Speaker #0Votre chien ou votre chat panique au moindre bruit ? Découvrez comment l'apaiser. C'est Aïe Astrid Matran, bonjour ! Qu'il s'agisse d'un feu d'artifice, du bruit d'un aspirateur, des ports de placard ou parfois de bruits très typiques comme le bruit de ballon ou des choses de ce type ou le micro-ondes, il arrive parfois que votre animal se met à paniquer. Il tremble, il aboie, il miaule ou il cherche désespérément à se cacher. à se fuir. Vous voudriez l'aider, mais vous ne savez pas comment le rassurer, ni d'où vient cette peur. Ces moments sont difficiles à vivre, aussi bien pour lui que pour vous, le stress sonore peut transformer son quotidien, perte d'appétit, agitation, destruction, troubles du sommeil, difficultés en promenade ou à pouvoir sortir en extérieur et il devient de plus en plus méfiant, même face à des bruits anodins. Eh bien, Grâce à ce podcast, quelques solutions vous seront proposées et une meilleure compréhension de ces phobies au niveau du bruit, bien entendu. Alors nous allons commencer donc des sensibilités, donc des phobies au niveau du bruit par rapport Ausha. Et bien, par définition, il ne faut pas oublier donc trois paramètres. Le premier, c'est que les animaux, qu'il s'agisse des chiens, des Ausha, ont donc une perception auditive qui est bien supérieure à la nôtre. donc à partir de ce postulat là Bien entendu, ils ont par définition une sensibilité qui est beaucoup plus accrue que la nôtre à tous ces stimulus de bruit. Et puis, en fonction de leur tempérament et de leur sensibilité, bien entendu, celle-ci peut être d'autant plus importante. Alors, certains Ausha, en fait, en effet, peuvent avoir eu des expériences relativement traumatisantes qui font qu'ils vont avoir ce qu'on appelle des associations aversives, donc contraires d'attractifs, avec le bruit. J'ai eu l'occasion, par exemple, de travailler sur un jeune chat qui avait été trouvé dans la rue. Il avait vécu pas mal de temps tout seul. Il avait notamment été capturé pour une campagne de stérilisation au niveau de la commune. Et c'était un chat qui était très anxieux, qui avait très très très peur dès qu'il entendait du bruit. Alors déjà, première des choses, vu que c'était un chaton, un chat qui avait grandi dans la rue, forcément, dès que le micro ne sonnait, qu'un bruit de chaise bougeait, une vie au sein de la maison qu'il ne connaissait pas et tout était source de sursauts au moindre bruit. Il avait peur, vraiment. Il était dans une espèce d'hypervigilance constante. Alors, autant vous dire que lorsqu'il y avait des bruits qui étaient liés à la présence de chiens, alors là, il partait complètement se réfugier à l'extérieur de la maison pendant plusieurs jours avant de revenir à la maison. Donc, vous l'aurez bien compris, ce qui est vraiment très important, en fait, c'est de pouvoir... d'une part identifier précisément quel type de bruit, quelle situation est plus tolérable ou pas du tout tolérable. Donc c'est vraiment l'intérêt d'aller pouvoir repérer la spécificité, la typologie des bruits, qu'il s'agisse donc chien, chat, chevaux ou quelconque animal, c'est très important afin de pouvoir mieux travailler sur ça. Alors au niveau du chat, ce qui est vraiment important, c'est qu'un animal, lorsqu'il a peur, notamment un chat, et bien ce à quoi il va penser c'est fuir se mettre en sécurité. Donc il est vraiment essentiel de pouvoir avoir dans son habitation différents points de vue en hauteur, puisque nos animaux ont une perception en dimension qui est différente de la nôtre, par rapport à avoir des arbres à chat, avoir des espaces où ils peuvent, dans différents endroits dans la maison, ils peuvent être calmes et ils peuvent prendre de la hauteur, se réfugier pour pouvoir redescendre émotionnellement par rapport à ça. Donc ça, c'est vraiment très très important. Donc la peur, c'est la réaction immédiate, en fait, à ce qui est considéré comme étant un danger, et parfois, ça peut devenir de l'anxiété. Donc l'anxiété, c'est vraiment cette anticipation, donc, de cette peur qui est constante. Et du coup, on a un animal, en effet, qui est vraiment très attentif, qui est toujours sur le pied, qui vit dans son environnement, son rythme s'accélère, respiratoire, il sursaute au moindre bruit, et plus on est concentré sur tout ça, et plus les réactions, bien sûr, vont être disproportionnées. Alors, il y a différents éléments qui peuvent aider un chat dans ce type de situation. Bien sûr, on va éviter la surexposition dans un premier temps, une fois qu'on aura bien défini le type de situation qui pose problème, pour qu'il puisse avoir vraiment des endroits de refuge aussi, où il puisse redescendre. Et puis, il peut y avoir, dans ce qui peut vraiment aider, tout simplement des diffuseurs, donc phéromones, par exemple, puis avoir un accompagnement en fleurs de bac. ce genre de choses-là, qui peuvent être réalisées. Et bien sûr, si notre animal a vécu des traumatismes, des expériences très très intenses, il sera important de pouvoir notifier dans quels types de circonstances est-ce que ceci se sera produit. Bien entendu, la meilleure des rééducations, c'est d'éviter, c'est de faire en sorte que si vous avez des chatons, c'est vraiment d'avoir une socialisation du chaton, avec une grande diversité en douceur, de bruit, de situation, pour qu'il soit plus perméable au changement, sachant que déjà le chat est un chat. Un animal qui est vraiment un animal routinier, donc ça c'est vraiment très important. Donc parmi toutes les possibilités qui peuvent vous aider, donc bien entendu si votre animal est dans une situation d'anxiété qui est vraiment très intense, bien entendu n'hésitez pas, et c'est très important, à aller voir un vétérinaire, un vétérinaire comportementaliste qui pourra, si nécessaire, avoir une médication, même si c'est ponctuel, pour pouvoir l'accompagner dans cette difficulté qu'il peut traverser. Donc en plus de lui accorder du temps, bien entendu, La communication animale intuitive et ses techniques assimilées peuvent vous apporter une réelle différence puisqu'elle permettra d'avoir accès à des informations que vous ne connaissez pas toujours lorsqu'il s'agit par exemple d'un chat que vous avez récupéré en refuge ou pas ou qui a décidé de venir s'installer chez vous par exemple. Cela permettra d'identifier toutes les peurs, toutes les associations dites aversives. Par exemple, quand j'entends un bruit, le chat dont je vous parlais tout à l'heure, ça lui rappelait bien entendu le bruit qu'il avait pu entendre. Il avait fait une association d'expérience avec ses humains qui venaient l'attraper pour le stériliser. Ou alors quand il entendait du bruit, parce que parfois il avait des humains ou des animaux comme des chiens qui pouvaient venir le courir après. Enfin, il a fait tout plein d'associations par rapport au bruit, en fonction des types de bruit, associations aversives. qu'il replongeait dans des expériences de vie qui avaient été très très compliquées, dans lesquelles il a vécu. Donc tout autant d'éléments, et puis on va pouvoir réduire ses peurs, et toutes ses émotions qui sont liées, lever ses traumas, pour vraiment que l'animal soit dans une réaction qui soit moins intense, moins dans cette hyper-vigilance, et petit à petit, par après, il y a une... une sensibilisation en douceur du bruit, sans avoir de surexposition, avec un accompagnement par exemple d'un comportementaliste, d'un professionnel, on va avoir un phénomène d'habituation, de sensibilisation, et un animal qui sera petit à petit, avec l'effet d'expérience, moins anxieux, plus détendu, et qui aura des réactions un petit peu moins vives. Alors dans le cas des chiens, les chiens aussi peuvent avoir des peurs. très intense, parfois très typique, enfin très localisée sur certains bruits. Alors on retrouve un petit peu des certaines problématiques qui étaient communes par rapport Ausha qui a été identifié précédemment. Par exemple, moi j'ai eu l'occasion de travailler sur des chiens, qui notamment en fait, alors une chienne tout particulière, qui elle était une réformée donc d'élevage, qui n'avait du coup, donc 6 ans et X portées, n'avait jamais vraiment... Dans sa vie de captivité, il n'avait pas du tout été socialisé, il n'avait pas eu d'introduction de différents bruits et en plus, ça vivait dans un environnement fermé. La difficulté étant de ne pas pouvoir associer le bruit. Le bruit est vraiment un ennemi qui est compliqué parce qu'il n'a pas d'odeur, il est surprenant bien souvent. Autant d'éléments qui peuvent être difficiles à appréhender pour un animal et notamment lorsque, durant des années, il n'a pas pu faire l'association entre le bruit et une action humaine ou bien un élément en particulier. Donc déjà, à la base, en fait, on est sur un terrain qui est délicat. J'ai pu aussi travailler sur des chiots, par exemple, des jeunes chiens, qui étaient nés, par exemple, en exploitation agricole, mais sur un environnement qui était fermé, avec très peu aussi, pareil, d'exercices de diversification, pas du tout. Et du coup, vu qu'ils ne voyaient pas non plus sur l'extérieur, donc déjà, à la base, on a vraiment toute une difficulté qui est là, puisqu'on n'a pas cette introduction de la diversité. Et puis, parfois on peut avoir notamment des surexpositions dès la naissance. Donc là, j'ai eu l'occasion de travailler sur un almatien qui lui au contraire était issu d'une animalerie. Donc imagine un chiot qui est sous des lumières très intenses, derrière des vitres, avec des gens qui tapent dessus, qui tapent sur les vitres, donc qui font du bruit en permanence, ou qui parlent, etc. Donc là, au contraire, dès le départ, on est sur une surexposition avec quand même une certaine phobie, enfin une certaine... vraiment un inconfort qui est assez important, tout petit, dû à ce surexposition. Et puis au cours de sa vie, il a eu aussi des surexpositions, par exemple lors d'un événement canin avec l'effet d'arsène, et puis ça, plus ça, plus ça, puis ça se retrouve au milieu d'une battue avec sa propriétaire. Donc parfois, on a déjà une sensibilité qu'il y ait une expérience particulière, ou bien... comme je disais, par un travail à la base qui n'a pas été fait, entre guillemets, de façon correcte. Et puis, ces mauvaises expériences cumulées les unes avec les autres vont faire qu'on se retrouve avec un chien qui est dans une situation vraiment compliquée, avec une conversation où un mot va être plus fort que l'autre, ou lorsque les propriétaires vont échanger de façon un peu plus brutale, lorsqu'il va y avoir des bruits de couverts qui tombent au sol, ou bien de la radio, ou des choses comme ça, et on se retrouve avec un animal qui a peur, en promenade, qui... qui au contraire peut aller même jusqu'à un état un petit peu éteint, entre guillemets, parce qu'il a peur de tout, etc. Donc vous voyez, ça peut venir parfois de très très loin. Et aussi, la vie du quotidien peut faire parfois qu'on se retrouve... J'ai travaillé sur un berger australien, par exemple, qui manque de chance. Il a été traumatisé par un feu d'artifice qui s'est déroulé à proximité, dans son centre du village, où il s'est retrouvé tout seul par un mauvais concours de circonstances. Et suite à ça, il est devenu complètement... Il ne voulait plus manger, il ne voulait plus sortir, il ne voulait plus rien faire. Et donc, il a fallu faire... Donc, la communication animale intuitive a été un travail vraiment très, très intéressant, justement pour aller réduire, du coup, cette intensité-là, avec toutes les peurs qui étaient liées suite à cette expérience relativement brutale. Et puis, ce petit gars vivait dans un environnement aussi où il y avait des défilés de motos. il avait une telle sensibilité au bruit suite à ces expériences-là que même quand il entendait un avion très très loin dans le ciel, il arrivait quand même à le notifier et à avoir peur, avec tout son répertoire bien entendu, qui pouvait exister avec des tremblements, le fait de vouloir se réfugier dans la voiture tout de suite, le fait de trembler, etc. Donc vraiment... la difficulté de ne plus pouvoir l'amener sur le site de travail, puisque c'était un endurement dans lequel il y avait des bruits. Donc, il peut y avoir pléthore de situations qui font qu'un animal peut se mettre à « débloquer » face à des bruits, alors qu'il pouvait très bien les tolérer à la base. Donc, ce qui est vraiment très important, c'est qu'il y a plusieurs éléments. Le premier des éléments, il ne faut pas punir, il ne faut pas se mettre en colère, il ne faut pas crier, puisque si l'animal vous... témoigne autant de signes d'inconfort, de détresse et d'angoisse, eh bien, ça ne serait que sur-rajouter de la peur par-dessus et ça dégraderait la situation. Première des choses. Ensuite, il ne faut pas surexposer. Si vous savez que votre animal présente des signes d'inconfort dans telle et telle circonstance, encore une fois, après l'avoir bien défini, il est important, bien entendu, de ne pas surexposer l'animal. Mais il ne faut pas non plus faire de l'éviction totale, car fuir complètement le problème ne résoudrait en aucun cas ... La situation, c'est absolument évident. Donc il est très intéressant en fait de pouvoir en effet faire un travail préparatoire en communication animale intuitive pour aller voir toute cette typologie de bruit et l'intensité en termes de peur, d'anxiété, etc. et toutes les racines causales que ça peut avoir au niveau émotionnel chez l'animal, pour le faire redescendre et ensuite de se faire accompagner par un éducateur canon, par un professionnel en comportement. qui puisse vraiment vous accompagner sur la démarche à suivre par rapport à la sensibilisation. Donc ça prend du temps, il y a vraiment des protocoles bien particuliers pour justement dépasser ce seuil de tolérance et permettre à l'animal aussi de redescendre, de s'habituer petit à petit, d'avancer en douceur et en confiance. N'hésitez vraiment pas à vous faire accompagner par un professionnel, c'est très important pour que... et bien vous puissiez retrouver une vie plus agréable, des promenades, un chat, un chien qui est content de pouvoir sortir, d'aller dehors, qui refuse plus de partir en promenade ou autre, c'est vraiment fondamental. Donc voici quelques conseils qui ont été prodigués par rapport à ce type de circonstances, qui en effet peuvent être vraiment très très très compliquées. Il y a des solutions, des possibilités, mais ça nécessite un bon accompagnement, et surtout Voilà, du temps. Il faut vraiment prendre du temps et pas surexposer un animal, bien entendu. Ça ne serait qu'empirer, bien entendu, la situation. Voilà, écoutez, nous vous souhaitons une très très très belle semaine et en espérant avoir pu vous donner quelques informations à ce sujet. N'hésitez pas à vous abonner. A très bientôt, merci !