ac.uk/art-and-artists/highlights/francis-bacon-study-for-a-portrait-of-van-gogh-i), de Bacon, Francis (1909 – 1992) Study for a Portrait of Van Gogh IV (http://www.tate.org.uk/art/artworks/bacon-study-for-a-portrait-of-van-gogh-iv-t00226), de Bacon, Francis (1909 – 1992) Qui fait l’épisode ? Xavier, tout seul. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
36min | Published on May 14, 2016


Cet épisode a été diffusé le samedi 7 mai 2016. Chemins, où nous mènent-ils ? Songez à tout ce qu’un marcheur, randonneur et autre amateur de promenade pourrait dire ! En ce qui concerne ma partie, le chemin est un lieu littéraire et philosophique. On en trouve dans tous les romans classiques où l’on se promène, chez Balzac et chez Proust notamment. Demander son chemin me semble être un point d’entrée. Egalement, être en chemin. Pourquoi philosophique ? Le mot méthode vient du grec ancien μέθοδος (methodos). Le chemin, contrairement à la route, n’est pas tout tracé, balisé. Ce n’est pas un lieu safe pour se rendre d’un point A à un point B. Il s’y fait des rencontres, comme sur une route, mais de façon inattendue : on se croit seul sur un chemin. On ne pourra pas se passer sans doute du poème Chemins qui ne mènent nulle part de Rainer Maria Rilke et des textes de Heidegger intitulés en hommage au poète, il me semble. Ressources Chemins qui ne mènent nulle part (https://www.amazon.fr/Chemins-qui-m%C3%A8nent-nulle-part/dp/2070705625), de Martin Heidegger (philosophie) Poésies françaises (http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rainer_maria_rilke/rainer_maria_rilke.html), dont Chemins qui ne mènent nulle part (http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rainer_maria_rilke/chemins_qui_ne_menent_nulle_part.html), de Reiner Maria Rilke (poésie) Mille chemins, un seul but (http://www.poesie-francaise.fr/victor-hugo/poeme-mille-chemins-un-seul-but.php), de Victor Hugo (poésie) Les Travailleurs de la mer (https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Hugo-travailleurs.pdf), de Victor Hugo (roman) Du côté de chez Swann (https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_Du_c%C3%B4t%C3%A9_de_chez_Swann.djvu/238), de Marcel Proust (roman) Champ de blé aux corbeaux (http://www.vangoghmuseum.nl/en/collection/s0149V1962), de Vincent van Gogh (peinture) En attendant Godot (http://mutins.pagesperso-orange.fr/textes/godottxt1.html), de Samuel Beckett Le Monde en marche ! (http://media.wix.com/ugd/ef6038_8a272dbd09e54929b7774a05a7de4dac.pdf) de Franck Michel (essai) La Croisée des routes (http://www.croiseedesroutes.com/) (site web) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
36min | Published on May 7, 2016


CEP 9 - L'autoportrait : Je est un autre Dans ce neuvième épisode de Comme en passant, parlons ensemble de l’autoportrait. L'autoportrait Nous commencerons par une petite histoire de l’autoportrait d’artiste. D’où est venu la pratique de l’autoportrait en peinture ? Il semble que l’autoportrait soit vraiment venu avec le développement de l’industrie/commerce de la miroiterie. Quelle différence entre un selfie et un autoportrait ? Au-delà d’une pratique narcissique, du miroir-appareil, j’aimerais vous amener sur un autre territoire, celui du Je comme autre, ou du Je vers l’autre. Miroir-appareil, miroir-caméra, mais miroir de soi ou miroir de l’autre, reflet de soi sur les autres ? Je cite également un passage du Corps utopique de Michel Foucault. Vous avez la vidéo sur la droite du texte intégral lu par le maître. Les intervenants Maman nous parle de Rembrandt et de Bernard Boutet de Monvel. Michèle, une amie, lit un autoportrait poétique. Ressources La Bible d’Amiens, de John Ruskin ; traduction, notes et préface par Marcel Proust.Le Corps utopique, de Michel FoucaultRembrandt Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
28min | Published on April 6, 2016


CEP 8 - L'effraction du réel. Dans ce huitième épisode de Comme en passant, on parle de l’effraction du réel à travers des lectures de texte, en les situant dans la chronologie de votre dévoué serviteur. L'effraction du réel. Lectures de textes : Un passage de L’Histoire sans fin de Michael Ende, mais du film Le début de la Première Méditation des Méditations Métaphysiques de Descartes Le poème Brise Marine, de Stéphane Mallarmé Le début de Moby Dick de Melville lu par Karine d’Une fille un podcast Le début du Prologue de Zarathoustra, extrait d’Ainsi Parlait Zarathoustra de Nietzsche Un poème extrait d’Un fantôme à Paris, intitulé Le relatif absolu de Xavier Gilbert Explication On n’aborde pas le sujet. On ne le traite pas. On évoque l’effraction du réel à partir de textes lus, dans le contexte d’une vie (celle de votre présentateur). Et on parle de la réaction, du poète et du philosophe, face à cette expérience du monde brut. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on March 24, 2016


CEP 7 - Philosophes à vendre, de Lucien Ce septième épisode de Comme en passant est consacré à deux textes satiriques de l’écrivain Lucien de Samosate. Philosophes à vendre et Le Pêcheur ou les ressuscités appartiennent à une trilogie, dont le premier texte s’intitule Double accusation. Ici, nous plantons le décor en présentant Lucien, auteur de l’antiquité, et l’importance de la culture grecque. Lucien, né en Syrie, alors province romaine, a écrit en grec. Pourquoi ? Alors que sa langue maternelle était le syrien et que l’Empire romain était à son apogée, c’est la culture grecque qui était majoritaire. Le grec était la langue des élites. Ces deux textes sont des dialogues comiques. Mais ce sont surtout des satires. Expliquons l’objet de la satire : Lucien prétend vouloir caricaturer et démasquer des imposteurs. Qui sont les prétendants à la philosophie ? Pourquoi vendent-ils les philosophes ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
42min | Published on March 12, 2016


CEP 6 - La Fuite, un combat Sixième épisode de l'émission Comme en passant sur la fuite et son rapport au combat : self-defense et aventures, avec Eric Quequet de l'Académie des arts de combat et Cédric Vilella, professeur de self-defense et globetrotter. Qu'est-ce que fuir vraiment ? Pour le savoir, écoutons Eric Quequet sur la fuite vue par la self-defense : Comment fuir une agression ? Pourquoi l'apprendre ? Cédric Vilella nous raconte ses expéditions autour du monde pour fuir les problèmes, partir "loin de tout". Pour poursuivre votre écoute, rendez-vous sur le site Commeenpassant.fr. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
42min | Published on February 25, 2016


Elle est le "plic ploc" dans la salle de bain, les boursouflures sur un plafond, une acte désespéré ou plein d'espoir, une dérobade, un mouvement de foule, un flux de données... La fuite se manifeste en bien des formes, simples ou complexes. David Moscovici, l'invité de ce cinquième épisode de Comme en passant, nous explique trois sens de la fuite. La fuite de la mort, à travers le récit du seul évadé du camp d'Auschwitz, la dérobade des collaborateurs du régime de Vichy et de l'occupant allemand, ainsi que la fuite dans le lieu-temps de la nuit. Xavier, animateur de l'émission, tente de faire le lien, de désosser ces récits de fuite pour esquisser un concept de fuite, si cela est possible. Bonne écoute ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on February 13, 2016


CEP 4 - Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... Le quatrième numéro de Comme en passant (CEP) est consacré à un document publié en 1973 concernant un cas de parricide au XIXe siècle. Il s'agit de Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... qui a fait l'objet d'un travail de recherche impressionnant dans le cadre d'un séminaire mené au Collège de France. Résumé de l'épisode Le cas Rivière, plus qu'une affaire criminelle du XIXe siècle, n'est pas le plus célèbre, mais est riche en plusieurs points, et pas seulement sur le plan historique. Ce parricide, qui met un cause d'un jeune paysan normand de 20 ans en 1835, n'est pas un cas unique dans l'histoire en tant que parricide. A cette période de notre histoire, beaucoup de parricides, de crimes de sang effroyables.L'intérêt présenté ici est multiple. D'abord, le texte de Rivière, le mémoire dans lequel il explique son geste, est stupéfiant. Ensuite, le document produit par Michel Foucault et d'autres auteurs est riche en analyses et de documents. Ainsi, nous pouvons apprécier cette histoire sur le plan de l'évolution juridique, du récit (de la presse notamment), de l'histoire (la période de l'après-Révolution)... Ressources complémentaires Retrouvez des vidéos et documents complémentaires à ce numéro dans le billet du blog CEP. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
56min | Published on January 18, 2016
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